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jeudi 20 décembre 2012

Polémique: Tapie fait l'acquisition de la presse Hersant du Sud Est

Tapie remporte les quotidiens de PACA; la gauche s'emporte
La presse partisane attaque

 
La presse des démocrates 
s'indigne que
l'exécutif laisse faire


Il y a dix jours la presse ne dissimulait pas sa satisfaction. 
"Tapie rejette l'appel du pied de Hersant et critique le gouvernement", titrait Le Parisien. "C'est un 'non' ferme et 'définitif'. Deux jours après avoir annoncé qu'il jetait l'éponge face à l'offre du Belge Rossel, Bernard Tapie a confirmé dimanche qu'il se retirait du dossier de reprise des quotidiens " Nice Matin", "Var Matin", "Corse Matin", "La Provence", et des journaux des Antilles et de Nouvelle-Calédonie détenus par le Groupe Hersant Médias (GHM). Interrogé sur une éventuelle nouvelle offre, l'ancien ministre, à qui on prête des ambitions politiques à Marseille, a répondu : " non, pas du tout " et qualifié son retrait de " définitif ", lisait-on. L'homme d'affaires français âgé de près de 70 ans avait été doublé à la dernière minute par Rossel, déjà implanté dans la presse régionale française et soutenu par BNP Paribas. Les banques ont alors suspendu l'accord Tapie-Hersant pour examiner cette nouvelle offre.

Progressiste, le groupe belge Rossel, connu surtout pour son premier journal national Le Soir, qui se veut " populaire, par opposition à un quotidien de l'establishment ", comporte aussi le puissant groupe La Voix du Nord (lien) qui, avec en particulier Nord Éclair ou Le Courrier picard, soutient la maire PS de Lille et penche irrésistiblement du côté socialiste.
Ajouté à cela que le groupe bancaire français BNP Paribas a fait en 2006 et 2009 l'acquisition de la banque italienne Banca Nazionale del Lavoro (BNL) et de Fortis Banque S.A.. Ainsi comprend-on mieux que les enjeux politiques et financiers qui font pousser à la gauche des cris d'orfraie à l'annonce de l'acquisition d'un groupe français par un acquéreur français plutôt que par un prétendant très ancré en Belgique, et que le parti-pris des media alignés sur le gouvernement français a quelque chose d'incohérent à l'heure du "Made in France" et des coups de menton de Montebourg, héraut de la démondialisation.

Bernard Tapie et la famille Hersant - Philippe Hersant, président de GHM, ainsi que sa sœur et son frère - avaient déposé fin novembre une offre à 50/50, pour un total de 50,5 millions d'euros, pour reprendre GHM. Alors qu'un accord devait être signé le 7 décembre avec les banques créancières, à l'expiration de la période de conciliation fixée par le tribunal de commerce de Paris, le groupe belge Rossel avait déposé une offre en dernière minute, et Bernard Tapie avait annoncé qu'il se retirait de la course. Il avait finalement affirmé mardi soir qu'il réactivait son offre.

Or, dans " Le Figaro" de dimanche, Dominique Bernard, le directeur général du GHM, renouvela son appel du pied à l'ancien patron de l'OM "pour qu'il revienne sur son retrait".
Dans le même temps, une source proche de GHM affirmait dimanche que Bernard Tapie était prêt à déposer une nouvelle offre, à hauteur de 50 millions d'euros.
Soutenue par le pouvoir français, qui redoute une candidature de Bernard Tapie à la mairie de Marseille et que quelques banques, en premier BNP Paribas qui la finance, ont tenté d'imposer, l'offre du belge Rossel, qui a déjà eu sa part du butin qui a déjà racheté " L'Union " à Hersant il y a quelques semaines, n'a donc pas été retenue.

Les media repartirent en croisade contre le mécréant 

La gauche qui conspue Depardieu trouve du charme au belge Rossel
"Bernard Tapie et la famille Hersant sont en passe de rafler les derniers titres du Groupe Hersant Média (GHM)", gronde Le Parisien, au côté du Nouvel Observateur, reprenant servilement le titre fourni par l'AFP, donnant ainsi le sentiment aux lecteurs d'une condamnation unanime. Et ils dénonceront parallèlement un danger de concentration de la presse et donc une menace sur l'indépendance des rédactions et sur la liberté des media et brandiront  la défense du pluralisme !

MarsActu
(PS) se lâche : " Bernard Tapie fait main basse sur La Provence", ajoutant d'entrée: "La combine à Nanard aura encore une fois marché."

Libération
 titre " Bernard Tapie rafle les derniers titres du groupe Hersant "et caricature " l’homme d’affaires au passé chargé (chanteur, businessman, porteur de jogging dans Gym tonic, ministre, patron de l’OM, taulard [qui en purgeant sa peine ne rachètera jamais sa faute, selon certains "vertueux" à géométrie variable], acteur et on en passe) inaugure un nouveau métier pour lui : patron de presse.
Les fielleux de Libération dissimulent les motifs de leur irritation : "Avec ce rachat, Bernard Tapie, grand spécialiste de la reprise des affaires en difficultés, signe un retour aux affaires qui n'est pas vu par tous d'un bon oeil, d'autant qu'il est perçu par certains comme un premier pas dans la course à la mairie de Marseille.  Pourquoi cette méthode sournoise qui consiste à ne pas nommer ces "tous" et ces "certains" que tout le monde connaît ?
Autres délicatesses de Libération, en toute objectivité : "La Provence" : le traquenard à Nanard" ou "Un sacré fric-frac" et "Bernard Tapie met la main sur le Groupe Hersant Média (GHM)" et "la crainte d’un braquo à venir sur la mairie de Marseille" (lien, en gratuit). Que Libération se déclare organe officiel du PS et qu'on n'en parle plus !
Un accord est en cours de signature, a indiqué une source proche du dossier mercredi soir. 

"100% des banques" créancières ont retenu l'offre de rachat 

L'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, Bernard Tapie, et la famille Hersant s'apprêtent à racheter les créances des banques Les deux partenaires devraient se partager le groupe à raison de deux tiers pour Tapie et un tiers pour Hersant. Sans accord, GHM, qui doit 215 millions d'euros à 17 banques créancières, était au bord de la déclaration de cessation de paiement.  
Bernard Tapie devrait rencontrer ce jeudi les salariés de La Provence pour détailler son plan.

Une union qui étonne les syndicats  sur la stratégie du groupe Hersant 

Interrogé sur France Info, Emmanuel Vire, président du Syndicat national des journalistes-CGT (SNJ-CGT) ne s'attendait évidemment pas à une bonne solution. "La famille Hersant, après tout le mal qu'elle a fait à ses titres [ça devait être son intérêt !], reste dans la course et ce qui nous navre le plus, c'est que le gouvernement ne réagit pas, expliquait-il ce jeudi matin. On appelait à une loi pour l'indépendance des rédactions [au profit du SNJ et de Presstalis, ex-NMPP ??] et pour revoir le système de concentration qu'on a dans la presse. [Le groupe Rossel, c'est quoi, sinon un groupe international de presse ?] D'ici à deux-trois ans, l'ensemble de la PQR [presse quotidienne régionale] sera aux mains de quatre groupes en France [dont La Vie-Le Monde (second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l’État avec 17 millions d'euros d'aides directes), le groupe Perdriel (Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89 ) et Libération, dont Édouard de Rothschild est l'actionnaire majoritaire], c'est dangereux pour la démocratie et pour le pluralisme de notre pays".

Erwan Gaucher, "spécialiste" des media, s'interroge sur cette alliance.
Le PDG de Cross Media Consulting exprime son sentiment: "Ça étonne sur la stratégie du groupe Hersant, et France Info y voit "une analyse" de ce commentateur privilégié: il est en effet consultant pour France Télévisions, dont les finances vont si mal... Aller accepter une offre commune avec Bernard Tapie, qui n'est pas spécialiste du secteur et sur lequel on peut parfois avoir quelques doutes sur ses intentions, c'est étonnant," assène-t-il. En guise de décryptage ?

GHM doit 215 millions d'euros à 17 banques créancières

Ils étaient à poil,
à La Provence et Nice Matin,
mais il ne fallait pas les couvrir

Un rachat de La Provence, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin, ainsi que des titres d'outre-mer était soumis à un accord entre GHM, les repreneurs, mais surtout les 17 banques créancières, menées par BNP Paribas, à qui GHM doit 215 millions d'euros.
A l'issue d'une réunion, mercredi après-midi, avec les banques créancières du groupe Hersant, sous l'égide du Ciré (Comité interministériel de restructuration industrielle), "les banques se sont décidées à valider la proposition Hersant/Tapie sans attendre" et l'offre, faite en dernière minute le 7 décembre, par le groupe belge Rossel a été rejetée

Le danger et le sujet d'étonnement que la CGT et Erwan Gaucher ne voient pas
L'offre de Rossel "n'était pas acceptée" parce que le groupe belge "reprenait la totalité des titres, mais pas la holding, laissant la question de sa liquidation", et parce que cette proposition était financièrement "moins disante de quelques millions", selon la source proche du dossier.

Les entreprises de presse sont relancées et leurs salariés seront payés  
Les 17 banques créancières d'Hersant ont donné leur accord mercredi à l'offre de reprise des journaux du groupe de presse formulée par Bernard Tapie, associé à Philippe Hersant (50/50). Pour 51 millions d'euros, ils rachètent les créances des banques d'un montant de 215 millions. 
Le sauvetage des journaux et des emplois salariés a un coût, l'abandon de créance de 165 millions.

Une fois signé, cet accord devra maintenant être présenté au président du tribunal de commerce lors d'une audience fixée le 24 décembre, et définitivement homologué par le tribunal.

Le rachat relance l'inquiétude à gauche sur la volonté de l'ancien ministre de Mitterrand de briguer la mairie de Marseille en 2014

Tapie a plusieurs fois démenti qu'il envisage de se lancer dans la course aux municipales...
Pour l'heure, Bernard Tapie devrait rencontrer ce jeudi les salariés de La Provence pour détailler son plan.

dimanche 14 octobre 2012

Retraités : Hollande jette les vieux dans la rue

Nos anciens manifestent partout en France pour protéger leur pouvoir d'achat
Double peine: imposés en activité et encore à la retraite, ils refusent d'être taxés ensuite


A Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, etc... les retraités se sont mobilisés jeudi 11 octobre. Ils réclament davantage d'aides et ne veulent pas être taxés. Mais le saviez-vous, puisque les organes de presse ont enfoui l'information que les moteurs de recherche n'exhument plus non plus. La presse militante ne conserve que la période 2010-2011, campagne présidentielle oblige.
En revanche, nous saurons tout sur le mécontentement à ...Monaco: le 19 sept. 2012, Le Monde titrait "Manifestation à Monaco pour la défense des retraites " et précisait qu'entre 300 et 600 personnes ont défilé pour protester contre une réforme du régime des retraites.

Le Point: "
", mais nous sommes en octobre 2010.
Les manifestations organisées ce mardi-là, en France, contre la réforme des retraites, pour la quatrième fois depuis la rentrée, ont rassemblé "près de 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux journées précédentes", a annoncé la CFDT qui en était alors ! Un chiffre similaire à celui avancé par la CGT, qui considère que la mobilisation a atteint un niveau "exceptionnel".

France Info dramatisait la même manifestation: " Retraites: les manifestations se radicalisent". "Manifestations, rassemblements, blocages de lycées. Les lycéens ont multiplié les actions aujourd'hui. Résultat, des milliers de jeunes dans les rues et des dérapages en marge des manifestations: voitures incendiées, jets de pierres sur les forces de l'ordre et dégradations."

2011 - Le Huffington Post ricanait quand il s'agissait des retraités: "Les retraités y vont de leur manifestation ! "

20 Minutes ? "Manifestations: Les retraités crient leur "misère" dans la rue ... "

Mais que reste-t-il  en 2012 de cette recherche de dignité dans le magazine de Perdriel ? Passée au sanibroyeur ! Il ne subsiste presque plus rien de la colère d'octobre 2012: ils étaient pourtant " Près de 4.000 personnes ont défilé dans la capitale..." (20 Minutes). PaSiDupes va donc rendre justice à ses seniors et compenser les manquements des media autrefois 'vigilants'...


2012 - 20 Minutes a changé de ton : "Les retraités clament qu'ils ne sont pas des privilégiés." De quoi jeter le doute, non ? 
Pourtant, l'évocation des frasques de la gauche aussi "sociale" que "normale", depuis les lunettes en écaille de tortue d'Audrey Pulvar, à plus de 12.000 euros (lien PaSiDupes :" Audrey Pulvar chausse des lunettes à au moins 12.000 euros ), ou le déplacement en Falcon de la sous-ministresse Yamina Benguigui, pour 140.000 euros (lien PaSiDupes : "Yamina Benguigui se déplace en Falcon aux frais du contribuable "), en passant par les vacances du couple de nantis Montebourg et Pulvar à l'Oustaou de Baumanière (lien PaSiDupes: " L'intouchable Audrey Pulvar nous "emmerde" ! "), a de quoi rendre les veuves et les retraités légitimement amers. 

La CGT fait de l'animation dans le 3e âge 

"Hollande, t'es foutu, les p'tits vieux sont dans la rue". 
Les slogans pleuvaient dans les manifestations de retraités jeudi. Déterminés mais avec "le sourire", de nombreuses personnes à la retraite battaient le pavé dans plusieurs villes de France. 4.000 retraités ont été dénombrés dans les rues de Paris par les syndicats. Le but de ce rassemblement : affirmer haut et fort qu'ils ne sont pas des "privilégiés".

La retraite active de l'extrême gauche



La 
CGT
, dont les calicots et les drapeaux rouges dominaient le cortège, avait déplacé son patron national, Bernard Thibault, attirant micros et caméras comme au moment des grandes manifestations de 2010 contre la réforme des retraites que la gauche s'était refusée d'engager à temps. La secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison a fait une courte apparition.

"Les retraités ne sont pas des privilégiés, ce sont les financiers qu'il faut taxer", scandaient les manifestants, allusion à la contribution prévue par le gouvernement de 0,15% sur les pensions des retraités soumis à la CSG (70% d'entre eux) pour résorber le déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV) en 2013 puis de 0,3% à partir de 2014 pour financer la prise en charge de la dépendance.

L'absence de la concertation promise fera des victimes
Interrogé sur la contribution de 0,15% sur les retraités, Bernard Thibault a estimé que "les retraités ont du mal à admettre qu'on puisse envisager un prélèvement supplémentaire alors que nous sommes là pour signaler ce que sont réellement le niveau de ressources des retraités". "Il y a des centaines de milliers de retraités qui ne peuvent pas joindre les deux bouts tout en ayant travaillé toute une carrière professionnelle", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le récit au début d'un JT:

Comme s'il s'agissait de folklore, 20 Minutes estime que "le slogan était plus imagé à Lyon: "On ne sera pas les dindons de la farce au pigeon", scandaient les manifestants, allusion au mécontentement de patrons qui, face à une plus forte pression fiscale sur les cessions, affirment ne pas vouloir être des "pigeons" de la gauche. 
Le message est plus direct chez Françoise, 80 ans, retraitée de la RATP, habitant le Val-de-Marne. "C'est l'assommoir sur les retraités (...)", a-t-elle estimé, cégétiste se complaisant dans le monde de Zola, et rappelant non pas que la crise est grave, mais assurant que le gouvernement précédent a déjà "supprimé la demi-part de veuvage", alors qu'elle a été réduite en 2008 (un à-peu-près qu'une certaine presse ne rectifie pas: lien Le Parisien), et appelant le gouvernement à "revoir" sa copie. 


A Bordeaux, Raymond, 77 ans, retraité de la SNCF, ne se plaint pas de sa pension (1.400 euros) mais dit venir manifester pour"maintenir les acquis" et garder la forme

La presse engagée se plaît à souligner qu'à Marseille, il n'y a eu que 250 manifestants (300 selon les organisateurs) et aucune manifestation à Toulouse. Mais Paris mis à part, il faut aussi admettre les plus gros défilés ont été enregistrés à Lyon (850 manifestants, selon la police), Perpignan (450), à Lorient (300), Quimper (200) et Saint-Brieuc (200) ou encore au Mans (300).



N'oublions pas non plus ces otages-là...

dimanche 15 juillet 2012

F. Hollande n'est pas le président de tous les Français et le fait savoir

Le Nouvel Observateur discrimine les Français


Un journaliste du magazine tweete à tort et à travers





A ce détail près que le Roi-Soleil de BRP n'a pas pu empêcher un parachutiste de se blesser devant la tribune officielle du 14 juillet en se réceptionnant sur le pavé:
un signe prémonitoire alarmant de
ce que pourraient bien être ces cinq prochaines années.


Ce journaliste militant s'était déjà illustré sur le site LePost

Ses déclarations idolâtres en faisaient la risée de la sphère journalistique pourtant blasée par l'exercice et son orthographe avait fini de le déconsidérer, mais lorsque Anne Sinclair fut placée par son actionnaire américaine à la tête du Huffington Post, le site indigent lui avait cédé la place.

Mais, de même que l'illustre Audrey Pulvar, journaliste creuse mais politiquement correcte fut recyclée par con concubin de ministre,  Montebourg-le-Gommeux, Bruno Roger-Petit fut recueilli par le Nouvel Observateur pour produire ce genre de stupidités.

Le magazine de  Perdriel, le milliardaire socialiste en fosses septiques, va-t-il lui proposer une nouvelle promotion ?

mercredi 1 décembre 2010

Denis Olivennes passe du Nouvel Observateur à Europe 1

Olivennes quitte la direction de l'hebdomadaire, où il était directeur général délégué, pour devenir PDG d'Europe 1

Il prend en charge la direction opérationnelle du nouveau pôle d'information de Lagardère, marquant ainsi une volonté de réorganisation de ce secteur, et sera directement rattaché à Arnaud Lagardère.

Denis Olivennes, 50 ans , sera directeur opérationnel de Paris Match, du Journal du Dimanche et de Newsweb, pôle internet de Lagardère, a annoncé mardi soir Lagardère. En revanche, Lagardère Active, la branche media du groupe, reste actuellement dirigée par Didier Quillot.
Lien PaSiDupes: Olivennes et Hadopi

Jeu de chaises musicales

A la tête d'Europe 1, Denis Olivennes remplacera Alexandre Bompard, lui-même partant pour la direction de la FNAC (PPR), d'où est venu Olivennes.
"Denis Olivennes va nous quitter. Je le regrette, mais je comprends son départ", a déclaré dans un communiqué Claude Perdriel, président du conseil de surveillance de l'hebdomadaire. En deux ans et demi, avec courage et talent, il a réussi à redresser les comptes de l'Observateur et à dynamiser notre hebdomadaire. Nous lui devons beaucoup et je lui en suis très reconnaissant". "Il avait préparé une relance du journal que nous allons mener à bien", a ajouté Claude Perdriel.

Le parcours de Denis Olivennes

LCR un jour, trotskiste toujours
Proche de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire, depuis maquillée en NPA), selon Henri Weber (eurodéputé PS, mais ancien membre de l'Union des étudiants communistes et du PCF et co-fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire), et neveu de Claude Olievenstein, psychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie, Denis Olivennes, 50 ans, est diplômé de l'IEP de Paris et ancien élève de l'ENA (promotion Michel de Montaigne). Il sera auditeur à la Cour des Comptes, puis directeur général adjoint d'Air France en 1993.
En 1992, il est le conseiller du ministre de l'économie et des finances, puis du Premier ministre, Pierre Bérégovoy.
Président de Canal+ France en juin 2000, puis patron de la FNAC en 2003, il arriva à la tête du Nouvel Observateur en 2008.

Avec Inès de la Fressange (40 ans), Denis ­Olivennes forme une famille recomposée. Il a trois fils de 12 à 19 ans et Inès de la Fressange deux filles de 10 et 15 ans. Ils font cause commune et appartement à part.

D. Olivennes avait quitté la direction de la FNAC pour prendre la tête de l'hebdomadaire socialiste en mars 2008.

Considéré comme un manager et non comme un journaliste
par la rédaction, son arrivée n'avait pas été vue d'un bon oeil. Son éditorial hebdomadaire était régulièrement décrié en interne. "Il a mené une politique de réduction des coûts et de restructuration indispensable", selon un de ses proches.

  • Il n'avait toutefois pas les coudées franches, le véritable patron étant Claude Perdriel, fondateur du groupe, avec lequel il était en désaccord, a-t-on appris auprès de la rédaction. "Il avait été présenté il y a deux ans, comme l'héritier de Claude Perdriel (...) Son départ est exceptionnel, car il était promis à un bel avenir", a commenté le président de la société des rédacteurs (SDR) Sylvain Courage, ajoutant que la rédaction voyait "partir son directeur au quotidien et aussi la solution devant incarner son avenir pour les 25 futures années".
    Lien PaSiDupes: Perdriel, le bonze qui fige le Nouvel Obs dans le bronze
  • Pour sa part, l'autre figure emblématique du journal, Jean Daniel, a déclaré que le départ de Denis Olivennes "s'était fait avec sa bénédiction"...
    "Denis Olivennes n'était pas seulement patron de la rédaction du Nouvel Obs, président du directoire de la société qui édite le Nouvel Obs mais aussi l'associé de Claude Perdriel dans la société d'assainissement SFA", a précisé Sylvain Courage.

    Pour le président de la SDR, Denis Olivennes "a été efficace sur le plan managérial, avec des départs bien gérés en 2009, qui ont permis de faire baisser la masse salariale". L'hebdomadaire compte actuellement 160 journalistes.

    Le gestionnaire devient manager

    Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du groupe Lagardère (presse, audiovisuel, livre, distribution, publicité, multimédia, sport) s'est établi à 5,8 milliards d'euros, sans changement sur celui de l'année précédente. Il a notamment progressé de 5,1% dans la presse magazine et la radio et de 5,5% dans la distribution.

    En arrivant à Europe 1, Denis Olivennes va trouver une radio aux audiences stables, aux recettes publicitaires en hausse. Il devra poursuivre les chantiers de la diversifications des recettes et celui du numérique, mis en route par son prédécesseur Alexandre Bompard.
  • mardi 29 juin 2010

    Rachat du journal Le Monde: concentration de la presse

    Le Monde tombe aux mains de la socialiste Désirdavenir Royal
    L'offre de reprise du Monde par le trio Bergé-Niel-Pigasse l'a emporté lundi d'une courte tête - comme dit Libération - par onze voix sur 20 au sein du Conseil de surveillance, alors qu'elle avait été plébiscitée par les salariés.

    Les trois associés de l'offre dite "BNP" vont mettre plus de 100 millions d'euros sur la table pour renflouer le groupe le Monde, au bord de la faillite. Ils ont accompagné cette enveloppe de garanties sur l'indépendance du prestigieux quotidien.
    Matthieu Pigasse, Pierre Bergé et Xavier Niel

    L'offre des hommes d'affaires Pierre Bergé, Xavier Niel (Free) et du banquier Matthieu Pigasse (Lazard), était partie favorite après le vote massif en sa faveur de toutes les sociétés de personnels du groupe la semaine dernière.


    Candidature unique et ...démocratique

    La Gay Pride est politique

    Le patron du Nouvel Observateur, M. Perdriel, associé à Orange, a retiré sa candidature dès le début de la réunion du Conseil de surveillance, conformément à son engagement. Estce un stratagème qui dissimule en fait une entente ilégale ?

    Candidature unique, pensée unique !
    Toujours est-il qu'il a donné procuration à son président Louis Schweitzer. Ce socialiste a fait basculer l'issue du vote en se prononçant pour l'offre "BNP" (comme Bergé-Niel-Pigasse).

    Ni vu ni connu: l'invraisemblable affaire Woerth aura-t-elle servi de rideau de fumée ? Bien joué !

    =>
    D'autant que Pierre-Marie Barnier, qui fait l'objet d'une plainte d'une plainte de Françoise Bettencourt-Meyers, la fille unique de Liliane Bettencourt est un proche de ...Pierre Bergé !


    Le Monde s'achète une batterie de casserolles


    Une triade gratinée

    Qui sont en vérité ces "hommes d'affaires" et ce "banquier", comme les désigne la presse insolente française ?
    Le rachat du quotidien Le Monde par le trio Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel interpelle les media britanniques, qui s'attardent sur la carrière de businessman ...du X du patron de Free.

    Outre J. Lang (PS), un UMP (refoulé par le service d'ordre)
    et Pierre Laurent (PC), étaient présents:
    Anne Hidalgo, Huchon (PS),
    et Cécile Duflot (Verts)et Bernadette Groison (FSU)

    Le Monde aux mains d'un ex-magnat du porno, souligne la presse anglaise, tandis qu'en France la presse s'auto-censure: qu'est devenue son impertinence ? Et les "décrypteurs" distingués, où sont-ils passés ?

    De l'autre côté de la Manche, les journalistes ne prennent pas de gants pour commenter le rachat du Monde.

    "Le Monde bientôt repris par un magnat qui a fait fortune dans le porno" (The Independent).
    "Un ancien boss du porno parmi les repreneurs du Monde" (BBC News).
    Plutôt que de se concentrer sur la personnalité de Pierre Bergé, entrepreneur multi-milliardaire de gauche, militant de la cause homosexuelle, propriétaire du magazine gay Têtu et soutien de Sa Cynique Majesté Royal, ou celle de Matthieu Pigasse, propriétaire des Inrockuptibles, ils mettent le paquet sur le plus sulfureux Xavier Niel et son parcours dans l'industrie du porno du patron de Free. "Mr Niel, aujourd'hui multimillionnaire, a commence sa carrière à l'âge de 19 ans en créant un service de rencontres sur Minitel, le précurseur français de l'internet. Ils s'est ensuite lancé dans le peep show (...)", rappelle The Independent, qui note également que Niel "possède les droits de la chanson ‘Comme d'habitude' de Claude François".


    Libération vs Le Monde


    La presse socialiste nous prépare de bons moments de franche camaraderie
    .
    Niel a attaqué à maintes reprises le journal Libération au sujet d'articles évoquant ses démêlés judiciaires. Le choix des trois grâces est prometteur de nouvelles aventures...

    samedi 15 mai 2010

    Concentration de la presse: Le Nouvel Obs et Pierre Bergé convoitent Monde

    Le grand soir de l'indépendance du quotidien de gauche

    Sauf transfusion, mort prochaine du journal sous perfusion ?

    Le journal Le Monde se porte mal

    Le groupe Le Nouvel Observateur est à nouveau en discussion avec Le Monde pour reprendre l'ensemble du groupe fortement endetté, mais d'autres investisseurs ont des vues sur le quotidien fondé à la sortie de la guerre par Hubert-Beuve Mery.

    Le Nouvel Observateur
    Le groupe de presse fondé et présidé par Claude Perdriel est actuellement actionnaire à hauteur de 1,75% du Monde SA, la société qui coiffe l'ensemble du groupe Le Monde. Le Monde SA détient de son côté 6% du Nouvel Observateur. Les deux groupes avaient tenté l'an dernier de déboucler ces participations croisées mais avaient finalement renoncé. Lire PaSiDupes sur la passation (partielle)de pouvoir entre Perdriel et Denis Olivennes, venu de la FNAC

    Dans un bref communiqué, le Nouvel Obs est le premier à déclarer ouvertement son intérêt pour le quotidien du soir: "Devant les problèmes de financement qui se posent aujourd'hui, Le Nouvel Observateur ne peut rester indifférent et souhaite contribuer à une solution qui préserve cette indépendance". "Le Nouvel Observateur est actionnaire et administrateur du groupe Le Monde depuis le 19 juin 2002 afin de contribuer à défendre l'existence et l'indépendance de ce groupe", a encore dit le groupe de Claude Perdriel. PLUS sur leurs ententes, dans PaSiDupes
    "Vu les difficultés que traverse Le Monde, notamment la question de sa recapitalisation, Le Nouvel Obs propose ainsi une reprise qui assure la poursuite de l'indépendance du quotidien", a précisé une porte-parole du Nouvel Observateur. Plus sur l'éthique professionnelle du Nouvel Obs, dans PaSiDupes
    ENTENDRE Denis Olivennes, le directeur général délégué et directeur de la publication de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur: prochainement

    Le Monde confirme des pourparlers privilégiés
    "Nous avons eu des discussions ces derniers jours avec Claude Perdriel qui avait manifesté son intérêt, ces discussions se poursuivront dans les prochains jours", a dit le président du directoire du Monde, Eric Fottorino.
    La direction du Monde souligne également que cette offre n'est pas la seule à l'étude, mais se refuse à commenter qualitativement les différentes propositions.
    Le Monde SA a comme principaux actionnaires Lagardère (17,27%), l'Espagnol Prisa 15,01% et l'Italien Stampa Europe (2,90%). La majorité est détenue par Le Monde Partenaires et Associés qui regroupe notamment les actionnaires internes du quotidien, dont les cadres et les journalistes.

    Le parrain de Désirdavenir Royal se porte acquéreur

    Le socialiste multi-milliardaire de luxe Pierre Ber(ci-contre) s'est allié au banquier Matthieu Pigasse (patron de Lazard France et propriétaire du magazine Les Inrockuptibles) pour se faire remettre la dépouille du journal. Ils proposent une entrée au capital du Monde, révèle Le Figaro.fr qui souligne que les deux hommes auraient créé une "structure ad-hoc" pour ce faire.

    Lire aussi PaSiDupes sur les liens de Sa Cynique Majesté Royal avec Matthieu Pigasse

    => Plus sur Les Inrocks et Pigasse
    En février 2004, l'hebdomadaire culturel généraliste, qui agite volontiers le monde de la culture, publia un manifeste (« Appel contre la guerre à l'intelligence », sous-titré « Face à la politique du gouvernement Raffarin, enseignants, magistrats, chercheurs, artistes, avocats, psychanalystes étudiants etc, se mobilisent ». La pétition est signée par plusieurs milliers de personnes et le journal publie ensuite de nombreux témoignages de personnalités et d'anonymes.

    C'est l'ancien directeur-adjoint du cabinet de Laurent Fabius, Matthieu Pigasse (ci-dessus) qui, en 2005, vendit Libération à Édouard de Rothschild, actionnaire de la maison concurrente de Lazard.

    Des outsiders déclarés ou non
    Il manque au moins un groupe de presse parmi ceux qui se repassent la patate chaude. Le Monde ira-t-il à Olivennes ou à Pierre Bergé, semble interroger l'enseigne ci-contre.

    Le groupe de communication espagnol Prisa a souvent été évoqué comme étant prêt à monter au capital du Monde, mais est plombé par un endettement de près de deux milliards d'euros qui l'empêcherait d'agir seul.

    Le Monde, endetté à la grecque, bien avant la crise

    Le Monde s'est fixé dernièrement pour objectif de finaliser le projet de recapitalisation du groupe dans les prochaines semaines pour le soumettre au vote des actionnaires d'ici fin juin.
    Le groupe Le Monde est fortement endetté avec, en 2009, une perte nette (part du groupe) de 25,2 millions d'euros. Sa dette est estimée à 125 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 297 millions.
    A-delà des difficultés du quotidien, c'est le groupe entier qui se porte mal, malgré quelques pépites, tel Courrier International. Parmi elles, Télérama-La Vie détient 66% du Monde interactif au coté de Lagardère.

    L'urgence d'une recapitalisation du Monde est également motivée par la
    nécessité pour le groupe d'un remboursement d'emprunt (25 millions d'euros) qui à l'époque avait été gagé sur Télérama. N'est-ce pas pourtant un de ces journaux d'opposition qui critiquent notre déficit public ?

    Evidemment, en multipliant les journées de blocage d'imprimeries et donc des ventes, les Ouvriers du Livre CGT - lire PaSiDupes - (Syndicat général du livre et de la communication écrite – SGLCE-CGT - syndicat des ouvriers des imprimeries et de la distribution de la presse, n'ont pas appuyé sur la tête du groupe Le Monde ni cassé l'outil de travail...

    Sur les méthodes du syndicat unique du secteur
    ,
    lire PaSiDupes

    mercredi 2 avril 2008

    Perdriel fige le Nouvel Observateur dans le bronze

    Denis Olivennes, pieds et mains liés
    Nommé récemment à la tête du groupe Nouvel Obs-SFA, Denis Olivennes, ancien patron de la Fnac, s'adressera mercredi aux salariés, mais on n’attend pas de changement : le sanibroyeur SFA est en panne.
    Bien que -s'il en a- les projets du nouveau patron pour le groupe de presse soient inconnus, cette nomination est bien accueillie. Omnipotent et omniprésent, l’ancien veille ! La satisfaction n’est pas tant justifiée par la personnalité du dauphin que par celui à qui la rédaction a échappé, considérant les noms de «prétendants» qui circulaient et qui sont écartés. Claude Perdriel avait, en effet, évoqué Franz-Olivier Giesbert (directeur de l'hebdomadaire Le Point), Laurent Joffrin (Libération) ou encore Jean-Marie Colombani, sans qu’il soit possible de faire clairement le partage entre postulants potentiels et simples fausses pistes. Colombani a quitté le quotidien Le Monde avec un parachute doré de 950 000 € et a été depuis chargé par le Président de la République d’une mission sur l’adoption parentale.
    Franz-Olivier Giesbert ou Laurent Joffrin étaient peu crédibles à la tête de la partie «presse» du groupe et de la partie industrielle, les sanibroyeurs SFA… Si, en revanche, Jean-Marie Colombani avait la préférence de Perdriel, la rédaction du journal était nettement moins enthousiaste.
    Il fallait sortir du sérail et prendre de court. Claude Perdriel a choisi l'industriel Denis Olivennes, depuis toujours intéressé par le monde des médias, mais pas assez engagé dans le milieu de la presse pour susciter une réaction défavorable de la rédaction : «Il y a un manque de visibilité mais pas de réelle inquiétude. Pour l'instant, Olivennes est essentiellement dans une phase de communication, on ne sait pas de quoi serons faits nos rapports avec la nouvelle direction. Nous sommes dans le flou mais très calmes» rapporte un journaliste.
    Le facteur Olivennes n’est pas seul en cause. En effet, Claude Perdriel compte en outre modifier les statuts de son groupe - qui publie également Challenges et Sciences et Avenir- pour en faire une société à directoire et conseil de surveillance. Denis Olivennes, deviendra alors président du directoire, sans être actionnaire, tandis que Claude Perdriel présidera le conseil de surveillance. Le patron a choisi un gestionnaire, un fonctionnaire, pour ne pas réveiller sa maison bourgeoise!

    Les opérations passage de témoin et renouvellement générationnel se passent ainsi sans à-coup, mais la question reste posée de savoir si le Nouvel Observateur peut lancer sa révolution culturelle. Les dinosaures Claude Perdriel, Jean Daniel ou encore Jacques Julliard restent aux commandes des postes stratégiques du titre et ne sont pas décidés à laisser les commandes éditoriales à d'autres. Jean Daniel rappelle d'ailleurs à qui veut l’entendre qu’il compte bien encore assurer le respect de la ligne éditoriale du titre, la direction des pages débats, et se dit «entièrement disponible, de manière permanente, pour des orientations et des arbitrages parfois délicats». Comme arbitre et décideur ultime, a-t-il pensé à licencier Airy Routier? Eh bien, non, puisqu'il faut que rien ne change ! Le rédacteur en chef, Airy Routier, peut bien perdre la boulle, le Nouvel Observateur reste impassible. Avec à sa tête un Denis Olivennes, pieds et mains liés aux totems Perdriel, Daniel et Julliard, le Nouvel Obs n’est pas prêt de s’éveiller…
    De son côté, Claude Perdriel a mis les choses au clair devant Les Echos : « Denis Olivennes se tenait entièrement sur la ligne intellectuelle et politique que Jean Daniel et moi avons défendue depuis toujours». Conservatisme de gauche ?

    L’orthodoxie est maintenue, verrouillée : la révolution culturelle n’est pas pour demain, le rideau de fer n'est pas prêt de se lever. Le respect de la déontologie, c’est pour les autres. Si ce n’est pas non plus pour Marianne, mais pour qui est-ce donc ? La presse Internet !

    mardi 25 mars 2008

    Olivennes distribuera le papier au Nouvel Obs et à SFA, le sanibroyeur

    Airy Routier doit-il échapper au sanibroyeur SFA du Nouvel Observateur ?
    Dans l’information aussi, il faut laisser les faits se faire. L’héritier de Perdriel trônera à SFA comme au Nouvel Obs. Le sanibroyeur au service de l’information ? Ce n'est pas nouveau: SFA a même tracé la route au Nouvel Observateur. Mais qui passera le balai derrière Perdriel ? Lire le billet précédent de PaSiDupes.
    On apprend donc que Claude Perdriel a cédé sa lunette au Nouvel Observateur et son sceptre-balayette à SFA au prince de la FNAC. Denis Olivennes (ci-dessus) trouvera à s’employer dans une autre branche importante d'activité du groupe du Nouvel Observateur: les sanibroyeurs SFA, propriété de « papa » Claude Perdriel, qui les lui cède. Ils recyclent 68 millions d'euros de chiffre d'affaires et 12 millions d'euros de résultat en 2006 (contre 100 millions d'euros de chiffre d'affaires pour le Nouvel Obs ). Il se dit même que Denis Olivennes se verrait proposer des actions SFA, alors qu'en revanche il "ne sera pas actionnaire du journal" (ce qui ne saurait tarder), selon les précisions de Claude Perdriel au Monde.

    L'aventure du Nouvel Observateur (le groupe comporte aussi Sciences et Avenir, et Challenges) n'aurait jamais été possible sans la fortune que Claude Perdriel a d'abord amassée dans l'assainissement. La société SFA a été créée en 1958, soit six ans avant la création de l'hebdomadaire. Qu’il ait apporté une odeur particulière au magazine ne surprend donc pas. Son invention, le sanibroyeur pour WC, a connu une expansion européenne dans les années 1970. Aujourd'hui, le groupe compte 13 filiales à travers l'Europe et vend ses produits dans 150 pays. Dans les années 1990, SFA diversifie ses activités vers les douches multifonction.

    Croyez-vous que Airy Routier devra passer d’abord à la douche avant de pouvoir passer au sanibroyeur ? Mais peut-être que les bonnes odeurs dérangent plus les habitudes que les mauvaises et que Denis Olivennes le gardera auprès de lui…

    Que les journalistes préfèrent le sanibroyeur au Kärcher, est-ce vraiment le choix d'une "presse libre et de gauche" au royaume Perdriel?

    Nouvel Observateur: Perdriel passe la main à Denis Olivennes

    Denis Olivennes, le dauphin Perdriel
    L'héritier n'est pas un perdreau de l'année.
    Le magazine le "Nouvel Observateur" se transforme en société à directoire et conseil de surveillance. Claude Perdriel cède la direction du "Nouvel Observateur" à Denis Olivennes: Claude Perdriel présidera le conseil de surveillance et Denis Olivennes le directoire et dirigera aussi la publication. (LIRE la suite dans Le Monde) Le roi Perdriel est sur le départ, vive le roi Denis Olivennes.

    Pourquoi Denis Olivennes ?
    Né en 1960, il est ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (1980) et donc agrégé (de lettres modernes) et ancien élève de l'ENA qui 'échouera' à la Cour des Comptes.

    Mais pourquoi est-il celui qui dirige le FNAC depuis 2003 ?
    A 32 ans en 1992, il était devenu le conseiller du ministre de l'économie et des finances, puis du Premier Ministre socialiste Pierre Bérégovoy. Il sera bientôt un proche de Laurent Fabius et pénétrera de nombreux réseaux, tel celui de la Fondation Saint-Simon, où il croisera Jean Daniel, le directeur du Nouvel Observateur… Mais en 1993, l’homme cherchera fortune dans le privé.
    En 1997, ce long courrier en partance d'Air France, croisera "une amie d'enfance", … Frédérique Lescure qui le parachutera à Canal+, où il prendra la direction générale du groupe.


    Pourquoi est-il arrivé si vite au cabinet du Premier ministre socialiste ?
    Selon Le Monde, son nez cabossé le prouve, Denis Olivennes est un ancien boxeur et rugbyman amateur. Cet athlète est le fils d'Armand Olivennes, poète bien connu, et le neveu de Claude Olievenstein (-> Olivennes), psychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie, né à Berlin, en1933 et immigré à Paris, pour échapper aux nazis.

    Le Nouvel Observateur désavoue Airy Routier: le"SMS n'a pas existé effectivement" !

    Perdriel lève un coin du voile sur la manipulation par Airy Routier
    Claude Perdriel, 82 ans, PDG co-fondateur du Nouvel Observateur, estime, dans un entretien au Monde daté de mercredi, que son hebdomadaire a "fait une erreur" en publiant une pseudo information sur un SMS attribué à Nicolas Sarkozy.

    Rappel des faits
    Le président de la République avait déposé une plainte le 7 février pour "faux, usage de faux et recel" contre le site internet du Nouvel Observateur, selon lequel le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, le SMS suivant: "si tu reviens, j'annule tout".
    Airy Routier a présenté ses excuses à la nouvelle épouse du président. Nicolas Sarkozy a alors accepté de retirer sa plainte le 19 mars et l'affaire a depuis été classée sans suite par le parquet de Paris. Airy Routier, interrogé la semaine dernière, avait joué sur les mots et, de façon malsaine et contraire à la déontologie -mais à la morale individuelle aussi bien- avait cependant insisté sur le fait qu'il "maintenait totalement (sa) position" sur l'authenticité du SMS.

    L’authenticité ne serait pas en cause, mais la chronologie !
    La manipulation vicieuse résiderait en effet dans la tromperie sur les dates. Le SMS, que personne n’a vu et ne peut produire, aurait cependant existé, à l’époque de la première séparation du couple privé Nicolas-Cécilia, mais aurait été sorti au moment des élections et du remariage présidentiel. En le détournant de son sens en en modifiant la date d'expédition, il s'agissait de nuire un maximum. Ce n’est pas malsain, mais odieux.
    Benoîtement, avant de lâcher la place, le noble vieillard du Nouvel Obs bat sa coulpe faiblement, mais dans le genre faux-cul et vicelard. "L'Obs a fait une erreur, car c'était un SMS d'ordre privé qui, à mon avis, n'a pas existé effectivement. En tout cas pas à ce moment-là", déclare pour sa part Claude Perdriel. Il n'est pas beau?

    Dans un vieux réflexe professionnel qui l’apparente à son employé, Perdriel s’écarte du sujet pour se poser à son tour en … victime d’une machination ! Il juge en effet que "cela ne justifie pas les propos" de Carla Bruni-Sarkozy sur le titre, "sauf si cela fait partie d'une campagne de déstabilisation du Nouvel Observateur, journal libre et de gauche". Il a une notion très honorable du 'juste' ! Versons un pleur : les gens sont méchants ! Surtout à droite, car à gauche, on est détenteur de la morale et de l'Histoire...
    Mais libre de quoi, au fait ? La liberté de la désinformation et de l’intoxication ? La liberté n’a-t-elle pas des devoirs ? La gauche nous en a fait voir d’autres, certes, mais sort encore plus petite de ce type de procédé ? Plus morale aussi?
    Bien que cette militante de gauche s’en soit excusée, Perdriel revient sur une partie des propos de Mme Bruni-Sarkozy qui avait assimilé dans le Monde Le Nouvel Observateur à un "magazine trash" : rien à redire à çà; pourquoi l'en blâmer !
    Elle s'était légitimement interrogée dans L'Express de savoir " si ce genre de sites avaient existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?" Toute vérité n’est donc pas bonne à dire ? Ce qui est permis à la noblesse de plume serait-il interdit au commun des mortels? Les victimes recourent parfois aux procédés de leurs bourreaux, comme les enfants qui reproduiraient les schémas de leurs parents. Psycho à deux sous !

    Perdriel a le cœur bien accroché, mais la presse à la française fait peine et donne la nausée à quiconque conserve un peu d’honneur. Il n'aura pas réussi sa sortie.
    Et Airy Routier est toujours là ? Pourquoi condamner les auteurs de crimes de sang si les meurtres psychologiques restent impunis ?