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samedi 9 mars 2019

L'Acte XVII des Gilets jaunes sera innovant

Les chiffres de la mobilisation selon le ministère auront-ils un sens, à Paris et en régions ?

Le mouvement des Gilets jaunes fait le choix d'actions nouvelles qui interdisent les comparaisons avec le déjà-vu


Le mouvement entend relancer le mouvement avec des actions inédites,
alors que les chiffres du ministère indiquent une certaine baisse de la mobilisation des Gilets jaunes le 2 mars dernier, avec un peu moins de 40.000 manifestants dans les rues, à Paris et en régions, mais plus de deux fois plus, selon les organisateurs et Le Nombre jaune, comptage alternatif, pour l’ "Acte XVI de ce samedi 9 mars, en s'associant à des collectifs féministes ou en organisant un sit-in géant dans la capitale.  

Après quatre mois de manifestations hebdomadaires et un début d’essoufflement sans cesse fantasmé par la presse militante, sur la base des chiffres partisans du gouvernement, à Paris et en régions (cf. la guerre des chiffres dans PaSiDupes 1- lien et 2- lien),  et les Gilets jaunes entendent redynamiser leurs troupes et relancer leur mouvement avec quelques formes d’action nouvelles, après 16 semaines d'une mobilisation inédite dans sa durée et son style. Avec, en ligne de mire, la fin officielle du Grand débat national prévue le vendredi 15 mars, mais dont, dans sa fuite en avant et sa crainte des échéances, il a annoncé la poursuite (probablement pendant encore deux à trois semaines), entraînant de facto la prolongation d'autant des manifestations, dont sa propagande assure qu'elles sont impopulaire dans l'opinion.

Parmi ces actions inédites annoncées sur les pages Facebook des différentes leaders et des divers groupes, citons des actions menées cette fois sur trois jours, de ce vendredi soir à lundi matin.
Les "femmes Gilets jaunes " appellent à s’associer à des collectifs féministes, un sit-in géant à Paris ou encore un flash-mob à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Défilés communs avec les collectifs féministes

Les Gilets jaunes voulant cette fois étendre leurs actions tout au long du week-end, et non plus seulement le samedi, des rassemblements sont prévus dès ce vendredi 8 mars au soir. En cette journée internationale des Droits femmes, une centaine de manifestations sont prévues partout en France. Les "femmes Gilets jaunes" ont annoncé qu’elles se joindront à l’initiative et appellent à dédier " l’acte XVII  de la contestation aux droits des femmes.
Dans ce contexte, leur mouvement appelle à la « convergence des luttes » en s’associant à des collectifs féministes comme "8 mars 15 h 40" (vendredi 8, les femmes et les hommes étaient invités à faire grève à partir de 15h40 pour un monde qui respecte le travail des femmes, pour refuser le travail bénévole et pour réclamer l'égalité des salaires) et à défiler en tête des cortèges.
Un rassemblement est en outre prévu ce samedi matin à Paris, qui doit ensuite rallier les Champs-Élysées.

Sit-in à Paris

Sur Facebook, le groupe La France en colère, animé notamment par Priscillia Ludosky, invite les Gilets jaunes à se rassembler sur le Champs-de-Mars, de ce vendredi 8 mars à 18 h 30 au lundi 11 mars au matin. Avec un slogan : " Installons nos ronds-points au cœur de la capitale".
En clair, Priscillia Ludosky, Eric Drouet et Maxime Nicolle (alias Fly Rider) appellent à un sit-in géant près de la Tour Eiffel. " Camping, convivialité… On dort sur place", annonce la page Facebook de 'La France en colère'.

Toutes les régions sont donc invitées à Paris ce week-end. "Samedi, ça va être une date très très importante", promettait ce lundi Eric Drouet. "Il y a énormément de choses qui se mettent en place : les covoiturages, les hébergements… Ça va être une grosse date".

Flash-mob à Roissy

Parmi les actions inédites annoncées cette semaine, certains des Gilets jaunes souhaitent organiser un flash-mob (rassemblement éclair avec danse et musique) à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris.
A midi, les manifestants devraient converger vers le terminal 1 de l’aéroport, puis enfiler leur gilet jaune au moment où la musique commencera, vers 13 h, avant de se disperser rapidement.

Actions en régions.

Comme presque chaque week-end maintenant, certaines villes régionales focalisent l’attention. Ce samedi 9 mars, Bordeaux pourrait ainsi connaître à nouveau un important rassemblement de Gilets jaunes dynamisés par la fermeture de Ford-Blanquefort. Le rendez-vous, intitulé "Acte 17 : 20.000 à Bordeaux3, est fixé à 13 h place de la Bourse.

D’autres actions sont prévues à Toulouse, à 13 h 30 à Jean Jaurès, ou encore Lille, à 12 h 30 sur la place de la République.

Dans l’Ouest, à Nantes, après les défilés à répétition dans les rues de la ville, les Gilets jaunes appellent à bloquer de nouveau les centres commerciaux. En ligne de mire, ce samedi, Atlantis et son fameux au rond-point d’Armor.


Gilets jaunes : les chiffres-clés.
Reste évidemment la question de la mobilisation, encore incertaine aujourd’hui. Nul doute que nombre de manifestants se sont déjà réservés pour la célébration des quatre mois de lutte, le week-end du 16 mars et 17 mars, qui  verra aussi la tenue de la Marche du siècle pour le climat, à l’appel de 140 organisations et ONG. 


dimanche 12 mai 2013

Les missions sur le mariage homo qui divisent la police

Des policiers critiquent les ordres politiques du gouvernement

Le malaise de la police a filtré  

De police de recherche des délinquants,
elle est devenue police de garderie, confie un major d’une compagnie de CRS de l’ouest parisien.


Le malaise est de plus en plus profond: les forces de l’ordre ont le sentiment d’être utilisées à des fins de protection politique.

Le dimanche 14 avril dernier, alors que des jeunes se réunissaient pour un sit-in silencieux sur la place Hériot à proximité de l’Assemblée Nationale, les gendarmes mobiles ont reçu l’ordre d’interpeller les 67 jeunes réunis. Ce soir là, certains gendarmes sont sortis de leur devoir de réserve : " Nous ne voulons pas vous faire mal…," chuchotaient-ils à l'oreille des jeunes manifestants.

"Nous avons honte de ce que nous faisons" 
Nombre de  gendarmes mobiles vont même être très compréhensifs avec les interpellés entamant des conversations avec les jeunes, avant qu’ils ne soient placés en garde à vue.

Avant leur placement en garde à vue, certains officiers de police judiciaire ne vont pas hésiter à se lâcher : "Vous êtes ici pour des raisons politiques car vous êtes opposés au mariage gay […] Vous êtes vraiment courageux de faire ce que vous faites, merci […] On se retrouve dimanche ! ".

Une fois les jeunes en cellule, un des surveillants va se livrer: "J’ai honte de ce que nous faisons", puis retirant sa veste d’uniforme :"j’ai honte de cet uniforme, nous sommes devenu une police aux ordres du gouvernement ! ". 

Hollande se consacre au sociétal plutôt qu'au chômage

Policiers sympathisants
Un autre policier confiera à son tour, sous les applaudissements des jeunes incarcérés, "Pour le moment, nous obéissons mais ça va bientôt finir si ça continue comme ça ". Et le défilé de soutien des policiers continuera toute la nuit. "Nous ne sommes pas là pour faire de la garderie; nous ce qu’on veut c’est aller traquer les délinquants". Les policiers vont être nombreux pour ne pas dire tous à soutenir ces jeunes mis en garde à vue pour des raisons politiques.

Mardi 16 avril, un jeune croise à nouveau le gendarme mobile qui l’avait embarqué deux jours auparavant. Le gendarme vient le voir et lui sert directement la main "Tu es de retour ! C’est super ! Continue de te battre pour nous, s’il te plait".

Jeudi 18 avril, un policier va confier à un manifestant: "je n’ai rien contre vous, mais vous êtes un peu des bisounours. Là, on fait de la garderie, plus notre travail de police".

Plus les jours passent, plus le malaise grandit parmi les forces de l’ordre. 
En effet, la police a la conviction d’être employée à des fins politiques. Mais surtout, les forces de l’ordre souffrent d’être de plus en plus contestées car elles constatent qu'"elles  ne sont plus aimées des seuls qui les soutenaient ".


lundi 22 avril 2013

Manif pour tous : l'essor du Mouvement des Veilleurs

Le mouvement des Veilleurs appelle à la révolution calme des consciences par l'art et la culture

Leur moyen d’action : le silence, 
tout le contraire de ce qui est reproché 
aux opposants au projet scélérat


Silencieux et discrets, les Veilleurs font pourtant grand bruit. 

Ils contredisent l'idée de radicalisation développée par la gauche. Depuis que ce mouvement est né devant l'Assemblée nationale, le 14 avril dernier, en marge de la Manif pour tous, il ne cesse de grandir avec de plus en plus de participants à Paris, mais aussi en province, Lyon, Toulouse, Rennes, Toulon, Nantes… Le mouvement des Veilleurs atteint Clermont-Ferrand (lien)



À la grande surprise de ses instigateurs, Axel et Alix, ce groupe d'amis d'une moyenne d'âge de 25 ans appelle à la révolution calme des consciences, par l'art et la culture, à "l'élévation de l'esprit sur la force, l'arme des faibles", pour regagner la liberté confisquée par une société "auto-normée".

Veilleurs de Clermont-Ferrand
À coups de lectures de grands auteurs, de poètes, de philosophes, d'échanges et de méditation, ces Veilleurs improvisent des soirées de "résistance non violente" sur des sites déterminés au dernier instant, en marge des manifestations contre le mariage homosexuel. La dernière veillée, samedi soir avenue de Breteuil à Paris, a réuni 500 jeunes. C'était la cinquième.



Aux Invalides, ils étaient quelque 1500, selon Axel, le jeune homme qui préside à "la spontanéité" de ces veillées. L'impulsion du mouvement a été donnée le soir des 67 interpellations à l'Assemblée nationale: la radicalisation de la répression gouvernementale  aura été contre-productive. 


Assis en silence, "dans la paix, le calme et la détermination", comme le stipulent les SMS qui fixent les rendez-vous à l'improviste, ces veillées contrastent avec les slogans des manifestants contre le gouvernement et la filiation homo. Ici, on lutte avec la culture, l'art, le patrimoine des grands auteurs, de tout bord politique. Pierre-Joseph Proudhon, théoricien de l'anarchie, est lu, dans ses passages sur l'importance du mariage, aux côtés de Charles Péguy, Bernanos ou ...Aragon.


"Révéler par le beau, par l'universalité de la pensée des auteurs de tous siècles et de toutes sensibilités, avérer le mensonge et la manipulation des politiques par les contradictions, briser cette culture de mort qui hante notre société, semer un espoir de liberté", résume Axel, qui sait bien que ce dernier est impossible sans reconquête de la vérité. Dimanche soir, après la manifestation partie de Denfert-Rochereau à Paris, les Veilleurs veillaient à nouveau…  La veillée commence, silencieuse, alors qu'Ils doivent lever le camp à 00h30, encerclés par les policiers, à l’affût du moindre débordement.

mercredi 27 octobre 2010

La retraite motiverait les ados plus que les étudiants !

Les étudiants n'ont pas pris le relais des lycéens

Des jeunes respectueux de leurs aînés ?




Les étudiants grisonnants avaient-ils branché leur sonotone?

Baptisée «Branche-ton Sonotone»,
l'action de l'UNEF visant les sénateurs a choqué, mardi 26 octobre à Paris.

La notion de solidarité inter-générationnelle des enfants de "baby-boomers" laisse perplexe. D'autant que ces jeunes vertueux réclament le respect pour eux et se targuent d'humanisme.
Cette manifestation de mauvais goût, organisée aux abords du Sénat, n'a d'ailleurs rassemblé qu'un millier de personnes: estimation des organisateurs ! Les étudiants fantômes étaient sortis de leurs placards...

La journée de mobilisation des étudiants était voulue par l'UNEF

L'objectif hasardeux était de tenter de prendre le relais des lycéens que leur avenir ne préoccupe que pendant les cours et que leur retraite n'agoisse plus en vacances. Elle n'a pas mobilisé.
Certes, quelques facs ont vu des assemblées générales noyautées voter - à main levée - la reconduite du blocage, à Nanterre ou de Caen (théâtres de violences urbaines, la semaine dernière: lire PaSiDupes), les universités ne sont plus que sept - sur les quatre-vingt-trois universités françaises - à connaître des perturbations d'ampleur variable (contre sept à douze, il y a quelques jours).
L'entêtement pathétique de l'UNEF

L'organisation dominée par le PS ne comptait plus attirer les étudiants par des AG dans les différentes universités parisiennes et organisait donc de simples sit-ins et des rassemblements festifs, sous forme de pique-nique ou de déploiement de banderoles devant les sièges locaux du MEDEF. A défaut de concert gratuit ?

Le souffle coupé des jeunes

La jonction entre les syndicats étudiants et les organisations lycéennes s'est soldé par une désertion pour cause de congé.

A Paris (PS), ii les deux organisations lycéennes socialistes (qui ne se distinguent guère que sur le blocage ou non), l'UNL et la FIDL, ont en conséquence lancé un appel à se fondre dans les cortèges de la journée de jeudi 28: le tour de chauffe du mardi 26 n'a pas été particulièrement probant.

A Lyon (PS), malgré les violences urbaines récentes, quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le siège de l'UMP, derrière un panneau «Sarko, regarde ta Rolex, c'est l'heure de la révolte».

A Grenoble (PS), quelques dizaines d'autres s'étaient retrouvés devant l'IUT , tenant une banderole proclamant: «C'est débile de faire travailler des personnes plus longtemps alors que des jeunes en bonne santé seraient plus à même de produire des richesses».

Ils étaient une poignée à Toulouse et une pincée à Aix-en-Provence.

Les cours de lettres et sciences humaines ont été suspendus à l'université de Picardie; l'université de Pau est bloquée et celle de Paris-1 perturbée. Mais ces éléments ponctuels ne suffisent pas au mouvement à trouver un second souffle.

Un échec malgré l'apport de salariés

Aux abords du Sénat, le millier de personnes rassemblé par l'UNEF au cri de «Résistance!» était infiltré par des membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et de la CGT, des militants du Front de gauche (parti politique radical de Mélenchon), de la FSU (syndicat d'enseignants) et de la CNT (anarcho-révolutionnaire).

Président de l'UNEF, Jean-Baptiste Prévost minimise pourtant l'échec, en précisant que ce mardi ne se voulait pas un « baroud d'honneur» ou une «journée test» mais la préparation de la journée interprofessionnelle de demain, pour aider à «franchir le cap des vacances».

L'UNEF n'a pas dit 'vaginal', mais 'anal':
aïe! aïe ! aïe !

lundi 25 octobre 2010

Les étudiants resteront seuls mardi contre la réforme des retraites

Grève: appelés en renfort et abandonnés en rase campagne
J.B. Prévost (UNEF) et Christian Mahieux (SUD-rail) côte à côte (2008)

Le pari de l'UNEF

Le syndicat étudiant dominant continue à appeler à des "actions" dans toute la France mardi 26 contre la réforme des retraites, dans le respect du contrat passé avec le PS de mobiliser malgré les vacances de la Toussaint.

Pour les étudiants de gauche, il s'agit d'assurer la continuité
jusqu'à la nouvelle journée de manifestations et de grèves à l'appel de l'intersyndicale des salariés, jeudi 28 octobre.

Le gouvernement observe une décrue des rassemblements de jeunes
, qui ont parfois mal tourné la semaine dernière (à Lyon et Nanterre particulièrement), alors que les vacances ont commencé, que la Commission mixte parlementaire (CMP) est tombée d'accord sur le texte de réforme et qu'il ne reste plus le vote définitif de la réforme par le Parlement mercredi. La CMP a validé la version finale du texte qui reprend les aménagements négociés avec le gouvernement. Le débat parlementaire a donc bel et bien eu lieu.

L'UNEF, comme un beau diable

"Demain, ce n'est ni une journée-test ni un baroud d'honneur", a estimé Jean-Baptiste Prévost (ci-contre à la droite de Bruno Julliard, devenu secrétaire à l'éducation du PS), qui est à la tête de l'UNEF. "Le but est de faire le lien avec la mobilisation des salariés et de passer le cap des vacances".
Selon cet ancien membre du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS
), la mobilisation des jeunes dépasse le cadre de la réforme des retraites, qui reporte de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite.
"Les jeunes ne sont pas dupes face aux injonctions contradictoires du pouvoir qui voudrait qu'ils travaillent plus longtemps alors que rien n'est fait pour qu'ils entrent sur le marché du travail", a-t-il affirmé.

Le syndicat Sud Etudiants appuie les initiatives de mardi comme il a envenimé les autres conflits. Il s'est en effet asssocié à FO pour obtenir la grève reconductible des autres syndicats. "Le mouvement salarié contre la réforme des retraites n'est pas en vacances, donc, le mouvement étudiant, qui s'appuie dessus, non plus", a lancé Marie Prieur, porte-parole de Sud Etudiants qui réclame le retrait du projet de loi. Nostalgiques de Mai 68, les étudiants trotskistes de SUD prônent maintenant une "multiplication des actions conjointes salariés-étudiants"
, comme des opérations péages gratuits ou des relais de jeunes dans les sites industriels bloqués.
A signaler que les grévistes ne subiront guère de retraits sur salaires, puisque la méthode de SUD depuis plusieurs années consiste pour les équipes à exploiter le système des trois huit et à bloquer les usines par roulement pendant leur tranche horaire de repos.

Le mouvement va-t-il s'éteindre ?

Pour savoir s'il faiblit mardi à la faveur de la pause de la Toussaint
, rappelons les éléments de comparaison.
Lors de la dernière journée d'actions interprofessionnelle jeudi, 70.000 jeunes - lycéens et étudiants confondus - étaient descendus dans les rues, selon les chiffres de plusieurs organisations comme le Mouvement des jeunes socialistes (
MJS), membre du collectif "La retraite, une affaire de jeunes"
.





Si !
A 14-15 ans,
on est "assez grand"
(S. Royal)



Les universités sont au travail, les lycées et collèges en vacances

Depuis vendredi, toutes les académies sont en vacances. Collèges et lycées sont donc fermés, mais ce n'est pas le cas des universités, dont les dates de fermeture varient en fonction de leur date de rentrée.
Au nombre de facs bloquées, l'UNEF communique désormais plutôt celui des assemblées générales d'étudiants, parfois massives, qui votent – à main levée - des journées de grève qui coïncident avec les journées de mobilisation interprofessionnelle.

Sud Etudiants a recensé pour sa part une vingtaine de "facs en lutte" (terminologie obscurantiste), soit en grève et fermées , soit perturbées avec installation de barrages filtrants à l'entrée.

Mais le ministère de l'Enseignement supérieur dément ces chiffres. Lundi, la faculté de Pau était bloquée et Rennes II perturbée, a précisé un porte-parole.

L'UNEF ne prend pas le risque d'appels à manifester mardi




J.-B. Prevost au côté de Didier Guillot,
adjoint au maire socialiste de Paris
chargé de la vie étudiante





L'UNEF redoute un échec et se radicalise sous la pression de SUD étudiants.
Il organisera donc des actions politiques allant de sit-ins devant des locaux de parlementaires, de l'UMP ou du MEDEF, à des rassemblements et à des "opérations coups de poing", sans plus de précision.
Cette dérégulation des modes d'action - de type harcèlement révolutionnaire - a deux avantages :
- ne pas compter le nombre de manifestants, forcément inférieur à ceux des autres journées de mobilisation,
- et prévenir tout débordement, après les violents accrochages qui se sont déroulés en marge des derniers cortèges de jeunes, notamment à Lyon.

Sur Canal +, Jean-Baptiste Prévost polémique
Visant au soutien de l'opinion, il a exigé des explications du gouvernement sur de supposées consignes aux forces de l'ordre.
"Je m'interroge [sic!] : est-ce que les préfets n'ont pas eu pour consigne de faire monter la tension avec les jeunes, pour montrer quelques images spectaculaires en fin de JT pour marquer l'opinion ?", a supputé le meneur syndical, lui-même présenté comme la marionnette du PS.

dimanche 18 novembre 2007

Annonce de sit-in à Aix-en-Provence, contre les blocages

Sit in à Aix pour obtenir la réouverture de la fac

Lundi 19 novembre à 11h
sit-in place de la mairie à Aix en Provence
pour la reprise des cours et protester contre les blocages intempestifs.

J'espère que vous pourrez venir pour nous soutenir parce qu'on en a vraiment oin. Tant pour montrer que nous sommes nombreux que pour notre moral qui ne cesse de baisser au fur et à mesure des semaines de cours perdues et du nombre d'AG.Plus d'informations sur ce site: Aix Haut et Fort!

N'oubliez pas de signer la pétition, c'est très important pour nous.
PS: On a vraiment besoin de soutien, parce que c'est très très décourageant ce que l'on entend/voit/subit en AG.

Et dans la presse?...