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samedi 9 février 2019

Incendie du domicile breton de Ferrand, président de l'Assemblée

Cette action de justice populaire condamne la justice de la République classant "sans suite" une des affaires du magouilleur immobilier récidiviste

Ferrand déteste les oppositions, qui le lui rendent bien

Ferrand est un méchant animé par la haine :
voyez le regard qu'il jette à l'opposition...
Le président LREM de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a dénoncé "un acte grave" et a dit porter plainte, vendredi 8 février, après une tentative d’incendie "volontaire" à son "domicile privé" [ce qui est le propre des domiciles] dans le Finistère, dont "l’origine criminelle ne semble pas faire de doute," selon lui, juge indépendant et impartial, comme il se doit. La gendarmerie a ouvert une enquête. Sans doute le fait de la "lèpre nationaliste" bretonne...
"Rien ne légitime la violence ou l’intimidation à l’égard d’un élu de la République. Toute ma solidarité envers @RichardFerrand et ses proches", a fait tweeter Emmanuel Macron. 

"Rien ne justifie les intimidations, rien ne justifie les violences et les dégradations", a estimé Richard Ferrand en postant deux photos sur Twitter sur lesquelles on peut notamment voir une porte-fenêtre incendiée.
"Alors que le président de l’Assemblée nationale assistait ce jour à Rennes, aux côtés du premier ministre, à la signature du pacte d’accessibilité et du contrat d’action publique pour la Région Bretagne, un voisin constatait que son domicile situé à Motreff, dans sa circonscription du Finistère, avait fait l’objet d’un incendie volontaire", un voisin policier ou pompier sans doute, puisqu'il a identifié un incendie  volontaire au premier coup d'oeil, préjugeant juste des suites de l'enquête... Ou pour l'orienter ! Mieux, cette information est fournie depuis Paris, dans un communiqué de l’Assemblée nationale, relayé par Richard Ferrand ou son petit personnel.

"Une torche artisanale imbibée de carburant " (diesel ?)

"Honte à ceux qui commettent de tels actes. Et soutien amical au Président de l’Assemblée nationale et à sa famille", a aussitôt réagi le premier ministre Edouard Philippe, comme plusieurs autres membres du gouvernement. Ainsi, le demi-ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a également fait part de sa solidarité en tweetant peu avant minuit et en style télégraphique : " Intimidations, menaces, incendies… Des actes indignes et odieux. Soutien à @RichardFerrand que je sais solide comme le granit breton". Castaner est un poète, comme le sait chacun des mutilés et défigurés par Flash ball" (LBD40)...

"La Gendarmerie nationale ayant découvert sur place une couverture, un résidu de pneumatique et une torche artisanale imbibée de carburant [diesel, sûrement], l’origine criminelle ne semble pas faire de doute", ajoute le communiqué. Le procureur de Brest, Jean-Philippe Recappé, a déclaré que, selon les premiers éléments "il s’agit d’un incendie criminel. Cela ne fait aucun doute. [C'est décidé : pas besoin d'enquête ?] On trouve un reste de pneumatique, visiblement du carburant". "C’est un voisin qui s’est aperçu que quelqu’un a voulu mettre un incendie, il s’en est aperçu vers 14 h. Ce n’est pas une résidence principale, cette maison n’était pas habitée", a ajouté le procureur qui n’était pas en mesure de dire quand les faits ont été commis. Si cette résidence n'est pas le domicile et notoirement inoccupée, les auteurs de ce début d'incendie ne sont pas des migrants que Richard Ferrand hébergerait sur réquisition du préfet...

"Pas de revendications"

"Un volet a explosé la vitre, cela s’est arrêté là. Il n’y a pas de tag qui permettrait de mettre en lien avec les gilets jaunes [et pourquoi des "Gilets jaunes, svp ? ], pas de revendications, pas de pénétration hostile dans la maison"
, a ajouté le procureur de Brest,un homme au pied marin qui a servi dans l'aéronautique navale. Jean-Philippe Recappé a confirmé l’ouverture d’une enquête.
Il va juste falloir que le proc s'assure que ce bien immobilier figure effectivement à la déclaration de patrimoine et d'intérêts de Ferrand, faite sur l'honneur, comme les autres responsables publics... Et qu'il l'a estimée à sa valeur réelle !
Deux gendarmes de la brigade de Carhaix étaient sur place ce samedi matin. Quelques journalistes sont aussi présents, mais tenus à distance, comme quelque chose devait être masqué

Joseph Le Guelaff, maire de Motreff, exploitant agricole céréalier et entrepreneur en gouttière aluminium, 64 ans, indique qu’il a été prévenu vendredi soir d'un incendie en tout début d'après-midi. "Entre la vie privée et publique, il faut faire le distinguo. C’est un acte anti-républicain", commente le maire de la commune proche de Carhaix. Savoir si un acte concernant la vie privée est un "acte anti-républicain"...
Disposant des clés de la maison du député LREM, dont le nom et celui de sa compagne figurent sur la boîte aux lettres à l’entrée, le voisin qui a donné l'alerts était chargé d’ouvrir la porte à un plombier engagé pour une réparation de la chaudière. C’est là qu’il a constaté qu’un feu avait été allumé à l’arrière de la maison. "Si l’auteur avait vraiment voulu détruire la résidence, il lui suffisait de casser la vitre puis de jeter le pneu enflammé à l’intérieur", admet le procureur. Lorsque les gendarmes de la brigade de recherches de Châteaulin arrivent sur place, 40 mn plus tard, les cendres sont froides. 

Un autre voisin [anonymé] confie : "C’est choquant, mais ce n’est pas la première fois que ça arrive… déjà avec les agriculteurs, sa maison avait été visée. Je n’ai rien vu ou entendu malheureusement." Pourquoi tant de haine ?...

"Ceux qui intimident, menacent, agressent, vandalisent, brûlent, n’auront jamais le dernier mot en démocratie. Jamais. Nous sommes la République et nous les combattrons sans relâche", s'est enflammé, vendredi, le vindicatif porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lequel s'est déjà signalé par des accès de violences verbales inappropriées à sa fonction. 


Le ministre de la Transition écologique, qui pontifiait  au perchoir avant lui, François de Rugy, a fustigé une "dérive haineuse et violente insupportable", mais il manque de vocabulaire. "La démocratie doit être plus forte que ces pulsions destructrices", a-t-il ajouté. 69 kilos...

L’opposition s’est également émue, à l’image du patron du PS Olivier Faure et de la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, laquelle a exprimé son "soutien total" au président de l’Assemblée nationale face à cet "acte extrêmement grave et totalement inadmissible". Elle a bien parlé.

Le hold-up d'En Marche ! sur l'Assemblée ne passe pas: plusieurs députés ont été titillés ces dernières semaines


Plusieurs domiciles et permanences d’élus de la majorité présidentielle ont été dégradés depuis le début du mouvement de crise sociale, en novembre et certains d’entre eux ont fait l’objet de menaces. De source parlementaire, une cinquantaine de députés assurent avoir été visés ces dernières semaines.


Début janvier, le député LREM béni-oui-oui de l’Eure Bruno Questel, élu local PSavait porté plainte après avoir reçu, comme trois de ses collègues, un courrier de menaces de mort, quelques semaines après des coups de feu tirés avec des fusils de chasse devant son domicile et d’une "tentative d’intimidation de 40 Gilets jaunes".

Quelques jours plus tôt,
les permanences des députés LREM de la Vienne Sacha Houlié, ancien MJS, et de Paris Olivia Grégoire, ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Raffarin et de Xavier Bertrand, groupe Les Constructifs, avaient été visées, du fait de l'agressivité de leurs prises de parole partisane. 
Juste avant Noël, la devanture de la permanence du député LREM des Deux-Sèvres Guillaume Chiche, ex-membre du Parti socialiste, avait déjà été dégradée et le bureau du député LREM de l’Hérault Philippe Huppé, ancien président de la fédération héraultaise du Parti radical, avait été tagué. Des grands classiques de niveau faible sur l'échelle du désamour local.
Le député LREM de Gironde Florent Boudié, un ex-socialiste et ancien directeur de cabinet de Gilbert Mitterrand à la ville de Libourne, avait annoncé son intention de porter plainte pour "provocation à la haine" après la découverte sur les murs de sa permanence à Libourne (Gironde) de tags qu’il attribue à la "mouvance identitaire, anti-musulmans et anti-migrants" sur la simple base qu'il est responsable du projet de loi LREM sur l'immigration, mais qui peut tout aussi bien avoir été victime d'un règlement de compte socialiste.
Quel est d'ailleurs le point commun à tous ces plaignants ? Ce sont de renégats.

Ferrand est, lui aussi, un ancien socialiste déserteur

Les incendiaires n’ont fait qu'allumer un feu dans le jardin, sur le palier d’une porte-fenêtre qui mène à l’arrière de la maison. 
Les premières constatations des gendarmes laissent à penser que le feu s’est éteint de lui-même.

Le benêt de la Place Beauvau a mordu à l'hameçon et s'est ridiculisé une fois de plus.Il précise 
que "près de 70 députés" ont déjà fait l’objet d’intimidations ces dernières semaines à leur permanence ou leur domicile. Or, ils sont 83 députés LREM sont des élus ou ont milité sous la bannière socialiste et sont passés à l'ennemi...

Pour autant, à ce stade des investigations, rien ne permet de relier le sinistre à une action politique, assure la presse aux ordres, qui pointe toutefois les Gilets jaunes. "Il n’y a aucun indice permettant d’orienter les soupçons vers un groupuscule, vers un groupe de gilets jaunes, qui seraient radicalisés ou non. Mais cela fait bien sûr partie des pistes de travail ", explique Jean-Philippe Recappé, le procureur de Brest, orientant les indignés en distillant la suspicion sans preuves. Une désinformation qui tombe sous le coup de la loi anti-fake news... 

vendredi 16 mars 2018

Paris : l’adjoint écologiste d’Anne Hidalgo est-il son mauvais génie ?

La droite proche de Macron demande la démission de l’adjoint écologiste d’Hidalgo

Adjoint écologiste à la maire de Paris, Christophe Najdovski, s'attire les critiques de la droite constructive. 

Le doctrinaire et l'idéologue de la Ville de Paris, deux totalitaires

Membre d'Europe Écologie Les Verts, cet adjoint conserve le soutien de Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo. Après la série de couacs provoqués par la réforme du stationnement en vigueur depuis janvier 2018, le chargé des Transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public à la Mairie a relancé les critiques contre la politique menée par la Ville de Paris avec l’affaire des contrôles fictifs réalisés par Streeteo, en lien avec la Mairie de Paris depuis janvier 2018. Cette société chargée de contrôler le stationnement sur la voie publique a été épinglée pour avoir réalisé des contrôles fictifs et demandé à des agents non assermentés de dresser des forfaits post stationnement (FPS) qui remplacent désormais les PV. "Trop, c’est trop. Dans tous les domaines, la politique de déplacements de la Mairie de Paris est une collection de fiascos 

"Est-il encore à même de piloter les déplacements de la capitale ?"

Christophe Najdovski, 48 ans, Macédonien d'origine et 20e adjoint à la maire (sur 37) suscite cette interrogation du groupe des Parisiens progressistes constructifs et indépendants (PPCI). 
Agir, la droite constructive est un parti politique français créé en novembre 2017, notamment à la suite de l'exclusion de certains députés Les Républicains, membres du groupe Les Constructifs à l'Assemblée nationale, notamment Jean-Christophe Lagarde (UDI) et du juppéiste (exclu du parti Les Républicains) Franck Riester (UAI), outre Fabienne Keller.
Le groupe Parisiens Progressistes et Constructifs a été créé au Conseil de Paris autour de Nathalie Kosciusko-Morizet,  et présidé par Marie-Laure Harel 
(LR, ex-porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet pour la primaire). Les membres de ce groupe, dont l'ambitieux Bournazel, un proche d'Alain Juppé, n'ont pas encore fait connaître leur position sur une adhésion au parti Agir.
Résultat de recherche d'images pour "Christophe Najdovski Streeteo"
Après le fiasco du nouveau Vélib’ (et le changement intempestif de prestataire pour Smovengo, défaillant) et le revers juridique sur la piétonnisation des berges de Seine en février, cette dernière affaire en date de la société privée Streeteo est la dérive qui met hors d'elle la droite constructive
Filiale d'Indigo, le plus gros gestionnaire de parking de la capitale, Streeteo veut d'autant plus passer inaperçue qu'elle est quasiment virtuelle, mais très suspecte. Elle se fait tellement discrète qu'à l’heure d’internet, elle n'a ni contact sur son site, ni compte actif sur les réseaux sociaux. Seulement un numéro en ...08 et une adresse, à Puteaux, qui est celle d’Indigo, un gestionnaire de parking. Plus Streeteo accumule les critiques, et depuis ses débuts, plus elle s'efface. Depuis qu'elle s'est faite épingler pour plusieurs débordements, les questions fusent sur son fonctionnement
En juin dernier, la Ville de Paris a choisi les deux sociétés qui contrôlent désormais le stationnementStreeteo, filiale à 100% d’Indigo, principal gestionnaire de parking de la capitale, est chargée des contrôles de 94.000 places de stationnement payant dans les arrondissements 1 à 7, mais aussi 11 à 16, ainsi que dans le 20e. Moovia, filiale d’Urbis Park, opère dans les 8e, 9e, 10e, 17e, 18e, et 19e arrondissements. 
Et si, depuis janvier, Moovia se fait petite, Streeteo, elle, cumule les premiers couacs : des usagers qui se font verbaliser alors que le ticket de stationnement est encore valable, des médecins en visite titulaires d’une carte qui se font racketter, des voitures de policiers bien garées qui se font flasher. Deux de ses agents ont également été contrôlés sous cannabis, l’un n’ayant pas de permis. Autre histoire, un troisième employé verbalisateur est interpellé, et s'avère avoir un casier chargé, avec pas moins de 13 infractions au compteur, allant du vol à l’étalage, à la violence, ou des menaces de mort... De quoi susciter des doutes sur la formation et le recrutement des agents. 

Les affaires se succèdent.
Mi-février, une vidéo buzze sur internet : un agent de la société a filmé de faux contrôles, réalisés depuis des bureaux, en scannant des plaques sur une feuille de papier. Et  en remettait une couche jeudi dernier, le Canard enchaîné a révélé l’existence de milliers de faux PV. Le lendemain,  c'est RTL qui sort une autre histoire : des agents non assermentés ont été envoyés sur le terrain. 
La situation est rentrée dans l’ordre, assure la Mairie PS de Paris.
 Image associée
Dans la tourmente, Streeteo fait le dos rond. Sollicitée, la société  répond qu’elle ne communique pas et renvoie à deux vieux communiqués, datant des 7 et 8 mars derniers, pour indiquer que "suite à des lancements d'alerte, notamment de la part de la Ville de Paris", elle a "identifié des pratiques internes inappropriées, y compris de la part de certains managers, menés évidemment à son insu". Elle "condamne de la manière la plus ferme ces pratiques", a "diligenté une enquête interne, et patati et patata...
Egalement le 7 mars, la Ville de Paris a dit avoir constaté que "les relevés des contrôles effectués par l’entreprise faisaient état d’un taux anormalement élevé de véhicules exemptés du paiement du stationnement". La municipalité indiquait qu’à l’avenir, elle ne "tiendrait compte que des contrôles effectués avec un matériel géolocalisé", qui démontre que l’agent verbalisateur se trouve bien dans la rue indiquée. 
Fondée en juin dernier pour répondre à la demande de ce nouveau marché  Streeteo est une société opportuniste comme les vante Macron. Avec la dépénalisation du stationnement payant, plus d'une cinquantaine de communes ont décidé de confier la surveillance du stationnement payant à des sociétés privées. Et parmi elles, la plus importante est Streeteo, présente dans une vingtaine de villes françaises : Metz (PS), Nancy (maire juppéiste), Strasbourg (PS), Biarritz (MoDem) ou encore Alfortville (PS, dont Luc Carvounas). Elle est liée à ces municipalités par des contrats de six ou sept ans. 
Or, certaines villes ont souffert de bugs, comme à Alfortville, dès la fin janvier : un journal pro-Macron relevait dès février qu’en trois jours, 537 habitants avaient été verbalisés alors qu’ils avaient payé leur carte de résident. La société avait alors évoqué un dysfonctionnement technique du dispositif de contrôle. A Biarritz, il est aussi prévu que Streeteo fournisse à la mairie des comptes-rendus de son activité. Sauf que depuis, rapporte Sud Ouest, cela n’a pas encore été fait.

L'opposition de droite exige le départ de l’adjoint d’Anne Hidalgo

"Nous avons besoin d’un manager, pas d’un commentateur de fiasco, il faut qu’il démissionne", s’est irrité ce jeudi Alexandre Vesperini, président du groupe, élu du 6e. 
Le groupe UDI-MoDem s'est limité à l'évocation du problème. "Il faudrait que Christophe Najdovski (ci-contre) se pose des questions", a balbutié Eric Azière, le président du groupe, sans aller jusqu’à demander sa démission. 

Bruno Julliard n'a pas manqué d'apporter aussitôt son soutien à l’ayatollah de écologie parisienne : "J’écarte d’emblée cette idée. Christophe Najdovski garde toute la confiance de l’exécutif sur ce dossier du stationnement ou les autres". 
"Alexandre Vesperini ferait mieux de se concentrer sur les réponses que son groupe peut apporter aux Parisiens plutôt que de faire de la politique de bas étage", a polémiqué Najdovski.

La question reste entière de savoir si Najdovski est capable
de ramener justice et sérénité dans la vie quotidienne des automobilistes parisiens.

vendredi 1 décembre 2017

Thierry Solère, ex-questeur indésirable et "suceur du sang du peuple"

Macron ne recrute pas parmi Les Républicains les meilleurs

Thierry Solère cherche à minimiser son "histoire de questeur

Le juppéiste Thierry Solère a réussi à décrédibiliser la promesse de renouvellement des moeurs politiques prôné par Macron. A lui seul et en seulement quelques semaines, il a fini de déconsidérer la majorité.

Avant lui, Bruno Le Maire, 48 ans, avait sauté dans les bras du trentenaire, mais celui-ci n'a pas visé haut pour Bercy, puisque le candidat Les Républicains à la primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle de 2017 a culminé à ...2,4 % des voix. 
Résultat de recherche d'imagesOr, en octobre 2013, Le Maire avait déjà été épinglé par Mediapart qui révéla que son épouse Pauline, a été rémunérée aux frais de l’Assemblée en tant qu’assistante parlementaire, à temps plein entre 2007 et 2013, période entrecoupée d’une longue interruption pour congé de maternité, un emploi non pas à proprement parler fictif, mais de complaisance. Les sympathisants l'ont donc envoyé se faire voir chez Macron.
Ainsi s'est-il rallié au vainqueur quelques heures après la victoire du candidat En marche !, bien qu'il ait jugé durant la campagne présidentielle 2017 qu'Emmanuel Macron est "l'homme sans projet" et qu'il porte "une idéologie qui a planté la France " sous Hollande... "Mon intelligence est un obstacle," déclara Le Maire, mais le gouvernement de Philippe était visiblement en manque.

Passons sur le cas Edouard Philippe, qui ne doit pas à son envergure politique d'être à Matignon: c'est exactement le contraire. Insignifiant, le maire du Havre avait un atout, celui de poulain de Juppé, taupe macronienne du parti Les Républicains, comme lui.
 
Au zoo de la Macronie, il faudrait aussi citer les Républicains Lecornu, qui ne gagne pas à être connu, ou Darmanin. Avec Philippe ou Le Maire, ils sont tous des otages du président, lequel les fait surveiller par des secrétaires d'Etat à sa dévotion: Castaner, Schiappa, Cluzel et Mahjoubi à Matignon, Delphine Gény-Stephann dans les pas de Le Maire, et le socialiste Olivier Dussopt, dont est affublé Darmanin.

Le 31 octobre 2017, le bureau politique des Républicains a pris "acte du départ" du protégé de Juppé et les traîtres à LR, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, et Thierry Solère, député Les Constructifs, ont adhéré au parti du président, LREM.
Si la "politique nouvelle" de Macron ne conduit pas à la VIe République, elle rétrograde la Ve en IVe. De remaniement en remaniement, c'est d'ailleurs plus de membres au gouvernement. Le candidat promettait un exécutif resserré de 15, mais le gouvernement est passé de 22 à 30 membres en six mois et deux fois plus que promis...
La "politique nouvelle" de Macron et son "renouvellement de la vie publique", c'est du pipeau. 
Élu dans les Hauts-de-Seine sous l'étiquette de Les Républicains, le député Solère illustre de la pire des façons les politiques d'ouverture de Mitterrand avec Soisson ou de Sarkozy avec notamment le socialiste Bernard Kouchner) ou des proches de la gauche, Martin Hirsch, Fadela Amara ou Jouyet (ce dernier, nommé ambassadeur de France à Londres par son ex-collègue Macron).
Très rapidement, Solère a mis en place à l'Assemblée nationale un groupe de frondeurs, "Les Constructifs", inspirés par l'aigre Alain Juppé. 
Mais à l'image du son très instable fondateur, ce groupuscule a déjà changé de nom, et nul ne sait dire s'il est devenu "Agir", une vingtaine de maires (Alain Chrétien) et quelques parlementaires (députés Laure de la Raudière, Pierre-Yves Bournazel, Agnès Firmin-Le Bodo -successeure d'Édouard Philippe- ou Vincent Ledoux, la sénatrice juppéiste Fabienne Keller,  les sénateurs Antoine Herth et Lise Magnier  et la députée européenne Tokia Saïfi) et un ancien secrétaire d'Etat, Claude Malhuret, dans le sillage du député Franck Riester, président du groupe à l'Assemblée, ont fait le choix de quitter Les Républicains, à deux semaines du congrès qui doit porter Laurent Wauquiez à la présidence). Et Frédéric Lefebvre, un battu des législatives de 2017 et qui n'a plus aucun mandat, battu avec 20% par le candidat En marche !
Puis, le 28 juin, Thierry Solère s'est fait élire à la questure avec deux de ses collègues de LREM. LR fut scandalisé car, selon l'usage, un poste de questeur est réservé à l'opposition et Les Constructifs ne sont nulle part. 
L'hôtel de Lassay dans l'enceinte du palais Bourbon
Hôtel de Lassay, enceinte du Palais Bourbon
Et,  le 31 octobre 2017, quand, Solère est exclu des Républicains, il fait des pieds et des mains pour conserver la fonction convoitée d'administrateur de l'Assemblée. 
Les avantages matériels font en effet briller les yeux de Solère: en plus de leur indemnité de député, qui s'élève à 7209,74 euros brut, les questeurs perçoivent une enveloppe mensuelle de 5003,57 euros. Ils disposent également d'une voiture avec chauffeur, ainsi que d'un logement de fonction à l'hôtel de la Questure128, rue de l'Université 75007 Paris, composé de trois appartements de 400 mètres carrés.
La Questure est le lieu de résidence des trois questeurs
Hôtel de la Questure, quartier des Invalides
Le 26 novembreThierry Solère adhéra même à LREM, faisant la nique à ses amis Les Constructifs... 
Depuis, dans un même cri d'indignation, la droite, la gauche, la majorité et même le président du Palais Bourbon, François de Rugy, ont demandé la démission du troisième questeur. Démission acceptée le 28 novembre, après deux jours de refus catégorique. 


Ce vendredi 1er décembre, invité de LCI, Thierry Solère est revenu sur sa disgrâce. Une "erreur", admet-il, après avoir sorti toutes les excuses les plus indécentes comme jokers pourris. 
Florilège : "Convenez une chose avec moi, personne ne savait, parmi ceux qui nous écoutent, ce qu'est qu'un questeur de l'Assemblée nationale il y a encore quelques jours. Deuxièmement, à l'Assemblée nationale, on a une tradition depuis 40 ans, c'était le bipartisianisme: il y avait le Parti socialiste et l'UMP. Il y avait des traditions de fonctionnement, puis il y a un règlement. [...] Tous les ans, on revote pour tenir compte des évolutions politiques des uns et des autres. J'ai fait une erreur. J'ai sous-estimé la nécessité de l'immédiateté de la pluralité au sein du bureau de l'Assemblée nationale. Légalement, j'avais raison. Mais politiquement, j'avais tort. [Ce franc-maçon n'évoque aucune morale athée ou non...]
Et donc, je m'en suis rendu compte. [...] Je ne veux pas participer à caricaturer le débat politique sur des sujets hyper secondaires, c'est-à-dire une histoire à savoir si on est ou pas questeur au sein de l'Assemblée."
Pour résumer l'argumentaire: 
1/ la questure, on s'en fiche puisque personne n'en a jamais entendu parler ; 
2/ rester questeur, c'est peut-être pas moral, mais c'est légal et 
3/ ce n'est pas Thierry Solère qui va "caricaturer" le débat avec des sujets "hyper secondaires". 
Une tirade effectuée sous le regard pétrifié de Jean-Christophe Cambadélis, qui commente sobrement : "C'était inéluctable". L'ex-trotskiste en a vu tant d'autres au fil de son parcours tortueux.

Thierry Solère verra donc son poste de questeur aller à un député de l'opposition en janvier 2018, probablement Eric Ciotti. 

vendredi 24 novembre 2017

Délire féministe: maintenant, il faut des noms de femmes aux rues

Paranoïa féministe de deux centristes: reste à trouver des noms de femmes méritantes...

Les élues réclament des noms de femmes dans chaque commune

Commune du département d'Indre-et-Loire, comme la députée Sophie Auconie

"La ville aux dames", puis "la France aux sapeuses-pompières" ?
Les "écoles maternelles" vont bien à leur logique. Pour combien de temps encore avant qu'elles offensent leur idéologie absurde ? Deux parlementaires centristes désorientées portent l'initiative "la ville aux dames", proposant que chaque commune baptise une rue du nom d'une femme. 
Elles vont notamment sensibiliser à la question Marlène Schiappa et Brigitte Macron. L'une est élue et légitime; l'autre ne l'est en aucune façon. 

Deux centristes, la députée Sophie Auconie et la sénatrice Annick Billon, 
ont proposé mercredi "que chaque commune de France s'engage en faveur de l'égalité sur l'espace public en baptisant du nom d'une femme, une rue". "Nos villes sont genrées. Elles sont aux hommes. Tout en témoigne (...) A chaque coin de rue, nous cherchons la place de la femme. Le constat est sans appel : 6%, c'est la proportion que l'Histoire a laissée aux femmes illustres pour la dénomination de nos rues", observent ces deux parlementaires dans un communiqué.


Nos pères n'étaient pas que des hommes...
La députée Sophie Auconie
est mère-porteuse, avec la
sénatrice UDI, Annick Billon,
de l'initiative baptisée 
"la ville aux dames".
Non seulement "la place des femmes dans l'espace public n'est pas accessoire", mais "nos pères fondateurs n'étaient pas que des hommes", ajoute sans rire la députée d'Indre-et-Loire (UDI, co-vice présidente de son groupe politique à l'Assemblée nationale, Les Constructifs, 54 ans) faisant valoir qu'"Olympe de Gouges [pseudonyme de "bâtarde" et écrivain révolutionnaire] rêvait que dans les siècles futurs nous placions le nom des femmes au rang de ceux des plus grands hommes".
Ironie des législatives, avec 56,59 % des voix, la député UDI Sophie Auconie a viré sa consoeur socialiste Marisol Touraine, ancien ministre de la Santé et candidate malheureuse à sa réélection... 

La députée va sensibiliser Brigitte Macron sur [nous dirons "à"] cette initiative.
Auconie n'a pas trouvé mieux que Brigitte Macron pour leur servir d'étendard et porter cette initiative sur les noms de rues, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, samedi, ainsi qu'auprès de la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.


Photo de Mme Annick Billon, sénatrice de la Vendée (Pays de la Loire)
"Les parlementaires se mobilisent", a tweeté Annick Billon, élue UDI-UC de Vendée, ci-contre, et présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et vice-présidente du syndicat départemental Trivalis, chargée de la gestion du traitement des déchets, joignant une image barrée du message: "seulement 6% des rues en France portent le nom d'une femme. Interpellez votre maire, avec la ville aux dames".

Elles étaient 2% en 2014, avant que ces pétroleuses prennent le mors aux dents.
Une enquête de l’ONG Soroptimist (du latin sorores ad optimum, "sœurs pour le meilleur"), rendue publique le 22 janvier 2014, dévoile que sur 63.500 rues françaises, seules 2 % portent le nom d’une femme. 2,6% du total des rues, selon Osez le féminisme. L’Union française Soroptimist qui a pour credo "Des femmes, au service des femmes", réunit plus de 3.000 adhérentes à travers la France qui se mobilisent pour l’amélioration de la condition des femmes et soutiennent leur autonomisation. ONG 100% fémininereprésentée dans 125 pays, Soroptimist est un club service dont le recrutement est exclusivement féminin.



Nos drôles de dames n'ont pas inventé le fil à couper le beurre. Et, en plus, l’Union française Soroptimist présidée Christine Dagain, audioprothésiste de Toulouse, a réalisé son étude dans 111 des ...35.287 communes françaises. Décédée en 1954, la 'dame' à l’origine du mouvement sectaire des Soroptimist en Europe, Suzanne Noël, doctoresse en chirurgie plastique, compte une dizaine de petites plaques bleues portant son nom en France. 

Noms de rues attribués à des femmes, en France

Les rues de la Libération et celle de la Liberté sont genrées. Comme "égalité" ou "résistance" qui nomment d'autres notions ou temps glorieux. 
La place Sartre-Beauvoir, dans le VIe arrondissement de Paris. Via Wikimédia Commons.
Comble d'infortune: Dame Beauvoir,
associée à un homme, fût-ce Sartre
Mais, outre que ce ne sont pas des patronymes, ce ne sont pas non plus toujours des places, des avenues, des boulevards ou, que sais-je, des esplanades. Le problème reste entier, d'autant d'ailleurs que les jeunes filles (qui accessoirement ne supportent plus non plus d'être désignées par "mademoiselle", terme discriminant de civilité !) portent le nom de leur père... Archaïsme humiliant et intolérable dans ce "monde nouveau" de Macron 

Originaire d'Ille-et-Villaine où elle a fréquenté l'école Saint-Joseph à Guignen, Billon est membre de la délégation aux droits des femmes et ça lui a tapé sur le ciboulot. D'autant qu'en 2014, dans le top 3 des femmes les plus représentées sur les plaques bleues, c'est ...Jeanne d'Arc qui arrive en tête au poteau, avec 49 rues. Vient ensuite l'aviatrice Hélène Boucher (39 rues), puis la romancière George Sand (37 rues), avec un prénom d'homme. On ne recense que 9 rues 'Marguerite Yourcenar', et 7 rues 'Simone Weil", la "meuf qui est dead", selon la très classe Sibeth Ndiaye, dans l'entourage de Macron. Un nom dont nos rues pourront un jour s'enorgueillir? 
Gageons que Ségolène Royal est l'une de ces impétrantes et saurait faire oublier Hélène Boucher et Maryse Bastié (deux féministes), Jacqueline Auriol ou la suffragette Louise Weiss, tandis que plusieurs voies du Marais de l’île de la Cité à Paris portent des noms tels que Nikki-de-Saint-Phalle ou Florence-Arthaud. Comment décompter le choix possible de la mairie du 11e arrondissement de Paris qui pourrait avoir à régler l'épineux problème posé par Conchita Wurst, un homme travesti en femme à barbe, 'vainqueur' ou 'vainqueuse' de l'Eurovision 2014 ?
Quelle place accorder enfin aux femmes étrangères qui ont probablement autant de droits, du point de vue des internationalistes: qui d'Indira Gandhi, Golda Meir ou Margaret Thatcher et Angela Merkel ?... Quelle femme de couleur, aussi bien: outre Rosa Park (déjà à Villeurbanne !), Ella Fitzgerald, Waris Dirie, Angela Davis  ou l'immense Christiane Taubira ? Tous sexes confondus, ils ne sont que 14 et 7% du total. Et quand on a cité Pablo-Picasso, Salvador-Allende, Jacques-Brel, Pablo-Neruda, Martin Luther-King ou Nelson Mandela, on a presque fait le tour et Mozart, Beethoven, Schumann, Van Gogh, de Vinci, Galilée peuvent se faire du souci: leur avenir est menacé par Kim Kardashian ou Nabilla.
Dans le top 200, les femmes ne sont que 15 (en partant du principe que l’odonyme Joliot-Curie recouvre autant Irène que Frédéric) sur 200, soit 7,5% de l’effectif total. Et encore le nom féminin le plus donné (1.157 occurrences), Notre-Dame, désigne-t-il la Vierge Marie, dans un palmarès pourtant des plus laïcs. Et pas encore islamisé. Et dans l'islam, Allah sait si les femmes sont honorées...

Les élues de ces dames seront-elles Rihanna, Christine Angot, 
Houria Bouteldja 
ou Caroline de Haas ?
Reste aussi à débattre du patronyme digne de figurer sur nos plaques de rues: celui de femme mariée ou celui de jeune fille ?