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mardi 22 octobre 2019

Agent double à Matignon ? Un conseiller d'Edouard Philippe travaille en même temps pour Malte

A Malte, paradis fiscal, 0% sur les revenus de source internationale

Quelle est donc l'étrange mission à Malte de ce conseiller très spécial d'Edouard Philippe ?

Le Faucon maltais
Extrait du 'Faucon maltais', film de John Ford
Souci vertueux de transparence mis en veille, Sandro Gozi aurait signé un mystérieux contrat de consultant avec le chef du gouvernement maltais, sans en avoir averti le premier ministre. Le grand escogriffe demande des explications. 

Ancien secrétaire d'Etat italien chargé des Affaires européennes auprès du président socialiste du Conseil des ministres, Matteo Renzi, Sandro Gozi est un quinqua aussi indispensable qu'occupé, puisqu'il peut courir deux lièvres à la fois. Celui qui était devenu l'un des conseillers d'Edouard Philippe au mois de juillet dernier, aurait aussi travaillé pour le Premier ministre maltais Joseph Muscar et continuerait sans que l'Edouard n'en sache rien,  si la presse ne l'avait pas informé. "M. Gozi a été invité hier (lundi) par le directeur du cabinet du Premier ministre à produire des explications sur les faits allégués par plusieurs organes de presse", a confirmé Matignon au lendemain des informations du Monde, mis sur le coup par le quotidien maltais centriste Times of Malta.

Sandro Gozi aurait continue a travailler comme consultant pour le chef du gouvernement maltais, Joseph Muscat, apres son arrivee a Matignon
Sandro Gozi, comme Nathalie Loiseau, LREM,
de l’extrême droite à Emmanuel Macron
Proche de l'Edouard était même candidat LREM aux Européennes – élu en 22e position, il ne siégera que si le Royaume-Uni respecte un jour le vote populaire et quittera l'Union européenne -, Sandro Gozi est chargé de mission auprès d'Édouard Philippe pour le suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen.

Ce conseiller est-il un infiltré ?

Pendant ses années universitaires, Sandro Gozi est proche du Mouvement social italien
– Droite nationale (MSI), le parti postfasciste de Giorgio Almirante.
Sandro Gozi était un militant du 'Front de la jeunesse'. Sa carte d'adhérent est publiée par le site internet du magazine 'Il primato nazionale', qui reproduit également une photo de lui avec d'autres jeunes, ci-dessus, accompagné du secrétaire du mouvement social italien Giorgio Almirante. Mais il se justifie: "J'avais seize ans, mon meilleur ami était le secrétaire local du Front de la jeunesse. Je venais d'une famille de centre-gauche et la mienne était un acte de rébellion. Il m'a fallu très peu de choses pour comprendre que ce n'était pas mon chemin", assure l'intrigant à Adnkronos", agence de presse italienne. Il est bien connu que mon premier vote, ajoute Gozi, était en fait pour le parti républicain italien.
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D'autre part, il me semble que Salvini appartenait également à Leoncavallo ou que d'autres dirigeants très jeunes ont fait des choix qui ont changé au cours de sa vie".
Pour son rôle dans le gouvernement français, le collaborateur de l'Edouard  a été pointé par le centre-droit et surtout par 'Frères d’Italie', courant national-conservateur, qui ont officiellement demandé la révocation de leur citoyenneté italienne.
Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi ex MSI"
Pressé d'éclairer la représentation nationalemardi après-midi, lors des questions au gouvernement, sur l'opacité de son premier cercle,  l'Edouard a fait une réponse de Normand, faisant valoir que "tous ceux qui ont l'honneur de servir la France en travaillant au sein d'un cabinet ministériel doivent être, lorsqu'ils font l'objet d'une attaque politique, défendus par le chef du gouvernement". Mais, a-t-il ajouté, "le chef du gouvernement [comme Alain Delon, il parle de lui-même à la 3e personne !] exige d'eux une parfaite probité et le respect de toutes les règles qui s'imposent à tous ceux qui ont l'honneur de servir la France". Voilà pour la théorie, en langue de bois. 
Une chance qu'il n'ait pas envoyé paître ses interpellateurs comme il l'a fait avec une liseuse de questions de La France Insoumise à l'Assemblée. Visiblement tendu - chiffonné par cette affaire maltaise ? - il a en effet envoyé Mathilde Panot  - qui l'interrogeait sur la pauvreté en France - se faire voir au Vénézuela... Machisme ou sexisme anti-jeunes ? 

Présomption d'innocence
Sandro Gozi "a confirmé, comme il l'avait fait, par écrit, au moment de son embauche, en juillet 2019, que son emploi de cabinet à Matignon était exclusif de toute autre activité professionnelle, a fortiori pour un autre gouvernement", a assuré Matignon, attaché à la Loi de Réaffirmation des valeurs fondamentales des services publics, obligations de dignité, d’impartialité, d’intégrité, de probité, de neutralité et le respect de la laïcité, bref, à la déontologie et à la transparence de la vie publique...

"Le directeur de cabinet du Premier ministre en a pris acte et l'a invité à produire dans les plus brefs délais les pièces attestant de la fin de sa collaboration avec le gouvernement maltais au moment de son embauche afin de clore la polémique", ajoute Matignon, en déclarant que Sandro Gozi a également été prié de "justifier rapidement de l'accomplissement de ses obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP, puisque Jean-Louis Nadal, l'ancien magistrat qui la préside, attend que les dénonciations arrivent sur son bureau], obligations sur lesquelles le Premier ministre est particulièrement vigilant". La preuve...

Sandro Gozi, contacté par l'Agence France-Presse, n'avait pas encore répondu en début d'après-midi. L'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a pour sa part réclamé que "les éléments évoqués par le Premier ministre soient communiqués."

Depuis la tuerie par un islamiste infiltré qui a fait quatre victimes au coeur du Renseignement français à la Préfecture de police de Paris, la Maison Poulaga,  
la vigilance de la "poule" de Castaner est prise en défaut tous les mois

Epinglé pour son inconséquence, 
Matignon est-il une pétaudière ?


Homme de confiance de l'Edouard, Sandro Gozi a signé un contrat de consultant avec le chef du gouvernement de Malte, sans en avoir averti le grand chef.

Intrigant, dépeint en "conseiller sans frontières" par Sylvie Coignard, le socialiste italien aime vanter "son approche transnationale" de la politique, ce qui le conduit tout naturellement à travailler simultanément pour plusieurs gouvernements, si on sait lire entre les lignes... Sandro Gozi réussit ainsi à travailler au cabinet du premier ministre de Macron et pour Joseph Muscat, chef du gouvernement de Malte. 

Le porte-parole de J. Muscat affirme que S. Gozi travaille pour son compte depuis juin 2018. Décoré de l’ordre national du Mérite maltais en 2016, il le " conseille sur toutes les institutions et priorités européennes dans un rôle similaire à celui qu’il a eu, ou a, avec des gouvernements et organisations européennes", selon le porte-parole, qui vante sa "vaste expérience dans le domaine". Or, Gozi a par ailleurs rejoint le cabinet d’Edouard Philippe, le 29 juillet, en tant que chargé de mission temporaire.
L'attribution entre potes de ce poste rémunéré visait à assurer aux frais de la princesse française la transition jusqu’à ce que le Royaume-Uni quitte effectivement l’Union européenne. Mais Gozi a changé plusieurs fois de version à ce sujet. 
"Il n’y a pas de conflit d’intérêts," se défend-il. Difficile de savoir ce qu'en pense la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, censée surveiller les conflits d'intérêt de ce genre, et si elle était au courant : elle refuse de communiquer. A la HAPTV, la transparence, c'est aussi simple que ça... 

Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi, et Edouard Philippe,""Ce ne sont pas les mêmes missions, pas les mêmes sujets, pas le même travail. Je comprends que le transnational ne passe pas, même dans la presse, mais c’est un travail absolument régulier", a d’abord maintenu celui qui se décrit à la startup macronienne comme un "autoentrepreneur, avec un numéro de TVA". "Avec le gouvernement maltais, c’est du consulting externe sur les questions d’institutions européennes, d’immigration. Je n’ai même pas d’adresse e-mail, a-t-il raconté. A Matignon, je suis à l’intérieur du cabinet." 

Un emploi fictif à Matignon ?
Les macroniens n'ont-ils pas pourtant une haute idée de la valeur travail, toujours un dossier sur la table, jusqu'au bord de la piscine du Fort de Brégançon ?  Sandro Gozi n'a averti personne de ce double-emploi, ni Edouard Philippe, ni l'Elysée, à moins que l'un des deux soit fictif. 
Gozi avance désormais que son travail pour Malte a pris fin en juillet dernier, après son élection au parlement européen. Et Gozi n'occupera son troisième emploi qu'après le Brexit. 
La question reste posée : de quoi vit-il ? Assure-t-il une mission réelle quelque part ?

jeudi 13 juin 2019

Jean Arthuis (LREM) répond sèchement à la méchanceté de Nathalie Loiseau

Traité d’"homme aigri" par la tête de liste sexiste LREM aux européennes, Jean Arthuis (LREM rallié) lui répond sèchement

Loiseau, coucou LREM du parlement de Strasbourg
Résultat de recherche d'images pour "Jean Arthuis et Nathalie Loiseau"
I believe I can fly...
La néo-eurodéputée s’en est prise à plusieurs membres de l’ALDE lors d'un point presse "off" à Bruxelles, alors même que la tête de linotte brigue la présidence du groupe des libéraux au Parlement européen. Preuve que les électeurs de LREM voteraient même pour un tabouret à un pied.

Pour la délégation LREM à Bruxelles, Loiseau est un caillou dans la chaussure. 
Le 5 juin, Nathalie Loiseau, ex-tête de liste du mouvement présidentiel aux élections européennes, organisait un point presse en "off" pour quelques journalistes français. Durant son heure de prise de parole, l’eurodéputée fraîchement élue a vivement égratigné la plupart des dirigeants européens avec qui elle est pourtant censée s’allier au Parlement.

A  entendre l’ancienne ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe, l’ancien premier ministre belge et actuel président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, aurait des "frustrations rentrées depuis quinze ans". 

Quant à sa collègue néerlandaise Sophie in ’t Veld (parti centriste Démocrates 66), elle aurait "perdu toutes les batailles qu’elle a menées"

Enfin, pour la "romanichelle" de l'ENA, Manfred Weber, PPE, est pour sa part un "ectoplasme" qui n’a "jamais rien réussi", mais est pourtant pressenti pour la présidence de la Commission.

La macronie essaie de faire taire Loiseau

Dans sa diatribe, Nathalie Loiseau a également attaqué l’eurodéputé LREM sortant Jean Arthuis, premier député européen à soutenir Emmanuel Macron. L’ancienne directrice de l’ENA présenta pourtant cet ancien ministre de l'Economie et des Finances comme un "homme totalement aigri". 

A cette agression venue de son propre camp politique, Jean Arthuis - ancien soutien de Bayrou en 2007 - a  répliqué à sa collègue avec ironie. "Je salue l’intelligence politique de Nathalie Loiseau et la sincérité de ses démentis. Entrée prometteuse au Parlement européen", a-t-il lâché sur Twitter lundi soir. 
En langage non-diplomatique, une tourte faisandée...

Le comportement de cette protégée d'Alain Juppé - qui lui confia la direction générale de l'administration du ministère des Affaires étrangères en 2011 - jette le discrédit sur l'ensemble de ses affidés, de Fabienne Keller ou Gilles Boyer à Frédérique Lefebvre ou Jean-Pierre Raffarin, en passant par Edouard Philippe.

dimanche 26 mai 2019

Européennes 2019 : Macron a joué au premier de cordée, mais s'est pris une châtaigne

Macron échoue dans sa prise de pouvoir, mais l'Elysée salue "un score honorable"...

Le parti du président s'est fait déborder par l'extrême-droite

L'impopularité de Macron et de sa politique se confirme dans les urnes après deux ans,
 dans un scrutin européen marqué par un regain surprise de la participation qui profite aux écologistes sectaires. Mais dans le duel qu'il a organisé, Macron a la lourde responsabilité d'avoir fait monter Marine Le Pen. L'épouvantail n'a pas été celle que le stratège surfait de l'Elysée avait désignée.

Premier scrutin depuis les législatives qui ont donné la majorité à Emmanuel Macron, et tous les pouvoirs, les élections européennes avaient valeur de test électoral pour le président contesté dans la rue.  Il a même tenté d'en faire un référendum personnel et la réponse est non.
La liste Loiseau, portée par le parti de la majorité La République en marche (LREM), est finalement arrivée deuxième du scrutin derrière le Rassemblement national, mené par le benjamin du scrutin Jordan Bardella, 23 ans, ce dimanche 26 mai. La tête de liste LREM a récolté 22,5% des voix, à un point et demi derrière le mouvement de la droite radicale, crédité de 24% des suffrages, selon les dernières estimations d'Harris-interactive/Epoka à 20 heures.
 
Le duel au sommet des européennes entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron a tourné en faveur du Rassemblement national et l'engagement personnel du président  - qu'on a vu prendre la place de sa tête de liste et s'afficher seul sur des affiches sauvages et en entretien à huis-clos avec la presse régionale, exception faite de deux réfractaires aux méthodes autocratiques d'un président prétentieux - s'est avéré inopérant.

Sa politique sociale vaut au chef de l'Etat une impopularité qui se maintient depuis près de sept mois avec le mouvement des Gilets jaunes, La République en marche ne fait pas mieux que le Parti socialiste en 2014 et perd sa position de premier parti de France, voyant son score abaissé de 24%, lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, à 22,3% en 2019. Mais, en même temps, Marine Le Pen a gagné deux points (23,2%) en 2019 contre 21,3% en 2017.

Jupiter est dans le déni

Dès l'annonce des résultats, à 20 heures, l'Elysée n'a pas hésité à saluer un "score honorable" qui montre que "la majorité présidentielle tient bon". "Le chef de l'Etat s'estime conforté et gardera son cap en France, comme en Europe, "assure le palais présidentiel. 
Mais si Loiseau trompette la victoire, le premier ministre a accueilli "avec humilité" les résultats des élections européennes ce dimanche 26 mai. "Quand on termine deuxième à une élection, on ne peut pas dire qu'on a gagné", a-t-il estimé lors d'une courte allocution. 

Macron s'enfonce dans l'autisme. 
Chercherait-il à relancer le mouvement des Gilets jaunes qu'il ne s'y prendrait pas autrement ?

lundi 20 mai 2019

'Renaissance' (LREM) réclame un 'fact-checking' en direct pendant les débats télévisés des Européennes

Fébrile, LREM craint la contestation et recherche une aide extérieure pour encadrer l'expression libre de ses pairs


La suspicieuse quinquagénaire vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur des argumentaires de ses brillants jeunes pairs


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Après avoir d'abord refusé un débat public télévisé avec tous les 'premiers de cordée' adverses, elle a fait une exception pour Jordan Bardella, RN, considérant qu'elle ne pouvait zapper la liste qui lui dam le pion. De François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, la capricieuse exigera finalement le huis-clos de l'Institut Montaigne, le 13 mai., mais aussi un médiateur sûr,  un homme de confiance, Dominique Seux (Les Echos, site du groupe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault).
Lien PaSiDupes - Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.

La liste du président va maintenant demander un "dispositif anti-fake news" aux chaînes de télévision.


Avec sa requête de dimanche, visant  les trois débats télévisés qui seront organisés d'ici aux élections européennes du 26 mai, la liste de La République en marche et du MoDem cultive le soupçon à l'encontre de ses listes d'opposition traitées comme des tricheurs 

Numéro 2 de la liste du mouvement présidentiel, l'ex-journaliste Pascal Canfin a révélé que LREM s'apprête à adresser cette demande insultante aux chaînes organisatrices France 2, LCI et BFMTV. "Nous allons, dès aujourd'hui, envoyer un courrier aux trois chaînes qui organisent ces trois débats pour leur demander officiellement de mettre en place un dispositif anti-mensonge, un dispositif anti-fake news en direct", a déclaré l'ex-eurodéputé écologiste, ex-ministre au Développement sous François Hollande,et tout récent ex-directeur général du WWF France, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.


Une opération de la majorité macronienne pour jeter le discrédit sur l'ensemble des listes d'opposition

C
e dimanche après-midi, les trois chaînes ont fait observer aux manipulateurs de l'électorat que ces dispositifs de vérification en direct sont déjà en place lors de leurs émissions précédentes et le seront encore lors des derniers débats.


Une cellule de "trois, quatre journalistes", évidemment indépendants (Benjamin Duhamel, fils de Patrice Duhamel et de Nathalie Loiseau Saint-Cricq, neveu d’Alain, pour le service public, Ruth Elkrie,  SFR Group, propriété de l'homme d'affaires maroco-franco-libanais Patrick Drahi) et Jannick Alimi (Le Parisien, groupe LVMH) pourrait être chargée de repérer les fausses informations émises par tel ou telle responsable politique, puis de les dénoncer, via un bandeau affiché à l'écran. "Parce que la démocratie, c'est le débat sur des opinions, certes, mais aussi sur des faits qui, eux, sont incontestables", a commenté Pascal Canfin, en visant spécifiquement le Rassemblement national (RN) qui, accuse-t-il, s'est fait une "grande spécialité" des infox. 

Parmi les infox de Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité, ancienne candidate opposée à la liste Simone Veil aux Européennes de 1989, citons cette affirmation de ce dernier dimanche avant le scrutin, appelant à la fin d'un mouvement qui "tourne en rond", selon laquelle "le débouché politique des Gilets jaunes est plutôt à l'extrême droite".
Loiseau et Castaner n'ont pas accordé leurs pipeaux.
3Ce que j'ai vu, moi, dans les meetings où des 'gilets jaunes' se sont infiltrés, c'est que, quand nous leur avons demandé de sortir, ils ont toujours crié: 'Vive Marine' (Le Pen)", a accusé l'ex-ministre de Macron aux Affaires étrangères, dont la liste est régulièrement devancée dans les sondages par celle du Rassemblement national (RN), à une semaine des élections européennes, comme prévu par les stratèges de l'Elysée qui ont recommandé aux media et aux sondeurs, comme à leurs troupes, de répandre le slogan "Macron ou le chaos en Europe", rejouant ainsi l'acte 4 des présidentielles de 2007 et 2012, quand la stratégie de républicains serait en faveur de la "troisième voie" représentée par François-Xavier Bellamy (LR), tête de liste "Union de la droite et du centre". 
"Il y a une similitude, une proximité forte entre certains 'gilets jaunes' et le Rassemblement national", a insisté ce drôle de Loiseau, ex-candidate engagée en 1984 sur une liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat issu du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite aujourd’hui dissoute, qui accuse aujourd'hui, avec constance et véhémence, l'extrême droite de "jouer avec la violence". Macron va devoir vite accorder les discours de ces deux-là...

Une "cellule" de journalistes et un bandeau d'avertissement

Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche aux élections européennes, enchaîne les couacs dans sa campagne.

Sans crainte d'une lourde responsabilité dans ce nouveau discrédit jeté sur la classe politique,
la majorité présidentielle assume sa contribution à la forte abstention annoncée au scrutin à un seul tour du 26 mai prochaine.
"Parce que la démocratie, c'est le débat, sur des opinions certes, mais aussi sur des faits incontestables, a estimé l'accusateur de ses propres collègues. Sinon le débat est tué, la démocratie souffre du fait que certains candidats, particulièrement ceux du RN, puissent dire absolument n'importe quoi", a-t-il insisté. Selon l'ancien allié de Hollande et Macron lorsqu'ils étaient à l'Elysée, les fact-checking que l'on trouve après les débats dans la presse arrivent trop tard et "personne ne [les] lit", a-t-il encore argué. 

Très concrètement, selon Pascal Canfin, ce dispositif doit se traduire par une "cellule de trois, quatre journalistes qui, en live, pendant le débat, vérifie si le chiffre ou l'affirmation qui viennent de sortir sont vrais ou faux". "Si c'est factuellement complètement faux, et c'est quand même une grande spécialité du RN, alors nous suggérons un bandeau en direct pendant l'émission", qui viendrait avertir les téléspectateurs que telle ou telle prise de parole est erronée. "Cela permettra d'améliorer la qualité du débat démocratique", avance le candidat LREM, posant en paragon du savoir et de la vertu. 
Tentant d'associer les autres candidats à cette initiative, Canfin a précisé que sa liste dresserait les participants contre l'orateur ou l'oratrice qui se mélangerait les pinceaux. Ce qui risque de coûter cher à sa tête de linotte, une 'serial-gaffeuse'...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien : Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

Addendum au florilège non-exhaustif des bourdes de Loiseau

Macron l'a sélectionnée, mais l'a répudiée. 
Difficile en effet de se tenir à jour de la somme des bulles de Nathalie Loiseau. Pourtant, elle va siéger au Parlement européen...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron a-t-il chassé Loiseau et revêtu sa dépouille ? " : Macron compte-t-il aussi siéger au Parlement de Strasbourg ?

Lundi 29 avril sur France Cultureelle fit écho à la volonté de Macron de suppression de l'ENA dans une contorsion qui aurait dû être douloureuse à une ancienne directrice de l'ENA. Mais celle-ci est coutumière des reniements. La tête de liste 'Renaissance', qui n'avait pas hésité un peu plus tôt sur Radio J à se dire "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", s'enfonce l'instant d'après dans la coquille de Calimero pour pointer à son tour l'entre-soi de l'école des hauts fonctionnaires : "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs, en n'étant pas ancienne de l'ENA, femme de moins de cinquante ans, j'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA".
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA" La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA

"Romanichelle", un terme dépréciatif désignant un membre de la communauté tsigane ou rom... Ballot, pour la candidate d'un mouvement d' arrogants, qui, dans la même émission, dénonce par ailleurs "la montée des nationalismes en Europe", prenant en exemple le "recul des libertés" et la montée de l'antisémitisme dans
la Hongrie de Viktor Orban. Or, devinez qui fait aussi l'objet d'une stigmatisation dans ce même pays ? La communauté rom !
Lien PaSiDupes - "Loiseau (LREM) reconnaît s'être sentie "une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA" : Nathalie Loiseau, tête de liste LREM, lance une nouvelle boule puante stigmatisante

Il n'a pas 
pourtant échappé non plus  à Canfin et ses semblables que la bécasse a été confrontée à une autre de ses contradictions, au sujet de la Pologne cette fois, quand des photos de sa dernière publication, "L'Europe en BD", auteure et formateuse des jeunes esprits prise en flagrant délit d'abus de faiblesse, Nathalie Loiseau, publiée le 17 avril aux éditions Casterman, ont surgi sur les réseaux sociaux. Pour prôner la tolérance vis-à-vis des différences culturelles entre les 28 pays membres de l'Union européenne, l'auteure du texte a choisi la question du mariage des homosexuels. Faisant dire à un enfant : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve !". Les autres personnages prennent acte de cette déclaration, avec la bénédiction du professeur qui conclut, en toute neutralité déontologique et respectueuse : "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut les respecter. D'ailleurs, voici la devise de l'Europe : 'Unie dans la diversité'". Oops !

Une banalisation de l'opinion homophobe que Twitter n'a pas manqué de pointer, puisque la presse sous influence des lobbies LGBT l'a tue. "Présenter des propos et comportements homophobes dans un livre destiné aux jeunes comme relevant de la diversité de l’Union européenne, c’est contribuer à la banalisation de l’homophobie. Ceci est incompréhensible et très maladroit", a notamment réagi SOS homophobie. "Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l'égalité", a écrit de son côté l'avocat et député socialiste Boris Vallaud demandant, du haut de son 1,69m : "Cette démonstration absurde marche avec tout ? L'IVG ? L'accueil des réfugiés? Avec de tels "progressistes", à quoi servent les conservateurs ?".

Pour sa défense, Loiseau se targue de l'homosexualité de ses propres frères.
Pas de quoi faire douter la reine de la brêle, qui rétorque : "Décrire la Pologne telle qu'elle est ne veut pas dire qu'on l'approuve". Un message accompagné d'un passage d'une autre de ses œuvres, son livre écrit en 2014 ("Choisissez tout"), censé la dédouaner de tout soupçon d'homophobie : "Gais, il l'étaient tous et ils étaient tous gays. Le Paris de la mode, c'est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J'ai commencé avec eux un bout de chemin que je n'ai plus jamais arrêté [arr^ter un chemin?]. Minorités extralucides, mes frères homosexuels observent, analysent décryptent le mainstream comme personne"… Soit plus de clichés en une page que dans un livre entier de Yann Arthus-Bertrand, n'admettra jamais Canfin...
Constatant la faible adhésion à sa laborieuse démonstration, revoilà l'ancienne ministre qui s'enferre, s'en prenant dans un tweet solennel à Jaroslav Kaczynski - soupçonné d'homosexualité - pour manifester son opposition au leader du parti conservateur nationaliste polonais (PiS) dont est issu l’actuel président polonais : "L’homophobie de Jaroslav Kaczynski, qui désigne les LGBT comme une 'menace contre la Pologne', est en réalité une menace contre les valeurs de l’Europe. Ne laissons pas l’obscurantisme gagner en Europe". Estime-t-elle qu'à l'instar de son 'ami' polonais, les conservateurs nationalistes en sont tous ? Et que reste-il de "l'union dans la diversité des opinions" ?

Cerise sur le plantain de l'étourneau
Lien PaSiDupes - " 1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil " Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

dimanche 19 mai 2019

1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil


Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

Jean Veil est 78e, et avant dernier, sur la liste présidentielle conduite par Loiseau

S'est-il laissé circonvenir ?

Ce fils de Simone Veil est l'avocat de 71 ans qui a assuré la défense de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de la MNEF, la Société générale contre Jérôme Kerviel et dans l'affaire des Panama Papers, Jérôme Cahuzac, Didier Lombard, ancien dirigeant de France Télécom, poursuivi pour "harcèlement moral", ou David Hallyday. 
Simone Veil décédée le 30 juin 2017 a-t-elle pu mettre en garde son fils contre Macron ? Toujours est-il qu'à peine est-elle partie, il passe l'éponge sur l'irrespect d'une proche de Macron, sa chargée des relations presse à l'Elysée, la grossière Sibeth Ndiaye, qui avait confirmé le décès en ces termes : "Yes, la meuf est dead". De la très folklorique Sibeth, Macron a même fait la secrétaire d'Etat auprès du premier ministre chargée du porte-parolat du gouvernement...Résultats de recherche


Or, Nathalie Loiseau était, de surcroît, sur une liste aux Européennes concurrente de Simone Veil en 1989.

L’ancienne ministre des Affaires européennes de Macron et tête de la liste 'Renaissance' aux européennes, Nathalie Loiseau (LREM), qui se réclame régulièrement de Simone Veil, a fait partie d’une liste concurrente de l’ex-académicienne en 1989.
Fin mars, le Huffington Post a révélé qu'aux européennes de 1989, Nathalie Loiseau - Nathalie Ducoulombier de son nom de jeune fille - avait été 49e sur la liste fédéraliste intitulée "Initiative pour une démocratie européenne" menée par le politologue Franck Biancheri qui présida Newropeans, un parti politique européen d'inspiration supranationale. La liste était arrivée dernière du scrutin, avec 0,17% des voix (quelque 31.000 votes), derrière la liste de Jacques CheminadeAu HuffPost, elle raconte que l’aventure a été menée "avec zéro sou mais l’ardeur de la jeunesse". Elle s'était déclarée âgée de 24 ans, mais en avait 25. Son rival RN en 2019, Jordan Bardela, est tête de liste à 23 ans. 

Candidat aux élections européennes 2019 sur la liste du Rassemblement national, Thierry Mariani a enfoncé le clou dans un tweet du 10 mai 2019:
"Nathalie Loiseau ne cesse de se réclamer de Simone Veil et essaie de faire une opération de récupération indécente. Mais Nathalie Loiseau était candidate dans une liste opposée à Simone Veil en 1989. C’est vraiment du foutage de gueule à grande échelle !!!!". 

La tête de liste LREM, intitulée 'Renaissance' aux  élections européennes du 26 mai, était effectivement candidate aux élections européennes de 1989 sur la liste "Initiative pour une démocratie européenne", un intitulé suggérant que l'Union européenne n'est effectivement pas démocratique. Cette liste I.D.E. avait tenté de rivaliser avec celle - "Le centre pour l’Europe" (CDS, membre de l'UDF) - sur laquelle Simone Veil avait été réélue députée européenne, avec 8,43 % des suffrages.

L’hebdomadaire 'Valeurs Actuelles' est lui aussi revenu sur l’info, précisant fin avril que l’une de ses colistières de l’époque, à la 72e position était Elisabeth Lévy. La journaliste et directrice du magazine 'Causeur' explique : "Je n’ai aucun souvenir d’une campagne, ni des autres personnes sur cette liste. Mais mon erreur de jeunesse à moi, c’est d’avoir été européiste" (europhile), allusion à l’appartenance en 1984 de Nathalie Loiseau à la liste étudiante du GUD, organisation étudiante d'extrême droite des années 1970.