POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est La Provence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La Provence. Afficher tous les articles

mardi 14 août 2018

Tirs de fusil à Beaune : 20 Minutes condamne ses confrères de la presse qui ont accusé les "gens du voyage"

Plus malsaine, une certaine presse accable différents sites ...d'extrême droite !

"Comment est née l'intox autour d'un règlement de comptes de «gens du voyage," titre 20 Minutes

La presse bien-pensante occulte désormais ses informations
mettant en cause les "gens du voyage", pour accuser
"différents sites d'extrême droite" de les avoir reprises
Comment 20 Minutes ajoute la propagande à l'information, pour l'heure, présumée inexacte diffusée par la presse.  
Tandis que La Croix rend payant son article du 31 juillet accusant des "gens du voyage", sans honte solidaire de ses confrères,  20 Minutes tire sur l'extrême droite qui a repris l'information de France Info ou La Croix.    

"FAKE OFF", s'écrie 20 Minutes le 13/08/18.
Et Alexis Orsini, tranquille, de détourner l'attention de la désinformation de ses confrères, dans le supposé respect de la déontologie de sa profession : "Selon différents sites d'extrême droite, les deux personnes suspectées d'avoir tiré sur sept personnes à Beaune (Côte-d'Or) la nuit du 30 juillet seraient des "gens du voyage" ayant tenté de régler leurs comptes pour un trafic de voitures... 

Quelles étaient les motivations des agresseurs ayant blessé 7 jeunes à Beaune (Côte-d'Or) la nuit du 30 juillet en leur tirant dessus au fusil [lien inutile : l'article originel a été "mis à jour" dans la hâte, un quart d'heure plus tard...], après avoir tenté de leur foncer dessus en Renault Clio [rouge] quelques heures plus tôt ? S'agissait-il d'un d'un [sic] acte à caractère raciste, comme le soutiennent les victimes? Ou plutôt un règlement de comptes dans une affaire de voitures volées. La communauté arabe tient absolument à la thèse de l'"attentat" raciste, pour changer des attentats terroristes islamistes...  

La Provence, classée d' "extrême droite" par  20 Minutes !
Alors que deux suspects aux lourds casiers judiciaires ont été interpellés et placés en garde à vue vendredi, certains sites d'extrême droite affirment connaître les détails cette affaire particulièrement médiatisée. "Fusillade "raciste" de Beaune : il s’agissait finalement d’un règlement de compte (sic) lié à un trafic de voitures entre gens du voyage et Maghrébins," titrait ainsi dès le samedi 11 août le blog Fdesouche.

20 Minutes a pourtant identifié la source de l'erreur générale

Le site Fdesouche avance cette affirmation en reprenant une phrase d'un article de France 3 Bourgogne-Franche-Comté publié le même jour, admet 20 Minutes dans le même article, alors que l'information a disparu de l'article cité en lien : " Selon les informations de France 2, les suspects sont originaires de la communauté des gens du voyage et se sont cachés dans différents camps au cours de leur cavale..."  Comment Alexis Orsini (20 Minutes) ose-t-il donc mettre en cause l'extrême droite qui ne fait que citer ses confrères ?

20 Minutes profère ses accusations tout azimut une fois que Thierry Bas, procureur adjoint de la République de Dijon contacté par 20 Minutes a donné sont sentiment : "c'est de l'invention pure et simple, de la désinformation : rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de gens du voyage," nie-t-il, sans apporter d'éléments corroborant son assertion

Les différents sites d'extrême droite ne sont finalement pas en cause !

Thierry Bas ne cache [pourtant] pas sa colère face à cette affirmation fausse " qui viendrait d'un article de La Provence," selon l'écho qui lui en a été fait. Plus que des échos, les preuves existent, ci-dessus. 

Après avoir accusé l'extrême droite, 20 Minutes avoue connaître l'origine des soi-disant "fake out" [imposture].  Le 11 août, quelques heures avant la publication de l'article de France 3, le quotidien régional avance en effet cette information au conditionnel : "Selon une source proche du dossier, les deux hommes interpellés seraient des membres de la communauté des gens du voyage." Une citation inexacte (non datée, invérifiable : le document 1, ci-dessus, révèle une désinformation d'Alexis Orsini, journaliste professionnel).

Alexis Orsini"Fake news" d'un organe de presse institutionnelle : la photo ci-dessus montre que le quotidien régional La Provence, n'emploie pas le conditionnel, contrairement à l'affirmation trompeuse de 20 Minutes, une désinformation assumée.

La rumeur devient virale, commente, très librement, le journaliste Alexis Orsini (ci-contre). Pour sa démonstration, le journaliste véreux cite, non pas ses confrères, auteur de la désinformation, mais des sites qui leur ont fait confiance... Elle est reprise notamment sur le site d'extrême droite 'Riposte laïque' [et pourquoi ne le ferait-il pas dans la confusion générale où les organes nationaux (tel La Croix) ou de service public (tel France Info, Radio France) ne vérifient pas leurs sources] dans un article moquant la vague d'indignation liée au caractère potentiellement raciste de l'incident : "Les deux suspects ne sont pas des gens du voyage, ils étaient effectivement mobiles [pendant leur fuite], mais ils ont un appartement à Dijon et en banlieue de Dijon." Ils pouvaient donc connaître telle ou telle de leurs victimes, ce que le Parquet ne prend pas la peine de préciser.

Le petit gars est un obsédé de l'intox et du complot :

Une voiture au coeur de l'affaire (mais pas de "trafic" en cause !)

Exacerbant la haine raciale, 20 Minutes tente de banaliser l'affaire au plan délinquance. 
Plus que sottement, Alexis Orsini accuse pourtant le site d'extrême droite tout en admettant que l'affirmation de Fdesouche sur un "règlement de comptes lié à un trafic de voitures", trouve quant à elle son origine dans un extrait d'un article du Parisien du 11 août indiquant que "les policiers n’ont toujours pas retrouvé les armes ayant servi lors de la fusillade de Beaune" et partagé le même jour par le compte Twitter du blog d'extrême droite :

"Selon les premières investigations, les tireurs se sont rendus en pleine nuit, à bord d’une Renault Clio, dans le quartier populaire de Saint-Jacques, pour y trouver une personne en particulier liée à un trafic de voiture. Ils font chou blanc mais tombent nez à nez sur une bande de sept jeunes [...] La situation s’envenime rapidement. [...] Les suspects profèrent des insultes racistes couplées à des menaces : "Sales bougnoules, on va revenir vous calibrer" » peut-on ainsi lire dans ce passage.

Quinze jours plus tard et suite aux progrès de l'enquête, c'est "au faciès" que 20 Minutes distribue les condamnations. 
"Pour autant, on ne peut nullement affirmer, comme le font certains sites en interprétant de manière fantaisiste cet extrait que les tirs au fusil représentent un règlement de comptes lié à un trafic de voitures, comme l'explique Thierry Bas : "Ce que l'on sait à coup sûr, c'est que la présence des deux suspects à Beaune est liée à la recherche d'une personne qui les avait probablement escroqués à propos d'une voiture et qu'ils pensaient trouver à Beaune." Si le procureur lui-même envisage un règlement de compte à propos d'une voiture, les méchants sites mal-pensants y sont autorisés. 

Le procureur adjoint de la République de Dijon poursuit : "Les deux hommes n'étaient pas venus à Beaune pour commettre une agression raciste; ils sont tombés sur le groupe de jeunes par hasard, alors qu'ils cherchaient une autre personne, et c'est là que les choses ont dégénéré." C'est à ce moment-là que seraient proférées les insultes racistes, avant que les deux suspects ne tentent d'écraser la bande en voiture. Pour finalement revenir quelques heures plus tard lui tirer dessus, "relate" Alexis Orsini, moins journaliste qu'auteur de roman. 

La version des deux suspects, mis en examen "des chefs de tentative d'assassinat aggravée en raison de l'appartenance des victimes à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée", confirme partiellement ce scénario, comme l'indique Le Parisien : "Les deux hommes, déjà condamnés pour vols et violences, ont contesté devant les policiers de la PJ de Dijon toute motivation raciste. [...] Selon leur version, ils cherchaient un homme à qui ils avaient prêté une voiture."

Thierry Bas conclut : "Dès le début de l'enquête, j'ai dit que plusieurs pistes pouvaient être envisagées : un règlement de comptes, une agression raciste... L'enquête juridique ouvre toutes les portes possibles, et on les ferme ensuite au fur et à mesure des avancées." Dès lors, pourquoi cette mise en procès de plusieurs sites marqués à droite ?

Un Beaunois tranquille de 22 ans, blessé par balle un mois plus tôt.
Pour mémoire, à la fin du mois de juin 2018, dans le quartier des Blanches-Fleurs, un vingtenaire - sans aucune "soi-disant race" avait été blessé au niveau d’un mollet à la suite d’un coup de feu. Pour l'heure, aucun lien n'a encore été établi entre ces deux affaires.

dimanche 22 février 2015

Marseille: Jean-Noël Guérini tient la presse régionale par les cordons de la bourse

Mythe de la presse nationale indépendante contre la réalité de la presse régionale soumise

"Unité nationale" ? Le PS préférera Guérini à la droite
En cas de duel Jean-Noël Guérini-candidat de droite le PS choisira le président sortant du Conseil général des Bouches-du-Rhône, en rupture pourtant avec le PS, a informé mardi le secrétaire de la fédération départementale Jean-David CiotLe PS présentera un candidat à la présidence du conseil général contre J.-N. Guérini, dit Ciot au journal La Provence, mais "si, à la fin (...), nous assistons à un duel entre (Martine) Vassal [chef de file UMP-UDI], et  Guérini, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la candidate de droite pro-métropole ne gagne pas", poursuit-il, assurant qu' "il n’y a pas d’alliance entre le PS et la Force du 13pour conserver la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône...

En délicatesse apparente avec le PS depuis sa mise en examen pour association de malfaiteurs dans une affaire de marchés présumés truqués, Guérini, démissionnaire du PS au printemps 2014, a été réélu sénateur des Bouches-du-Rhône en septembre 2014 à la tête d’une liste dissidente de gauche (Force du 13) et il a demandé son rattachement au groupe PRG, cousin docile du PS.

Le parrain peut aussi compter sur certains media qu'il tient par les bourses

R
emplaçant les élections cantonales, les départementales de fin mars vont désigner les membres du Conseil départemental (ex-Conseil général) dans le cadre du canton. Les conseillers généraux élus en 2008 et en 2011 seront ainsi tous remplacés en mars 2015 par des conseillers départementaux.

"Connards !" A peine tourné le coin du couloir, Jean-Noël Guérini se croit seul et se lâche. Très énervé, le président du Conseil général vient de présenter ses voeux au monde des media, de louer la liberté de la presse et d'écraser une larme sur le sort de Charlie Hebdo. L'insulte vise deux journalistes du site Marsactu, qu'il vient de quitter. L'un d'eux l'a interpellé publiquement, évoquant les lourdes difficultés des titres locaux, les publicités institutionnelles distribuées sans transparence et la placardisation d'un journaliste de La Provence qui a longtemps couvert les affaires judiciaires de Jean-Noël Guérini.

Le patron du département s'en prend à l'opposition 

Marsactu "n'est pas indépendant" et ne l'a jamais invité à l'un de ses talk-shows, se plaint-il. Les publicités achetées avec l'argent de la collectivité ? "Je fais ce que je veux !" s'étrangle l'ex-socialiste, qui affirme que l'actionnaire de Marsactu - et co-fondateur et directeur général de LCM, chaîne locale de télévision à Marseille - "vient sans cesse demander de l'argent". "C'est faux ! répond l'intéressé. Je ne lui ai pas demandé un sou en cinq ans." 

Guérini est dans la logique du carnet de chèques ou du baiser de la mort
Fondateur, au début de l'année 2010, de ce site d'investigation, Pierre Boucaud  poursuit : "Nous vivons toujours l'héritage du defferrisme. Gaston Defferre, maire et patron de presse, concentrait tous les pouvoirs. Dans l'inconscient collectif, à Marseille, tu es donc toujours censé rouler pour quelqu'un. Guérini, comme Gaudin, ne pensent pas que tu puisses être indépendant. Le président du Conseil général est dans la logique du revolver ou du carnet de chèques: soit il tue financièrement, soit il distribue à sa guise. Un acteur économique privé peut éventuellement être dans cette logique. Mais là, il s'agit d'argent public."

Avec les affaires, les relations entre le président du Conseil général et les rédactions se sont encore un peu plus tendues. Marc Auburtin, directeur général du quotidien La Provence reconnaît "un fort ralentissement de la publicité" à partir de 2011. Le Conseil général a totalement fermé le robinet de ses "budgets com" au plus important quotidien régional. "Nous avons arrêté nos relations à une certaine époque, car nous n'étions pas d'accord, non pas sur le contenu des articles, mais sur la façon que nous étions traités, nous, conseil général. Les choses ont été rétablies, ça se passe bien", savoure Jean-Noël Guérini.

Les voeux du Conseil général sur une pleine page de La Provence

Depuis l'été dernier, la communication du conseil général est en effet réapparue dans le journal, pour faire sa promotion. D'abord via les annonces légales, puis à travers l'achat d'encarts. En début d'année, la collectivité a même présenté ses voeux aux lecteurs sur une pleine page. Une première depuis quatre ans ! Un signe que les relations se normalisent, assure le parrain des Bouches-du-Rhône... et que le président sortant repart en campagne.

Le directeur général de La Provence résume ainsi la situation : "Jean-Noël Guérini comprend nos impératifs, et nous comprenons les siens." Quitte à écarter un membre de la rédaction de la couverture des "affaires Guérini" ? "Aucun journaliste n'est propriétaire des sujets qu'il traite !" rétorque Marc Auburtin. Le président du Conseil général, lui, se réjouit de la mise à l'écart de Fred Guilledoux, une signature qu'il jugeait trop proche de son ennemi déclaré Patrick Mennucci.
Ce journaliste de La Provence "devait devenir son directeur de la presse et de la communication", affirme-t-il - ce que Patrick Mennucci dément. "C'est ça, la liberté de la presse ?" Il amène les doigts à sa bouche, fait mine de recevoir la becquée, puis se tape sur le ventre. "Mangiare ! mangiare ! C'est pas des journalistes, pour moi", dit-il.

Jean-Noël Guérini aurait-il oublié que trois membres de son cabinet sont d'anciens journalistes de La Provence, à commencer par Gilbert Gaudin (photo ci-dessus), son directeur de la communication assis à son côté?




lundi 15 avril 2013

Moralisation... Guérini se serait bien fait payer ses frais de justice par les contribuables !

Deux pétitions contre la prise en charge de certains frais de justice par le conseil général


La prise en charge par la collectivité des frais de défense de Jean-Noël Guérini fait des vagues

Vauzelle et Guérini,
frères mafieux des Bouches-du-Rhône
Votée la semaine dernière par le "soviet" PS, autrement appelé Conseil général, des Bouches-du-Rhône, elle suscite une pétition citoyenne pour demander au préfet d'annuler cette délibération. Elle a d'emblée été signée par 250 personnes. Lien

"Ce n'est pas aux contribuables de payer ces déboires judiciaires, explique Dominique David, l'initiateur de cette pétition. Si Jean-Noël Guérini distribue l'argent public comme si c'était le sien, il est hors de question qu'il fasse payer sa défense par les contribuables". 
Il met également en cause Jean-David Ciot, qui a été mis en examen le même jour que le président PS du Conseil général. Il y a en effet une forte densité au mètre carré de mis en examen dans le CG 13.

La droite avait voté contre cette délibération

A gauche, seuls Michel Pezet qui a pris la parole, Marie-Arlette Carlotti - ministre à Paris à ses heures - et Janine Ecochard se sont abstenus. Communistes, indépendants et la majorité des socialistes ont voté pour.

Deux pétitions s'élèvent maintenant contre la prise en charge par le Conseil général  de certains frais de justice de son président socialiste Jean-Noël Guérini, et rassemblaient à elles deux 48.000 signatures vendredi matin.
Les deux textes, publiés sur les plateformes de pétitions en ligne avaaz.org et change.org, avaient été signés par 24.000 personnes chacun vendredi à 12h00, avec d'éventuels doublons.

Les initiateurs de ces pétitions reprochent au Conseil général la prise en charge de la défense de J.-N. Guérini dans l'affaire du licenciement - qui aurait été arrangé - de son ancien directeur de cabinet et actuel député PS des Bouches-du-Rhône, Jean-David Ciot, pour laquelle le sénateur est mis en examen pour ...détournement de fonds publics.  Ciot est lui mis en examen pour recel.

Le Conseil général justifie cette prise en charge financière par le fait que Guérini a agi dans le cadre de ses fonctions de président de la collectivité.

Une délibération votée le 29 mars - seuls trois conseillers socialistes s'étaient abstenus, la droite votant contre - évoque une "protection fonctionnelle", car "ces faits ne présentent pas le caractère de fautes détachables de l'exercice de ses fonctions", en s'appuyant sur "le code général des collectivités territoriales" et la "jurisprudence".

Pour les mêmes raisons, l'assemblée départementale a voté la prise en charge des frais de justice de M. Guérini dans des procédures en diffamation contre le quotidien La Provence.
Ces affaires sont distinctes de celle pour laquelle l'élu est mis en examen avec son frère Alexandre, qui concerne des décharges publiques dans le département, et de celle pour laquelle tous deux ont récemment été placés en garde à vue chez les gendarmes. Ces deux dossiers, qui sont pour lui les plus épineux, ne sont pas concernés par les délibérations du Conseil général.

lundi 24 décembre 2012

Tapie peut prouver l'entrave de Montebourg à son rachat de La Provence

Tapie aurait la preuve que Montebourg lui a nui



Que le gouvernement ne fasse rien
est une chose,
mais c'en est une autre
qu'il nuise

Interventionnisme négatif de l'Etat

Bernard Tapie affirme qu'il détient un enregistrement audio 
Il prouverait que, tout ministre du Redressement productif qu'il soit, Arnaud Montebourg, a tenté de s'opposer à son rachat des journaux du pôle sud du Groupe Hersant Médias (GHM), dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).

"Le cabinet Montebourg a tout fait pour me bloquer", affirme B. Tapie, qui détiendrait un enregistrement qui révélerait que son rival a fait l'objet de pressions pour la reprise des derniers titres de GHM, dont La Provence. 

Le patron du groupe belge Rossel explique avoir été poussé dans son offre par le gouvernement français

"Ce n'est pas une cassette piratée !", lance l'acquéreur, en allusion à l'affaire Cahuzac, le ministre du Budget accusé par Mediapart d'avoir fraudé le fisc. 

"On était plusieurs dans une pièce; il y avait des avocats, des banquiers, quand le patron de la société belge qui était lui aussi sur les rangs a téléphoné. Il nous a alors dit noir sur blanc lors d'une conversation que l'on a enregistrée, que la directrice adjointe du cabinet de Montebourg l'avait contacté pour le pousser à faire une offre d'achat."
Mme Fanny Letier (1979), la directrice adjointe du cabinet de Montebourg, une diplômée de Sciences Po Paris et de Johns Hopkins University (Baltimore, Maryland), et ancienne élève de l'ENA, était secrétaire générale du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI, dont la mission est d'...aider les entreprises en difficultés à élaborer et mettre en oeuvre des solutions) et administrateur OSEO Garantie, dont la mission est d'assumer un rôle de fonds de garantie pour faciliter l’accès au financement bancaire des entreprises.


Il disait aussi qu'il n'avait pas d'argent, mais elle l'assurait que la BNP le financerait. 
"Si ça, c'est pas un coup de pouce !", tonne l'homme d'affaire.

"Rendu fou de rage", selon ses propres termes, par ce coup de téléphone, Bernard Tapie aurait alors essayé de contacter Arnaud Montebourg, sans succès: "Il ne m'a même pas pris en ligne", assure l'entrepreneur français.

L'homme d'affaires a visiblement  toute la gauche contre lui. Ainsi le Huffington Post donne-t-il de Tapie une présentation partisane : Après avoir mis la main, allié à la famille Hersant, sur la Provence et Nice Matin, Bernard Tapie était l'invité du journal de 20 heures de France 2 vendredi 21 décembre. Et comme souvent, l'homme d'affaire a fait montre de son célèbre bagout."
VOIR et ENTENDRE 



Le ministre du Redressement productif a nié toute ingérence dans le dossier
Par communiqué, Montebourg répète que "l'offre de l'alliance Tapie-Hersant n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur ou de défaveur de la part de la République".

vendredi 21 décembre 2012

La Provence: Montebourg nie avoir tenté de barrer Tapie


Nouveau patron de presse, Bernard Tapie accuse Montebourg qui réplique

Bernard Tapie a accusé vendredi Arnaud Montebourg d'avoir tenté de l'empêcher de racheter les journaux du groupe Hersant

"Tout le cabinet Montebourg a travaillé à mort pour empêcher cette initiative d'aboutir", a révélé Bernard Tapie au JT de 20h sur France 2.
"Lui il était aux manettes. En tout cas son cabinet", a-t-il insisté sur i-Télé (groupe Canal+). Et de conclure: "le dirigisme en économie, ça ne marche pas".

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a répliqué 
L'innocent aux mains pleines assure que "l'offre de l'alliance Tapie-Hersant n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur ou de défaveur de la part de la République".

"Le ministère du Redressement productif tient à rappeler que dans le dossier Hersant, ses équipes et notamment le CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle, ndlr) ont travaillé (...) avec beaucoup de sérieux au côté des différents repreneurs en compétition", a affirmé Montebourg, avec non moins de sérieux, mais par communiqué vendredi dans la soirée.

Il a en outre tenu à rappeler que "GHM [Groupe Hersant Médias] emploie 3.200 salariés dont l'existence était menacée". "C'est ce seul motif qui guide l'action" du ministère, a-t-il prétendu.
"C'est sur le maintien de ces emplois que la pertinence de l'offre Tapie pourra être éventuellement jugée dans le temps", a insisté le communiqué.

Les banques créancières du groupe n'ont cédé au gouvernement

Bernard Tapie s'exprimait pour la première fois publiquement depuis que mercredi "il a mis la main" - selon les termes de l'AFP - en alliance avec la famille Hersant, sur les titres restants du Groupe Hersant Médias (GHM), dont La Provence et Nice Matin.
 
Son concurrent, le groupe Rossel  n'était pas motivé, seulement incité par le pouvoir français : c'est le propriétaire du premier journal belge national, Le Soir, qui détient aussi le groupe français La Voix du Nord, très apprécié de la Ch'tite maire de Lille, Martine Brochen-Aubry
Lien PaSiDupes : Polémique: Tapie fait l'acquisition de la presse Hersant du Sud Est "
Le PS craint aussi et surtout que Tapie soit un dangereux rival pour Patrick 
Mennucci dans la prise de la mairie de Marseille à la municipale de 2014.

Déjà le 9 décembre, il avait déjà trouvé le ministre de l'Economie sur son chemin. Il avait annoncé son intention de jeter l'éponge et l'avait accusé  d'avoir "fait le monde entier pour essayer de trouver, coûte que coûte, un (autre) repreneur, parce que celui qui est là ne lui plaît pas".
"On est plus en Corée du Nord qu'en France, surtout quand il s'agit d'une entreprise de presse", avait-il lancé.

L'ancien ministre de Mitterrand reproche aussi à Ayrault et Hollande de s'en prendre aux riches

A propos de la tentative de l'Elysée même pour court-circuiter son projet,  B. Tapie a répondu  sur France 2 : "On le dit. Et, franchement, on a de bonnes raisons de le croire". "C'est très inquiétant", a-t-il lancé, ajoutant que cette intervention  obéit à des "motifs minables".

"Tout l'appareil de l'Etat se met en travers simplement parce qu'ils ont peur que je devienne un candidat à la mairie de Marseille", a-t-il epliqué.
Or, "je n'ai plus envie d'être élu, parce que, d'abord, il n'y a rien qui dit que je le serais". "Le rôle qu'on peut jouer dans la presse locale au service des populations est largement aussi important que ce qu'on peut faire en étant un élu", a-t-il ajouté.

L'exil fiscal annoncé de Gérard Depardieu accable la politique de Hollande

Son analyse éreinte  le gouvernement.
Selon Tapie, "il faut qu'il revienne"
"Ceux qui ont parlé comme ils ont parlé, que ce soit le Premier ministre, que ce soit (l'acteur Philippe) Torreton, qui de toute évidence n'aiment pas l'argent, n'aiment pas la gloire, surtout quand ils ne l'ont pas ni l'un ni l'autre, ne sont pas à leur place non plus", a-t-il ironisé.

"On est en train de vivre en France dans un système accusatoire qui fait que, de plus en plus, les gens qui ont réussi, au-delà de l'argent, sont soumis à une pression d'organisation de la vie insupportable (...) parce qu'on a réussi à faire croire aux pauvres que s'ils étaient pauvres, c'était à cause des riches (et) parce que le président de la République dans son premier discours a dit 'j'aime pas les riches' ", a-t-il dénoncé.

Tapie est aujourd'hui à la tête d'une fortune importante grâce notamment aux 285 millions d'euros que lui avait accordés en 2008 un tribunal arbitral statuant sur un préjudice lors la vente d'Adidas en 1993 par le Crédit Lyonnais, depuis rebaptisé en LCL...

Ce rachat des titres Hersant, "c'est probablement le plus risqué des deals que j'aie faits", a commenté Bernard Tapie qui se justifie par des coups de coeur.

Possibilité que l'ex-patron de TF1 Patrick Le Lay puisse prendre la tête des titres Hersant du sud de la France 

La rumeur a surgi vendredi du site 
Challenges.fr (appartenant au groupe Claude Perdriel, propriétaire - à 86 ans - du Nouvel Observateur)
Tapie a précisé ne l'avoir "pas encore" contacté, mais cependant ajouté sur i-Télé: "S'il acceptait de me donner un coup de main, c'est très volontiers que j'accepterais".

jeudi 20 décembre 2012

Polémique: Tapie fait l'acquisition de la presse Hersant du Sud Est

Tapie remporte les quotidiens de PACA; la gauche s'emporte
La presse partisane attaque

 
La presse des démocrates 
s'indigne que
l'exécutif laisse faire


Il y a dix jours la presse ne dissimulait pas sa satisfaction. 
"Tapie rejette l'appel du pied de Hersant et critique le gouvernement", titrait Le Parisien. "C'est un 'non' ferme et 'définitif'. Deux jours après avoir annoncé qu'il jetait l'éponge face à l'offre du Belge Rossel, Bernard Tapie a confirmé dimanche qu'il se retirait du dossier de reprise des quotidiens " Nice Matin", "Var Matin", "Corse Matin", "La Provence", et des journaux des Antilles et de Nouvelle-Calédonie détenus par le Groupe Hersant Médias (GHM). Interrogé sur une éventuelle nouvelle offre, l'ancien ministre, à qui on prête des ambitions politiques à Marseille, a répondu : " non, pas du tout " et qualifié son retrait de " définitif ", lisait-on. L'homme d'affaires français âgé de près de 70 ans avait été doublé à la dernière minute par Rossel, déjà implanté dans la presse régionale française et soutenu par BNP Paribas. Les banques ont alors suspendu l'accord Tapie-Hersant pour examiner cette nouvelle offre.

Progressiste, le groupe belge Rossel, connu surtout pour son premier journal national Le Soir, qui se veut " populaire, par opposition à un quotidien de l'establishment ", comporte aussi le puissant groupe La Voix du Nord (lien) qui, avec en particulier Nord Éclair ou Le Courrier picard, soutient la maire PS de Lille et penche irrésistiblement du côté socialiste.
Ajouté à cela que le groupe bancaire français BNP Paribas a fait en 2006 et 2009 l'acquisition de la banque italienne Banca Nazionale del Lavoro (BNL) et de Fortis Banque S.A.. Ainsi comprend-on mieux que les enjeux politiques et financiers qui font pousser à la gauche des cris d'orfraie à l'annonce de l'acquisition d'un groupe français par un acquéreur français plutôt que par un prétendant très ancré en Belgique, et que le parti-pris des media alignés sur le gouvernement français a quelque chose d'incohérent à l'heure du "Made in France" et des coups de menton de Montebourg, héraut de la démondialisation.

Bernard Tapie et la famille Hersant - Philippe Hersant, président de GHM, ainsi que sa sœur et son frère - avaient déposé fin novembre une offre à 50/50, pour un total de 50,5 millions d'euros, pour reprendre GHM. Alors qu'un accord devait être signé le 7 décembre avec les banques créancières, à l'expiration de la période de conciliation fixée par le tribunal de commerce de Paris, le groupe belge Rossel avait déposé une offre en dernière minute, et Bernard Tapie avait annoncé qu'il se retirait de la course. Il avait finalement affirmé mardi soir qu'il réactivait son offre.

Or, dans " Le Figaro" de dimanche, Dominique Bernard, le directeur général du GHM, renouvela son appel du pied à l'ancien patron de l'OM "pour qu'il revienne sur son retrait".
Dans le même temps, une source proche de GHM affirmait dimanche que Bernard Tapie était prêt à déposer une nouvelle offre, à hauteur de 50 millions d'euros.
Soutenue par le pouvoir français, qui redoute une candidature de Bernard Tapie à la mairie de Marseille et que quelques banques, en premier BNP Paribas qui la finance, ont tenté d'imposer, l'offre du belge Rossel, qui a déjà eu sa part du butin qui a déjà racheté " L'Union " à Hersant il y a quelques semaines, n'a donc pas été retenue.

Les media repartirent en croisade contre le mécréant 

La gauche qui conspue Depardieu trouve du charme au belge Rossel
"Bernard Tapie et la famille Hersant sont en passe de rafler les derniers titres du Groupe Hersant Média (GHM)", gronde Le Parisien, au côté du Nouvel Observateur, reprenant servilement le titre fourni par l'AFP, donnant ainsi le sentiment aux lecteurs d'une condamnation unanime. Et ils dénonceront parallèlement un danger de concentration de la presse et donc une menace sur l'indépendance des rédactions et sur la liberté des media et brandiront  la défense du pluralisme !

MarsActu
(PS) se lâche : " Bernard Tapie fait main basse sur La Provence", ajoutant d'entrée: "La combine à Nanard aura encore une fois marché."

Libération
 titre " Bernard Tapie rafle les derniers titres du groupe Hersant "et caricature " l’homme d’affaires au passé chargé (chanteur, businessman, porteur de jogging dans Gym tonic, ministre, patron de l’OM, taulard [qui en purgeant sa peine ne rachètera jamais sa faute, selon certains "vertueux" à géométrie variable], acteur et on en passe) inaugure un nouveau métier pour lui : patron de presse.
Les fielleux de Libération dissimulent les motifs de leur irritation : "Avec ce rachat, Bernard Tapie, grand spécialiste de la reprise des affaires en difficultés, signe un retour aux affaires qui n'est pas vu par tous d'un bon oeil, d'autant qu'il est perçu par certains comme un premier pas dans la course à la mairie de Marseille.  Pourquoi cette méthode sournoise qui consiste à ne pas nommer ces "tous" et ces "certains" que tout le monde connaît ?
Autres délicatesses de Libération, en toute objectivité : "La Provence" : le traquenard à Nanard" ou "Un sacré fric-frac" et "Bernard Tapie met la main sur le Groupe Hersant Média (GHM)" et "la crainte d’un braquo à venir sur la mairie de Marseille" (lien, en gratuit). Que Libération se déclare organe officiel du PS et qu'on n'en parle plus !
Un accord est en cours de signature, a indiqué une source proche du dossier mercredi soir. 

"100% des banques" créancières ont retenu l'offre de rachat 

L'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, Bernard Tapie, et la famille Hersant s'apprêtent à racheter les créances des banques Les deux partenaires devraient se partager le groupe à raison de deux tiers pour Tapie et un tiers pour Hersant. Sans accord, GHM, qui doit 215 millions d'euros à 17 banques créancières, était au bord de la déclaration de cessation de paiement.  
Bernard Tapie devrait rencontrer ce jeudi les salariés de La Provence pour détailler son plan.

Une union qui étonne les syndicats  sur la stratégie du groupe Hersant 

Interrogé sur France Info, Emmanuel Vire, président du Syndicat national des journalistes-CGT (SNJ-CGT) ne s'attendait évidemment pas à une bonne solution. "La famille Hersant, après tout le mal qu'elle a fait à ses titres [ça devait être son intérêt !], reste dans la course et ce qui nous navre le plus, c'est que le gouvernement ne réagit pas, expliquait-il ce jeudi matin. On appelait à une loi pour l'indépendance des rédactions [au profit du SNJ et de Presstalis, ex-NMPP ??] et pour revoir le système de concentration qu'on a dans la presse. [Le groupe Rossel, c'est quoi, sinon un groupe international de presse ?] D'ici à deux-trois ans, l'ensemble de la PQR [presse quotidienne régionale] sera aux mains de quatre groupes en France [dont La Vie-Le Monde (second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l’État avec 17 millions d'euros d'aides directes), le groupe Perdriel (Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89 ) et Libération, dont Édouard de Rothschild est l'actionnaire majoritaire], c'est dangereux pour la démocratie et pour le pluralisme de notre pays".

Erwan Gaucher, "spécialiste" des media, s'interroge sur cette alliance.
Le PDG de Cross Media Consulting exprime son sentiment: "Ça étonne sur la stratégie du groupe Hersant, et France Info y voit "une analyse" de ce commentateur privilégié: il est en effet consultant pour France Télévisions, dont les finances vont si mal... Aller accepter une offre commune avec Bernard Tapie, qui n'est pas spécialiste du secteur et sur lequel on peut parfois avoir quelques doutes sur ses intentions, c'est étonnant," assène-t-il. En guise de décryptage ?

GHM doit 215 millions d'euros à 17 banques créancières

Ils étaient à poil,
à La Provence et Nice Matin,
mais il ne fallait pas les couvrir

Un rachat de La Provence, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin, ainsi que des titres d'outre-mer était soumis à un accord entre GHM, les repreneurs, mais surtout les 17 banques créancières, menées par BNP Paribas, à qui GHM doit 215 millions d'euros.
A l'issue d'une réunion, mercredi après-midi, avec les banques créancières du groupe Hersant, sous l'égide du Ciré (Comité interministériel de restructuration industrielle), "les banques se sont décidées à valider la proposition Hersant/Tapie sans attendre" et l'offre, faite en dernière minute le 7 décembre, par le groupe belge Rossel a été rejetée

Le danger et le sujet d'étonnement que la CGT et Erwan Gaucher ne voient pas
L'offre de Rossel "n'était pas acceptée" parce que le groupe belge "reprenait la totalité des titres, mais pas la holding, laissant la question de sa liquidation", et parce que cette proposition était financièrement "moins disante de quelques millions", selon la source proche du dossier.

Les entreprises de presse sont relancées et leurs salariés seront payés  
Les 17 banques créancières d'Hersant ont donné leur accord mercredi à l'offre de reprise des journaux du groupe de presse formulée par Bernard Tapie, associé à Philippe Hersant (50/50). Pour 51 millions d'euros, ils rachètent les créances des banques d'un montant de 215 millions. 
Le sauvetage des journaux et des emplois salariés a un coût, l'abandon de créance de 165 millions.

Une fois signé, cet accord devra maintenant être présenté au président du tribunal de commerce lors d'une audience fixée le 24 décembre, et définitivement homologué par le tribunal.

Le rachat relance l'inquiétude à gauche sur la volonté de l'ancien ministre de Mitterrand de briguer la mairie de Marseille en 2014

Tapie a plusieurs fois démenti qu'il envisage de se lancer dans la course aux municipales...
Pour l'heure, Bernard Tapie devrait rencontrer ce jeudi les salariés de La Provence pour détailler son plan.