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vendredi 12 février 2016

Découverte d'un conflit d'intérêts de Fabius au Quai d'Orsay

La concubine du ministre socialiste est l'ex-femme de Baylet, le radical

Quand l'un s'en va, l'autre sort du placard

Ils ont l'air tellement propres sur eux !
Laurent Fabius, l'ex-ministre des Affaires étrangères, vit avec Marie-France Marchand-Baylet, ex-épouse Baylet, depuis une quinzaine d’années. C'est seulement en juin 2015, lors de la visite à l'Elysée de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, un beau gabarit, que l'on avait pu découvrir sa liaison avec cette sémillante sexagénaire. 

Et la dame partage la vie de Laurent Fabius jusque dans les murs du Quai d'Orsay, où elle occupait un bureau, rapporte L'Express, en novembre 2014. Pour justifier cette présence sous les ors de la République, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, ancien président du Parti radical de Gauche, a en effet créé une association, Flag-France Renaissance, dont la raison d'être est de "valoriser le patrimoine et les arts français sur le territoire national et à l'étranger", à commencer par le domaine de La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), légué en 1951 au Quai d'Orsay. Ainsi, a-t-elle trouvé les fonds qui ont permis la rénovation de l'orangerie du château.  
Or, Marie-France Marchand-Baylet est directrice générale de l'Occitane de communication

Et le
 PDG de cette société est l'actionnaire majoritaire du groupe de La Dépêche du Midi qui n'est autre que Jean-Michel Baylet. La SA simplifiée en question, sise à Toulouse, rue ...Jean Baylet, comprend entre trois et cinq personnes, mais le dernier événement notable de cette entreprise remonte au 24 janvier 2003.
Presque seule sur son territoire, La Dépêche du Midi est souvent accusée d'abuser de sa position pour servir les intérêts politiques de Jean-Michel Baylet.
En octobre 1982, Claude Bernardini, journaliste et fondateur du magazine Podium pour les ados, vient de lancer Toulouse Matin, un nouveau quotidien régional d'une quarantaine de pages dont l'ambition, indique-t-il, est d'"apporter aux Toulousains une source d'information alternative, dans un paysage dominé par un journal inféodé à une idéologie : La Dépêche du Midi".
Quelques jours après la parution du premier numéro, Claude Bernardini reçoit un appel du secrétariat de Gaston Defferre, alors ministre (PS) de l'Intérieur, puis de celui du Premier ministre, Pierre Mauroy. Soucieux d'éviter toute pression, il ne donne pas suite. Mais quatre mois plus tard, ses craintes se confirment. Le principal actionnaire du journal, Pierre Dumons, un entrepreneur du BTP, décide du jour au lendemain de retirer ses billes. "
Il est venu me voir un matin en m'expliquant qu'il n'avait pas le choix, raconte Claude Bernardini. De nombreuses municipalités clientes avaient décidé de lui couper les vivres."
L'anecdote ne surprendra guère ceux qui ont fréquenté, à l'époque, Evelyne-Jean Baylet, mère de Jean-Michel et ex-patronne qui dirigea d'une main de fer la société familiale propriétaire de La Dépêche du Midi, après le décès de son mari dans un accident de voiture. Amie de François Mitterrand, mais aussi de Roland Dumas et de René Bousquet, elle n'a jamais hésité à faire jouer son carnet d'adresses pour protéger son entreprise et maintenir son emprise sur la vie politique locale. Car, chez les Baylet, depuis bientôt un siècle, presse et politique marchent au même pas pour tisser un réseau serré d'hommes liges, ce que 
François Bonhomme, maire (divers droite) de Caussade, décrit comme un "potentat féodal." 
Trente ans après l'exécution de Toulouse Matin, La Dépêche du Midi, propriété à 82,5 % de la famille Baylet, fait encore figure de forteresse inexpugnable et hégémonique sur toute la région Midi-Pyrénées. Presque seule sur son territoire, elle est souvent accusée d'user et d'abuser de ses protections politiques. Mais qu'importe à Jean-Michel Baylet, son PDG - que certains Français n'ont découvert qu'à l'occasion des "primaires citoyennes" de 2011-, semble au-dessus des critiques dénonçant son statut de cumulard-type: conseiller municipal de Montjoi, ex-président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, ex-sénateur de son département, président de la communauté de communes des Deux-Rives (Valence-d'Agen) et, enfin, ex-président du Parti radical de gauche (PRG), dont le principal bastion est Midi-Pyrénées. Il accumule les défaites et sa nomination au gouvernement va donc relancer son emprise locale et son empire familial.
L'indépendance journalistique est-elle préservée ?
On l'a vu, les Baylet, père et fils, tiennent la région, mais la presse aussi et ses journalistes... Jean-Michel Baylet n'y voit rien d'incompatible, en démocratie. "Si l'on devait interdire aux patrons de presse de faire de la politique, il faudrait faire une loi, car je suis loin d'être le seul !" insinue-t-il, en réponse aux républicains qui dénoncent sa situation de "cumulard", mais sans qu'on sache qui sont les autres patrons de presse visés pour exercice de fonctions électives.

Jean-Michel Baylet
, le nouveau ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, succède à Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires. C'est au côté de Baylet que cette femme s'est initiée à la politique comme chargée de mission, puis chef de cabinet de Baylet, lorsqu'il fut président du Conseil général de Tarn-et-Garonne. Lorsque la dame, encore trentenaire, fut élue députée de ce département, son adversaire UMP fut débouté de son recours devant le Conseil constitutionnel pour un traitement de faveur de La Dépêche du Midi, dirigé par Baylet...

Un ministre mis en examen
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a été mis en examen, le mardi 1er avril 2014 à Bordeaux,  pour violation du code des marchés publics, avec deux autres personnes (son directeur général des services, ainsi que l'intendant du restaurant qui passait les commandes) dans une affaire remontant à 2004-2005 et portant sur des frais de bouche (des frais de déjeuners et réceptions) au Conseil général de Tarn-et-GaronneIl faut bien régaler les électeurs... Le parquet général avait requis la mise en examen de Jean-Michel Baylet, mais la juge d'instruction avait initialement refusé, en toute indépendance, maintenant le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen.
Jean-Michel Baylet avait déjà été relaxé quatre mois plus tôt dans un dossier distinct, une affaire de favoritisme portant sur la confection du bulletin du Conseil général.
Dans une troisième affaire dépaysée à Bordeaux et portant sur l'utilisation d'une voiture et d'un chauffeur du Conseil général, il a également bénéficié d'un non-lieu en août 2011.

A en croire Baylet, ses journalistes sont libres, et pourtant, La Dépêche du a mis trop jours avant de publier discrètement, le 3 septembre, l'information de la mise en examen de Jean-Michel Baylet, après Rue89, dans un entrefilet annonçant surtout la plainte en diffamation du "patron" contre le site d'information.  La Dépêche n'en reparlera plus: un choix rédactionnel libre...

Un flou certain  entoure le montage de l'opération. 
Aujourd'hui encore, le Quai reçoit ses hôtes de marque au château de La Celle-Saint-Cloud. Le 30 août, à l'occasion de la conférence des ambassadeurs, le corps diplomatique était convié à un somptueux buffet préparé par 27 chefs, à l'initiative de Laurent Fabius et de "Madame". Celle-ci s'est prise de passion pour le bâtiment à la façade jaune pâle, son orangerie et son parc, dessiné par Le Nôtre. Au point d'y inviter les amis du couple à dîner ou de lancer Flag-France Renaissance "pour permettre la rénovation du château, véritable outil pour la diplomatie française, mais également et surtout pour favoriser le dialogue avec les cultures étrangères", a fait préciser la compagne du ministre à L'Express. 
A l'origine, il était question de créer une fondation et non une association.
Le 9 avril 2013, dans un salon du Quai, Marie-France Marchand-Baylet et Charles de Croisset, président de la Fondation du patrimoine, signent une convention d'accord avec le ministère, en présence de Laurent Fabius. Mais la fondation que "Madame la ministre des Affaires étrangères" envisage alors de monter ne verra jamais le jour. "Cette option a été abandonnée compte tenu des coûts de fonctionnement demandés", assure l'initiatrice du projet. Curieusement, cet organisme mort-né a conservé jusqu'à l'été dernier une page Internet. 
Place, donc, à l'association Flag-France Renaissance. Lancée en juin 2013 sous la houlette de Marie-France Marchand-Baylet et de Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux et ami intime de Laurent Fabius. Cette structure a très vite décroché la précieuse "reconnaissance d'intérêt général" qui lui permet d'offrir à ses entreprises mécènes une déduction fiscale égale à 60% de leurs dons. Résultat : grâce à la Fondation Total, à l'assureur mutualiste Matmut, aux groupes chinois Sanli Holdings et Sanhe Tea, l'orangerie de La Celle-Saint-Cloud a été restaurée et dotée d'une terrasse de bois. Prochaine étape: la réfection des cuisines. 

"Pour tout savoir sur le domaine, indique le site du Quai d'Orsay, consultez le site Flag-France Renaissance." L'internaute découvre ainsi que l'association ne s'est pas bornée à embellir le château. Par son intermédiaire, 13 entreprises françaises ont financé un livre d'art intitulé Le Quai d'Orsay (Ed. internationales du Patrimoine, 2014), consacré au célèbre bâtiment abritant le ministère. Les noms de ces mécènes désintéressés, uniquement motivés par "le rayonnement culturel de notre pays", comme l'assure Marie-France Marchand-Baylet ? Airbus, Areva, Arianespace, CIC, EDF, GDF Suez, Casino, Dassault, Necotrans, SNCF, Thales, Total et Vinci. Les fers de lance de la "diplomatie économique" chère au maître des lieux.  

Des socialo-mondains

Laurent Fabius aimerait bien se défaire de l’image de grand bourgeois mondain
mais ne parvient déjà pas à sacrifier son éternelle pochette blanche. Si on en croyait ses proches, "c'est sa première femme, Françoise Castro [dont il a divorcé au début des années 2000, les années Jospin], qui lançait les invitations" et ce serait à elle qu'il devrait cette image erronée. Marie-France Marchand-Baylet aurait repris le rythme des soirées et des dîners, à "l'insu de son plein gré."

Thomas Fabius, le fils aux multiples scandales et procès, aurait des excuses
Le fils de l'ex-ministre des Affaires étrangères a souvent défrayé la chronique par ses frasques. A 34 ans, Thomas Fabius a déjà été condamné pour abus de confiance. En 2013, le Parquet de Paris et le Fisc ont même enquêté sur lui dans le cadre de l’acquisition de l’ancienne demeure du réalisateur Claude Zidi : un appartement de 280 mètres carré d’une valeur estimée à 7 millions d’euros. Habitué à s’afficher au volant de belles voitures ou avec des miss à son bras, le flambeur serait également interdit de casino. "Laurent est comme beaucoup de pères, il est déchiré et ne sait pas gérer cette situation", a commenté son ami l’avocat Jean-Michel Darrois auprès de Capital.

Un train de vie de nabab
En décembre 2012, et alors que François Hollande avait donné pour consigne  aux ministres de ne pas s’éloigner à plus de deux heures de vol de Paris, Laurent Fabius s’était offert quelques jours de répit sur l’archipel de Zanzibar, en Tanzanie, à plus de 7.000 km, au moins une douzaine d'heures de vol et la production de CO2 en rapport. Sa conseillère avait alors assuré que "Laurent Fabius passe quatre jours par semaine à l’étranger; il est plus qu’habitué au travail à distance"...

Le ministre le plus riche du gouvernement
Avec 5.550.206 de patrimoine déclarés en 2014, Laurent Fabius est le ministre le plus riche du gouvernement. Ce montant comprend un appartement parisien de 182m2 estimé à 2.780.000 euros, une maison en Seine-et-Marne d’une valeur de 495.000 euros, de deux maisons dans l’Eure pour un total de 680.000 euros, une participation de 383.518 euros dans la maison d'enchères Piasa, une assurance-vie qui s'élève à 529.439 euros, ainsi que des meubles, bijoux et objets d'art d'une valeur de 340.000 euros, des biens de famille hérités du papa antiquaire.  
Laurent Fabius, comme Anne Sinclair, l'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, est également le plus grand collectionneur: le ministre possède la plus grosse collection de meubles et d’œuvres d’art.

Des ministres mis en examen

Laurent Fabius a trempé dans l'affaire du sang contaminé, un scandale qui a éclaboussé plusieurs ministres du président François Mitterrand, dans les années 1980 et 1990, à la suite de la transmission du virus du sida par transfusion sanguine. L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix (Affaires sociales), Edmond Hervé et Claude Evin (Santé) ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour "homicide involontaire". Cette cour a rendu son verdict par un non lieu qui innocente Georgina Dufoix, Claude Evin et Laurent Fabius. Ce dernier, puisqu'il est sain, était donc particulièrement indiqué, selon Hollande, pour présider le Conseil constitutionnel. 

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean Michel Baylet, a été mis en examen.
PaSiDupes a déjà évoqué plus haut les démêlées de Baylet avec la justice.  De même que le favoritisme mentionné plus haut du quotidien régional pour Sylvia Pinel. 

A l'arrivée,
l'emprise du réseau Baylet-La Dépêche est concrétisée par les résultats des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, qui donnent Dominique Reynié (LR) à 21,32%, Louis Aliot (FN) à 33,87% et Carole Delga (PS) à 44,81%, une ancienne secrétaire d'État pour un an, au premier gouvernement Valls, déléguée au Commerce, à l'Artisanat. C'est en effet une protégée de Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées (1998-2015), et de Baylet.

A la différence de Fabius, mais
comme Valls et Martin Malvy, ancien journaliste journaliste à ...la Dépêche du Midi, Jean-Michel Baylet (70 ans) est franc-maçon du Grand Orient de France (GODF). Tout est si simple aux Frères.

Remaniement catastrophe: le gouvernement des incompatibles

Rivalités notoires, guerre de tranchées, bataille rangée, tout peut arriver... 
L'affrontement Valls-Macron va virer au pugilat

Emmanuel Macron et Manuel Valls se cherchent des noises. Le dernier accroc date du mardi 9 février: avant même que le Premier ministre ne défende à l'Assemblée l'extension de la déchéance de la nationalité, son ministre de l'Economie - symbole du virage social-libéral du quinquennat de François Hollande - avait exprimé ses réserves sur cette mesure emblématique du projet de loi constitutionnelle, mise au vote mercredi par l'autoritaire et  répressif Valls, et seulement adoptée par les députés, en première lecture. "J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique [...], parce que je pense qu'on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale", lâche, mardi, Emmanuel Macron, à une conférence organisée par la fondation France-Israël. Des propos qu'il nuance dès le lendemain, faisant allégeance à Hollande. "Mon souhait le plus profond, c'est que cette réforme puisse se faire comme le président de la République a voulu, parce que je suis loyal", déclare le ministre sur i-télé, avant d'en repasser une couche: "Mais, en pleine sincérité avec mes convictions, (...) je pense qu'il ne faut pas donner plus de sens à ce débat qu'il ne doit en avoir."

Valls a éliminé Taubira, mais Hollande lui a jeté Cosse dans les jambes

La démission de Christiane Taubira aurait pu faire d'Emmanuel Macron le seul électron libre du gouvernement. Mais, l'arrivée de l'altermondialiste Emmanuelle Cosse (EELV) ajoutera désormais une couche épaisse de vulgarité à l'opposition interne.

En fait de
cohérence, l'écologiste radicale d'Europe Ecologie-les Verts n'aura pas à assumer la politique environnementale du pouvoir, mais celle, catastrophique, du Logement, depuis le passage au ministère de sa camarade Cécile Duflot, licenciée par Valls! 
Pour encore plus de clarté et d'efficacité, Cosse, en charge de l'Habitat durable, supportera-t-elle la muselière sur le conflit de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la question en cours de la COP21 ? Outre que Fabius, passé au Conseil constitutionnel, ne veut pas lâcher cette mission "planétaire" de l'ONU, revendiquée par S. Royal, elle est actuellement partagée entre trois: Laurent Fabius, Ségolène Royal, en tant que chargée des relations internationales sur le climat (et  qui stagne au ministère), sa nouvelle secrétaire d'Etat, Barbara Pompili, une écologiste rose.

Ayrault garde un chien de sa chienne à Valls

Le prédécesseur de Valls à Matignon a exigé de Hollande que son périmètre d'activités aux Affaires étrangères ne soit en aucune façon accessible à son antithétique successeur. L'ancien premier ministre a rejoint le groupe des socialistes défavorables au projet de constitutionnalisation de la déchéance de nationalité pour les binationaux, et eux seuls, condamnés pour terrorisme, prenant encore frontalement le contre-pied de Valls, en décembre 2015.
Jean-Marc Ayrault rappelait en effet que la législation, validée par le Conseil constitutionnel, prévoit déjà une exception au principe d'égalité de tous devant la loi pour... les auteurs d'actes terroristes. En 2010, Jean-Marc Ayrault souhaitait que ce traitement particulier réservé aux seuls terroristes binationaux, prévu par une loi toujours appliquée en 2015, ne soit pas étendu à d'autres criminels. 
 
Sur ce sujet aussi, encore quelques couleuvres supplémentaires à avaler...

Les femmes ministres exclues des fonctions régaliennes

Michèle Alliot Marie (UMP/LR) avait "enchaîné" 3 ministères régaliens (Défense, Justice et Affaires Etrangères). Aujourd'hui, en dépit de ses appels, sans cesse réitérés, à l'égalité des sexes et aux valeurs soi-disant socialistes, ce gouvernement Valls fait régresser les femmes, les cantonnant aux fonctions moins prestigieuses. 

Cinq hommes ont eu la préférence
, Le Drian à la Défense, bien que cumulard, Ayrault aux Affaires étrangères, Urvoas à la Justice, Macron aux Finances et le petit Cazeneuve à l'Intérieur. Alors, de droite, le sexisme ?

Il n'aurait plus manqué que les communistes !

Dans sa cuisine gouvernementale en prévision de la présidentielle,
Hollande a mélangé des ingrédients qui se contredisent. Il a ainsi attiré les arrivistes radicaux, ceux du centre (PRG), et ceux de l'extrême gauche (EELV), dans ses filets. Outre que EELV et le PRG se repoussent, Cosse n'a rien en commune avec Baylet, hormis un peu de presse pour Cosse, ancienne de Têtu, mensuel des homosexuels. 
Fille de kinés parisiens tendance Mao, elle a grandi sous le regard de Che Guevara pour devenir punk (photo ci-contre) et militante de la Fidl et d'Act UpEn 1997, la militante de la communauté homosexuelle signe avec des collectifs de sans-papiers ou de chômeurs une tribune intitulée "Nous sommes la gauche" où elle se place du côté des mouvements sociaux face à la gauche institutionnelle de Jospin. Elle a aussi été la rédactrice en chef de la revue de la gauche alternative "Regards", dirigée par Clémentine Autain, une sectaire du Front de gauche. Autant de hauts faits qui, aux yeux de Hollande, la qualifie au ministère du Logement.
A l'opposé, Jean-Michel Baylet est un fils de... Patron de presse, le groupe La Dépêche, ce franc-maçon a tout reçu de son père, Jean Baylet, député radical et de sa mère, Évelyne Isaac, qui ont assuré successivement la direction du quotidien régional.

Ce qui les rapproche en revanche les disqualifie: l'un est un battu de la départementale en Tarn-et-Garonne et l'autre, qui était conseillère régionale d'Ile-de-France jusqu'en 2015, n'est l'élue de nulle part et personne, en son nom propre.

dimanche 12 octobre 2014

Réforme fiscale de Valls: les Radicaux de gauche exigent son retrait

La fronde des socialistes de gauche gagne le PRG au centre

Valls se met à dos la droite, la gauche et le centre...


Baylet-Hollande-Valls au débat
des primaires du PS
Le Parti radical de gauche réclame le retrait de nombreuses mesures. Ainsi, le PRG exige-t-il de l’exécutif la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu proposée par Manuel Valls. 

Valls fait l'unanimité contre lui
Alors que débute mardi l’examen du budget 2015 au Parlement, le PRG énonce ses exigences dans un "pacte de gouvernement" qu’il soumettra lundi à François Hollande et à son Premier ministre."Avant de prendre une décision lourde de conséquence, à l’occasion de notre prochain comité directeur (vendredi), le bureau national du parti, à l’unanimité moins deux abstentions, m’a mandaté pour tenter d’élaborer avec vous un pacte de gouvernement qui permettrait, par des engagements clairs et écrits, de reconnaître l’apport radical à la majorité et aussi notre spécificité", écrit le président du PRG Jean-Michel Baylet à Manuel Valls, dans une lettre qui accompagne le document et que Le Monde a révélée.

Le battu de la sénatoriale précise que si "le débat est vif et dense chez les radicaux", c'est qu' "ils s’interrogent beaucoup quant à la nécessité de rester dans la majorité gouvernementale"

Baylet pose ses conditions 

Il estime d’abord que "la suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu" voulue par Manuel Valls "n’est pas acceptable". Les Radicaux de gauche ont en effet calculé qu'elle reporte  la charge de l’impôt sur moins de la moitié de la population.
Les radicaux déposeront un amendement au projet de loi de finances (PLF) qu’ils souhaitent voir soutenu par le gouvernement pour revenir à une véritable progressivité de l’impôt, avec un taux très réduit, mais pas à l’exonération totale». 
Il réclame au passage la mise "en place de la retenue à la source de l’impôt, comme préalable éventuel du rapprochement entre l’IR et la CSG".

Baylet demande aussi la "suppression" de quatre mesures de la politique familiale qui "apparaissent comme particulièrement inéquitables: baisse des aides à la garde d’enfant, réduction de la prime à la naissance pour le 2e enfant, décalage de la prime d’accueil au jeune enfant, partage du congé parental".

La réforme territoriale fâche aussi le PRG 
Baylet déplore que "l’évolution des conseils départementaux est envisagée à l’écart de notre formation politique. Cette question prégnante pour l’ensemble de nos militants constitue pourtant la condition sine qua non de la participation du PRG au gouvernement actuel et le maintien d’une quinzaine de conseils départementaux ne saurait remplir l’engagement pris par l’exécutif". Dès lors il réclame "que les conseils départementaux soient conservés dans les 54 départements".

Enfin, le PRG réclame également "le report" de l’examen du projet de loi sur les compétences des collectivités territoriales. "Bien entendu, je souhaite pouvoir rassurer dès la fin de la semaine prochaine nos militants et nos élus sur tous ces sujets mais, dans le cas contraire, les radicaux prendront leurs responsabilités comme en a décidé notre bureau national", menace Baylet.

Le chef de file des radicaux de gauche, sénateur sortant, a été battu le 28 septembre, au second tour dans le Tarn-et-Garonne. Avec 43,9%, c'est l'UMP François Bonhomme (45 ans) qui le remplace au Sénat. Baylet a en effet recueilli 37,4% des suffrages contre 56% pour le sortant DVG, Yvon Collin. Ce dernier, dissident du PRG, a quant à lui été élu sur l'autre siège dès le premier tour.
A 68 ans, Baylet reste PDG du groupe de presse La Dépêche, président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, président de la communauté de communes des Deux Rives et président du Parti radical de gauche (PRG).

jeudi 7 août 2014

Les radicaux menacent de claquer la porte du gouvernement Valls

Le MRG dénonce une absence de concertation

Les trois représentants du Parti radical au gouvernement claqueront la porte si la réforme territoriale n'est pas amendée
 
affirme Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche, dans un entretien au Nouvel observateur.

La gauche plurielle est fort singulière: le président Hollande serait-il un diviseur? Les communistes ne sont jamais entrés au gouvernement, les écologistes l'ont quitté en avril dernier et les radicaux de gauche menacent désormais de le quitter aussi. 

Les trois ministres et secrétaires d'Etat radicaux sur le départ 

Les départs de Sylvia Pinel (ministre du Logement, ci-contre à droite), 


Annick Girardin (secrétaire d'Etat en charge du Développement et de la francophonie

et Thierry Braillard (secrétaire d'Etat aux sports, ci-contre à gauche) ne semblent pas devoir provoquer un séisme politique.

 
Ils porteraient néanmoins un coup à l'image de François Hollande qui se retrouverait alors à la tête d'un exécutif 100% socialiste. Jean-Michel Baylet en joue d'ailleurs. Pendant les discussions menant à la formation du gouvernement Valls en avril dernier, le sénateur du Tarn-et-Garonne avait déjà fait ce chantage pour peser dans les négociations, avant de rentrer dans le rang.

Le PRG cherche à peser sur la réforme territoriale

Elle inquiète fortement ce parti comme les autres, très attachés à leurs mandats territoriaux qui assurent le maillage du pays. 

Jean-Michel Baylet pose d'ailleurs deux exigences.
L'une est déjà en discussion: le maintien des départements dans les zones rurales. 
La seconde porte sur la représentativité des campagnes françaises: le président du PRG souhaite qu'à l'avenir plus de conseillers régionaux les représentent.

samedi 26 juillet 2014

Parade aux risques de conflits d'intérêts: révélation des déclarations des parlementaires

Après les ministres, les parlementaires 

10% des sénateurs et des députés exercent une activité dans le privé
Comme à la fin juin pour les membres du gouvernement, les déclarations d'intérêt des députés et sénateurs viennent d'être mises en ligne jeudi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp: lien de recherches). Désormais chaque citoyen peut donc se rendre sur le site de l'autorité pour scruter les activités exercées par les élus et se faire une idée de leurs revenus. Pour la première fois, 577 députés et 348 sénateurs ont dû cette année faire l'étalage de leurs intérêts.
Décriée par un grand nombre, certains parlementaires ont même parlé d'inquisition, l'opération permet en tout cas de tirer d'ores et déjà plusieurs conclusions. Tout d'abord, dans leur grande majorité, les élus se contentent de leurs mandats. Dans un entretien, le président de la Hatvp, Jean-Louis Nadal, explique que les élus ne sont qu'un peu plus de 10% à exercer une activité dans le privé en marge de leurs fonctions électives.

Les patrons dans le collimateur

Certains élus présentent des situations spectaculaires et si minoritaires qu'ils soient, ils retiennent l'attention d'une certaine presse, bien que leur mandat ne soit pas -et de loin- motivé par le lucre !

Ainsi
les 56.389 euros perçus au Sénat par Serge Dassault pèsent-ils peu dans la balance.
Le président du groupe Marcel Dassault a en effet touché 628.820 euros de salaire en 2013 et 6,4 millions d'euros de dividendes. Il faut dire qu'il évalue ses parts dans le groupe à 352 millions d'euros (valeur fiscale de l'usufruit).
Un peu moins connu du grand public,
Jean-Michel Baylet est aussi dans une situation confortable. Outre son mandat de sénateur radical de gauche, il est en effet l'héritier d'une entreprise de presse (groupe la Dépêche du Midi). Jean-Michel Baylet a ainsi déclaré plus de 700.000 euros de revenus pour 2013.

De nombreux avocats

Les avocats sont plus nombreux que les grands patrons sur les bancs de l'Assemblée et du Sénat. Jean-Louis Nadal en recense une quarantaine, dont certains très en vue dans les media. 
Ses fonctions d'avocat ont rapporté 184.734 euros à Jean-François Copé en 2013 (jusqu'au 30 juin) et 313.703 euros en 2012. En 2013, Jean-François Copé a aussi perçu des droits d'auteur (11.939 euros) et a gagné 35.135 euros dans des conférences.
Enfin, autre avocat célèbre, Gilbert Collard, a déclaré plus de 390.000 euros de revenus en 2012 (date de son élection). En marge de ses activités juridiques, il a aussi bénéficié de plus de 100.000 euros de droits d'auteur de 2008 à 2012.

François Fillon a touché via sa société 2F Conseil 142.500 euros en 2013, 70.000 euros en 2012.

Pour ses activités de conseil et accompagnement en stratégie, Luc Chatel a touché 183.135 euros en 2013, 51.000 euros en 2012.

Les électeurs verront la gauche sous un nouveau jour...

Au Parti socialiste

Le député PS et président de l’Assemblée nationale
Claude Bartolone a indiqué sur sa déclaration que son épouse travaille à son cabinet comme chargée de mission. Adepte du faux-semblant, il a indiqué avoir "épousé (sa) collaboratrice et non embauché (sa) femme".

Le député PS des Bouches-du-Rhône
Patrick Mennucci a aussi l'esprit de famille et emploie lui aussi sa compagne comme collaboratrice parlementaire. Mais Maud de Bouteiller a aussi été directrice de cabinet de la mairie du 1er secteur de Marseille, qui n’était autre que Patrick Mennucci jusqu’en mars 2014. Au chômage ?

Quant à la sénatrice de Marseille
Samia Ghali, elle est l'épouse de Franck Dumontel, qui fut directeur de cabinet de Michel Vauzelle à la région, puis d'Eugène Caselli à la communauté urbaine...
La députée PS -et illettrée- Sylvie Andrieux, qui a maille à partir avec la justice, se déclare "Conseillère communautère".

Le député PS de Haute-Garonne
Christophe Borgel, indique que sa compagne est assistante parlementaire "à mi-temps." 

Le sénateur PS de l’Hérault Robert Navarro emploie son épouse Dominique comme attaché parlementaire.  Le Sénat a par ailleurs décidé de lever l'immunité parlementaire de Robert Navarro, impliqué dans un dossier d'abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault.

Le sénateur PS du Tarn
Jean-Marc Pastor indique que son épouse, qui a été infirmière, est "assistante parlementaire à temps partiel".

La "souillon" du PS est le député député PS Eric Jalton, mais ...respectueux:

Chez les écologistes radicaux
La préférence familiale en matière d'emplois publics n'est pas moins impérieuse à EELV.
Le député EELV des Français hors de France, le porte-parole et directeur de la communication (sept mois: 24.000 euros) d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012, Sergio Coronado, chilien d'origine, emploie comme attaché parlementaire Ricardo Coronado, son frère.

Chez les non-inscrits 
br>Le député d’extrême droite du Vaucluse et maire d’Orange Jacques Bompard emploie deux fils, Yann et Guillaume, comme collaborateurs parlementaires.

Le député non inscrit de l’Essonne et maire d’Yerres
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, emploie lui aussi son épouse Valérie comme assistante parlementaire "100% à l’Assemblée nationale."

Le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard emploie son épouse Anne-Marie Autard-Collard comme assistante parlementaire. 

D’autres ont le même nom de famille
Enfant ou membre de la famille élargie? Monique Iborra, la députée PS de Haute-Garonne et conseillère régionale de Midi-Pyrénées, indique employer Sophie Iborra comme attachée parlementaire à mi-temps.


mardi 15 juillet 2014

Ces francs-maçons qui gouvernent la France de Hollande

La secte noyaute le pouvoir socialiste

Les francs-maçons sont aux premières loges loges 

Depuis l'élection de François Hollande, les frères sont de retour. Et peuvent compter sur des relais haut placés, au Sénat à l'Assemblée ou à Matignon.
Le sujet de la prise de pouvoir est un serpent de mer de la république laïque et sectaire et tous les organes de presse le traitent inutilement: c'est l'un des "marroniers" qui servent à meubler les temps morts de l'actualité.
Début janvier 2013, le Nouvel Observateur avait ouvert son fichier...

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur d'alors, a été initié au Grand Orient de France (GOF) dans les années 1980. Ce n'est pas Alain Bauer, son ami et futur grand maître qui l'a mis au parfum mais un responsable socialiste parisien. Valls a pris ses distances avec les ateliers dès 1996. Mais, place Beauvau, où la tradition maçonnique perdure, cette formation se révèle utile...

Jean-Yves Le Drian, membre du GO de longue date, le maire de Lorient et fidèle ami de François Hollande, a pris les rênes du ministère de la Défense. Cédric Léwandowski, directeur du cabinet du ministre, est un initié influent. Selon la tradition républicaine, les frères sont nombreux parmi les officiers. La nomination de Le Drian n'a pas fait de vagues.


La carrière de Jérôme Cahuzac, élu à Villeneuve-sur-Lot, terre laïque et franc-maçonne, passe nécessairement par les loges. Le ministre du Budget a participé à de nombreuses tenues. Mais Jérôme Cahuzac n'a jamais reconnu - les yeux dans les yeux - qu'il a appartenu à la chaîne d'union des maçons du GODF. Cependant, il n'a pas démenti non plus cette appartenance que beaucoup d'initiés lui prêtent !

Dans les Landes, l'initiation d'Alain Vidalies à la franc-maçonnerie locale est un secret de Polichinelle. Mais le ministre des Relations avec le Parlement ne souhaite pas confirmer ou commenter cette appartenance bien utile : dans les deux Chambres, quelque 150 élus membres de la Fraternelle parlementaire en sont encore, de la franc-maçonnerie.



Victorin Lurel, le président du Conseil régional de Guadeloupe devenu ministre des Outre-mer a été initié en 1988 au Grand Orient de France et fréquente la loge Acacia des Tropiques. En novembre dernier, il a accompagné François Hollande au siège parisien du Grand Orient lorsque le candidat socialiste a été auditionné en tenue blanche fermée. 
La ministre déléguée chargée de la Décentralisation a été nommée à la demande de Marylise Lebranchu. Anne-Marie Escoffier entretient les meilleures relations avec la Grande Loge féminine de France (GLFF). Et pour cause : l'ex-sénatrice radicale de gauche de l'Aveyron y aurait été initiée. Professeur non certifiée de lettres classiques, de latin et d'italien, sa carrière au ministère de l'Intérieur, puis de préfète, aurait-elle pu être sans ses relations politiques et maçonniques? 


Frédéric Cuvillier, ancien maire de Boulogne et député d'un Pas-de-Calais en proie aux affaires de corruption du PS, a de solides amitiés chez les maçons nordistes. Interrogé au sujet de son initiation au Grand Orient de France, comme le premier ministre Valls, le ministre des Transports et de l'Economie maritime de Ayrault, puis de Valls, a indiqué qu'il ne pouvait répondre. Garder le secret est une attitude 100% maçonnique...

Membre du gouvernement Valls,
le nouveau secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen est un franc-maçon initié.  

A force d'être borderline, ce Frère millionnaire a dû avouer qu'il a sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700.000 euros, "depuis des années": le redressement financier ne devrait pas tarder, si le pôle du même nom veut bien lâcher l'UMP un instant... Une mise en examen ne ferait pas peur à ce médecin néanmoins, puisqu'en 1998, il a découvert cet état dans le cadre de l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330. 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avaient pas eu de contre-partie. L'ensemble de la procédure a pourtant abouti à un non-lieu.

Directeur du cabinet de Jean-Marc Ayrault, Jean-Christophe Chantepy, centralien et énarque dont l'homosexualité n'est un secret pour personne, a fréquenté les loges du GODF, comme Cuvillier ou Cahuzac. "J'ai été au Grand Orient de France. Mais je n'y suis plus", se défend-il. Plus sûrs sont ses engagements auprès de Ségolène Royal, comme dirigeant de Désirs d'Avenir, association de circonstance de la candidate de la gauche battue de 2007, puis comme directeur de cabinet de son comité de campagne.


Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, est un fidèle de Jospin, puis de Hollande, passe pour avoir été initié au Grand Orient (GO), même s'il doit sa formation politique au trotskisme version LCR. Discret par nature et par formation, Bel n'a jamais confirmé... 
Il a annoncé son abandon de la présidence du Sénat devenu ingérable et promis à un changement de majorité à la rentrée.

Frère François Rebsamen, membre actif du Grand Orient de France (GOF) jusqu'à son élection à la mairie de Dijon en 2001, le président du groupe socialiste au Sénat rêvait du ministère de l'Intérieur où son réseau aurait fait merveille. Hélas, il a été coiffé par un "frère" du GOF: Manuel Valls. On dit que les deux hommes ont su se réconcilier. 



Pour un homme public comme Jean-Vincent Placé (EELV), "c'est une question d'ordre privé. Mais je connais la franc-maçonnerie," finit-il par concéder, du bout des lèvres: la fréquentalaïcité,tion du GODF est-elle encore moins reluisante que celle de Cécile Duflot? Ainsi s'exprime donc le président du groupe Europe Ecologie-les Verts au Sénat, repaire traditionnel de notables francs-maçons. Initié au GODF, Jean-Vincent Placé, passionné de Napoléon et apôtre de la laïcité, est un maçon très actif.


  Comment présider le Parti radical de Gauche (PRG) sans avoir été formé par les loges ? Ce fils de... notable toulousain, héritier de patron de presse (Midi Libre), Jean-Michel Baylet est dans la franc-maçonnerie depuis 1991, par tradition familiale et politique, au sein de la loge Demain du Grand Orient de France (GOF) fondée par l'ancien grand maître Roger Leray.


Après s'être longtemps refusé à tout commentaire, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche (Front de Gauche) à la présidentielle, l'a confirmé début 2012. Il est bien entré en franc-maçonnerie dès 1983. L'ancien trotskiste explique cette initiation à la loge Roger Leray du Grand Orient de France.
Pouvoir : les francs-maçons aux premières loges. (Sipa)

Et aussi les "maçons friendly" ou "sans tablier"

Marylise Lebranchu (Décentralisation), Stéphane Le Foll (Agriculture), Vincent Peillon (Education), Michel Sapin (Travail), Thierry Repentin (Formation professionnelle), Aquilino Morelle (conseiller politique du président).


PS: initiés
Jean Le Garrec (ancien ministre), Elisabeth Guigou (ancienne ministre), Philippe Guglielmi (premier secrétaire fédéral du PS de Seine-Saint-Denis), Guy Arcizet (ancien grand maître du GO), José Gulino (grand maître du GO).


Sénat: initiés
Michèle André (Puy-de-Dôme, PS), Robert Navarro 
(PS, ex-responsable syndical SNCF et poursuivi en justice pour abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault et privé de son immunité parlementaire, mais en attente de procès: les juges se sont entièrement dédiés aux élus UMP...), Bernard Saugey (Isère, UMP). 

Assemblées: initiés

Claude Bartolone (président de l'Assemblée nationale), Christian Bataille, Henri Emmanuelli, Pascale Crozon, Pascal Terrasse, Brigitte Bourguignon, Odile Saugues.

Collectivités locales: initiés
Jean-Jacques Queyranne, (président de la région Rhône- Alpes) Gérard Collomb, (maire de Lyon), Jean Germain, (maire de Tours), Daniel Percheron, (président de la région Nord-Pas-de-Calais).


On se demande en fait qui n'est pas franc-maçon au gouvernement Valls

Citons Montebourg, Fabius, Filippetti, Taubira, Touraine et Cazeneuve, Hamon et Royal, mais le secret est parfois si bien gardé...