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dimanche 31 mars 2019

Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA

La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA 

La meilleure d'entre eux pour le Parlement de Strasbourg
, selon Macron,  a laissé  l’ENA dans le rouge

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Ecole Nationale d'Administration à Strasbourg :
ouverte sur le monde réel ?
Ce n'est pas non plus  à l'ENA que les technocrates peuvent apprendre à gérer.
L'état de la comptabilité et le bilan social 2017 de la prestigieuse Ecole nationale d’administration jette un doute sur la compétence de sa directrice (2012-2017), Nathalie Loiseau, dont Macron s'efforce de se débarrasser en la retournant à l'expéditeur, son colombier strasbourgeois (Loiseau est née Ducoulombier), après l'avoir promue en juin 2017 ministre chargée des Affaires européennes. L’établissement, qu'elle a dirigé pendant cinq années et qui formate l’élite dirigeante de la nation, accuse un grave déficit.

C’est, dit-on, la fabrique à hauts fonctionnaires, voire à présidents, ce qui ne contribue pas à sa renommée : Giscard, Chirac, Hollande et Macron en sont sortis, mais Mitterrand et Sarkozy n'y sont pas passés. Quant à Loiseau, elle y a niché, comme le coucou, sans y avoir jamais été admise, mais n'a laissé que des dettes au nid.  

A l’Ecole nationale d’administration, les voyants financiers sont au rouge.
Depuis 2005, la totalité de la scolarité de l’ENA est organisée à Strasbourg
Loiseau a laissé l'ardoise à son successeur. La masse salariale pèse lourd. Les nouvelles missions imposées par l’Etat coûtent cher, alors que la subvention publique stagne. Et les trésoriers de l’école peinent à se faire payer les factures des prestations que l’ENA propose. Loiseau a pris son envol avant d'entreprendre la réforme nécessaire à l'assainissement des comptes. Résultat, le déficit augmente et si rien ne change, l’école, qui dispose encore d’une petite réserve pour éponger, fera banqueroute d’ici quatre ans. Voilà qui fait désordre à l’endroit même où l’Etat se fixe pour mission d’enseigner les règles de la bonne gestion publique.

La situation se dégrade depuis plusieurs années, les années Loiseau. 
La fuite d’une note interne avait déjà mis le sujet sur la place publique par le passé. Mais, pour la première fois, le compte financier 2017 de la prestigieuse école a fuité dans la presse et c'est semble-t-il mission impossible de boucler un budget à l’équilibre
En 2017sur un budget de 40,8 millions d’euros, le déficit a atteint 2,8 millions d’euros. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et c’est d’ailleurs pour cela que ces millions ont été si difficiles à obtenir. Pour se les procurer, la fondation iFRAP, un think-tank libéral, a sollicité la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). "J’ai dû attendre un an entre ma demande initiale à l’ENA et le moment où l’école a été forcée par la Cada à m’envoyer ses comptes", soupire Agnès Verdier-Molinié, la directrice de l’iFRAP, qui a passé au crible les dépenses et les recettes de l’établissement.
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Premier constat, les 30,9 millions d’euros de dépenses de personnels absorbent à eux seuls la quasi-intégralité de la subvention d’Etat (31,1 millions d’euros). Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que boucler un budget à l’équilibre dans ces conditions relève de l'exploit !
Si les salaires de l’équipe pédagogique et des enseignants sont confortables, ce sont surtout les 9,2 millions d’euros alloués aux élèves qui plombent la ligne "dépenses de personnels". C'est dès l'ENA que les futurs hauts-fonctionnaires apprennent à vivre, à l'aise, aux crochets des contribuables, ces classes moyennes qu'arrivés aux manettes, ils n'hésitent pas à maltraiter.

Elèves-salariés, scolarité "all inclusive", des étudiants gagnants ?

Les 117 étudiants qui composent chaque promotion sont payés en moyenne 1.691 € bruts par mois en France (Source : JDN - point d'indice, 2016). De quoi faire s’étrangler, par exemple, les élèves des meilleures écoles de commerce, dont les frais de scolarité sont parmi les plus élevés. Et encore davantage les Gilets jaunes que l'information va remonter pour encore trois mois. 

Mais ce n’est pas tout. A l’ENA, les frais de mission sont également pris en charge. Une sorte de scolarité "all inclusive". L’ENA dépense ainsi chaque année 1,5 million d’euros en frais de déplacement, repas et nuitées accordés aux étudiants lorsqu’ils sont sur le terrain, en stage dans les préfectures par exemple. Avantageux ? Tout dépend. "C’est le jackpot si vous êtes un fils de bonne famille de 20 ans, célibataire, qui fait ses stages logé-nourri-blanchi sans dépenser un rond, confie une ancienne élève. C’est plus compliqué si vous avez 30 ans, un conjoint et déjà un ou deux enfants à charge. Là, le salaire est un peu juste…"
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La promotion Senghor (2002-2004) comptait dans ses rangs un certain Emmanuel Macron, fils de parents divorcés, 
un père médecin, professeur de neurologie et une mère, médecin conseil

Les énarques savent veiller sur leurs propres intérêts... 
L’ancien ministre des Finances de Hollande, Michel Sapin, élève de la promotion Voltaire sortie de l’ENA en 1980, se souvient qu’il avait mis en place une "caisse de solidarité" pour lisser les écarts de ce type. Délégué des élèves en 1979, l’ex-ministre de l’Economie siégeait au conseil d’administration de l’école. "A l’époque, je n’ai pas souvenir de problèmes liés au déficit", confie celui qui, au gouvernement, voyait sans cesse venir le redressement de la courbe de l'emploi, en vain... 

L’ENA, bonnet d’âne de l’encaissement des factures

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ENA, Paris
De 2002 à 2004, Macron était élève de l'ENA à Strasbourg, mais le futur banquier n'a rien entrepris, à la différence de Sapin.  L’ENA n’est pas douée pour faire rentrer l’argent dans ses caisses, ce qui explique en partie pourquoi la situation financière s’est beaucoup dégradée depuis 1980. Beaucoup de factures de formations restent en souffrance. Le Koweït est de loin le plus gros débiteur, qui doit 569 700 €. Mais d’autres petites ardoises s’accumulent. Le Brésil a deux paiements en suspens pour 20.500 € et 11.000 €, la République dominicaine pour 22.588 €, la Jordanie pour 7.268 €.

Et l’ENA n’apparaît guère plus pressée pour pousser les mauvais payeurs français à régulariser leur situation. Castaner va-t-il enfin régler la facture de l’Ecole nationale supérieure de la police et Jacqueline Gourault, celle du Commissariat général à l’égalité des territoires qui lui doivent chacun 10.000 €. Et de Rugy, ministre de l'écologie punitive, va-t-il presser l'établissement public AgroParisTech (Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement) de régler sa dette de 9.120 €. Et, Eric Verlhac, inspecteur général de l’administration du développement durable, un ...haut fonctionnaire d'Etat, les 5.200 € de l’Association des maires de France ?

Un petit paradis pour fonctionnaires ?

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ENA, Paris
Il fait bon vivre à l’ENA, un paradoxe comptable, si l’argent sort plus vite de l’école qu’il n’y rentre. 
L’institution affiche une politique d’action sociale généreuse. En 2017, elle a accordé 11.405 € d’aides financières non remboursables à ses agents, un poste budgétaire en hausse de + 48,12 %. De quoi faire rêver ceux qui n’ont d’autre solution que de demander une avance sur salaire. Ou de négocier un prêt étudiant...
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ENA, Paris,
site de l'Observatoire
L’ENA délivre aussi généreusement les formations en interne, y compris certaines aux intitulés insolites comme "Comprendre l’UE en une journée", " The Lego serious play method" ou encore la mystérieuse "Praticien en hypnose ericksonienne".

Enfin, si la décision a été prise de déménager l’ENA à Strasbourg, l’école a fait ses cartons en conservant une antenne parisienne. Une double implantation coûteuse à l’heure des économies d’échelles.

"Nous ne sommes pas en faillite"

"Nous ne sommes pas en faillite, nous n’avons pas de dettes, insiste Thierry Rogelet, le secrétaire général de l’ENA, un ancien chef du bureau des ressources humaines et de la ...modernisation (sic), à la direction de la défense et de la sécurité civiles du ministère de l’Intérieur. L’école est en difficulté financière mais notre objectif est de revenir à l’équilibre en 2020". Ben voyons ! L’établissement travaille avec le ministère de l’Action et des Comptes publics (Gérald Darmanin) pour mettre en place un plan de redressement.

"Nous avons déjà fait beaucoup d’effort sur nos dépenses, poursuit le secrétaire général. Nous avons également réduit la masse salariale en supprimant 38 postes ces dernières années. Et quatre autres postes ont été supprimés en 2018 », détaille-t-il. Voilà donc pourquoi les nouveaux énarques seront mieux formés...

Une diète budgétaire d’autant plus cruelle que l’école n’est pas responsable de tout. Absorption de l’Institut international administration publique en 2002, du Centre d’études européennes de Strasbourg en 2005, l’Etat lui a imposé de grossir sans vraiment revaloriser la subvention qu’il lui verse.

Objectif : un retour dans le vert en 2020

Thierry Rogelet veut développer les recettes propres plutôt que de réclamer davantage de deniers publics. "Nous nous sommes réorganisés pour mieux encaisser les factures ( ! ) et nous allons nous recentrer sur des missions à forte valeur ajoutée, explique-t-il, suivant les conseils du Sénat et de l'IFRAP. Nous aimerions aussi faire en sorte que la rémunération de la préparation au concours interne ne soit plus uniquement supportée par l’ENA. Notre objectif est que d’autres écoles du service public ou bien les employeurs d’origine (collectivités locales, ministères…) participent".

La fabrique à président de la République n’entend pas mettre la clé sous la porte. "Selon nos estimations, nous serons à -1,4 million d’euros de déficit en 2018, puis à -400.000 € en 2019. Avant un retour dans le vert à +500.000 € en 2020", promet Thierry Rogelet. 
On croirait entendre la France qui défend son budget à Bruxelles, sous les regards narquois de ses collègues.

L’ENA EN CHIFFRES


  • 1945 : Création de l’Ecole nationale d’administration. Objectif, démocratiser l’accès à la haute fonction publique de l’Etat.


  • 6 500 anciens élèves français. Auxquels il convient d’ajouter 3 657 anciens élèves étrangers, originaires de 134 pays.


  • 6 % d’heureux élus. L’an passé, le nombre d’inscrits aux trois concours a atteint 1 368 candidats, pour un total de 80 places. En clair, beaucoup d’appelés, peu d’élus, avec une sélectivité d’un sur sept pour le concours interne (agents publics), d’un sur treize pour le concours externe (diplômés de l’enseignement supérieur) et d’un sur huit pour le 3e concours (actifs du secteur privé).


  • Nathalie Loiseau est-elle responsable de la dégradation des comptes de l'ENA ?


    La situation catastrophique du budget de l'ENA est partiellement due à la baisse de dotation de l’Etat (19 % depuis 2010), comme aux autres institutions, singulièrement depuis Hollande (Moscovici et Sapin), mais aussi et surtout à un "développement insuffisant des ressources propres".

    Juan Branco, avocat et auteur de 'Crépuscule', livre "réquisitoire contre la politique d’Emmanuel Macron" mentionne un rapport de l’Ifrap qui s’est "violemment payé" la gestion de l’Ecole nationale d’administration (ENA) lorsqu’elle était dirigée par Nathalie Loiseau, tête de liste LREM aux Européennes. J. Branco souligne au passage que la charge de la Cour des comptes est d’autant plus forte que la plupart de ses membres sont recrutés directement dans les promotions sortantes de l’ENA.
    L’Ifrap (fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) est un cercle de réflexion libéral dirigé par Agnès Verdier-Molinié, régulièrement invitée sur les plateaux de télévision où elle défend notamment une baisse drastique des impôts et dépenses publiques. 

    Dans un rapport publié en octobre 2018, l’Ifrap fustigeait "les mauvais comptes de l’ENA" (un déficit de près de 3 millions d’euros, rappelons-le). En s’appuyant sur le dernier exercice alors disponible (2017) de cette école obtenus auprès de la commission d’accès aux documents administratifs, l’institut décrivait "une grande fragilité financière, caractérisée par un déficit récurrent qui nécessite des ponctions régulières dans la trésorerie de l’école". 

    Le think tank faisait des propositions pour combler le déficit : "faire l’économie d’environ 70 postes parmi ses personnels permanents" et baisser drastiquement le traitement des élèves fonctionnaires "de 1.682 € bruts par mois à environ 1.000 €".

    Le nom de Nathalie Loiseau n'apparaît jamais dans ce rapport, mais le site de l’Ifrap note toutefois en 2018 que "la situation se dégrade depuis plusieurs années". Or, la tête de liste LREM a quitté ses fonctions à l’ENA en 2017 et c’est donc bien son bilan qui est pointé. Une mise en cause confirmée par les chiffres livrés par le magazine spécialisé Acteurs publics : la situation financière de l'ENA s’est même fortement dégradée entre l’arrivée de Nathalie Loiseau en 2012 et son départ en 2017 : d’une situation de léger excédent d’environ 200 000 €, on passe à un déficit de près de 3 millions d’euros. Après son départ, le déficit est ensuite bien moindre, puisqu’il repasse à 339.597 € en 2018 (et l’actuel secrétaire général de l’ENA estime qu’il sera comblé d’ici 2020).

    Loiseau n'avait aucun poids, aucune audience.
    Un rapport de la commission des lois du Sénat de novembre 2018 souligne même que l’Etat, qui "constitue la principale source de financement de l’ENA" aussi longtemps que l'Ecole néglige son auto-financement, a profité de l'arrivée de la mollusque à sa tête pour baisser son financement de 2,27 millions sur un an dès 2012 et 2013. Malgré cette baisse et sans que Loiseau ne bronche, l’Etat confiait dans le même temps à l’ENA de nouvelles missions, comme l’organisation de nouveaux cursus ou le passage des promotions de 80 à 90 élèves (qui a coûté 1,4 million d’euros par an supplémentaire à lui seul). Savoir si la potiche, qui n'est pas elle-même énarque, n'a pas été placée à ce poste pour avaler les couleuvres.

    Le Sénat impute clairement à la direction de l'ENA, un "développement insuffisant de [ses] ressources propres" avec "la multiplication d’actions non rentables ou à faible valeur ajoutée". Le rapport cite un exemple : "Une semaine de formation au sein du cycle international spécialisé d’administration publique est facturée 1.000 euros, ce qui est insuffisant pour amortir son coût d’organisation et de gestion."
    Attention, Strasbourg, il vous arrive un drôle de Loiseau.

    vendredi 22 septembre 2017

    Marseille : Macron face à la contestation populaire de sa politique

    Macron reproche à son interlocutrice d'être de "ceux qui râlent tout le temps et pour tout"...

    Le président contesté tente de se justifier auprès d'une opposante à la Loi Travail

    De passage à Marseille pour présenter le site des épreuves de voile des Jeux olympiques 2024, Emmanuel Macron a été interpellé par une jeune quadra au chômage sur la réforme du Code du travail, alors que des dizaines de milliers d'opposants à la réforme du Code du travail ont défilé à Paris et en régions jeudi 21 septembre à la veille de la présentation en Conseil des ministres des cinq ordonnances qui contournent la représentation nationale.
    Agée de 41 ans, la chômeuse en détresse lui a exposé ses difficultés à se faire financer une formation par Pôle Emploi. L'organisme ne prend en charge que 1.500 euros des 4.500 euros dont elle a besoin.
    Ancien conseiller de Hollande à l'Elysée, puis maître de Bercy, le président a mis en accusation de quinquennat qu'il a servi. "Le budget 2017, ce n'est pas mon gouvernement qui l'a fait; il a été voté l'année dernière", s'est défaussé le chef de l'État.

    Chaque contact avec le public est ainsi devenu une prise de risque pour Emmanuel Macron.
    Déjà interpellé sur l'absence d'anticipation gouvernementale par des habitants de l'île de Saint-Martin frappée par l'ouragan Irma, annoncé particulièrement violent,  le président de la République a été de nouveau mis en question, cette fois à Marseille. 

    VOIR et ENTENDRE un extrait de l'altercation, sur fond de "Macron, démission !" de la foule tenue à distance :



    La contestataire ne lui a pas seulement posé des questions sur la réforme du Droit du travail

    Après avoir exposé son cas personnel, elle lui a reproché de faire une politique trop "libéraliste" (sic). 
    "Mon gouvernement va voter un budget en 2018 [sic : depuis quand les gouvernements votent-ils les budgets en France ?] et il sera à la hauteur de vos attentes (...) Vous avez un budget pour votre famille et vous ne pouvez pas faire des promesses que vous ne pouvez pas tenir. Je ne les ai jamais faites," s'est défendu le chef de l'Etat, contre "les gens" qui, selon lui, ne comprennent rien. 



    Puis,
    cette Française lui a lancé que les Jeux Olympiques, c'est "pourri !"
    "Il y a des gens qui râlent tout le temps pour tout. Donc râlez ! Moi, je suis content..." lui a rétorqué Macron, méprisant, comme à l'accoutumée.

    mercredi 11 février 2015

    Valls, le premier ministre, s'est fait huer par les Marseillais

    Ils n'ont pas assez de moyens dans l'Education nationale !
    Le premier ministre s'est fait chahuter par les Marseillais.

    Des parents d’élèves et des professeurs demandaient plus de moyens à Manuel Valls à son arrivée mardi au lycée Victor Hugo, à Marseille.
    Au second jour de sa visite à Marseille, le premier Ministre a été accueilli aux cris de "Vive la Castellane ! " où des tirs de kalachnikov avaient salué, la veille, son passage dans les quartiers nord de la ville. 
    A plusieurs kilomètres de là, des sifflets et des huées sont montés d'une foule rassemblée devant le lycée Victor Hugo, un lycée du 3e arrondissement, au centre ville de Marseille. 
    Où va le gouvernement de Valls ?
    Des enseignants soutenaient les revendications de leurs élèves. "Nous, on se bat pour les ZEP. Nos élèves morflent, nous aussi on morfle", a déclaré un des manifestants. "Nous, on se bat pour qu’on ait des moyens. On se bat pour que les élèves puissent réussir. On a un taux d’échec de fou ! Quand les élèves, ils partent en face, ils se cassent les dents...", a ajouté cet enseignant.


    Manuel Valls était
    flanqué de la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, née au Maroc, de la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, Myriam El-Khomri, née à Rabat, et du président de la région Paca, Michel Vauzelle. Le Premier ministre était venu fleurir une plaque en mémoire d'un élève résistant tué en août 1944.
    Vauzelle et Mennucci leur collaient aux basques.

    VOIR et ENTENDRE maintenant comment BFMTV rend compte du chahut à ses amateurs pour Dailymotion... Ils ont pourtant les images (cf. ci-dessus) 

    La fin de la trêve pour "Charlie" se confirme mais aussi pour Flamby, on pense déjà à lui pour le carnaval (ci-contre)...


    "Vous êtes pleinement français, vous êtes des citoyens (...) Vous devez vous emparer du pouvoir,"  a expliqué Valls. Il a été entendu au-delà de toute espérance.

    lundi 27 octobre 2014

    Déficits publics: Bruxelles demande un nouvel effort de 3,6 milliards d'euros aux Français

    Les concessions de la France à Bruxelles sont des supercheries

    Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement ajuste son budget 2015.  
    François Hollande n'est pas parvenu à faire accepter son budget 2015 auprès de ses partenaires européens aussi facilement que par le Parlement français...
    Nous devrons encore nous serrer la ceinture de plusieurs crans. 

    VOIR et ENTENDRE
    Hollande prétendre devant le sommet européen que "la France a "fait ce qu'elle avait à faire":
    Hollande a manqué son passage en force à Bruxelles
    Le déficit devra être encore réduit d'environ 3,6 milliards supplémentaires et sera légèrement supérieur à 4,1% du PIB. Le plan présenté par Michel Sapin ne comporte aucune nouvelle économie ou réforme et les Français vont encore trinquer. François Hollande et Manuel Valls explorent l'idée d'une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais les augmentations de la redevance télévisuelle ou le prix du timbre sont déjà décidés et le gouvernement a confirmé une hausse d 4 euros (2+2) de la taxe sur le diesel. L'hiver sera dur et long.

    Bruxelles exige de la France qu'elle rentre dans les clous 
    La Commission européenne n'a pas épargné le pays co-fondateur de l'Union européenne. La pression s'est accentuée la semaine dernière, avec l'envoi à Paris d'un courrier du commissaire européen aux Affaires économiquesJyrki Katainen y demandait des éclaircissements  à Michel Sapin sur les raisons ayant "conduit à ce que la France prévoit de dévier des objectifs budgétaires". 
    Le forcing a atteint un maximum lundi quand le président du Conseil des ministres italien, Mateo Renzi, un soi-disant allié de Hollande, a répondu au même genre de lettre en s'engageant à faire des efforts à hauteur de 4,5 milliards d'euros en 2015.

    Isolé, Hollande risquait d'être d'autant plus repéré comme le dernier mauvais élève de l'Europe et celui qui ne respecte pas les règles qu'il avait contribué à élaborer lors de la définition du pacte de stabilité et de croissance.

    Valls plie donc, Sapin annonçant qu'il va réduire le déficit en 2015

    Pour donner satisfaction à
     la Commission, les technocrates du ministre des Finances se sont livrés à un tour de passe-passe, déshabillant Pierre pour habiller Paul et dégager 3,6 milliards d'euros - une somme ne figurant pas dans le courrier du ministre - sur les 93,3 milliards de déficit prévus jusqu'alors. Mécaniquement, le déficit public devrait ainsi passer de 4,3% à 4,15% du PIB. Soit 4,1%.

    Voici la lettre transmise par les services de Michel Sapin à Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne.

    La manip de Bercy est une entourloupette  

    Elle a le mérite de ne pas irriter la majorité
    , puisque l'effort de 3,6 milliards ne pénalise ni les réformes structurelles, ni les économies supplémentaires.  
    Le gouvernement compte surtout sur quelques retombées favorables. Il citera les "moindres charges d'intérêt" de la dette "dans un contexte de baisse continue des taux depuis l'été", sans mentionner la baisse de l'euro par rapport au dollar, ce qui permettra de réduire le coût de la dette de 400 millions par rapport aux prévisions. La contribution française au budget européen devrait, quant à elle, être inférieure de 300 à 600 millions par rapport à ce qui est inscrit dans le budget 2015. Au vu des performances de la balance commerciale française depuis quelques années, le gouvernement ne peut espérer que la baisse de l'euro puisse favoriser les rentrées de recettes et une réduction de nos déficits publics. Il est en effet permis de douter qu'à court terme nos exportations puissent bondir, alors que le coût de nos importations se renchérira vraisemblablement. Et Hollande peut s'estimer heureux que cette baisse ne se produise pas conjointement à une hausse du prix des matières premières.

    Valls ne réussit pas à sortir 350 millions de mesures 
     de sa manche 

    L'hurluberlu de Bercy
    Michel Sapin continue de faire croire que le gouvernement parviendra à "accélérer et renforcer la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale". Il dit pouvoir ainsi collecter 900 millions de recettes en plus. Quelque 500 millions supplémentaires viendraient de la non-déductibilité de l'impôt sur les sociétés de certaines dispositions, 300 millions de "ressources" supplémentaires des collectivités locales (venant par exemple de la taxe de séjour ou encore la taxe sur les parkings). Le nouveau secrétaire d'État au Commerce extérieur et successeur de Thomas Thévenoud, Matthias Fekl, ne bronche pas. Croit-il donc que le gouvernement fait ainsi la promotion du tourisme dont il a la charge? 
    Le reste se partagerait entre une réévaluation à la baisse du coût du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et 350 millions "d'autres mesures", mais elle reste à caler... La plupart des dispositions de ce paquet figureront dans la loi de finances rectificative qui devrait être présentée le 12 novembre en Conseil des ministres.

    La dimension réformatrice de ces annonces ne saute pas aux yeux
    A qui veut encore l'entendre, le ministre des Finances assure néanmoins qu'elles permettent "de présenter un ajustement structurel budgétaire - qui ne tient pas compte des aléas de la conjoncture - supérieur à 0,5 point de PIB en 2015", contre 0,2 point prévu jusqu'à présent. L'intérêt des Français est de croire Sapin contre toute vraisemblance.

    Alors que la Commission peut encore s'exprimer mercredi si elle estime qu'il y a un manquement au pacte de stabilité, précisément sur ces réformes de structure, Mon beau  Sapin fait preuve d'une belle assurance (comme sur la réduction du chômage) et claironne que la France est désormais "en ligne avec nos règles communes et les flexibilités qu'elles contiennent". Si ses déclarations seront relayées par la presse socialiste et enfumeront les Français, il n'est pas garanti que la Commission se laisse endormir.
    Et le ravi de conclure : "Je ne doute pas que les éléments que nous précisons aujourd'hui permettront à la Commission d'apprécier l'effort réalisé par la France en 2015." 
    Au-delà des fanfaronnades de Bercy, attendez-nous à nouvelles pressions de la Commission européenne. Et de nouveaux efforts.



    lundi 16 septembre 2013

    Hollande, bonimenteur cocasse en prime time sur TF1

    Ce qu'il faut retenir des déclarations de François Hollande sur TF1 

    Invité du 20h sur TF1 ...à l'Elysée, François Hollande a assuré que son gouvernement est "tout prêt du but"
    Cravate en place, costume bleu sombre, François Hollande était assis face de Claire Chazal à l'Hôtel Marigny, qui jouxte le palais de l'Élysée.. Le président de la République a commencé par aborder le "drame syrien", justifiant à nouveau la position et le rôle de la France dans la volonté américaine de frapper le pouvoir syrien en place aux côtés des rebelles, alors qu'une crise diplomatique s'ajoute aux menaces de punition militaire du régime alaouite.
    Il  a aussi promis un nouveau crédit d'impôt pour la rénovation thermique. 

    Voici ses principales déclarations. 

    "La Syrie, c'est la tragédie la plus grave depuis le début du XXIe siècle, a déclaré le président de la République sur un ton grave. Une réaction était donc nécessaire". "Nous devons être fiers de ce que nous avons fait. La pression que nous avons fait peser avec les Etats-Unis a payé", a poursuivi François Hollande.

    Interrogé sur l'accord trouvé sans lui par les Russes et les Américains samedi à Genève, le chef de l'Etat a jugé qu'il s'agit d'une "étape importante, mais pas d'un point d'arrivée", l'option militaire n'étant pas exclue. "Il faut prévoir la possibilité de sanctions en cas de non-application de l'accord", a-t-il maintenu, dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité qui pourrait être votée "d'ici à la fin de la semaine prochaine". Reconnaissant qu'il n'avait pas pris part aux discussions de Genève, François Hollande a tenté de réaffirmer le rayonnement diplomatique de la France, "une nation souveraine", qui ne dépend pas "de quelque pays que ce soit", alors qu'il est accusé de suivisme.  

    • Sur les créations d'emplois

    François Hollande a poursuivi son entretien sur les questions de l'emploi. Conscient qu'il a promis de relancer l'emploi en France d'ici la fin de l'année, le président de la République a assuré qu'"on est tout près d'inverser la courbe du chômage", en admettant toutefois que cela "reste difficile". "Dans deux mois j'aurais à rendre des comptes", a-t-il admis, avant de lister les dispositifs contradictoires qu'il a mis en place depuis le début de son mandat.



    • Sur le budget et la dette publique

    Le président de la République est le roi du concours Lépine.
    Il a dû également s'expliquer sur les nouvelles hausses d'impôts que prévoit le budget de 2014. "Oui nous avons eu à faire des efforts pour réduire les déficits, a-t-il admis. Mais les dépenses de l'Etat vont baisser en 2013 et 2014, c'est la première fois", a souligné le chef de l'Etat, qui a le sentiment que "la croissance commence à redémarrer".

    • Sur la hausse des impôts

    Interrogé sur le ras-le-bol fiscal des Français, François Hollande a tenté de se justifier en expliquant que la hausse de la TVA serait moindre par rapport au gouvernement précédent. "TVA et quotient familial. Ce seront les deux seuls impôts", a prétendu François Hollande. Mais, a-t-il objecté, "j'ai annulé l'augmentation de la CSG qui était annoncée, la presse s'en faisait écho": Hollande réussit ainsi l'exploit d'annuler ce qui n'existe pas... 
    Quant au quotient familial, il devrait voir son plafond à nouveau baisser en 2014, à 1.500 euros par demi-part, a-t-il anticipé, comme pour l'inversion de la courbe du chômage. Pour essayer de se crédibiliser, il  a rappelé ne pas avoir touché aux allocations familiales.

    Et l'augmentation des cotisations pour la branche vieillesse ? a demandé Claire Chazal. "C'est pour financer la retraite", a esquivé le président. "Il s'agit, a-t-il dit, de "seulement 0,15%, c'est 4 euros par mois sur un salaire de 3.000 euros". 
    Enfin, les premières tranches du barème de l'impôt sur le revenu, a-t-il confirmé, seront "allégées". Si bien que les classes moyennes, dont les plus fragilisées, seront plus affaiblies.

    • Sur de nouvelles taxes

    Pour le financement de la sécurité sociale, "il n'y aura de nouvelles taxes en 2014", a affirmé le président, interrogé sur les taxes qui avait été évoquées dans la presse, concernant les sodas, l'aspartame et les cigarettes électroniques.


    • Sur la transition énergétique

    "Très prochainement", a-t-il également déclaré, un crédit d'impôt sera accordé pour la rénovation thermique tandis que, selon lui, la future contribution climat énergie montera en puissance "de manière limitée" et n'aura "pas d'effet en 2014"

    Pas de taxe diesel non plus. De quoi diviser les écologistes qui étaient déjà montés au créneau dans le courant de la semaine. A la tête des Verts radicaux (EELV) Pascal Durand met un ultimatum au gouvernement: les Verts menacent de ne pas voter le budget 2014. "Chacun doit se déterminer non pas par rapport à un parti dans une majorité (...) mais par rapport à l'intérêt de la France", a-t-il fait savoir, provoquant l'indignation de Noël Mamère qui ne voit pas d'incompatibilité entre les Verts et l'intérêt de la France.



    • Sur l'ambiguïté des propos de François Fillon sur le FN
    François Hollande était interrogé sur le changement de cap de l'ex-Premier ministre UMP sur le Front national. Il y a "des règles, des digues, des principes", a observé le "capitaine du Costa Concordia""Il y a un moment où ce qui nous rassemble -que ce soit des gaullistes, des libéraux, des radicaux, enfin des républicains- (...), c'est une conception commune de la France et de la République, et c'est mon rôle de le rappeler", a dit le président.

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    • Sur l'affaire du bijoutier de Nice

    Interrogé sur la légitime défense du bijoutier de Nice, François Hollande a répondu que la justice devait prévaloir, mais en suivant des méandres rhétoriques lassants.. "Dans cette affaire, je vois l'exaspération, mais je dis aussi qu'il faut juste la justice, rien que la justice". Par ailleurs, "les bijoutiers doivent être protégés par l'Etat". Enfin, "que chacun soit convaincu, sur la question de la sécurité, nous ferons tout". 

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    VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze dénoncer l'intox au sommet: