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vendredi 22 septembre 2017

Marseille : Macron face à la contestation populaire de sa politique

Macron reproche à son interlocutrice d'être de "ceux qui râlent tout le temps et pour tout"...

Le président contesté tente de se justifier auprès d'une opposante à la Loi Travail

De passage à Marseille pour présenter le site des épreuves de voile des Jeux olympiques 2024, Emmanuel Macron a été interpellé par une jeune quadra au chômage sur la réforme du Code du travail, alors que des dizaines de milliers d'opposants à la réforme du Code du travail ont défilé à Paris et en régions jeudi 21 septembre à la veille de la présentation en Conseil des ministres des cinq ordonnances qui contournent la représentation nationale.
Agée de 41 ans, la chômeuse en détresse lui a exposé ses difficultés à se faire financer une formation par Pôle Emploi. L'organisme ne prend en charge que 1.500 euros des 4.500 euros dont elle a besoin.
Ancien conseiller de Hollande à l'Elysée, puis maître de Bercy, le président a mis en accusation de quinquennat qu'il a servi. "Le budget 2017, ce n'est pas mon gouvernement qui l'a fait; il a été voté l'année dernière", s'est défaussé le chef de l'État.

Chaque contact avec le public est ainsi devenu une prise de risque pour Emmanuel Macron.
Déjà interpellé sur l'absence d'anticipation gouvernementale par des habitants de l'île de Saint-Martin frappée par l'ouragan Irma, annoncé particulièrement violent,  le président de la République a été de nouveau mis en question, cette fois à Marseille. 

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'altercation, sur fond de "Macron, démission !" de la foule tenue à distance :



La contestataire ne lui a pas seulement posé des questions sur la réforme du Droit du travail

Après avoir exposé son cas personnel, elle lui a reproché de faire une politique trop "libéraliste" (sic). 
"Mon gouvernement va voter un budget en 2018 [sic : depuis quand les gouvernements votent-ils les budgets en France ?] et il sera à la hauteur de vos attentes (...) Vous avez un budget pour votre famille et vous ne pouvez pas faire des promesses que vous ne pouvez pas tenir. Je ne les ai jamais faites," s'est défendu le chef de l'Etat, contre "les gens" qui, selon lui, ne comprennent rien. 



Puis,
cette Française lui a lancé que les Jeux Olympiques, c'est "pourri !"
"Il y a des gens qui râlent tout le temps pour tout. Donc râlez ! Moi, je suis content..." lui a rétorqué Macron, méprisant, comme à l'accoutumée.

mercredi 13 septembre 2017

Journée d'action anti-loi Travail: incidents à Paris, Lyon et Marseille

Forte présence policière et des affrontements dans plusieurs villes

Ce mardi 12 septembre a marqué le début des hostilités contre la réforme du code du travail par ordonnances du gouvernement.
 

Les manifestants contre la réforme du code du travail étaient 223.000 personnes dans toute la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, contre un chiffre de 400.000 annoncé par la CGT. 
"Pour une première, c'est une bonne première", a réagi Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, à l'initiative de cette journée d'action avec Solidaires, la FSU et l'UNEF

Des manifestants de Force ouvrière (Cgt-FO) étaient présents
, en dépit de la décision de Jean-Claude Mailly, leur secrétaire général, de ne pas se joindre à la mobilisation appelée par la CGT et Sud. Interrogé par le journaliste des Échos sur la participation annoncée de certaines unions départementales de Force ouvrière, comme celle du Finistère, à cette journée de mobilisation, le secrétaire général a mis cette décision sur le compte du positionnement "anarchiste" des militants de cette structure : "A Force ouvrière, il y a des gens qui se disent anarchistes; ils sont très critiques de manière générale."

S
ur CNews, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a reconnu une "mobilisation d'un certain niveau",  assurant avoir "entendu les craintes" et l'obligation du gouvernement d'"y apporter des réponses".
De prochaines mobilisations sont déjà prévues.

Des affrontements se sont déroulés dans plusieurs villes lors de manifestations contre la réforme du droit du Travail, a confirmé mardi le ministère de l‘Intérieur.

Treize personnes ont été interpellées par les forces de l‘ordre sur l‘ensemble du territoire français

A Paris, ci-contre Place d'Italie, 
le cortège a réuni 60.000 personnes, selon la CGT, et 24.000, selon la police, entre Bastille et place d'Italie au son d'une fanfare animée par des forains, certains déguisés en clowns. Il a été stoppé à plusieurs reprises par des dégradations. 

Un groupe de près de 300 individus vêtus de noir avait pris la tête du cortège 
dès le début du défilé. Les forces de l'ordre ont répliqué à des jets de projectiles par des gaz lacrymogènes et un canon à eau.

Des heurts ont eu lieu entre des opposants encagoulés et des policiers sur le parcours et non en marge de la manifestation. Une vitrine de magasin a été cassée, du mobilier urbain et une voiture de police ont été abîmés, ont précisé les autorités.


Les policiers ont eu recours au gaz lacrymogène et à un canon à eau
 notamment pour protéger les abords de l‘hôtel de police du 13e arrondissement.
Deux participants ont été interpellés - quatre, selon la préfecture de police - , pour avoir notamment lancé des pierres, une autre a été arrêtée en possession de fumigène et une dernière pour outrage et rébellion.
Sept manifestants ont été pris en charge par les services de secours. L‘un d‘eux, légèrement blessé, a été conduit à l‘hôpital.
Société - Politique - Premier round dans la rue contre la loi Travail XXL
Marseille, 2016

A Lyon, 5.400 participants, selon la police, ont défilé contre la loi.
Les opposants à la réforme du code du travail lancent des "Macron démission !"

La police a aussi fait usage de gaz lacrymogène, indisposant de nombreux manifestants.
Les forces de l‘ordre ont isolé une centaine de jeunes pour procéder à des contrôles d’identité. Ces procédures ont permis la saisie de bombes lacrymogènes et des couteaux.
A Marseille, où la préfecture a recensé 7.500 manifestants - les organisateurs en en comptant 60.000, quelques incident ont aussi eu lieu.

Dans les autres métropoles régionales
A Toulouse, les opposants à la réforme étaient entre 8.000 et 16.000. 
Au Havre, la ville du Premier ministre Edouard Philippe, la police comptabilisait 3.400 manifestants. 
A Nantes, des échauffourées ont éclaté en fin de manifestation. 
Au total, 13 personnes ont été interpellées en France, a précisé l'Intérieur.

Derrière sa banderole, en tête du cortège, Christian râle un peu. "Ils attendent tous le leader maximo, ou quoi ?" envoie le syndiqué SUD à la nuée de caméras guettant l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon. Dans le cortège marseillais, la tête de gondole de 'La France insoumise', Jean-Luc Mélenchon, a annoncé qu'il ira saluer les dirigeants syndicaux avant de rejoindre ses troupes militantes en queue de cortège, et a promis de "faire reculer" le président de la République.
"Nous ne sommes pas en train de faire des barouds d’honneur, mais d’organiser une défense implacable du Code du travail", a-t-il déclaré. "Ce qui va être la surprise, c’est qu’il va finir par céder, ce pays ne veut pas du monde libéral. Ici, c’est la France, c’est pas l’Angleterre", a-t-il ajouté.
Mélenchon et les Insoumis défileront, eux, le 23 septembre contre le "coup d’État social" d’Emmanuel Macron.

lundi 28 août 2017

Sondage : Macron n'a pas la confiance pour réformer le code du Travail

Les Français ne le voient pas apte à conduire la réforme 

Les Français jugent nécessaire de réformer le Code du travail

Désillusion des Français et de ...Macron 
Pour 56% des Français, le Code du travail est un frein à l’embauche pour les entreprises,
Or, 63% d’entre eux ne font pas confiance au pouvoir pour le réformer, selon le sondage Odoxa pour RTL publié lundi. 

Le plafonnement des indemnités prud’homales serait la mesure qui dérange le plus les Français.
61% y sont hostiles, soit une progression de 8 points depuis mai dernier.

Le recours aux ordonnances  est une mauvaise idée.
Ils sont aussi 63%, soit une hausse de 11 points par rapport à mai.

Cette réforme aboutira à un mouvement de contestation sociale généralisée à la rentrée

C'est, au final, la crainte de 8 français sur 10. 

Le sondage a été réalisé en ligne les 24 et 25 août auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

jeudi 24 août 2017

Edouard Philippe, le premier ministre qui pédale dans la semoule

Le premier ministre de Macron, recalé à son grand oral de rentrée

Durant près d’une heure, Édouard Philippe a tenté de répondre aux questions du journaliste de RMC-BFMTV et des auditeurs
 
Bourdin fait découvrir ses réformes au premier ministre Edouard Philippe 

Le premier ministre a fait sa rentrée politique ce jeudi matin face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. C'était en fait la première apparition médiatique du chef du gouvernement. Or, il a peiné à fournir les informations basiques concernant des points aussi importants que la réforme du code du travail, la baisse des cotisations sociales ou la taxe d'habitation.

Sur plusieurs dossiers capitaux, comme les pensions de retraite ou l’augmentation de la prime d’activité, le chef du gouvernement s’est montré sec. 

Le premier ministre a séché à deux questions

Philippe a dû demander un petit délai supplémentaire avant de finalement répondre après une pause de publicité. L'ex-maire du Havre a dû demander en direct de profiter de cette pause pour aller chercher les réponses auprès de ses conseillers...
"Permettez-moi de prendre un peu de temps et de vous répondre après la pause", a-t-il réclamé. Une demande acceptée et qui a effectivement permis au premier ministre de répondre: les pensions de retraite seront revalorisées le 1er octobre d'un montant égal à l'inflation. Quant au sujet des pensions d'invalidité, il a avoué qu'à une semaine de la présentation du projet, il n'est toujours pas tranché...I



Mais après la pause, le chef du gouvernement a une nouvelle fois séché, cette fois sur le revalorisation du minimum vieillesse. "Allez, encore une fois, vous me laissez vérifier pour ne pas vous dire d'inexactitude", a-t-il supplié...


Edouard Philippe était à la rue ce matin.

VOIR et ENTENDRE
l'étendue du désastre dans un deuxième montage moins complaisant que le premier ci-dessus :

"Je ne suis pas un surhomme, je n’ai pas tous les chiffres en tête", a-t-il admis, pitoyablement. 

Il ne se prend pas pour Jupiter...


Macron tarde à arbitrer les points clefs de la réforme du travail

Des organisations syndicales révèlent que des points délicats de la réforme restent à trancher

Mercredi, Macron n'avait encore pas pris les décisions délicates sur la réforme du Code du travail
Résultat de recherche d'images pour "loi travail cgt"Les syndicats ont manifesté leur inquiétude à une semaine de la présentation du projet par le gouvernement. Le ministère du Travail lèvera le voile cette semaine, mais sur une partie de sa réforme du Code du travail, avant la présentation officielle de ses ordonnances le 31 août.

Les sujets qui font gronder les syndicats ne sont toujours pas arbitrés, comme la place de la négociation directe dans les entreprises, le plancher des indemnités prud'homales ou la négociation des rémunérations annexes, ont précisé la CFTC et la CFDT à l'issue de leur rencontre avec le cabinet.

"Il y a encore des grands pans sur lesquels on n'a pas de certitude, en particulier tout le pan qui concerne le dialogue social et la négociation dans les entreprises", a grondé Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT.

La CFDT en vient à douter des intentions du gouvernement

Dans la rue et dans l'hémicycle, loi Travail non merci!
Groupe communiste au Sénat, le 20 mai 2016
"Est-ce que la philosophie précise du projet c'est de faire confiance au dialogue social pour permettre aux entreprises et aux salariés d'avoir à la fois plus de souplesse et de sécurité ?" a-t-elle demandé. "Ou est-ce-que la philosophie du projet c'est de libéraliser en renvoyant des choses (...) aux dirigeants d'entreprises ?"

La hausse des indemnités légales de licenciement promise par le gouvernement reste un autre sujet de controverse pour les syndicats : elle ne sera que de 25% et non de 50% comme le réclamait la CFDT.
"Ça ne nous va pas du tout", a ajouté Véronique Descacq qui précise qu'un "niveau ridiculement faible" d'indemnités légales de licenciement pourrait être un casus belli.

Tant d'heures de concertation comptabilisées, pour quels effets ?
Le ministère du Travail laisse encore planer le doute sur la possibilité pour une entreprise de négocier directement avec les salariés sans passer par le délégué syndical ou le mandatement syndical, ce qui n'est aujourd'hui pas autorisé pour les entreprises de plus de 50 salariés.

Les syndicats se divisent : l'ensemble des organisations syndicales s'y opposent, mais certaines comme FO et la CFTC sont toutefois prêtes à autoriser ce dispositif pour les entreprises de moins de 50 salariés.

La CFTC se félicite que les branches aient pu maintenir leur "rôle régulateur", en conservant l'exclusivité de la négociation sociale sur certains thèmes, notamment les contrats courts.

Il n'est toutefois pas encore possible de savoir si les domaines liés à la rémunération annexe, comme le 13e mois ou la prime d'ancienneté, seront ajoutés au pré carré des branches, comme le réclame FO, ou laissés à la négociation en entreprise.

Sur la question des indemnités prud'homales, la CFDT et la CFTC confirment la mise en place d'un plancher et d'un plafond. Le président de la CFTC, Philippe Louis, précise que le juge pourra déroger au barème "dans certains cas".
"Sur cette revendication, on aurait été entendu", dit-il. Il voit d'un bon oeil cette réforme, même s'il attend, lui aussi, les derniers arbitrages : "Si on attendait une réforme où les entreprises pourront faire ce qu'elles veulent en s'affranchissant du dialogue social, je pense que la réforme ne permettra pas ça", a-t-il déclaré.

La CGT a en revanche regretté que des questions importantes n'ont pas été abordées et a contesté la méthode du gouvernement.

Résultat de recherche d'images pour "loi travail cgt"
"Ce n'est pas une méthode de négociation. Ce n'est pas une concertation, contrairement à ce qu'a annoncé le président de la République. On n'est pas du tout dans une rédaction partagée commune, où chacun apporte quelque chose", a déclaré Fabrice Angei, le chef de la délégation
"On est sur une discussion où chacun avance des éléments sur lesquels on ne sait pas exactement ce qui sera retenu a la fin", a-t-il ajouté.

lundi 7 août 2017

Edouard Philippe annonce des baisses d'impôts: toujours pour les mêmes

10 milliards à la charge des éternels solidaires

Le texte concernant la réforme du Code du Travail sera présenté à la rentrée et non pas durant l'été, rectifie le Premier ministre.

Résultat de recherche d'images pour "vieux gardent petits enfants"
Alors que les groupes parlementaires de gauche devraient déposer bientôt un recours devant le Conseil constitutionnel, suite au vote mercredi de la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances, la réforme du Code du travail sera présentée le 31 août, annonce Edouard Philippe, au cours d'un entretien avec Le Parisien. Attendu dans un premier temps en plein cœur de l’été pour éviter une mobilisation sociale, le projet coïncidera finalement avec la rentrée. Avec les partenaires sociaux, "la concertation [va se poursuivre] pendant tout l’été, raconte, à plus forte raison, le chef du gouvernement, pour finaliser le projet qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le Conseil des ministres avant la fin de l’été". Un changement de calendrier qui accélère le passage du texte devant faciliter les procédures de licenciement et les accords d’entreprise, au détriment des accords de branche et de la loi. 
Résultat de recherche d'images pour "solidarité fiscale"
Un appel à la mobilisation a déjà été lancé par la CGT pour une journée d’action le 12 septembre. "J’ai entendu cet appel, commente Edouard Philippe, mais j’ai le sentiment que les Français ont envie de solutions plutôt que de blocages," a-t-il encore supputé.

"Des gens sont outrés par le fait que certains gagnent beaucoup d’argent"

Le Premier ministre ne redoute pas davantage les révélations qui mettent en difficulté sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, laquelle a touché une rémunération de 4,7 millions d’euros en trois ans (2012-2014) chez Danone et réalisé une plus-value boursière de 1,13 millions avec la vente de ses stock-options au lendemain d’un plan social dans ce groupe où elle était DRH. "C’est une remarquable ministre, une très bonne connaisseuse des sujets […], selon le sentiment partisan du juppéiste. 
Elle a déjà été tellement remarquable comme ancienne directrice générale (2015-2017) de Business France, agence chargée d’aider les petites et moyennes entreprises à attirer davantage d’investisseurs étrangers en France, accusée d'avoir financé l'escapade de campagne présidentielle du candidat Emmanuel Macron auprès des électeurs expatriés à Las Vegas. 
"Il y a sans doute des gens dans ce pays qui sont outrés par le fait que certains gagnent […] beaucoup d’argent," a poursuivi Philippe. Je ne partage pas ce sentiment aussi longtemps que c’est légal et qu’on paye des impôts dessus." L'impôt a-t-il ce pouvoir de moralisation des profits sur la misère sociale ? 

Le Premier ministre annonce une baisse de la fiscalité

Résultat de recherche d'images pour "hausse de la CSG"
"Nous allons baisser les impôts de plus de 10 milliards", promet-il, dans son entretien. La mesure concernera principalement les "actifs", excluant donc toujours les retraités, et sera compensée par une hausse de la CSG applicable à tous. Ce qui reviendra notamment à mettre à contribution les retraités, vaches à lait des pouvoirs de gauche. 

Il compte également réaliser dix milliards d’euros d’économie en 2018, qui seront votés à l’automne lors du premier projet de loi de finances du quinquennat, gros test pour la majorité. 


Image associée
Edouard Philippe annonce aussi des réformes structurelles dans les domaines de l’emploi et du logementmais sans donner de détails, suggérant donc de simples pistes de réflexion. 

Il promet encore des revalorisations de la prime d’activité et de l’allocation adulte handicapé
(AAH). 

Le premier ministre détourne l'attention de ses novices aux bras cassés

La langue de bois ne fonctionne plus guère. L'exécutif ne prétend plus entendre la colère des Français sans cesse sollicités sans retour. 

Résultat de recherche d'images pour "collectivités locales"
Révélée dans la presse mercredi, le mécontentement des collectivités locales face à la leurs baisse de dotations est balayé d’un revers de main par le Premier ministre : "C’est quand même un monde !, s'est agacé le locataire de Matignon. Les socialistes ont baissé massivement les dotations aux collectivités sans concertation et ils hurlent au loup quand nous prenons des mesures pour ne pas augmenter les impôts. Ces 300 millions n’ont été enlevés à personne, car ils n’avaient été donnés à personne." Le Premier ministre assure toutefois qu’il n’y aura plus de baisse de dotations, si les collectivités "maîtrisent" leurs dépenses. 

Le décret annulant les dotations, signé le 20 juillet par ses soins, provoque depuis mercredi la colère de l’opposition, d’autant que le président Macron avait promis de ne plus procéder par des "baisses brutales" de dotations

Alors que certains de ses ministres inexpérimentés ont commis des erreurs que leur appartenance à la société civile n'a pas rendu meilleurs, le Premier ministre mis en cause a tenté de tacler l’opposition : "Les politiques aguerris peuvent aussi 'couaquer'," a-t-il estimé. 

Mais il reconnaît une période de rodage. "Seule compte l’efficacité", déclare-t-il en refusant de "passer son temps" à regarder les sondages : "Ceux qui ont cherché à gouverner au gré des sondages ont échoué." Tout comme ceux qui les ont balayés d'un revers de la main...

La confiance des Français en son action a chuté.  
"La confiance des Français 's'essouffle' (AFP) après l'épisode électoral et, selon une enquête de l'Ifop diffusée dimanche 2 juillet, une majorité d'entre eux se déclare à nouveau pessimiste (56%) pour l'avenir de leur pays. "Un quart seulement des personnes interrogées (26%) pens[ai]ent [déjà] qu'elles vivront mieux dans une dizaine d'années, contre 44% d'un avis contraire et 30% pour qui ce sera "pareil qu'aujourd'hui".
Selon une enquête d’opinion Ifop publiée le 23 juillet, la confiance a encore fondu à 52%, soit déjà sept points de moins qu’en juin. Et c'est voir le verre à moitié plein.
Un sondage réalisé par Internet les 1er et 2 août 2017 chiffre la désillusion de 40 % des Français des premières mesures économiques du gouvernement pour "affronter efficacement les  principaux problèmes" ...


Ce n'est pas encore la disgrâce, mais Macron n'aura pas connu de période d'état de grâce. Le chef de l’Etat ne cesse de reculer depuis son élection et la mauvaise séquence de juillet marquée par des contradictions de ministres, des manifestations affligeantes d'incompétence de jeunes députés ignares de tout mais pourtant bombardés à la vice-présidence de l'Assemblée.
Le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique, sympathisants, confirme que seulement 40 % des Français disent lui faire encore confiance : un recul de 5 points de plus en un mois. Ils sont désormais 55 % à ne pas lui faire confiance - soit un bond de 9 points en un mois - dont 21 % (+ 3 points) .

La nouvelle génération d'élus, des jeunes start-uppers prometteurs, nous disait-on, n'a encore pas fait ses preuves et le renouvellement de la vie politique reste à opérer.

samedi 22 juillet 2017

Les magistrats aussi dénoncent la réforme du Code du travail

Les syndicats craignent pour leur liberté d'interprétation inégalitaire des textes

Les syndicats de magistrats dénoncent eux aussi le projet de réforme du Code du travail



Résultat de recherche d'images pour "juges prud'homaux"
Ils dénoncent une menace d'empiétement sur le pouvoir d'appréciation des juges. Après deux semaines de rencontres, les trois syndicats de magistrats: l'Union syndicale des magistrats (USM), le syndicat national des magistrats FO et le Syndicat de la magistrature, qualifiés de 'juges rouges' (SM), se sont prononcés contre certaines mesures, qui ne permettent pas, selon eux, de rendre pleinement justice au justiciable.

Le risque de déséquilibre dans les rapports de force entre employeurs et salariés, alors que le gouvernement termine vendredi sa dernière semaine de concertation avec les partenaires sociaux sur l'épineuse question de la sécurisation des relations de travail, volet qui comprend notamment la mise en place d'un barème obligatoire sur les indemnités prud'homales pour les licenciements abusifs. 
Le Conseil de prud'hommes (CPH) est une juridiction de premier degré qui connaît des litiges du droit du travail nés à l'occasion de l'exécution ou de la rupture du contrat de travail entre employeurs et salariés de droit privé, comme le licenciement et la rupture conventionnelle. Les personnels de services publics exerçant dans les conditions de droit privé dépendent également du conseil de prud'hommes. C’est une instance paritaire : employeurs et salariés y sont représentés à part égale.
"Instaurer des plafonds et des planchers intangibles [pour l'indemnisation] porte gravement atteinte à la fonction même de juger", estime l'Union syndicale des magistrats (USM), qui représente 70% des juges en France, mais qui met l'accent sur les conséquences de leurs décisions, lesquelles ne devraient pas être fonction des indemnités finales. Un aveu que celles-ci étaient effectivement l'enjeu unique d'un appel aux prud'hommes ?

"La décision de justice (...) se prononce sur les moyens de réparer l'intégralité des préjudices subis en cas de manquement démontré. Des barèmes contraignants contreviennent à ces missions", raconte l'USM, à l'instar des syndicats de salariés pour lesquels l'indemnisation ne peut être décidée par barème et échapper à la pression syndicale.

La mise en place d'un barème n'est qu'une des mesures gouvernementales envisagées pour rendre les relations de travail plus prévisibles et faciliter les embauches.
Les conseillers qui siègent aux Conseils des Prud'hommes ne sont pas des magistrats professionnels, mais des hommes et des femmes issus du monde professionnel.
Vers une Justice plus juste

Le Syndicat de la magistrature, le plus radical, préjuge que la réduction des délais de recours au contentieux "prive le justiciable de l’accès à son juge". Il milite pour le maintien intégral de son champ d'action et contre la révision des critères de définition des licenciements économiques, assurant que la réforme ne donnerait pas au magistrat "la capacité de déterminer le périmètre (...) dans lequel l’intensité des difficultés de l’entreprise doivent être appréciées".

Résultat de recherche d'images pour "conseil prud'homal"
Les syndicats de magistrats estiment que la justice prud'homale montre ses limites. Les taux d'appel y sont de 62% et les délais de traitement de 14,7 mois, précise le ministère du Travail. Devant la lenteur des procédures, le tribunal administratif a condamné l'Etat (après Alstom pour son usine de Saint-Ouen), à verser 976.000 euros à 122 anciens salariés de DCNS exposés plusieurs années à l'amiante. L'Etat a même été condamné à payer près de 1,4 million d'euros en 2013 pour déni de justice, rappelle l'USM. Le préjudice d'anxiété avait été à 8.000 euros par personne. 
En juin 2016, ce même tribunal administratif de Caen avait condamné l'Etat à indemniser 127 autres ex-salariés de DCN à Cherbourg.
La justice administrative a mis au point une jurisprudence particulière, c'est-à-dire des règles de droit définies par ...le juge.
Les patrons de petites entreprises voient d'un très bon oeil l'encadrement de ces pratiques. Or, ils constituent la majorité des dossiers de contentieux aux prud'hommes.
"Le juge a un pouvoir d'appréciation des faits qui peut être exorbitant", a déclaré Jean-Michel Pottier, vice-président de la CPME, leur organisation.
"Il est temps de sécuriser les rapports de travail et de restaurer la confiance. Ce n'est pas le Code du travail qui fait l'embauche mais il peut l'empêcher."

"Le gouvernement ne cherche pas tant à limiter le pouvoir des juges qu'à fixer un nouveau cadre à un droit du travail."

Image associée
Jean-Emmanuel Ray, professeur à l'Ecole de droit de la Sorbonne, fait aussi valoir qu'il a été édicté dans un contexte de croissance et de pénurie de main d'oeuvre. "Le Code du travail a été pensé pendant les Trente Glorieuses. Les entreprises pouvaient alors permettre de financer des protections plus importantes" dit-il. Mais la résultante, c'est aussi que "le droit du travail est devenu très procédural".

"Dans les procédures, qui tombe dedans ? Ce sont les PME et surtout les TPE. Or ce sont elles qui créent aujourd'hui de l'emploi. Jamais les grandes entreprises bien conseillées, car elles embauchent des juristes ou ont leurs avocats. "

mardi 22 mars 2016

Le Premier ministre ne fait plus illusion: sa cote de popularité s'effondre

Avec 27% d'opinions favorables, Valls enregistre son pire score à Matignon

La cote de popularité de Manuel Valls est en forte baisse en mars

Il n’en finit pas de décrocher. Manuel Valls a perdu 6 points 
dans le baromètre Ifop pour Le Journal du dimanche diffusé mardi 22 mars, en plein chaos provoqué par sa réforme du Code du travail. 
Le Premier ministre, qui a soufflé le chaud, puis le froid, pour faire passer ce projet de loi, d'abord par la force, ensuite par la négociation et enfin après retouches, a déclenché la mobilisation des syndicats et des organisations de jeunes, lycéens et étudiants, paie dans l’opinion cette mauvaise pratique gouvernementale.

72% des personnes interrogées se disent mécontentes de son action à la tête du gouvernement
 
Avec 27% d'opinions favorables, le Premier ministre enregistre son pire score depuis son arrivée à Matignon en avril 2014. 58% des Français étaient alors satisfaits de son action.

En un mois, Manuel Valls a perdu 15 points chez les employés, passant de 38% à 23% de satisfaits, et 7 points chez les ouvriers, passant de 29 à 22%, et 7 chez les salariés du secteur privé: 23% d’entre eux sont aujourd’hui satisfaits de son action.

57% des proches du PS approuvent encore son bilan, mais ils sont tout de même en recul de 6 points sur février.

L'impopularité du Premier ministre ne protège pas François Hollande

Valls ne fait plus office de paratonnerre à la colère ou à la déception des électeurs. François Hollande perd 2 points de popularité en mars. 

A 74%, les 18/24 ans sont toujours les plus contents du chef de l’Etat (et 26% de satisfaits, chiffre stable). 
Le Président perd 6 points chez les employés (13% de satisfaits) et 3 points chez les sympathisants socialistes (50% d’entre eux sont encore actuellement satisfaits de son action).

Bien que toujours très forte, l’impopularité de François Hollande n’atteint pas - ou pas encore - le plus bas niveau de son quinquennat. En septembre et novembre 2014, seuls 13% des Français étaient contents de lui, avant les attentats de janvier 2015.

Enquête réalisée par téléphone du 11 au 19 mars auprès de 2.054 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.