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mercredi 11 octobre 2017

Le Parti socialiste se vide: Cherki passe au M1717

L'ancien député frondeur Pascal Cherki quitte le PS pour rejoindre Hamon

Proche soutien de Benoît Hamon pendant la présidentielle, Pascal Cherki a annoncé mardi qu'il quitte le parti socialiste
 


Lui-même chassé de l'Assemblée nationale, il se dit "sans amertume" au moment de rejoindre le mouvement M1717, qui représente davantage, selon le quinqua, "les enjeux de la gauche de demain".

Le verdict des urnes, à la présidentielle, puis aux législatives, ne l'a pas éclairé. "J'ai pris le temps de la réflexion. Je ne voulais pas le faire sur une impulsion", a raconté cet ancien membre de la direction d'un parti qu'il avait rejoint en 1982, il y a 35 ans.

Cherki, de profil, derrière Hamon
L'ancien député frondeur désavoué par ses électeurs a le sentiment que "la volonté sincère de représenter les salariés" -et non plus l'ensemble de sa circonscription perdue - qui avait présidé à sa décision d'adhérer "s'est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n'est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a-t-il regretté. 

"Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la 'culture de gouvernement', l'a conduit progressivement à épouser l'agenda libéral", a-t-il complété dans un message posté sur Facebook pour expliquer sa décision. 

Cherki a estimé qu'il faut "reconstruire la gauche"

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Eliminé dès le premier tour aux dernières législatives à Paris, Cherki (assis, ci-contre) considère que ce n'est pas avec le PS qu'on arrivera à le faire". "Je ne le vois pas être aujourd'hui la force d'impulsion qu'il a été pour la gauche", a-t-il estimé. Si Hamon et ses 6% à la présidentielle le satisfont, il rejette "une ligne politique: 'ni Macron, ni Mélenchon' ". 

L'ex-maire de Paris 14e de Paris (2009-2014) a donc décidé de rejoindre le Mouvement du 1er juillet, créé par l'ancien candidat socialiste écrasé à la présidentielle, Benoît Hamon (6%) qui, pense-t-il, porterait "les enjeux de la gauche de demain : mutation du travail (), impératif écologique (alors qu'Europe Ecologie-les Verts s'est fait pulvériser), renouvellement des institutions (VIe République), refondation de l'Europe". 

Bien qu'il soit revenu sur la promesse au centre de sa campagne, l’abrogation de la loi Travail, les 12 et 23 septembre, Hamon a manifesté avec la CGT et LFI contre la loi Travail que Macron porte depuis plus de cinq ans !
"
Je commencerai par un geste très politique et très symbolique. Sans état d’âme, j’abroge la loi Travail [symbole] d’un déni de démocratie", avait déclaré Benoit Hamon devant l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS) à la mi-janvier
...
 
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Il est revenu sans scrupules sur sa promesse d’abroger la loi Travail, au cours d’un entretien accordé au Figaro, à RTL et à LCI, le dimanche 19 février. "Ce que je souhaite, c’est que nous pensions demain une nouvelle loi Travail. Nous trouverons matière à nous rassembler", a-t-il eu le culot d’affirmer devant les micros et les caméras, trahissant les milliers de manifestants, étudiants et travailleurs en lutte, qui se sont battus à ses côtés. Toutes ces contorsions pour "rassembler" Cherki ?
"D'autres camarades y pensent. Je ne serais pas étonné que, dans les prochains jours, les prochaines semaines, certains fassent comme moi", a annoncé Cherki.
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Issu d'une famille juive algéroise aisée de commerçants, Cherki est né en 1966 à la clinique des Bleuets (clinique des métallos de la CGT). Son père (militant au PSU) interrompit ses études, d'autant que son épouse (UNEF et militante CFDT) et mère de Pascal devint psychanalyste. Ses parents choisirent de le placer dans un collège privé (Sévigné). Il est ensuite inscrit à la fac de Sceaux dont un cousin de son père est le doyen : il tente Sciences Po et redouble sa 2e année de droit (il est meneur UNEF-ID) en 1986. Membre du MAC, il s'implique fortement à SOS Racisme et à l’UNEF (1987-1988), milite pour le retrait du projet de loi Devaquet et vire gauchiste et libertaire dans ses actions (combat du fascisme en parallèle du combat syndical au sein de l'UNEF): il est permanent à l’UNEF et à SOS Racisme en alternance. 1992 - mouvement étudiant contre les réformes Jospin: la manifestation du 25 janvier 1992 est qualifiée de "manif du désamour avec le PS". Attaque de Cambadélis qui a voté la loi Marchand. Pancartes "le PS a atteint mon seuil de tolérance".  
1993 : l'UNEF se fracture. Olivier Girardin (Nouvelle gauche) est dirigeant des rocardiens appartenant à la nouvelle génération avec Benoît Hamon, qui n'obtiendra jamais sa licence d'histoire. Après sept années d'activisme, Cherki quitte la fac de Sceaux fin 1993 et tente l’examen d’entrée à l’Ecole d’avocats. Volontaire pour faire son armée, il est affecté au service de presse de l’Elysée. 1996: il participe aux manœuvres avec la LCR qui permettent la prise de la fac de Caen : création de 'Ni partisans, ni complaisants'.
Hamon, Cambadélis, Mélenchon, Moscovici,
Bartolone, Glavany, Valls
autour de Rocard (de gauche à droite)
Au Bureau national de l'UNEF, la majorité dirigée par Christophe Borgel est post-lambertiste, autour de Cambadélis. Pendant la Guerre du Golfe, Cherki prend part à la contestation du gouvernement à travers la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne; présidents successifs: François Delapierre, Delphine Batho) et la NES. Cambadélis vote pour et Cherki contre la guerre.

La vie d'apparatchik socialiste de Cherki est mieux connue, notamment sa "carrière" d'avocat (1995-2001). Il serait devenu avocat alors qu'il était secrétaire général de SOS Racisme (décembre 1992-juillet 1993). Il plaida d'ailleurs pour SOS Racisme dans des procès contre le négationnisme.

On sait moins qu'une des tantes paternelles fut psychiatre pour le FLN, tandis que le frère de son père devint PDG des éditions du Seuil.


La presse parle beaucoup des transfuges socialistes qui se sont ralliés à Macron. Les media ne mentionnent pas les socialistes qui rejoignent Hamon : outre Cherki, on peut nommer le député Régis Juanico, l'ancienne ministre Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas et les anciens députés Barbara Romagnan et Mathieu Hanotin. Laura Slimani, ancienne présidente des Jeunes socialistes, a quitté le PS à son tour pour rejoindre le Mouvement du 1er juillet, le 2 octobre 2017.
En Ile-de-France, Benoît Hamon et ses partisans se rallient aux Verts. 
Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux dont Benoît Hamon quittent le groupe socialiste du conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes radicaux.


mardi 24 janvier 2017

Loubna Méliane, activiste "incivile" et porte-parole de Valls, candidat de la "primaire... citoyenne"

L'ex-ministre de l'Intérieur, candidat à l'Elysée, s'entoure de para-militaires ?

Loubna Méliane (PS), une ex-Femen au Conseil régional 


Afficher l'image d'origineLoubna Méliane (PS), 37 ans, a accédé au Conseil régional alors que son camp était défait par la droite et qu'elle se situait en 6e position sur la liste départementale de l'union de la gauche. C'était son premier mandat d'élue et dans l'opposition, bien que l'Elysée et Matignon soient occupés par son parti, lequel est majoritaire à l'Assemblée."Je suis déçue, mais à la fois enthousiaste. Et surtout heureuse de représenter mon territoire, l'Essonne", écrit sur sa page Facebook celle qui réside à Saint-Michel-sur-Orge.  

Liée à SOS Racisme, au mouvement Ni Putes ni soumises, puis aux Femen 
parmi lesquelles elle a soutenu Amina, la première Femen tunisienne, son engagement lui a valu pendant la campagne d'être accusée par le FN d'être "chef de file de la profanation de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris en février 2013 par les Femen".
Sur les réseaux sociaux, elle fut ensuite victime de menaces de mort et d'appels au viol, la conduisant à porter plainte. "C'est une grosse déception pour une première campagne", confiait-elle à l'époque, estimant avoir affaire "au vrai visage de l'extrême droite". Qu'est devenue la plainte ? A-t-elle renoncé ou a-t-elle persévéré ? Le FN a-t-il été poursuivi et jugé ?

Cette élue socialiste est une militante féministe aux seins nus. 
Elle a fait ses premières armes au côté de Malek Boutih. C'est le député de l'Essonne, Malek Boutih (PS) qui, dans un esprit communautariste, a mis le pied de cette amazone à l'étrier de la politique. Il l'a embauchée comme assistante parlementaire et s'est opposée, au Conseil régional, à l'opposition de droite et singulièrement au FN. "Je suis fière de la gauche qui a battu le FN partout en France", s'était-elle réjouie sur les réseaux sociaux.
Beurette d’origine marocaine née à Dijon, Loubna Meliane n’est pas une inconnue en politique et encore moins au Parti socialiste. Elle s'y est faite connaître dès 1998, lors des mouvements lycéens contre la réforme Allègre, en tant que porte-parole de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), excroissance lycéenne du syndicat socialo-trotskyste UNEF-ID, où bon nombre des hiérarques du PS ont fait leurs classes. Elle devient une des deux porte-paroles autoproclamés des lycéens en grève, ce qui lui ouvre alors les plateaux télés. C’est le début de l’ascension pour Loubna Meliane qui devient élue au Conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) et au Conseil National de la vie lycéenne (CNVL) ainsi qu’au Conseil supérieur de l’éducation (CSE).
La délicieuse enfant monte à Paris où
La délicieuse enfant monte à Paris où Malek Boutih, alors président de SOS Racisme, apprécie aussitôt cette 'maghrébine', une "fille du prolétariat immigré de province" et lui voit "la trempe des grandes femmes politiques, celle des leaders populaires". 
Afficher l'image d'origineLoubna Méliane est propulsée vice-présidente et porte-parole de SOS Racisme en 2003. Elle est ensuite poussée à fonder le mouvement Ni putes, ni soumises avec Fadela Amara et participe à la "Marche des femmes des quartiers, contre le ghetto et pour l’égalité" du mouvement féministe Les Insoumis-es, en février 2003. La même année, elle intègre le Conseil national du Parti socialiste, au congrès de Dijon, dont l'hôte est François Rebsamen. Et c’est tout naturellement qu’elle devient l’attachée parlementaire de son "grand frère", Malek Boutih, lorsque celui-ci est élu en juin 2012 député socialiste de l’Essonne, département de Manuel Valls, député-maire d'Evry. Dès 2004, Libération participe à sa promotion en dressant un portrait flatteur mais peu ressemblant de la recrue communautariste : "Un jour, elle sera élue. Sans doute et sans voile." La séparation des pouvoir politique et médiatique n'a jamais été à l'ordre du jour.Afficher l'image d'origine
En marge de cette activité pourtant officielle à vocation élective, Meliane participe sans voile mais seins nus à la création de la branche française des Femen. Afficher l'image d'origineLes Ukrainiennes sont alors hébergées gratuitement, au Lavoir Moderne, camp d'entraînement physique et d'endoctrinement, dans le quartier de la Goutte-d'Or, par la Mairie de Paris gérée par... Anne Hidalgo. Lien PaSiDupes
Mais, carrière personnelle oblige, "ces filles sont des kamikazes, elles veulent mourir ! Pour elles, on est des bourgeoises", lâcha, la trentaine venue, Loubna Meliane, du mouvement féministe des Insoumises. Car la jeune mère de famille a fini par prendre ses distances avec le groupuscule "sextrémiste" hyper-médiatisé Femen. Désormais, les activistes aux seins nus naviguent en marge, et même en rupture, du très institutionnalisé milieu féministe français. "On n'a pas vraiment de relation avec les autres associations", confirme l'Ukrainienne Inna Chevtchenko, 22 ans. En dépit du soutien de quelques figures du MLF.  C'est pourtant l'écolo-fourestienne Safia Lebdi, la présidente des Insoumises, qui a guidé les premiers pas d'Inna Chevtchenko, poursuivie pour blasphème à Kiev, mais dirigeante en France du groupe para-militaire des Femen, en 2012. Six membres cagoulés du SO (service d'ordre) de SOS Racisme feront irruption dans les locaux des Insoumises et menacèrent directement Safia Lebdi. Huit ans plus tard aura lieu un procès politique qui condamnera les agresseurs mais aucun commanditaire reconnu ne sera inquiété. En 2009, Cécile Duflot placera Safia Lebdi sur la liste d'Europe Écologie dont elle sera tête de liste en Île-de-France aux élections régionales. L'Insoumise qui refusait toute récupération politique sera tête de liste pour le Val-d'Oise...
Le Parti socialiste est-il complice des Femen à Notre-Dame de Paris ?

Le silence du premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, suite à la profanation de Notre-Dame de Paris par ce groupe d’extrémistes venues profaner des lieux saints pour fêter la renonciation du pape Benoît XVI, confirme la bienveillance du parti du président Hollande.

Aucune action d'exhibitionnistes hystériques, en revanche, pour ponctuer la renonciation du président socialiste à se représenter...

Trois surveillants de la cathédrale de Paris ont quant à eux été condamnés à des amendes de 300 euros, 500 euros et 1.000 euros avec sursis pour des violences commises sur trois militantes lors de leur expulsion du lieu saint et lieu d'asile. Mais aucun membre du service d'ordre du président ne sera poursuivi pour violences sur trois militantes Femen (ci-dessus), en octobre 2014.

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Loubna Méliane à Londres, le 2 août 2012
D'ordinaire, le gras apparatchik socialiste Cambadélis est pourtant plus réactif et sévère, lorsqu'il s'agit de condamner l'opposition, comme ces jeunes identitaires qui avaient occupé le toit du chantier de la future mosquée de Poitiers, dénonçant dans la minute un "acte de haine commis par des fanatiques violents" et demandant la dissolution de Génération identitaire, ce groupuscule fanatique dont les agissements violents sont une menace pour l’ordre public, la sécurité des personnes et pour la cohésion républicaine".
Alors que Manuel Valls et Bertrand Delanoë ont dénoncé l’action des Femen du bout des lèvres, le Parti socialiste, était ce jour-là indifférent, quand, prompt et véhément, il bondit, à juste titre, pour dénoncer le moindre graffiti sur une mosquée ou une synagogue. Certes, Harlem Désir est bien dans son rôle de laïc, mais le reste-t-il dès l'instant où le fondateur de SOS Racisme discrimine les Français selon leurs origines ou leurs appartenances religieuses, donnant ainsi libre cours à son idéologie anti-chrétienne, anti-tradition et anti-patriote. Il avait en fait une bonne raison puisque, parmi les harpies dépoitraillées qui ont profané la cathédrale de Paris, se trouvait Loubna Méliane.
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Meliane, candidate sur la liste PS dont le chef de file n'est autre que 
Carlos Da Silva, député du cru et lieutenant du Premier ministre.
Pour la gauche laïque et les media internationalistes, Loubna Meliane, incarne la déracinée, née par hasard, mais en France, au pays de la moutarde qui vous monte au nez, au sein d’une famille déstructurée : romanesque, sa mère quittera le foyer familial pour rejoindre un prince saoudien (pas exactement un 'sans-dents') et mourra au Caire dans des conditions mystérieuses). Si elle a rompu avec l’islam, c’est au profit d’une idéologie nihiliste et libertaire la conduisant à livrer l’essentiel de ses coups contre les valeurs et la culture traditionnelles du pays, à l’image de la profanation de Notre-Dame de Paris, société judéo-chrétienne qui l'a recueillie et a déployé pour elle son échelle sociale. Sous la protection du Parti socialiste de Harlem Désir, Cambadélis et Manuel Valls, cette "chance pour la France" s'en prend aux Français qu'ils n'aiment pas.

Une ex-Femen, du Conseil régionale à l'équipe de campagne de Valls
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Les soirées privées de l'Elysée promettraient d'être chaudes
Mais Ptit Zizi n'est pas assuré d'y faire la loi
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Qui vois-je, en 4e position, en partant de la gauche ?

Maintenant, le candidat Valls à la "primaire citoyenne" occulte Loubna Meliane lorsqu'il cite ses huit porte-parole.

"Parmi les autres porte-parole", Manuel Valls présente Elsa Di Méo, ancienne conseillère régionale en région PACA, Olivier Dussopt, "jeune" (de 39 ans) député-maire d’Annonay, Philippe Doucet, responsable des questions de laïcité au PS, Stéphanie Riocreux, sénatrice d’Indre-et- Loire, Marie Le Vern, députée de Seine-Maritime, Mathieu Klein, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et homosexuel militant, et David Habib, député socialiste des Pyrénées- Atlantiques. Sur Facebook, Manuel Valls s’est félicité de son équipe qu’il estime "paritaire, jeune et expérimentée". Mais le compte n'y est pas: il en manque une !
VOIR et ENTENDRE l'"effacement" de la Femen lors de la photo:
  

Manuel Valls : une ex-Femen dans son équipe de... par non-stop-politique

La harpie est réapparue dans plusieurs media, lors de l'entre-deux tours
Tout le monde sur le pont... La panique est palpable dans le camp Valls depuis l'humiliation du premier tour. 

Ce fut d'abord au Grand Débat de la webradio communautariste Africa n°1, le 11/01/2017. 
Sur leur site on croit rêver à la lecture de: "En 2011, le Parti socialiste initiait, avec succès, la Primaire citoyenne ouverte. Cette fois, la campagne semble avoir moins d’éclat, marqué par un quinquennat chaotique, les querelles intestines du PS, et le renoncement de François Hollande à briguer un second mandat. Une question au cœur de cet événement : quelles seront les chances du vainqueur de parvenir au second tour de la présidentielle ?
Invités :
Roseline Sarkissian, conseillère régionale d’Ile de France, secrétaire fédérale du Parti socialiste de Seine-et-Marne en charge de l’égalité du territoire, de l’agriculture, de l’écologie et de la ruralité et aussi porte-parole du candidat Vincent Peillon, en charge du pôle agriculture et ruralité;
Loubna Méliane, conseillère régionale d’ïle-de-France, porte-parole du candidat Manuel Valls;
Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis, membre de l’équipe de campagne d’Arnaud Montebourg.
Ecouter l'émission: lien vers la source

Hier, France Info était dédié à Manuel Valls
Invité de RTL au lendemain du premier tour, Manuel Valls a rappelé qu'il s'est engagé à soutenir le candidat qui sortira vainqueur de la primaire. 
Mais ce mardi, il s'était invité sur franceinfo et l'ancien premier ministre a refusé de réitérer sa promesse. "Je ne répondrai pas à cette question car j'en vois tous les pièges, a-t-il répliqué. Je ne réponds pas aux questions avant qu'elles ne se posent. J'attends dimanche et je mène campagne pour gagner." Une posture inattendue de la part d'un candidat qui s'attribue une "stature de chef d'Etat" mais n'anticipe rien ! 


Après un entretien à une heure de grande écoute, il bénéficia encore d'un débat, dans lequel Loubna Meliane accapara la parole et interrompit les participants pour ensuite les rappeler à l'ordre si par hasard ils tentaient de reprendre la parole... Jean-Mathieu pernin lui laisse la bride sur le cou...
Cliquer pour accéder au podcast (tant qu'il est accessible): lien


L'agressivité de cette dame - qui abuse du temps de parole de chacun - est à l'unisson de la brutalité de son maître, Manuel Valls, servant les intérêts de Hamon.


mardi 17 mai 2016

Regain de mobilisation contre la loi Travail, au premier jour des grèves, ce 17 mai

Nouvelles violences des insurgés dans la plupart des régions, pour cette 6e journée de mobilisations

68.000 personnes auraient manifesté à travers le pays ce mardi
,

Mais c'est selon le gouvernement, soit davantage que la semaine passée. 


Prélude à une semaine marquée par une série de mouvements sociaux, sept syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires, étudiants de UNEF, et les lycéens de UNL et de la Fidl – avaient appelé à une nouvelle journée de mobilisation, mardi 17 mai, contre le projet Valls de loi de réforme du code du Travail. C'est la sixième édition en un peu plus de deux mois, pour réclamer le retrait du texte porté par la ministre-kamikaze du Travail, Myriam El Khomri, adopté sans vote des députés en première lecture, la semaine dernière, après un recours à l’article 49.3 dans l'attente de la seconde lecture, au retour du texte modifié par les sénateurs, lequel est à son tour menacé de passage en force.

"Plus de 220.000" personnes ont manifesté un peu partout en France,  selon la CGT, mais seulement "68.000  selon le ministère de l'Intérieur.
87 personnes ont été interpellées, s'ajoutant aux 1.300 interpellations recensées depuis le début des manifestations contre la loi Travail (dont 819 gardes à vue et 51 condamnations).

Les images filmées à Paris :

Les nervis des services de sécurité des syndicats avaient été musclés
pour "montrer au public et aux pouvoirs publics qu'on fait tout pour éviter les débordements", a expliqué un membre du service d'ordre (SO) phocéen. Ce qui explique que celui de la CGT, attaqué par des manifestants le 12 mai, était particulièrement visible à Paris : fait inhabituel, certains membres des services d'ordre, conspués par des jeunes qui criaient "SO collabos", étaient équipés de matraques ou de bâtons, comme en Afrique du Sud du temps de l'apartheid. Manquaient les chiens... 
Voir cette image diffusée par l'AFP sur Twitter:
Bâtons et battes de baseball chez le service d'ordre des syndicats






Arborant souvent les couleurs de l’un des sept syndicats initiateurs de cette journée d’action, les militants ont fustigé la loi travail et le gouvernement. Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, qui affirmait être opposé aux violences, a confirmé que le mot d’ordre était plus que jamais au retrait du projet de loi. "C’est la colonne vertébrale du texte qui est mauvaise et qui organise le dumping social", a-t-il répété. "On n’a pas été entendus, donc on va se faire entendre encore plus fort," a-t-il menacé.

En régions, affrontements à Nantes, Rennes, Lyon

En dehors de Paris, les opposants à la loi travail étaient entre 3.500 (police) et 10.000 (syndicats) à Nantes, entre 6.800 et 80.000 à Marseille, 2.300 et 8.000 à Toulouse, 1.700 et 7.000 à Lyon, 1.400 et 3.000 à Montpellier, 1.100 et 2.000 à Rennes, ou encore de 1.600 à 7.000 à Grenoble. Au total, 56.300 personnes ont manifesté en province, selon le ministère de l’intérieur.

Des affrontements ont été déplorés à Nantes (photo ci-dessus), à Rennes, mais aussi à Toulouse, ci-dessous, ainsi qu'à Lyon, où "cinq policiers ont été blessés, dont un sérieusement", a ajouté le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.



Des actions lancées par les fédérations des transports CGT et FO ont conduit à la paralysie de la zone portuaire et industrielle du Havre, du port de Saint-Nazaire et de la raffinerie de Donges, près de Nantes. 
Des routiers et des grévistes ont mis en place des opérations escargot et des blocages de sites, notamment pétroliers, dans le Sud-Est à Fos-sur-Mer, dans l’ouest de la France, notamment en Bretagne socialiste (Rennes, Lorient, Le Mans, Quimper...), provoquant d’importantes difficultés de circulation également au Havre ou à  Caen.



Devant la raffinerie Total de Donges, près de Nantes
Loi Travail : de nombreuses permanences PS prises pour cibles

Insurrection politique
Ainsi, à Rouen, c'est le bureau du parti socialiste qui a été vandalisé : tout en scandant le mot "résistance", des militants ont recouvert les murs et le panneau "parti socialiste" de peinture rouge.

Rouen n'est pas le seul bureau du PS à avoir subi des dommages ce mardi. A Mayenne, les mots "RIP démocratie" et 49.3 ont été tagués sur le mur extérieur du local socialiste à l'encre rouge.


A Toulouse enfin, une dizaine de syndicalistes de la CGT a muré l'entrée de la permanence parlementaire du député PS Christophe Borgel, responsable des élections, toujours pour réclamer le retrait de la loi travail.


VOIR et ENTENDRE la video de l'attaque de la permanence socialiste vandalisée ce jour à Rouen:




La justice administrative a donné raison aux activistes contre le gouvernement

Elle a suspendu neuf arrêtés sur dix émis par le préfet de police de Paris qui empêchaient des militants antifascistes (antifa, trop souvent désignés du terme vague et complice de "casseurs") de participer à la manifestation contre la loi travail, a annoncé un avocat de la défense. 
Dans ses ordonnances de rejet, le juge relève que les interdictions constituent une "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir et à celle de manifester". Au total, 53 personnes ont été interdites de manifester par arrêté, a précisé le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

Depuis samedi, la préfecture de police a envoyé des arrêtés à plusieurs militants, dont des membres du collectif Anti Fascistes (AFA) Paris-Banlieues et du Mouvement interluttes indépendant (MILI). Considèrent-ils que le pouvoir socialiste, si légitime soit-il, est fasciste ?
Un journaliste évoquait 36 interdictions à Paris sur Twitter, selon une source policière.

Mais quel rôle les gardes mobiles jouent-ils ?

"Une dérive de la démocratie" en état policier
Sur France Info, l'avocat de la Ligue des droits de l'homme, Patrice Spinosi, a vivement critiqué la décision du préfet de police. "Le politique est pris au piège de l'état d'urgence et en profite pour utiliser l'état d'urgence pour faciliter le travail de la police, et cela, c'est une dérive de la démocratie."

"Rappelons que la loi sur l'état d'urgence a été prise et est renouvelée au nom de la lutte contre le terrorisme", assène l'avocat Maître Eolas sur Twitter, suggérant qu'il ne s'applique pas aux activistes politiques, même révolutionnaires.

Rappelons que la loi sur l'état d'urgence a été prise et est renouvelée au nom de la lutte contre le TERRORISME.https://twitter.com/lemondefr/status/731989068779819008 …

Ces militants étaient "interdit(s) de séjour" le mardi 17 mai dans les arrondissements concernés par la manifestation, ainsi qu'autour de la place de la République, pour les rassemblements de 'Nuit debout', soit des arrondissements formant un tiers de la ville de Paris. Décision problématique, pour au moins sept d'entre eux qui résident ou travaillent dans cette zone, selon Mediapart, qui a eu accès aux requêtes. Pour l'heure, la préfecture ne leur reproche rien de précis, mais s'appuie sur l'état d'urgence, prévu pour combattre le terrorisme, précise en clair le site trotskiste d'information.

Selon Paris-luttes.info, qui relaie les informations du collectif AFA Paris-Banlieues, "au moins plusieurs dizaines de personnes sont concernées par les interdictions de 'paraître'". Ces arrêtés concerneraient des militants de différents collectifs, "des personnes syndiquées, des blessées lors de violences policières et des non organisées", à Paris, Nantes et Lyon, explique le site.

A moins d'un mois de l'Euro de football en France, d'autres grèves reconductibles sont également annoncées

C''est le cas cas chez les dockers, marins, facteurs, et à partir de mercredi à la SNCF, où des revendications internes s'ajoutent au rejet de la loi travail. 

Jeudi, à l'aéroport d'Orly, 15% des vols seront supprimés. Les syndicats entendent relancer le mouvement, dont l'intensité a baissé depuis la manifestation de 390.000 personnes (1,2 million selon les syndicats) le 31 mars. 
Ce mardi, la mobilisation des mécontents a toutefois doublé par rapport à la fois précédente.