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mercredi 10 juin 2020

BlackLivesMatter met à genoux Mélenchon, Jadot, Faure et Roussel

L'ultra-gauche anti-flics racisée américaine met à ses pieds la gauche française 

LFI, EELV, PS et PCF mettent un genou à terre devant George Floyd

Place de la République, ce mardi 9 juin

A Paris, des manifestants se sont rassemblés place de la République en mémoire de George Floyd. Des têtes d'affiches de la gauche - radicale, voire extrême et de l’écologie totalitaire, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Yannick Jadot (EELV) - ont même posé un genou à terre, geste de capitulation, à l'imitation du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, 
Joe Biden relance sa campagne dans une Amérique embrasée par la ...

ou le démagogue Québécois Justin Trudeau (ci-dessous).

 Justin Trudeau pose un genou à terre contre le racisme (vidéo)

A l’appel notamment de SOS Racisme, des manifestations se sont rassemblés en France, pendant les obsèques de George Floyd à Houston, Etats-unis. A Paris, ils n'étaient que quelques centaines, place de la République. 
Ce mardi 9 juin, certains meneurs de la gauche rose,  rouge, noire et verte ont pris parti contre les policiers de leur pays, tels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) ou encore Olivier Faure (PS). Ils se sont même agenouillés durant les 8 minutes 46 de silence, pour s'associer à cet Afro-Américain décédé à la suite d’une interpellation policière à Minneapolis le 26 mai dernier. 
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Les suiveurs socialistes Faure et Kanner

Cette mobilisation à Paris était soutenue par plusieurs syndicats de lutte - dont la CGT, la FSU et l’Unsa - mais aussi par des partis politiques de gauche et d’extrême gauche (EELV, PS, LFI, PCF). Des organisations étudiantes et lycéennes (Fage, Unef, UNL) et des associations et ONG, comme la Ligue des droits de l'homme, le MRAP ou le CRAN,participaient aussi à la démonstration médiatique. 

Mélenchon, heureux des récents propos de Castaner 


Une "prise de conscience" émerge "contre l'horrible contamination du racisme
, là où on ne voudrait pas le voir, dans un corps important, la police," a pointé le chef de La France insoumise.
 
Jean-Luc Mélenchon, qui critiquait encore récemment la lâcheté de Macron resté muet face aux manifestations de rue, ajoute : "Il faut en finir avec le déni." 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle n'hésite pas à stigmatiser la police: "la police nationale doit être reprise en main". Pour cela, Mélenchon "invite les policiers à dénoncer leurs collègues quand ils sont racistes et violents". 
Une incitation similaire à la tonte des femmes qui avaient eu des relations avec des occupants allemands. Cette marque d'opprobre qui, à la Libération de la France, a eu "pour fonction d'enlaidir ces femmes" et pour volonté, leur désexualisation, visait à détruire en elles l'image de la féminité. La dénonciation des policiers préconisée par Mélenchon a desrelents pareillement nauséabonds, quand il désigne les policiers à la vindicte populaire ou quand Castaner porte atteinte à leur virilité en les privant des moyens s'assurer le maintien de l'ordre.  

Mélenchon confie également avoir apprécié le fait que Christophe Castaner se soit rendu compte que "des gestes peuvent tuer". 
Pour mémoire, lundi 8 juin, le ministre de l’Intérieur a tenu un discours prônant notamment une "tolérance zéro" contre le racisme jugé "inacceptable", exigence qu'il n'impose pas à l'encontre des délinquants. 

Ce mardi matin, il a aussi annoncé qu’il sera "parfaitement à l’aise" - ce dont on ne doute pas ! -  à l'idée de poser un genou à terre. Le ministre tolère d’ailleurs d'autant mieux ces mobilisations anti-racistes racisées, que, "dans les faits", elles restent interdites dans toute la France, en vertu d'un décret interdisant en effet les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public en raison de l’épidémie de coronavirus !

lundi 6 janvier 2020

Retraites: des étudiants bloquent plusieurs universités parisiennes

Les étudiants réclament le report des examens

Des étudiants se sont de nouveau mobilisés, ce lundi 6 janvier, dans la capitale, pour réclamer un nouveau report des partiels prévus cette semaine, en raison des difficultés liées à la grève dans les transports
A Nanterre, un gymnase va ouvrir la nuit pour loger les étudiants qui ne peuvent pas rentrer chez eux.







Portes fermées, accès bloqués ce lundi 6 janvier: à l’aube, des barricades ont été dressées devant plusieurs sites de l’université Paris 4, Sorbonne, Michelet, Clignancourt et Malesherbes.

Les étudiants à l’origine de ces blocages réclament le report des partiels, en raison de la grève des transports, qui empêche certains d’entre eux d’accéder aux centres d’examen.

Examens reportés à l’université de Paris 4

La mobilisation à Paris 4, doublée d’une pétition en ligne, semble avoir payé puisque les examens ont été reportés, a fait savoir l’université en début d’après-midi.

Lorsque l’accès à certains sites est bloqué par des étudiants et autres manifestants, les examens sont suspendus pour éviter tout risque de violence. C’est le cas des partiels sur les sites de Clignancourt, Malesherbes et Michelet qui ne se tiendront pas lundi après-midi, a expliqué Sorbonne Université.

Des partiels repoussés une première fois

Les partiels initialement prévus en décembre 2019 avaient été reportés à cette première semaine de janvier 2020 dans de nombreuses universités, en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Samedi 4 janvier, Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, avait affirmé qu’il n’y aurait pas de report systématique des examens prévus à partir de ce lundi.

L’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), qui avait déjà en décembre annulé ou reporté certains partiels, a, pour sa part, de nouveau reporté les partiels. Ils s’étaleront entre le 13 janvier et le 1er février.

Un gymnase ouvert la nuit à Nanterre

A Paris 10 Nanterre, le président de l’université Jean-François Balaudé a maintenu les examens de janvier, pour ne pas rallonger l’année universitaire, en offrant une solution qui ne plaît pas à tout le monde.nUn gymnase ouvrira ses portes ce lundi soir pour qu’y dorment les étudiants qui ne seraient pas en mesure de rentrer chez eux, faute de métro ou de RER.

Le syndicat Unef a ironisé sur le nombre de places nécessaires pour loger tous les étudiants, avant d’être reçu par la présidence de l’université et d’apprendre que seuls 50 étudiants pourront dormir sur place.

Lundi midi à Nanterre, une assemblée générale regroupant environ 300 personnes a voté le blocage de la fac à partir de mardi.

Partiels reportés à Bordeaux

À Bordeaux, les partiels sont reportés en psychologie, sociologie, anthropologie et sciences de l’éducation sur le campus de la Victoire en raison de dégradations commises pendant l’occupation d’une partie des bâtiments par des étudiants en décembre, a indiqué sa présidence.


samedi 18 mai 2019

Manon Aubry et Gabriel Attal ont-ils milité ensemble à Sciences-Po ?

Gabriel Attal, un chemin pavé de pétales de roses

Cet "homme de convictions" fluctue?


Le secrétaire d'Etat (LREM) auprès du ministre de l'Education nationale de Macron auraient fait ses premières armes dans la même section du Parti socialiste à Sciences-Po Paris que la tête de liste LFI
Manon Aubry, tête de liste LFI aux européennes, et Gabriel Attal, député LREM et adjoint de Blanquer à la jeunesse étaient effectivement à Sciences Po en même temps. 

Ils auraient milité ensemble à l'UNEF, mais Manon Aubry nie avoir jamais milité au PS, à l'inverse de Gabriel Attal, dont on trouve encore sur Internet la profession de foi de candidat au poste de secrétaire de section du parti socialiste, datée de septembre 2010.
A en croire le choix de Mélenchon comme tête de liste aux élections européennes, les deux étudiants n'auraient pas été particulièrement proches. Dans le cadre d'un portrait que Libé lui avait consacré récemment, Manon Aubry racontait en effet : "J’ai détesté Sciences Po au début : il y avait la petite bourgeoisie parisienne [mais socialiste], qui n’était pas majoritaire mais très visible, qui prenait toujours la parole, et Gabriel en faisait partie".
Qu'ils aient été intimes paraît hors de question : Attal s'y est attaché à Stéphane Séjourné.
Lien PaSiDupes - "Le ministre Attal étale son homosexualité et Castaner recadre la députée Thill : "L'obligation sociétale d'aimer l'homosexualité conduit aux "mots qui blessent".

Manon Aubry est sortie
diplômée en affaires internationales et droits de l’homme. Le cursus de Gabriel Attal, diplômé du master Affaires Publiques de Sciences Po est en effet très atypique, espère-t-on. 

Gabriel Attal appartient-il à cette "bourgeoisie parisienne" qui noyautait le PS ?

Le jeune Attal rêvait-il d'une carrière d'apparatchik à la Cambadélis ?

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Tous les deux sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche. Christophe Cambadélis est le fils d'un tailleur de diamants à Athènes, et le père de Gabriel Attal, Yves Attal, est avocat, puis producteur de cinéma, et sa mère, salariée d’une société de ...production. Les deux politiciens ont aussi l'UNEF en commun.

Attal a tracé sa route dans la sphère rose en passant par le cabinet de Marisol Touraine, à 23 anssans qu'on sache quelle compétence particulière y justifiait son émargement, mais il y était l'adjoint de Benjamin Griveaux. 
Son chef de cabinet Antoine Evennou, est un ancien ce l'UNL (où, en septembre 2009) il "exige le droit de vote à 16 ans," selon RTL, en leur permettant d'abord d'être responsables associatifs), de la FCPE, de la MNEF, de l'ADOSEN et de la MACIF. 
Quant à la carrière de Cambadélis, si fulgurante fut-elle, prit davantage de temps, passant par les méandres d'une complicité avec Julien Dray, fondateur de SOS Racisme et lui aussi venu de la LCR, et constituant chacun des réseaux. Sa proximité avec Lionel Jospin conduisit 'Kosta' au poste de premier secrétaire du PS, sans jamais accéder à aucun gouvernement.

Cambadélis s'inventa un doctorat et Attal récupéra, et un patronyme à rallonge (il se fit appeler Attal de Couriss, avant d'entrer à SciencesPo, 2007-2013 : six années), et un master en affaires publiques, malgré une année sabbatique, en mission à Rome auprès d'Eric de Chassey, directeur de la Villa Médicis (2009-2010) et proche, par sa femme, de Julie Gayet. 
Un master est un diplôme validant, en interne, cinq années de l’enseignement supérieur après le baccalauréat, et Nathalie Loiseau dirigeait SciencesPo (2012-2017) quand Attal en fut diplômé. Attal sera au cabinet de Touraine avant même d'avoir reçu son diplôme de Loiseau, à 24 ans...
Cambadélis n'a jamais rien fait de ses dix doigts, séjournant dans les bureaux du PS, puis dans l'hémicycle de l'Assemblée que le jeune trotskiste révolutionnaire avait infiltré, comme peut l'être FO. 
Jeune apparatchik du PS, Gabriel Attal est devenu, à 29 ans, porte-parole LREM et député des Hauts-de-Seine. En plein conflit social à la SNCF, il avait fait le buzz en parlant de "gréviculture" française...

Extrait de l'article de PaSiDUPES cité plus haut:
En octobre 2018, l'avocat Juan Branco fait mention de la relation de Gabriel Attal avec Stéphane Séjourné, avec lequel il est pacsé.
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De Attal, secrétaire d'Etat à la ...jeunesse, Branco écrit: "Lointaines paraissent alors les années lors desquelles le jeune garçon parsemait les réseaux sociaux de messages outranciers et insultants, fleurant bon l’extrême-droite et la misogynie la plus crasse, incendiant la majorité socialiste à Paris et ses dirigeants. Gabriel Attal, 23 ans, est, par effets de proximités successives, soudain doté d’un salaire qui le propulse parmi les 5% les plus favorisés du pays [près de six mille euros par mois], doté de deux secrétaires, d’un chef gastronomique, de voitures de fonction, et peut même se permettre de passer un arrangement avec la direction de SciencesPo pour obtenir sa diplomation. L’affaire, théoriquement exceptionnelle, lui permet d’obtenir son master l’année suivante sans avoir redoublé, grâce notamment à une validation d’acquis. Discret mais habituel, ce genre d’accords permet à l’institution de couver ceux qui auront le surlendemain à en avoir la tutelle, et ainsi d’en prolonger la domination."

samedi 8 septembre 2018

Des jeunes issus de l'immigration quittent la France, dégoûtés par les "Gaulois réfractaires"

"Je ne me sens plus chez moi ici" : des jeunes issus de l'immigration quittent la France, dégoûtés des discriminations

Le dégoûtés cités en exemple seraient des ingénieurs...

Ces jeunes ingénieurs issus de l'immigration qui quittent la FranceComme les ingénieurs "gaulois" de Macron, des jeunes assistés quittent la France une fois diplômés. L'AFP a ainsi trouvé deux jeunes ingénieurs qui ont expliqué leur expérience d'un "racisme au quotidien" qui les aurait poussés à quitter la France, si ce ne sont pas de meilleures perspectives de carrière et des salaires plus attractifs.

Le premier jeune qui a profité de l'échelle sociale est un ingénieur de 27 ans, d'origine maghrébine (sans précision de pays d'origine), ont expliqué sur Twitter avoir quitté la France, leur famille et leurs amis à cause du "racisme au quotidien" auquel ils étaient confrontés. C'est évidemment possible, mais réciproque, parfois. 
Redouane a ainsi rejoint Madrid fin août. Une décision mûrement réfléchie, explique-t-il dans une série de messages publiés le 30 août sur son compte Twitter et repérés par franceinfo qui ne semble pas un instant envisager une éventuelle volonté de dénigrement. L'ingénieur parle d'un "mal-être", d'"une atmosphère pesante" ou encore d'une impression de "ne pas être à sa place" pour justifier son choix de quitter le pays. Mais Redouane n'a pas rejoint le Maghreb, ce qui peut interpeller...


Un sentiment ressenti depuis l'adolescence qui "s'est aggravé années après années, assure-t-il, jusqu'à en devenir insupportable aujourd'hui". Le jeune homme explique, par exemple, avoir été suivi "rayon après rayon" par les vigiles d'une libraire lorsqu'il avait 14 ans, ce qui arrive tout aussi fréquemment quand on est blond. 
Un an plus tard, il s'était également fait refouler d'Euralille, un centre commercial de la ville du nord de la France. Motif ? "On n'accepte par les groupes de jeunes", raconte-t-il. Problème, un groupe de "jeunes blancs" avait franchi les portes du magasins quelques minutes plus tard. A quinze, les comportements des uns et des autres peuvent justifier une telle décision, mais le parti-pris de Redouane est visiblement vif. 
Et "Tu aimes la France ou tu la quittes" reste valable

"C'est à partir de cette époque que j'ai senti naître en moi une scission entre l'identité que je pensais incarner et celle que je reflétais réellement", explique Redouane, né en France d'une mère italienne et d'un père algérien. 

Mêmes aigreurs chez Karim, également âgé de 27 ans, qui assure qu'il aurait pu décrire le même quotidien, tant il s'est "reconnu dans les propos de Redouane". Cet autre ingénieur qui a pu suivre un cursus intéressant (lequel? où?) s'est quant lui exilé à Londres, parlant d'un "ras-le-bol" symbolisé par la "disqualification de Mennel Ibtissem de 'The Voice' ou encore du déchaînement contre Maryam Pougetoux", responsable voilée du syndicat étudiant l'UNEF.

Deux déclencheurs qui autorisent à penser que l'idéologie radicale des deux "ingénieurs" supposés aurait pu peser en faveur de  la Syrie contre Madrid et le Royaume-Uni si la tournure des événement ne les avait pas contrariés.


L'AFP relaie les propos des deux hommes racontant "l'étonnement" de leurs interlocuteurs en France, lorsqu'ils évoquent leur parcours scolaire et leur baccalauréat scientifique (filière S) : "Je lisais la surprise dans leurs yeux, comme s'ils s'attendaient à ce que j'ajoute à tout moment que c'était une blague et que j'étais en BEP mécanique. Comme si cette filière était incompatible avec la personne que j'étais", explique Redouane, issu d'un collège de Zone d'éducation prioritaire (ZEP). Il aurait pu vanter le système éducatif qui l'a porté, mais la gratitude ne l'anime visiblement pas.

Redouane (toujours) évoque également les remarques de ses anciens professeurs : "Comment s'appelle-t-il, déjà ? 'Mohammed ? Euh, Mouloud ? Euh, Redouane ?' (...) Evidemment, ce genre de remarque ne concernait pas Thomas et Benjamin, commente-t-il, un classique dans la bouche des cancres. La nouveauté serait que ceux qui réussissent dans une France accusée de racisme s'alignent sur les 'décrocheurs'. Mieux, vu le nombre grandissant de professeurs d'origine maghrébine ou sub-saharienne, tout le monde en prend pour son grade...
Ce qui me dérange, c'est la différence de traitement", insiste cet anonyme. "Au fond de moi, je sais que même si je faisais tous les efforts du monde pour rentrer dans ce moule, mon faciès continuerait de me trahir occasionnellement et ne résoudrait donc pas totalement mes problèmes d'identité". Raisonnement perturbé : son parcours scolaire démontre tout le contraire. Et l'AFP colporte ce type de mauvais sentiments paradoxaux.

Redouane parle de "petits trucs pas graves mais qui s'accumulent", comme l'expérience des entrées en boîtes de nuit, un autre poncif, dans la presse et la bouche des jeunes en virée au centre des villes : "Quand tu te retrouves à rentrer chez toi comme un con parce que tu t'es fait refouler, forcément ça démotive. J'ai mis une seule fois les pieds en boîte : j'avais réussi à rentrer parce qu'il était tôt et que les mecs avaient été cool", explique-t-il. Il y aurait aussi des Gaulois 'cool'... Ne rêvons pas : des blacks, assurément !

Les deux hommes décrivent alors une forme de repli communautaire

 "J'ai commencé à traîner avec d'autres personnes. [La vérité, c'est que traîner en bande commence avant l'âge d'aller en boîte. Mais passons sur cette invraisemblance ajoutée aux précédentes : on ne peut les relever toutes. Signalons toutefois celle-ci, qui souligne que ces témoignages sont des contre-vérités ordinaires, nulles et non avenues.] Est-ce que je serais devenu musulman si je n'avais pas rencontré ces difficultés ?", se questionne le nouveau Madrilène, révélant au passage son endoctrinement et son prosélytisme. "Honnêtement [sic], je n'ai pas la réponse. Mais ce que je sais, c'est que mon parcours spirituel n'est pas venu de ma famille". 

Karim évoque avec franceinfo [l'orthographe de Mahaut Landaz - auteure pour L'Obs de "Une culotte qui vibre pendant les buts : on a trouvé la pub la plus sexiste de la Coupe du Monde" ou ""Ils m'ont mis nu dans une salle" : un mineur arrêté au lycée Arago raconte sa garde à vue"- a été corrigée à chaque fois que nécessaire] un épisode illustrant, selon lui, les contrastes entre l'Angleterre et la France. Pendant un entretien d'embauche à Londres, il a demandé à son interlocuteur s'il est possible de "prévoir un endroit pour prier". "Il a rigolé; il ne comprenait pas que je lui pose la question ! J'ai dû lui expliquer qu'en France c'était très compliqué, voire impossible", explique-t-il. Redouane explique, lui, dans ses messages, que vu la situation actuelle, "il ne peut être que plus épanoui" à l'étranger. C'est en effet un problème que le Maghreb n'attire pas un musulman aussi qualifié.

En 2013, 198.000 personnes nées en France avaient quitté le territoire. Un chiffre qui était alors en hausse de 25% comparé à 2011. Il est cependant impossible de connaître la part de jeunes issus de l'immigration. Avec des deux-là, le compte est-il bon ?


"Ça envoie le message que quels que soient les signaux qu'on donne,
il y aura toujours des gens qui exploiteront des failles pour théoriser le fait que les arabes et les Noirs [on notera un jeu de majuscules discriminantes...] ne s'intégreront jamais, selon Dominique Sopo, président de SOS Racisme, à franceinfo. Aller de pays en pays ne révèle pas une détermination à s'intégrer.

Karim affirme portant "ne pas avoir d'exemples personnels de discriminations racistes". D'ailleurs, ni l'un ni l'autre n'ont jamais eu de difficultés à trouver du travail dans l'Hexagone. Mais le second est un suiveur.

mardi 1 mai 2018

1er Mai: la gauche anti-républicaine se révèle dans toute sa violence

L'ultra gauche l'a belle quand les syndicats s'opposent aux forces de l'ordre

Des milices anarchistes, antifa et autonomes, font dérailler la manifestation parisienne

L'AFP écrit : "Des 'black blocs' manifestent en marge du défilé parisien du 1er Mai 2018", alors qu'ils prennent la tête du cortège. La gauche exemplaire accuse de violence ses propres éléments extrémistes. "Les casseurs décrédibilisent tout": la présence d'un grand nombre de "black blocs", qui ont provoqué les forces de l'ordre et tout saccage sur leur passage, a fait "dérailler la manifestation parisienne du 1er Mai, qui n'a pas pu se dérouler comme prévu". Un jugement partisan de l'AFP. 

Partie vers 15h00, la manifestation a très rapidement dégénéré, bloquée par quelque "1.200 black blocs" recensés par la préfecture de police - donc largement plus nombreux et non assumés par les organisateurs - sur les 14.500 manifestants, "une configuration inédite," selon une source proche du dossier qui ne souhaite pas être identifiée. Et pour cause, car l'appréciation est fausse. 

Leurs activistes sont incontrôlables, mais les organisateurs maintiennent le défilé

Côté syndicats, la police a recensé 20.000 manifestants et la CGT 55.000. Face aux affrontements et dégradations, les forces de l'ordre ont tardivement riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et avec deux lanceurs d'eau. De nombreuses dégradations ont été commises par les militants habillés de noir, casqués et encagoulés, puisque des associations et la LDH, marquée à gauche, s'opposent à l'interdiction des cagoules et des masques, au nom de la liberté de manifester. 

"On en a marre de ce système capitaliste qui détruit tout, de la répression policière brutale contre ceux qui s'y opposent, grondent pourtant les anarchistes, antifa et autonomes. On veut un changement radical, qu'on écoute la société; on veut de l'écologie, de l'altermondialisme", a dit l'un d'entre eux, se décrivant comme un "étudiant de 19 ans", interrogé - sous couvert d'anonymat - par l'AFP qui rapporte ses propos sans vérifier ses déclarations. 

Près de 200 "black blocs" - revendiquent-ils cette appartenance ou est-ce pur supputation? - ont été interpellés, selon la préfecture de police, qui a également mentionné six autres interpellations, pour port d'arme prohibé ou jets de projectiles. Ont-ils une carte d'adhérent à ces milices de gauche révolutionnaire hyper-violentes ? 

Bien qu'absent de l'Elysée, le président de la République Emmanuel Macron a condamné les faits. 
Ses services ont fait le travail sur Twitter, dénonçant "avec une absolue fermeté les violences" qui ont "dévoyé les cortèges du 1er mai". Sans renouveler la langue de bois politique, son entourage prête à Macron, depuis l'Australie, ces mots convenus : "Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes". Ainsi, sa police a réussi à interpeller plus de 200 individus, sur les 1.200 voyous... Des gardes à vue auraient même été prononcées.

Dans un communiqué, le premier ministre, Edouard Philippe, a également condamné  ces violences et "l'irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements". 

Venu manifester en famille, Mathieu Gourmelon, 54 ans, a regretté que les "blacks blocs" - en fait, des anarcho-autonomes ordinaires, jusqu'à plus ample informé - aient éclipsé les autres participants, qui défilaient en troupeau : "Les casseurs [possiblement encartés, en vérité] décrédibilisent tout," estime ce militant. 

Face à l'impossibilité pour la manifestation syndicale de se dérouler comme prévu par les organisateurs, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, a dû "inviter" les organisateurs - CGT et FSU (communistes), Solidaires (trotskistes),  et des fédérations franciliennes de FO (sensibilités diverses, parfois extrêmes) - à modifier l'itinéraire, ce qu'ils ont fait. "Mais il a fallu batailler, a raconté le trotskiste Eric Beynel, porte-parole de Solidaires (organisation non représentative), qui s'exonère de toute responsabilité, par entêtement révolutionnaire : "la préfecture de police nous a demandé à plusieurs reprises d'arrêter la manifestation, ce qu'on s'est refusé à faire. On n'avait pas de raison de ne pas aller jusqu'au bout". Les violences et dégradations prouvent le contraire.

Le secrétaire général de la CGT  a évidemment critiqué les autorités pour leur gestion de son désordre et Philippe Martinez a réclamé des explications au préfet de police et au ministre de l'Intérieur... C'est à eux "de prendre les mesures pour que de telles choses ne se passent pas", a-t-il estimé, couvrant l'incompétence de son propre service d'ordre pourtant réputé muscle et efficace en fonction des ordres donnés. 

Le syndicat UNSA-police a déploré qu'aucune "interpellation en amont" n'ait eu lieu. "Quand les exactions ont commencé, il y avait au moins un millier de personnes (des extrémistes pro-migrants clandestins, comme à Calais ou à la frontière franco-italienne, et à Notre-Dame-des-Landes ou à Tolbiac) entre eux et les forces de l'ordre," estime-t-il dans un communiqué
L'AFP assure en revanche que les milices d'"antifa" et d'"autonomes" étaient "en marge" du cortège... 

Les principaux leaders politiques de l'opposition s'en sont également pris au gouvernement après ces violences. 
"On ne pouvait pas intervenir", a expliqué le préfet de police. "Nous voulions éviter à la fois parmi les manifestants, mais aussi parmi les forces de l'ordre, qu'il y ait des blessés voire des morts", a ajouté le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, impuissant. 
Au moins quatre personnes, dont un policier, ont été légèrement blessées, selon le préfet de police. -
Dans la plupart des grandes villes, à l'inverse de Paris, les manifestations, auxquelles participaient aussi les organisations étudiante et lycéenne UNEF et UNL, et parfois La France Insoumise (LFI), le NPA (SUD), le PCF ou Lutte ouvrière (LO), se sont déroulées sans débordements. 

La convergence syndicale n'a pas eu lieu

Ph. Martinez a regretté que FO et la CFDT aient boudé l'appel de sa confédération, "alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays". Bernadette Groison (FSU, suiveurs du PCF), lui a fait écho, déplorant cette "tradition française" de division syndicale. 

Au total, les manifestations ont rassemblé 210.000 personnes en France, selon la CGT qui n'a pas hésité à qualifier la mobilisation de "réussite", 143.500 selon le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris. Les cheminots participaient en nombre aux cortèges. 

Présent à Marseille, où la manifestation a rassemblé 4.200 personnes, selon la police, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui travaille à sa candidature à la mairie, a établi un distinguo optimiste, assurant  que "la jonction des forces est, malgré les apparences, en train de se faire" entre mouvement social et forces politiques, constatant toutefois que "rien n'est réglé pour ce qui est de la division syndicale"
De fait, la journée internationale du Travail est l'occasion pour chaque organisation syndicale de faire étalage de sa force, comme ce fut le cas en 2002 quand elles firent bloc pour "faire barrage" à Jean-Marie Le Pen.

Plus radical que son prédécesseur, Jean-Claude Mailly, Pascal Pavageau, le nouvel patron de Force ouvrière, a annoncé sa volonté de contacter ses homologues pour discuter d'une éventuelle "unité d'action". Sa centrale est cependant restée fidèle à son habitude de défiler séparément le 1er Mai. 

mercredi 21 mars 2018

Comment les syndicats en grève manifesteront-ils leur mépris des usagers, demain ?

Les usagers vont pouvoir apprécier l'étendue du respect des grévistes pour leurs concitoyens

A l'AFP, il n'est question que de la SNCF

Un employé de la SNCF en grève, le 17 juin 2014.

La grève qui commence demain, jeudi 22, à la SNCF va se traduire par la circulation de 40% des TGV, 25% des Intercités et 50% des TER, tandis que 30% des trains d'Ile-de-France seront assurés, soit à 70% et 75% désorganisées, a annoncé mercredi le patron de l'entreprise publique, Guillaume Pepy. Les lignes les plus fréquentées par des salariés français subiront les perturbations les plus dérangeantes.
Le patron d'entreprise a précisé que la grève commencera à se traduire dans les faits dès 19h00 mercredi et jusqu'à 8h00 du matin vendredi.

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) organisent une "manifestation nationale"  jeudi à Paris contre la réforme du ferroviaire, avec "plus de 25.000" personnes attendues.

Il faut s'attendre à "des perturbations importantes à la SNCF"a prévenu la ministre des Transports Elisabeth Borne, évoquant sur RMC les mêmes chiffres que Pepy.
"On va tout faire pour accompagner nos voyageurs, raconte Pépy. On va fermer les sièges de l'entreprise en région et au plan national pour que le maximum possible de personnels soient aux côtés des voyageurs" touchés par ce mouvement social, a-t-il promis au micro de RTL, plutôt que de faire en sorte que le dialogue avec les syndicats soit positif.

Or, "la CGT a appelé à manifester, mais quatre autre syndicats de la SNCF ont appelé eux à la grève"deux jours sur cinq, du 3 avril au 28 juin, pour s'opposer aux projets de réforme du secteur ferroviaire.
"Pour les grèves qui sont annoncées dans les semaines à venir, notre engagement est très clair: à 17h00 la veille, nous publierons la liste précise de tous les trains qui circulent", a par ailleurs promis Pepy. 

Un front commun inédit depuis des années à la SNCF.
Sur ce front, l’unité est concrète. Au lendemain de la présentation du rapport Spinetta sur l’avenir de l’entreprise publique, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avait annoncé, le 16 février, une "mobilisation nationale" des cheminots, également le 22 mars. Au final, les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), soutenues par FO, marqueront leur désaccord avec la réforme ferroviaire. La fin du statut pour les nouveaux embauchés prévue par le gouvernement a mis le feu aux poudres et a permis ce front commun que l’on n’avait pas vu depuis des années.
Au PS, le nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, déclare que son parti s’inscrit dans l’opposition et le déclaremobilisé.

Depuis, les syndicats ont fait savoir qu’ils appellent à une grève perlée à partir du 3 avril. 
Sont ainsi programmés trente-six jours de grève, deux par deux, séparés par trois jours de non-grève. Une guerre d’usure qui doit durer jusqu’au 28 juin et pénalisera lourdement les usagers. "Face à un gouvernement autoritaire, il sera nécessaire d’être en capacité de tenir un conflit intensif sur une très longue durée", ont-ils tenté de se justifier dans un communiqué commun. Pour jeudi, ils attendent "25.000 manifestants", soit presque un cheminot sur cinq

En solidarité avec leurs collègues et bien qu’ils ne soient pas touchés par la réforme, trois syndicats radicaux de la RATP (CGT, UNSA et SUD) n'ont pas hésité à demander aux agents de la Régie des transports parisiens de cesser le travail jeudi.

Outre les cheminots, les fonctionnaires aussi sont en marche contre Macron

Rassemblement du personnel SNCF de Nouvelle-Aquitaine, le 28 février, à Bordeaux.
Le candidat Macron avait annoncé la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique. Devenu président,  il a fait descendre plusieurs centaines de milliers de salariés dans la rue le 10 octobre 2017 pour dénoncer le gel de la valeur du point d’indice qui sert à calculer les rémunérations, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie ou la simple compensation de la hausse de la CSG sans gain de pouvoir d’achat.
 
A cela se sont ajoutées les mesures dévoilées le 1er février 2018 qui prévoient un recours accru aux contractuels, le développement de la rémunération au mérite et l’instauration de plans de départs volontaires. Autant d’éléments qui constituent "une réelle menace contre le statut général des fonctionnaires", selon les sept syndicats mobilisés sur la durée. 

Sept syndicats de fonctionnaires ont donc appelé à manifester, jeudi, une journée déterminante pour la suite du mouvement social.
Les fonctionnaires (et agents de la SNCF) sont appelés à descendre dans la rue pour protester contre les projets de l’Etat macronien visant leur pouvoir d’achat (et le statut privilégié des cheminots)Ils se retrouveront le 27 mars pour étudier les suites à donner au mouvement.

A Paris, deux cortèges distincts sont organisés jeudi 22, mais ils convergeront pour se retrouver place de la Bastille. "Tout le monde s’attend à une très forte mobilisation qui peut avoir un effet dynamisant pour la suite", estime Fabrice Angei, permanent en décharge syndicale à la direction confédérale de la CGT.

Ces sept syndicats représentatifs de la fonction publique (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) sont tombés d'accord début février pour appeler les 5,4 millions de fonctionnaires à faire grève et à descendre dans la rue. Mardi, la CGT, première organisation dans la fonction publique, annonçait plus de 150 cortèges partout en France. "C’est un étiage très haut et un élément positif", se félicite Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT.

Un mouvement 
syndical marqué par une certaine divergence de vues. 
Contrairement au 10 octobre, la CFDT et l’UNSA, respectivement deuxième et quatrième organisations dans la fonction publique, n’ont pas souhaité rejoindre leurs camarades. "Ne pas appeler à la grève ne vaut pas accord avec ce qui est proposé et ne veut pas dire que l’on n’est pas mobilisé, insistent-ils, mais dans l’établissement du rapport de force, cela nous semblait prématuré", explique Mylène Jacquot (CFDT, proche du PS). Des stratégies s’inscrivant dans l’optique des élections professionnelles qui se dérouleront dans la fonction publique en décembre.

Les enseignants ne seront pas de reste...
Pourquoi se mobilisent-ils ? 
Les branches enseignement des principaux syndicats ont appelé les professeurs à participer au mouvement. Le SNUipp-FSU dénonce notamment le fait que les 3.I881 postes créés à la rentrée prochaine dans l'Education nationale ne permettront pas de mettre en œuvre les réformes souhaitées par le gouvernement, notamment le dédoublement des classes de CP dans les zones d'éducation prioritaire. lls savent pourtant par ailleurs que les candidatures sont insuffisantes... 
Les syndicats organisations lycéennes et étudiantes (UNEF), qui protestent contre les réformes du bac et de l'université, ont rejoint l'appel à mobilisation. 
Certaines crèches seront elles-aussi fermées.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Sur RTL, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a dit s'attendre à des "grèves limitées" dans les écoles. Un enseignant sur quatre sera en grève dans le 1er degré (où ils sont habituellement un sur deux), selon le syndicat SNUIPP, avec des taux variables selon les régions : 20% en Dordogne, en Haute-Garonne ou encore dans la Vienne, 35% en Lozère, dans les Alpes-de-Haute-Provence ou encore en Seine-Maritime, 40% en Seine-et-Marne et dans le Var, 45% dans le Gers 50% en Creuse et à Paris ou encore près de 55% en Seine-St-Denis (où l'assiduité scolaire est de toute façon erratique) et dans les Pyrénées-Orientales.
Seulement 10% des écoles seront fermées dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Paris ou encore en Seine-Maritime, assure le SNUIPP.

La loi prévoit un service d'accueil minimum dans les écoles, mais les précédentes mobilisations ont montré qu'il n'est que rarement assuré. 

Les contrôleurs aériens profiteront de l'aubaine
Pourquoi ces nantis se mobilisent-ils ? L'Usac-CGT, la formation majoritaire dans l'aviation civile, a appelé les contrôleurs aériens à se joindre à la mobilisation et à cesser le travail de mercredi soir à jeudi soir. Les contrôleurs aériens sont eux aussi des fonctionnaires et leur syndicat appelle à une "hausse sensible du recrutement". Vendredi, une mobilisation est aussi prévue au sein d'Air France. Dix syndicats appellent à une grève massive, tous métiers confondus, pour réclamer une augmentation des salaires de 6%.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Les perturbations pourraient être importantes, notamment jeudi en raison de la mobilisation des contrôleurs aériens. La Direction Générale de l'Aviation Civile a d'ores et déjà annoncé que 30% des vols seraient annulés dans les aéroports de Roissy, Orly et Beauvais. 
Du côté d'Air France, la compagnie prévoit de maintenir 75% des ses vols moyen-courriers de et vers l'aéroport de Paris Charles-de-Gaulle et 60% des court-courriers à Orly et des transversales province. La compagnie aérienne prévoit par ailleurs de maintenir 100% de ses vols long-courriers.

Une accumulation de grogne et de luttes
Le service public doit tout aux blocages des syndicats.
Comme notre économie aux migrants...

Vendredi, ce sera au tour des salariés d’Air France de prendre le relais pour réclamer des augmentations de salaires. Après une première grève le 22 février, onze syndicats de la compagnie aérienne ont décidé de mobiliser, tous métiers confondus. Un troisième round est prévu le 31 mars. 

Egalement ce jour-là, FO et la CFDT appellent les salariés de Carrefour à baisser le rideau après un vaste plan de restructuration annoncé en janvier. 

Trois jours plus tard, les cheminots entameront leur grève en pointillé. Ce qui fait dire à Pascal Pavageau, membre du bureau confédéral de FO, que "le 22 mars est une étape, une date qui s’inscrit dans un calendrier qui va se poursuivre". Seul candidat à la succession de Jean-Claude Mailly à la tête du syndicat en avril, ce dernier critique "une logique de jungle" et de "casse totale des droits collectifs". "Si le nouveau monde, c’est l’individualisation des droits et le chacun pour soi, je suis très fier de notre ancien monde", lance-t-il.

Les Français vont-ils devoir endurer un "printemps social" ? 
Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo, se montre réservé. "Dans le privé, il y a très peu de conflits, souligne-t-il. Et pour le 22 mars, les confédérations sont très prudentes." A l’heure actuelle, rares sont d’ailleurs les observateurs qui envisagent une éventuelle coagulation de ces mouvements. "On est plus face à une perspective de superposition des luttes, note l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des mouvements sociaux. Mais pour le gouvernement, une multiplication des conflits n’est toutefois pas forcément plus rassurante qu’une conjonction : une litanie de mobilisations attire le regard et peut pourrir le climat politique et social."

L’exécutif, qui en est bien conscient, tente de circonscrire certains fronts, tout en affichant sa fermeté, notamment vis-à-vis des cheminots
Face à la colère des retraités – une population qui manifeste rarement, mais qui s'est mobilisée avec succès le 15 mars contre la hausse de la CSG –, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, mardi, vouloir "corriger" le dispositif pour 100.000 couples de personnes âgées qui sont "juste au-dessus" du seuil de déclenchement. 
Le pouvoir macronien avait pareillement fait marche arrière en janvier après un important mouvement de protestation des surveillants de prison. "Le gouvernement prend conscience qu’il y a un mécontentement qui commence à s’exprimer fortement mais aussi des attentes, estime M. Angei, de la CGT. Quoi qu’il en dise, ça l’oblige à reculer."