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samedi 31 mars 2018

Forte mobilisation des salariés de Carrefour pour leurs emplois et leur pouvoir d'achat

Les usagers de Carrefour étaient interdits d'approvisionnement, ce samedi de Pâques

Hypermarchés filtrés ou bloqués par des alignements de chariots et des piquets de grève

Un magasin Carrefour de Marseille

Faire ses courses pour le long de Pâques était galère dans certains magasins Carrefour samedi, au vu de la forte mobilisation des salariés, décidés à défendre leurs emplois et leur pouvoir d'achat, au détriment de l'entreprise.
C'est une mobilisation "historique", s'est félicité Michel Enguelz (FO).

Au moins 300 magasins intégrés ont été impactés par le mouvement de grève lancé par FO et la CFDT, et relayé séparément par la CGT, au lendemain d'une mobilisation dans les entrepôts. "Du jamais vu", selon Philippe Allard (CGT). 

La CFDT a recensé 170 hypermarchés (sur 220) mobilisés et 130 supermarchés (sur environ 470), avec un taux de grévistes avoisinant "50%". Sans considération des familles. 
Pour FO, 180 hypermarchés étaient dans le mouvement, dont "entre 40 et 50 fermés ou complètement bloqués". Le premier syndicat du groupe se targue de la fermeture de 80 magasins de proximité, au détriment des personnes âgées ou malades.
 
Le groupe Carrefour a lui même fait état d'hypermarchés fermés, une "première," selon Sylvain Macé (CFDT). A midi, "80%" des hypermarchés étaient "ouverts" (soit 20% fermés, ce qui équivaut à une quarantaine) et "100%" des supermarchés", a souligné la direction. 

Partout, le mouvement s'est traduit par des rassemblements, du "filtrage" aux entrées des magasins ou carrément des blocages, s'est réjoui  S. Macé. Parmi les hypermarchés complètement bloqués, ont été cités ceux d'Antibes (LR), Ollioules (UMP), Toulon Grand Var (LR), Nice Lingostière (LR) ou Port-de-Bouc (PCF) dans le Sud, Vénissieux (PCF), Chambéry (UMP), Toulouse-Labège (LR) ou encore Mérignac (PS). 

Cette mobilisation est l'aboutissement de l'inquiétude et de la colère qui montent depuis le 23 janvier, avec l'annonce du "plan de transformation," par le  PDG du groupe à l'été dernier, Alexandre Bompard l'accompagnant de la suppression de milliers d'emplois.

Ce mouvement "doit nous permettre de faire comprendre à A. Bompard que les salariés ne sont pas des pions", a souligné M. Enguelz (FO). Mais cette grève pourrait entraîner "entre 40 et 50 millions d'euros" de perte de chiffre d'affaires, avait indiqué vendredi Thierry Faraut (SNEC CFE-CGC)

Le dialogue social est "rompu"  

Carrefour de Lomme, Nord
Au-delà des suppressions de postes annoncées - 2.400, via un plan de départs volontaires dans les sièges, 2.300, via un plan social dans les magasins de proximité (273 ex-Dia qui vont fermer) -, les syndicats protestent contre le passage en location gérance d'hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine visés selon eux). 

Ils s'inquiètent aussi de l'impact sur l'emploi d'autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100.000 m2 des surfaces des hypermarchés). 

"Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l'inquiétude chez certains de nos salariés", a admis le directeur exécutif de Carrefour France. Mais, "si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer", a insisté Pascal Clouzard, 

Côté salariés, l'annonce récente d'une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l'an dernier, vue comme une "aumône" ou un "pourboire", a aussi catalysé la colère.
"Bien consciente de l'impact sur le pouvoir d'achat" de cette baisse, la direction a proposé mi-mars de relever ce montant à 407 euros, via un complément forfaitaire d'intéressement, sans réussir à désamorcer la fronde.
Les actionnaires vont toucher, eux, un total de 356 millions d'euros de dividendes, globalement. 

Les syndicats populistes anticipent aussi des négociations salariales au rabais. 
"Augmenter les salaires, pas les dividendes des actionnaires", clamait une pancarte dans les rassemblements. "On s'est dit qu'on allait arrêter de payer pour les actionnaires", a relevé Olivier Ginestar (CGT), devant l'hypermarché de Lomme (Nord), fermé samedi et où les députés LFI du Nord Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis ont fait monter la pression.

Côté syndicats, le mouvement traduit aussi la crispation du dialogue social, dont tous dénoncent unanimement la "dégradation". Il est "rompu, c'est marche ou crève", relevait à Marseille Smaïl Ait Atman (CFDT), syndicat pourtant réformiste. 

"La balle est dans le camp" de la direction, estime FO, qui a déjà annoncé qu'il ne signera pas le projet d'accord sur le plan de départs volontaires, comme la CFDT. Si d'autres actions ne sont "pas exclues", "l'objectif" est un "retour à la négociation", souligne Michel Enguelz (FO). Il faut "rétablir le dialogue social qui a existé (chez Carrefour) pendant 30 ans", a plaidé S. Macé (CFDT).

mercredi 21 mars 2018

Comment les syndicats en grève manifesteront-ils leur mépris des usagers, demain ?

Les usagers vont pouvoir apprécier l'étendue du respect des grévistes pour leurs concitoyens

A l'AFP, il n'est question que de la SNCF

Un employé de la SNCF en grève, le 17 juin 2014.

La grève qui commence demain, jeudi 22, à la SNCF va se traduire par la circulation de 40% des TGV, 25% des Intercités et 50% des TER, tandis que 30% des trains d'Ile-de-France seront assurés, soit à 70% et 75% désorganisées, a annoncé mercredi le patron de l'entreprise publique, Guillaume Pepy. Les lignes les plus fréquentées par des salariés français subiront les perturbations les plus dérangeantes.
Le patron d'entreprise a précisé que la grève commencera à se traduire dans les faits dès 19h00 mercredi et jusqu'à 8h00 du matin vendredi.

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) organisent une "manifestation nationale"  jeudi à Paris contre la réforme du ferroviaire, avec "plus de 25.000" personnes attendues.

Il faut s'attendre à "des perturbations importantes à la SNCF"a prévenu la ministre des Transports Elisabeth Borne, évoquant sur RMC les mêmes chiffres que Pepy.
"On va tout faire pour accompagner nos voyageurs, raconte Pépy. On va fermer les sièges de l'entreprise en région et au plan national pour que le maximum possible de personnels soient aux côtés des voyageurs" touchés par ce mouvement social, a-t-il promis au micro de RTL, plutôt que de faire en sorte que le dialogue avec les syndicats soit positif.

Or, "la CGT a appelé à manifester, mais quatre autre syndicats de la SNCF ont appelé eux à la grève"deux jours sur cinq, du 3 avril au 28 juin, pour s'opposer aux projets de réforme du secteur ferroviaire.
"Pour les grèves qui sont annoncées dans les semaines à venir, notre engagement est très clair: à 17h00 la veille, nous publierons la liste précise de tous les trains qui circulent", a par ailleurs promis Pepy. 

Un front commun inédit depuis des années à la SNCF.
Sur ce front, l’unité est concrète. Au lendemain de la présentation du rapport Spinetta sur l’avenir de l’entreprise publique, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avait annoncé, le 16 février, une "mobilisation nationale" des cheminots, également le 22 mars. Au final, les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), soutenues par FO, marqueront leur désaccord avec la réforme ferroviaire. La fin du statut pour les nouveaux embauchés prévue par le gouvernement a mis le feu aux poudres et a permis ce front commun que l’on n’avait pas vu depuis des années.
Au PS, le nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, déclare que son parti s’inscrit dans l’opposition et le déclaremobilisé.

Depuis, les syndicats ont fait savoir qu’ils appellent à une grève perlée à partir du 3 avril. 
Sont ainsi programmés trente-six jours de grève, deux par deux, séparés par trois jours de non-grève. Une guerre d’usure qui doit durer jusqu’au 28 juin et pénalisera lourdement les usagers. "Face à un gouvernement autoritaire, il sera nécessaire d’être en capacité de tenir un conflit intensif sur une très longue durée", ont-ils tenté de se justifier dans un communiqué commun. Pour jeudi, ils attendent "25.000 manifestants", soit presque un cheminot sur cinq

En solidarité avec leurs collègues et bien qu’ils ne soient pas touchés par la réforme, trois syndicats radicaux de la RATP (CGT, UNSA et SUD) n'ont pas hésité à demander aux agents de la Régie des transports parisiens de cesser le travail jeudi.

Outre les cheminots, les fonctionnaires aussi sont en marche contre Macron

Rassemblement du personnel SNCF de Nouvelle-Aquitaine, le 28 février, à Bordeaux.
Le candidat Macron avait annoncé la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique. Devenu président,  il a fait descendre plusieurs centaines de milliers de salariés dans la rue le 10 octobre 2017 pour dénoncer le gel de la valeur du point d’indice qui sert à calculer les rémunérations, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie ou la simple compensation de la hausse de la CSG sans gain de pouvoir d’achat.
 
A cela se sont ajoutées les mesures dévoilées le 1er février 2018 qui prévoient un recours accru aux contractuels, le développement de la rémunération au mérite et l’instauration de plans de départs volontaires. Autant d’éléments qui constituent "une réelle menace contre le statut général des fonctionnaires", selon les sept syndicats mobilisés sur la durée. 

Sept syndicats de fonctionnaires ont donc appelé à manifester, jeudi, une journée déterminante pour la suite du mouvement social.
Les fonctionnaires (et agents de la SNCF) sont appelés à descendre dans la rue pour protester contre les projets de l’Etat macronien visant leur pouvoir d’achat (et le statut privilégié des cheminots)Ils se retrouveront le 27 mars pour étudier les suites à donner au mouvement.

A Paris, deux cortèges distincts sont organisés jeudi 22, mais ils convergeront pour se retrouver place de la Bastille. "Tout le monde s’attend à une très forte mobilisation qui peut avoir un effet dynamisant pour la suite", estime Fabrice Angei, permanent en décharge syndicale à la direction confédérale de la CGT.

Ces sept syndicats représentatifs de la fonction publique (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) sont tombés d'accord début février pour appeler les 5,4 millions de fonctionnaires à faire grève et à descendre dans la rue. Mardi, la CGT, première organisation dans la fonction publique, annonçait plus de 150 cortèges partout en France. "C’est un étiage très haut et un élément positif", se félicite Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT.

Un mouvement 
syndical marqué par une certaine divergence de vues. 
Contrairement au 10 octobre, la CFDT et l’UNSA, respectivement deuxième et quatrième organisations dans la fonction publique, n’ont pas souhaité rejoindre leurs camarades. "Ne pas appeler à la grève ne vaut pas accord avec ce qui est proposé et ne veut pas dire que l’on n’est pas mobilisé, insistent-ils, mais dans l’établissement du rapport de force, cela nous semblait prématuré", explique Mylène Jacquot (CFDT, proche du PS). Des stratégies s’inscrivant dans l’optique des élections professionnelles qui se dérouleront dans la fonction publique en décembre.

Les enseignants ne seront pas de reste...
Pourquoi se mobilisent-ils ? 
Les branches enseignement des principaux syndicats ont appelé les professeurs à participer au mouvement. Le SNUipp-FSU dénonce notamment le fait que les 3.I881 postes créés à la rentrée prochaine dans l'Education nationale ne permettront pas de mettre en œuvre les réformes souhaitées par le gouvernement, notamment le dédoublement des classes de CP dans les zones d'éducation prioritaire. lls savent pourtant par ailleurs que les candidatures sont insuffisantes... 
Les syndicats organisations lycéennes et étudiantes (UNEF), qui protestent contre les réformes du bac et de l'université, ont rejoint l'appel à mobilisation. 
Certaines crèches seront elles-aussi fermées.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Sur RTL, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a dit s'attendre à des "grèves limitées" dans les écoles. Un enseignant sur quatre sera en grève dans le 1er degré (où ils sont habituellement un sur deux), selon le syndicat SNUIPP, avec des taux variables selon les régions : 20% en Dordogne, en Haute-Garonne ou encore dans la Vienne, 35% en Lozère, dans les Alpes-de-Haute-Provence ou encore en Seine-Maritime, 40% en Seine-et-Marne et dans le Var, 45% dans le Gers 50% en Creuse et à Paris ou encore près de 55% en Seine-St-Denis (où l'assiduité scolaire est de toute façon erratique) et dans les Pyrénées-Orientales.
Seulement 10% des écoles seront fermées dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Paris ou encore en Seine-Maritime, assure le SNUIPP.

La loi prévoit un service d'accueil minimum dans les écoles, mais les précédentes mobilisations ont montré qu'il n'est que rarement assuré. 

Les contrôleurs aériens profiteront de l'aubaine
Pourquoi ces nantis se mobilisent-ils ? L'Usac-CGT, la formation majoritaire dans l'aviation civile, a appelé les contrôleurs aériens à se joindre à la mobilisation et à cesser le travail de mercredi soir à jeudi soir. Les contrôleurs aériens sont eux aussi des fonctionnaires et leur syndicat appelle à une "hausse sensible du recrutement". Vendredi, une mobilisation est aussi prévue au sein d'Air France. Dix syndicats appellent à une grève massive, tous métiers confondus, pour réclamer une augmentation des salaires de 6%.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Les perturbations pourraient être importantes, notamment jeudi en raison de la mobilisation des contrôleurs aériens. La Direction Générale de l'Aviation Civile a d'ores et déjà annoncé que 30% des vols seraient annulés dans les aéroports de Roissy, Orly et Beauvais. 
Du côté d'Air France, la compagnie prévoit de maintenir 75% des ses vols moyen-courriers de et vers l'aéroport de Paris Charles-de-Gaulle et 60% des court-courriers à Orly et des transversales province. La compagnie aérienne prévoit par ailleurs de maintenir 100% de ses vols long-courriers.

Une accumulation de grogne et de luttes
Le service public doit tout aux blocages des syndicats.
Comme notre économie aux migrants...

Vendredi, ce sera au tour des salariés d’Air France de prendre le relais pour réclamer des augmentations de salaires. Après une première grève le 22 février, onze syndicats de la compagnie aérienne ont décidé de mobiliser, tous métiers confondus. Un troisième round est prévu le 31 mars. 

Egalement ce jour-là, FO et la CFDT appellent les salariés de Carrefour à baisser le rideau après un vaste plan de restructuration annoncé en janvier. 

Trois jours plus tard, les cheminots entameront leur grève en pointillé. Ce qui fait dire à Pascal Pavageau, membre du bureau confédéral de FO, que "le 22 mars est une étape, une date qui s’inscrit dans un calendrier qui va se poursuivre". Seul candidat à la succession de Jean-Claude Mailly à la tête du syndicat en avril, ce dernier critique "une logique de jungle" et de "casse totale des droits collectifs". "Si le nouveau monde, c’est l’individualisation des droits et le chacun pour soi, je suis très fier de notre ancien monde", lance-t-il.

Les Français vont-ils devoir endurer un "printemps social" ? 
Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo, se montre réservé. "Dans le privé, il y a très peu de conflits, souligne-t-il. Et pour le 22 mars, les confédérations sont très prudentes." A l’heure actuelle, rares sont d’ailleurs les observateurs qui envisagent une éventuelle coagulation de ces mouvements. "On est plus face à une perspective de superposition des luttes, note l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des mouvements sociaux. Mais pour le gouvernement, une multiplication des conflits n’est toutefois pas forcément plus rassurante qu’une conjonction : une litanie de mobilisations attire le regard et peut pourrir le climat politique et social."

L’exécutif, qui en est bien conscient, tente de circonscrire certains fronts, tout en affichant sa fermeté, notamment vis-à-vis des cheminots
Face à la colère des retraités – une population qui manifeste rarement, mais qui s'est mobilisée avec succès le 15 mars contre la hausse de la CSG –, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, mardi, vouloir "corriger" le dispositif pour 100.000 couples de personnes âgées qui sont "juste au-dessus" du seuil de déclenchement. 
Le pouvoir macronien avait pareillement fait marche arrière en janvier après un important mouvement de protestation des surveillants de prison. "Le gouvernement prend conscience qu’il y a un mécontentement qui commence à s’exprimer fortement mais aussi des attentes, estime M. Angei, de la CGT. Quoi qu’il en dise, ça l’oblige à reculer."

dimanche 4 février 2018

Enseigne Carrefour : semaine de mobilisation contre le plan social

La CGT appelle les salariés de l’enseigne de grande distribution à se mobiliser dès ce 5 février

Le plan social provoque une protestation qui doit durer jusqu’au samedi 10 février
  
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Le siège de l'enseigne Carrefour est à Massy, Essonne
Le choix du lieu du rassemblement suggère une opération syndicale. Le collectif CGT Carrefour appelle en effet les salariés du groupe à se mobiliser contre le plan de restructuration annoncé le 23 janvier par le groupe de grande distributionà Montreuil (Seine-Saint-Denis) sur la commune où se trouve le siège national de la CGT
C’est pour protester contre cette "casse sociale" que la CGT prévoit "un temps fort" lundi 5 devant l’hypermarché Carrefour de Montreuil en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. L’appel à mobilisation court sur toute la semaine, jusqu’au samedi 10 février. 
Le 8 février, FO appelle de son côté à une manifestation. 

2.400 suppressions de postes 
Le plan présenté par Carrefour prévoit la suppression de 2.400 postes dans les sièges du groupe, via un plan de départs volontaires (PDV), ainsi que la sortie du groupe, par cession ou fermeture, de 273 ex-magasins Dia, qui affecte 2.100 salariés avec un plan social (plan de sauvegarde de l’emploi, PSE) à la clé. 

Le projet de la direction vise aussi à réduire la surface des hypermarchés de 100.000 m2 et une réduction des coûts de deux milliards d’euros. 

Le ministère du Travail a assuré suivre "avec la plus grande attention le déroulement" de ces deux plans...

"Tous deux de grande ampleur". Et d’ajouter, le mercredi 31 janvier : "Nous serons extrêmement vigilants sur la qualité du dialogue social, ainsi que sur les moyens mis en œuvre pour favoriser le retour à l’emploi des salariés (affectés), notamment la formation, les mesures de reclassement…" Une préoccupation que le ministère a affirmée en recevant les organisations syndicales au cours de la semaine du 29 janvier

La CGT refuse le dialogue

Initiatrice des protestations à partir du 5 février, la CGT a prévenu les autorités qu’elle "ne négociera pas. Elle se battra pour qu’il n’y ait pas de plan", a assené Philippe Allard, délégué CGT, après sa rencontre rue de Grenelle. 
Il a souligné que l’Etat avait "subventionné" Carrefour en lui versant "plus de 700 millions d’euros via le CICE" (crédit d’impôt compétitivité emploi, proposé par le gouvernement Ayrault, PS) depuis le 1er janvier 2013, représentant un coût pour les finances publiques évalué à 11,3 milliards d'euros en 2013 et à 19 milliards d'euros en 2015
En juillet 2014, Rue89 (du groupe L'Obs, propriété de Xavier Niel et Matthieu Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) révéla que le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le CICE, le député socialiste Yves Blein (qui soutiendra la candidature Macron) est membre de la famille Mulliez, groupe Auchan, ce qui peut poser un problème de conflit d'intérêts dans la mesure où le groupe Mulliez a largement bénéficié de ce dispositif (44 millions d'euros en 2013).Un journal d'extrême gauche auquel collabora François Ruffin (LFI), Fakir, en décembre 2016 dénonça le fait que plusieurs enseignes de la grande distribution aient pu transformer l'aide de l'État en dividendes pour les actionnaires, ou en rétributions pour les patrons.
Dans Le Point, Jean Nouailhac critiqu
e l'identité des entreprises qui ont le plus bénéficié du CICE. Il dénonce le fait que des entreprises, dont l’État est actionnaire, comme La Poste, ont grandement bénéficié du dispositif, sans pour autant embaucher.
La délégation Force ouvrière a de son côté exigé "une négociation quantitative et qualitative" en termes de "reclassements, de formation et de retour à l’emploi". 
Une délégation CFDT a, quant à elle, exposé au ministère ses interrogations et "inquiétudes", alertant notamment le gouvernement sur l'"ampleur" de l’impact social, "plus de 5 .000" postes en ajoutant deux projets de restructuration en cours depuis l’automne. Laurent Berger, secrétaire général de cette organisation, avait de son côté demandé que Carrefour, "groupe rentable", ne verse pas cette année de dividendes à ses actionnaires et qu’il utilise plutôt cet argent pour "le reclassement et l’accompagnement des salariés concernés". Populisme ?

mardi 23 janvier 2018

Emploi : Macron parade avec le Japonais Toyota, mais s'éclipse face aux difficultés du Français Carrefour

Les bons comptes de Macron n'y sont pas à l'INSEE et à Pole emploi

Macron s'affiche à Toyota, mais est absent à Carrefour
Le président-soleil se déplace pour le constructeur de l'"Empire du soleil levant"

Macron s'est rendu à Onnaing pour féliciter le Japonais et saluer le fer de lance du ..."made in France" ! Intox ou info ?
La direction de l’entreprise a annoncé la création de 700 CDI, alors le chef de l’Etat a aussitôt accouru aux côtés de ses dirigeants (ci-dessus), lors d'un déplacement - éclair, mais lourdement  médiatisé - sur le site du constructeur japonais de la Toyota Yaris, à Onnaing (Nord), lundi 22 janvier après-midi.

L'Europe est attractive et quand les investisseurs étrangers ne retirent pas leurs billes de l’industrie tricolore, Macron fait de la récupération : la Toyota Yaris est une automobile produite depuis 1999 au Japon et aussi construite à partir de 2001 en France, près de Valenciennes, à Onnaing, où Toyota procure du travail à 3.950 personnes. 
Le groupe nippon n’a cessé d’y investir, chiffrant à 1,4 milliard d’euros les fonds consacrés à son développement. Et dimanche, le PDG de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF), Luciano Biondo, a annoncé plus de 300 millions d’euros supplémentaires pour permettre la modernisation du site, l’un des principaux du groupe en Europe. La presse avait récemment avancé le chiffre de 400 millions d’euros.
Macron se pose en héraut du "France is back", mais la direction de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) a nommé, non pas un Français, à la direction du site valenciennois, mais l'Italien Luciano Biondo : à compter du 1er janvier 2017, il a succédé à Koreatsu Aoki.
Dans le même temps,
le Japonais a été nommé président de Toyota Peugeot Citroën Automobiles (TPCA) sur le site TPCA situé à Kolin en République Tchèque qui produit la Toyota Aygo, la Peugeot 108 et la Citroën C1...
L. Biondo a confirmé l’ambition du constructeur extra-européen de produire d’ici à 2020 plus de 300.000 véhicules par an, contre 230.000 actuellement. "Ce qui est important, c’est d’avoir un site compétitif en accélérant la modernisation de notre outil", a-t-il insisté. Ce qui est secondaire, c'est de soutenir les constructeurs automobiles français...

Un nouvel immeuble accueillera ainsi la production de pièces en plastique actuellement usinées en Espagne. Rendre le site plus performant devrait ensuite permettre d’accueillir la production d’un second véhicule, en plus de la Yaris. Mais pas question pour l’instant d’annoncer la fabrication d’un autre modèle.

Le Japonais salue le savoir-faire français et Macron, le savoir-faire tchèque 
Hormis la courte prise de parole du PDG de TMMF, aucune annonce officielle n’a eu lieu, évitant ainsi au président français de révéler le montant de la facture consacrée par l'Etat à la modernisation de l’usine Toyota. Dans l’entourage du président de la République, on évoque 2 millions d’euros quand la région des Hauts-de-France présidée par le juppéiste Xavier Bertrand s’engage à hauteur de 11 millions (dont 9 millions issus des fonds européens Feder).  

Macron masque le coût de l'opération derrière une opération de com' sur le savoir-faire français
L'essentiel n’était pas pour lui le montant à charge du contribuable, mais l’illustration du savoir-faire français. Le président a consacré près de 2 h 30 à visiter le site sous les caméras et il a enchaîné les selfies avec les salariés.

La culture macronienne ? "Dans notre usine, il y a de la rigueur, du respect et une vision industrielle, confirme Thomas Mercier, délégué ...CFDT, syndicat majoritaire (40 %). La culture japonaise fait la différence. On a la chance d’avoir une direction franche et directe. Ici, c’est pas Carlos Ghosn."
FO est tout à l'euphorie du moment : "La culture Toyota, c’est de n’être jamais content pour toujours s’améliorer et innover", explique Fabrice Cambier, délégué syndical. 
Quant à la CGT, cinquième syndicat de l’usine nordiste, elle n'est pas éblouie par la culture japonaise et une dizaine de manifestants a été repoussée par la police qui leur a interdit l’entrée de l’usine : "Tous les salariés ont été filtrés, confirme un cadre de la CFDT. Ils ont demandé de retirer toutes les chasubles et les badges des syndicats.
Pas question de gâcher ce beau moment, promesse de 300 emplois en contrat à durée indéterminée (CDI) dès cette année, puis de 400 autres CDI quand les nouveaux équipements seront installés.
Constat plus mitigé du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand : "Attention, il ne faut pas se contenter d’en parler et de faire de la communication…"


Le Français Carrefour va supprimer 2.400 postes sur 10.500 à son siège, en revanche.


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Voyez-vous Macron, Philippe ou Pénicaud ?

Le groupe, qui emploie 115.000 salariés en France, annonce un plan de départs volontaires, dans le cadre de son plan de relance annoncé mardi, qui vise à accélérer dans le bio, le commerce en ligne et de proximité. Philippe sera-t-il délégué par l'Elysée aux selfies avec les "départs volontaires" ?

Carrefour a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d'euros dès 2020, en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu'un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia, passés sous sa propre enseigne.

Un processus de recherche de repreneurs sera lancé pour ces magasins, qui seront fermés si le processus n'aboutit pas. Carrefour favorisera "systématiquement" une offre de reclassement, précise toutefois le groupe dans un communiqué.

En Ile-de-France, le siège de Boulogne va être fermé et le projet d'un nouveau siège de 30.000 m2 en Essonne, abandonné.

Carrefour s'est en effet fixé un objectif de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le commerce en ligne alimentaire et une part de marché supérieure à 20% en France d'ici à 2022, précise-t-il, à propos de son nouveau plan de transformation. Il lancera en 2018 un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être élargi à d'autres pays.

Il prévoit d'ailleurs d'investir 2,8 milliard d'euros sur 5 ans, "soit six fois plus que les investissements actuellement consentis", pour se renforcer dans le numérique.



Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d'affaires dans le bio à 5 milliards d'euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années.

Carrefour annonce "un soutien financier et durable à la conversion au bio d'agriculteurs", avec un partenariat avec l'organisation mondiale de protection de l'environnement WWF, une ONGI qui a pignon sur rue  (c'est un fonds qui, en 2013, tirait 56 % de ses ressources des particuliers, 17 % du secteur public et 10 % d'entreprises privées), mais sans légitimité.



Par ailleurs, la Chine s'apprête  à entrer au capital de Carrefour par le biais de la filiale du géant de l'internet chinois Tencent et de la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui, selon un accord préliminaire signé entre les trois partenaires. Carrefour précise qu'il restera le premier actionnaire de sa filiale en Chine.
Parallèlement à ce projet d'investissement, Carrefour et Tencent annoncent la signature d'un "protocole d'accord de coopération stratégique en Chine", l'objectif étant de mettre en commun l'expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique de Tencent, géant des réseaux sociaux en Chine. De cet "allié" de Carrefour, Jack Ma d’Alibaba Group a déclaré: "Le problème de Tencent est qu’ils ne font aucune innovation. Tout n’est que copie.
Carrefour peut s'attendre à la naissance d'un clone chinois de Carrefour...

lundi 13 juillet 2015

Prise d'otages dans un magasin Carrefour des Hauts-de-Seine

Des "braqueurs" armés retranchés dans un magasin de Villeneuve-la-Garenne

Le magasin Primark du centre commercial Qwartz a été pris pour cible de "malfaiteurs" ce lundi matin.

"Vers 6h30, deux ou trois malfaiteurs armés ont pénétré dans le magasin pour ce que l'on pense être au départ une tentative de vol à main armée", a expliqué "une source policière".
Selon les premiers éléments, "effrayés, 18 employés du magasin se sont retranchés dans une cantine du centre commercial", a ajouté cette source anonyme. 
On ne sait pas à ce stade s'ils sont retenus en otages par les braqueurs ou s'ils ont réussi à se mettre à l'abri dans cette partie du centre commercial Qwartz.

"Ils sont armés, il faut sortir!"
Dans Le Parisien, un prestataire "qui venait approvisionner les machines à friandises" témoigne avoir aperçu des gens "en panique" sortir du centre commercial: "Tout le monde courait et criait: 'Ils sont armés, ils sont armés ! Il faut sortir !'"

La circulation a été coupée dans le quartier autour du centre commercial Qwartz situé entre le boulevard Gallieni et la Seine de cette ville de la banlieue ouest de Paris et les grilles des magasins ont été baissées. 
Les troupes d'élite du Raid ont été envoyées sur place.

La prise d’otage a duré plusieurs heures 

Les policiers du RAID ont libéré 18 employés, mais les trois hommes armés qui avaient pris ce groupe en otages sont en fuite. Nanard Cazeneuve n'a donc pas encore annoncé son apparition sur les lieux, bien qu'il n’y ait aucun blessé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une employée avait prévenu son ami que deux hommes armés étaient dans les locaux.
BFMTV n'aura pas eu le temps de nuire, comme en janvier dernier, lors du massacre antisémite à l'Hyper-Casher de la Porte de Vincennes par des djihadistes français.


Primark est une entreprise irlandaise spécialisée dans la distribution de vêtements à bas coût fabriqués principalement en Turquie et en Moldavie, pays situé entre la Roumanie et l'Ukraine.

Ses vêtements basiques sont produits en grandes séries en Inde, en Chine, au Vietnam ou au Bangladesh. La marque a d'ailleurs été mise en cause lors de l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, car faisant partie des principaux clients du site. 1138 ouvriers et ouvrières du textile ont été tués dans le drame.

mardi 5 avril 2011

Les filières des faux produits halal

“Fraudes et escroqueries au nom de l'Islam”




Le bouc émissaire de l'islamophobie est
un agneau halal



Le business du halal


C'est un marché extrêmement florissant qui vaut 5 milliards d’euros. Il attire donc l'attention et aiguise les appétits. Lien L'Express

Mais l’envers du décor a été mis en pleine lumière par un récent documentaire de Canal + dans le cadre du magazine « Spécial investigation », soulevant un coin du voile sur les dessous d’un business en plein boom pas si pur que cela.

Le ver serait donc dans le fruit juteux. De traces de porc aux volailles abattues mécaniquement, en passant par l’absence de réglementation et le foisonnement de pseudo-organismes de certification halal, l’enquête journalistique dissipe tous les doutes : les abus sont légion, et la fraude, une pratique coutumière.

VOIR et ENTENDRE la 1ère partie d'un reportage de Canal+ (1/3):
Une vieille tradition de fraude
En 2007, il avait fallu plus de trois mois pour démanteler une mafia du faux hallal.
Trois entreprises hollandaises ( très grand abattoir de bovins Brada) et françaises ( transformation de viandes Charal et grande distribution Carrefour). Elles étaient si bien organisées pour la fraude et les tromperies dans des pays européens qu'elles ont réussi à imposer leurs produits “dont ne voudraient pas les chiens ..” aux consommateurs musulmans d'Europe et d'ailleurs.
Trois mois d'investigations, de persévérance et de patience, mais aussi d'intimidations et de menaces, voire de calomnies, avant de parvenir à recouper les informations, les confirmer par des preuves et documents irréfutables. A la croque au sel, ils dévorent les fouineurs, à la scie ils les dénigrent.

Le fameux “guide” de Brada qui assure le “100 % hallal”. Balivernes !
Pour éviter le dépôt de bilan, l'abattoir hollandais avait investi dans le marché des viandes hallal mais en recourant à la fraude.
En Europe, l'égorgement des bêtes, appelé “abattage par saignée”, n'est autorisé que par dérogation pour les juifs et les musulmans. Pour ce faire, les abattoirs autorisés doivent être équipés, notamment d'un “piège” appelé communément “tonneau” dans lequel le bovin est introduit afin que son débattement se fasse à l'intérieur du “piège” pour éviter des accidents. Or, le 8 décembre 2005, les services vétérinaires hollandais sont formels : “L'abattoir ne bénéficie d'aucune autorisation ou dérogation pour pratiquer l'abattage rituel hallal”.

Chez Brada on peut tout visiter, sauf le lieu d'abattage de vieilles bêtes de piètre qualité : il faut se satisfaire de l'affirmation: “nous égorgeons selon le rite islamique” et la promesse de documents 'en bonne et due forme': “Nous vous délivrerons des certificats de contrôle hallal”. De prime abord, le certificat est tout à fait réglementaire car il est signé et cacheté par Abd El Moneïm Mustapha Al Chaman, le directeur du bureau de contrôle hallal. (Ce n'est pas le cas en France et en Belgique où les “certificats” portant l'intitulé d'organismes de contrôle sont signés par le sacrificateur avec cachet de l'abattoir, ce qui n'est pas conforme, puisque le sacrificateur n'est pas un contrôleur”.Mais Brada ne pratique pas l'abattage hallal rituel.

Ce bureau de contrôle hallal est situé au sein même du consulat de Syrie à La Haye. Al Chaman assure qu'il n'a aucune relation avec cet abattoir et que le certificat remis par Brada est un faux.

Où en est la filière du faux halal ?

2007, c'était il y a tellement longtemps... Mais en octobre dernier, il n'y a donc pas six mois, un documentaire de C+ dénonçait encore des dérives du business hallal

Ce documentaire de Canal+ le lundi 11 octobre 2010 sur les dessous du business halal dénonce les dérives et les abus.

Voici la deuxième partie de l'enquête du magazine "Spécial investigation", signée Feurat Alani et Florent Chevolleau, qui montre comment l'absence de réglementation et la multiplication des organismes de certification halal douteux autorisent les fraudes les plus graves.
Ainsi, une analyse pratiquée sur des bonbons certifiés halal de la marque espagnole Fini a permis de détecter dans leur composition la présence de gélatine de porc.

De même, une enquête dans une usine d'abattage de poulets de la marque Doux permet de découvrir que les volailles certifiées halal sont anesthésiées et abattues mécaniquement, contrairement aux règles religieuses musulmanes.

Autre exemple à Rungis, où le volume de la viande halal a doublé en 10 ans. Faute de contrôle, il est possible de se procurer des certificats de complaisance, comme en témoigne un vendeur interrogé dans le documentaire.
"C'est du business tout ça, je sais comment ça se passe dans certaines boucheries soit disant halal, la viande est achetée a Rungis et ils nous font croire que c'est hallal alors que ça ne l'est pas. (faux tampons halal, etc, etc ...) les mecs tout ce qu'ils voient , c'est la rentabilité, point barre."


VOIR et ENTENDRE la deuxième partie (2/3):

VOIR et ENTENDRE la troisième et dernière partie du reportage (3/3):

Les restaurants Quick ne se laissent pas impressionner

Non seulement Quick n’a pas abandonné le halal, mais que 14 restaurants sont passés au « halal » dès le 1er septembre dernier
, dont 8 dans les villes suivantes :
- Chelles (77)
- Sevran (93)
- La Courneuve (93)
- Rosny-sous-Bois (93)
- Créteil (94)
- Strasbourg (67)
- Reims (51)
- Creil (60)
Les villes de Lille, Bordeaux et de nouveau Marseille étaient aussi concernées. En revanche, aucun des restaurants parisiens n’a été sélectionné.

Depuis le passage au « halal », les huit restaurants qui ont défrayé la chronique avant les élections régionales ont évité la fermeture. Mieux, le chiffre d’affaires de chacun de ces restaurants a littéralement explosé. Un succès rapide, dont l’ampleur a surpris le groupe Quick lui-même.

L'intoxication d'un jeune par un restaurant Quick et sa mort n'ont d'ailleurs pas suffi à dégriser la chaîne de restaurants de la Caisse des Dépôts et Consignations.