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vendredi 24 mai 2019

Macron ne renonce pas à taxer (à 60%) nos carburants.

L'essence, au plus haut depuis 2013, et le diesel continuent de grimper

Macron ne fait rien pour arrêter la montée en flèche de Super SP95

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Paris (XVIe), le 5 mai. Le prix des carburants, gazole, diesel, essence avec ou sans plomb, est très élevé,
 en particulier à la station d’essence BP de l’avenue de Versailles. 
Le pouvoir a encore autorisé l'augmentation du SP 95, la semaine dernièrebien qu'il soit déjà au plus haut depuis 2013 : il s'affichait en moyenne à 1,5810 euro/l, selon les statistiques publiées ce lundi par le gouvernement. 
Le diesel s'est, lui aussi,  renchéri, mais à un rythme qui le tient encore à distance du pic de l'an dernier.

Le prix de l'essence bat un nouveau record récent. 
Le super sans plomb 95 trouvait en effet acheteur à 1,5810 euro le litre, la semaine dernière, selon les moyennes publiées ce lundi 13 mai par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ce carburant se vendait à la pompe à 1,5802 euro/l la dernière semaine d'avril, comme la première de mai, un niveau jamais vu depuis le printemps 2013. Il faut en effet remonter à la première semaine d'avril 2013 - quand le Super SP 95 coûtait en moyenne 1,5968 euro/l - pour trouver des prix plus élevés qu'actuellement.

Le diesel, proposé pour sa part en moyenne à 1,4809 euro/l la semaine dernière, a augmenté d'un tiers de centime sur sept jours. Il retrouve ainsi un niveau similaire à celui atteint pendant la deuxième semaine de novembre 2018 (1,4840 euro/l). Même si son prix est marqué par une tendance à la hausse depuis le début de l'année, il n'a pas encore retrouvé les cîmes du début octobre, quand il se situait en moyenne à 1,5331 euro/l, juste avant de déclencher la crise des Gilets jaunes.

Comme le montre le graphique ci-dessus, les courbes des prix des carburants suivent celle du cours du pétrole. Le baril de Brent (159 litres), qui sert de référence en Europe, était coté ce lundi à 72,5 dollars contre 50,4 dollars la semaine de Noël, soit une envolée de 35% en cinq mois. Plus précisément, l'or noir a évolué en dents de scie ces derniers jours : après avoir atteint 75,6 dollars le 24 avril, il a chuté à 69 dollars mardi, avant de remonter tout récemment. Pour le moment, le pic à 86,7 dollars observé en octobre est donc encore tenu à distance.

Rappelons que les prix des carburants publiés par le gouvernement sont des moyennes. Ces statistiques n'empêchent pas les stations-services d'afficher leurs propres tarifs, plus élevés ou plus bas. Pour trouver le pompiste proposant les meilleurs prix à côté de chez vous, on pet trouver des applis fournissant une carte interactive. 



Quelle est la part des taxes dans le prix de l'essence à la pompe ?

D'après Total,
les taxes représentent "la part la plus importante du prix du carburant". L'an dernier, selon l'entreprise française, les taxes perçues par l'Etat représentaient par exemple "63% du prix du Sans Plomb 95-E10 et 60% de celui du gazole"
L'essence est en fait taxée deux fois : la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et la taxe sur la taxe (TVA) ! On retrouve également la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP).

La TICPE est, aussi, plus importante sur l'essence que sur le gazole. Plus le prix du diesel augmente, mieux se remplissent les caisses de Bercy, par deux arrivées, TICPE et TVA, frappant indistinctement les "riches" et les "pauvres"... En mars 2019, la TICPE représentait près de 70 centimes sur l'essence, 60 centimes sur le prix d'un litre de gazole.
En 2019, la TVA sur l’essence est déductible à 40 % – contre 20 % en 2018 et 10 % en 2017. Ce taux de 40 % est applicable aux véhicules de tourisme, comme aux utilitaires. Mais, les particuliers - retraités, défavorisés et demandeurs d'emploi ne doivent pas rêver : le carburant doit être utilisé pour les besoins de l’entreprise et doit concerner une activité assujettie à la TVA. De plus, une facture qui atteste le montant de la taxe doit être établie. 

Le poids des impôts et taxes a tendance à augmenter gouvernement après gouvernement, à tel point que la France est le deuxième pays dans le classement mondial des pays ayant les plus fortes pressions fiscales.

Voici l’évolution des prix du diesel et du sans plomb 95 depuis 1990 :
Alors que le mouvement des Gilets jaunes avait démarré notamment en raison des prix des carburants, cette hausse fait tache. Sous la pression, le gouvernement avait suspendu, puis annulé la hausse de la taxe carbone prévue pour 2019. Si le gouvernement ne peut agir sur les cours du pétrole, en revanche, il est maître de ses taux de taxation. 

mercredi 25 avril 2018

Pour Darmanin, une bonne grosse taxe vaut mieux que plusieurs petites

Le ministre de Macron promet de supprimer des taxes à faible rendement

Gérald Darmanin a promis mercredi de supprimer des "taxes à faible rendement"

Dans le cadre du projet de loi de Finances 2019 qui sera présenté en septembre, le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé : "Je vais proposer au Premier ministre de mettre 200 millions d'euros, peut-être un peu plus, dans le budget de 2019 pour supprimer des petites taxes parce que nous avons beaucoup de petites taxes aujourd'hui qui handicapent la vie française", a expliqué Gérald Darmanin, ce mercredi 25 avril à France info, citant l'exemple de la taxe sur les farines comme exemple de cette "complexité (...) un peu absurde".

"Il y a un moratoire qui a été décidé en conseil des ministres" et qui stipule que "toute nouvelle taxe qui ne recevrait pas 150 millions d'euros au moins de recettes ne pourra pas voir le jour", a-t-il par ailleurs rappelé. Selon le journal Le Monde, ces suppressions de petites taxes devraient faire partie des préconisations du Comité action publique 2022 (CAP 2022), qui travaille actuellement sur des idées de réformes pour rendre l'État plus efficace.


Réduire la complexité du système fiscal français

Ces petites taxes, parfois incongrues - comme la "taxe ski de fond", servant à financer les sports nordiques, ou la "taxe pylônes", versée par EDF aux communes défigurées par des installations électriques - font l'objet de critiques récurrentes, étant accusées d'accroître la complexité du système fiscal français.

Conscient du problème, François Hollande avait annoncé en 2013 une "remise à plat" de la fiscalité. "Le système fiscal est devenu très complexe, quasiment illisible et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique", avait reconnu son Premier ministre de l'époque, Jean-Marc Ayrault.

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Aidons les harceleurs et violeurs !
Dans un rapport remis au gouvernement, l'Inspection générale des Finances (IGF) avait alors recommandé de supprimer entre 90 et 120 petites taxes, pour concentrer "le financement des acteurs publics sur un nombre limité de grandes impositions". Mais cette "remise à plat" n'a pas eu lieu, seules une quinzaine de taxes ayant été supprimées entre 2014 et 2017, selon l'Observatoire des politiques budgétaires et fiscales du cabinet EY, qui fait état de 10 taxes nouvelles créées sur cette période.

"Il n'y aura pas de taxe mégots" en plus de la taxe sur le tabac

Comme Emmanuel Macron l'a assuré sur BFMTV et Mediapart le 15 avril, aucun nouvel impôt ne sera créé durant le quinquennat. Le ministre a également assuré qu'"il n'y aura pas de taxe mégots (...) ni pour les consommateurs, ni en répercussion sur le prix du tabac", contredisant les déclarations Brune Poirson faites mardi par la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.


Selon Gérald Darmanin,
une contribution pour financer le recyclage des mégots est pourtant bien à l'étude mais elle ne touchera pas directement les consommateurs : "Ce que nous allons mettre en place avec le ministère de l'Écologie, et avec Brune Poirson en particulier, c'est travailler sur la filière (sur le) principe du pollueur-payeur, mais ce ne sont pas les Français qui vont payer une taxe sur les mégots".

samedi 20 janvier 2018

Le président Macron a déjà ajouté… huit nouveaux impôts et taxes

Le candidat Macron avait-il annoncé plus de pression fiscale ?
Huit nouveaux impôts ou taxes ont été créés par Macron



Cette observation du cabinet d'audit EY porte sur les huit premiers mois de présidence, et "c'est bien moins que sous François Hollande", assure l'AFP, sauf que si le président normal avait mis en place 28 nouvelles taxes, c'était sur la période 2012 et 2013...
"Soit 3,5 fois plus que Emmanuel Macron, aujourd'hui", selon le commentaire osé d'une certaine presse, alors que Macron n'a pas encore tout dit

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai dernier, le gouvernement sous l'autorité du président et les députés du parti du président, La République en Marche (LREM), majoritaire, ont mis en place pas moins de huit nouveaux prélèvements dans la loi de finances 2018 et les lois rectificatives de 2017, selon le baromètre annuel sur l'environnement budgétaire et fiscal du cabinet d'audit EY.

Une moyenne d'un nouvel impôt ou taxe par mois 

Outre l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), l'exécutif a créé deux contributions exceptionnelles sur l'impôt sur les sociétés des très grandes entreprises pour financer la censure de la taxe à 3 % sur les dividendes. Ce dispositif, concentré sur les entreprises réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit quelque 320 sociétés, est censé rapporter 5,4 milliards d'euros aux finances publiques en 2017.
Cette somme doit permettre d'éponger en partie l'ardoise de 10 milliards d'euros liée à l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012 sous la présidence de François Hollande.

A ces nouveaux prélèvements s'ajoutent une nouvelle taxe sur le tabac, une autre sur les plus-values de ventes de logements HLM, un nouveau prélèvement "sur le développement des industries de fabrication de papier", ainsi que deux taxes écologiques "sur l'exploration d'hydrocarbures et de gîtes géothermiques", rapporte la presse.
La créativité fiscale ne s'est pas éteinte avec l'élection d'Emmanuel Macron et la disparition de "l'ancien monde", grâce à la complicité des ministres du gouvernement Philippe et des députés LREM, manifestement à la botte du président plutôt qu'au service du peuple.

Huit nouveaux impôts et taxes en huit mois, c'est 60 à la fin du quinquennat...

lundi 9 octobre 2017

Huis-clos du gouvernement Philippe à Matignon le week-end dernier

Edouard Philippe fait de la pédagogie sur les membres de son  gouvernement

Le premier ministre éprouve la nécessité de formater ses collaborateurs

Il veut établir la feuille de route de l’exécutif pour la fin de l’année 2017. 
L'ordre du jour de ce nouveau séminaire est "d’organiser le travail gouvernemental d’ici à la fin de l’année," avait fait savoir l'entourage du locataire de Matignon mercredi. "Le Premier ministre souhaite faire des points d’étape réguliers avec les ministres hors de la pression de l’actualité", avait indiqué Matignon à quelques jours de cette réunion prévue dimanche 8 octobre après-midi.  

Quand l'enfumage ne marche pas, on fait de la "pédagogie"
"On a un problème d'intelligibilité des réformes", concède l'entourage du premier ministre. "Nous rentrons dans une nouvelle étape. On est moins dans la phase de fabrication des réformes que dans celle de l'explication", poursuivent les proches d'Edouard Philippe.
Un besoin de pédagogie éprouvé également par les députés de la majorité. "On a une inquiétude sur la façon dont les Français perçoivent le message. Il faut notamment leur faire comprendre que le budget est certes favorable aux entreprises, mais qu'il l'est aussi pour les gens qui travaillent", s'inquiète un député qui souhaite garder l'anonymat et pour qui les "mesures sur le travail ont un caractère inaudible".

"
Ce temps passé ensemble est important pour le travail en équipe," avait confié Matignon: il permet un travail de planification à moyen terme, en faisant partager des priorités, une feuille de route et un calendrier communs". 
Chacun est à l'écoute des conversations voisines

"Séminaire" d'entreprise gouvernementale, une "thérapie de groupe"?

La fanfare gouvernementale doit s'accorder.
L’entourage du premier ministre avait confié un besoin de "ces moments à froid qui permettent aussi des échanges informels et des retours d’expérience bien utiles après les premiers mois du gouvernement".

Résultat de recherche d'images pour "edouard philippe seminaire matignon"Dans un tweet du 8 octobre, Philippe ne nie pas que son gouvernement est en manque d' "une bonne coordination et une bonne entente des ministres, pour continuer à réparer le pays"...

Edouard Philippe avait trouvé moderne et innovant ce principe du 'séminaire' gouvernemental une première fois à Nancy au début de l’été. 

Un autre séminaire de l’exécutif, présidé cette fois par Emmanuel Macron, s’était tenu fin août à l’Elysée, pour la rentrée.

Les deux premiers exercices de ces réunions gouvernementales, se voulant plus informels,  ont été considérés comme urgents et nécessaires à la coordination de l'exécutif, au vu de la cacophonie générale de l'Elysée à l'Assemblée nationale, en passant par Matignon. Nul n'a oublié l'effet déplorable produit par Edouard Philippe sur RMC où il réclama des pauses pour consulter ses fiches et ses conseillers.  
"Un gouvernement, c'est un orchestre : pour qu'un orchestre joue bien, il faut que chacun joue sa partition, mais aussi que chacun sache quelle partition joue l'autre", a résumé Edouard Philippe en arrivant à la réunion à Matignon. "Faire en sorte que les ministres s'écoutent, qu'ils sachent qui va faire quoi et à quel moment, dans une atmosphère assez décontractée ", a insisté le chef d'orchestre auteur de couacs.

Ce troisième séminaire en quatre mois pour mettre le cap à gauche alors que le premier ministre, qui souffre d’un manque de notoriété, mène ces dernières semaines une offensive médiatique pour imprimer son style et convaincre qu'il est social en défendant et expliquant les réformes de l’exécutif qui jettent les syndicats dans la rue. 

Les "bleus" au pouvoir doivent accorder leurs violons et reprendre leurs partitions
Revue de mode décontractée à Matignon : pour créer de la confiance ?

"Protéger" certains Français...
Selon Matignon, la réunion vise essentiellement à préparer les plans gouvernementaux de lancement de la concertation sur la réforme de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, et le "plan étudiant" actuellement préparé par la ministre Frédérique Vidal, sous la pression de La Fage et l'UNEF.
L'exécutif entend aussi
faire davantage "émerger" des mesures, nouvelles ou déjà incluses dans les feuilles de route des ministres, qui montrent qu'il veut aussi mieux "protéger" les Français, pour illustrer le slogan "libérer et protéger " porté par Emmanuel Macron durant sa campagne, mais que les Français voient d'un mauvais oeil.

Reculade annoncée sur l'ISF
"La volonté du président de la République, c'est de montrer qu'on est bien sur deux jambes et de sortir de la cristallisation sur l'ISF", raconte un conseiller anonyme. La réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), dont le recentrage sur le seul immobilier a été dénoncé par la gauche comme un cadeau du "président des riches" aux plus aisés, a plombé la "pédagogie" gouvernementale autour d'un budget vanté comme "équilibré". 
Selon un sondage Elabe publié jeudi, 45 % des Français jugent la politique de l'exécutif équilibrée, mais 40 % "trop à droite".
Face à la polémique sur les yachts ou autres lingots d'or qui échapperaient à l'ISF, la copie a dû être revue. Richard Ferrand, patron du groupe LREM à l'Assemblée, portera finalement lui-même un amendement visant à taxer, à raison de 30.000 à 200.000 euros par an, les résidents français propriétaires de bateaux de plus de 30 mètres. La taxe sur la cession des matières précieuses devrait être alourdie et une taxe sur les voitures de grand luxe créée. Et le candidat Macron avait promis de ne pas ajouter de taxes aux taxes...

Dimanche, le président LREM de l'Assemblée nationale, l'ex-EELV François de Rugy, a aussi évoqué la possibilité que les maisons de retraite répercutent la baisse de la taxe d'habitation 
pour compenser la hausse de la CSG qui va toucher principalement les retraités. Après la signature des ordonnances réformant le droit du travail, l'exécutif met aussi le cap sur son deuxième grand chantier économique et social, à savoir la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

VOIR et ENTENDRE
Philippe tenter de démontrer que le budget du gouvernement ne mise pas sur la CS: 
Les concertations sociales démarrent dans le style de la loi Travail XXL...
Le président ouvre les concertations sociales en recevant les syndicats jeudi et vendredi à l'Élysée, comme il l'avait fait fin mai sur le droit du travail.
Edouard Philippe prendra le relais, sans doute la semaine suivante. Si l'exécutif tente de tourner la page des ordonnances travail, qui doivent encore être ratifiées par le Parlement fin novembre, ces mêmes syndicats n'ont sans doute pas encore dit leur dernier mot. Lundi, les dirigeants des grandes centrales discutent d'une mobilisation commune. 
La contestation a été relancée à FO, par sa base, et à la CFDT, qui se réaffirmait réformiste sous Hollande, mais dont les dirigeants conciliants sur ce dossier depuis le début du quinquennat Macron, sont également soumis à une pression de leur base, notamment les fonctionnaires qui feront grève le mardi 10 octobre.

La concertation s'étendra donc à d'autres domaines cette semaine, a promis le premier ministre, invité d'Europe 1 lundi matin. Il reçoit jeudi et vendredi plusieurs représentants des collectivités locales, qui grondent contre les contraintes budgétaires fixées par l'exécutif. 

Lundi, il recevra à Matignon les dirigeants des deux principaux syndicats étudiants, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes, ci-contre), force étudiante majoritaire dans 55 % des universités, quoi qu'en dise BFMTV ce matin, et l'UNEF, en vue du plan préparé dans le sillage de la future réforme des règles d'inscription à l'université.

Le climat social est en effet particulièrement tendu sur fond de critiques dénonçant un gouvernement qui favorise les 'riches' contre les classes moyennes, les professions indépendantes et les retraités par ses mesures économiques et sociales. 
Une grève unitaire est annoncée pour ce mardi 10 octobre.

Et l'opération de com' a foiré
Les populations accablées par le pouvoir macronien ne se reconnaissent pas dans le style décontracté d'Edouard Philippe  qui est apparu en sauterelle  sous les caméras convoquées pour l'événement médiatique au sommet ! Il a traversé la cour de Matignon en pantalon citrouille et col ouvert décontracté, façon Les Insoumis "sans cravate"... 



dimanche 18 décembre 2016

Le prix du gaz augmentera de 5% pour tous au 1er janvier

Pas de hausse des impôts, mais des taxes 
sur les fournitures énergétiques, en plein hiver

La facture de gaz augmentera de plus de 5% en janvier
Les 5,8 millions de consommateurs soumis aux tarifs réglementés d’Engie, verront leur facture de gaz augmenter au 1er janvier.Quelque 5,8 millions de consommateurs soumis aux tarifs réglementés d'Engie (ex-GDF Suez) verront leur budget s'alourdir de plus de 5% au 1er janvier, en raison de la hausse d'une taxe et de l'augmentation des coûts d'approvisionnement du fournisseur, le groupe industriel énergétique français. 
L'Etat français est l'actionnaire principal (32,76 %), mais il faut ajouter plusieurs organismes tellle la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC, 1,88 %) ou CNP Assurances (1,77%). 
Le renchérissement des coûts d'approvisionnement d'Engie se traduira par une hausse moyenne des tarifs réglementés (hors taxes) de 2,3% le mois prochain, a indiqué la Commission de régulation de l'énergie - CRE, dont le président est nommé pour un mandat de six ans par décret du président de la République- dans une délibération parue samedi au Journal officiel. 

La hausse de la taxe au 1er janvier prochain sera de 2,4% pour les foyers qui utilisent le gaz pour se chauffer, de 0,8% pour ceux qui l'utilisent pour la cuisson et de 1,4% pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude. Une tarification complexe de type "usine à gaz", justement...

En cumulé, les tarifs réglementés du gaz ont enregistré une baisse moyenne de 1,2% depuis le mois de janvier 2016, et de 12% depuis janvier 2015, selon la CRE. 

A cette hausse s'ajoutera l'effet de la majoration de la "taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel"
La TICGN s'applique à tous les consommateurs particuliers de gaz. Le régime fiscal du gaz naturel a été modifié pour le mettre en conformité avec le droit communautaire (loi n° 2007-1824 du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007).
Elle passera à 5,88 euros le mégawattheure (MWh), contre 4,34 euros actuellement, entraînant une hausse d'environ 3% de la facture des consommateurs abonnés aux tarifs réglementés. Soit une augmentation totale de plus de 5%, pour ces derniers. 

Au total, toutes taxes comprises, la facture annuelle de gaz augmentera ainsi de 55,9 euros pour le chauffage, de 9,9 euros pour l'usage cuisson et eau chaude, et de 2,5 euros pour la seule cuisson, a indiqué la CRE. 

Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.)

lundi 31 août 2015

Robin des Bois de Sapin veut rendre aux défavorisés les impôts pris aux classes moyennes

Baisse des impôts : "il y a les moyens de rendre l'argent", assure Michel Sapin

Le ministre des Finances assure travailler pour "rendre une partie des efforts aux Français les plus modestes"

Présenté comme ça, qui contesterait cet effort d'équité? Sauf que ça fait trois ans que ça dure et que ceux qui travaillent sont solidaires- contraints et forcés- des illégaux de France qui représentent une part grandissante de ces "défavorisés" que Sapin ne désigne pas clairement. 

Au détriment des petites gens
A l'approche d'échéances électorales majeures -Régionales en 2015 et campagne présidentielle de 2016- Michel Sapin confirme que des baisses d'impôts sont à l'étude. "Il y a les moyens, avec les sommes considérables que l'Etat, les collectivités locales, la sécurité sociale dépensent, pour trouver deux milliards pour rendre une partie des efforts aux Français les plus modestes", affirme le ministre des Finances, ce lundi, sur France Info.
"Le nombre de foyers imposés à l'impôt sur le revenu a considérablement augmenté entre 2010 et aujourd'hui. Il ne me paraît pas anormal de revenir à peu près au même niveau que 2010, c'est-à-dire rendre aux Français les plus modestes une part des efforts qu'ils ont acceptés", ajoute-t-il. Une hausse de 2% du RSA n'est-elle pas déjà actée au 1er septembre ?

"Si on baisse les impôts d'un côté, ce n'est pas pour les augmenter par ailleurs," clame le ministre. Or, ce lundi, le quotidien Les Echos affirme que la baisse annoncée pourrait s'élever à 2 milliards d'euros dont les travailleurs ne verront encore pas la couleur, s'ils se situent au bas du barème de l'impôt sur le revenu.

En parallèle, le gouvernement ne compte pas laisser filer les comptes publics

Telle est l'autre résolution de rentrée de l'exécutif socialiste. Alors que le passe Navigo, en passant à 70 euros par mois et 770 euros par an, et la redevance télévisuelle augmentent pour tous, Sapin se croit bien avisé de clamer: "On ne va pas modifier nos objectifs de déficits. Il faut diminuer les déficits. Pour le reste, faites-nous confiance". C'est là que les Français hésitent à lui signer un chèque en blanc

Le 20 août,le président de la République par défaut,  François Hollande a déjà fait miroiter qu'"il y aura des baisses d'impôts quoi qu'il arrive en 2016. Pour en fixer l'ampleur, ça dépendra de la croissance que nous pourrons atteindre en 2016", indique le roi des forêts de Noël.
Sapin a-t-il les moyens de verser sa quote-part à l'organisation de la COP
que la France héberge en décembre: financer le réchauffement climatique ou la baisse des impôts, il faut choisir ! 

VOIR et ENTENDRE Michel Sapin avouer que Hollande a trop fiscalisé les travailleurs:


dimanche 26 juillet 2015

Hollande étend la taxe sur l'électricité aux carburants et au gaz

La taxe sur l'électricité sera"allégée" par alourdissement de celles sur le gaz et les carburants... 

Le gouvernement Valls envisage d'étendre la taxe sur l'électricité 

Le pouvoir socialiste n'a pas les moyens de ses réformes
et les écologistes le poussent à faire la manche 


Les subventions aux énergies renouvelables seront aussi à la charge des consommateurs de gaz et de carburants.

Si le but est de faire baisser le prix de l'électricité, les factures du gaz et des carburants augmenteront néanmoins. 

La charge de la facture d'électricité reste la mêmeprésenté comme une "réforme", l'élargissement de la taxe aux autres sources d'énergie vise à faire baisser la facture d'électricité d'environ 10%, pour commencer, apprend-on en plein chassé-croisé des vacanciers pourtant intéressés dès la rentrée, mais son montant reste inchangé et aucun consommateur n'y échappera au retour des vacances. 

Selon des sources proches de Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, cette taxe intitulée "contribution au service public de l'électricité" (CSPE), prélevée sur les consommateurs, "pourrait être réformée à la rentrée lors du projet de loi de finances pour 2016". "L'objectif est d'élargir son champ aux énergies carbonées, c'est-à-dire le gaz et les carburants, alors que seule l'électricité est mise à contribution aujourd'hui". Le ministère concerné n'était pas joignable ce dimanche matin. 

Les subventions aux énergies renouvelables coûte 6 milliards par an


Ségolène Royal a choisi entre deux options: "faire porter l'effort aux seuls consommateurs de gaz" - solution qui permettrait une diminution de la facture d'électricité évaluée  à environ 4% pour les besoins de la cause- ou "étaler cette taxe entre électricité, gaz et carburants", ce qui "diminuerait d'environ 10% la facture d'électricité mais augmenterait celles du gaz et surtout des carburants", indique le ministère pour justifier la décision de la ministre.

La CSPE, qui coûte 6 milliards d'euros par an et pèse pour environ 15% de la facture d'électricité, sert à couvrir les charges liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable mais aussi aux tarifs sociaux. "Comme elle augmente d'environ 2,5% par an, elle s'ajoute aux hausses régulières des tarifs", découvre soudain le ministère. 
Le prix de l'électricité a augmenté de près de 6% l'an dernier, alors que près d'un tiers des ménages utilisent cette énergie pour se chauffer, selon le "Bilan énergétique de la France en 2014" publié vendredi. Le gouvernement a prévu une hausse de 2,5% des tarifs réglementés d'électricité à partir du 1er août prochain, bien en dessous des 8% demandés par le gendarme français de l'énergie pour assurer un rattrapage du manque à gagner d'EDF en 2012 et 2013.

Les portiques autoroutiers et l’écotaxe, c’était quoi ?

L'écotaxe devait être une nouvelle redevance sur les poids lourds circulant sur les principaux axes routiers gratuits : 10.500 km de nationales et 5.400 km de réseau local placés sous contrôle de portiques électroniques (ci-dessus). L’idée, née du Grenelle de l’Environnement de 2009, était de taxer les usagers pour inciter les transporteurs à diminuer leurs déplacements, faire chuter la consommations de produits carbonés et à privilégier le transport ferroviaire et fluvial. Le dispositif devait coûter 650 millions d’investissements et rapporter 1,2 milliards par an à l’État. Mais le projet a été retiré, les installations rouillent et les caisses de l'Etat n'ont pas profité de cette manne.
Mais le besoin de recettes publiques se fait cruellement ressentir, notamment pour financer les énergies dites propres, et la taxe CSPE va en tout état de cause s'appliquer autrement aux activités générant des dommages environnementaux, toujours en vertu du principe pollueur-payeur.