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samedi 15 décembre 2018

Usine de Blanquefort : l’exécutif engage un bras de fer avec Ford

Dans l'"ancien monde", Montebourg n'avait pas fait autrement : avec quel résultat ?

Le constructeur américain Ford veut fermer son usine de Blanquefort après avoir perçu 20 millions d’euros d’aides publiques entre 2011 et 2014 

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"Trahison", "lâcheté", "écœurement", "consternation", "indignité"… La classe politique n'a pas de mot assez blessant pour qualifier l’attitude de Ford.
Entre le fermeture de son usine de Blanquefort et sa reprise par le groupe belge Punch, le groupe Ford privilégierait la première option, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 847 emplois pourraient être perdus en cas de disparition du site. 
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des finances, s'est senti humilié et a perdu ses nerfs devant l’attitude de Ford, qui a transmis sa décision par un simple communiqué de presse, et dont le PDG, Jim Hackett, n’a pas daigné prendre le ministre au téléphone. "Je suis révolté, je suis écœuré par cette décision qui ne se justifie que par la volonté de Ford de faire monter son cours de Bourse, a déclaré, jeudi, B. Le Maire, au Sénat, à l’occasion de la séance de questions au gouvernement. Je veux dénoncer le mensonge de Ford, qui dit que l’offre de reprise de Punch n’est pas crédible (…). Et je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des salariés du site de Blanquefort."
"Je suis évidemment en désaccord avec ce choix et je souhaite que nous nous mobilisions tous pour maintenir l'activité industrielle sur le site. Nous avons une option solide. Punch est un repreneur solide qui a une bonne réputation, qui a déjà apporté la preuve de sa capacité à reprendre une activité industrielle", a-t-il ajouté. Un porte-parole de Ford France a refusé, quant à lui, de commenter à chaud ces déclarations véhémentes.

Les Américains ont parfaitement tiré parti du mode de fonctionnement français de subventions et de primes. Aujourd'hui, le gouvernement veut contraindre le constructeur américain à accepter l’offre de reprise, plutôt que de fermer son usine. 
"Hostile et inacceptable" : c’est en ces termes qu’en marge d’un sommet européen à Bruxelles, ce vendredi, Emmanuel Macron a jugé  la décision du groupe américain Ford de fermer une usine à Blanquefort, commune socialiste gérée par Vincent Feltesse (dont Hollande avait fait un conseiller à l'Elysée), dans l'aire urbaine de Bordeaux, Gironde, en refusant une offre de reprise.

A Bercy, son ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ne décolère pas. 
Lors d’un entretien téléphonique, ce vendredi, en début d’après-midi avec le PDG de Ford Europe, Steven Armstrong, il aurait exhorté le constructeur américain à "revoir sa décision", assure la presse. Et ce, rapidement, selon son entourage. La vérité est que ce PDG ne répond plus à Le Maire au téléphone. 
Si aucun calendrier n’a été fixé, Bercy prétend pourtant mettre la pression sur Ford pour qu’il accepte l’offre de reprise du belge Punch Powerglide, plutôt que de fermer l’usine fin août, en laissant sur le carreau les 850 salariés.
"S'ils pensent qu'ils peuvent mettre la clef sous la porte sans que ni l'Etat ni les collectivités locales ne réagissent, ils se trompent! Nous allons nous battre et nous ne nous laisserons pas faire", a tonné le ministre, jugeant cette position "indéfendable".
Le Maire dit avoir téléphoné au Secrétaire au Trésor du président Trump, Steve Mnuchin et à son conseiller économique  pour "obtenir leur soutien" et qu'ils alertent "la direction de Ford sur ce qui se passe actuellement sur le site de Blanquefort", près de Bordeaux.
Comme Margaret Thatcher, Macron "wants his money back" 
En effet, le constructeur américain a  pris l'argent offert contre la paix sociale. Il a abondamment bénéficié des aides publiques ces dernières années, sans pour autant se sentir lié. Ford aurait ainsi perçu 20 millions d’euros d’aides publiques entre 2011 et 2014 sur la base d’un premier accord de reprise du site : 10 millions d’euros au titre de l’investissement et 10 autres millions pour financer la formation et le chômage partiel des salariés. 
Parallèlement, il a bénéficié du Crédit impôt compétitivité emploi (CICE). Et même en cas de fermeture, Ford pourra imputer du CICE sur les impôts qu’il doit à l’Etat français en 2019 (au titre de 2018).
1998: accord de coopération signé par Ford et PSA Peugeot Citroën.
1999 : en remportant (ô surprise !) un important contrat avec l'UGAP (la centrale d’achat des administrations et collectivités publiques), Ford devint fournisseur de l'administration française, sous Jospin.

A Paris,
Ford et PSA Peugeot-Citroën présentèrent le 1er moteur ...diesel issu de la coopération technique entre les deux groupes. En 10 ans, quatre familles de moteurs diesel seront ainsi développées en commun.
2002 : installation du Groupe Ford France dans de nouveaux locaux à Saint Germain en Laye.
2006 : Ford livre la première flotte de Focus Flexifuel, fonctionnant au super-éthanol E85, au conseil Général de la Marne.
De quoi faire hurler un peu plus Philippe Martinez. 
Le patron de la CGT a répliqué, jeudi, que Ford doit "rembourser l’argent public " versé à la satisfaction de Louis Viannet, et Martinez a demandé ni plus ni moins que la "réquisition" de l’entreprise ! Irréaliste, selon Bercy, car cela enverrait un très mauvais signal aux groupes étrangers qui voudraient s’implanter en France.

Dissuader Ford de fermer

"Si la volonté de Ford est de fermer l’usine et de quitter le pays le plus vite possible, il doit comprendre que la meilleure solution est d’accepter l’offre de reprise", insiste une source anonyme proche du dossier. Mais pour l’en convaincre, le gouvernement a peu de moyens de pression. Il pourrait, par exemple, placer des obstacles administratifs sur sa route en lançant une commission parlementaire ou freiner, voire retoquer, le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que Ford souhaite engager. 
Le PSE est un dispositif légal visant à limiter les conséquences des licenciements collectifs. Mis en place en août 1989 par la loi 'Soisson', ce plan social a été renommé "plan de sauvegarde de l'emploi" par Martine Aubry dans loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002.
Bercy n’a pas non plus apprécié l'annonce par communiqué de la fermeture de l’usine à la fin août 2019, moins de vingt-quatre heures après avoir arraché un accord avec les syndicats et salariés du groupe. "Nous n’avons pas été prévenus de cette décision même si on sentait Ford devenir évasif dans les échanges", confirme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès de Bruno Le Maire.

Ford, prêt à se retirer dans les formes
Le constructeur américain trouve  des défenseurs parmi les experts du secteur automobile. "L’offre du belge Punch n’est pas robuste, détaille un fin connaisseur du dossier qui garde l'anonymat. Punch a fait la promesse de conserver un certain niveau production, mais rien ne prouve qu’ils seront en mesure de la tenir."
Punch Powerglide Strasbourg est un concepteur et fabricant mondial de boîtes de vitesse automatiques. Mais son site, qui a appartenu jusqu'en 2013 au groupe General Motors, a fait faillite deux années plus tôt et se trouve encore en profonde restructuration.
Ford fait aussi valoir que son intention est de bien faire les choses. Sur les 850 salariés que compte l’usine, la moyenne d’âge est de 51 ans. Dans le cadre d’un PSE, 150 d’entre eux pourraient être transférés à l’usine voisine, GFT (Getrag Ford Transmissions), qui fabrique elle aussi des boîtes de vitesses. Il resterait 700 salariés, dont la moitié partirait en pré-retraite, et l’autre moitié bénéficierait d’un accompagnement pour retrouver un emploi, lancer son entreprise, etc.

Le Maire mise sur une mobilisation nationale







Date butoir fin octobre
Lors de sa précédente visite dans l'usine il y a trois semaines, Bruno Le Maire avait affiché l'espoir de voir aboutir les négociations entre Ford qui entend se séparer de Blanquefort d'ici la fin de l'année 2019, et l'équipementier Punch, repreneur de l'usine de boîtes de vitesse que détenait General Motors à Strasbourg.

Le ministre avait fixé la fin du mois d'octobre comme date butoir pour trouver une solution. Les collectivités locales et l'Etat se sont engagés à investir 5 millions d'euros, dont trois millions d'euros pour des mesures de chômage technique qui seraient nécessaires et deux millions d'euros pour investir et moderniser le site, a précisé Bruno Le Maire.

Négociations sur un PSE
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a ajouté que Bordeaux Métropole et la Région Nouvelle-Aquitaine présidée par Alain Rousset (PS) sont prêts à apporter ensemble 12,5 millions d'euros pour "imposer" une reprise. "Ça veut dire mettre en cause le cas échéant la réputation de Ford sur le marché européen. Ça veut dire agir auprès des instances européennes qui peuvent peser sur la décision de Ford. Ça veut dire nous solidariser de toutes les actions que les organisations syndicales pourraient envisager", a-t-il dit.

Devant la représentation nationale, Le Maire a rendu un hommage appuyé à Philippe Poutou, ouvrier à Ford Blanquefort, syndicaliste CGT, ancien candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à l’élection présidentielle de 2017, et qui a pesé pour que son syndicat accepte de rentrer dans les clous de l’offre de Punch.

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Ford, qui a pris la décision de ne plus investir dans cette usine ouverte en 1972, avait lancé fin juin un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en parallèle à la recherche d'un repreneur. Les négociations sont toujours en cours et les membres du Comité d'entreprise se battent toujours pour obtenir des améliorations importantes dans les mesures proposées en cas de fermeture. La dernière réunion serait fixée au 18 décembre.

dimanche 4 février 2018

Enseigne Carrefour : semaine de mobilisation contre le plan social

La CGT appelle les salariés de l’enseigne de grande distribution à se mobiliser dès ce 5 février

Le plan social provoque une protestation qui doit durer jusqu’au samedi 10 février
  
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Le siège de l'enseigne Carrefour est à Massy, Essonne
Le choix du lieu du rassemblement suggère une opération syndicale. Le collectif CGT Carrefour appelle en effet les salariés du groupe à se mobiliser contre le plan de restructuration annoncé le 23 janvier par le groupe de grande distributionà Montreuil (Seine-Saint-Denis) sur la commune où se trouve le siège national de la CGT
C’est pour protester contre cette "casse sociale" que la CGT prévoit "un temps fort" lundi 5 devant l’hypermarché Carrefour de Montreuil en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. L’appel à mobilisation court sur toute la semaine, jusqu’au samedi 10 février. 
Le 8 février, FO appelle de son côté à une manifestation. 

2.400 suppressions de postes 
Le plan présenté par Carrefour prévoit la suppression de 2.400 postes dans les sièges du groupe, via un plan de départs volontaires (PDV), ainsi que la sortie du groupe, par cession ou fermeture, de 273 ex-magasins Dia, qui affecte 2.100 salariés avec un plan social (plan de sauvegarde de l’emploi, PSE) à la clé. 

Le projet de la direction vise aussi à réduire la surface des hypermarchés de 100.000 m2 et une réduction des coûts de deux milliards d’euros. 

Le ministère du Travail a assuré suivre "avec la plus grande attention le déroulement" de ces deux plans...

"Tous deux de grande ampleur". Et d’ajouter, le mercredi 31 janvier : "Nous serons extrêmement vigilants sur la qualité du dialogue social, ainsi que sur les moyens mis en œuvre pour favoriser le retour à l’emploi des salariés (affectés), notamment la formation, les mesures de reclassement…" Une préoccupation que le ministère a affirmée en recevant les organisations syndicales au cours de la semaine du 29 janvier

La CGT refuse le dialogue

Initiatrice des protestations à partir du 5 février, la CGT a prévenu les autorités qu’elle "ne négociera pas. Elle se battra pour qu’il n’y ait pas de plan", a assené Philippe Allard, délégué CGT, après sa rencontre rue de Grenelle. 
Il a souligné que l’Etat avait "subventionné" Carrefour en lui versant "plus de 700 millions d’euros via le CICE" (crédit d’impôt compétitivité emploi, proposé par le gouvernement Ayrault, PS) depuis le 1er janvier 2013, représentant un coût pour les finances publiques évalué à 11,3 milliards d'euros en 2013 et à 19 milliards d'euros en 2015
En juillet 2014, Rue89 (du groupe L'Obs, propriété de Xavier Niel et Matthieu Pigasse, également détenteurs du groupe Le Monde) révéla que le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le CICE, le député socialiste Yves Blein (qui soutiendra la candidature Macron) est membre de la famille Mulliez, groupe Auchan, ce qui peut poser un problème de conflit d'intérêts dans la mesure où le groupe Mulliez a largement bénéficié de ce dispositif (44 millions d'euros en 2013).Un journal d'extrême gauche auquel collabora François Ruffin (LFI), Fakir, en décembre 2016 dénonça le fait que plusieurs enseignes de la grande distribution aient pu transformer l'aide de l'État en dividendes pour les actionnaires, ou en rétributions pour les patrons.
Dans Le Point, Jean Nouailhac critiqu
e l'identité des entreprises qui ont le plus bénéficié du CICE. Il dénonce le fait que des entreprises, dont l’État est actionnaire, comme La Poste, ont grandement bénéficié du dispositif, sans pour autant embaucher.
La délégation Force ouvrière a de son côté exigé "une négociation quantitative et qualitative" en termes de "reclassements, de formation et de retour à l’emploi". 
Une délégation CFDT a, quant à elle, exposé au ministère ses interrogations et "inquiétudes", alertant notamment le gouvernement sur l'"ampleur" de l’impact social, "plus de 5 .000" postes en ajoutant deux projets de restructuration en cours depuis l’automne. Laurent Berger, secrétaire général de cette organisation, avait de son côté demandé que Carrefour, "groupe rentable", ne verse pas cette année de dividendes à ses actionnaires et qu’il utilise plutôt cet argent pour "le reclassement et l’accompagnement des salariés concernés". Populisme ?

samedi 28 janvier 2017

Myriam El Khomri ne "minimise" pas l'ampleur des récents plans sociaux

Les "plans sociaux" sont simplement convertis en "plans de sauvegarde de l'emploi"

La gauche sociale se flatte d'une baisse de 12% des plans sociaux

Les "plans de sauvegarde de l'emploi", c'est comme les plans sociaux d'antan, dans certains cas, mais pas dans d'autres... Et la rhétorique en plus. 

Le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) en France a baissé de 12% entre 2015 et 2016, a annoncé jeudi la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sans vouloir "minimiser l'ampleur" des récents plans sociaux. "Qu'il n'y ait aucun malentendu. Je ne veux absolument pas minimiser l'ampleur" des derniers plans de restructuration, comme celui du groupe Vivarte, "ni minimiser la souffrance de ces salariés", "mais je veux dire ici que le nombre de PSE a diminué de 12% entre 2015 et 2016", a-t-elle admis lors de ses voeux à la presse. Le sujet est sensible pour la ministre du Travail. Il s'agit d'un "chiffre significatif"selon la ministre.

En effet, chez Vivarte, la direction a annoncé, lundi, le lancement de deux PSE, à la Halle aux Chaussures et dans sa filiale Vivarte Services.  
Une partie de la gauche reproche à la loi travail de Valls, qui porte le nom de sa mère-porteuse, de faciliter les plans sociaux. Lors du premier débat public entre les sept candidats, Benoît Hamon, finaliste à la primaire socialiste, avait ainsi expliqué que le plan social de la Voix du Nord n'aurait pas été possible sans la loi El Khomri. Une affirmation rejetée par la ministre responsable. La direction du quotidien régional n'a pas hésité  en effet à invoquer la sauvegarde de la compétitivité pour justifier son plan. Or, ce motif était accepté par la jurisprudence de la Cour de cassation bien avant la loi El Khomri, laquelle n'a donc rien amélioré.
La ministre de Valls maintient que "la loi travail ne facilite pas les licenciements". 
Le texte "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques". "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé sans rien retirer au pouvoir des juges", a-t-elle insisté.

La réforme en matière de plans sociaux date de juin 2013 et de la loi sur la sécurisation de l'emploi. Le texte visait à simplifier les procédures des licenciements économiques de taille importante et s'applique aux entreprises de 50 salariés et plus qui souhaitent licencier pour motif économique au moins dix salariés sur une même période de 30 jours.


Deux modalités sont désormais prévues
soit l'employeur conclut un accord collectif majoritaire avec les représentants syndicaux, qui est soumis à validation par l'administration régionale, soit il prend une décision unilatérale, soumise dans ce cas à homologation de l'administration. Auparavant, le chef d'entreprise devait seulement notifier le PSE auprès de l'administration. Pour les entreprises, ce cadre présente le grand avantage de limiter les contentieux. Les se félicitent aussi d'avoir désormais affaire, en cas de recours, au juge administratif et non plus judiciaire
Enfin, la nouvelle procédure est également plus rapide.

En 2014, 728 PSE ont été mis en œuvre. 39 % de ces plans résultaient de la validation d'un accord entre l'entreprise et les organisations syndicales. Les services du ministère du Travail publieront dans les prochaines semaines les données pour 2015 et 2016.

El Khomri a déploré que "certains aient cherché récemment à imputer" à la loi travail "la responsabilité de certains plans sociaux"

Lien France Info
Tel est notamment le cas à la Voix du Nord, comme l'a souligné Benoît Hamon il y a deux semaines. 
"Non, la loi travail ne facilite pas les licenciements", a martelé la ministre. La réforme des licenciements économiques que contient cette loi "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques", selon elle. "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé, sans rien retirer au pouvoir des juges. Codifier la jurisprudence, quelle audace !", a poursuivi la ministre, qui polémique en estimant que la loi travail a "suscité beaucoup d'approximations et de fantasmes". "Beaucoup de mécontentements exprimés tenaient davantage au contexte qu'au texte", et la loi "a fait aussi office de catharsis en mettant à jours des clivages syndicaux anciens, des clivages politiques très profonds et un malaise général de l'opinion", a-t-elle conclu.

L'AFP, L'Express et Libération publient les mêmes éléments de langage de la ministre. 
Ainsi, pour abonder dans le sens du gouvernement et du candidat Valls, francetvinfo.fr cite nommément Libération qui fait un copié collé de l'AFP. Le service public qui cumule les services  journalistiques de deux chaines, une radio ou deux (si on n'omet pas France Inter) et une télévision,

Hamon accuse la loi Travail du plan social à "La Voix du Nord"
"Le plan social proposé avant l'application de la loi El Khomri avait été refusé. Il a été autorisé car désormais, la loi le permet", a affirmé Benoît Hamon. "Oui, il y a des dispositions dans la loi El Khomri qui facilitent le licenciement, et qui vont fragiliser les salariés au moment où ils cherchent à préserver leur emploi", a poursuivi le candidat.

La ministre du Travail a immédiatement protesté sur Twitter. "Non @benoithamon la #LoiTravail n'est pas responsable du plan social de La Voix du Nord", a-t-elle posté sur le réseau social, affirmant que "les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans". Convaincant ?

"Les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans", selon un amalgame de ministre, l'illustre El Khomri
La loi El Khomri autorise les licenciements économiques en cas de baisse des commandes ou de chiffre d'affaires, y compris si l'entreprise fait des bénéfices, ce qui est le cas du groupe Rossel La Voix. Ce dernier prévoit la suppression d'"au maximum" 178 emplois. "La direction du travail avait (...) retoqué l’été dernier le premier projet de plan de La Voix du Nord, souligne Le Monde. Malheureusement pour les salariés, la loi El Khomri est passée par là," écrit la chaîne de service public, au détour d'une phrase.

lundi 6 janvier 2014

Goodyear Amiens: la CGT sequestre deux dirigeants

Des salariés et des membres de la CGT ont pris deux responsables en otage ce lundi matin. 

Le directeur de la production et le directeur des ressources humaines sont privés de leur liberté
 
depuis lundi matin dans l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, menacée de fermeture.
 
Les syndicats réclament la réouverture des discussions sur l'accompagnement financier des salariés, alors que la fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord semble désormais inéluctable: la procédure d'information-consultation sur le plan social est en effet close depuis le début novembre.

Les djihadistes preneurs d'otages utilisent les mêmes procédés
Depuis ce lundi matin 10h15, les deux cadres de l'entreprise, le directeur de production et le directeur des ressources humaines, sont séquestrés "dans le calme" par les salariés, suggérant ainsi que leur patience a des limites. Ils ont été faits prisonniers alors qu'ils étaient venus dire aux salariés qui font de la surenchère qu'ils ne peuvent prétendre aux mêmes conditions financières que ceux qui étaient partis volontairement, prévues au printemps dernier et retoquées par la justice à l'automne.

Des conditions inscrites dans le PSE
"On veut revenir à la table des négociations, c'est-à-dire un plan de départs volontaires, et voir s'il y a un repreneur. Et s'il n'y a pas de repreneur, un plan de départs volontaires pour tout le monde avec énormément de fric", explique Franck Jurek, secrétaire-adjoint CGT du comité d'entreprise.

Pas question, ont répondu les cadres de l'entreprise. 
Tout est désormais inscrit dans le marbre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), le plan de sauvegarde de l'emploi, adopté en novembre.

La fermeture du site a été annoncée voici un an, le 31 janvier 2013 et le bras de fer avec les salariés dure depuis 2007. Et l'hypothèse Titan a fait long feu.

jeudi 17 octobre 2013

Sony va supprimer 150 postes en Alsace

Montebourg, redresseur improductif de l'industrie

Sony compte conserver 80 emplois des 362 concernés sur 516
 
L'usine de Ribeauvillé dans le Haut-Rhin est visée d'ici à la fin 2013.
La direction de Sony France et les syndicats du fabricant de matériel électronique en ont fait l'annonce ce lundi 16 octobre.

Près d'un tiers des emplois l'usine alsacienne de Sony va disparaître
, d'après les syndicats de salariés du géant nippon de l'électronique à Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin. Des suppressions de postes envisagées dans le cadre de la vente en cours du site à la société Cordon Electronics.

Les suppressions sont censées ne viser que les fonctions "supports" (administratifs), telles que la comptabilité ou les ressources humaines, qui font doublon avec le siège de Cordon Electronics, un spécialiste de la réparation électronique industrielle. Fondée en 1989 par son actuel PDG, Serge Cordon, l'entreprise a installé son siège social à Dinan en Bretagne.

Sony Alsace TEC France, société conjointe du groupe japonais et du repreneur Cordon, doit entamer mercredi la négociation d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a indiqué l'intersyndicale FO-CGT-CFTC-CFE-CGC.

"
Cela ne laisserait que 80 personnes dans ces emplois indirects sur un effectif total de 362 salariés, ce qui nous inquiète pour la pérennité du site", a commenté le porte-parole de l'intersyndicale.

Dernière du groupe dans l'Hexagone

C'est moins que les chiffres précédemment évoqués.
 
En mai, les mêmes sources mentionnaient une fourchette de 166 à 191 emplois menacés. La direction, elle, parlait de 168 suppressions de postes, sans toucher aux emplois directement affectés aux activités du site, tel le service après-vente, la sous-traitance électronique et l'ingénierie.

La négociation doit prendre fin dans trois mois, entre la fin de cette année et les premiers jours de 2014. D'ici là, les représentants du personnel espèrent obtenir une révision à la baisse des réductions d'effectifs.

Ribeauvillé est la dernière usine de Sony en France. 
Dans le cadre de la cession, le Japonais s'est engagé à fournir au site des volumes d'activité pendant au moins quatre ans.

Sony procède en deux étapes à la cession de l'usine alsacienne
Le 1er septembre dernier, le Japonais a constitué une société commune Sony Alsace Tec France avec le repreneur Cordon Electronics qui en détient 49%, Courant 2014, il procédera à la vente de 51% de ses parts. Le groupe japonais s'engage toutefois à fournir au site des volumes d'activités pendant au moins quatre ans.

samedi 25 juillet 2009

Les socialistes français sèment aussi la zizanie au Parlement Européen

L'exception culturelle politique du PS en Europe

Les socialistes français ne cassent pas seulement les pieds de Cohn-Bendit

Les eurodéputés socialistes français se rendent également insupportables aux socialistes européens. Les tensions ont reprisdès le lendemain des élections du 7 juin, lorsque l'Allemand Martin Schulz (1955) a proposé de transformer le Parti socialiste européen (PSE) en Alliance progressiste des socialistes et des démocrates (APSD), afin de l'élargir aux eurodéputés démocrates italiens. Bien qu'affaiblis (31 élus en 2004, 14 élus en 2009), les socialistes français s'y sont fortement opposés.

Le climat délétère entre les socialistes français et le président du parti socialiste européen (PSE) au Parlement Européen
(depuis mai 2004) s'est encore dégradé quand ce dernier a reconduit l'« accord technique » passé entre le PPE [Parti populaire européen, centre droit] et l'APSD sur le partage des responsabilités. Une nouvelle fois, les socialistes français ont dénoncé cet accord en refusant de prendre part au vote sur le président du Parlement Européen. Les eurodéputés de la gauche du PS, Françoise Castex et Liêm Hoang Ngoc, proches de Benoît Hamon, porte-parole et mignon de Martine Aubry, ainsi qu'Estelle Grelier, qui soutient Laurent Fabius, ont même voté pour la candidate GUE [Gauche unitaire européenne], la Suédoise Eva-Britt Svensson.

Pour construire une « maison commune de la gauche », ils veulent casser la baraque
Ce nouvelle fronde a éclaté au nom de la continuité de la démarche initiée, au niveau national, par Martine Aubry soutenue par Sa Cynique Majesté Royal !

Liêm Hoang Ngoc
dénonce ses camarades socialistes français.

Selon lui, ils se seraient abstenus, parce qu'« ils ne voulaient pas braquer Martin Schulz, à la veille de la répartition des postes dans les commissions du Parlement européen ». Il faut dire que le président socialiste européen a déjà été au centre d'un incident diplomatique: Silvio Berlusconi l'avait présenté comme un kapo...

Bilan ?

L'ancien Premier ministre polonais, Jerzy Buzek (1940) candidat du Parti populaire européen (PPE, droite), a finalement été élu président du Parlement Européen, avec le soutien des autres socialistes européens, devenant ainsi la première personnalité d'un pays de l'ex-bloc communiste à accéder à cette fonction.

Inaudibles au sein de l'APSD, les socialistes français s'apprêtent à vivre cinq années difficiles à Strasbourg. Le sort du PS hors des frontières hexagonales deviendra un enjeu politique d'autant plus important que se trouve désormais à la vice-présidence de l'Internationale socialiste une certaine... Marie-sEGOlène Royal, par la grâce de ...la Ch'tite Aubry.

Qui est Estelle Grelier ?

On peut avoir envie de savoir que, née en 1973 en Vendée mais diplômée de l'IEP de … Grenoble, elle fut pendant 3 ans assistante parlementaire Patrick Jeanne, député- maire PS à ...Fécamp. En 2004, pour les élections régionales, elle fut sollicitée par Alain Le Vern (actuel président de la région Haute-Normandie né 1948 à Portsall où ,en mars 1978, eut lieu naufrage de l'Amoco Cadiz), un instituteur qui fut chargé de mission aux cabinets successifs de ...
Laurent Fabius .


françoise>Un peu de Françoise Castex, maintenant ?

Née au Maroc en 1956, elle est titulaire d'un DEA, comme tout le monde au PS, en … sciences de l'éducation obtenu à Toulouse-Le Mirail , tristement célèbre pour ses grèves et la confusion lors de l'attribution des diplômes. Les lycéens tentent -souvent en vain- de s'inscire partout ailleurs, quand ils ne sont pas demandeurs d'animation syndicale. Et d'évaluation allégée, compréhenive... Ci-contre à gauche, des figures du P.S. gersois, le député Ph. Martin et la candidate F. Castex (cheveux à la garçonne) entourent Joseph Bové.

Entrée en politique par l'engagement syndical, elle fut secrétaire générale adjointe du syndicat de l'éducation populaire à la FEN pendant huit ans dans les années 90, bien qu'elle ne fut jamais guère en présence d'élèves, puisqu'elle fut planquée à l'abri des insultes et des crachats comme fonctionnaire à la direction départementale de la jeunesse et des sports du Gers ! Elle a également été présidente du comité départemental de la Ligue des Droits de l'Homme et membre de son comité central dans la même période.

Elle a adhéré au PS en 1991, d'abord au courant de Gauche socialiste puis à Nouveau Monde. De 1998 à 2000, elle a été conseillère auprès du président du Conseil Général du Gers, puis membre du cabinet de Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué à l'enseignement professionnel: pour sa connaissance de la réalité du terrain ?

Elle a mené le combat pour le NON au referendum du 29 mai 2005 sur le projet de Constitution européenne avec Henri Emmanuelli, puis l'a suivi au Nouveau Parti socialiste, lancé en 2002 par Julien Dray, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. Le sémillant Nono Montebourg et la gracieuse Yvette Roudy l'abandonnèrent en 2005, mais d'autres, tel Michel Vauzelle (Bouches-du-Rhône), ou Benoît Hamon, animateur du groupe "Nouvelle gauche", firent le choix de rester au NPS dans lequel ce dernier s'est dissous. Est-ce bien clair? Que de soubresauts tout de même !
C'est donc tout naturellement que Françoise Castex est aujourd'hui euro-député d'opposition à l' actuelle Union Européenne où elle anime le désordre socialiste.

Liêm Hoang-Ngoc, enfin ?
Cet économiste français, né en 1964 à Saïgon, est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du CNRS: et il faudrait croire que ses étudiants ne seraient pas manipulés !

Au PS, c'est un proche de Henri Emmanuelli (1945) qui 'drive' BB Hamon, le porte-parole Titine Aubry. Secrétaire général du club Nouveau Monde (PS) (2002), il est fait également partie du club de pensée « La Forge », initié par Noël Mamère et Benoît Hamon et du conseil scientifique d'Attac.
Ca suffit peut-être pour savoir qu'il est pro-européen... Dans le cadre de la campagne sur le référendum en 2005, au sujet du traité établissant une Constitution pour l'Europe, Riton Emmanuelli n'a-t-il pas fait publiquement campagne pour le NON ?

vendredi 24 avril 2009

Qui peut dire qui est son euro-député ?

En France, ils sont 72 sur huit grandes régions électorales

L'Union Européenne (UE) est une association économique et politique de 27 états-membres depuis le 1er janvier 2007.

Nous sommes 492 millions d'habitants dans l'Union Européenne.
Trois états, la Croatie, la Turquie et l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) ont la qualité d'états candidats, dont l'entrée est cours de négociation.

Le Parlement européen (PE)

Il est l'organe de représentation des citoyens des Etats membres de l'Union européenne. Les députés européens défendent les droits des citoyens européens. Depuis 1979, les députés sont élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Les citoyens français et européens peuvent voter et sont éligibles dans leur pays d'origine ou leur pays de résidence. Les dernières élections européennes ont eu lieu entre les 10 et 13 juin 2004, dans l'ensemble des 25 Etats membres de l'UE.
785 députés siègent au Parlement européen depuis le 1er janvier 2007. Avant l'adhésion de la Roumanie et la Bulgarie en 2007, le Parlement européen était composé de 732 membres.
Depuis le 26 septembre 2005, 35 observateurs roumains et 18 bulgares étaient également présents au Parlement européen. Au 1er janvier 2007, date d'adhésion de ces deux pays, les observateurs roumains et bulgares sont automatiquement devenus des députés comme les autres (article 21, 1, du traité d'adhésion). Le Parlement est donc composé aujourd'hui de 785 membres.

Pour la nouvelle législature qui débutera en juin 2009, la Roumanie et la Bulgarie compteront respectivement 33 et 17 députés européens. Le Parlement sera quant à lui composé de 736 membres.

Elections européennes

Elles ont lieu le 7 juin en France (entre le 4 et le 7 juin dans les 27 pays de l'Union européenne).

736 sièges de députés en jeu.
Plus l'Europe s'ouvre, moins nous sommes représentés: 72 pour la France contre 78 dans la législature 2004-2009. La répartition des sièges par pays se fait en fonction de la population et du nombre d'état-membres. L'Allemagne disposera de 99 élus, l'Italie et le Royaume-Uni, de 72. L'Espagne et la Pologne désignent 50 députés.

Députés français.
Ils sont élus à la proportionnelle dans huit grandes régions électorales : l'Ile-de-France (14), le Sud-Est (13), le Sud-Ouest (10), le Nord-Ouest (12), l'Est (10), l'Ouest (10), le Massif Central-Centre (6) et l'Outre-Mer (3).
Environ un tiers des eurodéputés sont des femmes, un pourcentage plus élevé que dans la plupart des parlement nationaux.

Qui étaient-ils ?


Région Nord-Ouest (12)

BOURLANGES Jean-Louis , ALDE (UDF)
LE RACHINEL Fernand , NI (FN)
COTTIGNY Jean-Louis , PSE (PS)
DOUAY Brigitte , PSE (PS)
GAUZÈS Jean-Paul , PPE-DE (UMP)
Hélène FLAUTRE, Verts/ALE (Verts)
HÉNIN Jacky , GUE/NGL (PCF)
LANG Carl , NI (FN)
LIENEMANN Marie-Noëlle , PSE (PS)
PEILLON Vincent , PSE (PS)
SAÏFI Tokia , PPE-DE (UMP)
WEBER Henri , PSE (PS)

Région Ouest (10)

AUBERT Marie-Hélène , Verts/ALE (Verts)
BACHELOT-NARQUIN Roselyne , PPE-DE (UMP)
GUELLEC Ambroise , PPE-DE (UMP)
LE FOLL Stéphane , PSE (PS)
MORILLON Philippe , ALDE (UDF)
POIGNANT Bernard , PSE (PS)
REYNAUD Marie-Line , PSE (PS)
VAUGRENARD Yannick , PSE (PS)
VERGNAUD Bernadette , PSE (PS)
VILLIERS Philippe de , IND/DEM (MPF)

Région Est (10)

BEAUPUY Jean Marie , ALDE (UDF)
DAUL Joseph , PPE-DE (UMP)
GOLLNISCH Bruno , NI (FN)
GRIESBECK Nathalie , ALDE (UDF)
HAMON Benoît , PSE (PS)
HAZAN Adeline , PSE (PS)
ISLER BÉGUIN Marie Anne, Verts/ALE (Verts)
MATHIEU Véronique , PPE-DE (UMP)
MOSCOVICI Pierre , PSE (PS)
TRAUTMANN Catherine , PSE (PS)

Région Sud-Ouest (10)

ARIF Kader , PSE (PS)
CASTEX Françoise , PSE (PS)
CAVADA Jean-Marie , ALDE (UDF)
DE VEYRAC Christine , PPE-DE (UMP)
LAMASSOURE Alain , PPE-DE (UMP)
LAPERROUZE Anne , ALDE (UDF)
MARTINEZ Jean-Claude , NI (FN)
NAVARRO Robert , PSE (PS)
ONESTA Gérard , Verts/ALE (Verts)
PATRIE Béatrice , PSE (PS)

Sud-Est (13)

BENNAHMIAS Jean-Luc , Verts/ALE (Verts)
BONO Guy , PSE (PS)
CARLOTTI Marie-Arlette , PSE (PS)
CORNILLET Thierry , ALDE (UDF)
GIBAULT Claire , ALDE (UDF)
GROSSETÊTE Françoise , PPE-DE (UMP)
LE PEN Jean-Marie , NI (FN)
LOUIS Patrick , IND/DEM (MPF)
ROCARD Michel , rapporteur sur la directive pour le Parlement, PSE (PS)
ROURE Martine , PSE (PS)
SCHENARDI Lydia , NI (FN)
VATANEN Ari , PPE-DE (UMP)
VLASTO Dominique , PPE-DE (UMP)


Massif-Central-Centre (6)

BOURZAI Bernadette , PSE (PS)
DESCAMPS Marie-Hélène , PPE-DE (UMP)
FOURTOU Janelly , ALDE (UDF)
GUY-QUINT Catherine , PSE (PS)
HORTEFEUX Brice , PPE-DE (UMP)
LAIGNEL André , PSE (PS)

Ile-de-France (14)

BERÈS Pervenche , PSE (PS)
COÛTEAUX Paul-Marie , IND/DEM (MPF)
DÉSIR Harlem , PSE (PS)
FERREIRA Anne , PSE (PS)
FONTAINE Nicole , PPE-DE (UMP)
GAUBERT Patrick , PPE-DE (UMP)
LE PEN Marine , NI (FN)
LEHIDEUX Bernard , ALDE (UDF)
LIPIETZ Alain , Verts/ALE (Verts)
SARNEZ DE Marielle ALDE (UDF)
SAVARY Gilles , PSE (PS)
SCHAPIRA Pierre , PSE (PS)
TOUBON Jacques , PPE-DE (UMP)
WURTZ Francis , GUE/NGL (PCF)

Région Outre-Mer (3)

FRUTEAU Jean-Claude , PSE (PS)
SUDRE Margie , PPE-DE (UMP)
VERGÈS Paul , GUE/NGL (PCR)


Groupes politiques représentés au Parlement européen

ALDE : Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, 11 membres français issus de l’Union pour la démocratie française (UDF).
GUE/NGL : Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, 3 membres français issus du Parti communiste français (PCF) et du Parti communiste réunionnais (PCR).
IND/DEM : Groupe Indépendance/Démocratie, 3 membres français issus du Mouvement pour la France (MPF).
NI : Non-inscrits, 7 membres français issus du Front national (FN).
PPE-DE : Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, 17 membres français issus de l’Union pour le mouvement populaire (UMP).
PSE : Groupe socialiste au Parlement européen, 21 membres français issus du Parti socialiste (PS).
Verts/ALE : Groupe des Verts/Alliance libre européenne, 6 membres français issus des Verts.

Liste alphabétique des eurodéputés

1. ARIF, Kader Groupe socialiste au Parlement européen
2. AUBERT, Marie-Hélène Groupe des Verts/Alliance libre européenne
3. AUDY, Jean-Pierre Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

4. BEAUPUY, Jean Marie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
5. BENNAHMIAS, Jean-Luc Groupe des Verts/Alliance libre européenne
6. BERÈS, Pervenche Groupe socialiste au Parlement européen
7. BONO, Guy Groupe socialiste au Parlement européen
8. BOURSIER, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen

9. CARLOTTI, Marie-Arlette Groupe socialiste au Parlement européen
10. CASTEX, Françoise Groupe socialiste au Parlement européen
11. CAVADA, Jean-Marie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
12. CORNILLET, Thierry Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
13. COTTIGNY, Jean Louis Groupe socialiste au Parlement européen
14. COÛTEAUX, Paul Marie Groupe Indépendance/Démocratie

15. DAUL, Joseph Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
16. DENANOT, Jean-Paul Groupe socialiste au Parlement européen
17. DE SARNEZ, Marielle Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
18. DESCAMPS, Marie-Hélène Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
19.DÉSIR, Harlem Groupe socialiste au Parlement européen
20. DE VEYRAC, Christine Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
21. DOUAY, Brigitte Groupe socialiste au Parlement européen

22. FERREIRA, Anne Groupe socialiste au Parlement européen
23. FLAUTRE, Hélène Groupe des Verts/Alliance libre européenne
24. FONTAINE, Nicole Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
25. FOURÉ, Brigitte Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
26. FOURTOU, Janelly Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe

27. GAUBERT, Patrick Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
28. GAUZÈS, Jean-Paul Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
29. GIBAULT, Claire Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
30. GOLLNISCH, Bruno Non-inscrits
31. GRIESBECK, Nathalie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
32. GROSSETÊTE, Françoise Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
33. GUELLEC, Ambroise Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
34. GUY-QUINT, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen
35. HAMON, Benoît Groupe socialiste au Parlement européen
36. HÉNIN, Jacky Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

37. ISLER BÉGUIN, Marie Anne Groupe des Verts/Alliance libre européenne
38. JOUYE DE GRANDMAISON, Madeleine Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

39. LAIGNEL, André Groupe socialiste au Parlement européen
40. LAMASSOURE, Alain Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
41. LANG, Carl Non-inscrits
42. LAPERROUZE, Anne Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
43. LE FOLL, Stéphane Groupe socialiste au Parlement européen
44. LEFRANÇOIS, Roselyne Groupe socialiste au Parlement européen
45. LEHIDEUX, Bernard Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
46. LE PEN, Jean-Marie Non-inscrits
47. LE PEN, Marine Non-inscrits
48. LE RACHINEL, Fernand Non-inscrits
49. LIENEMANN, Marie-Noëlle Groupe socialiste au Parlement européen
50. LIPIETZ, Alain Groupe des Verts/Alliance libre européenne
51. LOUIS, Patrick Groupe Indépendance/Démocratie

52. MARTINEZ, Jean-Claude Non-inscrits
53. MATHIEU, Véronique Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
54. MORILLON, Philippe Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
55. MORIN, Elisabeth Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
56. NERIS, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen
57. ONESTA, Gérard Groupe des Verts/Alliance libre européenne

58. PATRIE, Béatrice Groupe socialiste au Parlement européen
59. PEILLON, Vincent Groupe socialiste au Parlement européen
60. POIGNANT, Bernard Groupe socialiste au Parlement européen
61. PRIBETICH, Pierre Groupe socialiste au Parlement européen
62. ROURE, Martine Groupe socialiste au Parlement européen

63. SAÏFI, Tokia Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
64. SAVARY, Gilles Groupe socialiste au Parlement européen
65. SCHAPIRA, Pierre Groupe socialiste au Parlement européen
66. SCHENARDI, Lydia Non-inscrits
67. SOULAGE, Bernard Groupe socialiste au Parlement européen
68. SUDRE, Margie Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

69. TEYCHENNÉ, Michel Groupe socialiste au Parlement européen
70. TOUBON, Jacques Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
71. TRAUTMANN, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen

72. VATANEN, Ari Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
73. VAUGRENARD, Yannick Groupe socialiste au Parlement européen
74. VERGNAUD, Bernadette Groupe socialiste au Parlement européen
75. VILLIERS de , Philippe Groupe Indépendance/Démocratie
76. VLASTO, Dominique Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
78. WURTZ, Francis Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Le Parlement Européen a un taux de renouvellement particulièrement élevé.
Par exemple, après les élections de 1994, 57,5% des 567 députés n'avaient pas été élus lors de la législature précédente. Seulement 14 d'entre eux ont gardé leur place continuellement depuis la première élection en 1979, et aucun depuis plus longtemps.

samedi 28 mars 2009

Les socialistes européens penchent à droite ?

En France, Aubry, à la recherche du père, a trouvé Chirac

Jacques Delors, le père biologique de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, ne fait plus l’affaire. Il vient de recommander François Fillon, Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, à la présidence de la Commission Européenne.
Martine Aubry, à la recherche d’un père de substitution, s’est trouvé Jacques Chirac.
La numéro 1 du PS a en effet déclaré lors de l'enregistrement de l'émission "Vivement dimanche" dont elle est l’invitée en ce dimanche de changement d’heure et de remise à l’heure des horloges, que "finalement", elle regrettait Jacques. Nostalgique et sincère, Titine ? Ou plutôt socialiste fielleuse qui manie l’ironie avec le naturel de Sa Cynique Majesté Royal dans l’invective, à l’adresse de Nicolas Sarkozy ?

L’avenir de Titine est derrière elle

De juin 1997 à octobre 2000, Martine Aubry a été ministre de l'Emploi et de la Solidarité dans le gouvernement Jospin. C'était le bon temps de la présidence de Jacques Chirac (1995-2007). "J'étais à côté de lui au Conseil des ministres", pendant la cohabitation de 1997, s'est-elle souvenue. "Je me dis que finalement, on le regrette".

Car, nostalgique, elle insiste. "On a eu beaucoup de désaccords, mais on avait de bons moments", a poursuivi la maire de Lille, qui était alors numéro deux du gouvernement Jospin, en charge des affaires sociales. "Il avait au moins une qualité, c'est de connaître la réalité de la France", a-t-elle encore dit.
Ils étaient jeunes et beaux
"Et puis, nous avions des goûts communs, je pense au Maroc ; j'ai quelques souvenirs assez sympathiques", a ajouté Mme Aubry. Il sentait bon le sable chaud ?

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion PS?

  • Delors soutient la droite et la première secrétaire du PS le renie.
  • Lang, Kouchner, Jouyet et Rocard ont fait le choix du service de la France contre son blocage par une opposition haineuse et nuisible aux Français.
  • Le Parti Socialiste Européen (PSE) soutient le portugais José Manuel Barroso, qui se veut « modéré, réformateur et anti-étatiste » et attaché au libéralisme économique, mais il est très critiqué par une partie de la presse européenne de gauche. L’actuel président de la Commission européenne (depuis le 23 novembre 2004) est membre du Parti social-démocrate (PSD, parti potugais conservateur) et du Parti populaire européen (PPE, un parti chrétien-démocrate-conservateur), comme l’UMP. Il est candidat à sa propre succession en 2009 pour faire deux mandats comme le français …Jacques Delors. Et le revoilà ! Un peu contrarié que Barroso égale son score ? Ce qui expliquerait qu’il lance Fillon –qui n’a rien demandé- contre Barroso…

    Les dirigeants socialistes
    , réunis le 19 mars à Bruxelles, juste avant le Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement, ont été à nouveau incapables de s'entendre sur un candidat qui aurait porté leur couleur lors des élections européennes du 7 juin. Et il est douteux qu'ils y parviennent le 24 avril, à Lille, lors du lancement officiel de la campagne socialiste.


    Aubry-la-Zizanie a participé au blocage d'une candidature socialiste
    , une exception politique des socialistes français, passés maîtres en blocages divers. Elle a déclaré : « Pour les Français, il ne peut y avoir d'incarnation d'un nouveau sens de l'Europe que par une personne qui sera avec force notre candidat pour être président » de la Commission. « L'Europe que je veux, ce n'est pas une Europe dirigée par M. Barroso avec ses amis Sarkozy et Berlusconi, c'est une Europe qui s'incarnera dans un humanisme, un homme ou une femme, volontaire, qui portera les valeurs de l'Europe et la volonté de transformer l'Europe ».
    Ni homme, ni femme: une idée, une pure notion !
    Mais l’idéologue lilloise était bien isolée. Il a même été demandé à la Ch’tite Aubry de mettre de mettre un peu d’eau dans la piquette de son anti-Barrosisme primaire...

    Détail de l’histoire : Martine Aubry s’inspire des Le Pen.


    Souvenez-vous de cette petite phrase de Marine Le Pen : "On en vient à regretter Chirac »
    C’était le samedi 14 mars dernier, au cours de l’entretien que la fille de J.M. Le Pen accorda au Parisien/Aujourd'hui en France, à l’occasion du lancement officiel à Arras de la campagne du FN des Européennes.