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mardi 10 juillet 2018

Réforme des retraites : Macron hué lors de son discours au Congrès

Le roitelet, conspué à Versailles par les représentants de la Nation 

Lèse-majesté : le chef de l’Etat s’est fait conspuer lors de son évocation de la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019.

9 juillet 2018
Les élus du peuple étaient convoqués au Congrès ce lundi 9 juillet pour entendre le discours jupitérien d’Emmanuel Macron. 

Une opération de communication politique à grand renfort d’applaudissements frénétiques depuis les travées de la majorité, que la France profonde n'a pas hésité à railler sur les réseaux sociaux. 
Florian Philippot s'est ému de vivre des "applaudissements permanents sur de l'insignifiant", tandis que Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national, a comparé les parlementaires LREM à un "troupeau" bêlant.

Les rangs opposés à la politique d’Emmanuel Macron ont fait part de leur désapprobation sur certains thèmes évoqués par le chef de l’Etat, tel que la réforme des retraites, rapporte BFMTV.

"Spectacle pseudo-démocratique" sur fond de "dérive autocratique"

Les parlementaires d’opposition, eux, se sont fait entendre pour la première fois au moment où le président de la République a évoqué la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019 et qui vise à "remplacer la quarantaine de régimes existants". "Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui", a-t-il tenté de se justifier, faisant redoubler les sifflets d’intensité. 
Il est ensuite revenu sur la question de la fin des pensions de réversion, la qualifiant de "rumeur malsaine, visant à faire peur".

Une partie des députés de l’opposition a tenu à boycotter le discours du président.
Ainsi, le député RN Gilbert Collard, a assuré sur Twitter ne pas vouloir "jouer le rôle du courtisan parlementaire" dans ce "spectacle pseudo-démocratique". Valérie Boyer, quant à elle, présente lors du discours, a fustigé sur le réseau social un président de la République qui "souhaite porter les habits du Premier ministre", évoquant une "dérive autocratique et narcissique".

dimanche 10 septembre 2017

Ouragan Irma: début de polémique sur l'impréparation du gouvernement français

Le gouvernement français meilleur dans l'enfumage que dans la prévoyance et l'action

Les oppositions de droite et de gauche ont dénoncé dimanche un manque de préparation des autorités face à l'Ouragan Irma

L'exécutif et la majorité présidentielle sont contents d'eux.
L'opposition a exprimé  dimanche son insatisfaction du gouvernement pour son imprévoyance depuis l'annonce de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dénonçant notamment un manque de préparation des autorités. 
"Il y a une défaillance de l'Etat à Saint-Martin et Saint Barthélemy, car le phénomène était attendu. Il y aujourd'hui, on le constate, un défaut d'anticipation", a ainsi déclaré le député Les Républicains Eric Ciotti, pour qui "l'Etat n'assume pas son rôle". "Il faut un retour d'expérience et je pense qu'une commission d'enquête parlementaire doit être mise sur pied pour établir si l'anticipation a été bien menée, après que le temps du secours soit passé", a ajouté le député des Alpes-Maritimes lors du Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL.  Irma a fait dix morts et 112 blessés dans la partie française de Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, dans les Antilles, selon un bilan provisoire. Sept personnes sont portées disparues.

Le ministre de l'Intérieur assurait dimanche soir que l'ordre républicain était rétabli...Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a une nouvelle fois promis d'y "projeter des moyens extrêmement importants".  
Mais Pepito fait des promesses après le passage d'Irma - - et avant l'arrivée de José, le tout pour dans les deux jours qui suivront... 

Le premier ministre et le chef de l'Etat ont décidé samedi de doubler les effectifs des forces présentes sur place , a insisté Gérard Collomb lors d'un point presse."
A la fois GIGN, GIPN, Légion étrangère qui arrivera sur place, afin de prendre en compte un certain nombre de problèmes", a-t-il précisé.  "Ces forces vont nous aider à rétablir la sécurité", alors que de nombreux témoignages font état de pillages, en particulier à Saint-Martin. 


"Pourquoi toutes ces mesures n'ont-elles pas été prises avant ?", s'est interrogé le député du Front national Gilbert Collard. 

"Quand on a des pouvoirs d'Etat, on doit toujours aller au-delà du prévisible dans la catastrophe. Il y a un manque de maturité, un manque de sens du déploiement de l'Etat", a-t-il ajouté sur BFM TV. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, s'est défendu de tout manquement. 
"On peut toujours faire plus, mais c'est une île. On ne peut pas, comme en Floride, organiser une évacuation, parce que ce n'est pas possible d'évacuer 80.000 personnes en 48 heures", a-t-il estimé lors du "Grand Rendez-vous d'Europe1/Les Echos/CNews". 

Il n'a pas hésité en outre à se retrancher derrière la succession de "deux épisodes climatiques d'une grande gravité", les ouragans Irma et José. Ce dernier est passé au large des deux îles dans la nuit de samedi à dimanche sans faire de nouveaux dégâts. "Les deux sont passé
s, aujourd'hui. Alors, dès aujourd'hui, dimanche 10, des militaires vont arriver sur place," a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.
"Sur place, c'est-à-dire en Guadeloupe...

VOIR un document aérien de la BBC concernant les îles britanniques voisines de Saint-Martin et Saint-Barthélémy :


lundi 16 novembre 2015

Assassinats islamistes de Paris: l"'union sacrée" à l'épreuve de la politique de Hollande

François Hollande reçoit dimanche à l'Elysée les parlementaires et principaux chefs des partis.

Mais si "l'unité" est proclamée, chacun rappelle les solutions qui ont tardé à  venir et la colère monte

Après les attentats, l'unité politique vacille. François Hollande a appelé samedi les Français au "rassemblement" mais déjà, au sein de la classe politique, les premières critiques se sont faites entendre. Elles sont venues notamment de Nicolas Sarkozy, qui a pris la parole peu après le chef de l'Etat. Reçu par François Hollande dimanche à 10h, le chef du parti Les Républicains a exigé des "inflexions majeures" pour que "la sécurité des Français soit pleinement assurée". "Nous soutiendrons toutes les décisions qui iront dans le sens d'un renforcement drastique des mesures de sécurité qui permettront de protéger la vie de nos compatriotes", a-t-il ajouté, dans un soutien en forme d'exhortation pressante.  

La réponse à l'ex-Président est venue du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis qui, s'il a remercié "le président Nicolas Sarkozy" pour "son concours" à l'unité nationale, l'a aussi appelé à s'aligner, appelant l'ensemble des dirigeants politiques, à "l'esprit de concorde" et à la "mesure".
Jean-François
Copé a quant à lui rappelé samedi sur Facebook que certaines décisions prises pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy l'ont été dans un mouvement international quasi-unanime. Comme l'Allemagne ou les Etats-Unis, "nous avons fait le choix de faire tomber ou affaiblir, au Proche et au Moyen-Orient, des régimes dictatoriaux sans mesurer que nous aggravions en fait la situation. La région a sombré dans le chaos", regrette rétrospectivement le député LR, qui propose de "changer" la "politique anti-terroriste" [...] "de manière radicale, rapide, sévère". Il plaide également pour l'envoi de troupes au sol en Syrie. 

Maître Collard appelle à la démission de Hollande 

Pourquoi, en effet, la France est-elle frappée pour la deuxième fois, à la différence de ses alliée allemands, britanniques ou américains, si ce n'est du fait de l'inadéquation entre le discours d'un Hollande, faible et velléitaire, donneur de leçons sans les moyens de se faire respecter et de protéger son peuple.  

A droite, certains cadres réclament des mesures concrètes. La gauche parlementaire ne demande rien et attend les consignes. Les media se contentent de pointer les éléments qui, dans l'opposition, réclament une politique de fermeté, sans concessions et osent mettre en doute l'aptitide d'un pouvoir louvoyant et incertain. 

L' "union sacrée" est rendu difficile par les polémistes qui ne tolèrent que l'entre-soi socialiste. L'opposition fait des propositions aussitôt caricaturées ou classées radicales, voire soupçonnées de toutes les arrières-pensées. 
Depuis des semaines, mais en vain, Christian Estrosi demande au gouvernement que "toutes les personnes fichées de S1 à S16 [le fichier des individus radicalisés] dans le département des Alpes-Maritimes soient assignées à résidence"
"Je demande à nouveau que nous interpellions immédiatement tous les individus soupçonnés de liens avec une organisation terroriste, y compris par des mesures d'exception", a également déclaré Bruno Le Maire, qui propose aussi d'interpeller "tous les ressortissants étrangers qui tiennent des propos hostiles à la République et que nous les expulsions sans délai du territoire français".

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a lui aussi exprimé des réserves. Bien que peu suspect de radicalisme, il appelle François Hollande à "faire réellement la guerre" contre les "barbares de Daech", et "pas seulement avec des moyens secondaires"
Dans une intervention depuis le siège du FN, à Nanterre, Marine Le Pen a déclaré que "des mesures d'urgence s'imposent". "Il est indispensable que la France retrouve la maîtrise de ses frontières nationales définitivement", a-t-elle demandé. D'autres cadres frontistes n'avaient pas retenu leurs coups, vendredi soir. Le vice-président du parti Louis Aliot avait qualifié Manuel Valls "d'irresponsable" pour s'en être pris ces derniers jours aux appels du FN à la fermeté, tandis qu'un député, allié de Marine Le Pen, Gilbert Collard, a carrément demandé samedi la "démission" du président François Hollande et du gouvernement, des "traîtres à notre Nation, à nos vies", des "guignols".

A l'aile droite des Républicains, les critiques ont également été sans concessions. Nadine Morano, qui ne veut pas "d'union nationale pour diluer les échecs du gouvernement", a demandé la démission du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 
Le député Lionnel Luca avait lui trouvé que Paris ressemblait à Beyrouth, "logique pour un pays en voie de libanisation". Ce que les derniers événements sanglants confirment. 

De nombreux autres responsables politiques s'en sont tenus à un message d'"union nationale autour du président de la République et du gouvernement", à l'instar d'Alain Juppé, François Fillon ou Jean-Luc Mélenchon, selon l'AFP, reprise par les copistes des organes de presse paresseux. .
A la vérité, le meneur du Parti de gauche a déclaré : "Je hais nos agresseurs, je les méprise." La haine qu'il s'agit de combattre est celle que ces agresseurs veulent incruster en nous. [..] Ce sont nos ennemis, il faut les empêcher d'atteindre leurs objectifs. [..] Ils veulent nous faire peur au point que nous perdions tout contrôle de nous-mêmes. Ils veulent nous diviser. Ils veulent obtenir un clivage entre les musulmans et le reste de la société et il faut le dire avec force: l'islam n'a rien à voir avec ça […]" Difficile de soutenir que l'islam est une religion d'amour: mais il le fait . 
Et de prétendre à la face des faits: "La France, ce n'est pas une religion, pas une couleur de peau, pas une langue, c'est des lois et la République". La France n'est pas prête de progresser vers la vérité.
Jean-Luc Mélenchon critique une prorogation de l'état d'urgence.
A la sortie de son entretien avec le président, Jean-Luc Mélenchon, allié du PCF, a émis de fortes réserves sur une prorogation de l'état d'urgence, voulue par François Hollande :
"L'urgence pour 3 mois, ce n'est plus l'urgence. Ce n'est plus une mesure d'exception, c'est un état permanent."

vendredi 2 octobre 2015

"Race blanche" : Philippe de Villiers soutient Nadine Morano

Toute opinion divergente n'est pas un dérapage, fût-ce de Nadine Morano   

L'ancien candidat souverainiste à la présidentielle Philippe de Villiers n'est pas le seul à justifier Nadine Morano

L'évêque Cochon a entraîné les Anglais 
Claude Bartolone, le président (PS) de l'Assemblée nationale, bien que candidat en Ile-de-France, s'accroche à son perchoir pour vicier le débat. Or, c'est celui qui, en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, s'est fait berner sur les "emprunts toxiques", endettant un plus lourdement le 9.3, qui se permet des jugements machos et méprisants inspirés par la haine de l'adversaire. Bartolone juge les autres sans circonstance atténuante, comme c'est le cas s'agissant des convictions de Nadine Morano.  "A force de courir après le Front national, c'est la plus stupide qui s'est fait prendre", a lancé ce président de l'Assemblé, injurieux en dépit des obligations de sa fonction, sans rappel à l'ordre et au respect.

Accusée de "sortie de route" et moquée par ses adversaires, elle est aussi sanctionnée aujourd'hui par ses collègues qui, faute de cran et préoccupés de leur avenir, craignent la polémique et lui retirent l'investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle pour les régionales, avec le soutien de Nicolas Sarkozy.

Samedi, l'eurodéputée connue pour sa forte personnalité et son franc-parler, a osé affirmer une évidence de fait mais que condamne l'idéologie dominante: la France est un "pays judéo-chrétien (...) de race blanche qui accueille des personnes étrangères". Ca se pense, mais ça ne s'énonce pas !

Depuis, l'ancienne ministre reste ferme sur ses convictions

Ce défi à la bien-pensance a le don d'irriter les hypocrites, aussi majoritaires que moutonniers. 

La tête de liste PS en IDF, Claude Bartolone, plonge dans les amalgames. 
"Ce ne sont pas des propos qui viennent de nulle part, a estimé sur RTL le candidat en campagne et à la présidence du Palais Bourbon. Lorsque depuis le retour de M. Sarkozy, le parti de la droite tient réunion sur réunion sur l'islam; lorsque M. Sarkozy, devant le think tank Choiseul, tient des propos sur le thème 'On va arrêter de se faire culpabiliser sur les banlieues'; lorsqu'un élu de droite dit 'Je vais accueillir des réfugiés chrétiens mais pas d'autres parce qu'eux au moins ils ne coupent pas la tête de leur patron', il y a une dérive" des Républicains. 

La gauche n'a pas manqué d'accuser Nadine Morano de courir après les électeurs du FNMais si c'était son intention, Marine Le Pen a fait savoir qu'elle ne veut pas d'une femme de convictions. Elle lui rend d'ailleurs implicitement justice: "Je n'ai aucune raison d'accueillir Nadine Morano qui appartient à un mouvement politique immigrationniste, qui a fait entrer en France sous le sacre de Nicolas Sarkozy 200.000 immigrés par an, soit un million en cinq ans". Peut-on par conséquent soupçonner l'ancienne ministre de racisme ? Il faudrait être haineux ou pusillanime pour feindre de le croire."Ce sont des propos dégueulasses et je suis tellement sidérée que je suis incapable de vous dire autre chose", a quant à elle réagi Emmanuelle Cosse, sur France Inter, visiblement sortie des clous: la contestation au sein du parti qu'elle préside, Europe Ecologie-les Verts, sera bientôt exsangue, en effet, à force d'hémorragies successives. Abandonnée des cadres du parti, la secrétaire nationale d'EELV a conseillé à Nadine Morano "d'abandonner la politique" et "de lire" "pour comprendre l'humanité", car l'humanité s'apprend dans les livres... Les saignées écologistes ont mis l'ex-présidente d'Act Up-Paris et ex-collaboratrice du magazine Têtu (en qualité de journaliste, avec la carte de presse?) dans un tel état de faiblesse que, par charité laïque, il convient de ne pas l'accabler du titre de "plus stupide" de la bande, mais sans conteste de "plus vulgaire". 

Donneur de leçons, le Front national se distribue des prix de vertu
"Madame Morano s'est pris les pieds dans le buzz", a estimé Marine Le Pen, en référence à "l'endroit où elle l'a dit", l'émission de politique-spectacle du samedi soir sur le service public. Pour la présidente du Front national, "au-delà des races et des religions, on peut être Français, pour peu que l'on adopte la culture française, le mode de vie français", a-t-elle nuancé, avec le recul, sur Europe 1. Va-t-on bientôt voir Le FN sympathiser avec François Bayrou ? 
"La France ne se définit pas par les races", a commenté Gilbert Collard sur i-télé ce jeudi matin. Le député Rassemblement Bleu Marine du Gard juge que Nadine Morano "a tort de ne pas préciser (...) qu'historiquement, la France est un pays d'origine blanche" et refuse de la récupérer au sein du RBM ou du Front national. 
"J’ai été une des premières à prendre mes distances, mais au regard de tout son parcours politique, je ne veux pas participer à la curée", tempérait ce jeudi matin Valérie Pécresse, magnanime, sur France Inter. Mardi matin, après Bruno Le Maire et quelques autres chez les Républicains, la députée des Yvelines avait défendu que "la France n'est pas une race, c'est une Nation". Si elle n'est pas une race, - terme tabou  en soi - , la France est une nation blanche et le Mali, noire. 
La tête de liste LR pour les régionales en Ile-de-France a veiller à réaffirmer  ce jeudi matin qu' "il n'y a pas de glissement à LR, les propos de Nadine n'engagent qu'elle"

Ce n'est pas au sein du parti frontiste que l'eurodéputée compte militer

Non seulement la présumée non coupable dénonce un "procès en sorcellerie", mais elle compte bien porter ses idées à la primaire de LR en vue de la présidentielle. 

Philippe de Villiers respecte la diversité, Morano et ses idées. 
"On voit bien ce qu’elle a voulu dire", a-t-il commencé souligné sur RMC et BFM TV, dénonçant ainsi la mauvaise foi des accusateurs de l"hérétique". "Pour moi, la France est multi-ethnique mais pas multiculturelle. La France, à l’origine, est un pays de race blanche. Vous savez Nos ancêtres les Gaulois, comme on disait à l’école". Et d'insister : "Qu’est ce qu’il faut dire ? Que la France est un pays de race noire ?"

L'ancien président du Conseil général de la Vendée, aujourd'hui retiré de la vie politique mais toujours souverainiste, s'insurge. En France, on a "le droit de profaner la croix du Christ. Or, "il y a une préférence musulmane", dénonce-t-il, affirmant que "on est en train de fabriquer un Kosovo islamique" en accueillant des réfugiés

Le retour à la Terreur de 1793 menace ces penseurs libres.
Dans cette gauche qui se dit républicaine, toute contestation est une attaque et Bartolone et Cosse dressent déjà leurs bûchers.

samedi 26 juillet 2014

Parade aux risques de conflits d'intérêts: révélation des déclarations des parlementaires

Après les ministres, les parlementaires 

10% des sénateurs et des députés exercent une activité dans le privé
Comme à la fin juin pour les membres du gouvernement, les déclarations d'intérêt des députés et sénateurs viennent d'être mises en ligne jeudi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp: lien de recherches). Désormais chaque citoyen peut donc se rendre sur le site de l'autorité pour scruter les activités exercées par les élus et se faire une idée de leurs revenus. Pour la première fois, 577 députés et 348 sénateurs ont dû cette année faire l'étalage de leurs intérêts.
Décriée par un grand nombre, certains parlementaires ont même parlé d'inquisition, l'opération permet en tout cas de tirer d'ores et déjà plusieurs conclusions. Tout d'abord, dans leur grande majorité, les élus se contentent de leurs mandats. Dans un entretien, le président de la Hatvp, Jean-Louis Nadal, explique que les élus ne sont qu'un peu plus de 10% à exercer une activité dans le privé en marge de leurs fonctions électives.

Les patrons dans le collimateur

Certains élus présentent des situations spectaculaires et si minoritaires qu'ils soient, ils retiennent l'attention d'une certaine presse, bien que leur mandat ne soit pas -et de loin- motivé par le lucre !

Ainsi
les 56.389 euros perçus au Sénat par Serge Dassault pèsent-ils peu dans la balance.
Le président du groupe Marcel Dassault a en effet touché 628.820 euros de salaire en 2013 et 6,4 millions d'euros de dividendes. Il faut dire qu'il évalue ses parts dans le groupe à 352 millions d'euros (valeur fiscale de l'usufruit).
Un peu moins connu du grand public,
Jean-Michel Baylet est aussi dans une situation confortable. Outre son mandat de sénateur radical de gauche, il est en effet l'héritier d'une entreprise de presse (groupe la Dépêche du Midi). Jean-Michel Baylet a ainsi déclaré plus de 700.000 euros de revenus pour 2013.

De nombreux avocats

Les avocats sont plus nombreux que les grands patrons sur les bancs de l'Assemblée et du Sénat. Jean-Louis Nadal en recense une quarantaine, dont certains très en vue dans les media. 
Ses fonctions d'avocat ont rapporté 184.734 euros à Jean-François Copé en 2013 (jusqu'au 30 juin) et 313.703 euros en 2012. En 2013, Jean-François Copé a aussi perçu des droits d'auteur (11.939 euros) et a gagné 35.135 euros dans des conférences.
Enfin, autre avocat célèbre, Gilbert Collard, a déclaré plus de 390.000 euros de revenus en 2012 (date de son élection). En marge de ses activités juridiques, il a aussi bénéficié de plus de 100.000 euros de droits d'auteur de 2008 à 2012.

François Fillon a touché via sa société 2F Conseil 142.500 euros en 2013, 70.000 euros en 2012.

Pour ses activités de conseil et accompagnement en stratégie, Luc Chatel a touché 183.135 euros en 2013, 51.000 euros en 2012.

Les électeurs verront la gauche sous un nouveau jour...

Au Parti socialiste

Le député PS et président de l’Assemblée nationale
Claude Bartolone a indiqué sur sa déclaration que son épouse travaille à son cabinet comme chargée de mission. Adepte du faux-semblant, il a indiqué avoir "épousé (sa) collaboratrice et non embauché (sa) femme".

Le député PS des Bouches-du-Rhône
Patrick Mennucci a aussi l'esprit de famille et emploie lui aussi sa compagne comme collaboratrice parlementaire. Mais Maud de Bouteiller a aussi été directrice de cabinet de la mairie du 1er secteur de Marseille, qui n’était autre que Patrick Mennucci jusqu’en mars 2014. Au chômage ?

Quant à la sénatrice de Marseille
Samia Ghali, elle est l'épouse de Franck Dumontel, qui fut directeur de cabinet de Michel Vauzelle à la région, puis d'Eugène Caselli à la communauté urbaine...
La députée PS -et illettrée- Sylvie Andrieux, qui a maille à partir avec la justice, se déclare "Conseillère communautère".

Le député PS de Haute-Garonne
Christophe Borgel, indique que sa compagne est assistante parlementaire "à mi-temps." 

Le sénateur PS de l’Hérault Robert Navarro emploie son épouse Dominique comme attaché parlementaire.  Le Sénat a par ailleurs décidé de lever l'immunité parlementaire de Robert Navarro, impliqué dans un dossier d'abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault.

Le sénateur PS du Tarn
Jean-Marc Pastor indique que son épouse, qui a été infirmière, est "assistante parlementaire à temps partiel".

La "souillon" du PS est le député député PS Eric Jalton, mais ...respectueux:

Chez les écologistes radicaux
La préférence familiale en matière d'emplois publics n'est pas moins impérieuse à EELV.
Le député EELV des Français hors de France, le porte-parole et directeur de la communication (sept mois: 24.000 euros) d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012, Sergio Coronado, chilien d'origine, emploie comme attaché parlementaire Ricardo Coronado, son frère.

Chez les non-inscrits 
br>Le député d’extrême droite du Vaucluse et maire d’Orange Jacques Bompard emploie deux fils, Yann et Guillaume, comme collaborateurs parlementaires.

Le député non inscrit de l’Essonne et maire d’Yerres
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, emploie lui aussi son épouse Valérie comme assistante parlementaire "100% à l’Assemblée nationale."

Le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard emploie son épouse Anne-Marie Autard-Collard comme assistante parlementaire. 

D’autres ont le même nom de famille
Enfant ou membre de la famille élargie? Monique Iborra, la députée PS de Haute-Garonne et conseillère régionale de Midi-Pyrénées, indique employer Sophie Iborra comme attachée parlementaire à mi-temps.


jeudi 28 juin 2012

Parité socialiste: le compte n'y est pas aux présidences de commissions de l'Assemblée nationale

Présidences de commissions à l'Assemblée: 3 femmes et 5 hommes, dont un UMP

Les huit commissions permanentes de l'Assemblée se sont réunies jeudi pour élire leur président, sans surprise par rapport aux accords intervenus en début de semaine: trois femmes, cinq hommes, aucun écologiste, et Gilles Carrez (UMP) à la tête de la commission des Finances.

Les commissions de l'Assemblée ont un pouvoir prépondérant, puisque c'est le texte du gouvernement ou député tel qu'elles le modifient qui est ensuite examiné en séance publique, à l'exception des textes budgétaires.

Trois femmes ont été désignées

Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) a obtenu un lot de consolation: elle présidera la commission des Affaires Etrangères
Patricia Adam (PS, Brest, Finistère) celle de la Défense
Catherine Lemorton celle des Affaires sociales.

Des hommes aussi, encore

Patrick Bloche (PS, Paris) prend la tête de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation,
François Brottes (PS, Isère) celle des Affaires économiques,
Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), celle des Lois, alors qu'on le donnait au ministère de la Justice,
et Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre) celle du développement durable.

Le groupe écologiste avait fortement protesté mardi après s'être vu refuser par le PS la présidence de la commission du développement durable.

L'ancien rapporteur général du Budget, 10 ans aux manettes, Gilles Carrez (UMP), devient président de la commission des Finances, seule commission dont la présidence est réservée à l'opposition, depuis que le président Sarkozy l'a décidé.
Christian Eckert (PS, Moselle) a été désigné rapporteur général du Budget
La nouvelle députée écologiste Eva Sas (Essonne) a été élue vice-présidente de la commission des Finances.

Les membres de commissions

Les anciens ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Eric WoerthChristian Estrosi siègent à la commission des Finances, souvent considérée comme la plus prestigieuse.

L'ancien Premier ministre François Fillon est annoncé à la commission des Affaires étrangères.

Le nouveau député Gilbert Collard, élu avec le soutien du Front National et avocat de profession, siègera à la commission des Lois.
Marion Maréchal-Le Pen siègera aux Affaires culturelles.

Olivier Falorni, tombeur de Désirdavenir Royal à la Rochelle, siègera à la commission du développement durable.

mardi 12 juin 2012

Législatives 2012: le FN en arbitre de 29 triangulaires

Législatives: trente-cinq triangulaires dont 29 avec le FN pour le second tour
Droitisation du paysage politique

La progression de la gauche est un trompe-l'oeil
Tandis que le centre se vide et que le PCF (FG) déçoit les travailleurs, le FN tire les marrons du feu.
Maintien d'une socialiste face à Marion Le Pen-Maréchal et à l'UMP dans le Vaucluse, retrait d'un UMP au profit du FN dans les Bouches-du-Rhône et inversement dans les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse: des scénarios imprévus se présenteront dans une poignée de circonscriptions pour le second tour des législatives dimanche.

Globalement toutefois les consignes des états-majors parisiens ont été respectées, alors que les candidats avaient jusqu'à 18h00 pour se déclarer officiellement à la préfecture.

Trente-cinq triangulaires, au lieu des 46 envisagées au soir du premier tour, auront lieu, dont 29 mettant aux prises la gauche ou la droite au Front national.

Mardi, les regards étaient braqués sur le département du Gard et sa 2e circonscription, où était très attendue la décision du député sortant UMP Etienne Mourrut, arrivé dimanche en troisième position, de se maintenir ou non dans la triangulaire face à l'avocat Gilbert Collard (FN) et Katy Guyot (PS).
Hésitant après l'appel de Me Collard à se désister en sa faveur, E. Mourrut a finalement décidé de se maintenir pour "porter haut et dignement les valeurs de la droite et du centre". Il a qualifié le FN d'"allié objectif de la gauche tout au long de ces dernières années". Son maintien rend très ouvert le sort de cette circonscription.

Cas par cas

Du coup,dans la circonscription voisine (la 3e) du Gard, Gilles Caïtucoli,  le candidat FN a décidé de se maintenir contre le candidat UMP-Droite populaire.

A l'UMP, seul Roland Chassain, dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône (Arles) aura donc enfreint la consigne du bureau politique du parti donnée lundi à tous ses candidats de se maintenir chaque fois que possible.
M. Chassain s'était retiré au nom du "tous contre Michel Vauzelle", président socialiste de la région PACA, le candidat PS et président de la région PACA, ouvrant la voie à une possible élection de la candidate du "Rassemblement bleu marine" Valérie Laupies.
Les deux retraits FN vont faciliter la tâche de l'UMP et fragiliser l'élection de Vauzelle, député sortant, qui n'a pas mobilisé l'état-major parisien. Mais Jean-François Copé a «condamné»i la décision de l'UMP Roland Chassain.

Dans la circonscription de Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le vice-président du FN Louis Aliot, lui-même candidat dans ce département, a annoncé le retrait de la candidate frontiste Irina Kortanek, "sans aucune contrepartie".
Il a invoqué la personnalité du candidat UMP et le "risque de voir la gauche l'emporter".

Dans la 5e du Vaucluse également, la candidate FN s'est retirée, là aussi "pour faire barrage à la gauche", laissant face à face UMP et PS, un choix condamné "fermement" par Marine Le Pen.

Couacs

A gauche, la première secrétaire du PS Martine Aubry a fait pression  dans la matinée sur la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse, arrivée 3e, pour qu'elle fasse barrage à Marion Le Pen-Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Le candidat UMP restant en lice appartient à la Droite populaire.
Or, partisane du "ni-ni", la candidate socialiste, Catherine Arkilovitch, a décidé  ce soir de se maintenir : " Je ne veux ni du Front national ni de la droite populaire, il n'y a pas de front républicain ", a-t-elle dit.  

Dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais,jugeant sa victoire "impossible",  Hervé Poher, le DVG, s'est désisté au profit de la socialiste Brigitte Bourguignon, qui sera donc seule en lice face à Frédéric Wacheux (UMP).

En revanche, dans l'Aisne, le candidat officiel du PS au premier tour dans la 1ère circonscription, Fawaz Karimet, conseiller municipal de Laon et vice-président du Conseil général, s'est vu retirer le soutien du PS au profit de René Dosière arrivé en tête, mais il a confirmé son maintien. Dosière, le député sortant, connu pour son épluchage des comptes de l'Elysée, part néanmoins favori du 2e tour.

Parmi les autres défis aux consignes ou accords d'états-majors, Patrick Braouezec, député sortant (Front de gauche) de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, se maintient face au seul autre candidat, le socialiste Mathieu Hanotin, malgré un accord départemental de désistement à gauche.

A Roubaix dans le Pas-de-Calais, en plein accord avec le PS selon ce parti, Slimane Tir, candidat EELV-PS soutenu le 1er juin par la paire diabolique Martine Aubry et Cécile Duflot mais devancé le 10 juin par un maire socialiste dissident, a choisi de l'affronter en duel.

Six triangulaires sans le FN

Quatre verront s'affronter deux candidats de droite ou du centre et un candidat de gauche
, et deux seulement deux candidats de gauche et un de droite.

Dans 
la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantique, où François Bayrou (23,6%) sera opposé à Nathalie Chabanne (PS, 34,9%) et Eric Saubatte (UMP, 21,7%).

Dans
la 3e des Yvelines, le dissident UMP Olivier Delaporte a laissé le champ libre à Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.


L'amère Royal et Maxime Bono, son escort boy, passent sans un regard devant une affiche de Falorni

 

Notons pour mémoire, au passage, que Sa Cynique Majesté Royalinvestie fin novembre par le bureau national du PS sans passer par une primaire locale et parachutée sur La Rochelle, est tombée sur un bec : le candidat désigné par les militants et  Olivier Falorni se maintient.

La " liste noire" du FN

Marine Le Pen a appelé ce lundi à faire battre deux socialistes seulement, mais quatre UMP, dont les ex-ministres Nathalie Kosiuscko-Morizet, Xavier Bertrand et Georges Tron
La présidente du FN a donné les noms des deux responsables socialistes qu'elle souhaite voir battus: François Pupponi, candidat PS à Sarcelles (Val d'Oise)  et Jack Lang (PS, parachuté du Pas-de-Calais sur les Vosges), lequel a opéré au premier tour un atterrissage à risques.

Et un coup de pied de l'âne du MoDem (Centre pour la France)

Damien Guttierez, (Alliance centriste), l'un des sept candidats, dont trois députés sortants,  investis par le MoDem dans la 7e circonscription du Var, où il a obtenu ...1,13%, a annoncé lundi qu'il appelle à voter pour le FN au second tour afin de faire battre le candidat de l'UMP Jean-Sébastien Vialatte. 
Contacté par Francetv 2012, le secrétaire général du MoDem, Marc Fesneau, a indiqué que la ligne du parti centriste était sans appel : "Aucun accord, aucune compromission avec le FN".