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mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame de Paris: l'extrême gauche polémique sur les dons

Les laïcs donnent libre cours à leur intolérance

Les dons des bienfaiteurs ne sont qu'une "opération de communication" de grandes entreprises et grosses fortunes"

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La tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes est l'auteure de ce dénigrement, dénonçant des dons très importants pour la réparation de Notre-Dame de Paris, où un incendie aux origines encore non déterminées n'inspire aucune volonté d'unité nationale ni le respect de leurs concitoyens affligés.

"On ne peut pas faire de la préservation de notre patrimoine une grande opération de communication comme certains sont en train de faire", a accusé Manon  Aubry (LFI) sur LCI mercredi, dénonçant "une espèce de course à l'échalote de l'entreprise qui donnerait le plus tout en revendiquant l'exonération d'impôt".
"J'ai impression d'avoir le classement des entreprises présentes et des personnes présentes dans les paradis fiscaux", a-t-elle ironisé.

"Le plus simple, ce serait déjà qu'ils commencent par payer leurs impôts. Ils ne peuvent pas se payer une opération de communication en mettant leur nom potentiellement sur une pierre de Notre-Dame et de l'autre côté, ne pas payer leurs impôts", a-t-elle martelé. 
"J'ai vraiment envie de leur dire: commencez par payer vos impôts, ça contribuera au budget de l'Etat et donc au budget de la culture", a-t-elle insisté.

La France insoumise aurait aussi bien taclé la pingrerie ou l'indifférence des grands entrepreneurs

La misère sociale n'est pas tout ce qui compte dans notre récit national.
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Face à un chantier qui s'annonce aussi colossal que délicat, donc onéreux, plusieurs grandes fortunes françaises ont dégagé des fonds dans l'instant, dès lundi, jour de la tragédie: la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions). On pourrait s'en réjouir, mais ce serait négliger les grincheux professionnels qui, avec les complotistes, se saisissent de toutes les occasions de salir. La casquette marxiste comprime le cerveau.

Depuis une loi de 2003, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat (66% de réduction d'impôt sur le revenu pour les particuliers). Une incitation administrative qui signale un besoin de développer des initiatives trop rares de bénévolat financier.
Au point que la réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsque le don concerne l'achat de biens culturels considérés comme des "trésors nationaux" ou présentant "un intérêt majeur pour le patrimoine national".

A l'autre extrémité de l'échiquier politique, on peine aussi à positiver.  
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"Que l'oligarchie donne pour Notre-Dame, c'est bien. L'exemplarité fiscale serait encore mieux. La bonne conscience ne cache pas la misère et l'austérité", a dénoncé sur Twitter Benjamin Cauchy, figure des Gilets jaunes sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Baver est  le fonds de commerce des altermondialistes.
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"Les milliardaires vont passer pour des héros. Ils feraient mieux de renoncer à l'évasion et à l'optimisation fiscales", a critiqué sur Twitter la sénatrice EELV Esther Benbassa, une turco-israélo-française qui rêve d'"un élan aussi spontané et massif en faveur des associations et structures prenant en charge l'extrême pauvreté, l'exclusion sociale, les sans-abris".

En cette période,
leur excuse serait une opération électorale. 

jeudi 6 décembre 2018

Les "Gilets jaunes" ne sont pas des Talibans, destructeurs du patrimoine

Dijon possède une copie du moulage de La Marseillaise détruit à l’Arc de Triomphe
Des dégradations ont eu lieu en marge du rassemblement contraint 
de l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris, le samedi 1er décembre 2018 
Parmi les "gilets jaunes" parqués à l’Arc de Triomphe en haut des Champs-Elysées, samedi 1er décembre, des "casseurs" infiltrés ont endommagé un moulage de la sculpture 'La Marseillaise' du Dijonnais François Rude, à l’intérieur du monument.

Empêchés de manifester sur les Champs-Elysées barrés par plusieurs cordons de forces de l'ordre déployées pour protéger le palais présidentiel et l'Assemblée nationale, les manifestants ont été repoussés sur la Place de l'Etoile autour de l'Arc de Triomphe et du Tombeau du Soldat qui n'étaient protégés par aucune force de police, samedi 1er décembre 2018.
Des éléments incontrôlés ont tagué les murs de graffitis, à l'extérieur, et ont abîmé des œuvres d'art, à l'intérieur. "J'estime que les dégâts représentent plusieurs centaines de milliers d'euros, voire un million", indiquait dimanche Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments Nationaux, lequel n'avait pas anticipé cette tournure des événements. Le monument "restera fermé au public pour plusieurs jours".
Une enquête a été ouverte par la police pour identifier les personnes qui se sont introduites dans le monument pour le saccager. Des prélèvements ADN ont été effectués dès samedi soir, a indiqué le Centre des monuments Nationaux.

Un moulage d'une partie d'une sculpture de François Rude représentant La Marseillaise a été endommagé à l’intérieur de l’Arc de triomphe.
"Le Départ des volontaires de 1792", aussi appelé 'La Marseillaise' ou 'le Chant du départ', a été sculpté par l'artiste dijonnais François Rude entre 1834 et 1836. Installée sur le pilier nord de l'Arc de Triomphe, cette sculpture d'une rare puissance est connue dans le monde entier.

'La Marseillaise' représente en effet une allégorie de la victoire. 
"C'est une incarnation de l'allégorie de la patrie qui appelle les hommes à venir se joindre à elle", explique Delphine Christophe, directrice de la conservation du centre des monuments nationaux à France 2.
On ne peut donc imaginer que ce saccage soit dû à un individu imprégné de la culture de ce pays, mais plutôt à un casseur que son patrimoine irrite.

Des Talibans observent la destruction du Bouddha géant à Bamiyan, le 26 mars 2001.
Mars 2001, dans une vallée reculée d’Afghanistan. Suite à des tirs d’artillerie et à des explosions de roches, les statues géantes des Bouddhas de la vallée de Bâmiyân furent entièrement dynamitées par les Talibans, s'en prenant déjà à des symboles religieux et culturels. La destruction de ces sculptures provoqua l'indignation du monde entier qui l'a unanimement condamnée.
Avant les Talibans, les bouddhas géants avaient survécu à plus de 15 siècles. Au XIIIe siècle, les envahisseurs mongols saccagèrent la vallée, mais les statues furent respectées. Bien plus tard, les rois perses et afghans tentèrent de les détruire, mais ne parvinrent qu’à endommager les visages. Enfin, les multiples conflits avec les colons britanniques criblèrent les statues d’impacts de balles et de canons. Mais il faudra l’acharnement destructeur des talibans pour achever ces monuments archéologiques. Le mollah Omar avait ordonné leur destruction, jugeant les sculptures "idolâtres".


"La Marseillaise", un symbole de la République saccagé








"Cette œuvre a vraiment fait date, souligne Naïs Lefrançois, conservatrice du patrimoine au musée de Dijon à France 3 Bourgogne. Elle a été reprise par de nombreux artistes, surtout la figure hurlante, parce que c'est vraiment la synthèse de la sculpture romantique qui est très expressive. Ce cri qui déforme la bouche n'était à l'origine pas du tout accepté par les critiques. On se devait de représenter des visages beaucoup plus impassibles, beaucoup plus stoïques."

La ville de Dijon possède un moulage de La Marseillaise,exposé au musée François Rude, situé dans l'église Saint-Etienne près du musée des Beaux-arts de Dijon. "Ce moulage de la sculpture originale a été commandé en 1938 pour prévenir les éventuelles destructions dans une guerre mondiale, avec notamment le développement de l'aviation et des bombardements", précise la conservatrice du patrimoine au musée de Dijon.

Comment ce moulage est-il arrivé à Dijon ?

L'œuvre 'Le Départ des volontaires' de 1792 mesure 11,6 mètres de haut pour 6 mètres de large. Évidemment, le moulage en plâtre réalisé à la demande du ministère de la culture en 1938 est tout aussi imposant. Il n'est pas resté longtemps dans les galeries du musée des monuments français.

"C'est tellement grand qu'on décide de le donner à une ville qui en aurait complètement la légitimité, explique Naïs Lefrançois. On choisit Dijon parce que François Rude est né à Dijon. On attribue dès 1941 ce moulage à la ville." C'est en 1947 qu'il est installé au musée François Rude, où il est encore visible aujourd'hui. 

L'œuvre détruite samedi à Paris à l'intérieur de l'Arc de Triomphe est également un moulage de La Marseillaise, mais il se concentre sur la tête du personnage féminin de la sculpture. 
"Ce moulage a été réalisé plutôt à la fin du XIXe siècle, entre 1896 et 1899. Il y avait une campagne de moulage, toujours pour le musée des monuments français, parce que le moulage avait une vocation à la fois pédagogique et artistique en diffusant des œuvres qui ne peuvent pas être déplacées".

"Le musée de Dijon possède également un moulage de la tête, qui a été fait sensiblement à la même époque, vers 1899. Il a déposé ce moulage au musée d'Orsay dans les années 1980, au moment de l'ouverture du musée. Il y a également au moins un autre moulage qui est conservé au musée des monuments français", ajoute la conservatrice.

Comment l'œuvre détruite à Paris sera-t-elle restaurée ?


Fichier:La Marseillaise 06-2012.jpg
Il est peu probable qu'on fasse à nouveau un surmoulage directement sur l'œuvre originale installée à l'extérieur de l'Arc de Triomphe. "Il faudrait voir avec le musée des monuments français, qui est vraiment l'institution historique qui a réalisé ces moulages, s'il a conservé des moules. C'est très rare qu'on conserve des moules de cette taille là parce que c'est très encombrant, indique Naïs Lefrançois. On peut aussi prendre des empreintes des moulages qui existent actuellement avec de nouvelles techniques 3D et ensuite aider à restaurer cette oeuvre là."

Un des moulages existants est-il plus fidèle qu'un autre ? "C'est justement ça qu'il faut définir. Il y a eu des moulages faits à différentes périodes. Le moulage qui a été détruit [samedi 1er décembre] datait de 1899. Fatalement, une oeuvre qu'on voit en 1899 n'a pas forcément la même tête en 2018. La pierre s'est érodée, la pollution a pu dégrader certaines oeuvres. Donc il va falloir travailler assez finement avec les spécialistes de l'artiste pour définir le meilleur moulage, le plus adapté, qui pourrait le remplacer."

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mardi 10 avril 2018

L'Ecole d'architecture de Nanterre, saccagée, mais en vente

A l’abandon et vandalisée, tel est le sort de l’école d’architecture de Nanterre 

Cette école est considérée comme l’un des bâtiments emblématiques de l’architecture française
 
L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage
Réalisée par Jacques Kalisz et Roger Salem en 1971 dans les années 1970, elle est défendue par le président de l’association 'Les amis de l’école d’architecture de Nanterre', mais les courriers de Serge Kalisz, fils de Jacques, ne semblent pas trouver d’écho auprès des élus. 

L'hôtel de ville.Cette école de 9.500 mètres carrés sur cinq niveaux s'inscrit dans la production architecturale nanterrienne de qualité des années 60 et 70. Avec la préfecture d’A. Wogenscky (disciple de Le Corbusier), les tours d’E. Aillaud, le théâtre des Amandiers, le parc André Malraux, les logements en pyramides et le foyer des musiciens de J. Kalisz, elle est partie intégrante de cette "palette" de l’architecture des années 70 que constitue cet ensemble.
En guise de mairie, ci-dessus à droite, la municipalité de gauche a dégagé les crédits pour dresser ce blockhaus.
Mais cette école supérieure est devenue ce que la mairie de Nanterre s'est obstinée, vingt ans durant, en rejetant tous les projets, dans un conflit incessant droite-gauche.




Voici d'autres aperçus du saccage.
L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage

Ce n’est pas le premier courrier que Serge Kalisz adresse au ministère de la Culture pour alerter de l’état de dégradation de l’école d’architecture Paris-La Défense réalisée par son père, Jacques Kalisz, et Roger Salem. 

L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage
Une œuvre expérimentale reconnue au plan international et susceptible d’une inscription au titre des Monuments historiques depuis 2005. 
Un nouvel incendie s’est pourtant déclaré en décembre 2015, aggravant l’état de délabrement du bâtiment. 

Dans une lettre adressée à Fleur Pellerin, datée du 18 décembre 2015, ci-dessus, le président de l’association 'Les amis de l’école d’architecture de Nanterre' rappelle pourtant les engagements de la ministre de la Culture dans la Stratégie nationale pour l’architecture, dont l’un des points vise à sensibiliser le grand public, les scolaires et les professionnels à l’architecture. Il souhaite la rencontrer pour envisager les conditions de la réintégration de ce bâtiment, situé au cœur d’un quartier de 20.000 habitants et faisant partie de l’identité patrimoniale de la ville de Nanterre. Le rendez-vous se fait attendre…

L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage
L'attente d'une décision est "un scandale," commente la mairie, qui souhaite que l’établissement soit réinvesti. "En 2007, nous avons placé le site en ' emplacement réservé', en vue de réaliser un équipement public à vocation culturelle et sociale, indique la mairie. Mais l’Etat nous a tout de suite mis en demeure d’acheter."

Quelques mois après l’élection de François Hollande, en 2012, il était question d’y construire près de 200 logements sociaux. En réaction, la ville modifia le Plan local d’urbanisme (PLU), qui paralysa l’Etat. Et soutint "pleinement" le projet d’une école de cuisine internationale, portée par Alain Ducasse. Mais c’est l’Etat qui refusa à son tour. L’école Ducasse revint sur le tapis, avec le promoteur Redman qui proposa de réaliser un centre de formation sous l’égide du célèbre cuisinier, en achetant le site 6 M€. Nouvelle fin de non-recevoir.

La mise sur le marché de l’école allait-elle signer la fin du bras de fer ? La mairie veut toujours avoir son mot à dire. "Soit nous parvenons à un accord, soit c’est reparti encore pour dix ans !", insiste-t-on au cabinet de Patrick Jarry.


Août 2017, la décision est tombée

L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccageL'Etat va mettre en vente l'ancienne école d'architecture, après douze ans de négociations infructueuses avec la ville communiste de Nanterre.

"Hors de question de détruire un millimètre !"  avait prévenu Serge Kalisz, le fils de l’architecte. Attention aux futurs acheteurs qui voudraient raser tout ou partie de l’ancienne école.

Outre les acheteurs, les mécènes se sont fait rares, semble-t-il, alors que la France peut s'enorgueillir d'architectes de renommée internationale.
La nouvelle ministre Françoise Nyssen - dont on se demande combien de temps lui sera nécessaire pour trouver se retourner avant la fin du quinquennat - et singulièrement le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, issu d'une lignée de prédécesseurs célèbres, ne pourraient-ils s'investir dans le sauvetage de ce bâtiment et solliciter  Rudy Ricciotti, Christian de Portzamparc, Paul Chemetov et/ou Jean Nouvel. 
Mais, vue l'étendue des surfaces vitrées brisées, on pense aussi au plasticien Daniel Buren, magicien des jeux de lumières.

lundi 9 avril 2018

Le prince héritier saoudien, hôte de Macron et premier châtelain de France

Le prince saoudien fait grimper les prix de l'immobilier dans les Yvelines 

Mohammed ben Salmane est connu pour être le propriétaire, en France, du château le plus cher du monde

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Le Saoudien possède aussi une propriété de chasse dans les Yvelines. La maire nous raconte. Mohammed ben Salmane ou 'MBS' est un jeune homme plein d'avenir de 33 ans, qui est en visite en France lundi et mardi, à l'invitation du président Macron, qui, à 40 ans passe désormais pour un vieux.

Le futur roi du pétrole est également connu pour être le propriétaire du château le plus cher du monde: le fameux 'Château Louis XIV', dont la vente, fin 2015, a  passablement affolé le marché de l'immobilier, deux ans plus tard, quand le "secret d'Etat" fut révélé aux "gens". Lien PaSiDupes : France: le prince héritier saoudien s'offre "la demeure la plus chère au monde", près de Paris

Le pied-à-terre du prince est sis à Louveciennes, petite commune des Yvelines (78). Achevée en 2011, cette demeure a été vendue pour le montant record de 275 millions d’euros, comme l’avait rapporté à l’époque le New York Times. Elle se veut la copie conforme du fabuleux château de Vaux-le-Vicomte (77), celui qui avait rendu jaloux Louis XIV et avait à sa disgrâce à Nicolas Fouquet, son surintendant des Finances, mais avait aussi incité le Roi Soleil à faire construire Versailles sur son modèle, en plus somptueux.

'Château Louis XIV' allie architecture du XVIIe siècle et technologie moderne, avec des fontaines contrôlables par iPhone, une salle de cinéma ou un aquarium géant... D’une surface habitable de 5.000 m², elle promet "les fastes de Versailles sous la révolution high-tech", selon le site internet de son promoteur Cogemad, société (94110 Arcueil, EELV) dont la direction est confiée à Autodistribution (spécialiste de la pièce détachée auto/poids lourds), qui crée des demeures et intérieurs haute-couture depuis plus de 20 ans. On dit que Dame Brigitte, qui n'a jamais guère connu que la Camif, aurait insisté pour se faire admettre en ses murs. 

Le constructeur souligne "la pose de 13.000 éléments de pierres taillées, allant des frises à triglyphes aux tables sculptées surmontant chacune des baies vitrées composant le château" et les "pièces du château qui ont changé de destination en cours de chantier". 

Or, ce prince Mohammed, qui prêche l’austérité dans son pays et s’est lancé dans une lutte anticorruption, ne se prive pas pour s’offrir d’autres luxueux "plaisirs". 
Image associéeIl est aussi le propriétaire d’une résidence de 250 hectares située à Condé-sur-Vesgre (78), baptisée Le Rouvray, a déclaré la maire, confirmant une information du New York Times. La maire n’a toutefois pas révélé le montant de l’acquisition. "J’ai appris le nom de l’acquéreur par la presse, raconte Josette Jean. J’ai entendu beaucoup de réflexions désagréables sur la nationalité de l’acquéreur. Je n’ai pas à juger qui il est. La seule chose qui m’importe c’est que ma commune vive bien et que les habitants la mettent en valeur tout en respectant l’architecture."  
La maire raconte : "un intendant est venu me voir avec un architecte pour me demander ce qu’il était possible de faire comme travaux. Il m’a expliqué qu’ils avaient déposé un permis et qu’ils ont eu un avis favorable du préfet. Je n’ai aucun problème avec lui. Tout s’est fait dans le plus grand respect". L’élue explique que MBS a l’intention de rénover le manoir de Rouvray, remis à neuf il y a 60 ans par les anciens propriétaires, la famille Vernes (qui a créé la Banque Vernes à la fin du XVIIIe siècle, aujourd’hui Banque Palatine).
Il est également question de rénover et agrandir les dépendances qui servent au personnel et pour accueillir les visiteurs les jours de chasse. "Elles ont plus de 100 ans et tombent en ruine", explique Josette Jean. Et d’ajouter: "C’était une propriété de chasse et le nouveau propriétaire m’a assuré qu’elle resterait une propriété de chasse".

La vente de Grand Marnier, villa à 300 millions d’euros, a été réalisée par l'entremise d’une société saoudienne, 
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Le mètre carré le plus cher au monde
Eight Investment Company, dirigée par le gérant de la fondation personnelle du prince héritier, grâce auquel il a pu acquérir cette propriété. 

Mais aussi un luxueux yacht de 134 mètres pour 500 millions d’euros c'est l’une des plus somptueuses villas de la côte d’Azur résidence qui pourrait entrer également dans son patrimoine immobilier. Elle se dresse entre Nice et Monaco, à Saint-Jean Cap Ferrat, prisé des milliardaires. Son prix est dans les moyens de cette pétromonarchie, autour de 350 millions d’euros, pile poil dans les standards du trentenaire.
ou encore le tableau de Léonard de Vinci "Salvator mundi" (Sauveur du monde) acheté pour la modique somme de 450 millions de dollars (368 millions d’euros).  
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La Villa Les Cèdres, à Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Puisque le prince héritier cède aux coups de cœur comme aux coups de force, 
The €1 billion villa, whose neighbours include Microsoft’s co-founder, Paul Allen, is surrounded by 35 acres of gardens, has ten bedrooms and a 50m pool
Macron et ses amis agacent-ils les grévistes français ?

dimanche 4 février 2018

Patrimoine : Hulot a-t-il voulu frauder le fisc ?

Bercy, j'ai rétréci la villa de Corse...

Phobie administrative, pouvoirs surnaturels ou tromperie ?

Par un tour de passe-passe, Nicolas Hulot a réduit la surface et la valeur de sa maison corse.
Dans sa déclaration de patrimoine, publiée en décembre dernier par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le ministre de la Transition écologique a assuré être le propriétaire d’une villa de 334 mètres carrés sur l’île de Beauté, implantée sur un terrain de 3 hectares, sur le littoral. Sa valeur était alors estimée à 1.050.000 euros.

Or, le ministre avait oublié qu'il avait mis cette villa en vente par l’intermédiaire de Sotheby’s à l’été 2016. L’annonce vantait alors une "propriété exceptionnelle de 3,5 hectares" offrant "un panoramique unique et privilégié sur les aiguilles de Bavella", ainsi qu’une villa "construite en pierre de taille et en red cedar" de "350 mètres carrés habitables et 150 mètres carrés de dépendances". 
L’agence immobilière de luxe espérait alors vendre le bien entre 2 et 5 millions d’euros.

Qu’est-ce qui a fait que la propriété soit dévaluée entre l’été 2016 et l’hiver 2017 ? 

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Nicolas Hulot aurait-il cherché à minorer son patrimoine ? 
"Le prix conseillé par l’agence était stratosphérique. J’ai fait procéder à une expertise, qui a conclu à une valeur inférieure", a raconté le ministre d'Etat de Macron. 

L'expertise est-elle fiable ou de complaisance ?
Elle aurait en effet conclu, en août 2016, que la surface de bâti ne dépassait pas 300 mètres carrés et le terrain 2,6 hectares, soit beaucoup moins que les surfaces indiquées dans la déclaration de patrimoine. Hulot aurait-il donc surévalué son bien ?
"Un champ n’appartenant pas à Nicolas Hulot est imbriqué dans la propriété, ce qui explique sans doute ces différences de métrage”, a soutenu Me Laffont, avocate du ministre.
Ces explications fluctuantes  semblent avoir convaincu la HATVP qui n’a pas fait de remontrances au ministre sur ce bien immobilier. 

Nicolas Hulot est aussi propriétaire, en partie, de plusieurs autres biens immobiliers. 
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Une maison de 240 mètres carrés en Ille-et-Vilaine, ainsi que trois biens en Haute-Savoie : deux maisons, de 116 mètres carrés et 180 mètres carrés, et un appartement de 48 mètres carrés. Les biens savoyards du sexagénaire, d’une valeur cumulée de 157.000 euros, ont d’ailleurs fait l’objet d’échanges avec la HATVP car il les avait omis dans la première version de sa déclaration.

Nicolas Hulot affirme au Journal du Dimanche qu'il "roule en électrique 95 % de son temps", en BMW électrique en Bretagne et en scooter électrique à Paris. Mais pour les 5% restants, Nicolas Hulot déclare posséder neuf véhicules à moteur, dont un bateau, un scooter électrique, une moto et six voitures, qui ne rentrent pas toutes dans la catégorie des véhicules propres... Cela pour un total de 105.000 euros, dont 83.000 euros pour les seules voitures. 
La polémique est retombée et l'écologiste vertueux de Macron est toujours au gouvernement...

samedi 16 décembre 2017

Patrimoine : des ministres millionnaires au gouvernement

En ces temps d'économies, La République en marche ne fait pas pitié

Plusieurs ministres du gouvernement d'Edouard Philippe se sont révélés millionnaires.

Muriel Pénicaud, Nicolas Hulot et Françoise Nyssen sont d'heureux millionnaires, selon leurs propres déclarations de patrimoine publiées vendredi 15 décembre par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), conformément à la loi relative à la transparence de la vie publique adoptée en 2013.

La ministre du Travail a un patrimoine de plus de 7,5 millions d'euros, selon les documents mis en ligne. 
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Son coiffeur n'est pas millionnaire,
la maquilleuse de Macron, si !
En juillet dernier, la HATVP avait déjà révélé que Muriel Pénicaud a perçu au total 4,74 millions d'euros net de 2012 à 2014, une plus-value réalisée sur des actions Danone, alors qu'elle était directrice des ressources humaines du groupe.
Muriel Pénicaud est notamment propriétaire d'une maison dans les Hauts-de-Seine d'une valeur estimée à 1,3 million d'euros, et d'une maison dans la Somme valant 340.000 euros. Le total de ses contrats d'assurance vie, instruments financiers, comptes courants et produits d'épargne atteint quelque 5,9 millions d'euros.

Le ministre de la Transition écologique de plus de 7,2 millions.
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Nicolas Hulot a déclaré une maison de plus de 300 mètres carrés en Corse estimée à plus d'un million d'euros, ainsi que plusieurs autres biens immobiliers en Côte d'Armor et en Savoie dont il est co-propriétaire, d'une valeur totale de 1,9 million.
A cela s'ajoute sa société Eole, qui encaisse ses droits d'auteurs et les royalties des produits dérivés Ushuaïa et dont la valeur est estimée à 3,1 millions d'euros, tandis que le total de ses contrats d'assurance vie, instruments financiers, comptes courants et produits d'épargne atteint environ 1,17 million d'euros.

La ministre de la Culture est à la tête de plus de 4,3 millions en euros. 
L'ancienne patronne des éditions Actes Sud, déclare 4 millions d'euros pour sa société arlésienne et pour plus de 600.000 euros de biens immobiliers.

Les ministres millionnaires que la presse avait tenté d'escamoter

N'en déplaise aux féministes, deux autres femmes ont fait leur pelote, malgré le sexisme ambiant que dénoncent les activistes.

La ministre de la Culture est talonnée par sa collègue de la Défense, Florence Parly, qui affiche un patrimoine brut de près de 4,6 millions d‘euros, dont 41% d‘un appartement et d‘une maison détenus par une société civile immobilière (SCI).
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Début octobre, Florence Parly avait été épinglée sur son impressionnante rémunération à la SNCF, alors qu’elle était la directrice générale de SNCF Voyageurs : plus de 52.000 euros mensuels dans les six mois précédant sa nomination au gouvernement.
La ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas non plus quitté Air France sans biscuits en 2014. L’hebdomadaire Marianne s’est penché sur sa nouvelle déclaration d’intérêt. Il en ressort que son passage  à Air France a été, lui aussi, on ne peut plus que fructueux, alors que la compagnie était en crise. En 2014, au moment de son départ de la compagnie aérienne, Florence Parly a empoché la coquette somme de 675.000 euros, une somme tout à fait légale, mais qui étonne au regard de la crise traversée par Air France qui a subi, sur la période 2012–2013, des plans de départs volontaires et des pertes financières de 129 millions d’euros en 2014.
D’autant qu’avant de recevoir son parachute doré, Florence Parly a par ailleurs amassé près de 80.000 euros par mois de la part d’Air France de janvier 2013 à août 2014, soit environ 69 SMIC mensuels. 
Marianne rappelle que ce parachute doré correspond en fait à une "tradition ancrée au sein de cette entreprise cotée en bourse."

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La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, déclare quant à elle un patrimoine brut de près de 3 millions d‘euros, mais dont il faut défalquer 500.000 euros d‘emprunts à rembourser : pas de quoi la menacer des Restos du Coeur...
A la date de janvier 2016, cette ministre - de la Santé - avait été rémunérée par trois laboratoires privés avant 2011 tout en occupant diverses positions dans des organismes publics...

Les autres ministres ne sont pas dans le besoin

Le ministre de l'Economie affiche quant à lui des parts d'une société civile (de 2 personnes) évaluées à 1,5 million d'euros, dans le secteur d'activité des Transports (60130 Cuignières). S'il en possède les deux-tiers il est également millionnaire. 
Selon sa déclaration à la HATVP, il ne serait plus gérant de l'entreprise SCI Aulembra, dont l'activité activité est la location de terrains et d'autres biens immobiliers.
Bruno Le Maire déclare en outre 168.000 euros de placements financiers. Et sa conjointe, Pauline Doussau de Bazignan ?

Cachottier et grincheux
Le premier ministre possède un patrimoine estimé à un peu plus de 1,7 million d’euros, mais certains journaux tiennent absolument à le juger "modeste" ! On trouve néanmoins un appartement parisien (1,25 million d’euros), un appartement en Seine-Maritime (400 000 euros) et des valeurs mobilières d’environ 56.000 euros. 
Or, "mon poulet" de Castaner a déclaré son appartement parisien en ...copropriété (à 50%). En vérité, le couple Philippe est millionnaire. 
Même procédé de l'ancien adjoint chargé de l'urbanisme dans la ville du Havre, dont il est devenu maire, avec un appartement en Seine-Maritime, dont il est également copropriétaire (à 20%) d'une valeur de 400.000 euros. 
Le site Mediapart a récemment pointé une zone d’ombre dans le rapport d'Edouard Philippe à la pierre. L'ancien maire aurait tendance à se faire beaucoup plus discret lorsqu’il s’agit de son propre patrimoine. Alors qu’il ne dispose pas d’un patrimoine immobilier fantôme, comme celui d’Emmanuel Macron, il a constamment évacué l'évaluation de ses biens avec la formule "Aucune idée". Aussi bien pour son appartement à Paris que pour ses parts dans une résidence de Seine-Maritime. Une attitude désinvolte qui lui aurait valu, révéla Mediapart en 2014, un blâme de la part de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, pour une déclaration incomplète et fantasque assortie d’annotations manuscrites ironiques. Une attitude que le grincheux explique par "une forme de mauvaise humeur" et son absence d’accès aux bases de données permettant une évaluation. Il faut que, de toute urgence républicaine, il découvre Patrim, un service mis à disposition par l’administration fiscale, notamment pour éclairer les propriétaires qui ne sauraient plus quelle est l'étendue de leur propre patrimoine.
Quant au total de ses contrats d'assurance vie, instruments financiers, comptes courants et comptes épargne, il atteint environ 56.000 euros. Il doit également rembourser un emprunt immobilier de quelque 336.000 euros. Au taux d'intérêts consenti aux députés ?
"L’enrichissement personnel" de certains parlementaires grâce à leur IRFM (5.770 euros brut mensuels) "est notoire", déplore l'association 'Pour une démocratie directe'. L'IRFM : en plus de leur "indemnité parlementaire" (soit leur salaire, d'un montant de 7 100 euros brut) et de leur "crédit affecté à la rémunération de collaborateurs" (pour payer les assistants, conseillers…) L'association souligne par ailleurs que des prêts immobiliers ont été accordés jusqu'en 2012 à certains députés sur le budget de ...l'Assemblée. Or, c'est le statu quo, malgré l'annonce de la moralisation de la vie publique et alors même que certains prêts "courent jusqu'en 2020" et que leur attribution n'est plus autorisée aujourd'hui. Le montant avancé de ces prêts en cours est "entre 80 et 90 millions d'euros". Edouard Philippe a été député de mars 2012 à juin 2017.
Les prêts immobiliers ont été aux députés accordés à
des taux d'intérêt très inférieurs au marché ("1,9 point en dessous du taux auquel l’Etat empruntait" : d'où une perte pour l'Etat et surtout la collectivité des contribuables)...
En titre, Le Monde recense en revanche 
"De nombreux millionnaires parmi les membres du gouvernement"...

Le "président des riches", Emmanuel Macron,en vérité  compte une douzaine de millionnaires dans son équipe gouvernementale de 32. L'AFP en tête, certains journaux font donc l'impasse sur la plupart, sachant que, nommés lors du mini-remaniement du 24 novembre, les secrétaires d’Etat Olivier Dussopt et Delphine Gény-Stephann disposent d’un délai supplémentaire et leur patrimoine ne sera pas publié avant quelques semaines.

Outre Muriel Pénicaud, la ministre du Travail,  ou Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire (qui possède six voitures polluantes, un bateau et une moto aux bilans carbone non moins négligeables, et un scooter électrique)

Le "sans dents" du gouvernement est Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, qui possède moins de 50.000 euros de biens, principalement représentés par un terrain – non constructible – de deux hectares situé dans le Nord (estimé à 30.000 euros). Une "fortune" qui place l’ancien député Les Républicains parmi les Français les plus modestes.
Selon l’Insee, le patrimoine moyen est de 158.000 euros bruts par ménage en France. Les 10 % des Français les plus riches détiennent 595.700 euros d’actifs et les 1 % les plus favorisés disposent de plus de 1,95 million d’euros.

La Haute Autorité minimise les cas de tentative d'évasion
Selon la HATVP, tous les ministres se sont prêtés de bonne grâce, et dans les délais, à l’exercice de transparence. Le collège de la HATVP n’a pas relevé d’anomalies ..."graves", qui auraient nécessité une observation publique ou, pire, un signalement au parquet.

Néanmoins, un tiers des déclarations "de situation patrimoniale" des membres du gouvernement ont suscité des demandes d'éclaircissements de la HATVP aux déclarants, et des demandes de précisions ou de rectifications "techniques" portant sur des éléments manquants, incomplets voire erronés (quote-part, usufruit ou nue-propriété, etc.), ont été effectuées, selon la Haute Autorité. Il s’agit d’une proportion comparable à celle constatée pour les députés de la précédente législature (2012-2017) et qui reste donc importante, en dépit de la promesse que la moralisation de la vie publique se mettrait un jour en marche.

Trois membres du gouvernement ont été invités à réévaluer leur patrimoine, dans des déclarations rectificatives séparées

Avant
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Après (2017)
La ministre chargée des affaires européennes. Elle veut tout (ci-contre), Nathalie Loiseau, mais a dû rehausser de 400.000 euros la valeur de son appartement de 190 m2 à Paris (à 2 millions d’euros).

La garde des Sceaux. Nicole Belloubet a dû retrouver la mémoire sur un patrimoine immobilier déjà conséquent, dont des parts dans deux appartements à Paris et une maison dans l’Aveyron, pour une valeur vénale supplémentaire de 336.000 euros (environ 1 million d’euros au total). Celles-ci ne figuraient nulle part dans sa première déclaration... 

L'écologiste Nicolas Hulot avait lui aussi fait une omission : des parts dans une maison et un appartement, pour une valeur cumulée de 157.000 euros, une broutille dans sa longue liste de biens.

Toutes les déclarations publiées vendredi restent sous le contrôle de la HATVP durant toute la durée des fonctions ministérielles des déclarants, la Haute Autorité se réservant la possibilité d’en réexaminer la sincérité, si de nouvelles informations lui parvenaient… signalées par des citoyens ou par la presse. "Ces premières vérifications constituent une étape importante. Mais elles n’ont pas valeur de quitus ad vitam aeternam", souligne-t-on à la HATVP.

Quant à Emmanuel Macron, c’est la déclaration qu’il a effectuée lorsqu’il s’était porté candidat à l’élection présidentielle qui reste valable. 
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A la différence de ses ministres, celle-ci n’a pas été contrôlée par la HATVP, la loi alors en vigueur ne le prévoyant pas. Mais celle sur la confiance dans la vie publique du 15 septembre 2017 a changé les règles. Du coup, la Haute Autorité sera amenée à contrôler sa déclaration à la fin de son mandat… en 2022.

Près d'un ministre sur trois est millionnaire
Ils sont une douzaine. D'autres, parmi les 32 membres du gouvernement, sont à la tête d'un patrimoine brut tutoyant le million d'euros, tel Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) ou Gérard Collomb (Intérieur).