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jeudi 23 février 2012

Bayrou, pris au piège de son "splendide isolement"

François Bayrou a refusé jeudi de rallier ou l'UMP ou le PS



La Grande Bretagne, qui tout au long du XIXème siècle
a appliqué la doctrine du "splendide isolement"
diplomatique (de 1890 à 1902)
s'est retrouvée engagée dans la guerre de 14


Courtisé sur ses deux flancs, le Béarnais fait sa mijorée
Bayrou tient à jouer sa carte personnelle jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.

Le Premier ministre
François Fillon a appelé les électeurs centristes à rejoindre l'UMP
le plus tôt possible et a encore souligné mercredi que "sur l'essentiel, notre vision de la société est la même".

Pensant plutôt qu'en hameçonnant son président, il tiendrait tout le MoDem, le responsable du projet présidentiel du candidat du Parti socialiste François Hollande, Michel Sapin, a également appelé mercredi le président du MoDem à sortir de "l'ambiguïté".


L'Elysée ne vaut pas une messe





"Père, gardez-vous à droite ;
père, gardez-vous à gauche"?
Mais Jean le Bon sera fait capturé par les Anglais
pendant la guerre de Cent ans.




Estimant que, malgré un tassement du nombre de ses admirateurs au bord de la route, sa carriole présidentielle est lancée dans le paysage politique,
François Bayrou a répondu que la majorité derrière tel ou tel candidat se ferait au deuxième tour.


"Nous sommes entourés de sollicitations parce que notre chemin est juste et parce que la force que nous représentons est la seule capable de reconstruire le pays. Quelque chose est rompu entre Nicolas Sarkozy et le peuple Français, il s'est trompé sur tous les axes", a-t-il fantasmé sur i-Télé.

samedi 18 février 2012

L'UMP ne laisse plus passer les mensonges du PS

Après Nicolas Sarkozy, Fillon a dénoncé les “ mensonges ” du candidat Hollande




Mensonge et intox socialistes,
manipulation de l'opinion,
lavage de cerveau
par la dictature de la pensée,
via leurs porte-parole et leurs media



Les vieilles ficelles socialistes de la manipulation de l'opinion


Ce sont les dénigreurs et agresseurs qui accusent la droite de vouloir "brutaliser " la campagne !
" C'est malheureusement vrai que François Hollande ment ", a déploré François Fillon sur RTL, interrogé sur les déclarations jeudi soir de Nicolas Sarkozy observant que François Hollande " ment matin et soir ". " J'entendais encore hier (jeudi) François Hollande dire qu'on avait fait 70 milliards d'euros de cadeaux aux plus riches : personne n'est capable de documenter cette affirmation, c'est juste un mensonge !
", a souligné François Fillon. " Quand on demande aux socialistes où sont ces cadeaux, ils mettent pêle-mêle la taxe professionnelle, comme si c'était un cadeau aux plus riches, la TVA sur la restauration, comme si c'était un cadeau aux plus riches, les heures supplémentaires… "


Le Premier ministre justifie son accusation de mensonge

"
Quand on veut être président de la République, on ne peut pas baser sa campagne sur des mensonges
". Le Premier ministre a également rappelé que " la tradition du Parti socialiste est d'être toujours très à gauche dans l'opposition et plutôt libéral au pouvoir, sur les retraites, les privatisations… "

Il a en revanche, admis que le " bouclier fiscal ", mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, avant 2008, est devenue " une décision inadaptée " avec l'émergence de la crise économique et financière.
Il a regretté par ailleurs la tournure prise par le débat sur l'identité nationale détourné de son objectif.


Les procès socialistes continuent de plus belle

Les partisans de François Hollande maintiennent contre toute évidence que Nicolas Sarkozy et François Fillon " ont décidé de faire oublier leur bilan
en abaissant le débat dans l'invective, dans l'injure, dans une forme de violence verbale destinée à opposer les Français les uns aux autres, à diviser profondément la République ", a réagi Bernard Cazeneuve, le caricaturiste de l'intervention du président à la fin janvier sur TF1.

Ce porte-parole de François Hollande démontre ainsi que la stratégie socialiste consiste à attribuer à l'adversaire les procédés que le PS a lui-même mis en place et, amer, pratique depuis son cuisant échec de 2007.
Et pendant ce temps, l'accord PS-EELV - qui prévoit le retrait de concessions sur le nucléaire - menace l'usine Areva de retraitement nucléaire de La Hague à Cherbourg, et l'emploi dans la circonscription dont il est le député...
Qui est en effet dans la violence verbale permanente, dont Benoît Jumbo-Hamon s'est fait une spécialité ? Est-ce une invective "vertueuse" d'assimiler la comparaison des civilisations par Claude Guéant (après Victor Hugo et Jules Ferry) aux théories qui ont favorisé la montée du nazisme ? Le ministre a-t-il répliqué en stigmatisant les bolchéviks, les communistes, les maoïstes, les Khmers rouges et tous les totalitaires marxistes, responsables des exterminations de masse en goulags ou laogais et des régimes de dictature castriste à Cuba, au Vénézuela (Hugo Chávez) et en Bolivie (Evo Morales, ce dernier insistant sur la thématique ethnique !), maoïste en Corée du Nord, au Viet-Nam, au Laos ou en Birmanie et marxiste africain au Soudan (coup d'état militaire dirigé par le Parti communiste soudanais en 1989: le général Omar El-Béchir occupe toujours le pouvoir...) ? Et aussi les violences des révolutionnaires d'Action Directe en France, de la Fraction Armée Rouge ou (" bande à Baader ") en RFA, les Brigades Rouges en Italie, Devrimci Sol en Turquie, 17-Novembre en Grèce, les Cellules communistes combattantes en Belgique, Euskadi ta askatazuna, ETA, au Pays Basque.

Qui injurie l'autre en le traitant de "Madoff" ou de "sale mec" ?
En août dernier, Harlem-Hache Désir n'a-t-il pas établi entre Guéant et Goldnisch une comparaison inconvenante ? Invective ou injure ? Eric Besson avait dû tacler 'Hache' Désir et le ramener à la raison !

Le choix de Nathalie Kosciusko-Morizet en porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy n'est pas le signe que la "campagne dure" promise par Jumbo-Hamon sera le fait de la majorité présidentielle.
NKM, qui a publié un ouvrage contre le FN, a affronté Marine Le Pen en débat, incarne la mouvance écologiste de l'UMP, et assume sans ostentation le positionnement politique de Nicolas Sarkozy, mais certains estiment toutefois que cette tête bien faite est trop policée et modérée dans l'expression, face aux voyous et aux menteurs: elle aura donc besoin de débateurs durs à cuire à ses côtés.

On sait, officiellement depuis le samedi 18 février, lors de l'inauguration du QG de campagne, 18, rue de la Convention Paris, que la ministre de l'écologie quittera le gouvernement. Le ministère sera rattaché directement au premier ministre, François Fillon.
Le modeste QG, qui est situé dans le XVe arrondissement de type "classe moyenne", tranche avec l'élégant VIIe arrondissement choisi par celui qui "n'aime pas les riches", qui ne met encore pas ses gestes en accord avec ses paroles. Le QG sera dirigé par Guillaume Lambert, ancien chef de cabinet du président de la République, et accueillera une petite cellule Internet, dirigée par Nicolas Princen, qui gérera la présence du candidat sur les réseaux sociaux : il a inauguré récemment une nouvelle page sur Facebook, tandis que l'équipe de Nicolas Sarkozy est active sur Twitter depuis mercredi.

Le chef de l'Etat se rendra demain, dimanche 19 février à Marseille, où il tiendra un discours sur la France et les Français, au cours d'un grand rassemblement populaire.

lundi 16 janvier 2012

Désaccord des agences de notation: Moody's confirme le triple A de la France

Les analyses des agences de notation sont-elles politiques ?

L'agence de notation Moody's a maintenu le triple A de la France

Notre pays conserve donc la meilleure note possible
, et prolonge son examen de
la perspective, actuellement "stable"
, a-t-elle indiqué lundi dans un rapport publié sur son site consacré au pays.

La décision de Moody's tranche avec celle de Standard & Poor's

Standard & Poor's vient en revanche de dégrader la France: décision politique ?
Cette agence a en effet privé vendredi soir la France du triple A, la reléguant à AA+.
Lien PaSiDupes : "Standard & Poor's est-elle suspecte de malveillance politique ?"

Mais Moody's s'était donné, mi-octobre, trois mois pour évaluer la perpective de la note de la France et, au terme de cette période d'analyses,
elle maintient sa confiance à la politique de la France.

Est-ce la mort de François Hollande ?
Pour une fois, le candidat socialiste s'est un peu emballé: sous l'effet du punch d'accueil ?
Samedi, le socialiste a fait sa déclaration à la presse depuis son siège de campagne, à Paris : "Ce n'est pas la France, c'est une politique qui est dégradée."
Gérard Longuet n'a pas tardé à le harponner.
Le ministre de la Défense a en effet comparé ce lundi matin le candidat PS au capitaine du paquebot Costa Concordia qui s'est échoué sur les côtes italiennes. "Il y a des capitaines qui frôlent trop les côtes et qui conduisent leurs bateaux sur les récifs", a déclaré le ministre sur LCI. "Je trouve que François Hollande côtoie et tutoie les déficits publics avec beaucoup de complaisance". Interrogé ensuite sur France Inter sur ces déclarations, Gérard Longuet a concédé en sourinat que cette "formule" n'est "peut-être pas la meilleure".

Et ce matin sur France Info, son ex-concubine, Désirdavenir Royal, a confondu vitesse "juste" et précipitation haineuse, car Moody's ne partage pas les "trois raisons" de la dégradation par S & P's selon la "tête à claques": "500 milliards d'euros de dépenses inconsidérées (...) L'absence de relance économique et l'absence de réforme bancaire, réforme indispensable pour que les banques cessent de commander et fassent avant tout leur travail, prêter aux entreprises qui se développent". La candidate de la gauche laminée en 2007 est cette fois dégradée par Moody's. C'est ballot !
François Fillon a d'ailleurs suggéré à Hollande de soumettre son programme à l'agence de notation: Standard & Poor's, of course...

samedi 14 janvier 2012

Standard and Poor's est-il suspect de malveillance politique ?

Le jeu de massacre semble en effet programmé par les agences


... mais pour Hollande, et à point nommé,
alors qu'il se faisait remonter dans les sondages !


Un vendredi 13, à 100 jours de l'échéance présidentielle...

Des agences de notation suspectes de complot

Depuis le début de la crise de la dette, le calendrier des annonces des agences de notation financière suscite régulièrement la colère des dirigeants de la zone euro, dont certains n'hésitent pas à parler de "complot".
La décision de Standard & Poor's (SP) de dégrader la note de sept (et non neuf pays) de la zone euro, dont la France privée de son triple A, est venue des Etats-Unis, ce vendredi 13, au moment où l'Union monétaire voyait poindre une accalmie, avec des Bourses stabilisées et une détente sur les taux obligataires.

"
Je reste étonné du moment choisi par l'agence Standard and Poor's et sur le fond, de son évaluation qui ne prend pas en compte les progrès actuels", a pointé samedi dans une déclaration le très modéré commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.

Le Premier ministre François Fillon est également perplexe
Il estime en effet que la dégradation de la note de la France arrive "à contre-temps au regard des efforts engagés par la zone euro, des efforts que les investisseurs d'ailleurs commencent à reconnaître".

Un commissaire européen exprime de sérieux doutes, le premier
Chargé des Affaires économiques, Olli Rehn avait été le premier à monter au créneau dès vendredi pour "regretter la décision aberrante" de S&P. Ironique, il a assuré avoir auparavant "vérifié que le moment n'a pas été choisi au hasard", vendredi 13 oblige ! Pour l'anecdote, le calendrier 2012 en compte deux autres à venir, en juillet, mais dès avril, justement, au profit de François Hollande.


Ces agences sont-elles inféodées à l'administration démocrate d'Obama ?

Dès 2008, les agences de notation furent critiquées pour leur manque d'indépendance et leur incapacité à anticiper la crise.


S'il y a rarement de bons moments pour annoncer les mauvaises nouvelles, le fait est que les annonces de S&P, ou de ses rivales Moody's (américaine) et Fitch (sous le contrôle du holding français Fimalac, à Londres) sont particulièrement mal tombées pour la zone euro au cours des derniers mois.

Standard & Poor's avait déjà jeté un froid le 5 décembre, en annonçant la mise sous surveillance de 15 des 17 pays membres de la zone euro (qui a abouti à a décision de vendredi) à trois jours d'un sommet européen présenté par de nombreux observateurs comme vital pour la survie de la monnaie unique.

Après cette annonce, plusieurs personnalités politiques avaient d'ailleurs évoqué un "complot" contre la zone euro.
A la différence de Aubry et Hollande, le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, avait jugé en décembre "étonnant que de tels avertissements soient toujours publiés avant les sommets européens et semblent rendus publics de manière calculée". "Cela est très suspect", avait-il jugé.

Une dizaine de jours plus tard, le 16 décembre, Fitch a menacé d'abaisser la note des dettes souveraines de six pays, dont l'Italie, au moment même où Rome remportait un important vote de confiance ouvrant la voie à un plan d'austérité drastique pour tenter de redresser ses finances publiques.
En France, l'annonce de la perte du triple A de S&P est tombée à 100 jours pile du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril.
Moody's, Standard & Poor's et Fitch, les trois grandes agences de notation mondiales surnommées les "Big Three", ont à de nombreuses reprises été conspuées pour leur rôle dans les crises économiques à travers le monde depuis leur création au début du siècle dernier.


Cette succession de semonces est-elle le fait de l'internationale socialiste ?
Etrangement, les suspicieux de l'opposition n'expriment aucun soupçon...

Le milliardaire Marc de Lacharrière qui détient la société financière Fimalac et par conséquent Fitch est serein.

Or, il a versé son bonus Fimalac d'un million d'euros à sa fondation Culture et Diversité (2006), gérée par sa fille, Eléonore.
Aux soirées de la fondation au Théâtre du Rond-Point (dont il est partenaire), Ladreit de Lacharrière rayonne. Quant à Jamel Debbouze et les slammeurs, ils sont à l'abri du besoin.

lundi 14 novembre 2011

Fillon pointe Hollande pour son irresponsabilité

François Fillon : « Il faut sauver la zone Euro », malgré le PS

François Hollande doit s'engager à réduire les dépenses pour combler le déficit et non pas augmenter les impôts, s'il veut "se grandir" et "démontrer sa capacité" à diriger l'Etat, a estimé François Fillon aujourd'hui à Vertou (Loire Atlantique, dans le fief de Jean-Marc Ayrault, plus connu par le surnom de La Voix de son Maître, du fait de sa communauté de vues avec l'Ami Molette.
Il s'est attaqué au " programme, aux propositions, aux promesses de François Hollande et du PS qui sont tout simplement irresponsables ".
"Irresponsable, la création de nouveaux emplois dans le secteur public, au prix d'une petite manoeuvre pour essayer d'en réduire le coût", a-t-il asséné.

"Irresponsable" aussi la promesse d'un retour à la retraite à 60 ans qui menace la "crédibilité de notre pays dans le monde", a poursuivi M. Fillon, qui ne se fait "toutefois aucune illusion" sur le fait que les socialistes reviendront sur cette promesse, selon lui, intenable.

"Irresponsable enfin le marchandage (entre le PS et EELV) sur le nucléaire", a lancé M. Fillon, citant avec gourmandise l'ex-Premier ministre Michel Rocard qui a dit dimanche qu'il ne fallait pas "attenter" au nucléaire dix ans avant la décrue des réserves pétrolières.

VOIR et ENTENDRE l'offensive de F. Fillon contre l'irresponsabilité du candidat PS:

François Fillon s'est exprimé devant une salle archi-comble.
Il a, dans un premier temps, visité l’entreprise Girard-Hervouet à Clisson. L’entreprise de construction métallique et de métallerie inaugurait ses nouveaux ateliers.
Le Premier ministre a demandé avec solennité aux militants de l’UMP de l’aider à expliquer aux Français " la gravité de la situation et la nécessité de poursuivre les réformes et les efforts engagés ".

Devant environ un millier de militants UMP, le chef de la majorité a fait la pédagogie de la gestion de la crise économique par Nicolas Sarkozy et le gouvernement, point de mire des "attaques grossières de la gauche".

Alors que F. Hollande est la cible d'attaques à droite comme à gauche, le Premier ministre a mis au " défi le député de Corrèze de "dire clairement que la dépense publique doit baisser dans notre pays" et que la hausse d'impôts ne peut suffire à diminuer le déficit.


dimanche 4 septembre 2011

Marseille: Fillon appelle tous les Français au sens du devoir

Fillon invite les Français à la lucidité et à "l'esprit citoyen"

Campus d'été de l'UMP

A huit mois de l'élection présidentielle de 2012, dans un contexte de crise internationale, le Premier ministre concluait à Marseille des universités d'été de l'UMP animées de débats et censées ouvrir la campagne du parti présidentiel, mais polluées par le retour contesté de Dominique Strauss-Kahn, dont les poursuites pour violences sexuelles par une modeste femme de ménage noire immigrée à New York ont été abandonnées, sans qu'il soit pour autant innocenté.

François Fillon a opposé ce discours "de vérité" et de raison à celui d'une gauche qui instrumentalise les inquiétudes des Français et alimente leur pessimisme pour s'attirer leurs suffrages, et de nourrir l'illusion "mensongère" d'une "existence sans défi".
"La gauche parie sur la peur et la déception. Eh bien je parie sur le sang-froid et la lucidité", a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de jeunes militants et cadres de l'UMP et son gouvernement presque au complet.

"Fiers et lucides sur les défis et les contraintes qui pèsent sur notre propre avenir (...) exigez la vérité plutôt que les mirages, choisissez l'action plutôt que la commisération", a-t-il ajouté à l'adresse des Jeunes Populaires..

Il les a assurés qu'il comprend l'inquiétude et l'impatience des Français dans un contexte national et international marqué par la crise économique et financière, les bouleversements géopolitiques et l'ébranlement des valeurs traditionnelles.

On peut ne pas aimer ce monde-là (...) mais c'est le nôtre", a observé François Fillon, stoïc, selon qui la mondialisation et la question de la dette - "un problème de civilisation" - seront au centre du débat présidentiel.

Face au problème du désendettement, les Français doivent "plus que jamais être conscients de leurs devoirs", a-t-il ajouté. " Cette vérité n'est peut-être pas agréable à entendre, mais je préfère les paroles qui protègent plutôt que les paroles qui plaisent."

et à la responsabilité des Français pour accompagner l'action publique, évoquant l'éducation, le développement durable ou encore la sécurité pour faire barrage à la "culture de la violence".

Il en va de même du financement de la protection sociale ou de la lutte contre les déficits publics, a-t-il poursuivi : " Il est de notre devoir à tous de mesurer les limites de nos droits, de lutter contre nos excès, nos abus" et les Français ne peuvent réclamer "toujours plus d'agents publics et plus de droits".

Peu avant, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, organisateur de ce rendez-vous de la rentrée politique, était à l'unison sur cette exhortation à la "lucidité" et à l'adaptation à un "nouveau monde en train de naître".

Les débats de la majorité

Le campus, temps fort des échanges

Les orateurs ont multiplié les appels à l'unité de la majorité derrière le président Nicolas Sarkozy, probable candidat à un second mandat.

Le débat entre le chef de l'Etat et Jean-Pierre Raffarin a eu lieu sur une proposition d'augmentation de la TVA sur les parcs à thème. Nombre d'élus locaux ont monté, soutiennent ou gèrent l'un d'entre eux. C'est le cas de l'ancien Premier ministre avec le Futuroscope de Poitiers, imaginé et réalisé au début des années 1980 par René Monory, alors président du Conseil général de la Vienne. Ce parc a renoué récemment avec les bénéfices en 2008 avec 1,61 million de visiteurs et craint pour son équilibre financier.
"L'intérêt général, comme l'efficacité électorale, nous interdit d'éparpiller nos forces et ce principe doit s'appliquer dès maintenant, pour les élections sénatoriales où l'unité doit s'imposer partout sur les ambitions personnelles", a déclaré François Fillon, à trois semaines du scrutin qui pourrait faire basculer le Sénat à gauche.

Evoquant le débat budgétaire, il a dit attendre la contribution du Parlement qui pourrait amender son plan de lutte contre les déficits.
"Rien n'est tabou et rien n'est abandonné", a-t-il assuré. "Le gouvernement est ouvert aux critiques et aux amendements, à condition qu'ils ne mettent pas en cause le volume des efforts ni leur équilibre."
Un discours offensif

Il a aussi fustigé les principaux candidats des primaires socialistes

Martine Aubry, "mélange de dogmatisme dépassé et d'ambiguïté permanente", et François Hollande, "alternance de blagues lourdes et de banalités".

Les responsables de l'UMP ont déploré l'ultra-médiatisation indécente du retour de Dominique Strauss-Kahn, longtemps favori des sondages pour la présidentielle de 2012 mais désormais disqualifié par la violence de ses moeurs sexuelles étalées en Une de la presse internationale.
"Les images de ces centaines de caméras braquées sur le visage de Dominique Strauss-Kahn de retour en France nous paraissent bien dérisoires et bien décalées", a constaté Jean-François Copé, à la tribune, avec modération.

vendredi 26 août 2011

A la crise, la CGT et la FSU veulent ajouter la chienlit


Et en temps de guerre, cela ne s'appelerait-il pas "trahison" ?

Thibault a de nouveau appelé à une journée de mobilisation des salariés

La CGT compte jeter les victimes de la crise dans la rue début octobre contre la politique d'austérité, aggravée selon lui par les nouvelles mesures de lutte contre les déficits annoncées par le gouvernement.

Le secrétaire général de la CGT sert-il les intérêts de la nation ?

Le meneur syndical n'estime pas que les Français doivent faire front ensemble à la crise

Il a estimé Vendredi 26 août qu'il y avait "de fortes probabilités" pour que l'intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires) qui se réunira le 1er septembre décide d'une journée de manifestations et d'éventuels arrêts de travail.
"La situation appelle une intervention forte des salariés", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de la centrale syndicale, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L'heure est-elle à la polémique ?
A l'instar de la Ch'tite Aubry, le dirigeant syndical se range du côté des malfaisants.
Il fait des bons mots à contre-temps, assurant que le dispositif annoncé mercredi vaut au gouvernement non pas "la note triple A, mais triple zéro", car il se contente de mesures visant à "rassurer les marchés" et s'avère "dangereux" pour la croissance. Selon lui, "On ne peut pas sortir de cette crise en donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers".

La crise donnera-t-elle des ailes au mouvement syndical ?

Ils vont s'efforcer de surfer sur la crise

La rentrée s'annonce délicate pour les syndicats français qui se sont mal remis du conflit des retraites de 2010 où d'imposantes manifestations n'ont pas réussi à faire céder le gouvernement et qui apparaissent relativement divisés.

Les syndicats peinent à accorder leurs violons
Bernard Thibault s'est trahi en révélant que l'intersyndicale avait su s'adapter à la situation
en reportant au 1er septembre la réunion initialement prévue mercredi dernier pour décider ou non d'une mobilisation.
" Les avis progressent ", assure-t-il, contre toute évidence, puisque la CFDT reste réticente à faire descendre les salariés dans la rue.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé jeudi à l'issue de son entretien avec le Premier ministre que "le plan de rigueur n'est pas le bon, car il est inégal", les salariés étant mis à contribution.
Il ne s'est pas prononcé sur un éventuel mouvement social, assurant aux journalistes: "On en est au stade du débat".

Bernard Thibault a dit espérer que les trois organisations (FO, CFDT, CGC) qui n'ont pas rejoint à ce jour l'intersyndicale changent d'avis. "Je ne fais le deuil d'aucune organisation syndicale", a-t-il lâché.

Jean-Claude Mailly, le dirigeant de Force Ouvrière (FO), qui est hostile au principe de manifestations, s'est démarqué des autres organisations en admettant jeudi que le plan anti-déficit présenté par François Fillon "aurait pu être pire".

Il s'est notamment félicité de voir qu'il n'y avait pas de remise en cause des droits sociaux, même s'il a déploré que l'on soit toujours "dans une logique d'austérité".

Bernard Thibault s'est gardé vendredi d'afficher ses désaccords avec Jean-Claude Mailly, lui laissant "la responsabilité de ses propos".

Le Premier ministre a quant à lui ouvert la concertation

Pour la galerie, la plupart des organisations syndicales ont néanmoins demandé à être reçues ensemble, bien qu'ils ne soient pas sur la même longueur d'onde. François Fillon n'avait pas d'autre choix que de commencer à les recevoir une par une pour discuter du plan de rigueur de 12 milliards d'euros sur 2011 et 2012.


samedi 30 juillet 2011

Menaces de mort contre F. Fillon, par un habitant de Lille


Un administré de Martine Aubry arrêté à Nîmes

Originaire de Hem, dans la banlieue lilloise, un homme de 46 ans a envoyé des lettres au Premier ministre dans lesquelles il menaçait d'égorger: une méthode peu commune sous notre latitude et réservée ailleurs aux moutons.

Plusieurs courriers postés en début de semaine, dont l'un était adressé à Nord éclair, ont été envoyés aux ministères de l'Intérieur, de la Culture, à l'Élysée, au PDG de France Télévisions, à la gendarmerie de Nîmes et à la mosquée de Lille Saint-Maurice.

La mosquée El Forkane, une ex-chapelle de sœurs dominicaines, a été achetée au diocèse de Lille par l'association Amal (association des musulmans d’Alsace, créée en 1973 à Mulhouse), pour 1,6 million de francs, grâce au soutien financier des fidèles et de l'état algérien et convertie en centre religieux et culturel musulman en 1972. Pas de minaret, pas de dôme, pas même une plaque. Qui pourrait imaginer que, derrière ces murs, jusqu'à 1 200 personnes assistent à la prière ? Formé en Algérie, en Egypte et à l'université tunisienne de Zitouna, Mohamed Guenzoul est l'un des 70 « imams fonctionnaires » rémunérés par l'Etat algérien en France et gérés par la grande mosquée de Paris et l'ambassade algérienne. La Turquie procède de la même façon pour une cinquantaine d'imams, et le Maroc pour une dizaine. Cet imam exprime volontiers sa solidarité avec le peuple palestinien.

L'une des enveloppes contenait dans une pochette rouge une lettre adressée à François Fillon à l'adresse de l'hôtel Matignon. Elle contenait également une lame de cutter collée à l'intérieur, précise TF1 News (cf. photo ci-dessus). Le malade menaçait le premier ministre d'égorgement.
Récidive d'un détraqué
Vendredi, la police judiciaire de Montpellier a arrêté l'individu à Nîmes (Gard) où il avait déménagé.
En 2009, ce fanatique avait en effet déjà été arrêté et libéré dans la métropole lilloise après l'envoi de courriers de menaces à plusieurs personnalités politiques.

Le quadragénaire de 46 ans, qui a reconnu les faits sans justifier ses actes, a été une nouvelle fois placé dans un hôpital psychiatrique vendredi.

Son identité n'a pas été révélée.

lundi 18 juillet 2011

Au secours ! E.Joly ne peut être présidente de tous les Français

La candidate Verts-Europe Ecologie s'est disqualifiée


La trublion rouge se fait tacler par le PS

La candidate bi-nationale s'en prend à notre défilé militaire du 14 juillet

Selon la franco-norvégienne, qui ne fait pas honneur à sa bi-nationalité, la cérémonie militaire ne serait pas un défilé citoyen.

Pour saccager non seulement le paysage politique mais aussi notre héritage historique, soutenue par Jean-Luc Mélenchon, candidat du PCF, la présumée écolo n'a pas pris sa retraite à 62 ans.

Mal intégrée après 50 ans, sa culture norvégienne entrave ses raisonnements.
Le PS fustige la provocation Joly: une « très mauvaise idée »

Tous s'en prennent à la proposition de la presque septuagénaire (1943) en 2012 et aucun candidat socialiste n'envisage de lui donner suite : tous l'ont rejetée, au nom des valeurs de la République et du respect des traditions qui échappent visiblement à son entendement.

Laurent Fabius lui oppose que le défilé militaire est une « façon de montrer que l'armée française est une armée citoyenne ».

Manuel Valls, autre candidat PS, a résumé le sentiment général officiel au PS. Selon lui, mais pour l'heure, « tout cela n'est pas très sérieux », visant la candidate par ricochet.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, souligne que le moment est particulièrement mal choisi, alors que six militaires français - citoyens du monde au côté de la population afghane – viennent de trouver la mort pour garantir la souveraineté du gouvernement légitime de l'Afghanistan. « Il faut penser à celles et ceux qui qui s'exposent et qui ont fait dons de leur personne pour notre sécurité. »

Claude Bartolone
, plus ambigü, soutient toutefois que Joly Eva néglige les Français en s'adressant aux militants altermondialistes qui, à l'instar de José Bové sont souvent objecteurs de conscience et antimilitaristes. « Ce n'est pas une découverte que ce courant a toujours existé au sein de la gauche française », revendique-t-il. « Eva Joly est en campagne ; elle parle à ses électeurs », souligne-t-il.

Mais, quant à elle, Désirdavenir Royal prétend maintenant rassembler de l'extrême gauche aux ...gaullistes

Si elle refoule Eva Joly, elle prend pourtant les voix qui se porteraient sur son nom. Et, bien que fille d'un officier supérieur de l'armée coloniale qu'elle évoque après l'avoir traîné en justice (lien PaSiDupes), elle annonce que les voix Europe Ecologie-les Verts ne seraient pas polluées par les déclarations de sa candidate et qu'elle est prête à les recycler, comme à récupérer les voix gaullistes : un voisinage contre nature, d'autant que Sa Cynique Majesté Royal récupérerait les votes d'extrême gauche, sans aucun état d'âme, aussi bien communistes et trotskistes. Bien que très peu fédératrice, il faut être vraiment prête à tout. Et n'importe quoi. Une femme saoule de plus au PS ?


Le PS est prêt à passer la serpillière en 2012

François Hollande confirme qu'il n'a pas l'odorat délicat.
On le dit consensuel : comprendre inerme, voire peu innervé !
D'ailleurs, le projet altermondialiste reste nébuleux et le candidat socialiste inconnu. Le candidat PS actuellement le mieux placé envisage déjà très bien de passer l'éponge sur la provocation Europe Ecologie-les Verts au moment des négociations du second tour à gauche.

Joly, candidate négligeable

« Eva Joly va être en concurrence avec le candidat socialiste mais, en même temps, nous devrons nous rassembler au second tour », annonce-t-il froidement. Les prétentions hégémoniques socialistes restent vivaces et Hollande, nostalgique de l' « union de la gauche », à la Mitterrand et de la « gauche plurielle », façon Jospin, sait qu'il doit compter sur des accords de gouvernement: l'aveu des doutes socialistes sur le distancement supposé de la majorité présidentielle.


A l'automne, les pommes de discorde seront mûres à gauche

Le PS joue la diversité tant que l'offre de candidatures à gauche est multiple.

Les sujets de division – réforme des institutions, politique de défense ou énergie nucléaire – servent à distinguer les candidats jusqu'au second tour et à berner l'électorat. Claude Bartolone n'en fait pas mystère : « A partir du moment où il y a des candidatures différentes, il faut des sujets de différenciation », avoue-t-il.

L'opportuniste président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, habitué des emprunts toxiques, rappelle « avoir déjà connu ça dans le passé avec les communistes. »

Pour autant, un brin arrogant, il est confiant dans le premier tour.

« Eva Joly peut se permettre se genre de propos sans trop de gravité car personne dans l'opinion publique n'imagine qu'elle sera présidente de la République », estime-t-il, non sans mépris. A moins que le socialiste ne juge une binationale impropre à la fonction.

Et d'ajouter, hautain : « Mais, de leur côté, les socialistes ne peuvent pas se permettre ce genre de déclaration. Nous incarnons une possibilité pas mineure de faire élire l'un des nôtres. » Non sans raison, les sectaires altermondialistes vont, à n'en pas douter, hurler à l'humiliation !

Quant au ralliement des gaullistes à Sa Cynique Majesté Royal, on demande à voir.

Flamby 1er s'en prend pourtant à François Fillon plutôt qu'à la nouvelle venue.

Formé à la collection Les Nuls (lien PaSiDupes), il a accusé le premier ministre : c'est « Fillon qui a manqué de culture sur ce qu'est l'esprit de la République ». Estimant à son tour que la candidate des écolos rouges est décidément quantité négligeable, l'ex-premier socialiste a assuré, non sans populisme, que « cette remarque est blessante, non pas pour Eva Joly seulement, mais pour tous les Français qui ont acquis la nationalité depuis peu, voire pour certains depuis fort longtemps. » Une sorte de brevet d'authentification offert à Eva Joly, candidate de la diversité, à égalité avec le PS de Martine Brochen-Aubry.


La gauche n'est encore unanime que pour s'en prendre à François Fillon

Le PS condamne à tour de bras, à droite, comme à gauche
Le Premier ministre et le PS étaient sur la même longueur d'ondes pour villipender la rouge que les Verts se sont choisis. L'ex-élue controversée du Congrès de Reims s'est empressée de surenchérir sur la déclaration de son rival. Excessive comme à son habitude, elle s'est déclarée « excessivement choquée. » « Ce n'est pas digne du premier ministre de la France qui, en s'exprimant ainsi, bafoue une fois de plus les fondements et les valeurs de notre République », a ajouté la maire communautariste de Lille, qui se rêve en présidente, mais un peu tôt, dans le miroir, de son oeil valide, façon Jean-Marie Le Pen: lien PaSiDupes: Aubry a le mauvais oeil.


Quant à Europe Ecologie-les Verts, sorte d'auberge espagnole zapatérienne, le pseudo-parti-pétaudière n'a retenu que les origines lointaines de sa candidate venue du froid.

Faisant l'impasse sur les menaces de leur candidate sur le défilé du 14 juillet le jour même de la fête nationale, les altermondialistes ont « dénoncé avec la plus grande fermeté les insinuations [des propos pourtant sans ambages] malsaines [sic] sur la binationalité d'Eva Joly et sur son prétendu manque de culture française » pourtant dénoncé par l'ensemble de la classe politique républicaine.


En déplacement en Côte d'Ivoire, Fillon a observé avec « tristesse » que « cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'Histoire française. » Il a tenté de lui faire comprendre que « ce défilé du 14 juillet est d'abord le symbole d'une armée qui défend la République. » Et de faire un peu de pédagogie: « Si chaque année nous rendons hommage à nos forces armées le jour de la fête nationale, c'est parce que nous rendons hommage à une institution qui assure la défense des valeurs de la République française, de la liberté, de la fraternité, de l'égalité. »


Avant la prochaine, le parti hétéroclite de Cécile Duflot assume la provocation de sa candidate de fraîche date et polémique sur sa préférence récente pour la politique hexagonale.

Eva Joly croit d'ailleurs bon d'assurer : « Moi, je ne descends pas de mon drakkar ! Ca fait cinquante ans que je vis en France et donc je suis française. » Elle n'est visiblement pas passée par l'école de la République...

Mais la bientôt septuagénaire oublie simplement que ses convictions ont passablement fluctué avant de se radicaliser ouvertement: elle a d'abord préféré son pays d'origine en 2002 pour y faire de la politique, comme conseillère du gouvernement norvégien en 2005, puis du gouvernement islandais en 2009, avant de retrouver le chemin de la France et de s'essayer d'abord au MoDem à l'occasion de la présidentielle 2007, pour enfin se rabattre sur Europe Ecologie quand il avait le vent ...en poupe ! C'est ce qui s'appelle des convictions...

Opportunisme et agressivité: cela fait beaucoup pour le 'coming out' d'une internationaliste fraîchement assumée.

mardi 31 mai 2011

Vers la fin du nucléaire en Allemagne, grâce à la France


Le nucléaire assure 25% et 85% des besoins énergétiques des pays respectifs

La presse française d'opposition salue la déclaration de la chancelière allemande Angela Merkel de sortir l'Allemagne du nucléaire, mais adopte un angle plus polémique et partisan qu'écologiste et environnemental, en accordant une portée politique à cet effet d'annonce pour dans dix ans. Elle compte en effet que la promesse politique de la chancelière sortante aura un impact direct sur la campagne présidentielle française.
Bien que le lobbying anti-nucléaire allemand soit très actif depuis de nombreuses années déjà et sachant pourtant que les Français restent attachés à cette technologie de pointe initiée par le Général De Gaulle, des éditorialistes français accordent une portée "historique" à cette annonce allemande de sortie du nucléaire pour 2022, estimant que cette option pourrait plonger dans l'embarras le président Nicolas Sarkozy, fermement pro-nucléaire malgré la catastrophe de Fukushima et dans l'attente de sources de substitution.
=> Le premier ministre, François Fillon, a affirmé que la France "respectait la décision allemande", mais que ce n'était "pas le choix" fait par le gouvernement français, qui juge que cette énergie constitue une "solution d'avenir".
=> "La France a fait depuis un demi-siècle le choix du nucléaire, qui produit aujourd'hui 80 % de l'électricité en France", a dit pour sa part le ministre de l'industrie, Eric Besson. "Ce choix reste pertinent, parce que la France a acquis ainsi une forte indépendance énergétique ; elle dispose ainsi d'une électricité 40 % moins chère que dans la moyenne des autres pays européens. Les ménages allemands par exemple paient leur électricité deux fois plus cher", a-t-il ajouté.
=> Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'est également montré "totalement défavorable" à une telle décision pour la France. "85 % de notre énergie est produite par le nucléaire (...). C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France", a-t-il affirmé sur RTL.

=> Ainsi, selon Hubert Coudurier dans Le Télégramme, "en confirmant le geste qu'elle avait eu au lendemain de la catastrophe de Fukushima, la chancelière Angela Merkel plonge la France dans l'embarras". Le journal, radical et laïc, se situe plus à gauche que Ouest France, au point d'avoir déconseillé de voter pour la socialiste Marie-sEGOlène Royal à la présidentielle de 2007.
=>"L'accident de la centrale japonaise de Fukushima...a rappelé au monde le risque atomique", note Dominique Quinio dans La Croix, journal progressiste, bien que la catastrophe ne soit pas nucléaire, mais tellurique.
=> Outre que Didier Louis, qui n'a pas peur des mots, qualifie cette décision de "big bang" et "d'historique" dans le Courrier picard, la dirigeante allemande "a donné un sacré coup de pied dans le nucléaire !", selon Jacques Camus dans La République du Centre, de Centre gauche. Elle fait ainsi "endosser à l'Allemagne un rôle précurseur dans la construction d'un nouveau modèle énergétique" et "relance avec acuité, au-delà des frontières germaniques, le débat sur le nucléaire."
=> Mme Merkel "pose donc un vrai défi économique et écologique à la France en divergeant de sa politique énergétique, à majorité nucléaire", renchérit Xavier Panon dans La Montagne. "Le débat présidentiel (français) sera agité par ces atomes crochus, porteurs d'un choix de société", poursuit-il.
=>"L'annonce allemande constitue un choc et changera profondément la donne de la campagne de 2012", prédit Jacques Guyon dans La Charente Libre. "Peut-on, parce que nous avons mis tous nos oeufs dans le même panier continuer à prétendre que nous sommes seuls à avoir raison?", s'interroge-t-il.

"Le pari allemand nous concerne tous"

Le nucléaire assure 25% des besoins énergétiques en Allemagne et 85% en France:
le problème ne se pose donc pas dans les mêmes termes.

ECOUTER la chronique du 31 mai 2011 de Jean-Louis Gombeaud sur RTL.
=> Dans le genre hypocrisie, Angela Merkel n'a donc rien à envier aux Grünen ou au PS, car l'Allemagne devrait acheter une partie de son énergie à l’étranger: de l'électricité nucléaire française ! Dans la série « faites ce que je dis mais pas de ce que je fais », la chancelière allemande les bat tous, si c'est possible.

Mais la presse française entre en surchauffe
Convaincue d'aller dans le sens de l'Histoire, elle s'aligne sur le dernier qui a parlé. Les commentaires sont faciles et vont bon train, après avoir fait campagne contre les éoliennes ou le gaz de schiste, sans un mot sur le réalisme des sources d'énergie alternative et sans une proposition recevable.

Le PS, bien que divisé, reste très attaché au nucléaire, mais, à lire la presse dans l'air du temps, la promesse Merkel ne gênerait que la majorité.
"Pour les lobbies de l'atome...c'est jour de deuil", ironise Michel Lépinay dans Paris Normandie et "pour le gouvernement français, c'est aussi bien sûr une très mauvaise nouvelle" puisque "la décision allemande pourrait peser lourd sur le débat politique en France", alors que "depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, l'UMP brandit sans cesse, sur tous les tons, l'exemplarité germanique". Après ce revirement allemand, la France risque également de se faire "distancer" dans la course aux énergies renouvelables.

"Au-delà du choix politique et politicien", assure Bernard Le Solleu dans Ouest-France, "Merkel prend une décision majeure pour l'économie la plus puissante d'Europe". "Quoi qu'en disent les patrons d'EDF et d'Areva, ce changement de cap à Berlin aura des conséquences au sein de l'Union européenne", commente l'éditorialiste de Ouest-France, relevant que l'Italie, l'Autriche, la Belgique et la Suisse "se détournent" également du nucléaire. Et si en France "le lobby nucléaire s'est attaché à décrédibiliser l'initiative d'outreRhin... S'arrêter là serait une erreur", martèle Rémi Godeau de L'Est Républicain. "Car le pari allemand nous concerne tous."

Omissions de la presse de gauche

Angela Merkel semble avoir les faveurs de l'opposition, mais en octobre 2010, alors que le débat sur l'intégration des musulmans battait son plein depuis la sortie de l'ouvrage polémique de Thilo Sarrazin, elle affirma que « le modèle multiculturel allemand [Multikulti] a totalement échoué ».

Fin 2010, entre autres débats, celui sur le prolongement de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires divisait le Cabinet Merkel et la majorité.

Sa dernière déclaration sur le nucléaire est donc de nature politicienne et peut être remise en question par son successeur. La présidente du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon, n'exclut pas un retournement de situation d'ici à cette échéance. Interrogée sur le caractère "irréversible" de cette mesure, la présidente d'Areva a fait valoir que "d'ici à 2022, il peut se passer beaucoup de choses".
Anne Lauvergeon a souligné qu'elle s'attendait à "une réaction allemande spécifique" après la catastrophe de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en mars, soulignant que la situation du nucléaire au Japon "n'a pas d'équivalent dans le reste du monde".

Benoît Hamon, porte-parole du PS, plaide évidemment pour que la question soit tranchée, en France, par un "arbitrage du peuple français" au moment de l'élection présidentielle. Malgré un projet adopté à l'unanimité, le PS se divise sur le sujet: Tartine Aubry veut sortir du nucléaire mais elle refuse de se lier en livreant son calendrier, tandis que Flamby Hollande, lui, estime que l’on ne peut pas se passer du nucléaire, mais amateur d'eau tiède, il préfère "aller vers une réduction de la part du nucléaire". Son échelonnement ? Reporté aux calendes grecques. Mais Hamon-le-benêt demande aux électeurs de trancher !...

Les Français auront le temps de méditer l'information de la présidente d'Areva. Pour Mme Lauvergeon en revanche, "c'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands". Sur BFM Radio Anne Lauvergeon a encore souligné que la fermeture déjà effective de sept réacteurs en Allemagne a "entraîné un renchérissement significatif des coûts de l'électricité en Allemagne, avec des conséquences pour la base industrielle installée".




=> Lien agence de presse: "Nucléaire: l'Allemagne double ses importations d'électricité française"
(4 avr. 2011)


Gros consommateurs de charbon de mauvaise qualité – donc très polluant – les Allemands pourront toujours continuer à l'extraire de ses mines de l’ex-RDA ou près de Leipzig et Cologne… C’est une énergie peu chère, mais l'Allemagne en consomme 200 millions de tonnes par an et c'est au mépris de la cause environnementale, mais c'est avec la bénédiction des Verts. Un modèle pour nos propres illuminés et la presse hexagonale toujours prête à critiquer le gouvernement en place.

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