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mercredi 18 décembre 2019

Un partisan LR de "l'union des droites", menacé d'exclusion

LR lance une procédure d'exclusion contre Erik Tegnér

La direction de Les Républicains a lancé une procédure d'exclusion contre un militant


Erik Tegnér est en effet partisan d'une "union des droites" allant de la droite jusqu'à l'extrême droite.
"Une procédure est en effet engagée", a confirmé vendredi le LR Aurélien Pradié, qui va "recevoir (E. Tegnér) le moment venu pour respecter la procédure contradictoire". 
A. Pradié a envoyé jeudi une lettre à la présidente de la fédération LR de Paris, Agnès Evren, dans le cadre de cette demande d'exclusion formulée au niveau des instances nationales, a-t-on appris auprès du parti.
Cette démarche est "une suite logique de ses prises de positions publiques", a ajouté A. Pradié, insistant sur le fait qu'il reste diverses étapes juridiques "pour arriver à l'issue" de la procédure, et que celle-ci est "banale, car il n'est qu'un simple adhérent sans mandats électifs".
Pradié affirme toutefois qu'"Erik Tegnér sera exclu d'ici la fin de l'année. Ce monsieur est le porte-parole de Marion Maréchal. Il n'habite pas chez nous, donc on va le soulager".

Se disant "totalement abasourdi" et "sidéré", il qualifie cette décision de "chasse aux sorcières", contre laquelle il compte "évidemment faire un recours".
"En m'excluant, ils disent aux militants de la droite assumée: vous n'avez pas votre place chez LR", a-t-il déploré, en ajoutant qu'"évidemment", il ne rejoindra pas le RN, si la procédure d'exclusion allait à son terme.

"La droite est censée défendre la liberté d'expression et pourtant chez LR on tombe dans le délit d'opinion, la chasse aux dîners, aux fréquentations", a-t-il polémiqué, assurant qu'"à une autre époque, Aurélien Pradié aurait été avec McCarthy aux États-Unis".

Cette démarche a rapidement fait réagir les deux candidats malheureux à la présidence de LR.
Le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert, qui avait recueilli 21% des voix en octobre, s'est déclaré sur Twitter "pas favorable à exclure sur des idées, sauf à prouver qu'Erik Tegnér a franchi la ligne rouge en rejoignant le RN".

"Lors du dernier 'conseil stratégique' Les Républicains, j'ai exprimé mon désaccord avec les procédures d'exclusion que l'actuelle direction du parti, semble-t-il, souhaite engager contre des militants qui débattent et dialoguent, à droite, hors des murs partisans", a de son côté twitté le député de l'Yonne Guillaume Larrivé, qui avait totalité 16% des voix sur son nom face à Christian Jacob.

La question de "l'union des droites" s'est imposée à LR en crise avec les désertions de juppéistes, qui ont traversé la rue pour conserver leurs mandats avec La République en marche qui phagocyte ses thématiques et le Rassemblement national pariant sur sa disparition. En juin, un dîner organisé par Marion Maréchal avec plusieurs élus LR après la défaite annoncée des européennes avait semé la zizanie à droite, le président du Sénat Gérard Larcher affirmant que ces élus s'étaient mis "en dehors" de leur parti.
A noter que, dès 2008, au cours de son premier mandat de président du Sénat, il a mené la plus importante réorganisation du Sénat depuis 1958, en réformant notamment les systèmes de rémunérations, retraites et privilèges des sénateurs (fin des grosses retraites et des prêts immobiliers à 0 %, réduction du parc automobile, suppression du deuxième appartement de fonction du président du Sénat). En juillet 2011, il peut se féliciter d’être le premier président de la haute assemblée à ne pas avoir demandé à l'Etat d'augmenter le budget du Sénat.

"Il n'y a pas de procédures massives engagées", a précisé A. Pradié.
Pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, "Christian Jacob soutient les investitures communes LR-LREM mais exclut Erik Tegnér qui assume ses valeurs. D'autant plus lâche que la procédure ne touche pas les +grands+ élus pro-union".

Cet adhérent a un pedigree qui n'aurait dû tromper personne


Proche de Marion Maréchal, E. Tegnér est l'un des trois organisateurs de la "convention de la droite" qui avait fait grand bruit en septembre avec l'intervention d'Eric Zemmour sur l'islam.
Il est issu issu d'une famille liée au Front national.
Son grand-père Marcel Chéreil de la Rivière, ainsi que sa cousine, Marie d'Herbais, sont des amis proches de Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Chevallier, son oncle par alliance,  fut maire FN de Toulon (1995-2001).

Il n'a lui-même jamais fait mystère de ses convictions. 

Après avoir étudié le droit à l’université Panthéon-Assas, il a intégré une école de management à Grenoble. pour entrer, en 2018, en formation continue à l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), dont la directrice générale est Marion Maréchal.

Son parcours politique est un zig-zag droitier.

Adhèrent au Front national en 2011,
il se déclare déçu du "virage social" de Marine Le Pen et se tourne vers Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012. En 2014, il rejoint l’UMP devenue Les Républicains (LR) en 2015.
En 2017, il est responsable des jeunes de DroiteLib, mouvement de Virginie Calmels, première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, vice-présidente de Bordeaux Métropole.


Lors du congrès des Républicains de 2017, il dit avoir rencontré une majorité de jeunes LR prêts à s’allier avec le FN mais n’osant pas l’affirmer publiquement par crainte de sanctions de la direction du parti.
Il rompt avec Virginie Calmels en mai 2018, indiquant : "Quand j'étais avec elle, j'ai menti. Mais tout le monde ment. Une majorité de la base LR pense comme moi sur l'union des droites mais dit le contraire." Il s’affiche dès lors en partisan d’une "union des droites" allant jusqu'au Rassemblement national (ex-FN), une prise de position qui l’oppose à la majorité des dirigeants de LR.En 2018, lors de sa candidature à la présidence des Jeunes Républicains, il dénonce "une forme de bien-pensance" au sein du parti et souhaite faire de l’élection "un référendum pour ou contre l’union des droites". Il commence sa campagne avec une réunion à laquelle participent 300 personnes, dont Sébastien Chenu (Rassemblement national), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien-démocrate), Charles Millon (Droite libérale-chrétienne) ou encore Paul-Marie Coûteaux. Il voit finalement sa candidature écartée par la direction du parti.

Repoussé vers Marion Maréchal, qu’il qualifie de "seule chance de survie de LR ", il décline l’offre de Nicolas Dupont-Aignan de figurer sur la liste de Debout la France aux élections européennes de 2019. 


En septembre 2019, après avoir lancé le mouvement Racines d'avenir, il est l’un des trois organisateurs de la "Convention de la droite" visant à construire "une alternative au progressisme" et où s’expriment notamment Eric Zemmour et Marion Maréchal. Il apporte ensuite son soutien à la candidature du souverainiste Julien Aubert au congrès des Républicains.

mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

mardi 11 juillet 2017

Solère déserte LR, mais déposera un recours en cas d'exclusion

Le franc-maçon a passé sa vie à se désolidariser

Solère, un tordu au parcours tortueux

Dès 2011, Thierry Solère, alors premier adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, se désolidarise de l'équipe municipale après un vote sur le projet de modification du plan local d'urbanisme (PLU) relatif au nouveau projet pour l'Ile Seguin. Le maire Pierre-Christophe Baguet (UDF) lui retire alors sa délégation de premier adjoint. Thierry Solère démissionne de son poste.

Début 2012, cet ancien collaborateur de Claude Goasguen, aussi bien que de Philippe Douste-Blazy ou de Jean-Pierre Raffarin, fera campagne contre Claude Guéant, investi par l'UMP aux élections législatives à Boulogne-Billancourt, ce qui provoque son exclusion du parti pour trois ans. Il continuera cependant à utiliser la marque UMP sur ses documents de campagne...

Lors des élections municipales de 2014 à Boulogne, Solère soutient un dissident.

2016 : Solère soutient Bruno Le Maire à la primaire présidentielle des Républicains, mais ne le parraine pas.

Juillet 2016, le terroriste Salah Abdeslam porte plainte pour atteinte à la vie privée contre Thierry Solère.

Après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, Solère se rapproche du concurrent de son propre parti. Le déserteur est récompensé par l'offre de l'un des trois postes de questeur, 
en charge de l'administration de l'Assemblée nationale, pour une indemnité de 5.003,57 € brut par mois en plus de l’indemnité de député et assortie d'un appartement de fonction... 
Un questeur soupçonné de fraude fiscale, c'est dans le cadre de la "moralisation" de la vie publique !

Février 2017, le Canard enchaîné révèle que Solère est visé par une enquête préliminaire pour omission de payement d'impôts sur le revenu entre 2010 et 2013.

Un bureau politique de LR se réunit ce mardi

Il doit décider du sort de plusieurs figures du parti ralliés à Emmanuel Macron ou proches de la nouvelle majorité
, à commencer par Edouard Philippe, le premier ministre soi-même, trois membres du gouvernement (Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, et Sébastien Lecornu), ainsi que deux députés 'constructifs', Thierry Solère et Franck Riester, des démolisseurs qui se font passer pour des bâtisseurs. 

Thierry Solère, initiateur du groupe des Constructifs LR-UDI à l’Assemblée, a indiqué mardi que s’il doit être exclu des Républicains, il déposera un recours devant la commission des recours du parti, où siège notamment Gérald Darmanin, malgré ses fonctions gouvernementales.  "Je pense qu’il n’y a aucune raison d’abord qu’on soit exclus et si on devait l’être ça serait illégal et donc on déposerait un recours devant la commission de recours où il y a Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Gilles Boyer, vous voyez ce sera intéressant", a déclaré Th. Solère sur LCI.
Bruno Le Maire est ministre de l'Economie, Gérald Darmanin est ministre du Budget, Sébastien Lecornu est secrétaire d'Etat, Gilles Boyer, conseiller du premier ministre juppéiste, Edouard Philippe.
 
Solère n’assistera pas au bureau politique. 
Le franc-tireur sera "en réunion à l’Assemblée nationale" et a de nouveau contesté la légitimité de cette instance. "Cette direction provisoire, qui est issue de l’élection présidentielle, elle n’a aucune légitimité", a-t-il affirmé. "J’aime beaucoup Bernard Accoyer [secrétaire général LR], il n’est plus parlementaire, il est maire d’Annecy-le-Vieux, il n’a pas légitimité à exclure ou ne pas exclure des gens, tout ça parce que on ne pense pas la même chose", argumente-t-il, faisant abstraction du fait qu'il n'est pas le bureau à lui tout seul et que sa décision sera collective. 

LR gardera-t-il sa confiance en ce renégat  
Solère considère que le divorce n'est pas acté. "Mais je ne veux pas qu’on fasse dans le factice". "Les affaires partisanes, ça compte, mais ce n’est pas l’essentiel. Ce que je veux, c’est que ma famille politique, la droite française, ne s’enferme pas dans une droite ultra conservatrice qui deviendrait populiste".
Place aux opportunistes ?

dimanche 25 octobre 2015

Fabius raille la droite sur la montée du FN quand la gauche est au pouvoir

"Quand la gauche est au pouvoir, le Front national monte." Vrai ou faux ?...

Europe 1 assurait que "c’est un argument-gimmick récurent de la droite dite "républicaine"

"Une thèse fausse, comme l’avait démontré le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1",
insiste le journaliste Sébastien Tronche, pour... le Lab d'Europe 1 du 25 octobre 2015. Ce fin décrypteur raille la mise en garde "répétée à l’envi tour à tour par Nadine Morano, François Fillon ou encore Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait sur RTL le 24 mars, affirmant que "chaque fois que la gauche est au pouvoir, le FN monte".


Interrogé également, le dimanche 25 octobre dans Le Supplément sur Canal+, sur cette affirmation du président de Les Républicains, le septuagénaire était sorti de sa somnolence pour envoyer l’ancien chef de l’Etat dans les cordes, s’interrogeant sur... "son Alzheimer précoce". Avec flegme, il porte une  violente attaque visiblement préméditée : "Peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"
Or, le ministre des Affaires étrangères, qui s'est évanoui en conférence de presse à Prague, en août 2015 (photo 1, ci-dessus), avait évoqué "un bout de grippe" estivale et a démenti souffrir d'une maladie neurodégénérative.

A entretien négocié, réponse préparée

Le somnolent Fabius n'a pas paru surpris par cette évocation confirmée par 
tous les scrutins de ces trois dernières années. Il nie, mais semble faire un effort de mémoire sur sa tortueuse réplique, pourtant anticipée: "Je n’avais pas remarqué qu’il ait été réélu quand il s’est présenté à la présidentielle. J’ai plutôt remarqué que le Front national avait fait un gros score. Mais peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'entretien consacré à l'agression verbale du ministre en campagne: 

A six semaines des Régionales, Fabius ne se mêle pas de politique française...

Le ministre des Affaires étrangères ne voulait pas être "emmené sur la politique intérieure," selon Europe 1, une criante contre-vérité au regard du nombre de déplacements du locataire de l'Elysée depuis l'été et du gouvernement par groupes de trois. Laurent Fabius se serait laissé entraîner, raconte le journaliste d'Europe1: une fâcheuse habitude récurrente chez ce suiveur de la politique d'Obama. 
"Il n’a pas pu s’empêcher de réagir, après avoir exprimé sa "préoccupation" sur la montée de l’extrême droite en Europe," explique le petit journaliste. Une progression qui n’est pas forcément "liée uniquement à des circonstances économiques", estime Fabius, prenant la Suisse comme exemple.

"Sur le cas français, le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1 (VFI) d’Europe 1 avait démontré [sic, selon la radio], en février 2015, que
le FN n’est pas plus fort quand la gauche est au pouvoir, même s’il est vrai que des députés FN sont entrés à l’Assemblée nationale en 1986 après cinq ans de gauche ou que Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour de la présidentielle, en 2002, après cinq ans de majorité socialiste."

Fabius révisionniste ?
"Mais, si on se penche sur les élections de ces vingt dernières années, les scores du FN n'ont pas grand-chose à voir avec la nature du pouvoir en place. Lors de la présidentielle de 1988, après deux ans de cohabitation avec Jacques Chirac, François Mitterrand est réélu avec 54,02% mais Jean-Marie Le Pen réalise déjà un score élevé avec 14,38%," après sept années de socialisme.

Or, candidat à l'élection présidentielle de 1974, Jean-Marie Le Pen recueillit 0,75 % des voix. 
La mise en place d'un scrutin de liste proportionnel à un tour par le gouvernement socialiste permet au Front national d'obtenir 35 députés aux élections législatives de 1986. Jean-Marie Le Pen est ainsi député de Paris et préside le groupe Front national – Rassemblement national (FN-RN) à l'Assemblée nationale durant la VIIIe législature. 
En avril 1988, il obtient 14,39 % des voix à l'élection présidentielle.
A nouveau candidat à la présidentielle, il double son score après 7 années de socialisme et obtient 15 % des voix en 1995, arrivant en quatrième position au premier tour, derrière Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur. 
Pour mémoire, Franz-Olivier Giesbert évoqua les propos du ministre socialiste Pierre Bérégovoy (Le Président, éditions du Seuil, 1990), qui, en juin 1984, considérait que la gauche avait tout intérêt "à pousser le FN", afin de rendre la droite parlementaire "inéligible". C'était clair et par son déni, Fabius montre qu'il n'est pas épargné par la maladie Alzheimer.
Europe 1 valide les élucubrations de Fabius
Même cas de figure lors de la présidentielle de 1995 où Jean-Marie Le Pen continue de "grappiller" des voix (15%). François Mitterrand est à l'Elysée et Europe 1 suggère que c'est le nouvel entrant à Matignon, un Premier ministre de droite, Edouard Balladur, qui serait responsable, avant d'avoir pris ses fonctions.
D'ailleurs, la tendance est inverse lors des échéances présidentielles de 2007, quand au sortir de cinq ans de gouvernement de droite, le Front national est réduit à 10,44% des voix. D'où cette haine du FN, franche à l'encontre de l'UMP (et LR) et feinte à l'endroit du PS. 

Europe 1 concède que Fabius n'est pas fiable.
"Alors, certes, lors des dernières élections européennes en mai 2014, le FN réalise 24,85% des suffrages et envoie la première délégation française au Parlement européen." C'est bien le PS qui dirige le gouvernement, constate la radio. 
Mais là encore, "rien n’est automatique", conclut Europe 1. Il faut toutefois remonter 16 ans en arrière: "aux européennes de 1999, lorsque Lionel Jospin est à Matignon, le FN s'effondre à 5,69%."
Années 1930-années Hollande. Quand la presse est en service commandé et que ses décrypteurs nient la menace, ils nous mènent sur l'"inviolable" ligne Maginot... 
Le 10 mai 1940, la Wehrmacht passa à l'offensive à travers le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas, contournant les secteurs les plus puissants de la ligne Maginot, avant de percer à travers le secteur défensif des Ardennes et le secteur fortifié de Sedan...

mercredi 9 septembre 2015

Non-lieu général dans l'affaire des pénalités de Sarkozy payées par l'UMP

Encore beaucoup de malveillance politico-médiatique pour rien

Tout ça pour un non-lieu général 
Feront-ils mieux la prochaine fois ?
L'enquête empoisonnait le premier parti d'opposition depuis octobre 2014, mais les juges ont décidé, hier mardi, de clore l'affaire des pénalités payées par l'UMP pour son candidat, Nicolas Sarkozy, personnellement inquiété pour le dépassement de son plafond de dépenses de la campagne présidentielle de 2012. .

Dans le cadre de cette enquête, l'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, avait été mis en examen pour abus de confiance, tout comme l'ex-trésorière du parti, Catherine Vautrin. Nicolas Sarkozy avait, lui, été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Nicolas Sarkozy avait été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté après avoir été entendu en avril par le juge Renaud van Ruymbeke.

Sur quoi se fondaient donc les magistrats pour harceler ? 

Ils contestaient le remboursement, par l'UMP en novembre 2013, des 363.615 € de pénalités infligées à Nicolas Sarkozy, après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. Ils cherchaient des preuves d'un éventuel "abus de confiance" au préjudice de la formation politique, largement endettée. Les juges en sont pour leurs frais, payés par les contribuables.

Début décembre 2014, quelques jours après avoir été désigné pour relancer l'UMP, Nicolas Sarkozy avait fait un chèque au parti pour le rembourser et mettre un terme au harcèlement médiatique. "Une polémique ayant été entretenue sur la validité de ce règlement, et quelle qu'en soit la réalité, je ne puis la laisser prospérer, au moment où j'aspire à redonner à notre pays l'espoir qui l'a fui en rénovant l'opposition", avait-il alors fait savoir. Mais ce geste n'avait pas éteint l'information judiciaire ouverte deux mois plus tôt. 
Deux ans d'investigations hasardeuses et de salissures politiques en pure perte.

La justice s'est gardée d'autres poires pour sa soif de vengeance politique

L'Etat-PS a dressé quelques obstacles judiciaires en réserve sur la trajectoire de Nicolas Sarkozy. 
Ainsi l'ancien président a-t-il été entendu la semaine dernière, sous le régime de l'audition libre, dans l'affaire Bygmalion, un autre dossier sur ses comptes de campagne de 2012. 
Il est aussi sous la menace directe d'un renvoi en correctionnelle dans l'affaire dite des écoutes, pour laquelle il est mis en examen pour corruption et trafic d'influence actifs.

Quand c'est fini, ça recommence...
En 2013, les deux juges d'instruction bordelais chargés de l'affaire Bettencourt, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, avaient tout tenté, exploré toutes les pistes, mais n'étaient pas parvenus à rassembler des éléments pour renvoyer l'ancien chef de l'Etat devant le tribunal correctionnel, pour "abus de faiblesse": "des indices graves et concordants" qui, le 21 mars, lui avait valu une mise en examen fortement médiatisée. Mais point de charges et ils s'étaient ensuite résignés à un non-lieu. 
Or, un non-lieu est l'abandon d'une action judiciaire en cours d'instruction, lorsque les éléments rassemblés par l'enquête ne justifient pas une poursuite des investigations. Les pittbulls de la presse de gauche en furent fort marrie, dont Libération -novateur en matière judiciaire- qui parla même de "non-lieu très à charge des juges" !...

samedi 15 août 2015

Laïcité: la France détruit ses églises

La république laisse tomber en ruines le patrimoine religieux de la France

La France est frappée par une vague de démolitions d'églises

Celles de Saint-Aubin-du-Pavoil et de Gesté dans le Maine-et-Loire ont été récemment détruites, ainsi que l'église Saint-Jacques d'Abbeville dans la Somme.

L'entretien et la rénovation de ces lieux de culte coûtent souvent trop cher aux communes. Mais c'est l'image d'Épinal des villages français qui est menacée, selon les défenseurs du patrimoine. 

Néanmoins, certaines églises sont mieux prises en charge. 
Par exemple, dans le Pas-de-Calais, celle de Lumbres a été rénovée, et celle de Bouin-Plumoison n'a finalement perdu que son clocher. D'autres sont sauvées par les habitants ou des procédures de classement.

Le député des Républicains Frédéric Lefebvre a lancé une pétition en ligne adressée au gouvernement, tant est vive l'inquiétude . 

Sur les quelque 45.000 églises de France, 400 sont en péril.
La construction de mosquées est à l'ordre du jour; la destruction des églises aussi...

Le député UMP Frédéric Lefebvre a lancé une pétition "SOS pour nos Eglises". L’objectif est d'essayer de préserver les églises dans les petites communes qui n’ont pas les moyens de les entretenir. 

Le député UMP des Français de l’étranger, choqué par la démolition au bulldozer de l’église Saint-Pierre-aux-Liens de Gesté et des perspectives du même ordre dans plusieurs autres villages, a adressé sa pétition à la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, et au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
Plus de 8.000 personnes l’ont déjà signée, avec la volonté de trouver vite des solutions afin de préserver les églises dans les petites communes qui n’ont pas les moyens ou la volonté de les entretenir.

"Moi, je ne veux pas voir une église détruite par une grue. Un petit village ne peut pas faire face à des travaux qui peuvent se monter à des centaines de milliers d’euros. Quand vous avez 1.000 habitants, il est difficile de faire face sans soutien. L’Etat joue son rôle, les régions, les départements jouent leur rôle, aujourd’hui on voit bien que cela ne suffit pas", estime Frédéric Lefebvre… 

"Des travaux chiffrés à 3 millions d'euros"
En 2013, la commune de Gesté, 2.700 habitants, dans le Maine-et-Loire, a dû faire démolir son église, construite au 19ème siècle, devenue trop dangereuse. "On avait des problèmes de chutes de pierre, de fuite d'eau. Le problème, c'est que les travaux étaient chiffrés à plus de 3 millions d'euros. Nous ne pouvions pas faire face à un tel budget, d'autant que nous avons du faire face à des constructions d'écoles, des restaurants scolaires et la rénovation du centre-bourg. On ne pouvait pas consacrer un tel budget à ces travaux", regrette le maire Alain Chauviré. Sur 45.000 clochers en France, 400 sont en péril.

lundi 13 juillet 2015

Non-lieu requis pour les pénalités infligées à Sarkozy, payées par l'UMP

La justice salit, puis lave et blanchit: 
que d'énergie et de crédits à la justice gaspillés!

Mercredi 8, le Parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les pénalités infligées à Nicolas Sarkozy, 

après l'invalidation de ses comptes de campagne de 2012, mais payées par l'UMP, selon des sources judiciaires anonymes mais proches du dossier.

L'ancien chef de l'Etat était placé sous le statut de témoin assisté, tandis que l'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, est mis en examen pour abus de confiance, tout comme l'ex-trésorière du parti Catherine Vautrin. Le dernier mot revient désormais aux juges d’instruction. 

Suite au rejet des comptes de campagne présidentielle de 2012 du chef de l’Etat (2007-2012) en raison du dépassement du plafond autorisé, à savoir 22,5 millions d’euros, l’UMP, déjà endettée, avait été privée du remboursement de plus de 10 millions d’euros. 
Le Conseil constitutionnel avait en outre ordonné au candidat Nicolas Sarkozy la restitution d’une avance forfaitaire de 153.000 euros et lui avait infligé une pénalité de 363.615 euros, correspondant au dépassement constaté. Un non-lieu aurait-il pour conséquence la restitution du montant total de ces pénalités?  

C’est l’UMP qui a réglé ces sommes en octobre 2013, après le lancement d’une collecte, le 'Sarkothon'. Le parti a payé les dix millions de non-remboursement et les sommes dues par Nicolas Sarkozy. Toutefois, au printemps 2014, les commissaires aux comptes de l’UMP avaient fait part, auprès de la nouvelle direction du parti (François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin), de leur doute sur la légitimité du remboursement par l’UMP de l’avance et de la pénalité. Le parti avait alors saisi la justice.

Malgré le non-lieu qui se profile, Nicolas Sarkozy a encore sur sa route quelques écueils judiciaires du même tonneau, susceptibles de gêner ses ambitions de reconquête de l’Elysée, bien que fondés sur de simples soupçons, notamment l’affaire Bygmalion. Mis en examen pour corruption et trafic d’influence, le président des Républicains est aussi sous la menace d’un procès en correctionnelle dans l’affaire dite des écoutes, bien qu'il soit victime d'écoutes de ses conversations privées.

Les juges instructeurs doivent désormais ou suivre ou ignorer le Parquet

Ils doivent maintenant ordonner un non-lieu ou un renvoi en procès.
Mais, Renaud van Ruymbeke ayant décidé en avril de ne pas mettre en examen Nicolas Sarkozy après l’avoir entendu, une ordonnance de non-lieu semble probable.

lundi 29 juin 2015

mercredi 27 mai 2015

Sept jeunes députés UMP lancent le club "les cadets-Bourbon"

Tous trentenaires, tous de droite et tous élus député pour la première fois en 2012 

Pour la majorité d'entre eux, ils sont peu connus du grand public

Ces moins de quarante ans ont décidé de se regrouper au sein d'un groupe afin de peser sur le travail de l'Assemblée et sur l'avenir de la droite. En juillet 2013, dans une tribune publiée par l'Opinion, ces sept jeunes députés UMP ont annoncé avoir constitué un groupe informel, "les cadets-Bourbon".
"Il y a un an, nous avons décidé de nous regrouper, de travailler ensemble loin des caméras et des micros, d'apprendre à fonctionner collectivement pour penser la droite de demain, et surtout avoir une France d'avance", expliquent-ils. 

Faisant ainsi référence à leur jeune âge et à leur mandat au Palais Bourbon, ces élus ambitionnent mieux que d' "être les clones de nos glorieux prédécesseurs, ou les petits robots produits à la chaîne dans la grande industrie du politique-spectacle": ils se veulent "porte-voix de la jeunesse active au Parlement". 

"L'union fait la force"

La tribune, publiée intégralement sur le site de l'Opinion et partiellement sur la version papier, est signée des députés Damien Abad (Ain), 33 ans, Julien Aubert (Vaucluse), 35 ans, Guillaume Chevrollier (Mayenne), 38 ans, Alain Chrétien (Haute-Saône), 38 ans, Gérald Darmanin (Nord), 30 ans, Virginie Duby-Muller (Haute-Savoie) 33 ans, et Laurent Marcangeli (Corse-du-Sud) 32 ans. 

"Notre démarche", affirment-ils, "a débouché sur une autre manière de concevoir l'action politique: nous sommes parmi les plus assidus dans l'hémicycle, sans pour autant négliger nos circonscriptions, et nos efforts commencent à payer au bout d'un an. Nous croyons 'au terrain', comme lorsque nous avons procédé à une visite impromptue de la prison de la Santé à Paris pour mieux appréhender la politique pénale". 

Membres de tous les courants de l'UMP, copéistes, fillonistes ou "non alignés", Ils ont en commun une conviction: "Il faut absolument mettre à profit ce quinquennat d'opposition pour renouveler l'UMP et la Droite Française, et ne pas renouveler l'erreur de la Gauche, plongée dans le formol depuis trente ans". 

Daniel Gibbs, ci-contre, député apparenté UMP de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, a intégré les Cadets-Bourbon en novembre 2014 et apporte un regard neuf sur la politique national, celui des Outre-mers.

Pour eux, "l'UMP est actuellement le miroir de la formidable transformation de la société Française, secouée entre un vieux monde qui n'en finit pas de mourir, et les contours d'une nouvelle ère". "Benjamins de l'Assemblée, nous avons aussi choisi un nom : les cadets-Bourbon. Et comme le régiment des mousquetaires, nous croyons que l'union fait la force", concluent-ils.