POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Cambadélis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cambadélis. Afficher tous les articles

samedi 18 mai 2019

Manon Aubry et Gabriel Attal ont-ils milité ensemble à Sciences-Po ?

Gabriel Attal, un chemin pavé de pétales de roses

Cet "homme de convictions" fluctue?


Le secrétaire d'Etat (LREM) auprès du ministre de l'Education nationale de Macron auraient fait ses premières armes dans la même section du Parti socialiste à Sciences-Po Paris que la tête de liste LFI
Manon Aubry, tête de liste LFI aux européennes, et Gabriel Attal, député LREM et adjoint de Blanquer à la jeunesse étaient effectivement à Sciences Po en même temps. 

Ils auraient milité ensemble à l'UNEF, mais Manon Aubry nie avoir jamais milité au PS, à l'inverse de Gabriel Attal, dont on trouve encore sur Internet la profession de foi de candidat au poste de secrétaire de section du parti socialiste, datée de septembre 2010.
A en croire le choix de Mélenchon comme tête de liste aux élections européennes, les deux étudiants n'auraient pas été particulièrement proches. Dans le cadre d'un portrait que Libé lui avait consacré récemment, Manon Aubry racontait en effet : "J’ai détesté Sciences Po au début : il y avait la petite bourgeoisie parisienne [mais socialiste], qui n’était pas majoritaire mais très visible, qui prenait toujours la parole, et Gabriel en faisait partie".
Qu'ils aient été intimes paraît hors de question : Attal s'y est attaché à Stéphane Séjourné.
Lien PaSiDupes - "Le ministre Attal étale son homosexualité et Castaner recadre la députée Thill : "L'obligation sociétale d'aimer l'homosexualité conduit aux "mots qui blessent".

Manon Aubry est sortie
diplômée en affaires internationales et droits de l’homme. Le cursus de Gabriel Attal, diplômé du master Affaires Publiques de Sciences Po est en effet très atypique, espère-t-on. 

Gabriel Attal appartient-il à cette "bourgeoisie parisienne" qui noyautait le PS ?

Le jeune Attal rêvait-il d'une carrière d'apparatchik à la Cambadélis ?

Résultat de recherche d'images pour "gabriel AttAL et nathalie loiseau"

Tous les deux sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche. Christophe Cambadélis est le fils d'un tailleur de diamants à Athènes, et le père de Gabriel Attal, Yves Attal, est avocat, puis producteur de cinéma, et sa mère, salariée d’une société de ...production. Les deux politiciens ont aussi l'UNEF en commun.

Attal a tracé sa route dans la sphère rose en passant par le cabinet de Marisol Touraine, à 23 anssans qu'on sache quelle compétence particulière y justifiait son émargement, mais il y était l'adjoint de Benjamin Griveaux. 
Son chef de cabinet Antoine Evennou, est un ancien ce l'UNL (où, en septembre 2009) il "exige le droit de vote à 16 ans," selon RTL, en leur permettant d'abord d'être responsables associatifs), de la FCPE, de la MNEF, de l'ADOSEN et de la MACIF. 
Quant à la carrière de Cambadélis, si fulgurante fut-elle, prit davantage de temps, passant par les méandres d'une complicité avec Julien Dray, fondateur de SOS Racisme et lui aussi venu de la LCR, et constituant chacun des réseaux. Sa proximité avec Lionel Jospin conduisit 'Kosta' au poste de premier secrétaire du PS, sans jamais accéder à aucun gouvernement.

Cambadélis s'inventa un doctorat et Attal récupéra, et un patronyme à rallonge (il se fit appeler Attal de Couriss, avant d'entrer à SciencesPo, 2007-2013 : six années), et un master en affaires publiques, malgré une année sabbatique, en mission à Rome auprès d'Eric de Chassey, directeur de la Villa Médicis (2009-2010) et proche, par sa femme, de Julie Gayet. 
Un master est un diplôme validant, en interne, cinq années de l’enseignement supérieur après le baccalauréat, et Nathalie Loiseau dirigeait SciencesPo (2012-2017) quand Attal en fut diplômé. Attal sera au cabinet de Touraine avant même d'avoir reçu son diplôme de Loiseau, à 24 ans...
Cambadélis n'a jamais rien fait de ses dix doigts, séjournant dans les bureaux du PS, puis dans l'hémicycle de l'Assemblée que le jeune trotskiste révolutionnaire avait infiltré, comme peut l'être FO. 
Jeune apparatchik du PS, Gabriel Attal est devenu, à 29 ans, porte-parole LREM et député des Hauts-de-Seine. En plein conflit social à la SNCF, il avait fait le buzz en parlant de "gréviculture" française...

Extrait de l'article de PaSiDUPES cité plus haut:
En octobre 2018, l'avocat Juan Branco fait mention de la relation de Gabriel Attal avec Stéphane Séjourné, avec lequel il est pacsé.
Résultat de recherche d'images pour "gabriel AttAL et nathalie loiseau"
De Attal, secrétaire d'Etat à la ...jeunesse, Branco écrit: "Lointaines paraissent alors les années lors desquelles le jeune garçon parsemait les réseaux sociaux de messages outranciers et insultants, fleurant bon l’extrême-droite et la misogynie la plus crasse, incendiant la majorité socialiste à Paris et ses dirigeants. Gabriel Attal, 23 ans, est, par effets de proximités successives, soudain doté d’un salaire qui le propulse parmi les 5% les plus favorisés du pays [près de six mille euros par mois], doté de deux secrétaires, d’un chef gastronomique, de voitures de fonction, et peut même se permettre de passer un arrangement avec la direction de SciencesPo pour obtenir sa diplomation. L’affaire, théoriquement exceptionnelle, lui permet d’obtenir son master l’année suivante sans avoir redoublé, grâce notamment à une validation d’acquis. Discret mais habituel, ce genre d’accords permet à l’institution de couver ceux qui auront le surlendemain à en avoir la tutelle, et ainsi d’en prolonger la domination."

mercredi 3 avril 2019

Sibeth Ndiaye, la meuf porte-parole de Philippe qui dit du "bullshit"

Yes, la meuf Sibeth Ndiaye is porte-parole du gouvernement : ce n'est pas un poisson d'avril !

Macron est trop grave pour nous avoir fait le coup du poisson d’avril... 

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye"
Retour au "black is beautiful" des années 60... 
et la France a dû se faire une raison : le président n'a pas supporté le changement d'heure. Nous sommes passés à l'heure sénégalaise. On attendait Marlène, on se serait marré. On parlait d’Aurore Bergé, on aurait maté la remarquable courbe de sa cuisse militante qui a bouclé ses fins de mois, dès le 1er, en bouffant à tous les râteliers pour vivre au plus près et comprendre la vie des "gens". 

Ils ont moqué Nadine Morano? Eh bien, ils auront Sibeth Ndiaye

Finalement, tant mieux, tant ce choix ressemble à la France de Macron. Mais si elles ont chacune leur franc parler, la franco-sénégalaise - mais, à son apparence, la France profonde ne verra-t-elle pas plutôt dire une sénégalo-française - la parvenue n'a pas l'expertise politique de l'ex-députée, ex-conseiller régionale, ex-ministre et euro-députée de Meurthe-et-Moselle.

En même temps, un président schizophrène qui nous fait son cinéma patriotique  au plateau des Glières, et qui, le soir, change de pied en collant porte-parole une Française venue à l'heure des brousses (pour les autochtones, c'est l'heure de la traite des chèvres, autrement dit de l'ami Ricoré) et qui incarne la France coloniale. Les brèles de LaREM se féliciteront d'avoir échappé aux "années 30"...

Sibeth Ndiaye, c'est l'avenir de la France
Résultat de recherche d'images pour "43e bataillon de tirailleurs sénégalais fanion"
Sans elle, nous ne serions pas ce que nous sommes. C'est d'autant moins vrai qu'elle n'est Française que depuis trois ans, mais c'est un détail de l'Histoire. Surtout à l'époque où, dans les livres d'Histoire, la bataille de Verdun tombe dans l'anecdote et, avec elle, le sacrifice des Tirailleurs sénégalais du 43e bataillon.

La couleur de sa peau n'y est pour rien, que les imposteurs de l’antiracisme se calment ! Ni sa coupe de cheveux afro-américaine évoquant le "black is beautiful" des années 60, si elle n'est pas non plus un acte politique posé pour rappeler les "Black panthers", mouvement révolutionnaire de libération afro-américaine d'inspiration marxiste-léniniste et maoïste de la même époque, bientôt incarné par les nationalistes pan-américains du Black Power, notamment avec Stokely Carmichael...

La présence de la binationale au gouvernement, à peine trois ans après sa naturalisation, et sans aucune légitimité par les urnes - comme trop d'autres, même Français de longue date - , signifie soit que les media ne s'étonnent plus de rien, soit qu'ils sont muselés ! Jusqu'ici, elle n'est jamais passée inaperçue, où qu'elle fût, et on a donc hâte de savoir si elle parle autre chose que le langage des signes, car les signaux qu'elle a envoyés ne justifient en rien une telle nomination, dans la mesure où son langage mêle franglais afro-américain et même si les Européennes devaient être l'occasion de sa promotion, à défaut du Conseil constitutionnel, à la tête d'Orange ou d'Airbus. 

Déjà à cause de son langage, sachant qu'il est l'expression d'une pensée. Quand on est capable de dire, et pire, d'écire, pour commenter la mort de Simone Veil, "Yes, la meuf est dead", on n’est pas Français.
Sibeth Ndiaye est un pur produit (c'est une expression toute faite) du Parti socialiste. 
Elle a milité à l'UNEF de 1999 à 2006, et administratrice de la MNEF, avec les scandales autour de la clique Cambadélis. Le 2 juin 2006, Cambadélis était reconnu "coupable de recel d'abus de confiance" et condamné à six mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende par le tribunal de grande instance de Paris. Cette peine n'était pas assortie d'une période d'inéligibilité... Il avait déjà été poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Agos (Agos est une société gestionnaire de foyers de travailleurs ...immigrés), car il avait bénéficié d'un emploi fictif entre 1993 et septembre 1995 lui ayant rapporté plus de 442.000 francs (environ 67.382 euros: la valeur d'une seule des montres de luxe de collection de son camarade Julien Dray). 
Mais tout est possible au PS, puisque le trotskiste est devenu premier secrétaire (avant d'être sèchement battu aux législatives) et la militante immigrée - née à Dakar en 1979 - n'a pas été troublée ! Bien évidemment, cette quadra sera bouleversée par la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, et se précipitera pour adhérer au PS, ce qui, en outre, peut aider à réussir une brillante carrière. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle vient de la haute société.

Elle est rapidement dans les réseaux DSK, comme la crème de la macronie, mais par bonheur, le préféré des sondeurs de 2012 ne l’a pas confondue avec une femme de ménage de grand hôtel new-yorkais… Elle y rencontre alors Ismaël Emelien, qui deviendra le cerveau de Macron, Stanislas Guérini, ce sympathique jeune homme qui veut remettre en cause l’héritage au nom de l’égalité, et Benjamin Griveaux, l’inoubliable porte-parole du gouvernement, auquel elle va succéder. Toute la clique qui structurera l’officine Terra Nova.

Elle grimpe… dans l’appareil du PS, puisque, sans que sa couleur de peau n'entre en ligne de compte, Martine Aubry la nomme secrétaire nationale du PS chargée de la petite enfance en 2009. Alors qu’elle n’est pas encore française, ce qui, à l’époque, en défrise quelques-uns au PS. Elle n’est française que depuis 2016, et moins de trois ans plus tard, elle rentre dans un gouvernement ! 
Elle soutient Martine Aubry lors des primaires de la gauche pour l’élection présidentielle de 2012. C'est dire qu'elle est clairement marquée à gauche, proche des frondeurs à Hollande.
Sylvain Fort, le mélomane, et
  Sibeth Ndiaye, la poissonnière
Et puis elle émerge, en 2014, année où elle rencontre Emmanuel Macron, entrant rapidement dans le premier cercle du futur président : il est aussi isolé que détesté depuis son passage par l'Elysée. Et, dans l’équipe du nouveau président, elle devient sans peine chargée des relations avec la presse : la concurrence est inexistante. Pensez donc: le très surfait Bruno Roger-Petit, surnommé l'"opportuniste odieux", est arrogant à souhait, mais ne vaut que par sa méchanceté imbécile et prétentieuse. Elle attire rapidement l'attention, certes par sa dégaine, mais aussi par ses nombreux coups de téléphone où elle prétend recadrer les journalistes qui parleraient mal de son maître. Avec lui, elle ne partage pas les envolées délirantes, seulement le langage fleuri qui est le sien lorsqu'il décompresse.

Et, malgré (ou peut-être) son inoubliable "Yes, la meuf est dead", la voilà donc porte-parole du gouvernement. 
Sans doute parce que le travestissement de la vérité ne lui pose aucun problème moral personnel. Quant à la déontologie politique, elle regarde le citoyen. Or, la nouvelle porte-parole du gouvernement a vraiment déclaré à l’Express: "J’assume de mentir pour protéger le président de la République." On le savait, les macroniens, à commencer leur chef de file, assument n'importe quoi. Ou ça ne veut rien dire ou les mots ont un sens. Et cette phrase a été rapportée par l’hebdomadaire L'Express qui n'est pas malveillant. 
Résultat de recherche d'images pour "ndiaye"

Dans une enquête consacrée à la communication "verrouillée" de l’Elysée, en juillet 2017, la journaliste d'investigation, auteure de l’article, Stéphanie Marteau, assume son témoignage: lors de l'annonce du déplacement de la salle de presse historique située au rez-de-chaussée de l’Elysée, elle rapporte le peu d’informations que Sibeth Ndiaye apportait alors aux media sur le sujet : "Difficile d’avoir plus de détails: sur cette question, comme sur d’autres relatives aux relations avec la presse, nous nous sommes fait recevoir avec une volée de bois vert par Sibeth Ndiaye. De toute façon, nous a-t-elle affirmé à un moment,
"j’assume parfaitement de mentir pour protéger le président"», rapporte Stéphanie Marteau qui a travaillé à Marianne, aux Inrockuptibles et à Grazia. Assumer des mensonges est en soi révélateur, mais mentir pour protéger, c'est la démonstration que le patron a quelque chose à se reprocher et à cacher. Est-ce le rôle d'un porte-parole ?  Le quinquennat de Macron ne sera pas transparent comme annoncé.

Sibeth Ndiaye et Mayada Boulos seraient les deux finalistes pressenties pour reprendre la communication de l'Elysée.
Pour succéder au directeur de la communication de l'Elysée, Sylvain Fort, démissionnaire, il y avait deux candidates : Sibeth Ndiaye ou Mayada Boulos,
ex-conseillère en ­communication de l'ex-ministre de la Santé Marisol Touraine et actuellement communicante chez Havas
On espère simplement que cette mère de trois enfants ne sera ni une Taubira bis, ni un clone de Schiappa : pas plus qu'on a mérité le macron, qu'il soit grave ou aigu (diacritique emprunté à plusieurs alphabets exogènes, accent qui encombre désormais nos majuscules), on ne comprendrait qu'elle baragouine du franglais afro-américain à la satisfaction du fantôme du Palais Royal, un juppéiste du nom de Franck Riester qui végète au ministère de la Culture, comme son mentor au Conseil constitutionnel…

Sujet d'inquiétude : Giscard va devoir s'accrocher grave à son siège à l'Académie française, car Sibeth pourrait bien le convoiter. Il a succédé à Léopold Sédar Senghor... On l'imagine bien tweetant : "Yes, le keum, il est dead !" Et si elle balance du "bullshit" (des conneries"), ce sera du langage commun avec Edouard Philippe...
Dans le domaine du pire, Macron assumerait qu'elle finisse comme Benalla ou Belattar !

dimanche 14 octobre 2018

PS : Julien Dray songerait (aussi) à quitter le navire, Mélenchon le tient à distance

Or, Mélenchon le tient à distance...

La gauche explosée cherche à se reconstruire

L'une des figures du Parti socialiste pourrait être tentée par un regroupement avec d'autres anciens cadres du parti qui ont annoncé leur renoncement au PS.

Les rangs se dégarnissent au Parti socialiste. Le député européen Emmanuel Maurel a déjà annoncé son départ pour se rapprocher de La France insoumise, avec une partie de l'aile gauche du parti dont il était le chef de file.
"Le PS ne correspond plus à l'idée que je me fais du socialisme. Son but, c'est la défense des intérêts des gens modestes. La stratégie pour répondre à cet objectif, c'est le rassemblement des forces de gauche. Le PS a perdu de vue et l'objectif, et la stratégie", a t-il expliqué. 

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a décrit quant à elle un parti devenu "un canard sans tête", qu'elle a choisi de quitter. 

Un grand manipulateur du PS en échec pourrait également prendre la porte.
Le JDD assure que, selon Julien Dray, "il y a une forme de logique" à un regroupement avec Maurel et Lienemann, laquelle annonce que les rats du navire PS vont "créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d'être le gardien des cendres".

"Il ne suffit pas de quitter le PS pour arriver à la France insoumise"

Résultat de recherche d'images pour "Dray Melenchon"
Mélenchon, barbu, entre Dray, à sa droite, et Lienemann, à sa gauche
Malgré des divergences tenaces avec Jean-Luc Mélenchon qui remontent à la décision de soutenir ou non François Hollande, alors Premier secrétaire du PS, en 2002, Julien Dray pourrait se laisser tenter par une réconciliation avec le leader de La France Insoumise, qui ne l'a toutefois pas épargné ce dimanche 14 octobre.

Sur Europe 1-CNews, Jean-Luc Mélenchon s'est contenté de tendre la main à Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qui "ont naturellement leur place" à LFI.

Julien Dray va-t-il rejoindre Cambadélis au cimetière des éléphants ?

Mélenchon explique à Dray qu'il doit tenir "compte du fait que nous ne sommes pas la mer des Sargasses. Il ne suffit pas de quitter le PS pour arriver à la France insoumise". 
Résultat de recherche d'images pour "jULIEN dRAY"
Il est "d'humeur changeante et a le passé d'un homme qui a collé de très près à François Hollande qui, pour nous, représente le maximum de ce qu'on peut faire en dévastation politique", a rappelé Jean-Luc Mélenchon.

Or, Emmanuel Maurel suspecte Hollande de vouloir tenter un retour pour la prochaine présidentielle. Avec un Dray infiltré à La France insoumise ?...

vendredi 13 octobre 2017

Richard Ferrand (LREM): affaire classée; puissant délivré, libéré, blanchi

Le renouvellement de la vie publique attendra encore l'après-Macron... 

Un Parquet de Brest soumis à la ministre de la Justice

Richard Ferrand le 27 juin 2017 à l'Assemblée nationale lors de la première journée de la XVe  législature.
L'ami du président Macron pavoise :
ne dirait-on pas un pied de nez ?...
Le procureur de la ...République n'a pas jugé juste de poursuivre Ferrand. Il a classé sans suite l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Il ne semble donc plus qu'il y ait d'affaire Ferrand. Ainsi en a décidé le Parquet de Brest, qui a classé l'enquête sans suite en invoquant notamment la prescription de l'action publique. 
Résultat de recherche d'images pour "richard ferrand"
C'est l'épilogue sans surprise après cinq mois d'une enquête que le pouvoir a fait durer jusqu'après les élections législatives et sénatoriales
Depuis les révélations du Canard enchaîné du 24 mai sur les pratiques peu orthodoxes des Mutuelles de Bretagne, le député du Finistère, macronien de la première heure, fidèle parmi les fidèles, mais éphémère ministre de la Cohésion des territoires adoptait un profil bas qu'il n'a pas tardé à redresser (photo ci-dessus).
Petit rappel des faits : le 25 janvier 2011, le conseil d'administration des Mutuelles de Bretagne se réunit en vue de trouver un nouveau local pour héberger un centre de soins à Brest. Sur les trois offres qui émergent, une seule retient l'attention du conseil. Il s'agit de la Saca, une société civile bien qu'elle n'ait "pas encore d'existence légale, et "qui n'est même pas encore propriétaire des surfaces qu'elle propose à la location", assure Le Canard enchaîné. A sa tête, la bénéficiaire de l'opération, l'avocate Sandrine Doucen (ci-dessous), qui n'est autre que la maîtresse de Richard Ferrand,  n'est pas mentionnée sur le procès-verbal de la réunion. Ce n'est que le 24 février suivant que la SCI sera enregistrée au greffe du tribunal de Commerce. Le Crédit agricole financera 100 % du prix d'acquisition, soit plus de 400.000 euros, permettant au couple de réaliser une magnifique plus-value. Moralité de l'affaire: il n'y a pas d'affaire et surtout, pas de morale républicaine au Parquet.

Ferrand a pourtant signé le compromis de vente alors qu'il était encore au Conseil d'administration. Richard Ferrand avait toutefois immédiatement défendu son honneur : "C'était la solution la moins chère. Le prix était conforme au marché et rien n'a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne." 
A en croire Le Parisien, l'opération est pourtant loin d'être aussi limpide que le suggère le ministre. Me Castel, qui a cédé en 2010 les locaux pour le compte d'un de ses clients, explique ainsi dans le journal que le compromis de vente avait été signé par Richard Ferrand, et non par sa compagne...
L'avocat explique également que le contrat était assorti d'une condition suspensive, à savoir la signature d'un contrat de bail entre la Saca, la société de Sandrine Doucen qui devait substituer Richard Ferrand..., et les Mutuelles de Bretagne ! De quoi jeter le doute sur les propos du ministre qui prétend dans Le Parisien ne pas avoir été "partie à l'affaire". "Nous ne vivons pas sous le même régime matrimonial [avec sa compagne]. Nous n'avons pas de patrimoine commun. On peut se séparer demain, chacun gardera ses biens", a-t-il affirmé, se défendant d'un quelconque "conflit d'intérêts".
Pour l'actuelle directrice des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaun, jointe par Le Parisien, il n'y a pas de problème car il n'existe pas de "lien juridique ou patrimonial" entre Richard Ferrand et sa compagne à la tête de la SCI. D'autant que la SCI n'existait pas au moment de la signature ! Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, les Mutuelles assurent ainsi que "le conseil d'administration a eu raison de faire ce choix et de le confirmer". Le Conseil d'administration aurait-il eu tort si la maîtresse n'avait pas été bénéficiaire du montage et de la plus-value ?

Résultat de recherche d'images pour "richard ferrand macron"

 Me Castel explique que cette vente "arrangeait tout le monde", à commencer par son propre client, mais soutient avoir immédiatement "compris la manœuvre" : "Cela m'avait choqué à l'époque [quand Ferrand n'était pas connu comme un proche du président Macron]. Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat." Selon Le Canard enchaîné, les lieux ont en effet été rénovés aux frais des Mutuelles à hauteur de 184.000 euros. Ce qui expliquerait que le loyer ait été peu élevé... Rien qui soit de nature à troubler le procureur ! Pour Me Castel, qui sort aujourd'hui du bois au mépris du secret professionnel, Richard Ferrand aurait dû faire acheter l'immeuble directement par la mutuelle : "C'était l'intérêt de celle-ci, juge-t-il. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d'un bien largement fructifié. Or là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C'est un schéma moins éthique." Et l'avocat à la retraite d'interroger : Richard Ferrand a-t-il cherché à "masquer que sa compagne allait piloter la SCI ?"
Un commissaire aux comptes aurait-il dû être saisi pour rédiger un rapport spécial transmis à l'Assemblée générale de la mutuelle, comme le suggère l'avocat ? Non, répond Richard Ferrand : "Interrogez le commissaire aux comptes – mon successeur l'a fait –, il vous confirmera de facto qu'il n'y avait pas nécessité à un rapport spécial." Pour la justice, le dossier est clos. Le Parquet national financier a annoncé qu'il n'ouvre pas d'enquête, tout comme le parquet de Brest.
"Les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" ne sont "pas constituées, faute d'un préjudice avéré", a jugé le procureur nommé par le gouvernement.
Cambadélis avait-il donc tort ?


mercredi 11 octobre 2017

Le Parti socialiste se vide: Cherki passe au M1717

L'ancien député frondeur Pascal Cherki quitte le PS pour rejoindre Hamon

Proche soutien de Benoît Hamon pendant la présidentielle, Pascal Cherki a annoncé mardi qu'il quitte le parti socialiste
 


Lui-même chassé de l'Assemblée nationale, il se dit "sans amertume" au moment de rejoindre le mouvement M1717, qui représente davantage, selon le quinqua, "les enjeux de la gauche de demain".

Le verdict des urnes, à la présidentielle, puis aux législatives, ne l'a pas éclairé. "J'ai pris le temps de la réflexion. Je ne voulais pas le faire sur une impulsion", a raconté cet ancien membre de la direction d'un parti qu'il avait rejoint en 1982, il y a 35 ans.

Cherki, de profil, derrière Hamon
L'ancien député frondeur désavoué par ses électeurs a le sentiment que "la volonté sincère de représenter les salariés" -et non plus l'ensemble de sa circonscription perdue - qui avait présidé à sa décision d'adhérer "s'est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n'est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a-t-il regretté. 

"Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la 'culture de gouvernement', l'a conduit progressivement à épouser l'agenda libéral", a-t-il complété dans un message posté sur Facebook pour expliquer sa décision. 

Cherki a estimé qu'il faut "reconstruire la gauche"

Résultat de recherche d'images pour "cherki hamon"
Eliminé dès le premier tour aux dernières législatives à Paris, Cherki (assis, ci-contre) considère que ce n'est pas avec le PS qu'on arrivera à le faire". "Je ne le vois pas être aujourd'hui la force d'impulsion qu'il a été pour la gauche", a-t-il estimé. Si Hamon et ses 6% à la présidentielle le satisfont, il rejette "une ligne politique: 'ni Macron, ni Mélenchon' "

L'ex-maire de Paris 14e de Paris (2009-2014) a donc décidé de rejoindre le Mouvement du 1er juillet, créé par l'ancien candidat socialiste écrasé à la présidentielle, Benoît Hamon (6%) qui, pense-t-il, porterait "les enjeux de la gauche de demain : mutation du travail (), impératif écologique (alors qu'Europe Ecologie-les Verts s'est fait pulvériser), renouvellement des institutions (VIe République), refondation de l'Europe". 

Bien qu'il soit revenu sur la promesse au centre de sa campagne, l’abrogation de la loi Travailles 12 et 23 septembre, Hamon a manifesté avec la CGT et LFI contre la loi Travail que Macron porte depuis plus de cinq ans !
"
Je commencerai par un geste très politique et très symbolique. Sans état d’âme, j’abroge la loi Travail [symbole] d’un déni de démocratie", avait déclaré Benoit Hamon devant l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS) à la mi-janvier
...
 
Résultat de recherche d'images pour "Hamon manif 12 et 23 septembre 2017"
Il est revenu sans scrupules sur sa promesse d’abroger la loi Travail, au cours d’un entretien accordé au Figaro, à RTL et à LCI, le dimanche 19 février. "Ce que je souhaite, c’est que nous pensions demain une nouvelle loi Travail. Nous trouverons matière à nous rassembler", a-t-il eu le culot d’affirmer devant les micros et les caméras, trahissant les milliers de manifestants, étudiants et travailleurs en lutte, qui se sont battus à ses côtés. Toutes ces contorsions pour "rassembler" Cherki ?
"D'autres camarades y pensent. Je ne serais pas étonné que, dans les prochains jours, les prochaines semaines, certains fassent comme moi", a annoncé Cherki.
Résultat de recherche d'images pour "cherki hamon"

Issu d'une famille juive algéroise aisée de commerçants, Cherki est né en 1966 à la clinique des Bleuets (clinique des métallos de la CGT). Son père (militant au PSU) interrompit ses études, d'autant que son épouse (UNEF et militante CFDT) et mère de Pascal devint psychanalyste. Ses parents choisirent de le placer dans un collège privé (Sévigné). Il est ensuite inscrit à la fac de Sceaux dont un cousin de son père est le doyen : il tente Sciences Po et redouble sa 2e année de droit (il est meneur UNEF-ID) en 1986. Membre du MAC, il s'implique fortement à SOS Racisme et à l’UNEF (1987-1988), milite pour le retrait du projet de loi Devaquet et vire gauchiste et libertaire dans ses actions (combat du fascisme en parallèle du combat syndical au sein de l'UNEF): il est permanent à l’UNEF et à SOS Racisme en alternance. 1992 - mouvement étudiant contre les réformes Jospin: la manifestation du 25 janvier 1992 est qualifiée de "manif du désamour avec le PS". Attaque de Cambadélis qui a voté la loi Marchand. Pancartes "le PS a atteint mon seuil de tolérance".  
1993 : l'UNEF se fracture. Olivier Girardin (Nouvelle gauche) est dirigeant des rocardiens appartenant à la nouvelle génération avec Benoît Hamon, qui n'obtiendra jamais sa licence d'histoire. Après sept années d'activisme, Cherki quitte la fac de Sceaux fin 1993 et tente l’examen d’entrée à l’Ecole d’avocats. Volontaire pour faire son armée, il est affecté au service de presse de l’Elysée. 1996: il participe aux manœuvres avec la LCR qui permettent la prise de la fac de Caen : création de 'Ni partisans, ni complaisants'.
Hamon, Cambadélis, Mélenchon, Moscovici,
Bartolone, Glavany, Valls
autour de Rocard (de gauche à droite)
Au Bureau national de l'UNEF, la majorité dirigée par Christophe Borgel est post-lambertiste, autour de Cambadélis. Pendant la Guerre du Golfe, Cherki prend part à la contestation du gouvernement à travers la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne; présidents successifs: François Delapierre, Delphine Batho) et la NES. Cambadélis vote pour et Cherki contre la guerre.

La vie d'apparatchik socialiste de Cherki est mieux connue, notamment sa "carrière" d'avocat (1995-2001). Il serait devenu avocat alors qu'il était secrétaire général de SOS Racisme (décembre 1992-juillet 1993). Il plaida d'ailleurs pour SOS Racisme dans des procès contre le négationnisme.

On sait moins qu'une des tantes paternelles fut psychiatre pour le FLN, tandis que le frère de son père devint PDG des éditions du Seuil.


La presse parle beaucoup des transfuges socialistes qui se sont ralliés à Macron. Les media ne mentionnent pas les socialistes qui rejoignent Hamon : outre Cherki, on peut nommer le député Régis Juanico, l'ancienne ministre Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas et les anciens députés Barbara Romagnan et Mathieu Hanotin. Laura Slimani, ancienne présidente des Jeunes socialistes, a quitté le PS à son tour pour rejoindre le Mouvement du 1er juillet, le 2 octobre 2017.
En Ile-de-France, Benoît Hamon et ses partisans se rallient aux Verts. 
Le 10 octobre 2017, une dizaine de conseillers régionaux dont Benoît Hamon quittent le groupe socialiste du conseil régional d'Ile-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes radicaux.


samedi 12 août 2017

Présidentielle 2017 : les comptes de campagne du candidat socialiste interpellent

Les dépenses de campagne de Benoît Hamon, posent questions

Chiffrées à plus de 15 millions d'euros,  Julien Dray a demandé "des comptes" mercredi au candidat à l'élection présidentielle.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Éliminé dès le premier tour avec 6,36% des voix, Benoît Hamon a pourtant été le candidat le plus dépensier, juste derrière Emmanuel Macron (16,698 millions d'euros) lors de la dernière élection présidentielle.

Rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté 6,58 euros au candidat socialiste, soit trois fois plus que pour la majorité des "grands candidats", a fait chiffré Julien Dray, ancien membre de la MNEF et mis en cause dès 1982, notamment par l'avocat Claude Duval, dans une affaire d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance,.
Dans le procès des emplois présumés fictifs  qui profiteront à un vivier de jeunes espoirs socialistes (dont Jean-Marie Le Guen ou le pseudo-étudiant non-diplômé Manuel Valls) issu de l'Unef-ID, ainsi qu'Harlem Désir dans le cadre du financement de SOS Racisme, qui implique cette mutuelle étudiante, Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende. Quant à Dominique Strauss-Kahn, alors avocat d'affaires au printemps 1997, il avait été rémunéré 600.000 francs TTC par la MNEF (devenue LMDE): des financements qui ne seront pas allés aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s... La baisse de cinq euros des APL par Macron paraît aujourd'hui encore dérisoire, à quiconque n'en est pas bénéficiaire. Aucune charge ne fut retenue contre Julien Dray...
Un ratio qui pose question dans un parti en proie aux difficultés financières. "Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget", a affirmé Julien Dray mercredi sur LCI. 
Le directeur de la campagne de Ségolène Royal en 2007 réclame un audit "correct et honnête". "C'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste", a grondé le porte-parole du Parti socialiste, faisant l'impasse sur le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis (avril 2014-juin 2017).

Les socialistes du PS réclament des comptes à leur ex-camarade 

De la "Belle Alliance populaire", Benoît Hamon est allé créer son courant, devenant tête de gondole du "Mouvement du 1er Juillet", 
soutenu dans cette aventure par les écologistes radicaux Cécile Duflot et Yannick Jadot (EELV), l'essayiste mondain Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et Thomas Porcher, membre du collectif 'Les Économistes atterrés' ("ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néolibérale"...), et rejoint par des élus de la gauche du PS, le député Régis Juanico, l'ancienne députée Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas, un proche des frondeurs Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel,
et les anciens députés
Barbara Romagnan, chassée du Palais Bourbon par une jeune candidate 'La République en marche', et Mathieu Hanotin, suiveur d'Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira au mouvement "Dès demain", où on retrouvera bientôt Luc Carvounas, ex-directeur de campagne de Claude Bartolone et qui, le 4 juillet 2017, vota contre la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe,
ainsi que les écologistes Karima Delli, ex-activiste des collectifs 'Jeudi noir' ou 'Sauvons les riches', ou l'ayatollah écologiste
Christophe Najdovski, soutien de Yannick Jadot, pour boucler la boucle,
avec pour objectif la refondation de la gauche rassemblée en France, à partir de 6%. "C'est la moindre des choses que de venir s'expliquer", a poursuivi le conseiller régional d'Ile-de-France."On ne peut pas dépenser l'argent et s'en aller. C'est la moindre des règles de politesses, quand vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur son patrimoine".

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les réunions publiques - dont le grand meeting à Bercy le 19 mars - ont coûté 6,1 millions d'euros, 40,5% des ressources du candidat socialiste : un tragédie dont les media se seraient fait l'écho, s'il s'était agi d'un candidat de la droite. 

Les tracts, affiches et autres propagandes imprimées ont également fait grimper la facture de 3,1 millions d'euros, soit 20,5% des frais. 

Benoît Hamon a également misé sur l'audiovisuel : 990.000 euros ont été dépensés pour produire du contenu vidéo. "Je me dis : ils ont dû payer des choses très cher", ironise Julien Dray.

Les dirigeants de la campagne de Benoît Hamon rejettent ces soupçons confraternels.

"Nous n'avons en aucune manière à rougir de l'argent perçu et utilisé", assure dans ...Libération Régis Juanico, ex-trésorier de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de campagne et Bastien Recher, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris, chargé du Logement et de l'Habitat, et ex-secrétaire général administratif de la campagne, en affirmant que "la campagne de Benoît Hamon a été sérieuse et sobre". Elle aurait été soutenue par une poignée de grands donateurs, aussi fortunés qu'anonymes de la gauche radicale, et libre de tout lobby.

"Oui, Benoît Hamon a dépensé 6,58 euros par voix gagnée quand Emmanuel Macron n'en a dépensé qu'1,9", admettent-ils. Mais, changeant de registre, "avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes (...) et une campagne électorale éclair", comme voulue par le président sortant éliminé avant d'avoir pu prétendre à concourir, celui qui était alors député des Yvelines "avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires", se défendent-ils.

"Ce choix n'a pas été fait et les dépenses sont restées dans le budget initial prévu", affirment-ils, soulignant que le niveau des dépenses au premier tour est "inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012", et que Benoît Hamon a été "le seul candidat à avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs". A la vérité, en Martinique, le candidat socialiste ne dévoilera que le nom de son premier gros donateur comme il s’y était engagé,  l’épouse du réalisateur Costa-Gavras, la productrice de six films de Mehdi Charef, Michèle Rey-Gavras, qui a donné 4.600 euros.

"Qu'affirme-t-on ici en creux ?" : "que le politique devenu gestionnaire doit attirer et séduire à moindres frais un électeur transformé en client et consommateur. Eh bien non. Nous préférons encore perdre une élection que sombrer dans ce cynisme"... C'est tout ce qu'on ose encore dire quand on est totalement désavoué et laminé...

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"
Ce coeur-là battit-il toujours ?
Après avoir lui-même prétendu se porter  candidat, l'écologiste Yannick Jadot a volé au secours de son camarade. Pour l'écologiste internationaliste, classiquement, ces accusations seraient "une opération de diversion" (quand l'accusation d'amalgame n'est pas recevable...) qui permettrait d'éviter "de faire l'audit du quinquennat calamiteux" de François Hollande. L'un n'empêchant nullement l'autre. 

93% des Français devront néanmoins contribuer au remboursement d'une partie des sommes dépensées par Benoît Hamon pour sa campagne. En effet, l'ex-candidat à l'Elysée peut prétendre au remboursement par l'Etat (c'est qui ?) d'environ 8 millions d'euros, attribué à chaque candidat ayant rassemblé plus de 5 % des voix au premier tour (47,5 % du plafond autorisé au premier tour).

Quelles aides publiques pour les partis en 2017 ?

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les candidats reçoivent tous une avance forfaitaire de 153.000 euros sur le remboursement de leurs frais de campagne. La somme versée par l’Etat (!) dépend ensuite du score obtenu par chacun à l’élection.

Selon les résultats définitifs annoncés par le ministère de l’Intérieur, La République en marche a obtenu près de 6,4 millions de suffrages. Le parti pourra donc bénéficier d’une aide de plus de 9 millions d’euros au titre de son nombre de voix.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Un gros manque à gagner est à prévoir pour le PS (1,68 million de voix) qui n’obtiendra que 2,4 millions d’euros. Au cours des cinq dernières années, le PS, arrivé en tête aux législatives de 2012, avait eu droit à 12,8 millions d’euros par an pour les 8 millions de voix récoltées. En 2017, cette enveloppe sera donc cinq fois plus petite.

Moitié moins que les 5 millions d’euros versés au parti Les Républicains pour lses 3,57 millions d’électeurs. 

Quels financements dégagés par l’obtention de sièges à l’Assemblée ? 
Si on se fie aux projections du second tour des élections législatives et sur la base de 37.000 euros par élu, les députés devraient rapporter entre 740.000 et 1,1 million d’euros au PS, entre 15 et 16,8 millions d’euros à LREM et entre 2,6 et 3,7 millions d’euros à LR. Là aussi, les financements du PS vont être significativement réduits puisque le total des deux enveloppes d’aides aux partis politiques ne devrait pas excéder les 3,5 millions d’euros, contre près de 25 millions d’euros après les élections de 2012.

Un gisement d'économies possibles par l'Etat... d'autant que ce sont 50% de Français qui sont contribuables !