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dimanche 22 mai 2016

Blocage des dépôts de carburants: envoyer les CRS ne règle rien

Valls a-t-il fait débloquer deux dépôts par la force pour sa consommation personnelle ?

Les CRS ont repris deux dépôts à Dunkerque et le premier ministre consomme pour se rendre dans les Territoires palestiniens occupés


Affrontement de début mars 2016
Le gouvernement semble bien décidé à ne pas se laisser imposer une pénurie de carburants. D'un côté, Alain Vidalies fait ami-ami avec les routiers, annonçant un recul sur le renversement de la hiérarchie des normes contenu dans le projet de réforme du code du travail, de l'autre le gouvernement leur envoie les CRS reprendre deux dépôts de Dunkerque (Nord) dimanche matin. 

Plusieurs dizaines de CRS ont délogé de deux dépôts les manifestants qui les bloquaient depuis jeudi matin, sans rencontrer de résistance, a rapporté la préfecture du Nord. "Cela doit permettre aux transporteurs d'affréter des camions, le préfet ayant un pris un arrêté [sur instructions de Bernard Cazeneuve, comme annoncé par Valls depuis Israël] les autorisant à rouler aujourd'hui", a fait savoir un porte-parole de la préfecture. Aucun camion-citerne ne s'y était cependant encore présenté à la mi-journée.

Les usagers pénalisés par arrêté préfectoral
Pour faire face à la pénurie de pétrole, le préfet du Nord avait pris vendredi un arrêté "portant interdiction de vendre, d'acheter, de distribuer ou encore de transporter du carburant dans tout récipient transportable (jerricans, bidons, etc.)". Dans le Pas-de-Calais, la préfecture avait annoncé vendredi soir "réquisitionner temporairement un nombre limité de stations-service, afin de ravitailler les services prioritaires" pour "garantir la continuité du service public sur l'ensemble du département". La menace de pénurie était ainsi confirmée.


Bruno Le Maire décrypte "une vraie faute"

L'ancien ministre de l'Agriculture (Les Républicains) reproche à Manuel Valls de s'éloigner tout en brandissant la menace de
 pénurie.
  En déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens -Cisjordanie (Judée et Samarie), Jérusalem-Est, bande de Gaza, d'abord occupés par l'Egypte, puis par les Britanniques-, le premier ministre commet "une vraie faute",  observe Bruno Le Maire, député de l'Eure, alors que le pays "risque d'être bloqué faute d'essence". 

"Il faut rétablir l'autorité de l'État", a affirmé le député et candidat à la primaire. "Le Premier ministre doit être présent dans son pays lors de situations comme celles-là. C'est une faute de M. Valls de ne pas être en France, là tout de suite", a insisté B. Le Maire. "C'est à lui de décider quelles sont les mesures à prendre", mais "il est en déplacement en Israël" pour "lancer une initiative diplomatique qui en plus est une initiative mort-née", a-t-il ajouté.

Piqué au vif, Manuel Valls a immédiatement répliqué dans la minute depuis l'étranger: "Un responsable politique en France s'interrogeait il y a quelques minutes sur ma présence en Israël, alors qu'il y a quelques difficultés sociales dans mon pays. (...) Ça doit être quelqu'un qui ne doit pas savoir que nous sommes dans un monde connecté et qu'on peut gouverner un pays de manière moderne." A distance, est-ce mieux pour être en prise avec la réalité ?
"Ça doit être quelqu'un qui ignore notre volonté de construire avec Israël un partenariat économique qui sera gagnant-gagnant pour nos deux pays et nos économies", a-t-il déclaré, mais à des start-up françaises rassemblées à Tel-Aviv.  "Et ça doit être quelqu'un qui ne comprend pas le monde tel qu'il en train de changer et notamment dans cette région." Des a priori  inappropriés titulaire d'un bac +2 (ou son niveau, à défaut de diplôme avéré) aux affaires depuis 2012 à un énarque en responsabilité depuis 1998 et pendant cinq années au plus haut niveau.

Interrogé ensuite 
sur les déclarations de Bruno Le Maire par des journalistes de sa suite, Valls s'est fait agressif, se prenant pour référence: "C'est une drôle de vision, très ancienne, très datée, de la politique. Il m'est arrivé d'écourter parfois des déplacements, suite notamment à un attentat, quand j'étais en Colombie [à ne pas confondre avec son déplacement familial en jet de la République à Berlin pour un match de foot joué par ...Barcelone ! 

Lien PaSiDupes - "Virée de Valls en jet privé à Berlin: Marie-Noëlle Lienemann (PS) condamne le Premier ministre". Les choses sont évidemment d'une autre nature, et c'est donc une vision datée (bis) assez mesquine et qui n'est pas à la hauteur des défis dans la région."

"Nous maîtrisons pleinement la situation," assure Valls

Les salariés du dépôt de Total-Mardyck étaient quant à eux toujours en grève dans la banlieue de Dunkerque (PS). 
Dans le même temps près de Valenciennes, à Douchy-les-Mines, une trentaine de manifestants bloquaient toujours l'accès au dépôt, notamment à l'aide de pneus. "On ne lâchera pas jusqu'au retrait de la loi El Khomri", a prévenu Will Dans, porte-parole du syndicat Sud (trotskiste et donc révolutionnaire) dans le Valenciennois.

Mais, à distance, Valls a cru pouvoir affirmer être "très déterminé à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France". C'est sa version du "ça va mieux" de Hollande. "Nous maîtrisons pleinement la situation. Je pense qu'un certain nombre de raffineries ou de dépôts qui étaient bloqués sont débloqués ou vont l'être dans les heures ou dans les jours qui viennent. Nous sommes très déterminés à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France", a-t-il lancé, vers 11h30 heures de Paris. "Moi, je demande à chacun de ne pas être dans cette position alarmiste qui vise au fond à faire peur. (...) Moi, j'en appelle à la responsabilité de tous", a-t-il poursuivi.

Les syndicats non plus ne satisfont pas Valls
"J'ai été très étonné aussi d'un certain nombre de messages, notamment de la CGT et Force ouvrière, alors même que nous avons apporté des garanties encore ces dernières heures et jours sur le paiement des heures supplémentaires [maintenu à + 25%]. Il n'y a aucune raison aujourd'hui de bloquer des dépôts ou des raffineries et de gêner nos compatriotes."

"Nous avons les réserves de toute façon pour faire face à ces blocages

[pendant trois mois, selon Vidalies] et je veux dire encore une fois notre détermination à mener les réformes et je veux dire à tout le monde que la loi sur le travail, bonne pour les entreprises et pour les salariés, va suivre son cours au Parlement et sera adoptée définitivement en juillet. Personne ne peut en douter un seul instant", a-t-il asséné.

Sur un éventuel recours aux forces de l'ordre pour lever les blocages, Manuel Valls a déclaré: "D'abord, il faut en appeler à la responsabilité de tous, et ensuite, avec sang-froid, intelligence, dans le dialogue, je ne doute pas que nous réussirons progressivement à lever ces quelques blocages, dont il ne faut exagérer, je crois, à ce stade, le volume."
"Et je le dis encore aux Français : il n'y aura pas de pénurie et nous réussirons, je pense très vite, à rentrer dans une phase normale. En tout cas, c'est ce que nous sommes en train de faire", a-t-il martelé.

mercredi 18 décembre 2013

Trois raffineries Total sont en grève

Joyeux Noël syndical: pénurie de carburants annoncée à compter de lundi

Le gouvernement socialo-écolo 
crée des tensions 
sociales

18 décembre 2013
Un mouvement de grève reconductible à l’appel de la CGT et FO s'est développé à partir du début de semaine dans les raffineries Total en France. "Sur la la production, le taux de gréviste oscille entre 75 et 100%", selon la CGT, mais la direction du groupe a estimé le taux de grévistes "pour la population globale" des salariés de Total en France à environ 20%.

Selon Le Figaro du dimanche 15,
la grève devait affecter la production de deux raffineries Total en France, à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) et La Mède (Bouches-du-Rhône). Thierry Defresne, secrétaire général de la CGT Total Normandie, faisait en outre savoir que, sur les cinq raffineries Total touchées par le mouvement, ces deux sites pétrochimiques seraient à l'arrêt à compter du lundi 16.

Le conflit porte sur 
les revalorisations annuelles de salaires
La CGT refuse de signer l'accord soumis par la direction qui prévoit - pour les 19.000 salariés du groupe - "une enveloppe d'augmentations générale et individuelles d'au moins 2,7 %". 
En revanche, deux organisations socialistes, la CFDT et la CFE-CGC, ont ratifié le projet qui sera mis en œuvre dès le 1er janvier, précise l'entreprise, et elles peuvent suffire, car ces deux syndicats pèsent à eux seuls plus de 30 % des effectifs syndiqués - le seuil prévu par la loi pour qu'un accord puisse s'appliquer. La CGT représente pourtant un quart des salariés des raffineries Total.

Combien de temps l'approvisionnement en carburant restera-t-il sous contrôle?

À quelques jours des vacances de Noël, les automobilistes doivent-ils s'attendre à une pénurie de carburants?
 Quand ce n'est pas au moment des départs en vacances d'été, la question se pose d'une prise des Français en otages au moment des fêtes.

Des schémas de remplacement
Sur ses huit raffineries en France, les cinq sites concernés de Total ne sont pas alignés de la même façon sur ce mouvement. 
  • À Donges (Loire-Atlantique), la fin de la grève a été votée dès lundi après-midi. 
  • À Grandpuits (Seine-Maritime), où l'installation n'a jamais été complètement arrêtée, les personnels se sont prononcés mardi pour un retour à la normale, effectif dans la soirée. 
  • En revanche, les trois raffineries de Normandie (Gonfreville-l'Orcher), Provence (La Mède) et Feyzin (Rhône) poursuivent le mouvement. 

  • Reste à voir dans quelle mesure il va se durcir, ou non"
    , hésite un observateur.
    L'Ufip, qui ne nie pas "des tensions dans la chaîne des approvisionnements", assure néanmoins que "des schémas de remplacement sont déjà sur les rails". "Pour le moment, la situation est sous contrôle, précise Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Plus de la moitié des raffineries en France fonctionnent, de même que les dépôts pétroliers." 

    Il s'agit de modifier certains circuits de distribution, de manière à allouer des livraisons supplémentaires dans les zones concernées par les mouvements de grève. "Par ailleurs, nous pouvons compter sur les importations très importantes de gazole", poursuit Jean-Louis Schilansky. Dans ces conditions, l'Ufip ne voit aucune raison pour que les automobilistes se rendent prochainement dans les stations-service pour effectuer des achats de précaution. Tout en restant très vigilante sur l'évolution de la situation.

    Les besoins français

    Actuellement, il s'écoule en France
    environ 140.000 m3 de carburants, pour un total annuel de 50 millions de m3. Le pays s'appuie parallèlement sur un réseau de 200 dépôts dont les capacités de stocks dépassent les 500 m3. La dernière fois que la distribution de carburants a été impactée de manière significative remonte à 2010, lors des mouvements sociaux contre la réforme des retraites. Pendant cette période, l'ensemble des raffineries s'était interrompu pendant plusieurs semaines 
    Les douze raffineries françaises avaient fait grève: Donges (DvG, Loire-Atlantique) était déjà l'un des piliers du mouvement qui dura 17 jours contre la réforme des retraites. Les salariés des terminaux de Fos-Lavera (PS, proche de La Mède, Bouches-du-Rhône), maillon crucial de la chaîne pétrolière, n'avaient repris le travail qu'au 33e jour de grève contre la réforme portuaire, tout comme ceux de Grandpuits (SE, Seine-et-Marne, dont le sénateur local est PCF) et de Gonfreville (PCFSeine-Maritime). Les dépôts de carburants s'étaient également mis en grève, au point de paralyser le pays. 

    L'Ufip est formelle: la situation actuelle n'est en rien comparable à cette époque qui laisse de très mauvais souvenirs aux automobilistes. Ainsi qu'aux pouvoirs publics, qui savent combien ce type de mouvements joue sur l'opinion publique.

    L’usine de fluides d’Oudalle (Seine-Maritime) et l’établissement des Flandres (Nord) sont toutefois entrés dans le mouvement, alors que les travailleurs de Donges ont terminé leur grève lundi après la signature d'un accord par la CFDT et la CGC. "C’est parti pour durer puisque des consignes d’arrêt total des unités ont déjà été posées dans deux raffineries: Gonfreville-l’Orcher et La Mède" à Châteauneuf-les-Martigues, a indiqué M. Sellini. "Il faut compter entre trois et cinq jours pour redémarrer", a-t-il précisé.

    jeudi 18 avril 2013

    La raffinerie Petroplus ferme, mais Hollande se consacre au mariage homo

    Hollande, meilleur destructeur que sauveteur 

    Deux des quatre dossiers de reprise de la raffinerie Petroplus  avaient été jugés recevables
     

    A Petit-Couronne (Seine-Maritime) on voulait y croire. Il s'agissait des propositions du Panaméen NetOil et le Libyen Murzuq Oil. 


    L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC s'était aussitôt félicitée de cette décision qu'elle réclamait. "C'est très bonne nouvelle", a déclaré, à l'issue de la réunion du comité d'entreprise à la raffinerie, Jean-Luc Brouté, secrétaire général du syndicat CGT.


    Des salariés menés en pédalo

    VOIR et ENTENDRE un reportage BFMTV du 7 février 2013:



    Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté mardi les deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), liquidée en octobre. Le sort de cette usine de 470 salariés est donc scellé.


    La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée dans les jours prochains, a indiqué le groupe.

    F. Hollande, L. Fabius et G. Bachelay, 
    tout sourire avec Yvon Scornet
    avant la présidentielle
    Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Sa liquidation avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen, qui avait toutefois autorisé la poursuite de l'activité jusqu'à ce jour.

    Les deux offres de reprise rejetées


    "Malheureusement, les repreneurs n'ont pas été en mesure de lever l'ensemble des ambiguïtés, l'ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres : en conséquence, le tribunal n'a pu que rejeter les offres qui nous étaient présentées aujourd'hui", a indiqué Me Jean-Pierre Valentin, l'avocat du comité d'entreprise. Quelques cris "nationalisation !", ont fusé immédiatement après cette annonce dans la foule de 300 personnes rassemblée devant le tribunal, où s'étalait une banderole "non à la mort du raffinage".


    Après avoir repoussé la date limite de dépôt des offres de repreneurs  huit reprises depuis le dépôt de bilan de la raffinerie en janvier 2012, le tribunal  a rejeté les deux offres de reprise, celle du Panaméen NetOil, sur les rangs depuis juillet 2012, et celle de Murzuq Oil, apparu ces dernières semaines. "Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu", a affirmé le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty. "On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d'avoir de l'argent, du pétrole et l'avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus."

    VOIR et ENTENDRE Montebourg tacler François Hollande:

    Hollande," le principal défaut du Parti socialiste", selon Nono...

    "Les repreneurs n'ont pas apporté les garanties"
    "C'était aux repreneurs de faire la preuve de leur sérieux, hélas il n'en ont pas apporté les garanties, cette décision est un crève-coeur", a commenté le compassionnel député PS de Seine-Maritime Guillaume Bachelay.

    Le directeur de la raffinerie Philippe Billant a indiqué pour sa part qu'un liquidateur avait été nommé, qui "vendra les actifs isolés". Selon lui, il est encore trop tôt pour déterminer l'avenir du site qui pourrait être déconstruit ou transformé.

    VOIR et ENTENDRE un compte-rendu consacré à la fermeture définitivement de Petroplus :

    Le gouvernement promet le reclassement des salariés 

    Après la fermeture de la raffinerie Petroplus, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a reconnu sur RTL ce jeudi que "l'Etat peut beaucoup. Mais il ne fait pas des miracles". A la manière d'un Lionel Jospin. 
    "C'est un échec pour la France parce que nous n'avons pas réussi collectivement, les juges du tribunal de commerce, les administrateurs judiciaires, le gouvernement, les organisations syndicales, qui ont travaillé ensemble", a constaté le brasseur de vent qui affirme s'être "battu pendant un an" pour rien

    Pourtant, "si c'était à refaire, je le referais", poursuit le sémillant démondialiseur qui affirme avoir 1900 dossiers d'entreprises en difficulté sur son bureau.


    Arnaud Montebourg : "L'État ne peut pas faire... par rtl-fr

    Le Premier ministre, Jean-Marc 
    Ayrault, a déclaré mercredi que l'Etat "recherchera un repreneur jusqu'au bout" pour la raffinerie Petroplus, en assurant que le gouvernement ne voulait "pas laisser tomber maintenant" le personnel de l'entreprise. 

    470 salariés sont concernés. 
    La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée "dans les jours prochains", a précisé le groupe mardi.


    mercredi 6 février 2013

    Montebourg vendrait bien Petroplus à des princes arabes

    "Made in France", au profit de rois du pétrole

    Cinq groupes pour le rachat de la raffinerie Petroplus (Shell)

    Toutes arabes, sept sociétés ont exprimé de l'intérêt ou des lettres d'intention. Cinq se sont finalement manifestées mardi auprès de l'administrateur judiciaire avant la date butoir fixée par la justice, mardi 5 février 17 heures.

    Parmi les candidats figure NetOil, une société basée à Dubai et fondée par l'homme d'affaires franco-libanais Roger Tamraz, qui faisait figure de favori devant le Fonds souverain libyen et Tadbir Energie, société iranienne (malgré l'embargo) pour le rachat de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, selon L'Expansion, début décembre dernier.

    Elle est composée en majeure partie d’investisseurs et de nombreux professionnels de l’industrie pétrolière. Netoil a, par exemple, négocié la fourniture au Japon de pétrole brut provenant d’Arabie saoudite. Dans les années 80, le groupe rachète les actifs italiens d'Amoco et Texaco Corporation pour fonder la société Tamoil, revendue depuis au Fonds souverain Libyen, autre candidat à la reprise de Petit-Couronne....
    Après des mois de travail sur le dossier, NetOil a reçu plusieurs des autorisations administratives nécessaires et indiqué s'être entendu avec BP et le trader Ascon, qui pourraient approvisionner la raffinerie en brut, et avec le coréen Hyundai, qui pourrait moderniser les installations. Deux soutiens de poids, donc, mais le gouvernement préférerait toutefois une autre solution et son projet n'a pas été jugé assez solide par les administrateurs judiciaires. Le cabinet d'Arnaud Montebourg a sollicité d'autres entreprises susceptibles de s'intéresser à la raffinerie.

    Les quatre autres candidats se sont récemment penchés sur le cas Petroplus. 
    Il s'agit du suisse Terrae, de l'égyptien Arabiyya lel Istithmaraat (AI), du libyen Murzuq Oil, et du nigérian FJ Energy. Selon le ministère du redressement productif, deux des propositions paraissent "sérieuses et financées": celles de Terrae et d'Arabiyya lel Istithmaraat. Reste à savoir si ces dossiers seront considérés comme de véritables offres.
    Lundi soir, Matignon craignait qu'aucune offre crédible n'émerge, et préparait les esprits à une fermeture définitive du site, qui emploie encore 470 personnes.

    Qui sont les quatre nouveaux venus ?


    Terrae est une société d'ingénierie suisse, qui aurait travaillé à la remise en état de Collombey, l'une des deux raffineries suisses. "Ils ont étudié le dossier de façon discrète depuis des mois, et ont semble-t-il trouvé un financement ", espétait-on à Bercy.

    Arabiyya lel Istithmaraat est un groupe coté à la Bourse du Caire
    Créé en 1985, il compte quelque 20 000 actionnaires, indique son site Internet. Ses activités sont diversifiées : le groupe intervient notamment dans l'automobile, en partenariat avec ...PSA Peugeot Citroën, ainsi que dans les matériaux de construction. 

    Dans l'énergie, le groupe dirigé et contrôlé à 37 % par Mohamed Ali Kamel Metwalli est actif à la fois dans l'électricité et dans le pétrole. Il construirait actuellement deux petites raffineries en Egypte. Il admet  sur Europe 1: " "L'offre a d'ailleurs été très tardive puisqu'elle n'a été déposée officiellement qu'hier", mardi. "Nous arrivons un peu à minuit moins cinq, c'est vrai, mais notre proposition est sérieuse", assure le consultant Michel Billard De La Motte, qui porte ce projet après avoir travaillé pour un autre candidat, originaire d'Abou Dhabi. "Cette offre a été déposée en même temps qu'un business plan prévoyant des investissements, indique-t-il.


    L'offre est assortie d'un engagement de livraison de 100 000 barils de brut par jour en provenance d'Oman."  Ce plan de reprise prévoit aussi de conserver la totalité des 470 salariés de Petit-Couronne, en dehors de la soixantaine de personnes qui souhaitent faire jouer leurs droits à la retraite. 

    La société égyptienne a enfin précisé qu'elle maintiendra son offre même sans participation de l'Etat français. Lundi, Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault avaient affirmé que le gouvernement était "prêt à prendre une participation minoritaire au capital, s'il y a une offre crédible faite." Elle prévoit, précise-t-il, la possibilité pour le FSI, le fonds souverain français, d'entrer à hauteur de 25 % au capital de la raffinerie : "Il s'agit d'un souhait, il ne s'agit pas d'une demande nécessaire à l'investissement", a souligné M. Billard De la Motte mercredi matin, sur Europe 1, assurant que "l'offre sera maintenue si l'Etat refuse".

    Murzuq Oil est une société libyenne créée en 2011 par Mabrouck Getty, un des représentants de l'ethnie des Toubou, qui vit dans le sud du pays. "J'ai déposé une offre complète, avec un business plan, indique-t-il. J'ai le soutien de l'Etat libyen, qui a du pétrole, mais manque de compétences techniques".
    Mais Mabrouck Getty est très mécontent des propos d'Arnaud Montebourg favorables à l'offre égyptienne, qu'il considère comme une simple copie de son propre dossier de candidature.

    FJ Energy, enfin, est une société originaire du Nigeria, fondée par Francis Josiah, qui lui a donné ses initiales. Ses représentants ne sont pas encore venus à Petit-Couronne. 

    samedi 5 janvier 2013

    Petroplus: Hollande est passé leur dire un petit bonjour

    Rassurer les salariés de Petit-Couronne, sans rien promettre: il sait le faire !

    Le candidat à la présidentielle avait fait un petit tour par la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne


    Placée en liquidation judiciaire, la raffinerie de 470 salariés est aujourd'hui à la recherche d'un repreneur, avec une date butoir fixée au 5 février. 
    Trois dossiers de reprise ont été déposés.


    Le 5 janvier 2012, le candidat socialiste d'opposition en campagne avait polémiqué, appelant l'Etat à prendre ses responsabilités pour Petroplus se demandant "où est le gouvernement, où est le président de la République ?"  "C'est un enjeu local, mais c'est aussi une responsabilité nationale", avait ajouté François Hollande, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime. Il avait demandé en particulier que l'État se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant.

    VOIR et ENTENDRE le candidat de la gauche se mettre en difficultés. En janvier 2012, l'irresponsable ironisait et polémiquait:

    Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents.

    Fin décembre 2011, les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe a décidé l'arrêt "temporaire" des raffineries de Petit-Couronne, d'Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et d'Ingolstadt (Allemagne).

    L'entreprise, qui a accumulé un déficit de 25 millions d'euros les 6 mois derniers, a été placée "sous cocon" (arrêt de l'activité mais qui permet un redémarrage) depuis le 15 décembre, précise-t-on.

    Le président aux mains vides a osé revenir voir les salariés de l'entreprise, samedi dans l'Eure.

    L'Etat est "aux côtés" des salariés, lance-t-il, avec cynisme


    "L'Etat fera son devoir mais l'Etat ne peut pas être le repreneur", a déclaré le président de la République, le 5 janvier 2013, après avoir rencontré pendant trois quarts d'heure l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de l'entreprise, à la mairie de Val-de-Reuil (Eure).

    Il ne faut "pas promettre ce qu'on ne peut pas tenir", a poursuivi Hollande, mais "tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu'à partir des choix qui nous sont présentés, nous puissions en dégager un qui donne de la garantie et de la pérennité" à l'activité.

    Des propos inquiétants: "nous avons le même devoir qu'à Florange" !
    Il aurait dans sa manche " une solution industrielle pérenne"

    Shell ou Mittal, c'est du pareil au même
    Exploitant de la raffinerie pendant 80 ans avant de se désengager en 2008, Shell devra  prendre sa part "de responsabilité", notamment dans "la dépollution" du site, a-t-il estimé, pour en fait se désengager.

    VOIR et ENTENDRE l'omni-président tenir ses "collaborateurs" à distance:


    Le symbole Mendès-France réquisitionné par Hollande

    Hollande entretient un mythe socialiste
    Pour tenter de réaliser un amalgame dans les esprits, le  président socialiste qui était venu visiter une exposition à Louviers sur l'ancien président du Conseil Pierre Mendès France, a voulu s'inspirer de cette figure de la gauche "qui était connue pour dire la vérité même quand elle était difficile et pour faire des choix courageux"... 

    Le président a du temps pour les coups médiatiques en sa faveur
    Pierre Mendès-France fut président du Conseil (premier ministre), sous la IVe République pendant à peine huit mois (18 juin 1954–5 février 1955) il y a près de 60 ans ! Hollande est venu ranimer un mythe vivace à gauche de l'exigence politique, car Mendès-France, en vérité, n'a pas marqué son passage de la moindre réforme socio-économique d'ampleur.

    Mendès-France reste le promoteur du verre de lait obligatoire à l'école...

    Cette figure mythique s'illustra surtout en votant contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958.


    Mieux, le 9 novembre 1954, à l'Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l'agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer. Mendès déclara alors: " L'Algérie, c'est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République. Primo il faut s'assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. [Il faut] Se souvenir que l'effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu'ils ne perdent pas un instant. " What else ?

    Le porte-parole de l'intersyndicale de Petroplus est tombé dans le panneau

    Se félicitant que le chef de l'Etat ait pris "l'engagement de tout faire pour faire avancer" les possibilités de reprise, le porte-parole de l'intersyndicale Yvon Scornet a polémiqué en notant qu'il n'avait "pas les mêmes relations" avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Mais ça ne nous empêche pas de taper du poing sur la table", a assuré le velléitaire.


    ENTENDRE les sornettes de Scornet (CGT) :


    Les belles paroles ne font pas bouillir la marmite


    Le service de presse du chef de l'Etat souligne que le dossier est suivi de près par l'exécutif. Comme si les palabres faisaient avancer le schmilblick depuis six mois, il  rappelle ainsi que les syndicats été reçus le 19 octobre à l'Elysée, cinq réunions ont eu lieu à Matignon et un suivi hebdomadaire est assuré par le cabinet d'Arnaud Montebourg (Redressement productif). Selon l'Elysée, les difficultés du site de Petit-Couronne résultent de "sa petite taille et sa vétusté" comme pour beaucoup d'autres raffineries.

    L'intersyndicale réclame dans l'immédiat trois mois supplémentaires à la justice avant de statuer sur la fermeture ou pas de l'entreprise, le temps d'examiner les offres de reprise.


    Hollande, cheveu teint en noir jais et crâne regarni  (par l'indispensable Cahuzac ?)

    Au surlendemain de la grande opération de communication sur le thème du "gouvernement qui retrousse les manches" pour la relance de l'emploi en 2013, le président de la République a affirmé sa volonté d'être aux avant-postes. Et ça consiste à s'agiter devant micros et caméras.


    "Aujourd'hui je dois encore être davantage présent sur le terrain national et je dois montrer l'exemple, je suis le premier responsable", a-t-il affirmé en présence des trois ministres qui l'accompagnaient, outre Guillaume Bachelay: Montebourg, silencieux, François Lamy (Ville), transparent, et Laurent Fabius (Affaires étrangères), venu en tant qu'ancien député de Seine-Maritime et ancien maire du Grand-Quevilly  (dans la banlieue de Rouen, 1995–2000), également ville de Philippe Torreton...


    Et de marteler : "Ce qui va ou ne va pas, c'est au président de la République de l'assumer. Et donc je ne délègue à personne d'autre cette responsabilité d'assumer devant les Français la politique que je conduis".

    On n'a pas fini de l'entendre pérorer...