POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est mythe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mythe. Afficher tous les articles

lundi 28 novembre 2016

Les pleurs de Mélenchon à la mort du dictateur Fidel Castro indignent Michel Onfray

Le philosophe s'élève contre l'hommage poisseux qu'a rendu Mélenchon au dictateur cubain.

Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" interroge 
Onfray 

L'ancien soutien de Mélenchon rappelle le vrai bilan du "lider maximo"
Fidel Castro est cher au cœur de ceux que n'interpelle pas une dictature, pour peu que la gauche en ait fait une icône révolutionnaire: Staline n'a pas troublé leur sommeil. Pourquoi les nuits de la gauche vertueuse et donc exemplaire seraient-elles hantées par les victimes de l'épuration dirigée par le guérillero Che Guevara, âme damnée et homme à tout faire d'"El Comandante" (631 condamnations à mort, 146 fusillés et 70.000 prisonniers politiques).
Lula da Silva, président du Brésil (Parti des travailleurs, et soupçonné de corruption et de blanchiment d'argent, inculpé pour entrave à la justice et corruption), l'a qualifié de "seul mythe vivant de l'histoire de l'humanité". Hugo Chávez, président bolivarien du Venezuela, a, quant à lui, déclaré que "les hommes comme Fidel ne se retirent jamais". Evo Morales en Bolivie, Daniel Ortega au Nicaragua, les dirigeants de l'ANC en Afrique du Sud, ou encore ceux du MPLA en Angola ont également assuré le président cubain de leur soutien. 

Ahmed Ben Bella qui mena la rébellion FLN en Algérie contre la France alla faire allégeance à Castro dès 1962 (ci-dessous à gauche), mais le président Hollande aussi (ci-dessus à gauche) en mai 2015. Europe 1 écrivit alors que "François Hollande et Fidel Castro ont notamment discuté de la défense de... l'environnement, une cause qui les préoccupe tous les deux[sic]." Le socialiste a-t-il évoqué les droits de l'Homme avec le dictateur "l'ancien chef de l'exécutif cubain" ? 

"J'ai rencontré le président Fidel Castro et je voulais avoir ce moment d'histoire, parce que c'est l'histoire de Cuba, l'histoire du monde. J'avais devant moi un homme qui a fait l'Histoire. Il y a forcément un débat [sic] sur ce qu'a pu être sa place, ses responsabilités [que de pudeur coupable !], mais, venant à Cuba, je voulais rencontrer Fidel Castro. Je sais ce qu'il a pu représenter pour des peuples, y compris en France, et donc il y avait cette volonté de ma part d'aller vers lui, comme lui voulait aller vers la France".

La plupart des observateurs, think-tanks et ONG comme Amnesty International, ont pourtant dénoncé les dérives autoritaires du régime castriste. 
Castro avec le Syrien Hafez el-Assad,
père du 'dictateur' Bachar al-Assad
que combat F. Hollande
Le journaliste cubain en exil Jacobo Machover parle même de "pouvoir absolu". Le Lider Máximo a pris le pouvoir le 1er janvier 1959, jour de la naissance du philosophe. Voilà donc 57 ans que les deux hommes "cohabitent", selon Onfray. Aussi à la lecture du tombereau d'hommages qu'une partie de la classe politique a rendu au défunt, le philosophe a vu rouge ! "Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" se demande-t-il crûment. Le meneur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle cherche tout bêtement à obtenir les bonnes grâces du PCF... Michel Onfray ne décolère donc pas contre le député européen qui  en apprenant la mort de Castro participa avec Jack Lang au choeur des pleureuses.
"Une partie de la gauche française rend hommage à Castro ? Elle se prosterne", corrige Pascal Praud sur RTL. "Ce béni-oui-ouisme de cette gauche qui pleure, révère et salue la mort de Fidel Castro montre une nouvelle fois qu'il existe des gentils dictateurs à gauche et méchants tyrans à droite", constate-t-il. "L'épée de Bolivar marche dans le ciel". Constat cinglant de Pascal Praud : "Fumer trop de havanes lui a tapé sur la tête". François Hollande a regretté des "manquements aux droits de l'homme" ? "C'est un peu court pour un régime qui a embastillé, torturé, supprimé des milliers de Cubains", déplore le journaliste. "Jack Lang, qu'on a connu plus inspiré, a évoqué un 'géant mondial', en souvenir de l'époque où Castro dînait à l'Élysée avec François Mitterrand", poursuit-il. "Seul [le trotskiste] Jean-Christophe Cambadélis a eu un éclair de lucidité : 'Il a manqué la démocratie à Cuba'. Tu parles ?", raille Pascal Praud."Staline, Mao, Pol Pot, Castro : les idoles de la gauche au XXe siècle dînent désormais en enfer", lance-t-il. "C'est vrai que tout le monde se trompe en politique. Enfin certains plus que d'autres, quand même", conclut-il.
M'as-tu-vu Jack Lang avec Fidel Castro
Jean-Luc Mélenchon n'a pas l'excuse d'avoir un demi-siècle de propagande derrière lui, ajoute, sans concessions, le philosophe qui déplore que dès samedi matin le fondateur du Parti de gauche se soit précipité à l'ambassade de Cuba pour exhiber son émotion. L'ancien ministre de François Mitterrand a entonné un refrain bien connu en encensant le système médical et le  système éducatif de l'île. Onfray lui réplique que lors d'un voyage à Cuba, il a rencontré des chirurgiens, qui, pour vivre convenablement, devaient conduire des taxis le jour et jouer de la guitare dans des bars le soir. Apprendre à lire et à écrire pour lire la propagande du régime, est-ce à mettre au crédit du dictateur, s'interroge Onfray ?

VOIR et ENTENDRE Pascal Praud s'indigner sur RTL des hommages de la gauche à un "dictateur sanguinaire":


Construction d'un mythe de la mort de Castro...


Le philosophe attire l'attention sur la date suspecte  -le 25 novembre- de la mort officielle du commandant de la révolution. 
Halte aux mensonges politiques ! Le 25 novembre 1956 marque en effet le début de la guérilla menée par Castro... Dans une vidéo artisanale, l'écrivain s'étonne que les deux dates fassent coïncider l'Histoire et la naissance d'un mythe. Il remet donc en cause ce hasard qui refait l'Histoire, un savoir-faire communiste inégalé: "Cela tombe bien d'un point de vue de la mythologie et de l'histoire", ironise, sceptique, l'anarchiste proudhonien.

Il révèle que le chef révolutionnaire décédé à 90 ans se comportait "comme un nabab qui vivait comme un prince des monarchies pétrolières. Rien ne manquait à sa table. Il vivait de manière somptuaire alors que les Cubains manquent de beurre". 


Pour Michel Onfray, l'aveuglement a ses limites : "Un dictateur est un dictateur, quels que soient les buts qu'il propose." Et de conclure : "Sale temps pour la démocratie, sale temps pour la liberté !"

lundi 11 janvier 2016

Real Madrid : Domenech tacle Zidane qui lui met un coup de boule

Le conflit ouvert entre Domenach-Zidane illustre l'abaissement du foot et de  la presse

Zidane "est capable de tout"...
 

Zizou n'est pas un "gentil mec," a rappelé Raymond Domenech dans un entretien accordé au Monde. Raymond Domenech avait préparé son commentaire de lundi. "Il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs ou d'anciens joueurs qui peuvent avoir ce poids. Lui, il l'a à la base, avait-t-il réagi sur les ondes d’Europe 1. Maintenant, reste à voir comment les joueurs vont le prendre. Mais, selon moi, oui, ça va marcher, il n'y a pas de souci."

Jeudi, l’entraîneur de 63 ans a changé de ton et s’est d’abord montré ironique sur l’importance prise par la promotion de Zizou, entraîneur diplômé de fraîche date qui, selon lui, sera à coup sûr le successeur de Didier Deschamps à la tête des Bleus. "Dieu est revenu ! C’est beau !" 
Et d'ajouter, pour préciser sa pensée: "C’est ahurissant ce battage médiatique, a déploré Domenech dans un entretien accordé au Monde. Les chaînes d’infos en continu comme BFM-TV et i-télé ont arrêté leur programme pour faire des éditions spéciales Zinédine Zidane. Tout d’un coup, il n’y avait plus de conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran, plus de problème d’économie mondiale. Notre société marche sur la tête. Mais Zidane n’y est pour rien."

"Désormais, Zidane va être jugé sur ses résultats," souligne Domenech
"Les gens n’ont vu qu’un joueur dans cette histoire, mais personne n’a jamais pensé à ce que Thuram, Henry, Vieira, Malouda ou Sagnol avaient pu ressentir, regrette-t-il. Lui avait fait un mauvais geste [un coup de boule en finale du Mondial 2006 sur l'Italien Marco Materazzi] et les autres avaient perdu la finale de la Coupe du Monde. Comme tout mythe, il bénéficie d’une forme d’immunité. On verra comment il réagira en tant qu’entraîneur si un jour un mec pète les plombs et fout en l’air tous ses plans, ses projets de jeu." 
Pour Domenech, cette indulgence autour de Zidane touche pourtant à sa fin: " Il l’était, mais maintenant il n’est plus intouchable. Ça me rappelle un film de Kurosawa, Kagemusha, l’Ombre du Guerrier, avec les clans dominants regroupés autour de leur chef. Il ne fait pas la guerre. Il est une montagne, inamovible. Mais un jour, la montagne bouge et meurt. Désormais, Zidane va être jugé sur ses résultats. S’il est champion, sa légende va se renforcer. Mais si ce n’est pas le cas, ce sera une autre histoire. Mourinho, c’était un dieu aussi et on voit ce qui lui est arrivé. Le sport est impitoyable." En creux, Domenach parle beaucoup de lui-même.  

"Zidane n’est pas un gentil mec," confirme Domenech.
Interrogé sur la fascination que suscite l’ancien meneur de jeu des Bleus en France et même dans le monde, le Lyonnais ne dissimule pas la personnalité profonde -rarement abordée- de son ancien joueur. "Zidane incarne le talent, la créativité, il était capable de faire sur un terrain ce que les autres ne savaient pas faire. Et il a en plus cette capacité à ne pas parler beaucoup. Quand il a commencé à faire de la télé, son sponsor lui a d’ailleurs demandé d’arrêter. Ça lui donne cette part de mystère qui entoure les stars. Zidane, lui, c’est un mythe. 

Un mythe capable de susciter des émotions chez les gens et pas seulement positives.
Ce n’est pas une star lisse, ce n’est pas un gentil mec. Il est capable de tout, et c’est ce qui en fait un dieu humain." 

Le carton rouge provoqué par la brutalité de Zidane durant les prolongations de la finale du Mondial 2006 a laissé un goût amer à Domenech, l'entraîneur frustré, comme aux joueurs et supporteurs de l'équipe de France privés de victoire. 

Et Domenach fait encore allusion au traitement médiatique réservé au geste irresponsable de son joueur.
Sur ce coup, la presse n'a encore pas eu une réaction saine.  "Le pardonner ? Mais personne n’a eu besoin de lui pardonner, car on ne l’a même pas accusé," déplore ce sélectionneur, fort de ses valeurs.

Zidane esquive la polémique

"Qu'est ce que je peux répondre à ça ?" a bredouillé  Zinédine Zidane meilleur
dans le geste que dans le verbe. 
Après avoir souri à son portrait de Raymond Domenech dans Le Monde, lors de sa conférence de presse espagnole, il a toutefois prononcé trois mots en forme d'aveu: "il me connaît très bien", c'est vrai." Mais il attaque aussi: "Et il sait ce que je pense de lui aussi." Puis bat en retraite: "Je ne vais pas commenter. Le mieux pour moi, c'est de me concentrer sur le match."

Les rapports entre les deux hommes depuis les Espoirs n'ont jamais été simples. 
Après avoir enregistré la fin de carrière internationale de Zidane à l'issue de l'Euro 2004Domenech, avait dû se résoudre à accepter le retour du numéro 10 en 2005, alors que l'équipe de France n'était pas sûre de se qualifier pour le Mondial allemand. Les Bleus, qualifiés, avaient réussi l'exploit d'aller en finale. Une finale perdue aux tirs au but. Par solidarité avec son joueur, Domenech avait d'abord applaudi Zidane au moment de son exclusion, mais l'entraîneur avait estimé que le capitaine, par son anti-jeu, avait joué contre son équipe en se faisant expulser et avait précipité la défaite des Bleus face aux Italiens, à dix contre onze.

samedi 5 janvier 2013

Petroplus: Hollande est passé leur dire un petit bonjour

Rassurer les salariés de Petit-Couronne, sans rien promettre: il sait le faire !

Le candidat à la présidentielle avait fait un petit tour par la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne


Placée en liquidation judiciaire, la raffinerie de 470 salariés est aujourd'hui à la recherche d'un repreneur, avec une date butoir fixée au 5 février. 
Trois dossiers de reprise ont été déposés.


Le 5 janvier 2012, le candidat socialiste d'opposition en campagne avait polémiqué, appelant l'Etat à prendre ses responsabilités pour Petroplus se demandant "où est le gouvernement, où est le président de la République ?"  "C'est un enjeu local, mais c'est aussi une responsabilité nationale", avait ajouté François Hollande, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime. Il avait demandé en particulier que l'État se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant.

VOIR et ENTENDRE le candidat de la gauche se mettre en difficultés. En janvier 2012, l'irresponsable ironisait et polémiquait:

Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents.

Fin décembre 2011, les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe a décidé l'arrêt "temporaire" des raffineries de Petit-Couronne, d'Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et d'Ingolstadt (Allemagne).

L'entreprise, qui a accumulé un déficit de 25 millions d'euros les 6 mois derniers, a été placée "sous cocon" (arrêt de l'activité mais qui permet un redémarrage) depuis le 15 décembre, précise-t-on.

Le président aux mains vides a osé revenir voir les salariés de l'entreprise, samedi dans l'Eure.

L'Etat est "aux côtés" des salariés, lance-t-il, avec cynisme


"L'Etat fera son devoir mais l'Etat ne peut pas être le repreneur", a déclaré le président de la République, le 5 janvier 2013, après avoir rencontré pendant trois quarts d'heure l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de l'entreprise, à la mairie de Val-de-Reuil (Eure).

Il ne faut "pas promettre ce qu'on ne peut pas tenir", a poursuivi Hollande, mais "tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu'à partir des choix qui nous sont présentés, nous puissions en dégager un qui donne de la garantie et de la pérennité" à l'activité.

Des propos inquiétants: "nous avons le même devoir qu'à Florange" !
Il aurait dans sa manche " une solution industrielle pérenne"

Shell ou Mittal, c'est du pareil au même
Exploitant de la raffinerie pendant 80 ans avant de se désengager en 2008, Shell devra  prendre sa part "de responsabilité", notamment dans "la dépollution" du site, a-t-il estimé, pour en fait se désengager.

VOIR et ENTENDRE l'omni-président tenir ses "collaborateurs" à distance:


Le symbole Mendès-France réquisitionné par Hollande

Hollande entretient un mythe socialiste
Pour tenter de réaliser un amalgame dans les esprits, le  président socialiste qui était venu visiter une exposition à Louviers sur l'ancien président du Conseil Pierre Mendès France, a voulu s'inspirer de cette figure de la gauche "qui était connue pour dire la vérité même quand elle était difficile et pour faire des choix courageux"... 

Le président a du temps pour les coups médiatiques en sa faveur
Pierre Mendès-France fut président du Conseil (premier ministre), sous la IVe République pendant à peine huit mois (18 juin 1954–5 février 1955) il y a près de 60 ans ! Hollande est venu ranimer un mythe vivace à gauche de l'exigence politique, car Mendès-France, en vérité, n'a pas marqué son passage de la moindre réforme socio-économique d'ampleur.

Mendès-France reste le promoteur du verre de lait obligatoire à l'école...

Cette figure mythique s'illustra surtout en votant contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958.


Mieux, le 9 novembre 1954, à l'Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l'agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer. Mendès déclara alors: " L'Algérie, c'est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République. Primo il faut s'assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. [Il faut] Se souvenir que l'effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu'ils ne perdent pas un instant. " What else ?

Le porte-parole de l'intersyndicale de Petroplus est tombé dans le panneau

Se félicitant que le chef de l'Etat ait pris "l'engagement de tout faire pour faire avancer" les possibilités de reprise, le porte-parole de l'intersyndicale Yvon Scornet a polémiqué en notant qu'il n'avait "pas les mêmes relations" avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Mais ça ne nous empêche pas de taper du poing sur la table", a assuré le velléitaire.


ENTENDRE les sornettes de Scornet (CGT) :


Les belles paroles ne font pas bouillir la marmite


Le service de presse du chef de l'Etat souligne que le dossier est suivi de près par l'exécutif. Comme si les palabres faisaient avancer le schmilblick depuis six mois, il  rappelle ainsi que les syndicats été reçus le 19 octobre à l'Elysée, cinq réunions ont eu lieu à Matignon et un suivi hebdomadaire est assuré par le cabinet d'Arnaud Montebourg (Redressement productif). Selon l'Elysée, les difficultés du site de Petit-Couronne résultent de "sa petite taille et sa vétusté" comme pour beaucoup d'autres raffineries.

L'intersyndicale réclame dans l'immédiat trois mois supplémentaires à la justice avant de statuer sur la fermeture ou pas de l'entreprise, le temps d'examiner les offres de reprise.


Hollande, cheveu teint en noir jais et crâne regarni  (par l'indispensable Cahuzac ?)

Au surlendemain de la grande opération de communication sur le thème du "gouvernement qui retrousse les manches" pour la relance de l'emploi en 2013, le président de la République a affirmé sa volonté d'être aux avant-postes. Et ça consiste à s'agiter devant micros et caméras.


"Aujourd'hui je dois encore être davantage présent sur le terrain national et je dois montrer l'exemple, je suis le premier responsable", a-t-il affirmé en présence des trois ministres qui l'accompagnaient, outre Guillaume Bachelay: Montebourg, silencieux, François Lamy (Ville), transparent, et Laurent Fabius (Affaires étrangères), venu en tant qu'ancien député de Seine-Maritime et ancien maire du Grand-Quevilly  (dans la banlieue de Rouen, 1995–2000), également ville de Philippe Torreton...


Et de marteler : "Ce qui va ou ne va pas, c'est au président de la République de l'assumer. Et donc je ne délègue à personne d'autre cette responsabilité d'assumer devant les Français la politique que je conduis".

On n'a pas fini de l'entendre pérorer...



jeudi 10 mars 2011

Le FN aura son organe de défense syndicale des travailleurs

SUD et pourquoi pas le CNDTS ?

Le Front national (FN) a annoncé ce matin la création d'un "Cercle national de défense des travailleurs syndiqués" (CNDTS), un syndicat qui ne fait pas mystère de son appartenance.

"Face aux discriminations politiques qui sévissent au sein de certaines organisations syndicales françaises et face aux exclusions dont sont victimes des militants du FN, nous avons décidé de créer une association de défense des intérêts sociaux, moraux et juridiques de ceux-ci, justifie
Louis Aliot, le vice-président du parti présidé par Marine Le Pen.

Ce Cercle National de Défense des Travailleurs Syndiqués, qui n'est pas un syndicat, leur permettra de se regrouper, indépendamment de leur appartenance syndicale, pour assurer une défense et une riposte aux intolérables atteintes aux principes démocratiques dont se rendent coupables les grandes centrales syndicales."Il faut dire que le ton est monté depuis quelques jours entre le FN et les grands syndicats, CGT et FO en tête qui ont chacun pris des sanctions à l'encontre de militants qui se présentaient aux cantonales sous la bannière frontiste.

Dans
un courrier , Bernard Thibault met en garde les secrétaires généraux des organisations de la CGT contre "cet entrisme" du FN "dans les syndicats qui a pour objectif d'en faire les marche-pieds au service d'une stratégie politique."
Une lettre que Marine Le Pen a qualifiée de "haineuse et paranoïaque", allant même jusqu'à juger le leader cégétiste complètement "coupé de sa base".

Sans risque de poursuite en justice, le politiquement correct autorise en effet à dire et penser qu'un militant d'extrême-gauche est moins détestable que son homologue d'extrême-droite. Le patron de la CGT, qui a énormément durci son discours au fil des semaines de conflits internes, cherche à faire passer un certain nombre de "valeurs" dans sa centrale et il utilise tous les prétextes pour la remettre sur les bons rails.

Le président de la CFTC a un sens démocratique plus authentique.
"On ne peut pas interdire à nos militants d'être adhérents au FN, a admis pour sa part Jacques Voisin. Ils ne doivent juste pas utiliser leur mandat syndical à des fins politiques." Le patron de la centrale chrétienne ne constate pas d'entrisme frontiste actuellement dans son syndicat. "Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas", nuance-t-il dans la foulée. Il a pourtant lui aussi envoyé cette semaine une lettre à l'ensemble de ses cadres pour les appeler à la vigilance. "Bernard Thibault a eu raison de rappeler que les valeurs de la CGT ne sont pas compatibles avec les idées du FN", considère-t-il.

A la CFDT, on ne connaît pas non plus de paranoïa
Le "M. Retraites" et responsable de la politique organisationnelle, Jean-Louis Malys, ne croit pas à une stratégie d'entrisme organisé.
"Les gens ne sont plus complexés de dire qu'ils votent FN, m'a-t-il indiqué. Personne, pas même la CFDT, n'est à l'abri. On doit s'interroger sur notre capacité à combattre ces idées.

Il établit un lien étrange et révélateur
"C'est une connerie et un mythe de croire que les ouvriers ne sont pas racistes. Tout le monde, selon lui, peut avoir des réflexes de xénophobie et de racisme. Il ne remet pourtant pas en cause son idéologie qui occulte toute référence historique aux persécutions antisémites, aussi bien tsariste que bolchévique, comme au nazisme notoire du grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini. En revanche, il souligne que les partis fascistes d' Italie et d'Allemagne se sont toujours revendiqués l'émanation du peuple et la coloration sociale du FN n'est donc pas une première dans l'histoire. Mais, que dire alors de la Révolte de Kronstadt, un soulèvement armé de marins en mars 1921 réprimée par l'armée rouge dirigée par Trotski (10000 morts lors de l'assaut, 2168 marins rebelles exécutés, 1955 condamnés au travail obligatoire et 1272 libérés. Et que penser du totalitarisme et des massacres perpétrés par Staline ?
Devoir de mémoire: un détail de l'Histoire
Est-ce une hallucination ou le mufti de Jérusalem
lève bien un bras tendu
en passant en revue des bosniaques
d'une unité de Waffen SS (1943) ?

"Cela fait longtemps que le FN tente de pénétrer le monde syndical, banalise Malys.
Il avait même créé dans les années 90 ses propres sections syndicales dans certaines entreprises (RATP, la Poste...) ou corps de métiers (Police, Education...), avant de se voir interdire par la justice pour mélange des genres.

On feint aujourd'hui de redécouvrir, avec les récentes affaires de candidatures de syndicalistes aux cantonales, que la gauche approvisionne le FN.

Les seules vraies organisations de masse sont les syndicats, à côté desquelles les partis politiques passent pour des nains.
Avec ses quelque 800 000 adhérents, la CFDT compte en effet bien plus de membres que l'UMP et ses 300 000 adhérents ! C'est aussi que le FN, comme la gauche, du PCF et du parti de gauche au PS, en passant par les Verts et Europe Ecologie se disputent la misère sociale et s'approprient la défense de la cause ouvrière. Non sans démagogie, tous avec Marine Le Pen, dont le FN se qualifie de premier parti ouvrier de France, se disputent le même créneau et cherchent à implanter des relais afin de diffuser leurs idées.


La tentation nationaliste
produisons français, achetons français », slogan PCF) teintée de xénophobie et d’antisémitisme (le "juif allemand" Cohn-Bendit, les bulldozers du maire PC de Vitry: libellés PaSiDupes)

Les déçus de la gauche ne sont-ils pas responsables du coup de Trafalgar d'avril 2002 ? Après Jospin, la Ch'tite Aubry n'est-elle pas encore en train de désespérer les plus défavorisés ? Le PS commence à entrevoir confusément que sa stratégie du harcèlement systématique de l'exécutif et les criailleries permanentes du PS repoussent l'électorat non seulement populaire, mais aussi moyen, vers celle qui ne s'est pas encore usée au pouvoir.

La question de la montée en puissance du FN préoccupe les centrales qui composent toujours l'intersyndicale (CGT et FSU, CFDT et UNSA, Solidaires)
A preuve les thématiques sociales et l'entrisme frontiste, réel ou supposé, que les cinq syndicats représentatifs aborderont précisément lundi 14 mars, lors de leur prochaine réunion, puisque le FN et le CNDTS se positionnent sur le trottoir d'en face.

samedi 20 janvier 2007

Royal: les mythes ont la vie dure.

Du mythe à la réalité.
Sa Gracieuse Majesté dégaine plus vite que son ombre, mais a le tir capricieux. Il y a ceux qui sont dignes de son courroux, et les autres. Son mignon, Nono Montebourg, est suspendu, mais l'affreux JoJo Frêches est épargné !
Voici la liste –incomplètedes victimes qu’elle a honorées :
Yoyo Jospin, D’Jack-le-Che Lang, Lolo Fabius, DSK la menace éliminés, Chevènement le revenant achevé, Stéphane Bern menacé de réprésailles (cliquer sur le lien) , Flamby 1er humilié, Nono Montebourg suspendu, les employés de la région Poitou-Charentes harcélés, etc, etc… Telle est la réalité. Mais n’oublions pas Françoise de Panafieu méprisée. Royal nous annonce que sa dernière ‘première’ priorité (!) en cas de succès, sera de légiférer pour protéger les femmes battues. Ou méprisées, ou humiliées, ou harcelées ?
Mais en dépit de tout cela, de Frêches (Georges) comptines continuent de circuler, dont voici deux exemples où, espérons-le, les auteurs ont exprimé leur ironie:

- cliquer ICI pour entendre louer la belle;

- cliquer LA pour entendre vanter la bête.