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jeudi 21 mai 2020

Olivier Dussopt, ministre vénal de Macron, s'est fait choper

Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a accepté des oeuvres d'art offertes par un fonds d'investissement suédois

Mediapart révèle comment l'Ardéchois compromet le gouvernement avec la SAUR

Olivier Dussopt est épinglé mercredi par Mediapart pour avoir accepté deux lithographies en cadeau de la Sauralors qu’un contrat était en négociation en 2017 entre l’entreprise de gestion de l’eau et sa ville d’Annonay (Ardèche).
Les oeuvres sont signées Gérard Garouste (1946), artiste français polymorphe contemporain qui a réalisé des œuvres ou des décors pour le palais de l'Elysée et des sculptures de la cathédrale d'Evry, ville de Manuel Valls.
Pour copains de pensionnat, il a eu Patrick Modiano, Jean-Michel Ribes, qui lui confiera la réalisation de décors de son théâtre, ou François Rachline.
Homme bipolaire, l'artiste est rongé par le passé trouble d’un père collabo et sera philosémite au point d’en devenir juif et d'épouser une femme juive, dont les ascendants polonais sont morts à Auschwitz.
Parmi ses commandes publiques, citons le plafond d’une chambre de l’appartement présidentiel au Palais de l’Elysée (1983), au temps de François Mitterrand, un temps marcheur de Pétain...
Alors député-maire PS d'Annonay, Dussopt s'est laissé soudoyer dix mois avant son entrée au gouvernement.
Les faits datant de janvier 2017 sont relatés par le site trotskiste et révèlent une face cachée d'Olivier Dussopt, actuel secrétaire d’Etat à la fonction publique qui, modèle de l' "en même temps" de Macron, avec d'autres anciens socialistes, fonda en 2020 le parti Territoires de progrès qui vise à rassembler l'aile gauche de la majorité.

L'honneur de Dussopt est évalué à "un peu plus de deux mille euros"valeur estimée des œuvres, offertes par l’intermédiaire de Franck Meneroux, l’un des dirigeants de la SAUR en Ardèche, selon Mediapart. 
"Problème : seulement quelques jours avant de se voir offrir les lithographies de Garouste, Olivier Dussopt a annoncé publiquement en tant que maire d’Annonay un partenariat industriel avec… la Saur pour l’installation d’une micro-turbine hydroélectrique sur la commune", indique Mediapart. Le contrat, négocié depuis 2016, a été formellement signé six mois plus tard, le 1er juin 2017.
"Un cadeau d'ami," mensonge ou aveu de Dussopt ?

 Olivier Dussopt a d’abord invoqué un cadeau d'« ami » avant de reconnaître « un cadeau de l’entreprise ».
"In ze pocket" !
Joint mardi soir par le site, Olivier Dussopt a d’abord invoqué un cadeau d’"ami" de Franck Meneroux avant de reconnaître "un cadeau de l’entreprise" offert à l’occasion d’un entretien avec ce responsable et un autre cadre de la Saur. 

Le secrétaire d’Etat avoue n’avoir pas déclaré ces lithographies à la déontologue de l’Assemblée nationale – comme c’est requis pour tout cadeau de plus de 150 euros – car le futur sous-fifre de Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, "ignorait la valeur" des deux tableaux.
Il serait grand temps qu'Agnès Roblot-Troizier, cette déontologue, se déconfine... Si jamais cette professeure agrégée de droit public à l’université Panthéon-Sorbonne veut bien passer de la théorie à la pratique.

Il assure "par ailleurs et pour éviter toute polémique (avoir) décidé de restituer ce cadeau dans les plus brefs délais". 
Sans Mediapart, l'aurait-il fait, trois ans plus tard?

Dussopt : «Nous voulons tenir l'objectif de supprimer 120 000 ...
Un temps proche de la Nouvelle gauche de Benoît Hamon et membre du Conseil national du Parti socialiste, il jure enfin que l’attribution de contrats à la SAUR s’est faite sans qu’il intervienne dans la procédure, en fonction de "critères de choix fixés par le cahier des charges de l’appel d’offres" et que "la Saur a remporté ces marchés pour lesquels elle était la mieux-disante"

Franck Meneroux a indiqué à Mediapart "ne pas gérer ce genre de chose", admettant implicitement une pratique connue de l'entreprise et renvoyant au service communication de la Saur. 
Fondée en 1994 par la banque suédoise SEB, détenue par la société AEA Investors (holding de la famille Wallenberg qui a créé la holding EQT Partners, propriétaire de la SAUR ), établie à Stockholm, l’entreprise n’a pas fait de commentaire, précisant avoir "diligenté une enquête interne"... 


mercredi 2 mars 2016

El Khomri, larguée par un conseiller du ministère du Travail

L’ex-conseiller de Myriam El Khomri explique pourquoi il claque la porte 

L'ancien conseiller stratégie de la ministre du Travail s'est mis en congé de la République
 
Pierre Jacquemain ne supportait plus les conditions de travail imposées par son patron. Il a démissionné début février, mais les Français ne l'on appris qu'un mois plus tard, quand le Canard enchaîné l'a révélé la semaine dernière. On pourrait en outre penser que son ancien conseiller au secrétariat d’Etat à la politique de la ville (2014-2015) pointe Myriam El Khomri, mais il dézingue en fait l'avant-projet de loien raison de son désaccord avec le texte et avec l'homme qui tient la main de la ministre, occupe son cerveau et tire les ficelles de sa marionnette. 

Pierre Jacquemain devait notamment se charger de la réforme du code du travail. 
Cependant, face à ce qu’il a considéré comme une trop forte ingérence de Matignon dans la conduite du projet de loi, l'ancienne "plume" de Myriam El Khomri s’est opposée aux orientations du premier ministre et de Myriam El Khomri, pour finalement claquer la porte du ministère du Travail début février et non pas "quitter sa fonction le lundi 29 février", comme l'affirme Le Monde, organe de presse officieux de l'Etat-PS. 
C'est de surcroît à L'Humanité que ce jeune homme  issu de la gauche radicale (il a été collaborateur de Clémentine Autain) et en charge de la stratégie publique de la ministre, livrait lundi les raisons de sa démission.

L'avant-projet de loi de Valls est contesté jusque dans l'entourage de Myriam El Khomri
"Peut-être ai-je été trop naïf sur la capacité de la ministre du travail, Myriam El Khomri, à faire rêver et progresser les travailleurs de notre pays" ? A incarner une parole de gauche, une parole libre, une parole utile, une parole forte. Une parole juste. Celle qui dénonce la paupérisation de la société, celle qui s’insurge devant la précarisation du monde du travail qui conduit des millions de Français à vivre au jour le jour – avec toujours cette peur du lendemain. La réforme de Myriam El Khomri devait porter l’exigence d’un nouveau modèle de société. C’était, je le crois, l’ambition de la huitième ministre du gouvernement." Une place de choix dans la hiérarchie gouvernementale. 

C'était sans compter avec l'autocrate Valls
 
"En réalité, la politique du ministère du Travail se décide ailleurs, à Matignon." C’est le Premier ministre qui  tire les ficelles de son âme damnée. Après le rapport Combrexelle, Myriam El Khomri avait pourtant une grande ambition. Elle a mené une concertation fructueuse avec les partenaires sociaux, qui a débouché sur de réelles avancées, estime son ex-conseiller. Malheureusement, aucune de ces avancées n’apparaît dans le projet de loi final. Le compte personnel d’activité n’est qu’une coquille vide, qui n’est que l’agrégation de droits sociaux déjà acquis. Par ailleurs, à qui veut-on faire croire que la dématérialisation des fiches de paie est une grande avancée sociale ?"
La confirmation que "c’est le premier ministre qui donne le ton" est arrivée ce lundi matin, car c'est bel et bien Manuel Valls qui a annoncé le report à la fin mars de la présentation du texte en Conseil des ministres, pour "lever un certain nombre d'incompréhensions". Les interlocuteurs de ce bac +3 ne comprennent rien à rien !...
 
"Un porte-voix exceptionnel pour donner le 'la' à une réforme majeure du quinquennat dans un gouvernement au parti pris libéral assumé ? Le président de la République lui-même avait fait de cette réforme l’un des tournants de son quinquennat. Ce devait être une réforme de progrès; ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères. 
"Ce projet de loi est une erreur historique, assène le conseiller. C’est une régression en matière de droits sociaux, dans la mesure où de nombreux acquis des travailleurs pourront être renégociés à l’échelle des entreprises, où le rapport de force est systématiquement défavorable aux salariés. C’est un non sens économique, parce qu’il n’est pas prouvé que cette loi créera de l’emploi.
C’est enfin
un non sens politique: quand on se dit de gauche, quand on s’estime progressiste, je ne vois pas comment on peut soutenir un tel texte."
Myriam El Khomri était-elle la bonne personne au bon endroit ?

Fleur Pellerin était déjà une erreur de casting. Et c'est une femme de plus que Hollande a jetée comme un Kleenex. 
 
Après la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem à l'Education, c'était, semble-t-il, au tour d'une autre trentenaire de prendre les commandes d'un grand ministère. Comme d'élire un métis à la Maison Blanche, en le faisant passer pour Black, et maintenant, la première femme, une septuagénaire, en la faisant passer pour agile et équilibrée. Dans dix ans, le PS pourra citer les noms de ces deux calamités, avec celui d'Audrey Azoulay, pour preuve de la promotion socio-politique du Maghreb sous une présidence socialiste, indépendamment de leurs accomplissements et de leur impopularité. 

N'est-ce pourtant pas cette même 
Myriam El Khomri, ministre de Hollande, il faut dire, qui, en novembre 2015, a étalé l'étendue de son incompétence sur le nombre de renouvellements d'un CDD ? Après s'être empêtrée sur ce nombre lors d'une entretien de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, elle a ensuite avoué qu'elle ignorait la réponse.
En fin de matinée, depuis la cour de l'Elysée et en direct sur BFMTV, Myriam El Khomri avait commis l'imprudence de revenir sur cet échange, se disant "très sereine", et considérant qu'il n'est pas dans son rôle de "réciter l'intégralité des articles du Code du travail". Pffftttt....

Si El Khomri a trébuché dans sa douche, 
Trop drôle de gérer le chômage des Français !
c’est parce que c'est une militante fonceuse, nous assure-t-on, comme s'il s'agissait d'une qualité. A 38 ans, la franco-marocaine, qui dépasse Valls d'une tête, a moins que jamais la notion du possible et peut tenir tête au premier ministre, si c'est un petit zizi, ou au président de la République, si c'est un gros mou, car la bécasse a plus d'ambition que de perspicacité: c'est une arriviste à qui son militantisme a tout donné tout cuit, au nom de la promotion de la diversité. Son parcours depuis Rabat, son DESS acquis dans une université amie, au vu de "ses engagements, son expérience à la Ville de Paris et au secrétariat d’Etat à la politique de la ville auraient pu – auraient dû – la conduire à porter haut et fort les revendications des travailleurs, à défendre les salariés d’Air France quand 3.000 postes sont menacés", mais les petits gestes princiers de la main et la distribution de sourires ne règlent rien. S'est-elle fermement opposée au travail le dimanche? N'a-t-elle rien lâché sur les commandes patronales, notamment en matière de licenciement ? Son conseiller dit avoir cru en elle. "Et nous avons échoué", constate-t-il. 

Mais Myriam El Khomri y croit encore, constate son ex-conseiller.
Fonceuse du genre bourrin, ambitieuse qui accepte tout ce qui passe, elle n'a pas imaginé un seul instant que "petit zizi" la fourrait dans un mauvais pétrin, faisant d'elle la mère-porteuse de son projet de réforme du Code du Travail pour ne pas y laisser de plumes. La dinde, oui. Les féministes socialistes se sont mobilisées sur les plateaux de télévision pour faire croire qu'elle est plus maligne qu'elle en a l'air et qu'elle est victime de machisme et, pendant qu'on y était, de sexisme, car si on est une femme, on est forcément supérieure à l'homme. Au même titre que les attentats nous font quelque peu douter de Malraux assurant que "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas", Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri contredisent la maxime de Louis Aragon selon laquelle "la femme est l'avenir de l'homme"...

"Je n’étais donc plus utile à ses côtés. J’ai quitté son équipe sur un désaccord politique et stratégique majeur." Et Jacquemain d'ajouter: "D’ordinaire, un conseiller ministériel, petite main de l’ombre, ça ferme sa gueule." Mais la petite main prépare sa reconversion: un  changement de majorité est si vite arrivé...   

mardi 22 décembre 2015

Pacte républicain contre le chômage: les Français n'attendent pas "l'union nationale", mais des résultats

Raffarin a une"mauvaise approche", met en garde Woerth

Le sénateur Raffarin a-t-il perdu le contact avec les réalités  ?


La méthode Raffarin de 'pactisation' avec la gauche en échec alarme le secrétaire général des Républicains.
  • Eric Woerth rejette l'idée de Jean-Pierre Raffarin d'un "pacte républicain contre le chômage", estimant que les Français n'attendent pas "l'union nationale", mais des résultats.

    La proposition de l'ancien Premier ministre (67 ans) d'"un pacte républicain contre le chômage" pour éviter une victoire du FN en 2017 a évidemment reçu le soutien d'un Manuel Valls aux abois et aussi du président du Medef Pierre Gattaz. 

    "C'est une mauvaise approche", juge pourtant l'ancien ministre du Budget 
    Eric Woerth observe que le patron des patrons "parle du point de vue de l'entreprise, pas du point de vue de la démocratie".

    "Ce qu'attendent les Français, ce n'est pas l'union nationale, ce sont des résultats", assure Eric Woerth dans un entretien mardi au quotidien Les Echos. "Nous ne sommes pas la roue de secours de François Hollande. La bonne réponse, c'est une opposition crédible, efficace, qui incarne l'alternance".

    "S'il n'y a plus de majorité et d'opposition, il n'y a plus de démocratie"

    Interrogé sur le projet de réforme constitutionnelle, le député de l'Oise propose plutôt de "créer un deuxième volet", un volet "économique". "Nous pourrions par exemple supprimer le principe de précaution et le remplacer par celui d'innovation (...)".

    "L'union nationale est un mirage que l'on ressort dans les périodes difficiles,"
    explique encore Eric Woerth. François Hollande ne veut pas l'union nationale, il veut l'union autour de lui pour être réélu en 2017". Il veut compromettre l'opposition en l'entraînant dans ses errances. 

  • "Nous ne sommes pas là pour endosser les échecs de François Hollande et notamment celui de sa politique économique et sociale", développe-t-il.

    L'exécutif socialiste fait du FN l'alpha et l'omega de sa politique et les demandeurs d'un emploi attendent une réponse économique.

mardi 12 mai 2015

Hollande, premier visiteur de Fidel Castro, le gentil dictateur de Cuba

Hollande condamné par la droite, mais félicité par la gauche...

Le président de la République est allé serrer la main du dictateur Castro
Le président socialiste a-t-il demandé
la libération immédiate 
des centaines de prisonniers politiques?
Le président socialiste a profité de sa tournée de cinq jours en Amérique du Sud pour griller la politesse aux Etats-Unis dont rien ne dit que le président se serait compromis le premier avec le dictateur. Reste que la presse française aux ordres parle d'une "rencontre historique" qui aggrave historiquement la rupture du Parti socialiste avec les démocrates occidentaux.

L’UMP souligne l'indignité de ce coup médiatique. 
Cette injure aux victimes du révolutionnaire communiste laisse d'ailleurs Valérie Pécresse accablée. "La France doit participer au processus d’ouverture de Cuba, c’est nécessaire [à notre économie], mais pas au détriment des Droits de l’Homme", fait valoir la députée des Yvelines sur i-télé. 
Bruno Le Maire est plus vindicatif. "C’est une dictature de la pire espèce", gronde le député sur BFM TV, qualifiant cet affichage de "pathétique".

A l'extrême gauche, les adversaires du régime de la Syrie s'en félicitent 

Jean-Luc Mélenchon, député européen du Front de gauche - communistes du PCF et Parti de gauche, s’est empressé mardi matin de saluer cette compromission. Evitant d'aller à l'essentiel, la défense des droits de l'Homme, l'ex-socialiste estime que "Fidel Castro et Cuba donnent une leçon de ténacité"... "Ça me fait plaisir", se réjouit-il, au mépris des victimes du totalitarisme communiste à peine tempéré par son successeur de frère, Raul Castro. 
Un avis partagé par les ayatollahs écologistes d'Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV). 
Slogan de la LDH
Né à La Havane (Cuba) où il n'est pas resté, le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert   entretient la rumeur selon laquelle le président américain Barack Obama aurait lui aussi rencontré dans la plus grande discrétion Fidel Castro. Etait-il besoin de justifier la démarche de Hollande ? 
La Maison Blanche est moins affirmative et déclare qu’une visite de Barack Obama l’année prochaine "n’est pas exclue". Une nuance importante. 

mercredi 18 mars 2015

Elections départementales: Juppé tire contre son camp

Le maire de Bordeaux fustige la ligne "à droite toute" de l'UMP qui, selon lui, "fait le jeu du Front national"

Et si Juppé combattait plutôt le FN et le PS ?

Le candidat à la primaire UMP s'en prend à Nicolas Sarkozy... Ancien Premier ministre UMP - il y a vingt ans (1995 – 2 juin 1997), il dénonce mercredi, dans un entretien avec à La Voix du Nord, une ligne "à droite toute" qui ferait "le jeu du Front national". Alain Juppé déclare:"Je suis pour une ligne d'alliance de la droite et des centres et non pas pour une direction du parti "à droite toute" qu'on dit "décomplexée." Sans rien démontrer, il assure qu' "on voit bien qu'en réalité, elle fait le jeu du Front national".

Comme Manuel Valls - premier ministre socialiste  en vacance du pouvoir -  le maire de Bordeaux est mercredi dans le Nord, à Roubaix et Tourcoing, pour soutenir les candidats aux élections départementales. Avant une réunion publique en soirée à Tourcoing au côté du député-maire UMP de la ville, Gérald Darmanin, il visitera un site culturel et deux entreprises spécialisées dans le numérique et le textile. On imagine qu'il aura un mot de soutien en faveur de l'élu local qui s'est fait insulter par la garde des Sceaux, puis stigmatiser en pleine Assemblée nationale par un premier ministre socialiste dans tous ses états. 


Juppé prend prétexte des Départementales pour faire campagne contre le président de l'UMP 


L
'extra-lucide bordelais fait un procès d'intention à la direction de son parti. 
"On voit bien qu'une partie non négligeable des militants (UMP) est tentée de rejoindre le Front national. Eh bien, le rôle des dirigeants, c'est de ne pas suivre ce mouvement", insiste Alain Juppé, obnubilé par Marine Le Pen et ligué avec le PS. Il fustige "toute compromission avec le FN", pour des raisons à la fois "de principe ou de programme". Or, c'est depuis que l'Etat-PS est aux commandes que le parti d'extrême droite prospère à chaque élection.  


Marine Le Pen "s'est précipitée dans les bras de M. Tsipras et de l'extrême gauche grecque parce qu'elle y trouvait un discours anti-européen. C'est son obsession, son seul élément de programme, tous nos maux viennent de l'Europe", ironise-t-il. Or, Juppé néglige totalement les autres soutiens de Tsipras, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Parti communiste.


"Décortiquer son programme pour ouvrir les yeux de ses électeurs"
"Or, qu'est ce qui se passe en Grèce depuis trois mois? Le nouveau gouvernement a mangé son chapeau et ses électeurs ont dû se sentir trompés. Alors, que les adhérents du Front réfléchissent un peu au caractère démagogique de promesses qui ne seront pas tenues", ajoute-t-il, décidément plus préoccupé de vilipender que de proposer.


Affronter la présidente du FN, c'est "décortiquer son programme pour ouvrir les yeux de ses électeurs", "défendre notre propre projet" et "enfin, faire l'union", ajoute Alain Juppé, 70 ans, dont on attend
 effectivement qu'il apporte sa contribution au combat collectif...

Pris en défaut de courtoisie, notamment alors qu'il était supposé accueillir le président de l'UMP dans sa municipalité, Juppé a provoqué l'assistance et
s'est fait huer à plusieurs reprises dans des réunions UMP pour avoir plaidé en faveur d'une alliance avec le MoDem. Or, le président de ce parti centriste avait clamé - avec une belle constance - en 2012 qu'il voterait -personnellement- pour le socialiste Hollande, après s'être déjà compromis avec la candidate Ségolène Royal en 2007. Fallait-il, alors que la crise économique se développait, s'est précipiter dans les bras du candidat de la gauche et donc se compromettre avec l'extrême gauche ?

vendredi 10 janvier 2014

Soupçons de conflits d'intérêts sur Manuel Valls

Valls s'est-il compromis dans l'aménagement d'Evry ?

Un article de Karl Laske, dans  Mediaprat du vendredi 10 janvier 2014

Le ministre de l’intérieur a attribué, en avril 2011, le marché "d’élaboration du projet de territoire" de l’agglomération d’Évry à une urbaniste qui n’est autre que son ex-compagne. Parmi les candidats non retenus, l’architecte Michel Cantal-Dupart, moins disant, s’étonne des modalités de l’appel d’offres.

Manuel Valls n’a, semble-t-il, pas vu le conflit d’intérêts. Ou bien l’a-t-il ignoré. En avril 2011, le député et maire d’Évry a attribué, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le marché "d’élaboration du projet de territoire" à son ex-compagne, Sybil Cosnard, urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry.

Ce marché public, intitulé "mission d’assistance maître d’ouvrage pour la préparation du projet de territoire, et la définition de la stratégie de marketing territorial", avait fait l’objet d’un appel d’offres lancé en novembre 2010. Plusieurs groupements d’urbanistes et d’architectes y avaient répondu.

Parmi les candidats non retenus, l’architecte de renom Michel Cantal-Dupart s’étonne de l’attribution de ce marché à une proche du président de l'instance intercommunale, et juge que les modalités de l’appel d’offres posent question.

C’est à travers une société unipersonnelle créée quelques mois plus tôt, City Linked, que Sybil Cosnard décide de répondre à l’appel d’offres en associant à son projet l’architecte Roland Castro. Elle connaît bien ce territoire, puisqu’elle a été chargée du "développement urbain" de 2004 à 2008 à la mairie d’Évry. L’urbaniste a rejoint ensuite – de 2008 à 2010 – la société immobilière ING, qui redessinait le centre-ville d’Évry en construisant les nouvelles tours. Un programme de 450 logements et 7 000 m2 de bureaux, présenté par Manuel Valls en avril 2008 comme "le moment du renouveau" de sa ville, et que l’agglomération avait soutenu par des mesures favorisant l’accession à la propriété.

C’est donc en terrain connu, voire en terrain conquis, que Sybil Cosnard a remis son offre à l'agglomération d'Évry en 2010. "Il n’y avait pas de conflit d’intérêts à partir du moment où l’on est entré dans un système d’appel d’offres public, a répondu Mme Cosnard à Mediapart. Je suis restée dans le cadre du marché."

Questionné par Mediapart, Manuel Valls souligne que le "projet de territoire" avait été porté par un autre élu local, vice-président de l’agglomération, le maire UMP de Courcouronnes Stéphane Beaudet, et que la commission d’appel d’offres, "à l’issue de ses débats", avait "proposé d’attribuer le marché" au groupement City Linked. Le ministre de l’intérieur souligne qu’il n’a lui-même "jamais présidé aucune commission d’appel d’offres", qu’il a "toujours délégué un vice-président pour en assurer la présidence", et enfin qu’il a "toujours suivi les avis de la commission pour attribuer les marchés". L’avis désignait la société de son ex-compagne, il n’a fait que le suivre.

"Le président de l’agglomération n’avait aucun intérêt dans l’une des sociétés qui se sont vu attribuer le marché et pas davantage dans la société City Linked
qui était le mandataire. Il n’avait aucun lien, ni aucun lien de parenté avec les membres du groupement, a fait Directeur de la publication : Edwy Plenel savoir le ministre dans sa réponse. Le fait de connaître tel ou tel dirigeant, de l’une ou l’autre de ces sociétés, ne peut être constitutif d’un délit de prise illégale d’intérêts."

Selon une chronologie communiquée par le ministre de l’intérieur, le marché du projet de territoire avait été présenté par Stéphane Beaudet aux maires de
l’agglomération le 6 septembre 2010. Pour la société City Linked, dont les statuts ont été déposés le 28 septembre 2010, c’était donc un premier projet d’envergure auquel elle pouvait candidater. L’offre a été rendue publique le 29 novembre, et le délai de réponse fixé au 14 janvier 2011.

Le ministre de l’intérieur ne conteste pas avoir su qui dirigeait City Linked en lui attribuant le marché. 
Le président de la commission d’appel d’offres Ange Balzano, maire adjoint (PS) de Ris-Orangis, exprime quant à lui sa surprise : il ignorait que la bénéficiaire du marché était l’ex-compagne du président de l’agglomération : "Je ne connaissais pas la gérante de City Linked. Vous m’apprenez son nom. Son nom n’était pas sur les documents", déclare-t-il à Mediapart.

Le 5 avril 2011, la commission d’appel d’offres s’est "passée normalement", explique-t-il. "Le président de l’agglomération (Manuel Valls) n’y a pas participé." "Au sein de la commission, personne n’a soulevé ce problème, ni ne nous a mis en garde, ça m’aurait marqué." À l’administration de la communauté urbaine, la direction des marchés publics avait préparé un " rapport de présentation". "En gros, on a validé le dossier", indique M. Balzano.

L’administration pouvait-elle ignorer le parcours de Sybil Cosnard, qui avait été directrice générale au développement urbain d’Évry pendant quatre ans ? M. Balzano le croit. "Sinon les agents de l’administration n'auraient pas pris le risque de se mettre en porte à faux" Et lorsque l’on demande à l’élu socialiste si  cette attribution lui aurait posé problème, s’il avait connu les liens passés du président de l’agglomération avec la candidate, il répond : "Juridiquement non,
mais moralement peut-être."

"Cela veut dire qu'ils avaient déjà quelqu’un en tête" (Michel Cantal-Dupart)


"Notre offre a été validée par la commission, j’estime être dans mon bon droit ", commente Mme Cosnard. Manuel Valls a indiqué, dans sa réponse à Mediapart, que Sybil Cosnard a effectivement été sa compagne pendant deux ans, en 2005 et 2006, années pendant lesquelles ils ont acheté ensemble un appartement à Évry. Un appartement conservé par le ministre, et qui figure dans sa récente déclaration de patrimoine – il assure avoir racheté les parts de Sybil Cosnard après leur séparation.

Le ministre explique que "le risque de délit de favoritisme" ne peut pas être soutenu dans cette affaire. "Le délit de favoritisme est le fait de procurer ou tenter de procurer à autrui un avantage injustifié par un acte contraire aux dispositions législatives ou réglementaires ayant pour objet de garantir la liberté d’accès et l’égalité des candidats dans les marchés publics. Dans le cas d’espèce, aucune rupture du principe d’égalité devant la commande publique, ni aucun acte irrégulier dans l’attribution du marché n’a été commis", assure le ministre.

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L’architecte Michel Cantal-Dupart en doute et, informé par Mediapart de la présence de l’ex-compagne dans le groupement concurrent City Linked, il juge que c'était de nature à constituer au contraire "un handicap sérieux" pour les autres candidats. Par ses contacts personnels, et institutionnels, Sybil Cosnard était notamment en position d'obtenir une information privilégiée.
"J’ai répondu parce qu’Évry m’intéressait, indique Michel Cantal-Dupart à Mediapart. C’est une ville nouvelle un peu en désastre par rapport à d’autres, comme Marne-la-Vallée ou Saint-Quentinen-Yvelines, j’ai donc fait un groupement pour imaginer une stratégie urbaine, et nous avons déposé un dossier avec une méthodologie."

Huit jours après la commission, le 13 avril 2011, l’agglomération d’Évry Centre Essonne informe le  groupement de Michel Cantal-Dupart qu’il n’est arrivé que troisième, et que le premier, l’attributaire, s’appelle City Linked. 
"J’ai reçu une réponse qui nous disait que nous n’avions pas été retenus, sans explication, et j’ai pensé que c’était plutôt politique. Normalement, nous aurions dû être dans une short list et être reçus pour exposer ce que l’on avait envie de faire. Ce n’est pas normal. Cela voulait dire que c’était ciblé, et qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête. Les élus peuvent choisir quelqu’un qui connaît bien la ville, et ça peut être positif… ou pas, mais ce sont généralement des arrangements."

Michel Cantal-Duparc apprend aussi que le budget de l’attributaire est de 450 300 euros. "Nous avions répondu pour 243 700 euros, expose l’architecte. Dans un cas comme celui-là, je suis président d’une communauté urbaine qui lance un concours comme ça, je fais une audition, et j’écoute les gens. Et je commence par dire que 450 300 euros, c’est très cher. Je ne suis pas pour le moins-disant systématique, mais 200 000 euros de plus ça se discute."

Le compte-rendu succinct de la commission, disponible sur Internet ici et là, signale que "l'offre économiquement la plus avantageuse" a été choisie, suivant un critère de pondération prenant en compte la "valeur technique". L’architecte Roland Castro estime que "l’étude urbaine" a réuni " des gens compétents pour la faire". "Les gens ont des vies. Il y a plein d’histoires comme ça. Il ne faut pas accabler cette dame", déclare-t-il.

Le cabinet City Linked a réalisé la première partie de sa mission "d’état des lieux, de diagnostic et d’analyse des enjeux" entre mai 2011 et mars 2012, date à laquelle un rapport d’étape a été remis à l’agglomération. Mais en juin 2012, alors que Manuel Valls devenu ministre démissionne de ses fonctions de maire d’Évry et de président de l’agglomération, la Fédération française de rugby choisit de retenir le site de Ris-Orangis pour son futur grand stade. Toutes les réflexions urbaines sont suspendues, y compris et surtout " le projet de territoire" préparé par City Linked. "Les conséquences de l’implantation de cet équipement, en particulier sur l’armature urbaine, étaient telles qu’il y avait lieu de surseoir à la démarche, résume le ministre de l’intérieur. Cette décision a été prise par le nouveau président de l’agglomération (ndlr Francis Chouat) au mois de septembre 2012."

Les intervenants ont été "indemnisés pour le travail réalisé", mais bien curieusement « il n’y a pas eu de transaction, ni d’indemnité de rupture de contrat" en leur faveur.

Le 5 avril 2013, trois nouvelles équipes d’urbanistes ont été présélectionnées par les collectivités pour réfléchir au développement du projet urbain autour du futur grand stade de rugby. Parmi elles, figure l’agence de l’architecte François Leclercq, arrivée en seconde position derrière City Linked dans l’appel d’offres du "projet de territoire".

Boite noire 

Cet article s'inscrit dans le prolongement de nos enquêtes sur l'Essonne. Nous avons adressé nos questions par mail à Manuel Valls le 18 décembre. Il y a répondu par écrit, le 20 décembre. Nous lui avons adressé de nouvelles questions le jour même, auxquelles il n’a finalement pas répondu.

Nous avons questionné Sybil Cosnard, par téléphone, le 18 décembre. Nous avons tenté de la joindre une nouvelle fois avant publication et lui avons également transmis une liste de questions auxquelles elle n’a pas répondu.

L’architecte Michel Cantal-Dupart a été joint à deux reprises, et il nous a indiqué avoir consulté ses archives sur ce marché. 

M. Roland Castro a été joint brièvement, mais n’a pas souhaité nous rappeler. Le président de la commission d’appel d’offres de l’agglomération, Ange Balzano, a accepté de nous répondre, mais ni M. Stéphane Beaudet, vice-président de l’agglomération et maire de Courcouronnes, ni M. Bernard Dinon, directeur général des services de l’agglomération, n’ont retourné nos appels.

Directeur de la publication : Edwy Plenel


vendredi 25 octobre 2013

Marseille: le MoDem retire son soutien au PS

Bayrou refuse de se compromettre avec les socialistes

Le MoDem ne soutiendra pas le PS à Marseille
,
 
a affirmé le président du MoDem le lundi 21 sur BFMTV. "Je n'ai aucune intention de me laisser entraîner de quelque manière que ce soit dans une alliance avec le PS des Bouches-du-Rhône", a-t-il déclaré au lendemain de la désignation de Patrick Mennucci, 59 ans, à la primaire PS de cette ville.

Bayrou ne se laissera pas salir plus longtemps au contact du PS

Ce rejet devrait logiquement s'appliquer à l'ensemble du département.
"Le PS des Bouches-du-Rhône a donné au pays le plus mauvais exemple politique qu'on puisse avoir depuis des années", a-t-il fait valoir. "Cela a été un PS de décomposition de l'esprit civique", a-t-il ajouté. 

Les centristes divisés sur leur contrat de mariage 

Le représentant du MoDem à Marseille fait de la résistance. L'inconsistant Jean-Luc Bennhamias, 60 ans, un ancien Verts représentant l'aile gauche du parti, se refuse à soutenir le maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin. 

Les deux ex-ministres centristes Hervé Morin et François Sauvadet ne sont pas d'accord sur les conditions et le calendrier d'un rapprochement entre l'UDI et le MoDem. L'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, a affirmé vendredi matin sur iTélé que "ce n'est plus qu'une question d'agenda. Il faut fixer l'heure, la date et trouver la salle". "Rien ne s'oppose à ce que le contrat de mariage soit signé, ni sur la forme, ni sur le fond", a insisté Hervé Morin, qui considère que cette alliance des familles centristes permettra de "créer une alternative à l'UMP et au PS". Le député UDI de l'Eure se dit favorable à une signature rapide entre les deux formations. "Il ne faut plus tarder. Plus nous retardons, plus cela ressemblera à un arrangement de boutique comme le PS et l'UMP peuvent en faire (…) Nous ne pouvons pas caler aujourd'hui", a-t-il déclaré le 22 octobre dans Le Figaro.

Opération tabula rasa au centre
 
En revanche, l'ancien ministre centriste, François Sauvadet, qui siège aussi au groupe UDI à l'Assemblée nationale, pense exactement le contraire. "On ne peut pas être dans l'opposition à Paris et avoir une stratégie d'alliance avec le PS dans certaines villes. Le MoDem ne peut pas soutenir des responsables politiques qui font alliance avec le PS", met en garde l'ex-président du Nouveau Centre à l'Assemblée nationale et actuel président du Conseil général de la Côte d'Or, pour lequel l'alliance entre le sénateur-maire PS de Dijon, François Rebsamen, et le patron du MoDem de Côte d'Or, François Deseille, adjoint au maire, est "un casus belli". 

Quant au président de l'UDI, Jean-Louis
Borloo a répété de son côté que la situation du MoDem à Marseille devait être clarifiée dans le cadre du rapprochement en cours entre le MoDem et l'UDI. Ce dernier a aussi évoqué le cas de Dijon. "A Dijon, nous sommes dans l'équipe sortante avec François Rebsamen (PS), ce n'est évidemment pas le même cas de figure", a-t-il dit. 

Interrogé sur le calendrier de la charte, François Bayrou a répondu qu'il reste "optimiste
" pour que la charte soit scellée "dans la semaine".

vendredi 19 juillet 2013

Hollande, bouffon glouton au dîner à huis clos avec la presse

Hollande pose en "réformiste" entre deux bouchées du foie gras de la presse en crise   

Un parterre de journalistes a joué le jeu de la dévotion jeudi soir
 

A la soupe !
Le président est un bon client et il s'est encore volontiers donné en spectacle devant et hors micros et caméras. Pendant plus de 3 heures, le président et les journalistes se sont livrés au jeu des questions-réponses, entre eux, en "off" et à huis clos. "Merci de me sortir de l'ordinaire, a-t-il commencé. Merci de me sortir, tout simplement." Alors que le "Hollande-Express" a déjà visité tout le Maghreb et le Mali, la Chine et le Japon, l'Inde et les USA, Valoche ne le fait donc pas voyager? Au plus bas dans les sondages, à 25% d'opinions favorables en avril, François Hollande n'a pas ménagé ni sa peine, ni son temps, pour tenter de séduire et convaincre.
Un président qui passe de moins en moins entre les gouttes: cote de popularité, état de la majorité présidentielle, répression politique, dégradation par les trois agences de notation, étranglement fiscal des Français, courbe du chômage récalcitrante, pouvoir d'achat en chute, etc... rien ne semble l'affecter, toujours moins, en tout état de cause, que ses victimes françaises.
 Il croit en sa bonne étoile et observe: " On m'avait promis un mois de mai (défilé syndicaux, manifestations anti-mariage pour tous, etc) qui serait un 6 février 1934 ou un 1995 bis. La coagulation de tous les mécontentements n'a pas eu lieu", s'est-il rassuré, félicitant implicitement la presse de sa protection. Sur les retraites, il a réaffirmé qu'il ne ferait pas une "réformette", mais une "réforme, juste, responsable, dans la durée." "Je risque de faire des mécontents? Ils sont déjà là…", a-t-il dédramatisé, depuis son petit nuage.

En conteur au bord du lit des enfants, il a voulu "faire le récit de la France de demain". "C’est un exercice inédit, une rencontre amicale mais qui reste professionnelle", a d’emblée affirmé le président de la République, tout miel 'toutes fleurs' avec la presse, que le "off" de coutume dans ce type de rencontres "ne pourrait pas être respecté".


Le président socialiste s'est compromis avec la presse


La presse en crise nourrit le "président normal" au fois gras:
les campeurs défavorisés et les Français 
privés de travail et de vacances salivent
F. Hollande a confirmé ses accointances avec les journalistes lors d’un "dîner inédit", auquel il avait été convié, hors micros et caméras, en présence d’une centaine de journalistes.

Ce dîner était une première pour un président de la République. 
Organisé dans un hôtel particulier du ...VIIe arrondissement par l’Association de la presse présidentielle, aucun des prédécesseurs du président "normal" n’avait encore répondu à une telle invitation. Savoir si Presstalis et le syndicat du Livre-CGT étaient conviés à ce dîner de prestige organisé à la maison des polytechniciens.
Sur Twitter, le journaliste politique du Monde Thomas Wieder a publié le menu qui a accompagné cette soirée de confidences, précisant que les frais de bouche ont été pris en charge par les journalistes à l'initiative de cette soirée.



François Hollande s’est posé jeudi soir en président "réformiste"


Quatorze mois après son arrivée au pouvoir, le chef de l’Etat a reconnu que "la présidence normale" qu’il entendait incarner au début de son quinquennat paraissait déjà un concept
"vieux et ancien", face à la dure réalité de la crise et à l’inquiétude des Français.
Lui qui peine à définir les méandres qu'il suit, contrairement à son premier ministre Jean-Marc Ayrault qui se revendique plus volontiers 'social-républicain' ou 'social-libéral', François Hollande a admis cette fois avoir "choisi" une ligne "réformiste", doublée d'une exigence, «la République». Un copié-collé des mots employés, le 13 juillet dans le Gard, par son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui avait revendiqué sans complexe un "réformisme assumé"...

"On n’est pas dans la situation de 1997 d’une croissance forte", découvre-t-il en 2013 enfin, après avoir nié la crise officielle depuis 2008. Aujourd’hui, après cinq années, il en fait le constat et pense être
meilleur dans le rêve de l'avenir que dans la réalité du présent: "Ce n’est pas l’histoire de la France qu’il faut rappeler, c’est le récit de la France de demain". Le président aux pieds de plomb prétend pouvoir se projeter et fixant le cap de "la France dans dix ans". Hollande n'ignore rien de son impopularité mais accuse l'opinion
"Personne n’est indifférent à l’état de l’opinion", confesse un Hollande, bras ballants et face réjouie, dans l'attente d' "un rebond possible de popularité, quand un revirement de l'opinion ne serait envisageable pour lui que "s’il y a des résultats", en particulier de l’emploi et de la croissance." 

"Capitaine de pédalo" dans la tempête de la majorité présidentielle

Il a admis qu' "il y a toujours des doutes dans la majorité" Mais il rappelle que le sort des mutins et celui du capitaine sont liés: " On est tous ensemble", a-t-il mis en garde. A ceux notamment qui réclament un infléchissement à gauche, il a objecté:  "ca serait quoi être plus à gauche en ce moment, c’est penser que parce qu’on ferait un point de plus de déficit, ça irait mieux ?"

Certes "il y a des alternatives politiques", mais "la ligne que j’ai choisie est une ligne qui permet les réformes, donc c’est une ligne réformiste." Il évite de se hasarder à un jugement de valeur d'une politique qui, loin de produire des résultats, a conduit Fitch à retirer à la France son troisième A. Il rêve ainsi de "donner un avenir à la France" sans être en mesure de produire des résultats.

Ses adversaires potentiels pour la présidentielle de 2017

Hollande essaie de ne pas y penser, jugeant qu’il était "beaucoup trop tôt" pour en parler. "Je ne me préoccupe pas de ce qui se passe dans l’autre camp et dans mon camp personne ne prépare la présidentielle", a-t-il en tout cas assuré, zappant Arnaud Montebourg. Et comme un avertissement à ceux qui s’impatienteraient dans sa majorité, il a rappelé que "la meilleure façon de se préparer, c’est d’être loyal et d’être le meilleur à son poste". En concurrence avec l'ensemble pour le titre de "principal défaut" du gouvernement, Montebourg, ministre improductif de l'industrie en berne, a vu passer le skud de très près. 

Un journaliste de la presse libre allemande a posé une question insolente  
La presse étrangère a la langue plus déliée! Il lui a demandé s’il croit "vraiment à ce qu’il raconte", en annonçant comme il l’a fait le 14 juillet la reprise économique dans les prochains mois. Le président François a cessé net de se mettre en scène. Il est passé en mode universel et au 'nous'... "Les responsables politiques croient à ce qu’ils disent, c’est une erreur de penser qu’ils mentent, ils peuvent se mentir à eux-mêmes, se tromper, mais je crois à la sincérité des hommes politiques". 

Et de reverser dans le monde des bisounours

"Nous sommes sortis de la crise de la zone euro," "qui battait son plein l’été dernier", selon le commentaire du journal socialiste Le Monde. Après deux trimestres de croissance négative "nous sommes sortis de la récession", a  maintenu le bonimenteur de l'Elysée, "même si la phase de croissance ne viendra pas avant 2014". Et l'inconscient d'ajouter: "On sait qu’il ne se passera rien de grave cet été". "Il est minuit, bonnes gens ! Dormez, le guet veille !" Pépère est à la manoeuvre et le désembuage est en panne.

Un réél besoin de vacances


 Quant à la question saisonnière des vacances, "c’est un sujet qui me fâche", a- prétendu Hollande, hantise des estivants de l'été 2012: n'allait-il pas les traquer jusque sur les plages, escorté de Valoche et d'une cohorte de journalistes stagiaires réquisitionnés? Hollande reconnaît difficilement cette erreur-là aussi. 


Et commente: En partant "quelques jours", c’était "comme s’il avait commis un impair". Comprendre, "imper" car, partout sur son passage, il apporte la pluie. En juin à Dieudonné, dans l'Oise, le chef poisseux de l'Etat a, là encore, essuyé un grosgrain. "Partout où je me déplace, la pluie est là, elle permet aux cultures d'être ainsi arrosées... Mais uniquement les cultures, je n'arrose rien d'autre, même si ici je suis venu pour annoncer une décision concernant l'école", s'est amusé le Président de la République. Les tomates devraient être belles cet été.

"Mais l’important en fin de compte, c’est de faire une rentrée avec des nouvelles idées, des nouvelles propositions"
, a poursuivi le marchand de sable. 


Le président craint-il de s'éloigner de son palais ?
Comité CGT, juin 2013

Il est resté mystérieux sur son lieu de villégiature cet été. "Je vais essayer de trouver les conditions de ma liberté", s'est-il plaint. La solution serait qu'il nous libère !

Et pépère d'insister: "Bregançon, c’est très bien sauf que vous êtes enfermés" à "peu près dans les mêmes conditions qu’à l’Elysée". 

Il est vrai que les comités d'accueil se muliplient sur son passage.