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samedi 8 juin 2019

Schiappa a fait suspendre des comptes Twitter qui ont contesté sa version de l'"attaque" de son domicile

Pourquoi Twitter a-t-il cédé à l'injonction de la secrétaire d'Etat parano ?

Volonté de puissance de Schiappa en crise d'affirmation de soi 

Résultat de recherche d'images pour "Schiappa volonté de puissance"Plusieurs utilisateurs du réseau social ont vu leur compte bloqué une demi-journée après avoir partagé un article de "Libération" évoquant l'action nocturne de "gilets jaunes" en passant par hasard devant le domicile de la secrétaire d'Etat au Mans. Auteur de l'article à l'origine de la sanction, le quotidien Libération a-t-il subi égalitairement la colère de la sous-ministre?   Son cabinet a indiqué qu'il faisait supprimer "toutes les publications montrant la maison" de Marlène Schiappa. Et Libé a-t-il été soumis à la même peine?

Se croyant en démocratie, ils se sont étranglés en découvrant le message leur annonçant la sanction. Plusieurs internautes ont vu leur compte Twitter bloqué pendant douze heures, mardi 28 mai, après avoir partagé sur le réseau social un article de Libération revenant sur l'action menée en pleine nuit par des "gilets jaunes" se retrouvant par hasard devant le domicile de la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres, Marlène Schiappa, au Mans.

ObjectifOcéan@objectifocean
Sachez le, partager l’article de @CheckNewsfr de @libe sur « Que voit-on sur la vidéo des Gilets Jaunes devant le domicile de @MarleneSchiappa » vaut un ban de Twitter de 12h !!!!
Vous justifier ça comment @TwitterFrance ? Aucune réponse au fait de faire appel !
Censure ?
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27 personnes parlent à ce sujet
Sandra Allégatière@SAllegatiere
@TwitterFrance c'est une blague ? Mon compte principal @11sandy71 limité pendant 12h pour avoir partagé un article de @libe @CheckNewsfr ? J'aurais enfreint les règles ? Non mais ça va pas bien ?
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82 personnes parlent à ce sujet
Valerio Motta@valeriomotta
Donc @TwitterFrance a bloqué le compte d'un ami parce qu'il a... tweeté le lien de l'article de @libe
TOUT VA BIEN.
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90 personnes parlent à ce sujet
Bertrand de Volontat@Bert_deVolontat
À son tour le compte Twitter d'@updayFR bloqué 12h à cause de l'info Schiappa de @CheckNewsfr. Tout bonnement scandaleux. Une app' d'information censurée en France. Y a pas d'autres mots.
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Hyperactif, le cabinet de Marlène Schiappa est aussi virulent

Résultat de recherche d'images pour "marlene schiappa toute puissante"
Ceci n'est pas une tête infestée de poux:
c'est une "fake news" !
Le cabinet de la secrétaire d'Etat a confirmé qu'il fait supprimer "toutes les publications montrant la maison" de Marlène Schiappa. Pour ce faire, la garde rapprochée de Schiappa a dénoncé à Twitter les tweets partageant l'article. N'importe quel internaute peut en fait, en quelques clics, signaler un message ou un utilisateur enfreignant les règles du réseau social. Les intolérants au pluralisme peuvent se défouler tout en manifestant leur toute puissance en faisant bloquer un compte ou en empêchant l'accès à leur propre compte aux "mécréants politiques". Quant aux politiciens en difficulté, ils lâchent leur meute sur la toile  pour apporter la contradiction, voire "déchirer" l'internaute mal-pensant, la soudaine déferlante de critiques orchestrées réussissant généralement à détourner ainsi  les timides et les influençables du compte sali de bave.  Rarement les membres du gouvernement s'abandonnent-ils directement à ce type d'intimidation : les basses besognes sont assignées au Cabinet qui dispose de juristes aptes à déterminer, dans le meilleur des cas, l'angle légal d'attaque le plus favorable, au pire, le prétexte cousu de fil blanc ou populiste.   
La cheffe de cabinet de cette secrétaire d'Etat est dénommée Harmonie Sala qui vient du cabinet Vogel et Vogel, avant d'être collaboratrice parlementaire du député MoDem du Finistère, Erwan Balanant. Or, un membre fondateur de la société d'avocats Vogel & Vogel,  est un certain Louis Vogel, maire UMP de Melun, qui participa, en novembre 2017, à la création d'Agir, la droite constructive, un groupe d'exclus du parti Les Républicains pour collaboration avec le pouvoir macronien: parmi eux (Frédéric Lefebvre, Laure de La Raudière ou Fabienne Keller), on note Franck Riester, leur président, que Macron a porté de son garage à la tête du ministère de la Culture. Louis Vogel est signataire de la tribune publiée par des maires de droite et de centre-droit appelant à soutenir Emmanuel Macron.
Le directeur de cabinet de Schiappa est Thomas Brisson, un ancien collaborateur parlementaire d'Elisabeth Guigou, ex-députée PS de Seine-Saint-Denis, puis conseiller technique au cabinet de Jean-Michel Baylet, homme d'affaires socio-libéral (groupe de presse La Dépêche du Midi), ministre de Hollande à l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et qui, à ce titre, pourrait avoir une fibre plus sensible à la lutte des Gilets Jaunes. Baylet est une figure franc-maçonne du Sud-Ouest et le père de Schiappa, un libre-penseur.
Le cabinet de Marlène Schiappa a alerté directement Twitter France. 
"On les a prévenus qu’on signalait tous les tweets qui ne respectaient pas la vie privée et la sécurité de la ministre", déclare un membre anonyme de son équipe ministérielle, pour tenter de justifier la suppression des documents video fragilisant la thèse de la sous-ministre qui se déclare menacée à son domicile du Mans par les Gilets jaunes.

"J'ai reçu une notification de Twitter me disant que mon compte était bloqué, parce que j'avais enfreint les règles de Twitter, et me mettant le tweet incriminé", raconte à franceinfo le détenteur du compte ObjectifOcéan.
L'utilisateur dispose alors de deux options. 
Soit il supprime son tweet et celui-ci est remplacé par un "avis" indiquant que le tweet n'est plus disponible. (sic)
Soit il fait "appel" de la décision. "J'ai fait appel du blocage, poursuit le possesseur d'ObjectifOcéan, mais je n'ai pas encore obtenu de réponse." Le compte reste donc bloqué, le temps qu'il faudra...

"Qu'on accepte le blocage ou qu'on fasse appel, ça ne change rien. De toute façon, le compte est bloqué pendant douze heures", constate Bertrand de Volontat, à la tête de l'application upday France, dont le compte a été bloqué. L'utilisateur du compte bloqué peut toujours consulter Twitter et envoyer des messages privés, mais il ne peut plus publier de tweets, ni retweeter ou "liker" d'autres tweets.
Et pourtant, la démonstration n'est pas faite que le blocage est justifié. 

La "célérité suspecte" de Twitter

Résultat de recherche d'images pour "Les Animaux malades de la peste"Car, comme l'explique Libération, son article sur la manifestation nocturne des "gilets jaunes" devant le domicile manseau de Marlène Schiappa était illustré par une capture d'écran de la vidéo prise lors de l'action. Or, celle-ci montrait la porte d'entrée de la maison. La rédaction du journal a d'ailleurs été contactée par le cabinet de la secrétaire d'Etat. Celui-ci demandant que l'image soit au moins floutée, parce qu'elle donnait "une certaine idée du lieu". Le quotidien assure s'être exécuté. Mais un "problème technique" a fait que l'image initiale - et non floutée - restait attachée à l'article lorsque celui-ci était partagé sur les réseaux sociaux.
"Pour un média, Twitter, c'est notre vitrine. En être privé d'accès pendant douze heures sans aucune alternative, c'est un peu exagéré", déplore Bertrand de Volontat. "Le plus étonnant dans cette affaire, c'est la célérité suspecte avec laquelle Twitter a agi, juge le propriétaire du compte ObjectifOcéan. Il y a deux poids, deux mesures si on se retrouve avec des entreprises privées qui agissent en quelques heures quand c'est une personnalité politique - a fortiori une membre du gouvernement - qui le demande, alors qu'elles mettent beaucoup plus de temps à réagir lorsque c'est un simple citoyen qui fait le signalement."
"A quel moment, quand des gens partagent des vidéos de chez moi agrémentés d'appels aux violences, le sujet important traité c'est : 'est-ce que Schiappa a signalé ces contenus à Twitter ?'", s'est indignée Marlène Schiappa sur sa page Facebook personnelle, jeudi. Dans un communiqué, mardi, ses avocats ont prévenu que la secrétaire d'Etat "poursuivra en justice toute publication d'images permettant d'identifier son domicile, ce qui porte une atteinte grave à la sécurité et à l'intimité de la vie privée de sa famille".

"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés".
" Selon que vous serez puissant ou misérableles jugements de cour vous rendront blanc ou noir". 
Ces expressions, comme aussi "crier haro sur le baudet", tirent leur origine de la fable de La Fontaine "Les Animaux malades de la peste"...
La "peste brune qui a manifesté sur les Champs-Elysées" - évoquée par Darmanin -  dès novembre 2018 à propos des Gilets jaunes a-t-elle gagné la macronie ?

vendredi 7 juin 2019

Acte XXX à Montpellier: 'Midi Libre' et le patron des commerçants font grandir l'hostilité aux Gilets jaunes

'Midi libre' anticipe des "sueurs froides pour les commerçants":"des casseurs annoncés samedi"

Le quotidien régional crée une psychose
 
Illustration de la mobilisation nationale pour l'Acte XXX à Montpellier.
Avant qu'elle ait lieu, Midi Libre "fait craindre le pire" !
Curieusement, ce quotidien socialiste ne soutient pas le mouvement social des Gilets jaunes: parti de la base, il échappe en effet aux syndicats et tient tête au pouvoir de centre gauche. A la veille de ce rassemblement, le groupe La Dépêche du Midi, propriété du radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, ancien ministre de Hollande dans le gouvernement Manuel Valls, participe activement à la montée de la peur, instrumentalisant les craintes des commerçants, alors même que le pouvoir assure que le mouvement s'essouffle. 
Lors de la campagne présidentielle de 2017, Baylet annonça son soutien à Macron, candidat d'En marche!, en dépit du soutien officiel du PRG au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

Pour l'Acte XXX des Gilets jaunes, un rassemblement national est annoncé à Montpellier. Les commerçants ont reçu des informations sur la présence d'un nombre important de casseurs : "plus de 300", précisent-ils. Mais, au départ - histoire de faire naître une certaine anxiété - , Midi Libre n'indique pas sa source. Quand l'information vient des réseaux sociaux, elle est qualifiée d'infox...

La grande mobilisation nationale des Gilets jaunes, samedi 8 juin à Montpellier donne, une nouvelle fois, des sueurs froides aux commerçants du centre-ville, écrit Midi Libre. Leurs craintes, renouvelées chaque fin de semaine, sont d'autant plus fortes que Montpellier a été proclamée, le temps d'un épisode, "capitale nationale" du mouvement. 

"La plus grande vigilance" 

"Nous avons des informations de la part de la Police nationale de la présence d'un grand nombre de casseurs, plus de 300", explique Jean-Pierre Touchat, président du syndicat des halles et marchés et ancien compagnon de route du maire. En 2015, il était à la tête des commerçants qui voulaient créer une milice contre les Roms "qui volent les touristes aux stations du tramway du centre-ville, aux terrasses de cafés et restaurants, dans les boutiques et ce visiblement en toute impunité", pendant le mandat de Philippe Saurel (DVG, dissident exclu du PS) qui soutint LREM menée cahin-caha par Nathalie Loiseau lors des élections européennes de mai 2019.

La CCI Hérault a adressé une note aux commerçants de l'Ecusson dans laquelle elle demande "la plus grande vigilance face à des actions potentiellement violentes". En janvier 2019, ces commerçants du centre ville étaient déjà hostiles à toute autorisation de manifester accordée aux Gilets jaunes.

Et pourtant, "aucun arrêté de fermeture"...

Plusieurs réunions préparatoires se sont tenues ces derniers jours en préfecture. Aucun arrêté, ni municipal, ni préfectoral, de fermeture des commerces n'a été pris. Aucune décision concernant les marchés ou les halles n'a  été prise non plus et l'agitation de Jean-Pierre Touchat n'aura pas eu d'autre objectif que de discréditer le mouvement social
"Nous sommes néanmoins préoccupés par ce qui pourrait se passer, notamment sur la place de la Comédie et aux halles Castellane", maintient Jean-Pierre Touchat, un fan de Macron, tandis que Saurel n’hésitait pas encore récemment à répéter qu'il préférerait encore apporter son suffrage à Mélenchon.

Nouvel crise sécuritaire parmi les commerçants. 
La Ville a pourtant prévu la présence de vigiles à Castellane. Ils auraient pour ordre de fermer le marché couvert si des débordements devaient éclater aux abords et de confiner les clients et les commerçants à l'intérieur. Comme en décembre dernier. 
La CCI met la ville en état de siège, demandant aux commerçants de mettre en pratique des mesures préventives : "retrait des parasols, emballages, encombrants, pré-enseignes, étals, mobiliers, tels que les tables et chaises". De la prévention ordinaire de bon sens qui ne ferait pas l'objet d'un tel tapage en toute autre circonstance.

dimanche 27 novembre 2016

Gouvernement: Valls serait sur le départ, selon Le Parisien

Vers un départ imminent de Manuel Valls: 
rêve des Français ou réalité d'une trahison ? 

Manuel Valls semble bien avoir franchi la ligne rouge

Le Premier ministre a déclenché une crise de régime inédite en se confiant à la presse. Cette désinvolture consacre la déliquescence de l'Etat-PS. Hollande a révélé des secrets défense à deux journalistes du Monde et voilà que son collaborateur aurait décidé de claquer la porte de Matignon à quelques mois de la primaire socialiste, préférant se consacrer à ses ambitions personnelles au service de la France meurtrie par cinq années de socialisme. 

Valls aurait décidé d'abandonner son gouvernement en rase campagne pour se présenter face à François Hollande à la primaire du PS fin janvier, comme sa confidence ce dimanche matin au Journal du Dimanche le laissait entendre, mettant le feu à la maison socialiste. 

Plusieurs ministres et fidèles du président, ulcérés, ont pressé ce dernier de mettre fin sans attendre aux fonctions de Valls à Matignon. 

La rumeur de la démission de Valls s'est répandue alors que le président était loin de Paris, souligne Le Parisien, qui ajoute que l’avion qui le ramenait de Madagascar, devait atterrir à Paris plus tôt que prévu, en milieu de soirée. 

Plusieurs sources avancent que Hollande pourrait réunir certains de ses proches à l’Elysée pour évoquer l’hypothèse d’un changement de gouvernement  dès ce lundi, pour cause de vacance du poste de Premier ministre. Or, Hollande et Valls étaient censés déjeuner ensemble au palais de l’Elysée ce lundi midi, avant le départ du Premier ministre en déplacement officiel en Tunisie. 

Les agendas de l'exécutif seront-ils chamboulés ?

Le nom du remplaçant potentiel de Valls circule déjà : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
En effet, Le Drian est déjà au four, en Bretagne, et au moulin, au ministère de la Défense...

Reste à savoir si Valls attendra d’être "démissionné" ou s’il prendra les devants. 
Dans l’entourage du président et au sein du PS, il se dit que Valls pourrait se porter candidat à la primaire du PS dès cette semaine. 

A noter qu'à  son agenda, François Hollande a une autre défection à évoquer lors de sa rencontre, également ce lundi, avec  Jean-Michel Baylet, son ministre de l'Aménagement du territoire et ancien président du  Parti radical de gauche: le PRG vient en effet de décider d'envoyer Sylvia Pinel, ancienne ministreà la présidentielle, sans passer par la primaire socialiste.

mardi 5 juillet 2016

"Avec le PS, le pacte fondateur est rompu !" déclare Baylet (PRG)

Baylet, ministre PRG de Valls, s'est exclu de 'La Belle Alliance' autour du PS


Absent de la réunion de la Belle Alliance populaire du PS samedi, le radical Jean-Michel Baylet accuse ses alliés socialistes de mépris.

Ministre de l'Aménagement du territoire et patron officieux du Parti radical de gauche, Baylet accuse le PS d'avoir organisé une primaire dans son dos. Il rencontrera François Hollande ce mardi soir, alors que le PRG est fracturé entre un courant 'social-libéral' autour de Jean-Michel Baylet et un courant républicain de gauche conduit par Émile Zuccarelli (soutien de Jean-Pierre Chevènement en 2002, quand la Radicale Christiane Taubira obtint 2,32 % et fut rendue responsable de la défaite de la gauche) auréolé par ses victoires consécutives au référendum insulaire, puis au référendum sur le TCE.


Baylet, qui a perdu et son mandat de sénateur et celui de président du Conseil général, a expliqué au Parisien pourquoi le PRG s'est retiré de la Belle Alliance populaire.

Jean-Michel Baylet. Nous sommes loin de l'esprit originel de la Belle Alliance. L'objectif était de lancer la base d'un large rassemblement dans la perspective de la présidentielle, qui aurait pu se transformer un jour en un grand Parti de gauche. Quelques mois après, où en est-on ? Le PS règne sur la Belle Alliance, à tel point que son premier secrétaire se permet d'annoncer qu'il y aura des primaires sans même en avoir informé les autres membres fondateurs ! Demandez à Jean-Christophe Cambadélis pourquoi il se conduit comme ça. Qu'est-ce qu'ils ont à gagner à traiter leurs alliés de la pire manière, alors qu'il ne reste pas forcément grand monde ?


Vous n'avez eu aucun contact en amont ?

Rien ! On a appris l'existence de ces primaires dans la presse. Ce n'est quand même pas une façon de traiter ses alliés les plus loyaux et les plus fidèles ! La logique aurait été d'en discuter. Au final, la Belle Alliance est devenue une structure à des années-lumière de ce que nous avions imaginé. Elle n'est qu'un outil dans les mains du PS pour régler ses problèmes internes. Nous n'avons plus rien à faire là-dedans.

Vous vous sentez trahi ?

Nous considérons que le pacte fondateur est rompu. La présidente du parti [Sylvia Pinel, ex-ministre du Logement] a demandé à rencontrer la direction du PS pour voir si on peut repartir sur des bases saines ou si, définitivement, ils considèrent que la Belle Alliance est un satellite du Parti socialiste. Mais ce n'est pas comme ça que nous allons arriver à gagner en 2017.

Etes-vous tout de même favorable à la tenue de primaires ?

Franchement, elles n'ont pas lieu d'être si François Hollande est candidat. C'est le président sortant, il sera légitime pour représenter la gauche de gouvernement. Vous voyez Hollande aller débattre avec Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann ? On s'en passerait très bien quand même !

Vous ne participerez donc pas à ce processus...

S'il y a des primaires, il appartiendra au PRG d'en décider au mois de septembre. Mais il n'est pas pensable que nous y prenions part sans être associés à leur préparation. Pour des questions de fond et de forme. Ce serait d'un mépris total.

Pourriez-vous être à nouveau candidat ?

Je suis membre du gouvernement. Je vois mal comment un ou une ministre peut être candidat à une primaire. Quand on est dans l'exécutif, on est là pour travailler aux côtés du président de la République et du premier ministre pour le meilleur intérêt de la France et des Français. Je vois mal un ministre participer à ces primaires.

Qui pourrait alors porter les couleurs du PRG ?

Il appartient au parti de le désigner. Mais, là encore, la logique et la légitimité, c'est que ce soit la présidente [par intérim, S. Pinel, membre de l'équipe de campagne de François Hollande en 2012 et ancienne ministre de 2012 à 2016] ou le président du parti [Baylet] qui porte le flambeau radical dans les primaires.

Gardez-vous un bon souvenir des primaires de 2011 ?

Cela a été une véritable aventure. J'en garde un excellent souvenir, même si le score n'a pas été à la hauteur de mes ambitions. Et je crois que, politiquement, cela a permis au Parti radical de gauche de marquer des points.

Le PS avait-il été fair-play à l'époque ?

Je fais des campagnes électorales depuis quarante ans. C'est comme le rugby, c'est officiellement fair-play, mais, de temps en temps, on relève les mêlées. Une compétition, c'est une compétition. Ce n'est pas les Bisounours. Mais il n'y a pas eu débordements.

Quel bilan tirez-vous de votre action au ministère ?

Dès mon arrivée, j'ai dit que, pour moi, le maître mot était stabilité. Stabilité institutionnelle, stabilité financière. Les collectivités et leurs élus ont été beaucoup secoués ces dernières années par de très nombreuses réformes. Ma volonté est donc d'apaiser. Beaucoup d'initiatives ont été prises pour montrer aux élus qu'on les avait entendus.

Quel souvenir personnel gardez-vous de Michel Rocard ?

C'est beaucoup d'émotion, car j'ai été dans son gouvernement quand il était premier ministre. Je garde de lui l'image d'un visionnaire vibrionnant. Il avait, sur tous les sujets, cent coudées d'avance, avec des convictions chevillées au corps. C'était un formidable capitaine. Il animait son équipe de manière remarquable. On avait tous envie de se faire couper en rondelles pour lui.

N'est-ce donc pas le cas avec Valls, que la presse aux ordres tente et peine à présenter comme son héritier ?

lundi 20 juin 2016

Primaire à gauche: ils accourent, Lienemann en tête

64 ans et toute sa hargne

Membre de l'aile gauche du PS, l
a sénatrice de Paris 
Marie-Noëlle Lienemann a confirmé lundi sa candidature à la primaire ouverte de la gauche de gouvernement annoncée vendredi par le PS.

Etes-vous toujours candidate ? "Oui, et je l'avais dit bien avant samedi", jour où le parlement du PS a adopté le principe de cette primaire, a répondu la sénatrice sur RFI. Vendredi dernier, Marie-Noëlle Lienemann avait déjà évoqué une probable candidature si l'organisation d'une primaire était confirmée.

Ils viennent et seront tous là pour l'enterrement de Hollande

A peine le Conseil national du PS a adopté samedi une résolution proposée vendredi par Jean-Christophe Cambadélis le premier secrétaire du Parti socialiste, qui prévoit l'organisation, en janvier, d'une primaire ouverte aux acteurs de la Belle Alliance, c'est-à-dire au PS, au PRG et aux écologistes pro-gouvernementaux.

Pour la "Belle Alliance Populaire", tout a commencé 
sur un coin de trottoir à quelques centaines de mètres de la place de la République occupée par la 'Nuit Debout'. En chef de meute, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis était suivi de la crème des larbins, le secrétaire d'État Jean-Vincent Placé, le vice-président EELV de l'Assemblée et harceleur sexuel, Denis Baupin, le député écologiste François de Rugy, les inséparables Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle, du Front démocrate. Nouvelle patronne du PRG, Sylvia Pinel les avait rejoints par hasard. 

Sans entrain, quelques socialistes arrivèrent, au premier rang desquels Julien Dray, artisan de l'ombre de la 'Belle Alliance populaire' (BAP). Tous étaient venus annoncer l'avènement de cette "nouvelle convergence" politique visant à redynamiser la gauche hollandienne en vue d'un éventuel retour en campagne de François Hollande. Alignés tels
des "fusillés pour l'exemple" à l'heure de leur exécution républicaine, les apparatchiks se donnaient du courage et s'avancèrent sur quelques mètres dans la rue de la Fontaine-au-Roi, direction le 14, au "Paname Art Café', bar-restaurant "trendy-chic" de référence des socialo-bobos et des fans parisiens de 'stand up'.

La Belle-Alliance est aussi un lieu-dit marquant du site où s’est déroulée la bataille de Waterloo...

vendredi 6 mai 2016

EELV s'est marginalisé

EELV, le parti fantôme qui ne retentit qu'aux douze coups de minuit

Le parti doit faire face aux défections de ses meneurs mais également à une véritable hémorragie de sa base militante

Europe Ecologie-les Verts ne compte plus que 6.000 adhérents.
Le 12 février, EELV a intronisé son nouveau secrétaire national David Cormand, qui remplace Emmanuelle Cosse, qui a tant fait pour se faire nommer au gouvernement. Après des départs en cascade de ses représentants politiques, c'est au tour des militants de quitter le navire Europe Écologie-Les Verts. Le parti  compterait  3.000 de moins qu'il y a deux ans. D'après les calculs du Lab politique d'Europe 1, le parti ferait même face à une baisse de plus de 60 % de ses militants depuis son lancement en 2006.

Comparaison qui en dit long sur la santé de la formation politique,
EELV se fait devancer par le Parti radical de gauche et le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, qui revendiquent chacun 10.000 adhérents en 2015, comme le rappelle le site.
Le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France, atteindrait les 15.000.

Interrogée par le site d'Europe 1, Sandrine Rousseau, la porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts, tente de justifier cette baisse spectaculaire par le non-renouvellement des cartes de la part de ses adhérents. Elle assure que le chiffre des militants serait plutôt de 8.000.

Depuis l'entrée au sein du gouvernement de François Hollande d'une partie de ses chefs de file, Cécile Duflot (en mai 2012, avant son départ en mars 2014), puis Emmanuelle Cosse (promue en février 2016), les dissensions internes ont fait fondre les effectifs.

François de Rugy et Jean-Vincent Placé (ci-contre à gauche) ont quitté le navire en août 2015 pour fonder Ensemble écologistes !.
Un mois plus tard, Barbara Pompili (ci-contre à droite) rend elle aussi son tablier. La nouvelle formation siphonne un peu plus la réserve de sa base militante.
En avril, c'était au tour de  Monsieur Cosse, Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale, de faire défection.


Qu'est devenue sa représentativité ?
Une hécatombe qui s'explique également par les échecs électoraux successifs. Résultat, les effectifs d'EELV fondent aussi sur les bancs de l'Assemblée. Des dix-sept députés que compte le groupe écologiste, seuls huit sont encore encartés à EELV. Même scénario au Sénat, où ils ne sont plus que six sur un groupe de dix à avoir leur carte. Dans ce contexte, le lancement de la campagne du parti pour la présidentielle de 2017 risque de ressembler à un parcours du combattant.
Vu la dégelée qu'il va se prendre en 2017, tant à la présidentielle qu'aux législatives qui vont suivre en juin, le PS sera sur la même pente descendante, déserté de ses adhérents et ruiné financièrement. Les jours s'annoncent très sombres également pour le PS. Pendant son quinquennat, Hollande n'aura réussi qu'à affaiblir le PS.

vendredi 12 février 2016

Découverte d'un conflit d'intérêts de Fabius au Quai d'Orsay

La concubine du ministre socialiste est l'ex-femme de Baylet, le radical

Quand l'un s'en va, l'autre sort du placard

Ils ont l'air tellement propres sur eux !
Laurent Fabius, l'ex-ministre des Affaires étrangères, vit avec Marie-France Marchand-Baylet, ex-épouse Baylet, depuis une quinzaine d’années. C'est seulement en juin 2015, lors de la visite à l'Elysée de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, un beau gabarit, que l'on avait pu découvrir sa liaison avec cette sémillante sexagénaire. 

Et la dame partage la vie de Laurent Fabius jusque dans les murs du Quai d'Orsay, où elle occupait un bureau, rapporte L'Express, en novembre 2014. Pour justifier cette présence sous les ors de la République, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, ancien président du Parti radical de Gauche, a en effet créé une association, Flag-France Renaissance, dont la raison d'être est de "valoriser le patrimoine et les arts français sur le territoire national et à l'étranger", à commencer par le domaine de La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), légué en 1951 au Quai d'Orsay. Ainsi, a-t-elle trouvé les fonds qui ont permis la rénovation de l'orangerie du château.  
Or, Marie-France Marchand-Baylet est directrice générale de l'Occitane de communication

Et le
 PDG de cette société est l'actionnaire majoritaire du groupe de La Dépêche du Midi qui n'est autre que Jean-Michel Baylet. La SA simplifiée en question, sise à Toulouse, rue ...Jean Baylet, comprend entre trois et cinq personnes, mais le dernier événement notable de cette entreprise remonte au 24 janvier 2003.
Presque seule sur son territoire, La Dépêche du Midi est souvent accusée d'abuser de sa position pour servir les intérêts politiques de Jean-Michel Baylet.
En octobre 1982, Claude Bernardini, journaliste et fondateur du magazine Podium pour les ados, vient de lancer Toulouse Matin, un nouveau quotidien régional d'une quarantaine de pages dont l'ambition, indique-t-il, est d'"apporter aux Toulousains une source d'information alternative, dans un paysage dominé par un journal inféodé à une idéologie : La Dépêche du Midi".
Quelques jours après la parution du premier numéro, Claude Bernardini reçoit un appel du secrétariat de Gaston Defferre, alors ministre (PS) de l'Intérieur, puis de celui du Premier ministre, Pierre Mauroy. Soucieux d'éviter toute pression, il ne donne pas suite. Mais quatre mois plus tard, ses craintes se confirment. Le principal actionnaire du journal, Pierre Dumons, un entrepreneur du BTP, décide du jour au lendemain de retirer ses billes. "
Il est venu me voir un matin en m'expliquant qu'il n'avait pas le choix, raconte Claude Bernardini. De nombreuses municipalités clientes avaient décidé de lui couper les vivres."
L'anecdote ne surprendra guère ceux qui ont fréquenté, à l'époque, Evelyne-Jean Baylet, mère de Jean-Michel et ex-patronne qui dirigea d'une main de fer la société familiale propriétaire de La Dépêche du Midi, après le décès de son mari dans un accident de voiture. Amie de François Mitterrand, mais aussi de Roland Dumas et de René Bousquet, elle n'a jamais hésité à faire jouer son carnet d'adresses pour protéger son entreprise et maintenir son emprise sur la vie politique locale. Car, chez les Baylet, depuis bientôt un siècle, presse et politique marchent au même pas pour tisser un réseau serré d'hommes liges, ce que 
François Bonhomme, maire (divers droite) de Caussade, décrit comme un "potentat féodal." 
Trente ans après l'exécution de Toulouse Matin, La Dépêche du Midi, propriété à 82,5 % de la famille Baylet, fait encore figure de forteresse inexpugnable et hégémonique sur toute la région Midi-Pyrénées. Presque seule sur son territoire, elle est souvent accusée d'user et d'abuser de ses protections politiques. Mais qu'importe à Jean-Michel Baylet, son PDG - que certains Français n'ont découvert qu'à l'occasion des "primaires citoyennes" de 2011-, semble au-dessus des critiques dénonçant son statut de cumulard-type: conseiller municipal de Montjoi, ex-président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, ex-sénateur de son département, président de la communauté de communes des Deux-Rives (Valence-d'Agen) et, enfin, ex-président du Parti radical de gauche (PRG), dont le principal bastion est Midi-Pyrénées. Il accumule les défaites et sa nomination au gouvernement va donc relancer son emprise locale et son empire familial.
L'indépendance journalistique est-elle préservée ?
On l'a vu, les Baylet, père et fils, tiennent la région, mais la presse aussi et ses journalistes... Jean-Michel Baylet n'y voit rien d'incompatible, en démocratie. "Si l'on devait interdire aux patrons de presse de faire de la politique, il faudrait faire une loi, car je suis loin d'être le seul !" insinue-t-il, en réponse aux républicains qui dénoncent sa situation de "cumulard", mais sans qu'on sache qui sont les autres patrons de presse visés pour exercice de fonctions électives.

Jean-Michel Baylet
, le nouveau ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, succède à Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires. C'est au côté de Baylet que cette femme s'est initiée à la politique comme chargée de mission, puis chef de cabinet de Baylet, lorsqu'il fut président du Conseil général de Tarn-et-Garonne. Lorsque la dame, encore trentenaire, fut élue députée de ce département, son adversaire UMP fut débouté de son recours devant le Conseil constitutionnel pour un traitement de faveur de La Dépêche du Midi, dirigé par Baylet...

Un ministre mis en examen
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a été mis en examen, le mardi 1er avril 2014 à Bordeaux,  pour violation du code des marchés publics, avec deux autres personnes (son directeur général des services, ainsi que l'intendant du restaurant qui passait les commandes) dans une affaire remontant à 2004-2005 et portant sur des frais de bouche (des frais de déjeuners et réceptions) au Conseil général de Tarn-et-GaronneIl faut bien régaler les électeurs... Le parquet général avait requis la mise en examen de Jean-Michel Baylet, mais la juge d'instruction avait initialement refusé, en toute indépendance, maintenant le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen.
Jean-Michel Baylet avait déjà été relaxé quatre mois plus tôt dans un dossier distinct, une affaire de favoritisme portant sur la confection du bulletin du Conseil général.
Dans une troisième affaire dépaysée à Bordeaux et portant sur l'utilisation d'une voiture et d'un chauffeur du Conseil général, il a également bénéficié d'un non-lieu en août 2011.

A en croire Baylet, ses journalistes sont libres, et pourtant, La Dépêche du a mis trop jours avant de publier discrètement, le 3 septembre, l'information de la mise en examen de Jean-Michel Baylet, après Rue89, dans un entrefilet annonçant surtout la plainte en diffamation du "patron" contre le site d'information.  La Dépêche n'en reparlera plus: un choix rédactionnel libre...

Un flou certain  entoure le montage de l'opération. 
Aujourd'hui encore, le Quai reçoit ses hôtes de marque au château de La Celle-Saint-Cloud. Le 30 août, à l'occasion de la conférence des ambassadeurs, le corps diplomatique était convié à un somptueux buffet préparé par 27 chefs, à l'initiative de Laurent Fabius et de "Madame". Celle-ci s'est prise de passion pour le bâtiment à la façade jaune pâle, son orangerie et son parc, dessiné par Le Nôtre. Au point d'y inviter les amis du couple à dîner ou de lancer Flag-France Renaissance "pour permettre la rénovation du château, véritable outil pour la diplomatie française, mais également et surtout pour favoriser le dialogue avec les cultures étrangères", a fait préciser la compagne du ministre à L'Express. 
A l'origine, il était question de créer une fondation et non une association.
Le 9 avril 2013, dans un salon du Quai, Marie-France Marchand-Baylet et Charles de Croisset, président de la Fondation du patrimoine, signent une convention d'accord avec le ministère, en présence de Laurent Fabius. Mais la fondation que "Madame la ministre des Affaires étrangères" envisage alors de monter ne verra jamais le jour. "Cette option a été abandonnée compte tenu des coûts de fonctionnement demandés", assure l'initiatrice du projet. Curieusement, cet organisme mort-né a conservé jusqu'à l'été dernier une page Internet. 
Place, donc, à l'association Flag-France Renaissance. Lancée en juin 2013 sous la houlette de Marie-France Marchand-Baylet et de Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux et ami intime de Laurent Fabius. Cette structure a très vite décroché la précieuse "reconnaissance d'intérêt général" qui lui permet d'offrir à ses entreprises mécènes une déduction fiscale égale à 60% de leurs dons. Résultat : grâce à la Fondation Total, à l'assureur mutualiste Matmut, aux groupes chinois Sanli Holdings et Sanhe Tea, l'orangerie de La Celle-Saint-Cloud a été restaurée et dotée d'une terrasse de bois. Prochaine étape: la réfection des cuisines. 

"Pour tout savoir sur le domaine, indique le site du Quai d'Orsay, consultez le site Flag-France Renaissance." L'internaute découvre ainsi que l'association ne s'est pas bornée à embellir le château. Par son intermédiaire, 13 entreprises françaises ont financé un livre d'art intitulé Le Quai d'Orsay (Ed. internationales du Patrimoine, 2014), consacré au célèbre bâtiment abritant le ministère. Les noms de ces mécènes désintéressés, uniquement motivés par "le rayonnement culturel de notre pays", comme l'assure Marie-France Marchand-Baylet ? Airbus, Areva, Arianespace, CIC, EDF, GDF Suez, Casino, Dassault, Necotrans, SNCF, Thales, Total et Vinci. Les fers de lance de la "diplomatie économique" chère au maître des lieux.  

Des socialo-mondains

Laurent Fabius aimerait bien se défaire de l’image de grand bourgeois mondain
mais ne parvient déjà pas à sacrifier son éternelle pochette blanche. Si on en croyait ses proches, "c'est sa première femme, Françoise Castro [dont il a divorcé au début des années 2000, les années Jospin], qui lançait les invitations" et ce serait à elle qu'il devrait cette image erronée. Marie-France Marchand-Baylet aurait repris le rythme des soirées et des dîners, à "l'insu de son plein gré."

Thomas Fabius, le fils aux multiples scandales et procès, aurait des excuses
Le fils de l'ex-ministre des Affaires étrangères a souvent défrayé la chronique par ses frasques. A 34 ans, Thomas Fabius a déjà été condamné pour abus de confiance. En 2013, le Parquet de Paris et le Fisc ont même enquêté sur lui dans le cadre de l’acquisition de l’ancienne demeure du réalisateur Claude Zidi : un appartement de 280 mètres carré d’une valeur estimée à 7 millions d’euros. Habitué à s’afficher au volant de belles voitures ou avec des miss à son bras, le flambeur serait également interdit de casino. "Laurent est comme beaucoup de pères, il est déchiré et ne sait pas gérer cette situation", a commenté son ami l’avocat Jean-Michel Darrois auprès de Capital.

Un train de vie de nabab
En décembre 2012, et alors que François Hollande avait donné pour consigne  aux ministres de ne pas s’éloigner à plus de deux heures de vol de Paris, Laurent Fabius s’était offert quelques jours de répit sur l’archipel de Zanzibar, en Tanzanie, à plus de 7.000 km, au moins une douzaine d'heures de vol et la production de CO2 en rapport. Sa conseillère avait alors assuré que "Laurent Fabius passe quatre jours par semaine à l’étranger; il est plus qu’habitué au travail à distance"...

Le ministre le plus riche du gouvernement
Avec 5.550.206 de patrimoine déclarés en 2014, Laurent Fabius est le ministre le plus riche du gouvernement. Ce montant comprend un appartement parisien de 182m2 estimé à 2.780.000 euros, une maison en Seine-et-Marne d’une valeur de 495.000 euros, de deux maisons dans l’Eure pour un total de 680.000 euros, une participation de 383.518 euros dans la maison d'enchères Piasa, une assurance-vie qui s'élève à 529.439 euros, ainsi que des meubles, bijoux et objets d'art d'une valeur de 340.000 euros, des biens de famille hérités du papa antiquaire.  
Laurent Fabius, comme Anne Sinclair, l'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, est également le plus grand collectionneur: le ministre possède la plus grosse collection de meubles et d’œuvres d’art.

Des ministres mis en examen

Laurent Fabius a trempé dans l'affaire du sang contaminé, un scandale qui a éclaboussé plusieurs ministres du président François Mitterrand, dans les années 1980 et 1990, à la suite de la transmission du virus du sida par transfusion sanguine. L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix (Affaires sociales), Edmond Hervé et Claude Evin (Santé) ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour "homicide involontaire". Cette cour a rendu son verdict par un non lieu qui innocente Georgina Dufoix, Claude Evin et Laurent Fabius. Ce dernier, puisqu'il est sain, était donc particulièrement indiqué, selon Hollande, pour présider le Conseil constitutionnel. 

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean Michel Baylet, a été mis en examen.
PaSiDupes a déjà évoqué plus haut les démêlées de Baylet avec la justice.  De même que le favoritisme mentionné plus haut du quotidien régional pour Sylvia Pinel. 

A l'arrivée,
l'emprise du réseau Baylet-La Dépêche est concrétisée par les résultats des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, qui donnent Dominique Reynié (LR) à 21,32%, Louis Aliot (FN) à 33,87% et Carole Delga (PS) à 44,81%, une ancienne secrétaire d'État pour un an, au premier gouvernement Valls, déléguée au Commerce, à l'Artisanat. C'est en effet une protégée de Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées (1998-2015), et de Baylet.

A la différence de Fabius, mais
comme Valls et Martin Malvy, ancien journaliste journaliste à ...la Dépêche du Midi, Jean-Michel Baylet (70 ans) est franc-maçon du Grand Orient de France (GODF). Tout est si simple aux Frères.