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mardi 29 novembre 2016

Les crimes de Fidel Castro ne sont pas un détail de l'Histoire

Raphaël Enthoven se penche sur les égarements de Mélenchon et du PCF

"Fidel est mort," titra L'Humanité, ré-écrivain de l'Histoire

"L’histoire
[l'Histoire?] retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle."
Fidel Castro, 12 octobre 1979
Et le quotidien - méprisant, bien que sous perfusion de l'Etat- d'attaquer bille en tête "la faune de tous les anti-castristes [qui] est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire [par la petite porte: la grande est marquée d'un H]. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende." Parmi les adulateurs athées, le culte stalinien de la personnalité n'est pas mort.  

"Je pleure. 
Dès potron minet, Mélenchon est allé 
se prosterner
à l'ambassade cubaine à Paris


Pour mesurer la dimension du personnage, il faut le contextualiser [une exception communiste, car la gauche ignore la contextualisation s'agissant de la droite au pouvoir dans la crise économique et financière internationale surmontée par le quinquennat Sarkozy]. Cuba est une petite île ; elle n’est pas un morceau de l’ex-empire soviétique qui s’acharne à survivre sous les tropiques. Les Etats-Unis sont intervenus plus de 190 fois en Amérique du sud, une seule expédition a échouée [la ré-écriture de l'Histoire fait également fi de l'orthographe grammaticale] celle de 1961 à Cuba: l’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, pour tenter de renverser Fidel Castro [dont l'organe officiel du PCF oublie de rappeler que Castro et ses guérilleros révolutionnaires ont pris le pouvoir par la force]. Les archives de la CIA l’attestent [référence inattendue !] : Fidel a été victime de plus de 600 tentatives d’assassinat de la part des Etats-Unis. Pendant 50 ans, il leur a tenu la tête haute. [Les opposants cubains éliminés par Castro n'ont pas eu cette chance...]

"Fidel est le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur"
L'Huma est resté branché sur l'époque soviétique. "Il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale [le peuple a-t-il été libéré? De la famine et de l'oppression étatique?] ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste. [C'est à voir hors des murs du Comité central et des cellules communistes]

"Il y a eu à Cuba, c’est vrai, une forte personnalisation du pouvoir." 
Et l'Huma la justifie. "Ce serait le "résultat du charisme de cet homme exceptionnel et du rôle qu’il a joué dans le processus historique, de sa relation directe avec le peuple, de l’agression permanente des Etats-Unis.

Cuba a inventé des structures de "pouvoir populaire" Et cela fait donc peur.  "A Cuba, le parti unique est le produit de la Révolution, d’un processus long et conflictuel de la fusion des trois organisations révolutionnaires. A Cuba, c’est la Révolution qui a fait le parti, et non l’inverse [ce qui est une contre-vérité historique, puisque Castro a dû se rapprocher des communistes cubains, par nécessité, à la suite de son coup d'Etat: son mouvement n'avait ni légitimité ni implantation et a donc cherché à profiter de l'organisation très structurée du PC cubain. Le Parti Communiste Français est resté foncièrement, viscéralement, révolutionnaire quoi qu'il s'en défende depuis, notamment, qu'il s'est résolu, moribond, à une alliance avec le Parti de gauche, se fondant, faute de leader, dans le Front de gauche, sous la houlette de Mélenchon, candidat commun .à la présidentielle de 2017. Le PCF a entrepris une opération de blanchiment et, après s'être fait désigné sous le terme de "gauche radicale" en 2012, se refait une virginité sous l'appellation de "gauche de la gauche" en 2016. Preuve s'il en était besoin que, malgré sa déstalinisation apparente, puis le déclin de l'idéologie communiste, le discrédit progressif du matérialisme dialectique reste à accomplir].

L'internationale des dictateurs:
Castro Fidel et Raul avec Saddam Hussein
"S’il y a des hommes qui jouent des rôles irremplaçables, dans des processus historiques donnés, 
Fidel Castro est de ceux-là", affirme le journal d'extrême gauche.
"Hasta la victoria siempre, Comandante Fidel ! " En espagnol dans le texte du quotidien internationaliste idolâtre.

C'est pourtant une levée de boucliers socialistes qui a accueilli la'annonce différée de la mort du dictateur communiste

Est-elle motivée par la campagne présidentielle, alors que Hollande ou Lang se sont affichés au côté du dictateur ? 

VOIR et ENTENDRE 
le rappel à la décence du philosophe au candidat de l'extrême gauche
, le 28/11/2016 sur Europe 1 :
 

lundi 28 novembre 2016

Les pleurs de Mélenchon à la mort du dictateur Fidel Castro indignent Michel Onfray

Le philosophe s'élève contre l'hommage poisseux qu'a rendu Mélenchon au dictateur cubain.

Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" interroge 
Onfray 

L'ancien soutien de Mélenchon rappelle le vrai bilan du "lider maximo"
Fidel Castro est cher au cœur de ceux que n'interpelle pas une dictature, pour peu que la gauche en ait fait une icône révolutionnaire: Staline n'a pas troublé leur sommeil. Pourquoi les nuits de la gauche vertueuse et donc exemplaire seraient-elles hantées par les victimes de l'épuration dirigée par le guérillero Che Guevara, âme damnée et homme à tout faire d'"El Comandante" (631 condamnations à mort, 146 fusillés et 70.000 prisonniers politiques).
Lula da Silva, président du Brésil (Parti des travailleurs, et soupçonné de corruption et de blanchiment d'argent, inculpé pour entrave à la justice et corruption), l'a qualifié de "seul mythe vivant de l'histoire de l'humanité". Hugo Chávez, président bolivarien du Venezuela, a, quant à lui, déclaré que "les hommes comme Fidel ne se retirent jamais". Evo Morales en Bolivie, Daniel Ortega au Nicaragua, les dirigeants de l'ANC en Afrique du Sud, ou encore ceux du MPLA en Angola ont également assuré le président cubain de leur soutien. 

Ahmed Ben Bella qui mena la rébellion FLN en Algérie contre la France alla faire allégeance à Castro dès 1962 (ci-dessous à gauche), mais le président Hollande aussi (ci-dessus à gauche) en mai 2015. Europe 1 écrivit alors que "François Hollande et Fidel Castro ont notamment discuté de la défense de... l'environnement, une cause qui les préoccupe tous les deux[sic]." Le socialiste a-t-il évoqué les droits de l'Homme avec le dictateur "l'ancien chef de l'exécutif cubain" ? 

"J'ai rencontré le président Fidel Castro et je voulais avoir ce moment d'histoire, parce que c'est l'histoire de Cuba, l'histoire du monde. J'avais devant moi un homme qui a fait l'Histoire. Il y a forcément un débat [sic] sur ce qu'a pu être sa place, ses responsabilités [que de pudeur coupable !], mais, venant à Cuba, je voulais rencontrer Fidel Castro. Je sais ce qu'il a pu représenter pour des peuples, y compris en France, et donc il y avait cette volonté de ma part d'aller vers lui, comme lui voulait aller vers la France".

La plupart des observateurs, think-tanks et ONG comme Amnesty International, ont pourtant dénoncé les dérives autoritaires du régime castriste. 
Castro avec le Syrien Hafez el-Assad,
père du 'dictateur' Bachar al-Assad
que combat F. Hollande
Le journaliste cubain en exil Jacobo Machover parle même de "pouvoir absolu". Le Lider Máximo a pris le pouvoir le 1er janvier 1959, jour de la naissance du philosophe. Voilà donc 57 ans que les deux hommes "cohabitent", selon Onfray. Aussi à la lecture du tombereau d'hommages qu'une partie de la classe politique a rendu au défunt, le philosophe a vu rouge ! "Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" se demande-t-il crûment. Le meneur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle cherche tout bêtement à obtenir les bonnes grâces du PCF... Michel Onfray ne décolère donc pas contre le député européen qui  en apprenant la mort de Castro participa avec Jack Lang au choeur des pleureuses.
"Une partie de la gauche française rend hommage à Castro ? Elle se prosterne", corrige Pascal Praud sur RTL. "Ce béni-oui-ouisme de cette gauche qui pleure, révère et salue la mort de Fidel Castro montre une nouvelle fois qu'il existe des gentils dictateurs à gauche et méchants tyrans à droite", constate-t-il. "L'épée de Bolivar marche dans le ciel". Constat cinglant de Pascal Praud : "Fumer trop de havanes lui a tapé sur la tête". François Hollande a regretté des "manquements aux droits de l'homme" ? "C'est un peu court pour un régime qui a embastillé, torturé, supprimé des milliers de Cubains", déplore le journaliste. "Jack Lang, qu'on a connu plus inspiré, a évoqué un 'géant mondial', en souvenir de l'époque où Castro dînait à l'Élysée avec François Mitterrand", poursuit-il. "Seul [le trotskiste] Jean-Christophe Cambadélis a eu un éclair de lucidité : 'Il a manqué la démocratie à Cuba'. Tu parles ?", raille Pascal Praud."Staline, Mao, Pol Pot, Castro : les idoles de la gauche au XXe siècle dînent désormais en enfer", lance-t-il. "C'est vrai que tout le monde se trompe en politique. Enfin certains plus que d'autres, quand même", conclut-il.
M'as-tu-vu Jack Lang avec Fidel Castro
Jean-Luc Mélenchon n'a pas l'excuse d'avoir un demi-siècle de propagande derrière lui, ajoute, sans concessions, le philosophe qui déplore que dès samedi matin le fondateur du Parti de gauche se soit précipité à l'ambassade de Cuba pour exhiber son émotion. L'ancien ministre de François Mitterrand a entonné un refrain bien connu en encensant le système médical et le  système éducatif de l'île. Onfray lui réplique que lors d'un voyage à Cuba, il a rencontré des chirurgiens, qui, pour vivre convenablement, devaient conduire des taxis le jour et jouer de la guitare dans des bars le soir. Apprendre à lire et à écrire pour lire la propagande du régime, est-ce à mettre au crédit du dictateur, s'interroge Onfray ?

VOIR et ENTENDRE Pascal Praud s'indigner sur RTL des hommages de la gauche à un "dictateur sanguinaire":


Construction d'un mythe de la mort de Castro...


Le philosophe attire l'attention sur la date suspecte  -le 25 novembre- de la mort officielle du commandant de la révolution. 
Halte aux mensonges politiques ! Le 25 novembre 1956 marque en effet le début de la guérilla menée par Castro... Dans une vidéo artisanale, l'écrivain s'étonne que les deux dates fassent coïncider l'Histoire et la naissance d'un mythe. Il remet donc en cause ce hasard qui refait l'Histoire, un savoir-faire communiste inégalé: "Cela tombe bien d'un point de vue de la mythologie et de l'histoire", ironise, sceptique, l'anarchiste proudhonien.

Il révèle que le chef révolutionnaire décédé à 90 ans se comportait "comme un nabab qui vivait comme un prince des monarchies pétrolières. Rien ne manquait à sa table. Il vivait de manière somptuaire alors que les Cubains manquent de beurre". 


Pour Michel Onfray, l'aveuglement a ses limites : "Un dictateur est un dictateur, quels que soient les buts qu'il propose." Et de conclure : "Sale temps pour la démocratie, sale temps pour la liberté !"

Avec Cohn-Bendit et Mélenchon, mépris et insultes garanties


Les chiffonniers de la gauche donnent un spectacle pitoyable de la politique

Cohn-Bendit et Mélenchon s'insultent sur France 2

Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon se sont écharpés, sur le service public, dimanche 27 novembre, en pleine soirée électorale animée par le petit décoloré Laurent Delahousse pour le second tour de la primaire de la droite et du centre marquée par la large victoire de François Fillon qui a mis les deux protagonistes de fort méchante humeur. 

En cause, la familiarité du Vert avec le rouge. 
"Jean-Luc, si tu te présentes à la primaire [de la gauche], tu peux la gagner", a lancé l'ancien député européen écologiste. "Est-ce que vous pouvez m'appeler par mon nom et pas par mon prénom. Nous ne sommes pas amis, vous le savez: ne jouons pas la comédie", a rétorqué le camarade leader du Parti de gauche, en duplex. 
Et la réponse de Daniel Cohn-Bendit de fuser : "Va te faire voir ! (...) On s'est toujours tutoyés. S'il n'a pas envie, qu'il aille tutoyer Castro, qu'il me foute la paix," s'est braqué l'amateur de bio et de commerce équitable. "J'ai pas de question à lui poser; je fais pas du touche touche comme ça. "Merci Monsieur Cohn-Bendit, c'est très aimable… Voilà Monsieur Cohn-Bendit. Moi, je ne vous avais rien demandé." 

"Gardez votre calme", lâche alors Jean-Luc Mélenchon. 
"Monsieur Jean-Luc Mélenchon, vous vous prenez pour quelqu'un que vous n'êtes pas", réplique alors Daniel Cohn-Bendit.
"Gardez votre calme, ça vaudrait mieux pour tout le monde. 
-Je suis tout à fait calme. Je vous trouve d'un ridicule incroyable, Monsieur Jean-Luc Mélenchon." 

La campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2017 s'annonce  mouvementée et d'un niveau relevé, à gauche. 

Voilà donc au final Dany avait raison: Mélenchon et Cohn-Bendit se sont (en effet) déjà tutoyés https://t.co/kcMtaYY7oB via @lemondefr — Jo El Rey (@JLeroy59) November 28, 2016 Mélenchon, Cohn-Bendit, Macron : une scène aux règles inconnues https://t.co/Zpzqtssuyd via @rue89 — φ Lord Luran Data (@LuranData) November 28, 2016 Onfray – Mort de Fidel Castro : "Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" https://t.co/w8sFvphZbB via @LePoint — Damien Louvel (@Damien_Louvel) November 28, 2016 "Va te faire voir!": l'échange tendu entre Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon https://t.co/VzwWmiCs3E @BFMTV — 20H 2017 BFMTV (@20HPolitique) November 28, 2016 Cet article Primaire à droite : Tension, mépris et insultes entre Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon est apparu en premier sur Minutenews. 

Pourquoi le tutoiement entre les deux vieux camarades est-il devenu, en 7 ans, inacceptable pour l’un d’eux ?
 
Arrêts Sur Image voit dans cet éloignement "évidemment un acte politique".

"Parce que Mélenchon signifie à Cohn-Bendit son souhait de se barrer radicalement la route de la "primaire de la gauche". Entre les deux gauches, Mélenchon dresse la barrière du vouvoiement [cf. Trump avec le Mexique !]. Car il sait que la pression sur lui va être forte. Court-circuitant cette primaire du PS et de ses alliés, ne va-t-il pas contribuer à l’atomisation de ladite gauche au premier tour ?". C'est du moins le point de vue du Parti socialiste hégémonique.

jeudi 14 mai 2015

Cabale lancée par Le Point contre Rachida Dati et de prétendues "dépenses indues" de son ministère

La Cour des Comptes pointe le ministère et non pas la ministre

"Epinglée pour ses dépenses luxueuses"? Dati démonte les ambiguïtés d'une accusation ad hominem


La Cour des Comptes a-t-elle suggéré
une grosse rallonge de
ses "frais de représentation"?
Le Point commente plutôt que de s'en tenir aux faits et à l'information. "Les dépenses de l'ancienne garde des Sceaux, entre 2007 et 2009, n'ont pas été du goût de la Cour des Comptes. "Rachida Dati rattrapée par la Cour des comptes."
Le Point est détenu par François Pinault, "milliar­daire favori" de F. Hollande qui entretient une "rela­tion privi­lé­giée avec le finan­cier", selon l'hebdomadaire Marianne. 
"La Cour des comptes épingle les dépenses de Rachida Dati", titre le magazine dirigé par Étienne Gernelle qui fait des ménages sur la radio de service public, France Info, en plus de la direction du Point depuis janvier 2014, à la suite de Franz-Olivier Giesbert, qui collabora à un livre de Pierre Mauroy et écrivit une biographie de François Mitterrand.

Le Point mène la cabale contre l'ancienne ministre
"Rachida Dati, qui aimait alors paraître en Dior ou en Saint Laurent, s'était distinguée par une explosion des frais de réception de son ministère. L'enveloppe de plusieurs centaines de milliers d'euros [c'est aussi flou et vaporeux qu'une robe d'organdi] est destinée à financer des événements, fêtes et autres garden-parties. Mais, en épluchant le budget du ministère, le gendarme des finances publiques a retrouvé des bordereaux de vêtements de luxe qui n'avaient rien à faire là." Voici ne renierait pas cette présentation et Closer la revendiquerait.
VOIR et ENTENDRE le journaliste du Point lancer un défi à l'ancienne ministre:

"Rachida Dati épinglée par la Cour des comptes pour dépenses indues"
, selon la dépêche de l'AFP, reprise telle quelle par actu.orange.fr qui cite Le Point... Un effet boule de neige digne des réseaux sociaux que dénonce cette presse-là.
Le Point tourne ses phrases en sorte de salir les adversaires du pouvoir. 
Rachida Dati est-elle personnellement visée par les comptables de l'Etat? Il semblerait que oui, à en lire Le Point: "l'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati a été épinglée récemment [il y a cinq mois, en janvier !...] par une décision de la Cour des comptes pour près de 9.000 euros de dépenses indues, notamment de vêtements, et 180.000 euros de dépenses de communication lorsqu'elle était au ministère, raconte mercredi l'hebdomadaire Le Point. Est-ce que ce sont les termes de la Cour ou bien ceux de ses deux journalistes (Michel Revol et Fabien Roland-Lévy) épaulés par les services du magazine? Un récit du type que va subir l'Histoire de France du fait de la réforme du collège voulu par Najat Vallaud-Belkacem...
La Cour des comptes a refusé -mais à qui ?- pour près de 190.000 euros de dépenses au total, sur la période allant de 2007 à 2010.

Sur les 9.000 euros de dépenses, une partie des sommes ont servi à acheter des foulards Hermès, selon Le Point. Mais pour qui ? La décision fait état notamment de "factures d'achat de vêtements de luxe, de consommation de boissons ou de repas, d'achats de pâtisserie, de journaux, de produits de pharmacie", mentionné sous un bordereau "frais de réception et de représentation" liés à la fonction ministérielle.
Les 180.000 autres euros ont servi à des dépenses de communication dans le cadre de contrats passés avec la société Giacometti-Péron. Cette société est impliquée dans une enquête du pôle financier sur les dépenses de sondages et de communication sous le gouvernement Fillon. Pierre Giacometti est un conseiller proche de Nicolas Sarkozy: était-il concevable qu'il fut proche du PS?

20Minutes est moins frontal et plus sournois en illustrant son article d'une photographie de la ministre en robe de soirée.
Le Point semble avoir par avance réglé son compte à Rachida Dati. Mais -sans contester les formulations de son confrère-, 20Minutes reprend les allégations de l’hebdomadaire. La répétition semble établir une vérité: "sur les 9.000 euros de dépenses, une partie des sommes ont [une partie = "a"] servi à acheter des foulards Hermès, recopie 20Minutes, sans plus de nuances.

L'attaque de la chaîne i-télé (groupe Canal+, notoirement socialiste) est encore plus explicite dans sa présentation de sa vidéo.
 
"Les dépenses luxueuses de Rachida Dati viennent d'être épinglées par la Cour des comptes selon nos confrères du Point. L'ancienne Garde des Sceaux nie tous les faits et affirme qu'il y a une cabale politique à son encontre.
VOIR et ENTENDRE la charge:

Dati rétablit la vérité sur ces accusations

La maire du VIIe arrondissement a entièrement réfuté cette présentation. "Le ministère de la Justice ne m'a jamais financé de dépenses personnelles ou acheté un quelconque vêtement. Je ne vivais pas au ministère et mes dépenses étaient financées sur mes deniers personnels", a affirmé Mme Dati, interrogée par l'agence de presse gouvernementale. "La Cour des comptes ne m'a jamais mise en cause ni à titre personnel, ni à titre professionnel", a-t-elle ajouté.
La maire du VIIe arrondissement a réfuté entièrement cette décision. « Le ministère de la Justice ne m’a jamais financé de dépenses personnelles ou acheté un quelconque vêtement. Je ne vivais pas au ministère et mes dépenses étaient financées sur mes deniers personnels », a affirmé Rachida Dati. « La Cour des comptes ne m’a jamais mise en cause ni à titre personnel, ni à titre professionnel », a-t-elle ajouté.

Et l’avocat de Rachda Dati, Me Aurélien Hamelle, de préciser que la Cour des comptes « dans son arrêt a remis en cause, pour de pures raisons d’imputation comptable, un total d’un peu plus de 9.800 euros de dépenses. Un tiers seulement de ces dépenses concerne des vêtements et accessoires qui étaient des cadeaux faits aux délégations judiciaires étrangères en visite en France (cravates, foulards…). C’est une pratique parfaitement habituelle. La Cour des comptes n’a pas considéré que ces dépenses étaient injustifiées".


Tous les organes de presse ne font pas droit à la défense

Me Aurélien Hamelle, avocat de Mme Dati, a affirmé par communiqué que l'ancienne garde des Sceaux fait "l'objet d'une polémique insidieuse (...) Contrairement à ce qui peut être lu dans différents media, elle n'a laissé aucune ardoise à une quelconque maison de luxe et la Cour des comptes ne lui a pas 'refusé' 9.000 euros de factures".

Dans son arrêt, la Cour des comptes "a remis en cause, pour de pures raisons d'imputation comptable, un total d'un peu plus de 9.800 euros de dépenses. Un tiers seulement de ces dépenses concerne des vêtements et accessoires qui étaient des cadeaux faits aux délégations judiciaires étrangères en visite en France (cravates, foulards...). C'est une pratique parfaitement habituelle. La Cour des comptes n'a pas considéré que ces dépenses étaient injustifiées". Le Point serait donc justifié à admettre qu'elles étaient... justifiées !

De son côté, Pierre Giacometti rétablit également les faits.
Il a assuré par communiqué que "les prestations de la société GiacomettiPéron, faisant l'objet des contrats passés avec le ministère de la Justice, ont bien été effectuées en respectant scrupuleusement la nature des interventions prévues par ces contrats : réunions régulières avec le cabinet, notes d'analyse et de recommandations stratégiques, suivi des actions de communication menées dans le cadre des réformes engagées par le ministère".

"La société GiacomettiPéron s'inscrit en faux contre toutes insinuations qui laisseraient entendre que le ministère de la Justice n'aurait pas été directement bénéficiaire de ces prestations", insiste-t-il.

A propos de "l'affaire des sondages de l'Elysée", "la société GiacomettiPéron rappelle que durant ses quatre années de missions pour la présidence de la République, aucun sondage d'opinion n'a été réalisé par elle pour la présidence de la République ou pour le gouvernement, ni facturé. En aucun cas la société n'a participé à la commercialisation de sondages d'opinion avec quelque institut de sondage que ce soit. Elle a respecté scrupuleusement les prestations prévues dans le cadre des contrats signés selon la procédure de gré à gré habituelle dans les métiers de conseil".

A preuve de la cabale, l'ensemble de ces sommes, validées par le comptable public de la Place Vendôme, devra être remboursées par le ministère.

Qu'est-ce qui pouvait
distraire l'attention de l'opinion des critiques soulevées par la poignée de mains "historique" du président Hollande avec l'ex-dictateur de Cuba, réduit à l'état de momie ? 
Le Point s'est chargé de la basse besogne. 

mercredi 13 mai 2015

A Cuba, Hollande est allé chercher sa Rolex en héritage

Une photo de Castro avec deux Rolex amuse les visiteurs de Sarkozy mais irrite le peuple cubain

Le message de Séguela est passé auprès du sexagénaire Hollande


"Si à 50 ans t'as pas une Rolex, t'as raté ta vie"
L'environnement des responsables politiques en dit plus long que leurs discours

Mais il faut savoir observer en laissant couler le sonNicolas Sarkozy a-t-il voulu informer les masses populaires et la diversité quand il a reçu TF1 et Europe1 dans ses bureaux de la rue Miromesnil à Paris, le mercredi 2 juillet 2014.

Un téléspectateur a aussitôt repéré une photo encadrée à l'arrière plan. En zoomant, cet internaute a pu facilement identifier le sujet du cliché, Fidel Castro, le révolutionnaire communiste, arborant deux montres Rolex au poignet.


Voici un agrandissement de la photographie affichée dans le bureau de Sarkozy

castro rolex


D'autres portraits de l'oppresseur du peuple cubain confirment qu'il a la main lourde... de deux Rolex et les goûts bourgeois du maître à penser de Jean-Luc Mélenchon et d'Olivier Besansenot, avec lequel le socialiste Julien Dray partage la même onéreuse passion pour l'horlogerie de luxe (voir 'libellé' à son nom, ci-dessous) et notamment " Dray: "Touche pas à ma montre" ! : Julien, l'idole des Cartier ! 
La présence de ce cliché révélateur dans les bureaux d'un responsable politique peu suspect de proximité avec Cuba a une signification claire. La personnalité et les faiblesses des dictateurs sont en fort décalage avec l'image qu'offre d'eux la propagande officielle au bon peuple. C'était le cadeau d'un ami au président au moment où la presse de gauche se gargarisait de l'aspect soi-disant "bling bling" de Nicolas Sarkozy.

Le Parisien a eu beau rappeler au passage que Nicolas Sarkozy ne porte pas de Rolex mais une montre Patek Philippe, modèle 5140G. Un cadeau de sa femme Carla Bruni et non pas payé par le sang versé du peuple cubain. Un supporter du président métis, Barack Obama, l'acteur Démocrate Robert Redford porte la GMT Master de Rolex, - 15.000 euros- première marque mondiale de montres de luxe devant Omega, Breitling et Patek.

Pourquoi pas deux portables pour l'un, quand l'autre exhibe deux Rolex  !

mardi 12 mai 2015

Au pouvoir comme dans l'opposition pour dénoncer, Hollande parle des "nouveaux négriers" au lieu d'agir

A Pointe-à-Pitre, le socialiste fait un parallèle entre la traite négrière et l'esclavage moderne

L
e chef de l’Etat est allé 
aux Antilles dénoncer les "nouveaux négriers" de... Méditerranée
 Gigantesque bâtiment long de 240 mètres,
voulu par Victorin Lurel, ancien ministre
L'occasion de l'inauguration du mémorial ACTe était-elle le moment le mieux choisi pour commenter les abandons aux portes de l’Europe de rafiots chargés de migrants ?
Même s'il est facile d'exalter le devoir de mémoire dans des discours à chaque fois plus historiques les uns que les autres, ce week-end, François Hollande s'est à nouveau laissé aller sur le combat qu'"il faut" et qu'"on doit" mener, en tous les cas les autres, contre l’esclavage.

Le Mémorial ACTe qu’il a inauguré dimanche matin à Pointe-à-Pitre est tourné vers le passé plutôt que vers ces formes modernes d'esclavage
En présence de nombreuses délégations caribéennes et africaines, il  a estimé qu'il "permettra […] de dire au monde que ce combat pour la dignité humaine n’est pas achevé". Il a évoqué "de nouveaux négriers [qui] monnayent des cargaisons humaines. En Méditerranée, des passeurs criminels remplissent des bateaux d’êtres humains. Des terroristes en Syrie, en Irak ou au Nigeria capturent des innocents pour les vendre ou les posséder et […] s’inventent des prétextes religieux pour justifier leurs crimes". Liste à laquelle il ajoute au passage l’exploitation des enfants soldats. Le mémorial, plus grand centre au monde du souvenir de la traite des noirs et l’esclavage, "doit [!] permettre de connaître le passé, mais aussi de lever une force pour que nous puissions, ici, avoir une mission de développement", a tenté d'expliquer François Hollande en des termes d'une obscure clarté qu'il devra préciser en Haïti.


Le Président a essuyé des critiques de tous bords 

Les indépendantistes ont boycotté la cérémonie.
Au leader syndical Elie Domota, le Président lance un appel au rassemblement. "Cette mémoire ne doit pas être vindicative. Elle doit être rassembleuse et nous amener à lutter contre les formes, hélas, nouvelles d’esclavage." Mais un proche tacle aussitôt les incohérences des contradicteurs: "le mémorial va dans le sens de la réconciliation et donc ça ne plaît pas aux indépendantistes, alors même que certains sont dans le comité scientifique du musée", polémique-t-il en faveur du métropolitain. 

La repentance d’Etat ne gênerait pas François Hollande, mais il n'a pas les moyens de verser les réparations qui lui sont réclamées pour la colonisation et l’esclavage. Certains réclament 21 milliards d’euros, mais "si ce sujet se règle, ils n’ont plus de cause", estime le même expert ès Antilles anonyme.

La France va s’acquitter de la dette de Haïti, a annoncé François Hollande. Appelée la "rançon de l’indépendance", elle est aujourd’hui évaluée à 17 milliards d’euros. Si avisés soient-ils, les décrypteurs sont dans le flou. On ignorait toujours dimanche après-midi si cela signifie à nouveau verser cette somme aux autorités haïtiennes ou si'il s'agit de ce qui a déjà été affecté. 
Ce qui est clair, en revanche, c'est que les Antilles françaises se sont faites bananer sur la question des réparations.

VOIR et ENTENDRE l'inauguration à laquelle la population n'a pas été conviée 

"Le débat sur les réparations, je le sais, n’est pas épuisé. Je reprends à mon compte les mots d’Aimé Césaire quant à la nature irréparable du crime", a-t-il lâché dans son discours d’inauguration, faisant naître un fort sentiment de colère, jusque parmi ceux qui ne lui demandaient rien. 

VOIR et ENTENDRE Lilian Thuram défendre évidemment la réalisation, alors que le reste de la population est sceptique sur l'affectation de tous ces millions qui auraient pu améliorer le quotidien de ses contemporains:
L'ancien footballeur n'est vraiment représentatif que de lui-même, avide d'égards et d'honneurs.

Le parallèle présidentiel avec l’esclavage moderne a eu le don d’énerver Christiane Taubira.  
L'indépendantiste E. Domota,
poing levé,
et l'autonomiste Taubira,
 future ministre de Hollande
La garde des Sceaux, qui est dans les valises de Hollande pendant toute la tournée caribéenne, qui vient d’écrire un livre sur l’esclavage et qui rappelle devant tous les micros et caméras que l’esclavage historique est un système d’Etat "codifié et régulé". "On doit combattre l’esclavage aujourd’hui, mais la confusion est mauvaise conseillère et en plus elle est l’apanage des imbéciles", a-t-elle balancé, méprisante comme à son ordinaire, samedi en Martinique. La mégère s'est toutefois laissée apprivoiser avant de se prendre une volée de bois vert de l’Elysée. Oui, "il y a encore de l’esclavage dans le monde, et il doit être combattu avec la même détermination", a finalement estimé l'ex-indépendantiste et autonomiste aujourd'hui ministre des anciens colons. "Simplement, ce n’est pas le même, venant de groupes terroristes ou mafieux", a-t-elle maintenu, à juste titre.

Le coût de l’ensemble architectural au centre d'une polémique
Officiellement, on l'estime à 83 millions d’euros. Après avoir rendu déposé une gerbe de fleurs devant le monument en "Sang Chaînes, Cent Chaînes, Sans Chaîne" au centre de Pointe-à-Pitre, François Hollande a coupé le ruban tricolore devant l’entrée du mémorial, un magnifique bâtiment fait de façades de verre et de métal enchevêtré, aux faux airs de Mucem marseillais, construit sur le site d’une ancienne usine sucrière Darboussier. "Les critiques, ça fait partie du jeu, relativise Josée, venue attendre François Hollande sur la place de la Victoire. Aujourd’hui, c’est la reconnaissance de dix ans de lutte pour imposer ce projet. Mettre de l’argent dans la mémoire c’est aussi important que dans l’avenir."

Samedi soir, après sa rencontre avec les élus et un dîner républicain, François Hollande s’est offert une visite nocturne de détente, au calme de l’immense bâtiment avec le président de la région Victorin Lurel, le président du Sénégal, Macky Sall, et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, Michaëlle Jean.

Six ministres ont déserté Paris et leurs ministères pour la Caraïbe: la ministre de la justice, Christiane Taubira; la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin; la ministre de l'écologie, Ségolène Royal; la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, Harlem Désir, secrétaire d'État né à Paris chargé des affaires européennes, Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du de la Francophonie dans ce département français, ainsi que le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. Sans doute pour ménager les victimes de l'austérité que  leur ont imposé les errements des gouvernements Ayrault et Valls
Combien d'avions et de CO2 l'exécutif a-t-il consommé d'île en île, avec des délégations différentes de l'une à l'autre, et à quel coût?

Hollande, premier visiteur de Fidel Castro, le gentil dictateur de Cuba

Hollande condamné par la droite, mais félicité par la gauche...

Le président de la République est allé serrer la main du dictateur Castro
Le président socialiste a-t-il demandé
la libération immédiate 
des centaines de prisonniers politiques?
Le président socialiste a profité de sa tournée de cinq jours en Amérique du Sud pour griller la politesse aux Etats-Unis dont rien ne dit que le président se serait compromis le premier avec le dictateur. Reste que la presse française aux ordres parle d'une "rencontre historique" qui aggrave historiquement la rupture du Parti socialiste avec les démocrates occidentaux.

L’UMP souligne l'indignité de ce coup médiatique. 
Cette injure aux victimes du révolutionnaire communiste laisse d'ailleurs Valérie Pécresse accablée. "La France doit participer au processus d’ouverture de Cuba, c’est nécessaire [à notre économie], mais pas au détriment des Droits de l’Homme", fait valoir la députée des Yvelines sur i-télé. 
Bruno Le Maire est plus vindicatif. "C’est une dictature de la pire espèce", gronde le député sur BFM TV, qualifiant cet affichage de "pathétique".

A l'extrême gauche, les adversaires du régime de la Syrie s'en félicitent 

Jean-Luc Mélenchon, député européen du Front de gauche - communistes du PCF et Parti de gauche, s’est empressé mardi matin de saluer cette compromission. Evitant d'aller à l'essentiel, la défense des droits de l'Homme, l'ex-socialiste estime que "Fidel Castro et Cuba donnent une leçon de ténacité"... "Ça me fait plaisir", se réjouit-il, au mépris des victimes du totalitarisme communiste à peine tempéré par son successeur de frère, Raul Castro. 
Un avis partagé par les ayatollahs écologistes d'Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV). 
Slogan de la LDH
Né à La Havane (Cuba) où il n'est pas resté, le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert   entretient la rumeur selon laquelle le président américain Barack Obama aurait lui aussi rencontré dans la plus grande discrétion Fidel Castro. Etait-il besoin de justifier la démarche de Hollande ? 
La Maison Blanche est moins affirmative et déclare qu’une visite de Barack Obama l’année prochaine "n’est pas exclue". Une nuance importante.