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lundi 6 janvier 2020

Retraites: des étudiants bloquent plusieurs universités parisiennes

Les étudiants réclament le report des examens

Des étudiants se sont de nouveau mobilisés, ce lundi 6 janvier, dans la capitale, pour réclamer un nouveau report des partiels prévus cette semaine, en raison des difficultés liées à la grève dans les transports. 
A Nanterre, un gymnase va ouvrir la nuit pour loger les étudiants qui ne peuvent pas rentrer chez eux.







Portes fermées, accès bloqués ce lundi 6 janvier: à l’aube, des barricades ont été dressées devant plusieurs sites de l’université Paris 4, Sorbonne, Michelet, Clignancourt et Malesherbes.

Les étudiants à l’origine de ces blocages réclament le report des partiels, en raison de la grève des transports, qui empêche certains d’entre eux d’accéder aux centres d’examen.

Examens reportés à l’université de Paris 4

La mobilisation à Paris 4, doublée d’une pétition en ligne, semble avoir payé puisque les examens ont été reportés, a fait savoir l’université en début d’après-midi.

Lorsque l’accès à certains sites est bloqué par des étudiants et autres manifestants, les examens sont suspendus pour éviter tout risque de violence. C’est le cas des partiels sur les sites de Clignancourt, Malesherbes et Michelet qui ne se tiendront pas lundi après-midi, a expliqué Sorbonne Université.

Des partiels repoussés une première fois

Les partiels initialement prévus en décembre 2019 avaient été reportés à cette première semaine de janvier 2020 dans de nombreuses universités, en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Samedi 4 janvier, Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, avait affirmé qu’il n’y aurait pas de report systématique des examens prévus à partir de ce lundi.

L’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), qui avait déjà en décembre annulé ou reporté certains partiels, a, pour sa part, de nouveau reporté les partiels. Ils s’étaleront entre le 13 janvier et le 1er février.

Un gymnase ouvert la nuit à Nanterre

A Paris 10 Nanterre, le président de l’université Jean-François Balaudé a maintenu les examens de janvier, pour ne pas rallonger l’année universitaire, en offrant une solution qui ne plaît pas à tout le monde.nUn gymnase ouvrira ses portes ce lundi soir pour qu’y dorment les étudiants qui ne seraient pas en mesure de rentrer chez eux, faute de métro ou de RER.

Le syndicat Unef a ironisé sur le nombre de places nécessaires pour loger tous les étudiants, avant d’être reçu par la présidence de l’université et d’apprendre que seuls 50 étudiants pourront dormir sur place.

Lundi midi à Nanterre, une assemblée générale regroupant environ 300 personnes a voté le blocage de la fac à partir de mardi.

Partiels reportés à Bordeaux

À Bordeaux, les partiels sont reportés en psychologie, sociologie, anthropologie et sciences de l’éducation sur le campus de la Victoire en raison de dégradations commises pendant l’occupation d’une partie des bâtiments par des étudiants en décembre, a indiqué sa présidence.


vendredi 15 février 2019

Les agresseurs de la fille de Marine Le Pen face à la Justice

«Là, on entend:"on va la tabasser"», témoigne son cousin

Les deux délinquants ont été condamnés à 15 mois de prison, 
dont 7 mois de sursis simple 

La militante féministe Caroline De Haas (centre) lors d\'une action contre les violences faites aux femmes, le 24 novembre 2017, à Paris.La fille de Marine Le Pen, 19 ans, a été rouée de coups au sol par deux hommes, le 5 octobre dernier. Son cousin de 18 ans, quant à lui, reçu un coup de poing. Tarif pour agression aggravée à l’encontre de la fille de la présidente du RN (Rassemblement national) et de son cousin, huit mois - peut-être effectifs - et du sursis.
La jeune fille a été prise à partie alors qu’elle se trouvait avec des proches devant un bowling de la place Nelson-Mandela, en plein cœur de Nanterre (PCF).

Jugés ce jeudi au tribunal de Nanterre, les deux agresseurs de 47 et 32 ans - dont la presse dissimule les identités - Redhouane Joullane et Sohaib Tamma - 
ont toujours nié courageusement, en bloc et tout au long du procès, être les coupables. Les identités des individus sont publiques, mais certains journaux choisissent de les anonymer :de quoi est-ce l'aveu ?
La préférence étrangère en actionhttps://t.co/svso9JnVKx
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) 15 février 2019
La presse hypocrite dissimule les prénoms des victimes en les rebaptisant... 
Quant au prénom Redhouane, il évoque Rédoine Faïd, le criminel français d'origine algérienne et auteur de vols à main armée, d'attaque de fourgons blindés et d'évasions. Le prénom Sohaib, qui veut dire "roux" et féroce, renvoie au Pakistan. 

Deux versions très opposées des faits.
 

L’affaire aurait pu passer inaperçue et seuls l'AFP et 20minutes révèlent d'ailleurs l'agression. Mais les deux victimes sont Mathilde, la fille de Marine Le Pen, âgée de 19 ans et son neveu de 18 ans, Pierre. "Cela n’aurait jamais eu autant de retentissements sinon", commente à 20minutes maître Fabian Arakelian, avocat à Issy-les-Molineaux d’un des prévenus. Ce dernier, comme sa consœur ont d’ailleurs parlé de récupération politique dans leur plaidoirie et d’investigations bâclées. "Il a fallu trouver des coupables punir les agresseurs des petits enfants de Jean-Marie Le Pen."

Car, pour la défense, Redhouane Joullane, 47 ans et Sohaib Tamma, 32 ans, sont innocents : on peut en effet rapporter les faits en suivant le point de vue des agresseurs... 
Ces derniers ont toujours nié, évoquant une rixe entre différents individus à laquelle ils n’auraient pas participé et, qu'ils auraient même fuie.

Les victimes certifient qu’ils les ont roués de coups sans aucune raison. 
Aucun lien n’a d'ailleurs été établi entre l’agression et la filiation de la jeune fille avec la présidente du RN. Imaginons que des petits-enfants de l'épouse du locataire de l'Elysée soient roués de coups, par hasard, que pensez-vous que serait la conclusion du juge... 

L’avocat de la partie civile évoque du "pelotage"


Les faits remontent au 5 octobre dernier. Il est 2h20 quand la police est appelée pour « une rixe » qui serait survenue à la sortie du bar-restaurant La Quille, à Nanterre, où une soirée étudiante avait lieu. Là, il découvre
Mathilde en pleure et choquée qui vient d’être frappée au sol et son cousin Pierre qui a reçu un coup de poing sous l’œil. Les témoins et les victimes parlent de deux hommes. Ils seront interpellés en état d’ébriété, à peine vingt minutes plus tard dans la rue, formellement reconnus par Pierre depuis la voiture de police où il se trouve. Leur taux d’alcoolémie est alors à 0,69 mg d’alcool par litre d’air expiré pour Sohaib Tamma, un récidiviste qui a écopé par le passé d’une amende pour conduite en état d’ivresse, et de 0,98 pour Redhouane Joullane.

Marlène Schiappa n'a pas exprimé d'émotion particulière...
Appelé à la barre, Pierre explique qu’il était en train de commander un taxi lorsqu’il a aperçu sa cousine  avec deux hommes dont un "lui caressait le dos de haut en bas". Paul décide alors de les séparer et d’éloigner sa cousine. « On est de dos et là, on entend “on va la tabasser” et le temps que je me retourne, je me prenais un coup de poing. » Il assure, en le regardant droit dans les yeux, que c’est Redhouane Joullane qui lui a asséné le coup de poing au visage.

L’avocat de la partie civile - un brin sexiste - évoque du pelotage sur une très jeune fille par des adultes. 
Caroline de Haas, qui affirma en février 2018, qu' "un homme sur deux ou trois est un agresseur" sexuel, n'a pas encore bronché, s'agissant d'une victime portant le nom de Le Pen et d'agresseurs porteurs de prénoms musulmans et de noms berbères.
Quand, en janvier 2018, le ministre Gérald Darmanin fut accusé de viol par une call-girl, 
celle qui intervint en mai 2017, dans le débat sur le harcèlement de rue contre les femmes dans le quartier Chapelle-Pajol (Paris) - proposant notamment de régler le problème par l'élargissement des trottoirs - s'empara du dossier et convainquit la call-girl de porter plainte pour viol "par surprise" et chargea des amies avocates féministes de défendre l'accusation, pendant qu'elle-même en fit la promotion dans les media.
Tirée par les cheveux, précipitée au sol et rouée de coups
La suite des événements est principalement rapportée par des témoins visuels :  Mathilde a en effet expliqué aux policiers ne pas vraiment se souvenir de ce qui s’était passé. Selon plusieurs témoignages concordants le plus jeune des deux individus la tirer par les cheveux pour la mettre au sol et, toujours en la tenant, lui mettre des coups de pied au visage. Quant au second, il lui aurait donné des coups de poing. Elle sera emmenée à l’hôpital Foche pour une suspicion de nez cassé, ce qui sera confirmé et qui lui vaudra 15 jours d’ITT.
En novembre 2016, l’Institut national d’études démographiques (INED) a présenté les premiers résultats de l’enquête 'Violences et rapports de genre' : contextes et conséquences des violences subies par les femmes et par les hommes (Virage). Une étude soutenue par le ministère des Droits des femmes afin d’apporter de nouvelles connaissances et aider les pouvoirs publics dans la lutte contre les violences faites aux femmes. A ce poste depuis mai 2017, Marlène Schiappa tweete à tour de bras, mais a dû se fouler tous les doigts de la main le 5 octobre dernier : nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Chiennes de garde, Les Effronté.es, "Femmes solidaires", Stop harcèlement de rue et Osez le féminisme !s'honoreraient de rattraper le coup... Et gagneraient en crédibilité.
Des versions que contestent les deux prévenus. 
"On souhaitait passer rapidement à La Quille, prendre une petite bière et partir, explique Sohaib Tamma, fonctionnaire de mairie de Nanterre (communiste depuis la Première guerre mondiale). A un moment il y a eu une énorme rixe sur le boulevard, avec des gens torse nu. On a décidé de partir." " Pour ne pas s’attirer des problèmes", complète le vertueux second prévenu, déjà condamné trois fois par le passé. Il jure sur la tête de sa mère qu'il se souvient parfaitement de toute la soirée et "persiste et signe" sa version. 
"C’est curieux parce que les témoins et les victimes, tous ces gens n’ont pas vu de grosse rixe. Ils ne parlent pas de gens torse nu, s'étonne le président. Des gens torse nu, au moins d’octobre, ça ne passe pourtant pas inaperçu."

Une condamnation sans grande surprise
L’un des avocats des prévenus avait conscience et confia, lorsque l’audience fut levée, que le président n’était pas convaincu par la version des prévenus. Tout comme la procureure qui pointa du doigt leur fort taux d’alcoolémie, la concordance des descriptions des divers témoins et victimes.

Condamnés à 15 mois de prison dont 7 mois avec sursis, les deux individus devront également verser à Mathilde 1.288 euros de frais médicaux et 2.000 euros pour préjudice moral et à Pierre, 1.000 euros pour préjudice moral. La défense des deux hommes a indiqué réfléchir à l'opportunité de faire appel.

mardi 10 avril 2018

L'Ecole d'architecture de Nanterre, saccagée, mais en vente

A l’abandon et vandalisée, tel est le sort de l’école d’architecture de Nanterre 

Cette école est considérée comme l’un des bâtiments emblématiques de l’architecture française
 
L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage
Réalisée par Jacques Kalisz et Roger Salem en 1971 dans les années 1970, elle est défendue par le président de l’association 'Les amis de l’école d’architecture de Nanterre', mais les courriers de Serge Kalisz, fils de Jacques, ne semblent pas trouver d’écho auprès des élus. 

L'hôtel de ville.Cette école de 9.500 mètres carrés sur cinq niveaux s'inscrit dans la production architecturale nanterrienne de qualité des années 60 et 70. Avec la préfecture d’A. Wogenscky (disciple de Le Corbusier), les tours d’E. Aillaud, le théâtre des Amandiers, le parc André Malraux, les logements en pyramides et le foyer des musiciens de J. Kalisz, elle est partie intégrante de cette "palette" de l’architecture des années 70 que constitue cet ensemble.
En guise de mairie, ci-dessus à droite, la municipalité de gauche a dégagé les crédits pour dresser ce blockhaus.
Mais cette école supérieure est devenue ce que la mairie de Nanterre s'est obstinée, vingt ans durant, en rejetant tous les projets, dans un conflit incessant droite-gauche.




Voici d'autres aperçus du saccage.
L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage

Ce n’est pas le premier courrier que Serge Kalisz adresse au ministère de la Culture pour alerter de l’état de dégradation de l’école d’architecture Paris-La Défense réalisée par son père, Jacques Kalisz, et Roger Salem. 

L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage
Une œuvre expérimentale reconnue au plan international et susceptible d’une inscription au titre des Monuments historiques depuis 2005. 
Un nouvel incendie s’est pourtant déclaré en décembre 2015, aggravant l’état de délabrement du bâtiment. 

Dans une lettre adressée à Fleur Pellerin, datée du 18 décembre 2015, ci-dessus, le président de l’association 'Les amis de l’école d’architecture de Nanterre' rappelle pourtant les engagements de la ministre de la Culture dans la Stratégie nationale pour l’architecture, dont l’un des points vise à sensibiliser le grand public, les scolaires et les professionnels à l’architecture. Il souhaite la rencontrer pour envisager les conditions de la réintégration de ce bâtiment, situé au cœur d’un quartier de 20.000 habitants et faisant partie de l’identité patrimoniale de la ville de Nanterre. Le rendez-vous se fait attendre…

L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccage
L'attente d'une décision est "un scandale," commente la mairie, qui souhaite que l’établissement soit réinvesti. "En 2007, nous avons placé le site en ' emplacement réservé', en vue de réaliser un équipement public à vocation culturelle et sociale, indique la mairie. Mais l’Etat nous a tout de suite mis en demeure d’acheter."

Quelques mois après l’élection de François Hollande, en 2012, il était question d’y construire près de 200 logements sociaux. En réaction, la ville modifia le Plan local d’urbanisme (PLU), qui paralysa l’Etat. Et soutint "pleinement" le projet d’une école de cuisine internationale, portée par Alain Ducasse. Mais c’est l’Etat qui refusa à son tour. L’école Ducasse revint sur le tapis, avec le promoteur Redman qui proposa de réaliser un centre de formation sous l’égide du célèbre cuisinier, en achetant le site 6 M€. Nouvelle fin de non-recevoir.

La mise sur le marché de l’école allait-elle signer la fin du bras de fer ? La mairie veut toujours avoir son mot à dire. "Soit nous parvenons à un accord, soit c’est reparti encore pour dix ans !", insiste-t-on au cabinet de Patrick Jarry.


Août 2017, la décision est tombée

L'école d’architecture de Nanterre : le grand saccageL'Etat va mettre en vente l'ancienne école d'architecture, après douze ans de négociations infructueuses avec la ville communiste de Nanterre.

"Hors de question de détruire un millimètre !"  avait prévenu Serge Kalisz, le fils de l’architecte. Attention aux futurs acheteurs qui voudraient raser tout ou partie de l’ancienne école.

Outre les acheteurs, les mécènes se sont fait rares, semble-t-il, alors que la France peut s'enorgueillir d'architectes de renommée internationale.
La nouvelle ministre Françoise Nyssen - dont on se demande combien de temps lui sera nécessaire pour trouver se retourner avant la fin du quinquennat - et singulièrement le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, issu d'une lignée de prédécesseurs célèbres, ne pourraient-ils s'investir dans le sauvetage de ce bâtiment et solliciter  Rudy Ricciotti, Christian de Portzamparc, Paul Chemetov et/ou Jean Nouvel. 
Mais, vue l'étendue des surfaces vitrées brisées, on pense aussi au plasticien Daniel Buren, magicien des jeux de lumières.

dimanche 12 octobre 2014

Préfecture de Nanterre: des fonctionnaires militants délivraient de vrais-faux titres de séjour

Nouvelle affaire d'agents administratifs "engagés", mais intéressés...

Deux agents du service des étrangers de la préfecture de Nanterre comparaissent en justice


Clandestins
devant la préfecture de Nanterre
Avec dix autres prévenus, ces fonctionnaires du ministère de l'Intérieur rendent des comptes depuis lundi  
Moins d'un mois après le procès de trois fonctionnaires impliqués dans un trafic de cartes grises à la sous-préfecture de Boulogne-Billancourt, ils sont impliqués dans une affaire de corruption, faux et aide au séjour d'étrangers en situation irrégulière.

Le principal accusé nie
Le prévenu, Philippe D., aurait bien tort de ne pas tenir tête au président de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, puisqu'il est présumé innocent. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'il bénéficie de circonstances atténuantes pour traumatisme dans sa prime enfance à la vue d'Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT.

La préfecture de Boulogne-Billancourt aussi, en 2011

Trois personnes, dont deux fonctionnaires travaillant à la sous-préfecture de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), avaient été mises en examen le 15 novembre, soupçonnées de participation à
un trafic de faux papiers.
La directrice du bureau des étrangers de la sous-préfecture et l'une de ses collaboratrices avaient été placées sous contrôle judiciaire. Un homme qui affirmait travailler pour le consulat d'Algérie avait été mis en examen pour "corruption active" et écroué. L'homme est soupçonné d'avoir obtenu des deux fonctionnaires des cartes de séjour à partir de dossiers trafiqués, moyennant des petits cadeaux.

L'examen d'une trentaine de dossiers suspects avait révélé qu'une vingtaine d'entre eux étaient complètement faux.
 "On pourrait aboutir à une centaine de cas problématiques", avait-on pronostiqué.Pour avoir accès à plus d'informations, il faut payer... 
PaSiDupes vous en dira plus quand la presse gérera sainement ses budgets sur le dos de la seule pub, laquelle nous est de toute façon facturée...

lundi 4 août 2014

Nanterre: pratiques irrespectueuses au crématorium

Soupçons de dérives graves

Incinération de plusieurs corps dans un même four, mélange de cendres de différentes dépouilles mortelles…
 
Le respect dû aux morts serait une notion étrangère à plusieurs employés du crématorium de Nanterre. Un ancien salarié de l'établissement, géré par le leader français du service funéraire OGF, dénonce de graves dérives. "Certains maniaient les cendres comme des pizzas, sans respect pour les défunts, explique l'employé. J'en ai vu mettre deux cercueils dans un four pour aller plus vite, alors que les familles assistaient à la crémation."

Pratiques courantes et de longue date
Dans une lettre de licenciement, OGF fait plusieurs reproches à Thierry B. l'un de ses ex-employés. Le document fait état de la "technique Fabrice", du nom de l'ancien employé qui l'a élaborée avant d'être également licencié en début d'année. Pour aller plus vite, il s'agit de mettre dans un coin du four les restes - ossements - non encore consumés d'une précédente crémation, afin d'introduire un nouveau cercueil. Une technique formellement interdite, puisqu'elle provoque le mélange des cendres, confirme Thierry B. 
Dans cette même lettre de licenciement, la direction reproche aussi à son ex-employé d'avoir "inversé les cendres de deux défunts". La faute aurait cependant été réparée lors de la remise des cendres à la famille.... Soit !

Mélange des cendres d'un bébé avec des scellés

L'ex-employé révèle d'autres pratiques illégales. Il raconte qu'en mars des policiers seraient venus brûler des scellés comprenant des armes blanches et des stupéfiants. Une opération illicite qu'OGF dément avoir autorisée. Mais une fois l'incinération terminée, le salarié qui a participé à l'opération se rend compte que les cendres des scellés se sont mélangées à celles d'un bébé mort-né, incinéré la veille par un autre employé, toujours en poste. Ses restes avaient passé la nuit dans le four. Les parents, qui n'avaient pas souhaité être présents à la dispersion des cendres, n'en sauront jamais rien.

Autre dérive: les excédents de cendres humaines étaient "régulièrement" jetés dans les urnes normalement prévues pour les anciens corps exhumés. La réglementation impose pourtant que l'on remette l'intégralité des cendres à la famille, à qui il revient de les disperser ou d'acheter une deuxième urne. C'est ce qui se serait passé pour l'industriel Jacques Servier, décédé le 16 avril, dont une partie des cendres n'aurait jamais été placée dans l'urne, assure l'ex-employé, qui a assisté aux funérailles. 

Les cendres de dépouilles de  malades peuvent-elles être mélangées ou dispersées à tous vents? 

Ni le crématorium de Nanterre, situé Rue du Calvaire, ni le groupe OGF n'étaient joignables dimanche pour donner leur réaction. 

Et la mairie PCF de Nanterre ?


La municipalité Gauche citoyenne (et alternative) se montre pour le moins généreuse avec ses fonctionnaires. En août 2013, elle s'était déjà faite épinglée par la Chambre régionale des comptes. Dans un rapport, elle critiquait des hausses d'indemnités, peu de temps de travail, bref, le coût du personnel municipal. Ce document pointe des charges de personnel en constante augmentation et révèle une croissance continue des salaires, de 35508 € annuels bruts en 2008, à 37812 € en 2012. La chambre consacre également un chapitre au temps de travail à Nanterre qui est inférieur à la normale. Alors que la réglementation de la fonction publique fixe à 1607 le nombre d'heures annuelles, les 1582 agents de Nanterre (catégorie C) travaillent 1550 heures, soit 57 heures de moins. 
Un manque, analyse la CRC, qui équivaut à 56 emplois à temps plein ! Explication: à Nanterre, le nombre de congés annuels est fixé à 28 jours au lieu des 25 réglementaires.

Depuis 2004, le maire hyper-social de Nanterre est Patrick Jarry : à quoi tiennent ses réélections, comme celles de ses prédécesseurs, tous communistes, depuis avant guerre...
Ce diplômé des Ponts et Chaussées a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 2002, suite à la tuerie du 27 mars 2002 au conseil municipal de la la mairie de Nanterre. L'auteur de huit élus tués et de dix-neuf blessés était un militant écologiste, ancien membre du PS avant de rejoindre les Verts. Il était également militant de la Ligue des droits de l'homme (il était trésorier de la Ligue des droits de l'homme de Nanterre depuis la fin de l'année 2001.


mardi 1 juillet 2014

République des juges: Sarkozy placé en garde à vue à Nanterre

Des écoutes téléphoniques illégales à la mise en examen. Et dix ans de prison ?

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue mardi matin
 

dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) 

et dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'influence présumé et suite au projet de l'ancien président de la République de supprimer les juges d'instruction, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien chef de l'Etat était arrivé peu avant 08h00 dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire. "M. Sarkozy a été convoqué à Nanterre et placé en garde à vue", a déclaré cette source anonyme.


Ont été prolongées de 24 heures les gardes à vue de son avocat, Me Thierry Herzog, et deux avocats généraux de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, entendus depuis lundi par les policiers, ajoute-t-on de même source floue.

Des motifs de dessaisissement des deux juges de choc qui attendent que la police leur livre leur proie.

Patricia Simon, 47 ans, ancienne juge pour enfants à Bobigny, donc particulièrement adaptée à la mission, mais qui travailla avec le juge Van Ruymbeke, choisi en 2000 pour instruire l'affaire Elf avec Eva Joly, et actuellement sur l'affaire des époux ...Balkany, avec un troublant attachement pour l'UMP.

et Claire Thépaut, ancienne patronne du très gauchiste Syndicat de la Magistrature (SM, celui du "Mur des cons") qui mena la fronde contre la réforme de la justice, notamment celle des juges d'instruction, qui aussi est en charge de l'affaire Tapie et qui est présentée comme l'"ennemie personnelle" de Sarkozy.

La proximité du ministère de la Justice sous la direction de Christiane Taubira avec les "juges rouges" du Syndicat de la magistrature est mise en évidence en juin 2013, quand Pierre Delmas-Goyon et Didier Marshall, membres du Syndicat, sont en effet chargés de rendre un rapport sur les juges et les juridictions du XXIe siècle. 

Une troisième figure du Syndicat, Nicole Maestracci, est nommée au Conseil constitutionnel par François Hollande en mars 2013. Les principales réformes envisagées par la garde des Sceaux, notamment la suppression des peines plancher, sont dictées par les revendications du SM.

En août 2013, l'actuelle présidente du SM, Françoise Martres, mise en examen dans l'affaire du Mur des cons", avait été invitée à prononcer un discours à l’université d’été du PS.
 
Le Syndicat s’est sorti sans accroc du scandale, grâce au soutien du Syndicat national des journalistes (SNJ) et à son "alliance politique" avec la CGT, explique Clément Weill-Raynal. La CGT et le SM font liste commune dans diverses élections à des instances professionnelles, ce qui leur vaut d’être "la deuxième organisation syndicale au sein du ministère de la Justice", se félicitaient les deux syndicats dans un tract de 2008.

L’un des fondateurs du SM, Jean-Pierre Michel, est devenu sénateur socialiste et rapporteur de la loi Taubira sur le mariage homosexuel. Il est en outre partisan de la GPA pour tous.

Garde à vue politique: le prochain retour de Sarkozy s'annonçait

L'ex-président veut se donner jusqu'à l'automne pour décider s'il fait son retour dans le jeu politique
et c'est le moment choisi par le tribunal de Nanterre pour relancer le feuilleton du harcèlement judiciaire du possible candidat Sarkozy à la présidentielle de 2017.

L'ancien chef de l'Etat est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction -présumés- sur la base d'écoutes téléphoniques illégales qui l'ont ciblé, son entourage et lui.

Les enquêteurs salissent sur la base de soupçons

Un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police aurait renseigné Nicolas Sarkozy sur les procédures judiciaires le visant.

Les soupçons sont apparus en marge d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007. La justice s'est alors autorisée à placer sur écoute -pendant deux ans- deux téléphones privés utilisés par l'ex-chef de l'Etat, et non pas seulement les 3 et 19 septembre 2013.

Ces interceptions auraient alimenté ces soupçons selon lesquels Nicolas Sarkozy et son avocat auraient été renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de Cassation sur l'affaire  Liliane Bettencourt et des soupçons -non prouvés- d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire.

Les juges cherchent à accuser Nicolas Sarkozy de facilitation d'une promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur l'avancée du dossier. Souci: cette promotion n'a pas eu lieu! Pour autant, le soupçon court toujours...

Thierry Herzog a répondu que Gilbert Azibert était affecté à la chambre civile et qu'il n'était en aucun cas en position de faire pression sur le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation et les dix magistrats qui la composent.

Mais les enquêteurs ont retourné à son encontre le droit d'accès de l'avocat général au service intranet de la haute juridiction et sa connaissance professionnelle de Patrick Sassoust, qui est à la fois membre de la chambre criminelle de la Cour de cassation et bordelais comme lui !

A juste titre, avec le recul, Nicolas Sarkozy avait dénoncé fin mars dans une tribune au Figaro des méthodes dignes de la Stasi, la police politique de l'ex-RDA, 
et une "instrumentalisation de la justice" par l'exécutif socialiste. Et en effet, 
le samedi 23 février 2013 au Salon de l'Agriculture, le président Hollande n'a-t-il pas assuré une petite fille qui lui demandait quand reviendra Nicolas Sarkozy: "Sarkozy ? Tu ne le verras plus", sous les rires de Cuvillier, Hamon, Garot et Le Foll.




Taubira, la garde des Sceaux de Hollande, avait en outre prétendu n'avoir pas bénéficié des remontées de la justice à son ministère, tout en brandissant les pièces devant les députés.
Comme l'atteste la photo de presse ci-contre...

La presse inféodée qui se dit libre et indépendante avait fait front au côté de l'écervelée. "Le pis, c'est que c'est vrai !" clama Le Nouvel Observateur alors tenu, pour la troisième fois, par la peu fiable girouette Laurent Mouchard-Joffrin qui, depuis 1981, fait la navette incessante entre Libération et le Nouvel Obs: le furet en est  d'ailleurs démissionnaire et va encore le quitter pour ...Libération.


Pour l'ancien président, la mise sur écoute de ses téléphones ordonnée par des juges revient à "fouler aux pieds les principes sacrés de la République".


samedi 26 février 2011

Action directe repasse à l'action

Envoi de menaces à des commissariats
alors que J.-M. Rouillan sera en semi-liberté le 4 mars

Annonce de la réactivation du groupe armé d’extrême gauche


Ce tract du groupe armé anarcho-communiste a fait l'effet d'une provocation dans les commissariats des Hauts-de-Seine, voire d'une déclaration de guerre.

Termes du tract
« À la mémoire de Jean-Marc Rouillan (ci-contre à gauche), Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron. Réactivation du mouvement anarchiste. À bas la dictature capitaliste. La victoire et la liberté sont pour demain. Nous donnerons les shérifs modernes aux vermines. Vos heures sont comptées. Nous commencerons l'extermination par le 92. »
Des phrases lapidaires pour une idéologie primaire et violente.
Lien PaSiDupes vers les terroristes d'Action directe

Ce libelle a été posté dans des courriers non oblitérés et sans timbre

Les lettres sont néanmoins parvenues aux commissariats de Sèvres (maire François Kosciusko-Morizet), Clichy-la-Garenne (maire PS, ancien conseiller technique au cabinet de Louis Mexandeau, un fidèle de Mitterrand et ministre PS des ...PTT en 1981) et Vanves (maire Nouveau Centre), ainsi qu'aux postes de police de Chaville (maire UMP) , Malakoff (maire PCF) et du Plessis-Robinson (maire UMP).

Des militants de La Poste, de SUD
, par exemple, auraient-ils mis le service public à contribution et détourné des heures ?

=> 2008 - Le faceur Besancenot (NPA) s'acoquine avec Action directe :
lien PaSiDupes
=> Polémique sur l'éventuelle adhésion de Rouillan à la NPA (alors LCR)

A Paris en décembre dernier 2010, SUD-PTT mobilisait ses militants qui n'avaient rien constaté: « La Fédération SUD PTT tient à vous alerter concernant des dérives qui ont lieu dans votre métier concernant la liberté syndicale. » Cet appel, soutenu par le Front de gauche (Mélenchon), faisait suite à la sanction de 2 ans d’exclusion de service, dont 6 mois avec sursis envers Olivier Rosay, secrétaire départemental SUD des postaux Paris, un permanent entretenu aux frais de la princesse, c'est-à-dire les Français même défavorisés.

En juillet 2010, les Hauts-de-Seine étaient visés par environ 150 postiers rassemblés devant la direction départementale du courier à Nanterre, en soutien à Gaël Quirante, salarié de La Poste et secrétaire départemental adjoint SUD-PTT qui faisait l'objet d'une procédure disciplinaire pour des actes commis lors de la grève qui a opposé la direction et une partie des salariés pendant ...dix semaines.

La section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris a été saisie

La justice, qui prend l'affaire au sérieux, a saisi la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris. « Dans ce tract, on ne parle pas de jours, mais d'heures qui sont comptées pour des membres des forces de l'ordre. Cela incite sans attendre à prendre des mesures de prudence », confie un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris. Les policiers et gendarmes des Hauts-de-Seine et, plus généralement, tous ceux d'Ile-de-France ont été invités à se montrer «vigilants» dans les heures et les jours qui viennent.

Devoir de mémoire

Action directe est responsable de plusieurs dizaines d’attentats
, dont l’assassinat, en 1986, de Georges Besse, PDG de Renault et en 1985, de René Audran, ingénieur général de l’armement. Le groupe terroriste avait été démantelé en 1987.

Liens PaSiDupes:

Jean-Marc Rouillan
:
=> 2008: il rompt ses engagements et retourne en prison

=> Mise en semi-liberté à compter du 7 mars 2011

Nathalie Ménigon (épouse Rouillan):
peine commuée

Joelle Aubron: lien Wikipedia

Juin 2009 – Florence Rey: elle est quitte de ses quatre crimes

Juillet 2009 – Georges Schleicher (ci-contre à droite): il est libéré par la Cour d'Appel

Georges Cipriani: lien Wikipedia

mercredi 27 octobre 2010

La retraite motiverait les ados plus que les étudiants !

Les étudiants n'ont pas pris le relais des lycéens

Des jeunes respectueux de leurs aînés ?




Les étudiants grisonnants avaient-ils branché leur sonotone?

Baptisée «Branche-ton Sonotone»,
l'action de l'UNEF visant les sénateurs a choqué, mardi 26 octobre à Paris.

La notion de solidarité inter-générationnelle des enfants de "baby-boomers" laisse perplexe. D'autant que ces jeunes vertueux réclament le respect pour eux et se targuent d'humanisme.
Cette manifestation de mauvais goût, organisée aux abords du Sénat, n'a d'ailleurs rassemblé qu'un millier de personnes: estimation des organisateurs ! Les étudiants fantômes étaient sortis de leurs placards...

La journée de mobilisation des étudiants était voulue par l'UNEF

L'objectif hasardeux était de tenter de prendre le relais des lycéens que leur avenir ne préoccupe que pendant les cours et que leur retraite n'agoisse plus en vacances. Elle n'a pas mobilisé.
Certes, quelques facs ont vu des assemblées générales noyautées voter - à main levée - la reconduite du blocage, à Nanterre ou de Caen (théâtres de violences urbaines, la semaine dernière: lire PaSiDupes), les universités ne sont plus que sept - sur les quatre-vingt-trois universités françaises - à connaître des perturbations d'ampleur variable (contre sept à douze, il y a quelques jours).
L'entêtement pathétique de l'UNEF

L'organisation dominée par le PS ne comptait plus attirer les étudiants par des AG dans les différentes universités parisiennes et organisait donc de simples sit-ins et des rassemblements festifs, sous forme de pique-nique ou de déploiement de banderoles devant les sièges locaux du MEDEF. A défaut de concert gratuit ?

Le souffle coupé des jeunes

La jonction entre les syndicats étudiants et les organisations lycéennes s'est soldé par une désertion pour cause de congé.

A Paris (PS), ii les deux organisations lycéennes socialistes (qui ne se distinguent guère que sur le blocage ou non), l'UNL et la FIDL, ont en conséquence lancé un appel à se fondre dans les cortèges de la journée de jeudi 28: le tour de chauffe du mardi 26 n'a pas été particulièrement probant.

A Lyon (PS), malgré les violences urbaines récentes, quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le siège de l'UMP, derrière un panneau «Sarko, regarde ta Rolex, c'est l'heure de la révolte».

A Grenoble (PS), quelques dizaines d'autres s'étaient retrouvés devant l'IUT , tenant une banderole proclamant: «C'est débile de faire travailler des personnes plus longtemps alors que des jeunes en bonne santé seraient plus à même de produire des richesses».

Ils étaient une poignée à Toulouse et une pincée à Aix-en-Provence.

Les cours de lettres et sciences humaines ont été suspendus à l'université de Picardie; l'université de Pau est bloquée et celle de Paris-1 perturbée. Mais ces éléments ponctuels ne suffisent pas au mouvement à trouver un second souffle.

Un échec malgré l'apport de salariés

Aux abords du Sénat, le millier de personnes rassemblé par l'UNEF au cri de «Résistance!» était infiltré par des membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et de la CGT, des militants du Front de gauche (parti politique radical de Mélenchon), de la FSU (syndicat d'enseignants) et de la CNT (anarcho-révolutionnaire).

Président de l'UNEF, Jean-Baptiste Prévost minimise pourtant l'échec, en précisant que ce mardi ne se voulait pas un « baroud d'honneur» ou une «journée test» mais la préparation de la journée interprofessionnelle de demain, pour aider à «franchir le cap des vacances».

L'UNEF n'a pas dit 'vaginal', mais 'anal':
aïe! aïe ! aïe !