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mardi 10 juillet 2018

Réforme des retraites : Macron hué lors de son discours au Congrès

Le roitelet, conspué à Versailles par les représentants de la Nation 

Lèse-majesté : le chef de l’Etat s’est fait conspuer lors de son évocation de la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019.

9 juillet 2018
Les élus du peuple étaient convoqués au Congrès ce lundi 9 juillet pour entendre le discours jupitérien d’Emmanuel Macron. 

Une opération de communication politique à grand renfort d’applaudissements frénétiques depuis les travées de la majorité, que la France profonde n'a pas hésité à railler sur les réseaux sociaux. 
Florian Philippot s'est ému de vivre des "applaudissements permanents sur de l'insignifiant", tandis que Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national, a comparé les parlementaires LREM à un "troupeau" bêlant.

Les rangs opposés à la politique d’Emmanuel Macron ont fait part de leur désapprobation sur certains thèmes évoqués par le chef de l’Etat, tel que la réforme des retraites, rapporte BFMTV.

"Spectacle pseudo-démocratique" sur fond de "dérive autocratique"

Les parlementaires d’opposition, eux, se sont fait entendre pour la première fois au moment où le président de la République a évoqué la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019 et qui vise à "remplacer la quarantaine de régimes existants". "Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui", a-t-il tenté de se justifier, faisant redoubler les sifflets d’intensité. 
Il est ensuite revenu sur la question de la fin des pensions de réversion, la qualifiant de "rumeur malsaine, visant à faire peur".

Une partie des députés de l’opposition a tenu à boycotter le discours du président.
Ainsi, le député RN Gilbert Collard, a assuré sur Twitter ne pas vouloir "jouer le rôle du courtisan parlementaire" dans ce "spectacle pseudo-démocratique". Valérie Boyer, quant à elle, présente lors du discours, a fustigé sur le réseau social un président de la République qui "souhaite porter les habits du Premier ministre", évoquant une "dérive autocratique et narcissique".

dimanche 5 mars 2017

200.000 sympathisants ont manifesté leur soutien au projet LR de Fillon à Paris le 5 mars 2017

Au Trocadéro, les Français ont répondu présent sous la pluie et dans le vent, ce 5 mars 2017

Principal candidat de la droite républicaine à la présidentielle française,
François Fillon s'en est remis à la foule immense de ses partisans

Photo de l'hebdomadaire L'Obs, le 5 mars 2017 au Trocadéro

Le candidat désigné de la primaire a aussi fait appel à la conscience des responsables de la droite et du centre lors d'un discours prononcé au Trocadéro, à Paris, en plein harcèlement médiatico-judiciaire de la presse anarcho-révolutionnaires -  le Canard enchaîné et Mediapart - et de la justice, obligée de donner suite aux soupçons.

Devant 200.000 soutiens rassemblés dans la pluie et le vent, le vainqueur de la primaire de novembre 2016 n'a pas renoncé à aller jusqu'au bout de sa campagne.
"La France se réveillera et elle se redressera. C'est animé par cette conviction qui est aussi la vôtre que je veux à présent m'adresser, avec vous, aux responsables politiques de la droite et du centre", a-t-il déclaré.
"Mon examen de conscience, je l'ai fait", a-t-il dit après avoir admis des erreurs, notamment dans sa communication depuis les premières accusations dans l'affaire des emplois potentiellement fictifs de membres de sa famille.

"Aux hommes politiques de mon camp, je dirai à présent ceci : il vous revient maintenant de faire le vôtre. Laisserez-vous les passions du moment l’emporter sur les nécessités nationales ?", a-t-il encore interrogé.

"Laisserez-vous les intérêts de factions et de carrière et les arrière-pensées de tous ordres l'emporter sur la grandeur et la cohérence d'un projet adopté par plus de quatre millions d'électeurs ? Vous laisserez-vous dicter par l'écume des choses ce choix décisif qu’une part de notre peuple a remis entre vos mains", a poursuivi l'ex-Premier ministre.

François Fillon n'a pas enfoncé le clou sur le zèle de la justice

Un temps pluvieux n'a pas découragé les braves
Il s'est interdit d'abonder dans le sens de ses détracteurs qui présentaient le rassemblement du Trocadéro comme dirigé contre les juges et il en est resté à sa dénonciation devant la presse d'un "assassinat politique" datée de mercredi.

Mais il a fustigé les Juppéistes dont la cabale orchestre "la fuite en canard d'un camp vers l'autre", "la désertion assumée sans honte et aussi sans orgueil", allusion transparente aux nombreuses défections de proches revanchards du maire de Bordeaux arrivé deuxième à la primaire depuis que les trois juges menés par Serge Tournaire ont annoncé sa possible future mise en examen à la mi-mars, à deux jours du dépôt officiel des parrainages de candidats au Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius.

Rassembleur, Fillon a ménagé les uns et les autres

Intox du site Huffington Post - danseuse perverse du journal Le Monde et du banquier Pigasse -
qui diffuse cette photo du rassemblement
montrant l'arrière de la tribune : complot médiatique ?

"Je dois écouter cette foule immense qui me pousse vers l'avant mais je dois aussi m'interroger sur ceux qui doutent et qui fuient le navire. Leur responsabilité est immense, la mienne aussi", a-t-il ajouté, manifestant son écoute des diverses parties et balançant entre critique et auto-critique.
"J'ai commis la première erreur autrefois, je vous l'ai dit, en demandant à ma femme de travailler pour moi (...) Et j'ai commis la seconde en hésitant sur la manière d’en parler."

Fillon est fort de "plus de 200.000 personnes" rassemblées sur le parvis des Droits de l'homme, selon Bruno Retailleau.
La préfecture de police n'a pas souhaité communiquer d'estimation de l'affluence.
"Je ne lis pas le discours de quelqu'un sur le point de jeter l'éponge. Au contraire, il a regonflé à bloc les personnes qui étaient au rassemblement", a jugé le député centriste (UDF et UDI) du Loir-et-Cher Maurice Leroy, ancien soutien et porte-parole de François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007.

Même analyse d'un proche (anonyme) d'un poids lourd (tout aussi anonyme) des Républicains: "Fillon a montré une résistance impressionnante et confirmé qu'il ne va pas être facile à dégommer. Il n'a pas laissé la porte ouverte."

"J'ai plutôt le sentiment qu'il a commencé à prendre la mesure de la responsabilité qui est la sienne", a pour sa part jugé le président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le versatile Jean-Christophe Lagarde. "Pour la première fois, on l'a entendu dire qu'il ne pouvait pas faire de ça seulement une affaire personnelle et que c'était aussi de la responsabilité de sa famille politique."

A la tribune, sont montés de nombreux cadres du parti les Républicains restés fidèles : outre Bruno Retailleau (coordinateur de la campagne ), Jérôme Chartier, Luc Chatel, François Baroin, Eric Ciotti, Valérie Boyer, Jean-Christophe Fromantin le député des Français de l'étranger Thierry Mariani, le sénateur de la Meuse Gérard Longuet ou Christian Jacob (président de groupe à l'Assemblée), Pierre Danon, président du Conseil national de la société civile pour la campagne, mais également l'épouse de François Fillon, Penelope ou le philosophe Raphaël Glucksmann.

Les Juppéistes et leurs suiveurs, qui le pressent de se désister au profit du maire de Bodeaux, malgré plusieurs condamnations en justice, ont intensifié ces derniers jours les discussions en coulisses afin de trouver une sortie de crise.

Le député de Paris doit s'exprimer ce dimanche au journal de 20h de France 2.
Alain Juppé s'exprimera, quant à lui, depuis Bordeaux dans la matinée de lundi. Certains considèrent que l'animateur de la cabale anti-Fillon pourrait renoncer à être le "plan B" de la droite républicaine. Dans cette hypothèse, il serait responsable d'un énorme gâchis.


jeudi 29 décembre 2016

Affaire Sauvage: Hollande exerce une justice privée sous la pression d'associations manipulatrices contre la justice publique


Grâce partielle, puis complète pour Jacqueline Sauvage


Libération appelle ça: "Jacqueline Sauvage, un long chemin vers la liberté"

Les réactions au recul de Hollande face à la manipulation de l'opinion.
Retour des Femen, rhabillées
Le président Hollande a fait fi de la séparation des pouvoirs en accordant mercredi 28 une grâce totale à une individu particulière condamnée par un jury populaire d'Assises à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari violent.
Flanby a molli face à une décision de justice contre laquelle
les activistes de gauche, à force de lobbying auprès de parlementaires, d'interventions lourdement médiatisées et de pétitions, ont fabriqué un symbole des victimes de violences conjugales.  

Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, la meurtrière, Jacqueline Sauvage, a finalement été libérée un 28 décembre au soir. L'annonce de la grâce totale de François Hollande a été rendue publique par l'Elysée sur... Twitter ce mercredi, pas même avant les fêtes de Noël, en catimini, pendant la trêve de fin d'année. "Le président de la République a estimé que la place de Mme Sauvage n’était plus aujourd’hui en prison, mais auprès de sa famille", a annoncé l’Élysée. 

Quelques réactions politiques à la grâce totale

Condamnée en Assises à dix ans de prison par un jury populaire pour le meurtre de son mari violent, la meurtrière est libérable immédiatement: 


- Valérie Boyer, porte-parole Les Républicains (LR) et membre du comité de soutien à Jacqueline Sauvage: "Je pense que la demi-mesure qui avait été prise l'année dernière n'avait permis de satisfaire ni les juges, ni l'appareil judiciaire, ni Mme Sauvage et sa famille, et qu'aujourd'hui François Hollande prend enfin une décision complète. Il fait en sorte que son droit de grâce, qui est prévu par la Constitution, puisse s'exercer pour Mme Sauvage, qui est devenue un symbole, un symbole des femmes battues, un symbole des victimes." [Et de la justice personnelle] (BFMTV) 

Les candidats à la primaire socialistes
étalent leurs sentiments "humanitaires"


- Juliette Méadel, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de l'Aide aux victimes: "#Jacqueline Sauvage enfin libre! Merci #françoishollande. Une grâce présidentielle à bon escient [sic]. [subreptice, tardive et en deux temps] #victime #equité" (godillot socialiste, sur Twitter) 



- Arnaud Montebourg, candidat à la primaire du PS et compagnon d'Aurélie Filippetti, femme battue (par l'économiste Thomas Piketty): "Je me réjouis de la grâce de Jacqueline Sauvage par @fhollande. Combattons sans relâche les violences faites aux femmes !" (Twitter)


- Vincent Peillon, autre candidat à la primaire encadrée par le PS: "La #grâce accordée à Jacqueline Sauvage est une très bonne nouvelle que je tiens à saluer, une décision courageuse [et hypocrite]." (Twitter) 


- Sylvia Pinel, candidate également à la primaire socialiste: "Je salue la décision de François Hollande #droitdegrace" (Twitter) 



- Benoît Hamon, encore un autre candidat à la primaire organisée par le PS: "Je salue le geste d'une grande humanité du président de la République de gracier Jacqueline Sauvage." (Twitter) 



- Philippe Vigier, UDI, qui n'est pas candidat mais porte-parole de François Fillon : "#JacquelineSauvage enfin libre et entourée des siens : un symbole fort dans la lutte incessante contre les violences faites aux femmes!" (Twitter)



- Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France: "Enfin la dénonciation de l'omerta dont les femmes victimes de violence font l'objet entendue. Décision forte & juste pour Jacqueline Sauvage" (Twitter)



- Florian Philippot, vice-président du Front national: "#JacquelineSauvage: enfin! Une bonne décision!" (Twitter) 



- Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI: François Hollande "a eu raison d'accorder une grâce totale à cette femme dont le martyr ['martyre', en français] a été compris par tous les Français". (Twitter)

Manquent Besancenot, Poutou ou Nathalie Arthaud et Mélenchon.

Triomphe de l'émotion, du politique et du populisme sur le droit.

dimanche 5 avril 2015

"Chrétiens d'Orient": des politiques -sauf l'extrême gauche- condamnent le parti-pris de la RATP...

Dans "Chrétiens d'Orient", le mot "chrétiens" indispose les laïcs de France

Des Français effacent la chrétienté du paysage français

Le métro est à certains,
mais non aux autres
La RATP a refusé d'apposer la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur une affiche de promotion d'un concert du groupe 'Les Prêtres', au nom de la "neutralité du service public." Des dirigeants politiques de tout bord ont condamné dimanche ce refus des syndicats cogestionnaires du service public dont sont exclus les Chrétiens.

250 affiches annonçant dans le métro le concert en juin du groupe "Les prêtres," dans la célèbre salle parisienne de l'Olympia. Ces chanteurs n'ont commis qu'une seule faute, celle d'être catholiques et auteurs d'albums à succès et d'offrir leur concert était "au bénéfice des Chrétiens d'Orient".

La RATP, Régie autonome des transports parisiens, est un établissement public à caractère industriel et commercial au service de tous, sauf des Chrétiens, puisqu'il a refusé cette mention, officiellement au nom du "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d'un conflit armé à l'étranger," mais clairement au prétexte d'une laïcité étroite et partisane.
Des Français s'insurgent contre le totalitarisme de la gauche syndicale

"Je suis sidéré, je suis profondément républicain (...) Mais c'est honteux, je demande à la RATP de régler le problème dès demain" mardi, s'est emporté le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, sur BFMTV.

"Sur les chrétiens d'Orient, avec le génocide qui est en cours par les barbares de Daesh et d'al-Qaïda, je pense que la RATP aurait dû réfléchir à ce qu'est la solidarité: ce n'est pas une atteinte à la laïcité, quelle que soit la religion des gens", a renchéri sur la même chaîne le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. Il explique que "la RATP a fait une faute de jugement à deux titres: sur la laïcité et sur la solidarité".
VOIR et ENTENDRE Monseigneur Di Falco avouer qu'il commence à comprendre comment est arrivée la Shoah:


Thierry Solère, député UMP
des Hauts-de-Seine, avait tranché plus tôt: "C'est une faute. On ne peut pas prendre le débat sur la laïcité comme prétexte à des choses de cette nature". Proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère avait demandé à la RATP, lors du Grand Rendez-Vous (Le Monde, i-télé, Europe 1), de "ne pas être dans cette application bébête des grands principes de la laïcité".

"En ce jour de honte à la RATP qui je l'espère présentera ses excuses", a twitté la députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer.

Le député UMP Éric Ciotti est intervenu samedi auprès de Manuel Valls: "La RATP étant une entreprise publique, je demande au Premier ministre d'intervenir, afin de mettre fin à la censure" de l'affiche de concert sur laquelle la RATP refuse de laisser figurer la mention "au bénéfice des Chrétiens d'Orient". 
"La censure de cette campagne qui ne remet aucunement en cause le principe de neutralité religieuse constitue une négation du massacre dont sont victimes les chrétiens d'Orient", a déploré le député des Alpes-Maritimes. "En outre, en déclarant pour se justifier ne pouvoir prendre parti dans un conflit de quelque nature qu'il soit la RATP et sa régie publicitaire Metrobus placent sur le même plan Daesh et les chrétiens d'Orient", a-t-il ajouté.

Le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui aussi condamné cette décision de la RATP. "Le gouvernement doit ordonner immédiatement à la RATP de revenir sur sa décision et laisser apporter un vrai soutien à ces millions de civils menacés d'extermination culturelle, voire physique, par le mouvement terroriste et totalitaire dit Daesh", a-t-il demandé dans un communiqué. 

Dans un communiqué, le président du groupe d'amitié France-Syrie et 
député PS Gérard Bapt, a commenté pour sa part: "La laïcité n'impose pas d'omettre le devoir de sa solidarité avec une minorité religieuse constituant une cible privilégiée de Daech et de ses alliés".

Sur twitter, la présidente du FN, Marine Le Pen, a adressé "une pensée particulière et émue pour les Chrétiens d'Orient et tous les persécutés en raison de leur foi", sans toutefois faire référence explicitement à la décision de la Régie de transports.

La coordination des Chrétiens d'orient en danger (Chredo) a saisi en référé vendredi le tribunal de grande instance de Paris afin de contraindre la RATP et Métrobus à permettre la mention "au bénéfice des Chrétiens d'Orient".

Juillet 2014: Ni vu, ni connu, alors que la dette publique de la France conduit le pays à la banqueroute, François Hollande avait débloqué 11 millions d'euros pour l'aide humanitaire à Gaza...


Etrangement, les élus et militants d'extrême gauche ont manqué une occasion de plus de démontrer qu'ils sont les démocrates et humanistes tels qu'ils s'autoproclament.

vendredi 7 décembre 2012

B. Tapie veut tout: La Provence et Marseille

Reprise de La Provence: Tapie peine à convaincre qu'il ne vise pas plus


Bernard Tapie s'allie à la famille Hersant pour refinancer des journaux du groupe, dont La Provence

Le tribunal de commerce de Paris a donné jusqu'à samedi pour valider l'offre Hersant-Tapie de reprise des quotidiens du groupe en PACA, aux Antilles et en Guyane.
"C'est plié !", affirme déjà Me Michel Pezet, conseiller général PS et ancien président de la Région. "Et comme il va de soi que ce rachat n'est pas économiquement intéressant, il le fait forcément dans un autre but".

Le quotidien La Provence
est né en 1997 de la fusion des deux quotidiens anciennement dénommés Le Provençal (PS) et Le Méridional (droite), rachetés à Gaston Defferre. Dans la région PACA, dont le président de Région est le socialiste Michel Vauzelle, ce quotidien ancré à gauche rayonne sur le département des Bouches-du-Rhône (présidé par ...Jean-Noël Guérini), de Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. 

Début octobre, l'ancienne incarnation de la réussite sociale des années 80 avait démenti un "retour en politique" à l'occasion des municipales de 2014.
"C'est ridicule, ça n'a pas de fondement", avait déclaré l'acteur de théâtre, ancien ministre de la Ville (4 mois) de Mitterrand, élu député en 1989 à Marseille pour la gauche et âgé aujourd'hui de 70 ans en janvier. Le 21 novembre, il qualifiait encore l'hypothèse de "triple connerie" au micro de France Bleu.

Tapie veut revenir sur le devant de la scène

Tapie bouleverserait les plans de la gauche.
Alors que la presse met le paquet pour discréditer le maire, le sénateur  UMP Jean-Claude Gaudin, la 4e ville portuaire d'Europe, agitée par les voyous,  et pour préparer le retour de la gauche. 
"Personne n'est dupe: Tapie aux commandes de 'La Provence', c'est un premier pas vers un retour sur la scène politique provençale en général et marseillaise en particulier", estime le député Patrick Mennucci, l'un des prétendants à la mairie dans les rangs socialistes.
"Si M. Tapie avait l'intention d'être candidat à la mairie, il me trouverait sur sa route", prévient-il, se disant "ni inquiet, ni pas inquiet".

A droite, l'hypothèse d'une candidature de "Nanard" dérange aussi.

"S'il doit se confirmer, ce retour sera le signe inquiétant du niveau zéro de morale en politique", glisse un élu UMP.

Les députés Guy Teissier et Valérie Boyer ont même interpellé le gouvernement, cette semaine, sur le rachat des titres de la PQR dans le Sud-Est par le prédateur des sociétés en dépôt de bilan pour un franc symbolique (Manufrance, des piles Wonder et de bien d’autres entreprises, tels les fixations Look, les balances Terraillon, ou les magasins alimentaires biologiques La Vie Claire), souhaitant que l'Etat "exerce une vigilance extrême sur les conditions de ces transactions".

G. Teissier, candidat, parmi d'autres, à la succession de Jean-Claude Gaudin si celui-ci renonce à briguer un quatrième mandat de maire, avait été l'adversaire (heureux puis malheureux) de B. Tapie aux législatives en 1988 et 1989.

Rénovation de Marseille,
entreprise par Gaudin,

avec Iosis Conseil
L'homme d'affaires fut ensuite battu par J.-Cl. Gaudin, qui le qualifia alors de "pilleur d'épaves déguisé en pêcheur de voix communistes", aux élections régionales de 1992, dans le cadre d'une triangulaire avec le FN.


Réélu député à Gardanne en 1993, puis élu conseiller général en 1994, Tapie fut pressenti pour conduire la liste de gauche à Marseille aux municipales de 1995, avant que ses ennuis judiciaires dans l'affaire de corruption VA-OM (1993, matchs truqués impliquant Jacques Mellick, le maire socialiste de Béthune (Pas-de-Calais), ne mettent fin à sa carrière politique.

Nanard lorgnerait toujours du côté de l'OM

Bernard Tapie était devenu président l'OM en 1986, qui lui avait apporté gloire et popularité parmi les Marseillais.
"Ce beau jeune homme au nez de taureau m'a avoué son rêve de reprendre l'OM", avait raconté à l'époque Edmond Charles-Roux, veuve de l'ancien maire Gaston Defferre. "Je l'ai présenté à Gaston. En vingt-quatre heures, c'était fait".
"L'OM a connu alors une série de bons résultats et Tapie s'est implanté localement, dans une image positive", se souvient Michel Pezet.

Après la prison et une reconversion artistique, Bernard Tapie fit un bref retour à l'Olympique de Marseille en 2001-2002. Mais, comme pour la mairie, il a démenti vouloir y remettre un pied à la faveur d'un rachat de La Provence.

Or, une violente polémique entre l'un de ses fils, Stéphane, et le président du club, Vincent Labrune, alimente aussi la rumeur sur les intentions cachées du père. "Les actions en cours permettront de déterminer les motivations précises de Stéphane Tapie et de son entourage", soulignait l'OM la semaine dernière en annonçant avoir engagé des poursuites pour injures contre l'intéressé.


lundi 26 décembre 2011

Les terroristes turcs menacent tous les députés français

La Turquie "modérée" postule pour l'UE mais exerce des menaces physiques


Manifestation "spontanée" de Turcs
devant l'ambassade de France à Ankara,
le 21 décembre 2011



La Turquie n'a pas changé: l'islam est sa priorité


Le message de militants pro-turc renvoie à un véritable terrorisme d'Etat
"Vous, la diaspora arménienne, êtes de tels lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité. La vérité " est qu'on ne peut pas parler de "génocide arménien».
Indignée par les " menaces de viol, de mort, de destruction, injures et insultes " qu'elle, sa famille et ses parents reçoivent, l'élue républicaine Valérie Boyer, à l'origine de la proposition de loi sanctionnant la négation de génocide, dont celui des Arméniens, a déclaré son intention de porter plainte. Alors que des élus de tous les partis, de gauche comme de droite, ont votée contre le déni de génocide, dont celui des Arméniens en 1915, la députée estime qu'il " n'est pas possible de se laisser insulter en tant que personne mais aussi par rapport à ses fonctions" [de parlementaire].


La colère de la Turquie

L'"impétrant" turc a exercé des réprésailles
Suite à l'adoption jeudi par l'Assemblée nationale de cette proposition pénalisant la contestation de tout génocide, la Turquie a décidé le gel de sa coopération militaire avec la France et le rappel de son ambassadeur à Paris.
Demandeur de l'admission de son pays islamiste dans l'Union Européénne, Erdogan, le premier ministre "modéré", n'a d'ailleurs pas condamné les actes criminels visant l'élue porteuse de la proposition.
Lien PaSiDupes

Hier, dimanche de Noël, le vice-Premier ministre turc, Ali Babaca a en revanche accusé le président Nicolas Sarkozy d'avoir manqué à sa promesse selon laquelle le Parlement français ne voterait pas une loi sanctionnant la négation du génocide arménien.


Le retour des hackers de "Charlie Hebdo"

Le message inscrit sur le site de Valérie Boyer est signé par le groupe "GrayHatz"

Ce groupe de hackers pourrait être étroitement lié à celui des hackers turcs "Akincilar", auteurs de l'attaque du site de Charlie Hebdo au mois de novembre. Le groupe "Akincilar" avait alors déclaré vouloir lutter contre "les publications qui attaquent nos croyances et nos valeurs morales, qui proposent des contenus pornographiques et sataniste", ainsi que les "publications adversaires à la Turquie".

On attend le "retour de ces soutiens", en solidarité avec l'élue UMP...
En les attendant, Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP, a fait part de son indignation suite aux menaces intolérables de violences dont Valérie Boyer, député des Bouches-du-Rhône, ainsi que plusieurs de ses proches ont été victimes.



Deux milliers de manifestants d'origine turque
devant l'Assemblée nationale, le jeudi 22 décembre 2011
combien de Français,
ou de demandeurs du droit de vote et d'éligibilité ?




"Tous les sites web des députés français" menacés

"Les Turcs pratiquent la diplomatie de la menace. C'est une ingérence qui ne peut que renforcer la détermination des députés "
, souligne la députée des Bouches-du-Rhône. Après le vote de la loi du 29 janvier 2001 sur la reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915, aucun texte n'a pu être mené à son terme dans les deux assemblées. La gauche, comme les élus du Nouveau Centre, devraient pourtant voter pour la proposition Boyer: on ne peut imaginer qu'ils se laissent dicter ce qu'ils doivent faire par l'étranger.

Le groupe de hackers turcs Akincilar serait entré en contact avec le Nouvel Observateur, peu après le piratage du site de Valérie Boyer. Il aurait transmis un message à cet hebdomadaire politique de gauche: "Nous allons pirater tous les sites web des députés français. Nous nous expliquerons [nos motivations] après avoir fini de protester sur les autres sites web", ont mis en garde ces démocrates.

Des Turcs anti-républicains tentent d'intimider une députée française

Le site web de Valérie Boyer piraté

Sanctionnée pour son projet reconnaissant le génocide d'arméniens

Des menaces de mort
Des militants pro-Turcs ont adressé des menaces de mort contre la députée UMP des Bouches-du-Rhône et sa famille, au motif que l'élue UMP a défendu le texte pénalisant la négation du génocide arménien.

Le site internet de la députée a été piraté dimanche
Des militants pro-Turquie s'en sont pris à son moyen de communication, trois jours après le vote à l'Assemblée nationale, par les députés UMP, Nouveau Centre, PS
et PCF
.

Devoir de mémoire: déni de la Turquie "modérée"
Ankara a exprimé son indignation du vote, mais n'a pas condamné les actes criminels qu'il a suscité parmi ses ressortissants en France.
Candidate à l'entrée dans l'Union européenne, la Turquie, pour laquelle les massacres d'Arméniens de 1915 ne relèvent pas d'un génocide, a jugé inacceptable le texte adopté jeudi par les députés et a rappelé son ambassadeur à Paris. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé la France d'avoir commis un génocide en Algérie dans les années 1940-1950. Le président français Nicolas Sarkozy a invité les autorités turques à "respecter" les convictions de la France.


Amalgame pro-arabe
Sur internet, le site renvoyait automatiquement vers un écran noir affichant le drapeau de la Turquie et un message non signé en deux langues, en turc et en anglais, s'en prenant au gouvernement français et à la communauté arménienne de France, dans des langues étrangères.

Parti-pris politique
" Vous êtes un pays à ce point respectueux de la liberté d'opinion que vous mettez en prison toute personne qui dit la vérité en disant qu'il n'y pas de génocide arménien ", peut-on encore lire sur la page d'accueil du site.

Stigmatisation des élus
" Votre parlement devrait avant tout parler du génocide, qui est un crime contre l'humanité, que vous avez commis en Algérie. "(...)
" Il n'est pas possible de se laisser insulter en tant que personne mais aussi par rapport à ses fonctions [de parlementaire], donc je me dois de déposer plaine, ce que je ferai", a ajouté Mme Boyer.

Insultes partisanes contre tous les Français
Les détenteurs de LA vérité s'en prennent à tout le monde.
" Vous, les Français, êtes tellement pitoyables et pathétiques que vous méprisez la vérité pour (obtenir) des voix ", écrivent les activistes en turc et en anglais, en référence aux élections législatives et présidentielle françaises de 2012. Ankara a accusé le président français Nicolas Sarkozy, vraisemblable candidat à sa succession, de visées "électoralistes" dans cette affaire.

" Vous, la diaspora arménienne, êtes tellement lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité.
"
Côté lâcheté, les activistes turcs ont adressé des menaces contre ses parents et ses enfants, a précisé la députée dans un entretien téléphonique diffusé par BFMTV.
Capture d'écran du site de Valérie Boyer

Réactions des démocrates

Valérie Boyer a également fait part de son intention de porter plainte
" Je me dois de déposer une plainte, ce que je ferai. Cette façon de procéder ne peut que nous conforter à la fois dans nos convictions et dans notre résolution. C'est quand même totalement paradoxal d'être l'auteur et le rapporteur d'un texte qui parle de droits de l'homme, de dignité humaine, de reconnaissance et de protection des plus faibles, et légiférer sous la menace, se faire menacer par un État étranger et ensuite subir des menaces personnelles, extrêmement graves " a-t-elle souligné, estimant : " Des menaces de mort, des menaces de viol, des menaces de destruction, des injures et des insultes, je trouve ça très choquant. "

VOIR et ENTENDRE la députée menacée de mort par les activistes turcs:

On attend les réactions des acteurs politiques...
Lien PaSiDupes: "Révisionnisme vs négationnisme: les lois mémorielles, y faut voir..."

Une ingérence politique intolérable
Le texte doit désormais être inscrit à l'ordre du jour du Sénat.
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé peu probable que le texte soit adopté définitivement par le Parlement d'ici à la fin de la législature en 2012.