POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Simone Veil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Simone Veil. Afficher tous les articles

dimanche 19 mai 2019

1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil


Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

Jean Veil est 78e, et avant dernier, sur la liste présidentielle conduite par Loiseau

S'est-il laissé circonvenir ?

Ce fils de Simone Veil est l'avocat de 71 ans qui a assuré la défense de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de la MNEF, la Société générale contre Jérôme Kerviel et dans l'affaire des Panama Papers, Jérôme Cahuzac, Didier Lombard, ancien dirigeant de France Télécom, poursuivi pour "harcèlement moral", ou David Hallyday. 
Simone Veil décédée le 30 juin 2017 a-t-elle pu mettre en garde son fils contre Macron ? Toujours est-il qu'à peine est-elle partie, il passe l'éponge sur l'irrespect d'une proche de Macron, sa chargée des relations presse à l'Elysée, la grossière Sibeth Ndiaye, qui avait confirmé le décès en ces termes : "Yes, la meuf est dead". De la très folklorique Sibeth, Macron a même fait la secrétaire d'Etat auprès du premier ministre chargée du porte-parolat du gouvernement...Résultats de recherche


Or, Nathalie Loiseau était, de surcroît, sur une liste aux Européennes concurrente de Simone Veil en 1989.

L’ancienne ministre des Affaires européennes de Macron et tête de la liste 'Renaissance' aux européennes, Nathalie Loiseau (LREM), qui se réclame régulièrement de Simone Veil, a fait partie d’une liste concurrente de l’ex-académicienne en 1989.
Fin mars, le Huffington Post a révélé qu'aux européennes de 1989, Nathalie Loiseau - Nathalie Ducoulombier de son nom de jeune fille - avait été 49e sur la liste fédéraliste intitulée "Initiative pour une démocratie européenne" menée par le politologue Franck Biancheri qui présida Newropeans, un parti politique européen d'inspiration supranationale. La liste était arrivée dernière du scrutin, avec 0,17% des voix (quelque 31.000 votes), derrière la liste de Jacques CheminadeAu HuffPost, elle raconte que l’aventure a été menée "avec zéro sou mais l’ardeur de la jeunesse". Elle s'était déclarée âgée de 24 ans, mais en avait 25. Son rival RN en 2019, Jordan Bardela, est tête de liste à 23 ans. 

Candidat aux élections européennes 2019 sur la liste du Rassemblement national, Thierry Mariani a enfoncé le clou dans un tweet du 10 mai 2019:
"Nathalie Loiseau ne cesse de se réclamer de Simone Veil et essaie de faire une opération de récupération indécente. Mais Nathalie Loiseau était candidate dans une liste opposée à Simone Veil en 1989. C’est vraiment du foutage de gueule à grande échelle !!!!". 

La tête de liste LREM, intitulée 'Renaissance' aux  élections européennes du 26 mai, était effectivement candidate aux élections européennes de 1989 sur la liste "Initiative pour une démocratie européenne", un intitulé suggérant que l'Union européenne n'est effectivement pas démocratique. Cette liste I.D.E. avait tenté de rivaliser avec celle - "Le centre pour l’Europe" (CDS, membre de l'UDF) - sur laquelle Simone Veil avait été réélue députée européenne, avec 8,43 % des suffrages.

L’hebdomadaire 'Valeurs Actuelles' est lui aussi revenu sur l’info, précisant fin avril que l’une de ses colistières de l’époque, à la 72e position était Elisabeth Lévy. La journaliste et directrice du magazine 'Causeur' explique : "Je n’ai aucun souvenir d’une campagne, ni des autres personnes sur cette liste. Mais mon erreur de jeunesse à moi, c’est d’avoir été européiste" (europhile), allusion à l’appartenance en 1984 de Nathalie Loiseau à la liste étudiante du GUD, organisation étudiante d'extrême droite des années 1970.

lundi 1 avril 2019

Remaniement : trois entrants au gouvernement, pour surprendre et déplaire

Aucun des promus, Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O, ne peut faire l'affaire

Isolé, Macron se recroqueville sur ses premiers compagnons d'aventure

Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O seront respectivement porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes et secrétaire d'Etat au Numérique. 
Après les départs de Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche pour les européennes, Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux, en marche pour la prise de la mairie de Paris, trois postes étaient à pourvoir. Finalement, les trentenaires sont préférés : la franco-sénégalaise Sibeth Ndiaye est nommée secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Amélie de Montchalin secrétaire d’Etat auprès de Jean-Yves Drian  ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes, et Cédric O secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, chargé du numérique.

Sibeth Ndiaye, 39 ans, porte-parole du gouvernement


Résultat de recherche d'images pour "cedric O et Macron"Son profil : ancienne membre du Parti socialiste, elle n'a jamais exercé aucun mandat électif, mais Emmanuel Macron l'a chargée de la presse lorsqu'il est devenu ministre de l'Economie en 2014. Quand il lance sa candidature à la présidentielle, elle fait partie de l'équipe de campagne chargée des relations presse. Une fois Macron élu, elle devient conseillère presse et communication à l'Elysée. Ces derniers jours, Sibeth Ndiaye, était pressentie pour devenir directrice de la communication de l'Elysée, poste dont elle assurait l'intérim depuis le départ de Sylvain Fort en janvier 2019.
Ses atouts : Sibeth Ndiaye est connue pour son style de communication très direct. C'est notamment elle qui avait tweeté la vidéo où Emmanuel Macron évoquait "un pognon de dingue". Proche de Macron qu'elle appelle par son prénom, elle partage avec lui un vocabulaire cash, voire grivois. C'est elle qui avait commenté la mort de Simone Veil d'un "elle est dead, la meuf"...Ses rapports avec Macron : depuis le début, elle fait partie de sa garde rapprochée. Style corps de garde. Elle a été préférée à Mayada Boulos.

Amélie de Montchalin, 33 ans, secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes

Résultat de recherche d'images pour "cedric O LREM"Son profil : propre sur elle et teint rose, elle native de Lyon. Amélie de Montchalin a travaillé chez Axa? puis comme analyste politique junior à la Commission européenne ou comme économiste à la BNP Paribas. Proche du centre-droit, elle n'a jamais pris sa carte de militante UMP ni chez Les Républicains. La défaite d'Alain Juppé à la primaire de la droite a poussé cette juppéiste à rejoindre La République en marche en décembre 2016.

Ses atouts : néo-députée élue dans la 6e circonscription de l'Essonne et propulsée cheffe de file de son groupe à la commission des Finances, elle est rapidement devenue un élément clé de la nouvelle majorité. Elle est notamment connue pour sa bonne maîtrise des dossiers, ce qui l'avait désignée pour être "députée de l'année 2017".

Ses rapports avec Macron : Amélie de Montchalin n'est pas connue pour sa proximité avec le chef de l'Etat. Elle est pourtant inconditionnelle. Actuellement.
Cédric O, 37 ans, secrétaire d'Etat chargé du numérique
Son profil : d'origine  coréenne - comme Jean-Vincent Placé et Fleur Pellerin - par son père (reparti à Séoul) et lyonnaise par sa mère enseignante, Cédric O a la réputation d’un bon élève sérieux et organisé. Trésorier de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, donc au courant de la collecte de fonds à Las Vegas, il le demeure au parti présidentiel, LREM. Depuis novembre 2017, il fait aussi membre du bureau exécutif de LREM.Diplômé de HEC, il a fait une incursion dans le privé. Entre 2014 et 2017, il travaille chez l'équipementier aéronautique et de défense Safran (né de la fusion entre Snecma et Sagem) comme chargé de mission auprès du directeur industriel, puis comme responsable de la production chez Safran Aircraft Engines.Pour remplacer Mounir Mahjoubi, Macron a choisi le frère de la suppléante de Mahjoubi...

Delphine O., 33 ans, est devenue députée de Paris (quartier de la Place du Colonel Fabien et partie du 19e arrondissement) à l'entrée de Mounir Mahjoubi au gouvernement et siège à l'Assemblée.Ses atouts : collaborateur de François Hollande, lors de sa campagne présidentielle, puis de Pierre Moscovici au gouvernement, il est très au fait du périmètre de son secrétariat d'Etat, comme ancien conseiller en charge des participations publiques et de l’économie numérique de l'Elysée. En mai dernier, il avait organisé l’événement "Tech for good" réunissant à l'Elysée une soixantaine de dirigeants mondiaux de la tech, dont Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, parmi les GAFA visés par un projet de réforme de Macron.Ses rapports avec Macron : en tant que conseiller de l'Elysée, il était proche du président de la République.




mercredi 12 septembre 2018

Affaire Benalla : ce proche de Macron aurait profité qu'il était en Nouvelle-Calédonie

Benalla, petit chef  de l'Elysée quand les patrons sont ailleurs

Le supérieur hiérarchique d’Alexandre Benalla, a exposé ce mercredi le rôle du chargé de mission.
Résultat de recherche d'images pour "fx Lauch"
FX. Lauch, 35 ans, chef de cabinet de Macron,
après 2 ans directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes

Auditionné ce mercredi par la commission d’enquête du Sénat, François-Xavier Lauch, qui l'a nommé à sa fonction, a expliqué avoir été " choqué" en voyant la vidéo d’Alexandre Benalla violentant un manifestant. mais également les détails de la sanction prononcée avant son licenciement. Capture LCP

François-Xavier Lauch / © France3Cotedazur
"Chef d’orchestre des services de l’Elysée", comme il se plaît à se définir lui-même, François-Xavier Lauch a longuement répondu ce mercredi matin aux questions des sénateurs de la commission d’enquête sur l’ "affaire Benalla". Le supérieur hiérarchique du chargé de mission a d’une part assuré que la sanction prononcée à son encontre avait bien été appliquée et il a d’autre part détaillé les missions d’Alexandre Benalla auprès du président. L’une des nombreuses zones d’ombre qu’espéraient éclaircir les sénateurs.

Un "comportement individuel fautif", estime Lauch, tentant de s'exonérer de sa propre responsabilité individuelle
Résultat de recherche d'images pour "benalla Giverny"
 Commissaire Philippe Mizerski (de face à gauche)
et Alexandre Benalla (casqué à droite)
à Paris , le 1er mai 2018
Devant les représentants de la Chambre haute, François-Xavier Lauch a d’abord expliqué qu’il était en déplacement en Nouvelle Calédonie au moment de la manifestation du 1er mai, quand son chargé de mission s’est fait remarquer par ses brutalités sur deux manifestants d'extrême gauche. Il tente ainsi d'expliquer qu'il ne peut être tenu responsable de ce qu'un subalterne peut faire hors de sa vue. Il n’a pas lui-même assuré la gestion de ce cas précis et la sanction associée, se dédouane-t-il. 

Lauch se déclare solidaire, en revanche, de son supérieur hiérarchique. 
"Je ne peux que souscrire" à la décision de Patrick Strzoda [le directeur de cabinet du président] de suspendre Alexandre Benalla pour 15 joursa-t-il assuré. Et François-Xavier Lauch de préciser qu’il a en revanche ensuite géré la rétrogradation du chargé de mission de l’Elysée, à son retour de suspension, où il a été décidé d’une deuxième forme de sanction en réduisant largement son champ d'activité. Une sanction en deux temps.

Sur l’effectivité de ces sanctions, François-Xavier Lauch maintient  
Image associée
Il a répété que "M. Benalla n’a pas exercé ses fonctions de chargé de mission du 4 mai (où la sanction est entrée en application après lui avoir été notifiée le 3 mai) au 22 mai". Et de jurer : "Je ne l’ai pas vu pendant ces 15 jours. Je l’ai rappelé juste avant son retour en service. Je lui ai dit qu’il était attendu au service le 22 mai au matin et demandé à le voir le 24 mai."  A ce moment-là, François-Xavier Lauch l’aurait de nouveau "sermonné" - après l’avoir fait une première fois à chaud - car la vidéo de son chargé de mission violentant un manifestant l’avait "choqué", a-t-il assuré. 

Résultat de recherche d'images pour "benalla pantheon"
Par ailleurs, c’est à cette occasion que son supérieur lui a "notifié oralement ses nouvelles missions", c’est-à-dire exclusivement concentrées sur les événements organisés à l’Elysée et non plus à l’extérieur. "Il était évident qu’il ne pouvait plus avoir les mêmes missions. Nous avons décidé de lui retirer ce qui fait le sel de la fonction, les missions préparatoires propres à un déplacement. Il n’a plus accompagné en tant que chef de cabinet le président. […] Il l’a très mal vécu connaissant l’attachement qu’il avait pour les missions qu’il perdait. […] Mes équipes sont petites et donc il y a eu une charge de travail plus importante", a-t-il même commenté. Pour autant, le chef de cabinet du président de la République n’a pas remplacé Alexandre Benalla.

Lauch distingue participation et organisation d’événements

Les sénateurs ont toutefois rappelé que, à plusieurs reprises  après ces sanctions, le mis en cause avait été vu lors de visites privées du président. Et François-Xavier Lauch de justifier la présence d’Alexandre Benalla à "quatre moments". 
Lors de l’entrée au Panthéon de Simone Veil d’abord : "c’est moi qui ai pris en charge les missions préparatoires, sans M. Benalla. Une seule mission lui a été confiée : synchroniser l’arrivée des cortèges." 
Résultat de recherche d'images pour "benalla giverny"Dans les jardins de Claude Monet à Giverny (Eure), "c’est moi qui ai réalisé les deux missions préparatoires. Mais la visite a été déclassée en déplacement non-officiel. Donc il a pu l’accompagner :  lorsque c’est un déplacement privé ce n’est plus pareil." La question reste non élucidée sur le motif de ce déclassement...

Pour le 14 juillet, "M. Benalla était en charge de la question des invitations, environ 15.000, c’est vraiment quelque chose de masse... La vérification du placement etc. Mais pas en matière de coordination", a-t-il nuancé
Enfin, l’accueil bâclé des Bleus de retour de leur victoire à la Coupe du monde, " c’était un événement exceptionnel, qui a mobilisé fortement les services de l’Elysée auprès de la préfecture. Il a été organisé sans M. Benalla mais il lui était demandé d’être le garant de l’arrivée du bus, en contact avec moi. » Là aussi, a-t-il précisé, « il ne s’agit pas d’un déplacement officiel du président. Donc je considère que nous avons appliqué la sanction."
Mais nul ne sait qui remplaçait Benalla à chaque fois que celui-ci était déchargé...

Lauch confirme une crainte de braquer l'intime du président
Interrogé sur la durée prévue de cette rétrogradation, François-Xavier Lauch a expliqué qu’il était avant tout question de "marquer le coup", "lui redire par cette sanction que son comportement était inacceptable". 
Puis, " malheureusement, il y a eu ces faits nouveaux qui ont mené à son licenciement et donc je n’ai pas eu à me poser la question de la durée", a répondu son supérieur, en référence à sa garde à vue mi-juillet, la révélation d’une deuxième vidéo accablante du 1er mai et surtout la révélation de l’obtention illégale de preuves, qu’il n’aurait jamais dû avoir en main. Trois policiers, soupçonnés d’avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, ont d’ailleurs été suspendus.

Ses missions et son rôle exact, avant son licenciement, sont globalement au cœur des auditions du Sénat.
Les sénateurs ont également relevé que Benalla avait alors été privé des missions pour lesquelles il avait a priori été recruté. François-Xavier Lauch a notamment confirmé qu’il n’avait "pas de mission de police" et ce, malgré la justification utilisée pour obtenir son permis de port d’armes. "Cette demande n’a pas transité par mes mains," s'est défendu Lauch et "je n’ai jamais vu M. Benalla avec son arme", a précisé François-Xavier Lauch, qui décidément ne voit jamais rien. 

Mais Lauch aurait l'ouïe fine... "J'ai entendu parler de milice" à la présidence, "ce n'est absolument pas le cas", a certifié, sous serment, l'ex-supérieur hiérarchique de celui que certains ont qualifié de "Rambo" de l'Elysée. 

Selon le chef de cabinet aveugle, ses fonctions étaient "extrêmement claires", "cadrées" : "l'organisation des déplacements nationaux du président de la République", "l'organisation des événements au palais de l'Elysée" et enfin "la coordination, sous l'autorité du directeur de cabinet [Strzoda], des deux services de sécurité de l'Elysée". 
Résultat de recherche d'images pour "benalla veil pantheon"
En l'occurrence "des choses très administratives", a-t-il minimisé - bien qu'elles aient été confiées à un simple garde du corps, en apparence - alors que la commission cherche à savoir si, en vérité, M. Benalla n'a pas rempli une fonction de protection personnelle du chef de l'Etat, tâche sensible qui incombe à des unités d'élite de la police et de la gendarmerie sous la responsabilité de généraux.

samedi 28 avril 2018

Une station du métro parisien en hommage à Simone Veil

Le métro parisien, lieu privilégié du harcèlement sexuel, est-il une bonne idée ?Le nom de l'ancienne ministre sera associé à la station Europe du métro parisien

Elle sera rebaptisée "Europe-Simone Veil", a annoncé Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, ce mercredi sur Twitter.
Simone Veil était membre de l'Académie française



"J'ai décidé, en accord avec sa famille et avec la direction (de la RATP), de donner à la station de métro Europe à Paris le nom 'Europe-Simone Veil', en hommage à celle qui fut la première femme présidente du Parlement européen, et une grande figure francilienne," a expliqué la présidente de la région Ile-de-France, sur son compte Twitter.

La place de l’Europe, située dans le VIIIe arrondissement de Paris, porte déjà le nom "Place de l’Europe-Simone Veil". La proposition fut soumise au vote du Conseil de Paris en novembre dernier, pour rendre hommage à cette personnalité politique, européenne engagée et figure du combat pour le droit des femmes.
Figure éminente de la politique française, l'ancienne ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing est décédée le 30 juin 2017 à l'âge de 89 ans. 

Après l'hommage national aux Invalides, Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet 2018

Résultat de recherche d'images pour "place de l'Europe Paris"
L'ancienne académicienne devient la cinquième femme à faire son entrée dans ce lieu réservé aux personnalités exceptionnelles. Emmanuel Macron avait annoncé le 5 juillet 2017, lors d'un hommage national aux Invalides, que Simone Veil reposerait "avec son époux", Antoine Veil, au Panthéon. Ce sera d'ailleurs le premier homme à faire son entrée au Panthéon en tant qu'époux.

Le Centre des monuments nationaux (CMN) a lancé un appel d'offre pour l'organisation de la cérémonie du Panthéon, a précisé l'Elysée. Symbole du combat pour l'émancipation féminine, ayant notamment porté, en tant que ministre de la Santé, la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, symbole aussi de la mémoire des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, 

Cette place a la particularité d'être entièrement située sur un viaduc, au-dessus des voies ferrées de la gare Saint-Lazare.

mercredi 11 janvier 2017

Présidentielle 2017: Bayrou a choisi son camp

L'homme politique virtuel accuse Fillon de "radicalité"

François Bayrou doit cesser de se réclamer du centre

Le maire de Pau tergiverse sur une possible candidature à la présidentielle
En revanche, il ne retient pas ses coups contre la droite républicaine, condamnant la "radicalité" revendiquée du candidat officiel de la droite, François Fillon, vainqueur de son favori régional, Alain Juppé, estimant mercredi qu'elle l'expose à un risque majeur de défaite à la présidentielle.

Le candidat de la droite et du centre a réaffirmé mardi qu'il n'amendera en rien son projet, que le président du MoDem juge "dangereux". Ce même arbitre équitable des vertus s'est tu sur la gestion "désastreuse" de Ségolène Royal, quand elle était présidente de la région Poitou-Charentes, mais s'est placé en juge vertueux de Christine Lagarde et contre son arbitrage en droit dans l'affaire Tapie, alors que les 189 Etats membres du FMI lui ont réaffirmé leur confiance totale.

"Si on dit aux millions de Français qui s'interrogent aujourd'hui, 'c'est à prendre ou à laisser', alors il y a beaucoup de probabilités qu'ils disent 'On laisse'", a assuré sur RTL François Bayrou qui multiplie les sentences sur ses concitoyens bien que les Français ne le "calculent" guère -le parti qu'il préside est en veille- et que ses ambitions personnelles soient en berne.

"Les primaires, ça rend les candidats prisonniers d'un camp. Or le président de la République doit dépasser les camps", a-t-il souligné.

Bayrou condamne aussi bien les primaires de la gauche que de la droite et du centre, sans lui

L'intermittent politique a des aigreurs chroniques
"François Fillon serait, à mon sens, modestement, bien inspiré de réfléchir à la différence qu'il y a entre le candidat d'un camp et celui qui veut être le président de tout un pays", a encore lâché le donneur de leçon, simple ministre de l'Education inactif, au co-gestionnaire de la crise économique et financière internationale de 2008. Pour se donner du poids, Bayrou appelle les morts à sa rescousse, en l'occurrence Philippe Séguin, mentor de François Bayrou.

En janvier 1995, alors que Jacques Chirac, qu'il soutenait, paraissait promis à la défaite face à un Edouard Balladur placé en tête par les entreprises commerciales de sondages pour le premier tour de la présidentielle, Philippe Séguin avait lancé : "Arrêtez de croire qu'il va y avoir une élection présidentielle. Le vainqueur a déjà été désigné. Proclamé. Encensé. Circulez, y a rien à voir !" 

François Bayrou est échaudé 
Lorsque Bayrou présenta sa candidature à l'élection présidentielle du printemps de 2007, les sondages dopèrent sa campagne assurant que les intentions de vote en sa faveur étaient passées de 8 % environ début décembre à 22 % dans la première quinzaine de mars. Simone Veil -que le président du fantomatique MoDem classa avec VGE dans une "collection d'élus épuisés"- déclara en revanche que Bayrou est "le pire de touset que sa candidature est "une imposture". François Bayrou obtint 18,57 % au premier tour de cette présidentielle 2007 se plaçant en 3e position, derrière Nicolas Sarkozy (UMP, 31,18 %) et Ségolène Royal (PS, 25,87 %) à respectivement plus de douze et cinq points.

"C'est exactement la même chose aujourd'hui", a jugé François Bayrou.
"Si on dit aux Français, 'tout a été décidé par la primaire de ce camp', eh bien les Français vont considérer que d'une certaine manière on porte atteinte à ce que doit être le débat présidentiel. Le débat présidentiel n'est pas le débat d'un camp", a encore insisté le maire de Pau, exclu aigri du bipartisme et porte-parole auto-proclamé, obstiné mais ignoré des Français.

Interrogé sur BFMTV et RMC Info, François Fillon a réaffirmé qu'il est "prêt à accueillir François Bayrou et ses amis, mais pas au prix d'une négociation sur mon programme.
"On n'est pas sous la IVe République où on négociait les programmes au fur et à mesure des élections", a-t-il ajouté, à la stupéfaction du foireux malfaisant.
Bayrou, combien de divisions ?

mercredi 9 mars 2011

Journée des «15.000» femmes mineures émancipées qui recourrent à l'IVG

Piégées par ce corps dont les femmes se disent maîtresses

Trente-six ans après l'adoption de la loi Veil, dix ans après la loi Aubry qui a rallongé le délai légal d'intervention de 10 à 12 semaines et supprimé l'autorisation parentale pour les mineures, le sujet de l'avortement reste sensible: requalifié par le politiquement correct en "interruption volontaire de grossesse", il est flouté en IVG, sans tabou... Il est vrai que l'IVG, même aujourd’hui, n’est pas un acte anodin. Médicalement et psychologiquement, elle comporte des risques qui peuvent apparaître rapidement ou avec le temps, tout comme les effets de la pilule contraceptive.

Leur nombre est en progression


13.500 mineures ont recours à une IVG chaque année, contre 11.000 en 2002, selon le dernier rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales sur la question, paru en ...octobre 2009.
Le professeur profite du colloque organisé ce lundi à Paris sur le droit avortement pour tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme. « Nous n’avons pas fait ce qu’il fallait en terme de prévention face aux adolescentes », lanca-t-il au micro d’Europe 1. Le professeur Israël Nisand lança un nouveau cri d'alarme ce dernier lundi... Gynécologue obstétricien du CHU de Strasbourg, il souligne dans Le Figaro que ce chiffre continue d’augmenter, évoquant 15.000 jeunes filles concernées.

L’éducation sexuelle non enseignée en milieu scolaire ?

Selon "plusieurs observateurs" - des anonymes dont le nombre n'est pas révélé - la mauvaise application de la loi prévoyant une éducation à la sexualité au sein du milieu scolaire. Sans les nommer, ce sont les professeurs qu'ils incriminent, à défaut de stigmatiser l'irresponsabilité des parents et la sottise des adolescents et adolescentes. Les accusateurs affirment que la circulaire de 2003 instaurant trois séances consacrées à ce sujet chaque année n’est pas respectée. Ce qui est inexact, mais tellement facile. Des cours, théoriques sur la physiologie des organes de la reproduction, et pratiques, sur les moyens contraceptifs, sont effectivement dispensés, mais aucune politique de prévention, aucun éducateur ni donneur de leçons ne changera des primates en êtres humains adultes et responsables.

Encore un vertueux favorable à la permissivité plutôt qu'à l'éducation

Le professeur Israël Nisand va à la facilité. Se gardant bien de préciser à partir de quel âge, le gynécologue plaide pour une contraception gratuite et anonyme pour les moins de 18 ans: depuis 12 ou 10 ans ? Il ne prend pas la responsabilité de s'y aventurer. S'il pratique la démagogie lors de la Journée mondiale de la contraception en septembre dernier, déclarant : «Il y a une aberration: l'IVG est anonyme et gratuite pour les mineures, la pilule du lendemain est anonyme et gratuite pour les mineures mais la pilule contraceptive, non... C'est monstrueux !», il veut ignorer bravement que le législateur entend remédier à un petit nombre de cas plutôt qu'exhorter le plus grand nombre à une activité sexuelle précoce.

Les mineurs sont-ils des adultes ?

Si une jeune fille femme de 18, 15 ou 12 ans veut prendre la pilule sans que ses parents le sachent, « elle ne le peut pas », déplorait ce gynécologue et père de famille, car « quand elle va à la pharmacie, ça passe par la Sécu des parents », ajoutait-il.
Et le spécialiste de vanter les bienfaits de la structure qu'il a initiée voilà dix ans en Alsace, et qui permet aux mineures de la région de bénéficier de la pilule de manière gratuite et anonyme sur simple ordonnance. Qui délivre l'ordonnance? Motus ! Comment la Sécu des parents est-elle court-circuitée ? Re-motus! Qui finance ? Silence, tabou !

Cette expérience est pourtant soutenue par la députée UMP Bérengère Poletti, qui, selon un rapport parlementaire et Le Figaro, va proposer au printemps son extension à l'ensemble des mineures de l'hexagone et des DOM-TOM, dans toutes les bonnes galeries marchandes et le moindre Quick halal de quartier défavorisé, avec la bénédiction de l'imam. Incidemment, nous aimerions que le professeur et la député nous informent sur l'évolution statistique de la fréquentation du distributeur strasbourgeois. Savoir si il joue un rôle éducatif et préventif ou si nous allons passer de la superette à la grande distribution.
A l'évidence, ce dispositif favorise le dialogue parents-enfants et renforce la cellule familiale. Tout bien considéré, c'est d'ailleurs ce qui se loge sous le vocable de "prévention".

Que signifie cet intérêt pour les mineures ?

Tout donne à penser que le coup de projecteur sur les 15.000 adolescentes, selon les chiffres des organisateurs du Forum "IVG 2011 - sujet privé, débat public" qui s'est tenu le 7 mars 2011 (mais 12.000, selon la préfecture ?) est une instrumentalisation de la liberté sexuelle des ados.
Outre les hommes, sont concernées plus de 80% des femmes qui se disent prêtes à se mobiliser pour défendre le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), selon un sondage rendu public à l'occasion du forum, qui supputait une éventuelle remise en cause. Or, d'après les dernières statistiques, publiées en décembre 2009 et portant sur l'année 2007, le nombre d’avortements est évalué en France à 227000, d’où un taux d’avortement de 15,2 pour mille femmes.

Le professeur et la députée entrevoient-ils un rapport ?

La promesse faite par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot en mars 2010 d’augmenter de 50% le forfait IVG versé par la Sécurité sociale aux établissements pratiquant des avortements « sera tenue », a assuré une porte-parole du ministère. « L’augmentation devrait être effective d’ici la fin de l’année », a-t-elle ajouté.
La hausse du forfait IVG représente un montant de 27 millions d’euros supplémentaires. Et le nombre des IVG aurait pourtant une fâcheuse tendance à l'inflation, mais ce n'est pas Rachida Dati qui le dit... La pratique de la fellation serait-elle en chute libre ?

Les statistiques auraient étrangement évolué entre 2007 et 2009

Les quatre cinquièmes des avortements concernent les femmes de 20 à 40 ans.
La part des femmes jeunes a tendance à croître et celle des femmes âgées de 30 à 34 ans à diminuer. Bien que nées depuis la loi Veil, les femmes de 20 à 24 ans demeurent celles qui ont le plus souvent recours à l’IVG (27 pour 1000 femmes en moyenne en 2007), suivies par les femmes de 18 à 19 ans (fécondes depuis la loi Aubry), puis celles âgées de 25 à 29 ans (respectivement 24 et 22,6 IVG pour 1 000 femmes).
En 2006 le taux d’IVG était quasi stable pour toutes les tranches d’âge au-delà de 20 ans. Point important à noter : l'avortement chez les mineures reculait, phénomène qui n'était pas très attendu, et à rebours de l'augmentation constante dans le passé.
Qui croire ?

samedi 3 juillet 2010

Aubry-Hamon agitent le pays: Halte au feu !

Simone Veil et Michel Rocard sonnent le tocsin

Débat public ou chasse aux sorcières ?

Simone Veil, ancienne ministre, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, membre de l'Académie française et Michel Rocard, ancien premier ministre socialiste, ont signé le 4 juillet 2010 cette déclaration commune dans une tribune percutante du journal Le Monde:

« L'état du débat public - si tant est qu'il s'agisse pas d'un débat - autour d'une "affaire" qui fait les titres de la presse ces derniers jours nous inquiète profondément.

Le Club Vauban a été fondé il y a près de trente ans autour d'une idée simple : rien n'est plus essentiel que de favoriser le dialogue entre tous ceux qui, de droite, de gauche ou du centre, ont en charge l'intérêt public. Et rien n'est pire que l'anathème lorsqu'il prétend en tenir lieu. Sans dialogue, il n'existe pas de débat, pas d'échange d'idées, donc pas de démocratie.

Les membres de cette coopérative de réflexion viennent d'horizons différents. Ils n'ont pas les mêmes opinions politiques ou sociales. Ils n'ont pas les mêmes références, ni les mêmes convictions, même s'ils sont tous favorables à l'économie sociale de marché et à la construction européenne.
Des divergences, ils en ont, et de fortes. Mais ils professent que, si fortes soient-elles, elles ne doivent pas conduire à l'aveuglement, à l'insulte, à la déconsidération de l'autre.

Chacun d'entre nous a des convictions, et les défend avec force. Mais en vrai démocrate, c'est-à-dire avec l'ardente obligation de se montrer aussi honnête vis-à-vis de ses adversaires qu'on peut être loyal avec ceux de son camp.

Etre démocrate, c'est refuser de céder à la tentation partisane, c'est rejeter l'intolérance, repousser la facilité de l'amalgame. Cela même s'il faut avoir l'indépendance d'esprit et le courage de s'opposer à ceux qui vous sont proches, et s'il faut à un moment prendre le parti de qui vous est plus éloigné mais n'a pas forcément tort pour autant.

Cette attitude d'indépendance d'esprit et cette exigence de respect du débat démocratique, nous avons l'un et l'autre essayé, au-delà de nos différences, de les démontrer tout au long de nos parcours respectifs. C'est d'une certaine manière notre règle de vie, notre exigence, notre éthique politique.

C'est pourquoi nous prenons aujourd'hui la parole, ensemble, pour affirmer haut et fort qu' il est temps, grand temps, de dire "Halte au feu !".
Nous souhaitons dire cela avec d'autant plus de force et de gravité que le monde dans lequel nous vivons donne ces temps-ci, de la scène sportive à la scène médiatique, suffisamment d'exemples d'intolérance et d'intempérance pour que les responsables politiques s'abstiennent d'apporter du grain à moudre à la broyeuse populiste.

Mesure-t-on bien les effets dévastateurs du spectacle affligeant qui se donne jour après jour devant l'opinion autour de "l'affaire Bettencourt" ? Veut-on définitivement démonétiser une parole politique déjà suffisamment dévalorisée, décriée, diminuée ?

Les sondages nous disent ces jours-ci que nos compatriotes trouvent cette "affaire" grave. Grave, elle l'est d'autant plus en effet que les représentants des institutions les plus éminentes de notre pays - présidence, gouvernement, Parlement, justice - se trouvent interpellés, parfois en des termes plus qu'inappropriés, par des responsables politiques plus soucieux de leur carrière que de l'intérêt public. Qu'ils soient de droite ou de gauche, aux affaires ou dans l'opposition.

Comprenons-nous bien : chacun a parfaitement le droit, et même le devoir démocratique, de dénoncer, ou de défendre, telle ou telle situation de cumul de responsabilités, tel ou tel risque de conflit d'intérêts, tel ou tel motif de confusion des genres. Rien de plus normal, ni de plus sain, que cela : c'est l'essence même du débat politique en démocratie.

Mais débattre est une chose, vouloir à tout prix abattre l'adversaire en est une autre. Attaquer ad hominem, harasser sans relâche, dénoncer sans preuves, d'un côté comme de l'autre, ce n'est pas servir le débat, c'est desservir la démocratie, l'affaiblir et finalement l'asservir au nom même des principes que l'on croit si bien défendre. C'est porter atteinte à la dignité de la personne, c'est porter un coup à la politique, à la République.
N'oublions pas que le mot "république" vient de la res publica latine, la "chose publique", qui désigne l'intérêt général et le fonde en principe supérieur à tous les autres.

Aussi, reprenons quelque hauteur, ne cédons pas aux facilités rhétoriques et aux emportements à visée scénique, cessons les excès de tous ordres et débattons. Dignement.
»
Et cinglant.
Mais qui peut croire que - à l'intérieur du bureau national ou à sa marge - la bande d'énergumènes qui s'exaltent à la vue du sang puisse retrouver la maîtrise de ses esprits ?

lundi 15 février 2010

Régionales Ile-de-France: le machisme du socialiste Huchon

« Quatuor de beauté UMP »: le sexisme, c'est nul

Ouverture en décembre 2009 de la campagne UMP en Ile-de-France

VOIR et ENTENDRE la réunion d'ouverture de la campagne UMP en Ile-de-France (décembre 2009), en présence de Simone Veil et avec des réactions chiraquiennes au buzz de la présence évoquée de PPDA sur le liste UMP:


Casting de choc sur la péniche de Pécresse
envoyé par LEXPRESS.
La campagne des régionales du socialiste Jean-Paul Huchon en Ile-de-France verse dans le sexisme à un mois du premier tour.

Le président socialiste sortant, Jean-Paul Huchon
, fait-il campagne ?
Loin de rendre hommage à la tête de liste UMP, Valérie Pécresse, qui a entendu Roger Karoutchi, président du groupe UMP au Conseil régional, réclamer des "gens nouveaux" sur les listes UMP, "parce que sinon ça fait des listes ménopausées".

Bien au contraire, Huchon s'en prend à ses rivales, Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, soutenue par Rama Yade, Valérie Pécresse, et Nathalie Kosciusko-Morizet, les qualifiant de "quatuor de beauté UMP". Des propos qui pourraient provoquer l'ire des roses fanées, telles les féministes 'ménopausées' Elisabeth Badinter ou Yvette Roudy, mais celles-ci sont justement dures de la feuille.

Si Jean-Paul Huchon "ne fait pas campagne", selon un autre membre du gouvernement, en refusant le débat, de peur de se faire reprendre à la volée, on explique dans son entourage qu'il aurait fait campagne sur le terrain à sa façon, avec des "immersions" de deux jours entiers dans les huit départements de la région. Alors que Mme Pécresse a déjà tenu de nombreux meetings en IDF, avec ministres ou Premier ministre, le président sortant a tenu son premier meeting jeudi dernier dans son fief de Conflans Sainte-Honorine (Yvelines).
Mais ses proches omettent de dire qu'il lance ici et là des attaques aussi sournoises que basses et mesquines.

"Pimpantes ", le qualificatif réducteur et machiste de Huchon

C'est ainsi qu'il voit les femmes, ses rivales de l'UMP
Tête de liste régionale et président PS sortant, J.-P. Huchon, à qui il arrive de s'énerver, a plusieurs fois comparé "Valérie" Pécresse à "Pénélope" (également le prénom de Madame Fillon), parce qu'elle "défait la nuit ce qu'elle fait le jour", en défendant, selon lui, comme candidate des idées contraires à ce qu'elle fait comme ministre.

Il l'a accusée en outre de mener une "campagne de caniveau"
Rien à dire en revanche de sa remarque machiste.
Dans le style caniveau et affirmation gratuite, Huchon excelle: "Il n'aime pas le style caporalisation comme à l'UMP, tous derrière un chef, il n'est pas bon là-dedans, il fonctionne beaucoup dans l'échange".
Le rénovateur laborieux du PS, NoNo Montebourg sait de quoi il parle et regrette fort que l'ex-concubin de Sa Cynique Majesté Royal ait laissé les troupes errantes dans les ruines du parti.

Cécile Duflot a repris cette critique pour Europe Ecologie et la vulgarise sur les plateaux de télévision, depuis qu'elle ne récupère plus les biberons toxiques en polycarbonate, contenant du bisphénol A (BPA), susceptible de passer dans le lait des bébés. Au moins, les ménopausées -libératrices des mères- ont-elles échappé aux désordres hormonaux, hyperactivité, obésité ou puberté précoce …

« Est-ce-qu'on s'occupe du physique des hommes ? », lance Chantal Jouanno.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, soutenue par Rama Yade, Valérie Pécresse, et Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est dite « agacée » par les propos sexistes du président PS de l'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui les aurait qualifiées de « pimpantes ». Les quatre femmes ont rétorqué que si elle devaient juger du physique de certains, « on aurait des choses à dire ».

VOIR et ENTENDRE
(lien)

mercredi 17 décembre 2008

Les grandes écoles s’ouvriront à l’élite des minorités

A nouvelle élite française, nouvelle fracture sociale !
Le Président de la République a souhaité ouvrir aux minorités "les lieux où se forme l'élite" de la nation.
Nicolas Sarkozy a fait cette annonce mercredi à l'Ecole polytechnique à Saclay près de Paris, un fleuron parmi nos grandes écoles, dont il compte faciliter l’accès aux bons éléments des quartiers défavorisés.

Les gardiens de la Constitution veillent
Or, le matin même, le comité présidé par l'ancienne ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Simone Veil, chargée par le président de réfléchir à une éventuelle modification du préambule de la Constitution, avait écarté l'idée de "discrimination positive à la française", se prononçant pour une évolution dans "le cadre constitutionnel actuel".

Si, pour des raisons constitutionnelles de respect du principe d’égalité, le critère ethnique ne peut être clairement énoncé, il s’agit pourtant bien de privilégier les populations d’origine étrangère (et européenne ?), sous couvert du critère social qui ne trompe personne. "C'est par le critère social qu'il faut prendre le problème parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres", a-t-il assuré dans un discours sur l'épineuse question de l'intégration des jeunes issus de l'immigration prononcé devant l’élite des étudiants français.

La nouvelle fracture sociale
L’objectif défini par le président cible la partie immigrée de la jeunesse française et passe d’ailleurs par une orientation du statut de boursier vers la population maintenant privilégiée. Sachant que les critères d’attribution des bourses sont d’ores et déjà favorables aux immigrés et excluent largement les revenus faibles de la population hexagonale indigène, il faudra que le nombre des bourses soit augmenté pour que les nouveaux exclus ne soient pas les étudiants autochtones, et singulièrement ceux des familles ni nombreuses, ni monoparentales ni recomposées.

Origine révélatrice du commissaire ad hoc
> Pour accompagner ces mesures, N. Sarkozy a annoncé la nomination de Yazid Sabeg, grand patron français millionnaire, d'origine berbère, comme "commissaire à la diversité et à l'égalité des chances". Rien que le terme de 'commissaire' est porteur de réussite dans les quartiers !

> Quant au gouvernement, il devra mettre sur pied pour mars un "plan global d'action".

"Je me souviens du charivari que j'avais provoqué en disant que j'étais intéressé par la discrimination positive", a lancé le président. "Comme si le simple fait d'être intéressé par cette idée devenait la preuve que je justifiais le communautarisme. C'est exactement le contraire!" Malheureusement, la discrimination peut bien être ‘positive’ pour les uns, elle est nécessairement ‘négative’ pour les autres : toute discrimination est fondamentalement inégalitaire !

L’école est bonne à tout
Et propre à rien? Les tâches d'instruction qui lui incombent ne suffisaient pas; elle se voit accablée d'activités d'éducation aussi diverses que contradictoires, un domaine qui revient à la famille.
> Ne lui demande-t-on pas déjà de sensibiliser et d’éduquer à tous les problèmes, dès le plus jeune âge et avec le succès que l'ont sait ? Comment préserver la nature et développer l’information sexuelle, respecter l’environnement et enseigner le code de la route, s’opposer à la guerre et enseigner la lutte des classes, informer sur les dangers de la drogue (ou des écrans) et enseigner l’informatique (et les TICE), promouvoir la tolérance et la laïcité, comment être libre et libéré et se protéger du sida, prévenir contre la pédophilie et respecter les orientations sexuelles, éduquer le goût et organiser une journée de la presse, éradiquer la différence et s’opposer à l’uniforme, promouvoir l’égalité et privilégier la diversité? Le rôle de la famille ne serait-il pas plus décisif ?
> N. Sarkozy a néanmoins poursuivi. "L'égalité réelle des chances, c'est d'abord par l'école qu'elle passe". Mais l’égalité réelle ne devrait-elle pas commencer par la ‘petite’ école pour atteindre ensuite les ‘grandes’ ?

> L’égalité entre les forces vives de la nation passe par les bourses
"C'est la solution qu'avait choisie la IIIe République en créant le statut de boursier". Statut qui a "permis à tant de fils d'immigrés pauvres de rejoindre en une ou deux générations les élites sociales, intellectuelles et politiques d'une République qui acceptait alors de regarder en face la réalité de ses inégalités". Mais comme il suffit de huit semaines à la Star’Ac pour faire une star, il ne faudra plus « une ou deux générations », mais deux ou trois années de ‘grande école’ pour faire l’élite à la française.

L’élite nouvelle

  • L'éducation a été au centre de son discours
    - à partir de septembre 2009, 25% des places de chaque lycée à classes préparatoires réservées "aux meilleurs lycéens boursiers"..
    - "A la rentrée 2010,
    ce taux atteindra 30%".

    Pour ces boursiers, il veut aussi des "internats d'excellence" avec "tutorat assuré par des élèves de grandes écoles", et "suivi personnalisé". Ce niveau de tuteurs est-il également prévu pour la mise à niveau des professeurs-stagiaires d’IUFM ?
    L'objectif de 30% d'élèves boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles est louable et contribuera peut-être à la lutte contre l’abstention scolaire… Il avait été pour la première fois souhaité par Jacques Chirac, en janvier 2006, peu après les émeutes qui avaient embrasé les banlieues parisiennes. Nul doute qu’en saccageant leurs écoles et en brûlant leurs bibliothèques de quartiers, les casseurs réclamaient des ‘grandes écoles’ … Il faut savoir décoder !

  • La légalité et l’égalité nouvelles
    >Avec Chirac, il s'agissait alors d'un objectif de moyenne nationale, et non, comme maintenant, des effectifs de chaque établissement. La difficulté consistera donc désormais à constituer l’élite française de demain avec les meilleurs élèves des plus mauvais établissements pour remplacer les meilleurs éléments des meilleurs lycées. Puisque le niveau scolaire ne baisse pas et que le bac n’est pas dévalorisé, il ne sera donc pas nécessaire de recourir aux bons vieux stratagèmes, comme des taux éblouissants de réussite au bac dans certains quartiers : nous vous laissons imaginer lesquels.
    Grâce au forcage psycho-pédagogique, la filière spécifique que Science Po à Paris réserve aux meilleurs des quartiers va regorger d’éléments hors normes. Tout dépend de la norme.

    >
    Les professeurs de la FSU n’ont pas encore exprimé leur approbation et plutôt que d’applaudir bruyamment, ils restent perplexes.
    Le Président fait ce à quoi ils ne rêvent même pas et qui risque de décimer les manifs ! De plus, cette annonce semble bien nier leur capacité à détecter -depuis la IIIe République- les enfants doués, volontaires et prometteurs.
  • > Le Président Sarkozy veut aussi, pour les "jeunes de condition modeste", des "classes préparatoires" (modestes) créées par les ministères (modestes) pour les préparer aux concours de la Fonction publique les plus visibles.
    > A la télévision, donc, pour favoriser visiblement la diversité, les chaînes auront à déterminer en 2009 des "objectifs d'amélioration" de visibilité, qui seront "intégrés dans des conventions signées avec le CSA". La concurrence va donc s’étendre aux présentateurs/trices de couleur déjà présents.
    > Dans le monde du travail (pour de vrai, hors télévision, qui n’est donc pas véritablement considérée comme un lieu de travail), pour renforcer visiblement le poids des minorités, cent grandes entreprises expérimenteront en 2009 le CV anonyme. L’anonymat, pour plus de visibilité, sans trop de lisibilité !

  • Des "contrôles inopinés" dans les entreprises
    > Elles pourront être effectuées par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde).
    Comment les Blancs maghrébins seront-ils décryptés et comptabilisés ? Comment pourront-ils faire entrer leur origine ethnique dans les statistiques de la Halde, avec un CV anonyme et un échantillon de peau qui leur a été retiré ?
    > Les scientifiques travailleront sur ce sujet ô combien sensible ! Il est clair que, comme le souligne N. Sarkozy face à ces difficultés techniques, "la France doit se doter d'outils statistiques permettant de mesurer sa diversité". La question est de savoir si des mesures de longueur sont envisagées et si elles vont faire régresser les élites des ‘grandes écoles’ aux préaux des collèges ?

    Nouvelle épreuve inscrite à l’examen de fin d’études

    Une "commission d'évaluation de la promotion de la diversité dans la vie politique"
    sera constituée et rendra chaque année un rapport public. Le taux d’admission sera-t-il fixé par le ministère, comme pour le bac ?