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jeudi 15 novembre 2018

17 novembre : les "gilets jaunes" fédèrent la droite et la gauche, en dépit des partis et syndicats

La macronie assure que les manifestants divisent la population rassemblée contre Macron

Des manifestations et blocages sont prévus samedi 17 novembre contre la hausse des taxes sur les carburants.

Ouh, la méchante !
Pour discréditer le mouvement, 'Courrier international' (groupe Le Monde) publie la photo AFP d'une vilaine manifestante en 'gilet jaune' -  assimilée à une 'black bloc'? - évacuée par les forces de l’ordre lors d’un déplacement de Macron dans le Nord de la France, le 9 novembre 2018.

"Récupéré surtout par l’extrême droite", selon Courrier international', ce mouvement inquiète l’Elysée qui n'a pas de prise sur ce mouvement populaire indépendant des partis et des syndicats, ses interlocuteurs traditionnels. Et le journal croit donc y déceler une menace de fracture entre les territoires français. Et sur la planète, une dérive des continents ?

Samedi 17 novembre, un mouvement "hétéroclite" (sic) né sur les réseaux sociaux menace de "bloquer" 1.000 sites en France, afin de protester contre la hausse des taxes sur les carburants, qu'ils soient polluants ou non. Rassemblés sous la bannière du “gilet jaune” affiché à l'avant des voitures, les mécontents protestent désormais contre les mesures de l’exécutif dans leur ensemble, notamment depuis que Macron a dit "entendre" la colère, tout en prouvant qu'il ne comprend pas ses concitoyens, puisqu'il assure qu'il ne cédera pas aux revendications.
Le gouvernement français a été pris de court par le mécontentement qui a circulé sur les réseaux sociaux contre la gestion de M. Macron”, écrit The Times, qui souligne que “sa tournée de commémorations de l’armistice de la Première Guerre mondiale a été entravée par les protestations”.

L’exécutif ne cède pas sur le fond

Résultat, “c’est le branle-bas de combat dans l’exécutif” qui a ouvert involontairement un "débat participatif" et citoyen dont il s'est exclu. Le journal belge Le Soir  y voit “le signe d’une fébrilité certaine devant cette colère sociale atypique née de la hausse du prix des carburants”.

Le Premier ministre Edouard Philippe a été poussé sur le devant de la scène pour annoncer une série de mesures - des mesurettes - pour entamer la détermination du mouvement, comme la défiscalisation d’indemnités kilométriques - limitée à un nombre infime de bénéficiaires -, l’extension des “chèques énergie- sous certaines conditions très restrictives - ou la prime à la conversion (prime à la casse) pour acheter un véhicule moins polluant - et donc au-dessus de leurs moyens
Les LREM les plus stupides ou "cyniques" considèrent que les Français peuvent parfaitement se déplacer dans des véhicules 4CV... Ils approuvent que “l’exécutif n’a rien cédé sur l’essentiel, à savoir la% taxation des carburants, motivée par la transition écologique”, constate le quotidien de Bruxelles. Et il ne précise pas que les 30% de taxes gouvernementales ne lui sont affectés en totalité: la traçabilité de cet impôt indirect est plus que floue.

Le groupe belge Le Soir qui diffuse dans le Nord de la France est la boussole de Courrier international
“Le feu s’est d’autant plus propagé que le terrain était inflammable, analyse Le Soir, repris par le journal du co-fondateur du site Rue89. Le pouvoir d’achat stagne, mais pas seulement.

Macron a suscité un certain nombre de colères "disparates" qui se sont agrégées et cristallisées sur les automobilistes, explique un anonyme de l’Elysée. Il y a la hausse du prix des carburants, mais aussi la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les départementales.” Et il oublie la CSG, notamment.

Ce mouvement serait aussi, selon le journal belge, le signe des divisions françaises, bien que créées par le "président des riches" désireux de se fabriquer une image plus sociale, après avoir pointé les "illettrés" et les "fainéants" ou "les gens qui ne sont rien" : “Au malaise social se greffe une dimension territoriale. L’impression prévaut qu’Emmanuel Macron est aussi ‘le président des villes’ et néglige la France périphérique.” Et rurale.
“Le mouvement a divisé la France à mesure que la colère monte dans les zones rurales et les petites villes, où la plupart des gens prennent la voiture pour aller au travail”, rapporte The Times, classe au centre gauche.

Une certaine presse diabolise le mouvement

Le Soir croit pouvoir affirmer que “l’extrême droite attise le feu, même si "sa chef de file ne prendra pas elle-même part aux manifestations,” reconnaît-il pourtant. Que dirait Le Soir si elle manifestait ?

Le journal britannique The Times a l'impression d'une récupération politique très rapide de cette colère, notamment par l’extrême droite, “et à un degré moindre par les républicains de Laurent Wauquiez”. Un amalgame incomplet...

Car la démonstration de Courrier international, Le Soir et The Times occulte la prise de position de l'extrême gauche.

Mélenchon, chef de file trotskiste de LFI,  a évoqué le sujet du 17 novembre lors d'un meeting la semaine dernière à  Pau. "Le 17 novembre, qu'est-ce que vous faites, vous regardez en commentant? Non, le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès. [...] Il faut souhaiter son succès", a déclaré le député . "On me dit 'il y a des fachos là-dedans'. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos, et ceux-là ils ont raison d'être fâchés [...] Cette colère est juste, elle porte sur quelque chose qui a un sens", a-t-il poursuivi. "Cette affaire d'augmentation des carburants détrousse les braves gens qui vivent de leur travail. Parce que quand on est à 20 kilomètres de son boulot, cette affaire coûte 200 euros", affirme-t-il.

Alors que la CGT refuse de se mêler à la droite, le PCF ne manifeste aucune "défiance" envers la manifestation du 17 novembre. "Nous sommes favorables à toutes les initiatives qui permettent de faire monter la problématique du racket fiscal. C'est pas en faisant les poches des gens qu'on va favoriser la transition énergétique", affirme Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, qualifie d'ailleurs de "miettes" les annonces de Philippe.

Le candidat du PS à la présidentielle, l'ex-socialiste Benoît Hamon avait pour objectif de faire "sortir la France du diesel à l’horizon 2025". L'ancien ministre voulait "mettre fin à l’avantage fiscal accordé au diesel". Il n'était déjà pas en phase avec la population, notamment les plus démunis qu'il croit représenter. Il est maintenant désavoué par les gilets jaune et sa présence dans la rue est incertaine...

Au PS, son patron Olivier Faure est lui aussi favorable aux gilets jaunes. "Nous soutenons les Français qui se mobilisent (...) Nous serons à leur côté pour défendre leur pouvoir d'achat", a indiqué son entourage.
Le bureau national du PS a adopté une résolution dénonçant "l'arnaque" d'une fiscalité écologique qui ne profitera qu'à hauteur de 20% aux politiques environnementales.

Tous des fachos sont passés à gauche ?

samedi 20 octobre 2018

Essence E10, Diesel B7... les carburants changent de nom

Essence E10, Diesel B7... les carburants changent de nom: décision de l'UE...

C'est la conséquence d'une directive européenne sur les carburants alternatifs approuvée en 2014

Finis la "sans plomb 95" ou le "Diesel"... ces noms de carburants bien connus vont bientôt disparaître dans l'Union européenne et dans plusieurs pays voisins (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et ...Turquie). Le changement de signalétique à la pompe est prévu pour le vendredi 12 octobre prochain.

Concrètement, l'essence sera symbolisée par la lettre E dans une étiquette ronde, suivi d'un chiffre indiquant le taux de bioéthanol en pourcent (5, 10 ou 85). 
Quant au diesel, il portera la lettre B dans un carré, accompagné du chiffre 7 ou 10, selon le pourcentage en biocarburant qu'il contient. "Le diesel synthétique, qui n'est donc pas dérivé du pétrole, sera disponible sous le sigle XTL", apprend-on. 
Les carburants gazeux figureront dans un triangle, avec les sigles suivants : H2 (hydrogène), CNG (gaz naturel), LPG (gaz de pétrole liquéfié) ou LNG (gaz naturel liquéfié). Des acronymes en anglais, malgré le Brexit en cours et le français langue officielle...

Le logo 95 E10 sur fond vert permet de reconnaître ce type de carburant, distribué en Belgique depuis le 1er janvier 2017.

Que mettre dans son réservoir ?

La propagande véhiculée par les media donne à croire que ce changement était nécessaire et indispensable. Des journaux ont même déniché des automobilistes ravis qui assurent que ça ne change rien pour eux. Soit ! Mais dans les foyers disposant de deux véhicules, des bavures sont à prévoir, en cas d'échange de véhicules.

Vous roulez à l'essence ? Attention aux (in)compatibilités... Depuis le 1er janvier 2017, c'est déjà l'essence 95 E10, qui est disponible à la pompe en Belgique. "Des 1,8 million de véhicules essence à partir de l’année de construction 2000, 98% sont compatibles avec l’essence 95 E10. Des 0,4 millions de véhicules essence avant l’année de construction 2000, 63% sont probablement non compatibles. Pour ces véhicules, la 98 [devenu E5] est à recommander", écrit la Fédération Pétrolière Belge (FPB) sur son site internet. Si vous avez un doute sur la compatibilité de votre véhicule avec l'E10, rendez-vous sur le site de la Febiac (Fédération Belge de l'Automobile et du Cycle)...

En ce qui concerne les tondeuses à gazon et les bateaux à moteur (ah, la  sélection de brillants témoins des media ne les avait pas envisagés !...) la FPB conseille de se tourner vers son revendeur ou le site internet du constructeur pour savoir si l'essence 95 E10 est compatible avec le moteur concerné.

Et pour le Diesel ? Tout dépend si votre véhicule est récent ou pas. Mieux vaut se reporter au manuel d'instructions de la voiture pour faire le choix entre B7 (le plus courant) ou B10. 
Comme le précise la FPB, "avant d'utiliser les nouveaux carburants dans des véhicules qui ne contiennent pas d'informations dans le manuel et/ou sur le robinet de carburant, renseignez-vous d'abord auprès de votre garagiste ou concessionnaire sur l’adéquation des nouveaux carburants avec votre véhicule. Les constructeurs garantissent le diesel EN 590 (B7), contenant au maximum 7% de bio-composants, dans tous les moteurs diesels".

lundi 1 janvier 2018

Ce qui change à partir du 1er janvier 2018

Des hausses, parmi les nombreuses nouveautés qui entrent en vigueur au 1er janvier 2018…. 

Une majorité de Français a-t-elle voté pour ça ? 

Nouveau gouvernement et nouveau budget obligent, de nombreux changements sont obligatoires en ce début d’année : santé, transport, pouvoir d’achat, immobilier…

Nouvelles obligations vaccinales 
De trois, le nombre de vaccins obligatoires passe à onze pour les "jeunes enfants" (!) qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins. 

Hausse de deux euros du forfait hospitalier 
C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie. 
Cette augmentation – qui doit renforcer les budgets des hôpitaux de 200 millions d’euros - est "équivalente" à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a insisté le gouvernement. Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent : les mutuelles ne manqueront pas de facturer ces hausses sur les cotisations... 

Big-bang des amendes de stationnement 
Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au "forfait post-stationnement" (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement, ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. 
Et gare aux mauvaises surprises : "oublier" de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris

Image associéeFlambée des tarifs réglementés du gaz 
Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, enregistreront une augmentation de 6,9% en moyenne dès janvier - malgré la période hivernale - du fait notamment de la hausse d'une taxe. 

Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Hausse de la fiscalité des carburants 
Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018 (ce qui change tout !), la taxation du diesel et de l’essence va bondir à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l'essence d'ici 2021. 

Généralisation du "chèque énergie" 
C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilés par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son "plan climat" : à partir du 1er janvier, " le chèque énergie", expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes. 

Une nouvelle prime à la casse automobile 
Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la "prime à la reconversion". A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir  redistribuer 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018. 

Plan de mobilité dans les entreprises 
A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un "plan de mobilité" (PDE) "pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage". Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur "la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…)" ou "l’encouragement à l’utilisation des transports publics" ou encore "l’aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise…," détaille l’ADEME sur son site. 

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales 
Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure. Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). 

En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l'ensemble des Français. 

Généralisation du bulletin de paie simplifié 
L’expérimentation a été probante : après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés "satisfaits" du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier. Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment "les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage " et "fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires", précise le site service-public-pro.fr 

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne 
A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations… Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. 
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis. 

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants 
C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). 

Deux nouveaux diagnostics pour les locations 
Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC). 

Une (légère) baisse du prix du tabac 
Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d'ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué. 

Hausse du prix du timbre
La Poste va augmenter ses tarifs de 4,7% en moyenne à partir du 1er janvier prochain. Le prix du timbre rouge va ainsi passer de 85 centimes à 95 centimes.

vendredi 1 juillet 2016

La nouvelle taxe régionale de 600 millions ne serait pas un impôt !

Hollande nous prend pour des billes en nous vendant ses baisses d’impôts… 

Le candidat à la présidentielle ne fait pas oublier la nouvelle taxe régionale de 600 millions
taxes
Dans un entretien fleuve avec un complaisant Les Echos (groupe LVMH) ce jeudi, le chef de l'Etat prétend faire un geste fiscal "pour les classes moyennes," mais il se garde bien de mentionner une nouvelle taxe sur les ménages et les entreprises annoncée lundi dernier… 

C'est un président coupé de la réalité et donc plutôt satisfait de lui-même et un François Hollande plus que jamais en campagne, qui a le sentiment d'"un début d'inversion de la courbe du chômage", critique les programmes des candidats de la droite et se défend de toute "trahison" envers ses électeurs. Compter les contre-vérités est chose aisée: tout est faux.
Mais comme si la duplicité et le mensonge ne suffisait pas, François Hollande dit vouloir faire un nouveau pas vers une baisse des impôts sur les ménages l'année prochaine. Une petite musique qu'il avait déjà fait entendre au printemps, et qu'il confirme aujourd'hui, mais à cette réserve près, et d'importance, de "marges de manœuvre liées à l'amélioration de la croissance". "Si malgré le Brexit la croissance était de 1,7 % en 2017 - Hollande laisse ainsi transpirer sa propre incrédulité, incriminant au passage les Britanniques - , ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d'euros [du fait, encore une fois, des contingences étrangères ? Et bien qu'elles lui soient globalement favorables!], viendrait s'ajouter aux allègements accordés depuis 2014 [mais qui n'ont bénéficié qu'aux plus défavorisés, dont les clandestins, mais qui ont accablé les classes moyennes, en compensation et par ...solidarité] et qui ont d'ores et déjà concerné 12 millions de contribuables", sur 19 millions, assure le chef de l'Etat, qui penche plutôt pour "une mesure ciblée pour les classes moyennes"

600 millions de recettes fiscales en plus pour les régions 

Mais François Hollande zappe une information pourtant récente qui met à mal son effet d'annonce. Lundi dernier, à l'issue d'une réunion avec Manuel Valls, l'Association des régions de France (ARF) a indiqué qu'elle a obtenu la création d'une nouvelle "taxe spéciale d'équipement régional", qui "permettra aux régions de disposer d'une recette supplémentaire annuelle de 600 millions d'euros". Cet impôt pèsera à la fois sur les entreprises et les ménages, probablement par le biais de la taxe sur le foncier bâti. Il doit être inscrit dans le projet de loi de finances pour 2017, discuté à partir de l'automne au Parlement. 

La régionalisation est en cause. 
Les présidents de région ont récemment récupéré les compétences des départements en matière de développement économique, mais les régions n'ont pas reçu de compensation financière en parallèle. Or, le gouvernement refuse de réduire les recettes des départements, qui se disent déjà asphyxiés par le financement du RSA… 

Les Franciliens verront même, eux, la pression fiscale augmenter encore un peu plus. La région Ile-de-France limite pourtant les dégâts et fera face aux frais liés au délabrement du réseau de transports publics laissé à l'abandon par l'ancien précédent, Jean-Paul Huchon (PS). Sa présidente, Valérie Pécresse, a en effet arraché au gouvernement la signature d'un protocole pour assurer le financement des transports publics, qui prévoit la création du passe Navigo unique, assorti d'une hausse limitée à 3 euros: 73 euros, au lieu de 80. 
Le ticket de métro à l’unité passera de 1,80 euro à 1,90 euros, soit une hausse de 5,5%. Le carnet de 10 tickets coûtera 14,50 euros (contre 14,10 euros, soit une hausse de 2,8%). Une augmentation qui est loin d'être anodine : environ 30% des usagers des transports franciliens voyagent avec des tickets.
Le gouvernement a aussi décidé une augmentation des prélèvements.
Le gouvernement va en effet recourir à une hausse du versement de transport, payé par les entreprises, et à une modulation de la taxe sur les carburants (la TICPE), qui devrait logiquement se répercuter sur le prix à la pompe. 

Autant dire que la "pause fiscale" annoncée par Hollande à l'été 2013 est encore loin d'être une réalité pour tout le monde.   

dimanche 22 mai 2016

Blocage des dépôts de carburants: envoyer les CRS ne règle rien

Valls a-t-il fait débloquer deux dépôts par la force pour sa consommation personnelle ?

Les CRS ont repris deux dépôts à Dunkerque et le premier ministre consomme pour se rendre dans les Territoires palestiniens occupés


Affrontement de début mars 2016
Le gouvernement semble bien décidé à ne pas se laisser imposer une pénurie de carburants. D'un côté, Alain Vidalies fait ami-ami avec les routiers, annonçant un recul sur le renversement de la hiérarchie des normes contenu dans le projet de réforme du code du travail, de l'autre le gouvernement leur envoie les CRS reprendre deux dépôts de Dunkerque (Nord) dimanche matin. 

Plusieurs dizaines de CRS ont délogé de deux dépôts les manifestants qui les bloquaient depuis jeudi matin, sans rencontrer de résistance, a rapporté la préfecture du Nord. "Cela doit permettre aux transporteurs d'affréter des camions, le préfet ayant un pris un arrêté [sur instructions de Bernard Cazeneuve, comme annoncé par Valls depuis Israël] les autorisant à rouler aujourd'hui", a fait savoir un porte-parole de la préfecture. Aucun camion-citerne ne s'y était cependant encore présenté à la mi-journée.

Les usagers pénalisés par arrêté préfectoral
Pour faire face à la pénurie de pétrole, le préfet du Nord avait pris vendredi un arrêté "portant interdiction de vendre, d'acheter, de distribuer ou encore de transporter du carburant dans tout récipient transportable (jerricans, bidons, etc.)". Dans le Pas-de-Calais, la préfecture avait annoncé vendredi soir "réquisitionner temporairement un nombre limité de stations-service, afin de ravitailler les services prioritaires" pour "garantir la continuité du service public sur l'ensemble du département". La menace de pénurie était ainsi confirmée.


Bruno Le Maire décrypte "une vraie faute"

L'ancien ministre de l'Agriculture (Les Républicains) reproche à Manuel Valls de s'éloigner tout en brandissant la menace de
 pénurie.
  En déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens -Cisjordanie (Judée et Samarie), Jérusalem-Est, bande de Gaza, d'abord occupés par l'Egypte, puis par les Britanniques-, le premier ministre commet "une vraie faute",  observe Bruno Le Maire, député de l'Eure, alors que le pays "risque d'être bloqué faute d'essence". 

"Il faut rétablir l'autorité de l'État", a affirmé le député et candidat à la primaire. "Le Premier ministre doit être présent dans son pays lors de situations comme celles-là. C'est une faute de M. Valls de ne pas être en France, là tout de suite", a insisté B. Le Maire. "C'est à lui de décider quelles sont les mesures à prendre", mais "il est en déplacement en Israël" pour "lancer une initiative diplomatique qui en plus est une initiative mort-née", a-t-il ajouté.

Piqué au vif, Manuel Valls a immédiatement répliqué dans la minute depuis l'étranger: "Un responsable politique en France s'interrogeait il y a quelques minutes sur ma présence en Israël, alors qu'il y a quelques difficultés sociales dans mon pays. (...) Ça doit être quelqu'un qui ne doit pas savoir que nous sommes dans un monde connecté et qu'on peut gouverner un pays de manière moderne." A distance, est-ce mieux pour être en prise avec la réalité ?
"Ça doit être quelqu'un qui ignore notre volonté de construire avec Israël un partenariat économique qui sera gagnant-gagnant pour nos deux pays et nos économies", a-t-il déclaré, mais à des start-up françaises rassemblées à Tel-Aviv.  "Et ça doit être quelqu'un qui ne comprend pas le monde tel qu'il en train de changer et notamment dans cette région." Des a priori  inappropriés titulaire d'un bac +2 (ou son niveau, à défaut de diplôme avéré) aux affaires depuis 2012 à un énarque en responsabilité depuis 1998 et pendant cinq années au plus haut niveau.

Interrogé ensuite 
sur les déclarations de Bruno Le Maire par des journalistes de sa suite, Valls s'est fait agressif, se prenant pour référence: "C'est une drôle de vision, très ancienne, très datée, de la politique. Il m'est arrivé d'écourter parfois des déplacements, suite notamment à un attentat, quand j'étais en Colombie [à ne pas confondre avec son déplacement familial en jet de la République à Berlin pour un match de foot joué par ...Barcelone ! 

Lien PaSiDupes - "Virée de Valls en jet privé à Berlin: Marie-Noëlle Lienemann (PS) condamne le Premier ministre". Les choses sont évidemment d'une autre nature, et c'est donc une vision datée (bis) assez mesquine et qui n'est pas à la hauteur des défis dans la région."

"Nous maîtrisons pleinement la situation," assure Valls

Les salariés du dépôt de Total-Mardyck étaient quant à eux toujours en grève dans la banlieue de Dunkerque (PS). 
Dans le même temps près de Valenciennes, à Douchy-les-Mines, une trentaine de manifestants bloquaient toujours l'accès au dépôt, notamment à l'aide de pneus. "On ne lâchera pas jusqu'au retrait de la loi El Khomri", a prévenu Will Dans, porte-parole du syndicat Sud (trotskiste et donc révolutionnaire) dans le Valenciennois.

Mais, à distance, Valls a cru pouvoir affirmer être "très déterminé à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France". C'est sa version du "ça va mieux" de Hollande. "Nous maîtrisons pleinement la situation. Je pense qu'un certain nombre de raffineries ou de dépôts qui étaient bloqués sont débloqués ou vont l'être dans les heures ou dans les jours qui viennent. Nous sommes très déterminés à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France", a-t-il lancé, vers 11h30 heures de Paris. "Moi, je demande à chacun de ne pas être dans cette position alarmiste qui vise au fond à faire peur. (...) Moi, j'en appelle à la responsabilité de tous", a-t-il poursuivi.

Les syndicats non plus ne satisfont pas Valls
"J'ai été très étonné aussi d'un certain nombre de messages, notamment de la CGT et Force ouvrière, alors même que nous avons apporté des garanties encore ces dernières heures et jours sur le paiement des heures supplémentaires [maintenu à + 25%]. Il n'y a aucune raison aujourd'hui de bloquer des dépôts ou des raffineries et de gêner nos compatriotes."

"Nous avons les réserves de toute façon pour faire face à ces blocages

[pendant trois mois, selon Vidalies] et je veux dire encore une fois notre détermination à mener les réformes et je veux dire à tout le monde que la loi sur le travail, bonne pour les entreprises et pour les salariés, va suivre son cours au Parlement et sera adoptée définitivement en juillet. Personne ne peut en douter un seul instant", a-t-il asséné.

Sur un éventuel recours aux forces de l'ordre pour lever les blocages, Manuel Valls a déclaré: "D'abord, il faut en appeler à la responsabilité de tous, et ensuite, avec sang-froid, intelligence, dans le dialogue, je ne doute pas que nous réussirons progressivement à lever ces quelques blocages, dont il ne faut exagérer, je crois, à ce stade, le volume."
"Et je le dis encore aux Français : il n'y aura pas de pénurie et nous réussirons, je pense très vite, à rentrer dans une phase normale. En tout cas, c'est ce que nous sommes en train de faire", a-t-il martelé.

dimanche 26 juillet 2015

Hollande étend la taxe sur l'électricité aux carburants et au gaz

La taxe sur l'électricité sera"allégée" par alourdissement de celles sur le gaz et les carburants... 

Le gouvernement Valls envisage d'étendre la taxe sur l'électricité 

Le pouvoir socialiste n'a pas les moyens de ses réformes
et les écologistes le poussent à faire la manche 


Les subventions aux énergies renouvelables seront aussi à la charge des consommateurs de gaz et de carburants.

Si le but est de faire baisser le prix de l'électricité, les factures du gaz et des carburants augmenteront néanmoins. 

La charge de la facture d'électricité reste la mêmeprésenté comme une "réforme", l'élargissement de la taxe aux autres sources d'énergie vise à faire baisser la facture d'électricité d'environ 10%, pour commencer, apprend-on en plein chassé-croisé des vacanciers pourtant intéressés dès la rentrée, mais son montant reste inchangé et aucun consommateur n'y échappera au retour des vacances. 

Selon des sources proches de Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, cette taxe intitulée "contribution au service public de l'électricité" (CSPE), prélevée sur les consommateurs, "pourrait être réformée à la rentrée lors du projet de loi de finances pour 2016". "L'objectif est d'élargir son champ aux énergies carbonées, c'est-à-dire le gaz et les carburants, alors que seule l'électricité est mise à contribution aujourd'hui". Le ministère concerné n'était pas joignable ce dimanche matin. 

Les subventions aux énergies renouvelables coûte 6 milliards par an


Ségolène Royal a choisi entre deux options: "faire porter l'effort aux seuls consommateurs de gaz" - solution qui permettrait une diminution de la facture d'électricité évaluée  à environ 4% pour les besoins de la cause- ou "étaler cette taxe entre électricité, gaz et carburants", ce qui "diminuerait d'environ 10% la facture d'électricité mais augmenterait celles du gaz et surtout des carburants", indique le ministère pour justifier la décision de la ministre.

La CSPE, qui coûte 6 milliards d'euros par an et pèse pour environ 15% de la facture d'électricité, sert à couvrir les charges liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable mais aussi aux tarifs sociaux. "Comme elle augmente d'environ 2,5% par an, elle s'ajoute aux hausses régulières des tarifs", découvre soudain le ministère. 
Le prix de l'électricité a augmenté de près de 6% l'an dernier, alors que près d'un tiers des ménages utilisent cette énergie pour se chauffer, selon le "Bilan énergétique de la France en 2014" publié vendredi. Le gouvernement a prévu une hausse de 2,5% des tarifs réglementés d'électricité à partir du 1er août prochain, bien en dessous des 8% demandés par le gendarme français de l'énergie pour assurer un rattrapage du manque à gagner d'EDF en 2012 et 2013.

Les portiques autoroutiers et l’écotaxe, c’était quoi ?

L'écotaxe devait être une nouvelle redevance sur les poids lourds circulant sur les principaux axes routiers gratuits : 10.500 km de nationales et 5.400 km de réseau local placés sous contrôle de portiques électroniques (ci-dessus). L’idée, née du Grenelle de l’Environnement de 2009, était de taxer les usagers pour inciter les transporteurs à diminuer leurs déplacements, faire chuter la consommations de produits carbonés et à privilégier le transport ferroviaire et fluvial. Le dispositif devait coûter 650 millions d’investissements et rapporter 1,2 milliards par an à l’État. Mais le projet a été retiré, les installations rouillent et les caisses de l'Etat n'ont pas profité de cette manne.
Mais le besoin de recettes publiques se fait cruellement ressentir, notamment pour financer les énergies dites propres, et la taxe CSPE va en tout état de cause s'appliquer autrement aux activités générant des dommages environnementaux, toujours en vertu du principe pollueur-payeur.