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vendredi 5 septembre 2014

Manuel Valls lie son sort au président enlisé

Le premier ministre monte en première ligne pour sauver son avenir et le quinquennat enlisé

La presse aux ordres parle d'"attaques" de Valérie Trierweiler contre François Hollande


Un titre désobligeant
pour le président,  avatar
dans la vie d'une femme
Le pouvoir se débat sur un terrain de rentrée politique déjà explosif. Mais il rend responsable  de son désarroi le tohu-bohu provoqué par la vengeance médiatique de l'ex-concubine officielle et c'est donner une importance excessive à ce rideau d'alcôve soulevé.  Certes, ce bouquin d'une femme humiliée aide à cerner un personnage public ambigu, aussi confus que trompeur, mais ce brûlot paru en début de semaine ne saurait à lui seul expliquer la profonde désaffection de la population pour le squatteur de l'Elysée. (Lien PaSiDupes vers les réactions de la presse internationale)
  
Si le message d'autorité et d'unité lancé par le Premier ministre Manuel Valls est soudain rendu inaudible, c'est aussi et avant tout que la politique du président est à ce point dangereuse qu'elle a fait exploser la colère des élus de la gauche du PS dès avant l'été. La rentrée a été le déclencheur d'une série annoncée de retours de manivelles accumulés, depuis le défi des ministres frondeurs (Montebourg, Hamon et Filippetti) aussitôt éjectés du pédalo présidentiel, jusqu'à la révélation d'un nouveau cas de fraude fiscale au gouvernement, en la personne de Thomas Thévenoud, un proche de Montebourg, l'ancien ministre de l'Economie, collègue du ministre du Budget de Jean-Marc Ayrault, Jérôme Cahuzac, lui-même déjà convaincu d'évasion fiscale. Les branquignols du gouvernement n'ont d'ailleurs rien trouvé de mieux que de nommer à sa fonction un franco-allemand (en plus des franco-coréens ou marocain existants...) du nom de Fetz, député du Lot-et-Garonne, dont Cahuzac était justement un élu... 

Hollande, c'est le serpent venimeux se mord la queue.   
Le président Hollande a encaissé une avalanche de coups qu'il a provoqués, dans le secret de son intimité comme sur le terrain politique qu'il a miné pendant deux années, de détricotages en provocations sociétales, de tergiversations politiques en promesses non tenues et de matraquage fiscal en échecs économiques. Que son inconstance soit conjugale ou publique, elle a dressé contre lui l'ensemble des Français qui le rejettent massivement, à un niveau historique inégalé: 13%, pour l'heure. 
Le bouquin de Trierweiler ne peut à lui seul  être rendu responsable des malheurs de Pépère. Avec le renfort de la presse socialiste, Matignon et l'Elysée maltraitent aujourd'hui la chronologie de leurs revers respectifs et individuels. Les révélations de l'ex-concubine officielle ne viennent que confirmer la petitesse du locataire malveillant de l'Elysée. 
VOIR et ENTENDRE un simulateur précoce:


Parvenu au pouvoir par défaut, à la suite des déboires de Dominique Strauss-Kahn, Hollande s'est cru arrivé. Ensuite, la décision de se porter candidat à la présidence n’est pas la sienne, mais celle de sa concubine Valérie Trierweiler... Mais, dilettante inexpérimenté, impréparé et dépourvu de vision comme d'envergure, le président "normal" s'est aussitôt révélé incapable et impuissant, comme dans le portrait que ses adversaires de la primaire avaient esquissé de lui, sans que ses électeurs n'y prêtent une attention suffisante. (Martine Brochen-Aubry donnait du président une image de "couille molle": en 2011, dans PaSiDupes, ou en 2002, dans le Nouvel Observateur)

Ses promesses gratuites étaient, pensait-on, le résultat de son inconscience. Valoche jette un éclairage cru sur l'hypocrisie du personnage qui dit ne pas aimer les riches mais déteste surtout les "sans dents" dont il se gausse. 

Cette blague privée, irrespectueuse du malheur des chômeurs qu'il a créés et des immigrés qu'il a attirés, sans pouvoir les secourir, est d'ailleurs rendue complètement crédible par sa réplique publique du salon de l'Agriculture à la question d'un enfant demandant où est Nicolas Sarkozy.
VOIR et ENTENDRE la méchanceté souriante de ce président de la République, ici, au Salon de l'Agriculture, février 2013:
Valls est contraint de réagir au vu de son dévissage de 14 points dans l'opinion, en un mois et les sondages catastrophiques sont un signal fort.
Le chef de l'Etat, dont l'image est totalement dévalorisée, va devoir, comme le 14 janvier dernier, s'expliquer sur sa vie privée lors de sa conférence de presse le 18 septembre. 
Il a tenté aujourd'hui de botter en touche, appelant chacun au respect dû à sa fonction ! Comme la plupart des socialistes, selon la presse, une élue dont l'identité n'est pas davantage révélée que celle d'un tueur du 9.3, mais qui aurait eu des liens d'amitié avec Valérie Trierweiler, se dit "atterrée" par le contenu du livre paru jeudi. L'ex-journaliste débarquée du lit du président serait donc abandonnée de ses proches. Et l'inconnue masquée d'agiter le chiffon rouge de l'extrême droite, comme à chaque fois que le PS s'égare. "Quand on a, comme aujourd'hui, le Front national aux portes du pouvoir, on ne fait pas des choses comme cela", prêche la dame.

Deux jours auparavant, le vote de l'Assemblée sur le discours de politique générale du Premier ministre fera l'état des lieux des troupes socialistes divisées sur la ligne économique pro-entreprises martelée par Manuel Valls qui engagera la responsabilité de son gouvernement par un vote de confiance visant à faire rentrer dans le rang les réfractaires à sa politique.

Alors que l'Elysée observait un silence total jusqu'au sommet des dirigeants des pays membres de l'OTAN à Newport au Pays de Galles (photo ci-contre de la mise en quarantaine de Hollande), Manuel Valls en a appelé jeudi lors d'un déplacement au "respect de la vie de chacun et à la dignité des débats publics".
"Ce que les Français attendent du gouvernement et de moi-même comme Premier ministre, c'est de répondre à leurs attentes", a-t-il déclaré. Il ne nie donc pas l'authenticité des propos indignes qu'il tient en privé sur les "sans dents", ceux qui motivent, selon lui,  tout l'engagement politique de cet arracheur de dents.
VOIR et ENTENDRE Hollande dans les habits de l'imposteur
Fils de Georges Hollande, un soutien de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême droite), François Hollande est venu de droite mais a pris le train socialiste en route quand Francois Mitterrand est arrivé à l'Elysée.

Depuis la formation du gouvernement Valls 2, après 145 jours du Valls 1, autre record de la mandature du président socialiste, le 26 août, le Premier ministre -pyromane a dû éteindre presque quotidiennement divers incendies, qu'il s'agisse de la colère provoquée par sa déclaration d'amour à l'entreprise devant le MEDEF, de la présence de la ministre de la Justice Christiane Taubira à une réunion des élus PS "frondeurs", ou des propos du ministre du Travail, François Rebsamen, sur la chasse aux chômeurs fraudeurs.

L'exécutif paie les dividendes de ses impostures

"C'est comme un championnat, on avance match après match", 
racontait le chef du gouvernement à qui voulait l'entendre dimanche à l'université d'été houleuse de La Rochelle, au terme d'un discours volontariste après d'autres, rappelant deux années de "détermination" stérile d'un Ayrault. Il a fait le grand écart, ménageant ses troupes tout en confirmant le nouveau cap économique (social-) libéral basé sur la baisse des charges des entreprises et des impôts (directs, et non indirects), avec une menace de plusieurs points qui se profile à nouveau sur la TVA...
Une ligne symbolisée par la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, un ancien banquier de Rothschild, symbole de la finance que Hollande disait détester, en lieu et place du frondeur Arnaud Montebourg, ancré à gauche du PS.

François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice, voit dans cette façon de "prendre les rênes sur les enjeux du gouvernement, les liens avec le PS et avec les entreprises" un "pari nécessaire mais pas suffisant: il faudra des résultats".

Jérôme Fourquet, de l'IFOP, note que les pilotes de l'exécutif n'avaient guère le choix "face à un tableau de bord où tous les voyants sont au rouge". "Les sondages révèlent un trou d'air désastreux. Plus que jamais le roi est nu et le prince était en train de le devenir", dit-il. "Continuer au même rythme n'était plus tenable. Il y avait nécessité de réagir et de montrer très énergiquement qu'on était décidé à aller chercher des résultats avec les dents [sic] car ces derniers se font attendre."

Outre une économie atone, les sondages d'opinion montrent une chute de François Hollande et de Manuel Valls dans l'opinion: moins quatre points pour le président (19%), moins dix pour le Premier ministre (43%) dans une enquête IFOP pour Paris Match réalisée après la nomination de "Valls II". Prisonniers d'une spirale vertigineuse, ils sont depuis, selon une enquête du Figaro, l'un est à 13% et l'autre à 30%... 

"L'objectif de ce remaniement [terme impropre pour une "dissolution"], hormis d'écarter les fortes têtes, est de faire signer un avenant au contrat: maintenant on va sortir de l'ambiguïté qui pouvait encore exister et on va aller à fond dans la ligne social-libérale. En gros 'qui m'aime me suive'", résume Jérôme Fourquet.

Hollande fait le vide autour de lui

Reste à savoir si les élus PS "frondeurs", qui ont repris du poil de la bête à La Rochelle en créant un collectif sans chef baptisé "Vive la gauche", auront le courage de refuser de voter la confiance au nouveau gouvernement, d'entraîner une crise politique majeure susceptible de déboucher sur une dissolution et de se représenter devant leurs 13% d'électeurs. "Ce qu'on peut faire avec les membres du gouvernement, c'est plus difficile avec les parlementaires", dit Jérôme Fourquet. "On peut penser que la contestation va aller crescendo", pronostique-t-il. 

L'exécutif a donc obligation de faire revenir une confiance perdue et  court le risque de susciter l'alternance. La plume au vitriol de Valérie Trierweiler, qui décrit Hollande comme un homme méprisant des pauvres, ne serait qu'un facteur supplémentaire en faveur de la droite.
"Ce qui est le plus difficile pour François Hollande, c'est qu'il est terriblement seul. L'ouvrage de Valérie Trierweiler ne va pas l'aider", souligne Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive. "François Hollande a pendant longtemps a donné le sentiment d'être sympathique, d'être en empathie avec les gens. Cette image s'est estompée". Pour autant, le politologue a le sentiment que "rien n'est jamais définitivement figé" et que de l'eau va passer sous les ponts avant de savoir qui portera les chances de la gauche à l'élection présidentielle de 2017, avec ou sans primaire socialiste.

En privé, le président aime donner l'exemple de l'Allemand Gerhard Schröder, qui n'avait perdu que de justesse face à Angela Merkel en 2005, trois ans après avoir engagé une politique voisine de celle prônée par Paris aujourd'hui.

François Hollande et Manuel Valls ont une chance historique avec une Europe désormais à l'écoute, assurent certains, ce que les photos de presse démentent. Ceux-là répètent que la croissance de l'Allemagne faiblit aussi, que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est sur leur ligne, tout comme le nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Tous les espoirs seraient permis: pourvu qu'ils ne soient pas déçus comme ceux du redressement de la courbe de l'emploi. Toute la question est de savoir si le retournement attendu se produira assez vite pour porter ses fruits avant 2017. Savoir même si le retournement aura lieu.


mardi 15 juillet 2014

Ces francs-maçons qui gouvernent la France de Hollande

La secte noyaute le pouvoir socialiste

Les francs-maçons sont aux premières loges loges 

Depuis l'élection de François Hollande, les frères sont de retour. Et peuvent compter sur des relais haut placés, au Sénat à l'Assemblée ou à Matignon.
Le sujet de la prise de pouvoir est un serpent de mer de la république laïque et sectaire et tous les organes de presse le traitent inutilement: c'est l'un des "marroniers" qui servent à meubler les temps morts de l'actualité.
Début janvier 2013, le Nouvel Observateur avait ouvert son fichier...

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur d'alors, a été initié au Grand Orient de France (GOF) dans les années 1980. Ce n'est pas Alain Bauer, son ami et futur grand maître qui l'a mis au parfum mais un responsable socialiste parisien. Valls a pris ses distances avec les ateliers dès 1996. Mais, place Beauvau, où la tradition maçonnique perdure, cette formation se révèle utile...

Jean-Yves Le Drian, membre du GO de longue date, le maire de Lorient et fidèle ami de François Hollande, a pris les rênes du ministère de la Défense. Cédric Léwandowski, directeur du cabinet du ministre, est un initié influent. Selon la tradition républicaine, les frères sont nombreux parmi les officiers. La nomination de Le Drian n'a pas fait de vagues.


La carrière de Jérôme Cahuzac, élu à Villeneuve-sur-Lot, terre laïque et franc-maçonne, passe nécessairement par les loges. Le ministre du Budget a participé à de nombreuses tenues. Mais Jérôme Cahuzac n'a jamais reconnu - les yeux dans les yeux - qu'il a appartenu à la chaîne d'union des maçons du GODF. Cependant, il n'a pas démenti non plus cette appartenance que beaucoup d'initiés lui prêtent !

Dans les Landes, l'initiation d'Alain Vidalies à la franc-maçonnerie locale est un secret de Polichinelle. Mais le ministre des Relations avec le Parlement ne souhaite pas confirmer ou commenter cette appartenance bien utile : dans les deux Chambres, quelque 150 élus membres de la Fraternelle parlementaire en sont encore, de la franc-maçonnerie.



Victorin Lurel, le président du Conseil régional de Guadeloupe devenu ministre des Outre-mer a été initié en 1988 au Grand Orient de France et fréquente la loge Acacia des Tropiques. En novembre dernier, il a accompagné François Hollande au siège parisien du Grand Orient lorsque le candidat socialiste a été auditionné en tenue blanche fermée. 
La ministre déléguée chargée de la Décentralisation a été nommée à la demande de Marylise Lebranchu. Anne-Marie Escoffier entretient les meilleures relations avec la Grande Loge féminine de France (GLFF). Et pour cause : l'ex-sénatrice radicale de gauche de l'Aveyron y aurait été initiée. Professeur non certifiée de lettres classiques, de latin et d'italien, sa carrière au ministère de l'Intérieur, puis de préfète, aurait-elle pu être sans ses relations politiques et maçonniques? 


Frédéric Cuvillier, ancien maire de Boulogne et député d'un Pas-de-Calais en proie aux affaires de corruption du PS, a de solides amitiés chez les maçons nordistes. Interrogé au sujet de son initiation au Grand Orient de France, comme le premier ministre Valls, le ministre des Transports et de l'Economie maritime de Ayrault, puis de Valls, a indiqué qu'il ne pouvait répondre. Garder le secret est une attitude 100% maçonnique...

Membre du gouvernement Valls,
le nouveau secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen est un franc-maçon initié.  

A force d'être borderline, ce Frère millionnaire a dû avouer qu'il a sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700.000 euros, "depuis des années": le redressement financier ne devrait pas tarder, si le pôle du même nom veut bien lâcher l'UMP un instant... Une mise en examen ne ferait pas peur à ce médecin néanmoins, puisqu'en 1998, il a découvert cet état dans le cadre de l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330. 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avaient pas eu de contre-partie. L'ensemble de la procédure a pourtant abouti à un non-lieu.

Directeur du cabinet de Jean-Marc Ayrault, Jean-Christophe Chantepy, centralien et énarque dont l'homosexualité n'est un secret pour personne, a fréquenté les loges du GODF, comme Cuvillier ou Cahuzac. "J'ai été au Grand Orient de France. Mais je n'y suis plus", se défend-il. Plus sûrs sont ses engagements auprès de Ségolène Royal, comme dirigeant de Désirs d'Avenir, association de circonstance de la candidate de la gauche battue de 2007, puis comme directeur de cabinet de son comité de campagne.


Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, est un fidèle de Jospin, puis de Hollande, passe pour avoir été initié au Grand Orient (GO), même s'il doit sa formation politique au trotskisme version LCR. Discret par nature et par formation, Bel n'a jamais confirmé... 
Il a annoncé son abandon de la présidence du Sénat devenu ingérable et promis à un changement de majorité à la rentrée.

Frère François Rebsamen, membre actif du Grand Orient de France (GOF) jusqu'à son élection à la mairie de Dijon en 2001, le président du groupe socialiste au Sénat rêvait du ministère de l'Intérieur où son réseau aurait fait merveille. Hélas, il a été coiffé par un "frère" du GOF: Manuel Valls. On dit que les deux hommes ont su se réconcilier. 



Pour un homme public comme Jean-Vincent Placé (EELV), "c'est une question d'ordre privé. Mais je connais la franc-maçonnerie," finit-il par concéder, du bout des lèvres: la fréquentalaïcité,tion du GODF est-elle encore moins reluisante que celle de Cécile Duflot? Ainsi s'exprime donc le président du groupe Europe Ecologie-les Verts au Sénat, repaire traditionnel de notables francs-maçons. Initié au GODF, Jean-Vincent Placé, passionné de Napoléon et apôtre de la laïcité, est un maçon très actif.


  Comment présider le Parti radical de Gauche (PRG) sans avoir été formé par les loges ? Ce fils de... notable toulousain, héritier de patron de presse (Midi Libre), Jean-Michel Baylet est dans la franc-maçonnerie depuis 1991, par tradition familiale et politique, au sein de la loge Demain du Grand Orient de France (GOF) fondée par l'ancien grand maître Roger Leray.


Après s'être longtemps refusé à tout commentaire, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche (Front de Gauche) à la présidentielle, l'a confirmé début 2012. Il est bien entré en franc-maçonnerie dès 1983. L'ancien trotskiste explique cette initiation à la loge Roger Leray du Grand Orient de France.
Pouvoir : les francs-maçons aux premières loges. (Sipa)

Et aussi les "maçons friendly" ou "sans tablier"

Marylise Lebranchu (Décentralisation), Stéphane Le Foll (Agriculture), Vincent Peillon (Education), Michel Sapin (Travail), Thierry Repentin (Formation professionnelle), Aquilino Morelle (conseiller politique du président).


PS: initiés
Jean Le Garrec (ancien ministre), Elisabeth Guigou (ancienne ministre), Philippe Guglielmi (premier secrétaire fédéral du PS de Seine-Saint-Denis), Guy Arcizet (ancien grand maître du GO), José Gulino (grand maître du GO).


Sénat: initiés
Michèle André (Puy-de-Dôme, PS), Robert Navarro 
(PS, ex-responsable syndical SNCF et poursuivi en justice pour abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault et privé de son immunité parlementaire, mais en attente de procès: les juges se sont entièrement dédiés aux élus UMP...), Bernard Saugey (Isère, UMP). 

Assemblées: initiés

Claude Bartolone (président de l'Assemblée nationale), Christian Bataille, Henri Emmanuelli, Pascale Crozon, Pascal Terrasse, Brigitte Bourguignon, Odile Saugues.

Collectivités locales: initiés
Jean-Jacques Queyranne, (président de la région Rhône- Alpes) Gérard Collomb, (maire de Lyon), Jean Germain, (maire de Tours), Daniel Percheron, (président de la région Nord-Pas-de-Calais).


On se demande en fait qui n'est pas franc-maçon au gouvernement Valls

Citons Montebourg, Fabius, Filippetti, Taubira, Touraine et Cazeneuve, Hamon et Royal, mais le secret est parfois si bien gardé...  

lundi 17 juin 2013

Villeneuve-sur-Lot : les "avatars" de la mauvaise affaire présidentielle de mai 2012

A son 8e échec, le PS continue de nier le rejet de la politique de Hollande
Ayrault accable son collègue fraudeur pour sauver la face 
Un article de contributeur à l'express.fr montre l'affiche du candidat PS éliminé, sans nommer les deux candidats du 2e tour:
Jean-Louis Costes (UMP, 28,71%) etÉtienne Bousquet-Cassagne (26,04%)

Les yeux baissés,
"je craignais cette situation", a déclaré Jean-Marc Ayrault au lendemain de l'élimination du PS au premier tour de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot
, l'ancienne circonscription de Jérôme Cahuzac."Comme beaucoup j'ai vécu douloureusement la découverte du mensonge de Jérôme Cahuzac et je craignais que cela fasse des dégâts en profondeur. Eh bien dans son fief... la tromperie a laissé des traces et c'est ce que nous subissons aujourd'hui", a insisté le premier ministre, qui s'exprimait devant la presse en marge de l'inauguration du Salon aéronautique du Bourget, lundi 17 juin.

En écho au premier ministre, de nombreuses personnalités socialistes se sont exprimées sur ce huitième revers électoral pour le parti du président, qui voit l'UMP et le Front national accéder au second tour.

Hollande, Ayrault et leur bande nient la condamnation de leur politique

Interrogé sur le sujet lors de son interview sur M6, François Hollande a vu dans l'élimination du PS une "séquelle" de l'affaire Cahuzac, estimant aussi que "c'est quand il n'y a plus d'espérance qu'il y a des votes extrêmes".  

Avec 5% des suffrages exprimés, le Front de gauche est pourtant un contre-exemple. Le président de la République fait quant à lui l'impasse sur le danger extrémiste à gauche et déclare: "Lorsqu'il y a des scandales, en l'occurrence c'en était un, il y a toujours la tentation de l'extrême droite, quel que soit d'ailleurs le comportement de cette extrême droite". "Si on veut écarter l'extrême droite (...) si on veut l'écarter démocratiquement (...) il faut lutter contre le chômage, donner une perspective à la nation et être exemplaire", a ajouté Hollande, qui connaît la théorie mais ignore la méthode.


"La faute de cet homme a porté très fort dans cette élection", insiste Marisol Touraine
"L'affaire Cahuzac est évidemment au centre de ce qui s'est passé [et qu'elle ne nomme pas] (...) C'est une circonscription particulière, une élection particulière avec un taux d'abstention important [valable pour tous et les socialistes en particulier], qui fait suite à une affaire retentissante", a vaguement commenté la ministre de la Santé sur Europe 1. "Il va de soi que la faute de cet homme a porté très fort dans cette élection", prétend Mme Touraine, sur la même ligne que ses maîtres. Et de livrer un commentaire indispensable: "l'unité de la gauche, surtout dans des périodes difficiles, est toujours nécessaire". "Nous avons besoin que la gauche soit unie et rassemblée." Interrogée sur le deuxième tour, elle s'est fendue d'une  autre, tout aussi rare, assurant finement qu'il faut "empêcher l'élection d'un candidat du FN", affirmant que sur ce point, "la ligne du PS n'a jamais varié". 


Le teigneux Bruno Le Roux critique "la faute politique" des écologistes
Et comme le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale n'assume jamais aucune responsabilité, il a jugé le vote des électeurs "totalement anormal" et "inexcusable" que les partis de la majorité présidentielle n'aient pas été "rassemblés". Plusieurs écologistes, visés par cette critique, lui ont cloué le bec en soulignant qu'il ne fallait pas chercher de "bouc émissaire". Lundi, sur Canal +, Le Roux est repassé à l'attaque, considérant que c'est  "une faute politique de ne pas se rassembler au premier tour quand on est ensemble et qu'on doit assumer ensemble le bilan de la majorité".

Désir H, comme Hargneux, appelle à faire "barrage" au candidat du FN

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, n'a pas incité la gauche à voter, alors que pour Marie-Noëlle Lienemann, "un réel problème de mobilisation de l'électorat de gauche"...  

Plutôt que de recommander de voter UMP, il a appelé les électeurs à faire "barrage au candidat du Front national" au second tour dimanche prochain, dans un communiqué cosigné avec Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. "Cette élimination est avant tout le produit d'un 'choc Cahuzac', et de l'abstention et de la division de la gauche", veulent croire les responsables socialistes. 

La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann s'est inquiétée sur RFI de "l'effet répétitif des partielles où systématiquement nous [le PS] ne sommes pas au deuxième tour" et qui "pose un problème politique majeur".
"Il y a, en plus du phénomène Cahuzac, un réel problème de mobilisation de l'électorat de gauche et par ailleurs un basculement d'une partie de notre électorat vers le Front national", analyse-t-elle, sans faux-fuyants. 

A ceux qui déplorent la "division de la gauche", à l'instar d'Harlem Désir, la sénatrice de la gauche du PS appuie là où ça fait mal, 
condamnant le totalitarisme de la Rue de Solférino: "Comment rassembler la gauche si elle ne participe pas des choix de la politique qui sont menés ?" 

Et de pointer la mollesse du taulier de l'Elysée: "Notre responsabilité, c'est de montrer qu'il y a une sortie de crise et pas simplement un accompagnement, un peu moins injuste, d'une dérive assez grave du système",a-t-elle ajouté.

jeudi 16 mai 2013

Cahuzac accuse: Hollande serait un plus gros menteur que lui

Au PS, un menteur peut en cacher bien d'autres

Le président de la République ment "depuis un an sur l'état de la France", lance l'ancien ministre du Budget, histoire de salir l'autre un peu plus, en tentant de minimiser son propre mensonge.
Jérôme Cahuzac assure avoir trouvé plus menteur que lui en la personne de François Hollande, affirme un article paru mercredi dans Le Figaro. Ainsi donc, selon l'ancien ministre du Budget, "c'est moins grave de mentir pendant 15 secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande" ! Une phrase apparemment prononcée après sa démission devant d'anciens conseillers, qui, selon le quotidien, "n'en reviennent toujours pas".

"Je te tiens, tu me tiens par la barbichette..."

La citation fait écho à une autre phrase de Jérôme Cahuzac, rapportée début avril par Le Canard enchaîné : "On me dit que j'ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu'il y aurait des mensonges indignes et d'autres qui seraient dignes ?

Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l'Assemblée, est-ce digne ?

"À ce compte-là, j'ai menti devant l'Assemblée, sur la possibilité de réaliser 3 % de déficit en 2013."


Exclu du PS et contraint à démissionner du gouvernement, celui que l'on pressent candidat à sa succession à l'Assemblée aurait-il un tempérament revanchard ?


Une histoire de "sale mec" de plus.

mercredi 17 avril 2013

Arnaud Montebourg case son directeur de cabinet à la tête d'Arianespace

République socialiste des copains et des coquins

Les socialistes s'accordent tous les droits
Le pouvoir  salit la morale politique
Ils ne cessent de la souiller de leurs mots vides de sens mais chargés de bombes à retardement. Ainsi, dès le départ,, lors du premier conseil des ministres, le 17 mai 2012, le président de la République et le Premier ministre ont-ils fait signer une "charte de déontologie" aux 34 ministres. Elle leur interdisait de cumuler, par exemple, un portefeuille ministériel avec un poste de maire ou de président de région et leur enjoignait de "se garder de tout conflit d'intérêt". Elle marqua les media à défaut de marquer un tournant car, pour l’essentiel, elle reprenait des contraintes déjà mises en oeuvre par François Fillon et respectées par ses ministres.

Moins d'un an plus tard,
cette charte est surtout devenue le symbole d'un pouvoir socialiste de la sémantique et du bluff.
Le ministre du Budget de Hollande déclencha en effet une affaire de fraude fiscale, en décembre 2012. Accusé par un site d'information en ligne d'avoir tenté de blanchir en Suisse, puis à Singapour, des fonds secrets soustraits au fisc, Jérôme Cahuzac jura ses grands dieux son innocence, y compris devant les députés à l'Assemblée nationale. Le jour de l'ouverture d'une information judiciaire, le 19 mars 2013, il démissionna du gouvernement, puis, se déclarant "dévasté", finit par avouer sa faute le 2 avril 2013 devant les juges d'instruction. Il est alors mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de fraude fiscale.

Arnaud Montebourg met un collaborateur sur orbite
 
Par la politique, l'actuel directeur de cabinet du ministre du Redressement productif, arrive à la tête d'Ariane Espace, numéro un mondial du lancement de satellites.  Stéphane Israël devrait remplacer ce jeudi Jean-Yves Le Gall (lien Le Figaro), envoyé présider le Centre national d'études spatiales (Cnes), malgré la polémique que fait naître cette nomination.

Chez Arianespace,  les enjeux sont hautement stratégiques et donc très sensibles.
Dans le monde du spatial, cette éventuelle nomination fait donc du bruit, note Libération ce mardi. On dénonce une "nomination politique". Fin mars, le protégé du pouvoir s'en était défendu: "J'ai une légitimité. Ce serait une opportunité extraordinaire", précisant, comme pour s'excuser, "qu'on ne choisit pas son calendrier".
Depuis l'automne, quand les relations s'étaient tendues avec ArcelorMittal, S. Israêl était le négociateur de Montebourg à Matignon. Aux heures les plus chaudes sur les plans sociaux de PSA ou de Sanofi, tandis que Montebourg parade, "c’est Israël qui fait le lien entre le ministère et Matignon, qui le considère comme le seul interlocuteur digne de ce nom au ministère", révèle un conseiller de Ayrault. Dans le bras de fer sur la nationalisation du site sidérurgique, Israël se serait rangé derrière Ayrault, en opposition avec la ligne de son ministre. Lorsque Montebourg joua la scène de sa démission, il souhaita aussi se séparer de son dircab.

Le conflit entre Israël et Montebourg est un secret de polichinelle
"L'exécutif a bien œuvré en coulisses. D'abord pour obtenir de Jean-Yves Le Gall que les voix du Cnes aillent à Israël", écrit Libération. Ainsi Israël obtiendrait-il d'office le soutien d'un actionnaire qui pèse 34% du capital d'Arianespace. Resterait donc à capter les voix d'EADS, qui en détient 28,4%. Ce qui est quasi certain, car EADS ne se risquerait pas à s'opposer au choix de l'État. "D'autant que les deux concurrents d'Israël (le nouveau numéro deux du Cnes, et le directeur des programmes d'Arianespace) semblent avoir subitement renoncé à se porter candidats", renchérit le quotidien.

Le conflit d'intérêt est établi
Après cinq mois de turbulences, l'ombrageux Montebourg offre toutefois à son dircab de sortir de la fonction publique pour rebondir vers le privé avec un reclassement avantageux, sans aucune phase transitoire décente. Israël arrive donc à la tête d'une société européenne privée de droit français avant que la moralisation en cours de la vie politique ne fasse obstacle à son recyclage avec un carnet d'adresses de première main.     

Les hommes de paille des politiques

Outre ces considérations stratégiques, les compétences et le charisme de Stéphane Israël sont discutés. Pour être à la hauteur de son prédécesseur, il faudrait que cet agrégé d'...histoire maîtrisât "la technique, l'anticipation, et la capacité à s'imposer dans des négociations musclées". 
Mais il faut aussi avoir des relations politiques de haut niveau, précisément pour avoir des appuis lors de négociations des plus stratégiques. Sur ce point-là, Stéphane Israël jouit d'un réseau de taille, grâce à sa période où il fut proche de Laurent Fabius, dont il a été la plume dès 1996.

La carrière de cet énarque a été propulsée lorsqu'il est devenu, en 2007, le conseiller de Louis Gallois, alors PDG du géant européen EADS. Il est ensuite passé chez Astrium (filiale d'EADS) où il était directeur de contrôle de gestion et de programme de la division défense d'Astrium Space Transportation. Avant de rejoindre la direction du cabinet du ministre Arnaud Montebourg en 2012. Les deux hommes s'étaient rapprochés en 2005, en s'opposant au traité de constitution européenne en 2005.

Israël ne pouvait rêver de sanction plus prestigieuse...