POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bérégovoy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bérégovoy. Afficher tous les articles

dimanche 9 octobre 2011

Le PS prend ses militants pour des cons

François Mitterrand: ils ont le grand homme qu'ils peuvent

Les candidats PS brandissent François Mitterrand comme un étendard de vertu

Les socialistes sont-ils bien inspirés de se réclamer de celui qui
...



> organisa un faux attentat (dit de l'Observatoire): en 1959, François Mitterrand avait été suspecté d'avoir lui-même commandité ce pseudo-attentat pour tenter de se faire élire...

> entretint sa maîtresse et sa fille adultérine cachées dans les palais de la République... Le déficit public actuel ne lui doit-il pas un peu ?

> passa chaque Noël sur les bords du Nil au frais de l'Etat: grand spécialiste intègre du budget de l'Elysée, comment le pointilleux député PS René Dosière arrive-t-il à se poser en contrôleur intransigeant ?...

> fit racheter la société d'un ami (Vibrachoc) par une société d'Etat pour 5 fois sa valeur.
Spécialisée dans les amortisseurs aéronautiques, cette société a été créée par Roger-Patrice Pelat en 1953 (fléché sur la photo ci-dessous). En 1982, ce dernier la céda à Alsthom pour 110 millions de francs... alors que les services du groupe l'évaluaient à 60-65 millions. Pourquoi une telle libéralité? Grâce au directeur financier de l'époque de Vibrachoc, Michel Guénot, le juge aura l'explication: "(...)
C'est M. Pelat qui m'avait confié que M. Bérégovoy et M. Boublil étaient intervenus dans l'achat de Vibrachoc par Alsthom pour réaliser la cession dans les plus courts délais, à la demande de M. François Mitterrand." Lien L'Express

> fit lire durant 8 ans et plus des rapports totalement faux et mensongers sur son état de santé ...Lien INA

> ordonna à ses sbires policiers d'inventer une histoire de "terroristes irlandais" de Vincennes... Le 9 août 1982, une fusillade rue des Rosiers au restaurant Goldenberg puis un commando de quatre à cinq hommes tire dans la foule: on dénombre six morts et vingt-deux blessés. Le GIGN commandé par le capitaine Paul Barril fait irruption dans l'appartement à Vincennes d' irlandais soupçonnés d'appartenir à l'IRA, et font une prise d'explosifs , mais il sera prouvé que les gendarmes de la garde présidentielle avaient apporté eux-mêmes des explosifs dans l'appartement de Vincennes. Après neuf mois de détention, les « Irlandais de Vincennes » sont finalement libérés fin mai 1983.

> obligea la France, à dévaluer 3 fois de suite en quelques mois...
Lien PaSiDupes

> laissa un de ses proches se suicider à l' Elysée, avec un 357 Magnum... Il s'agit d'un conseiller, Marie François Durand de Grossouvre (1918-1994)

> affirma qu'il ne savait rien sur la destruction à l'explosif d'un bateau en Nouvelle Zélande... auquel participa Gérard Royal, un frère de Sa Cynique Majesté Royal ! (affaire du Rainbow Warrior: cf. libellé)

> mit sur écoutes téléphoniques plus de 150 français (1983-1986), sans justification... Parmi les personnalités écoutées, on relève notamment Jacques Vergès, Francis Szpiner, avocats, ainsi que le compagnon de Carole Bouquet, et le journaliste Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, ainsi que Jean-Edern Hallier, écrivain, susceptibles de révéler l'existence de la fille adultérine du président.
Parmi les douze inculpés: Paul Barril, capitaine de gendarmerie, ancien chef du GIGN, déjà impliqué dans le scandale des Irlandais de Vincennes, et Christian Prouteau, chef de la cellule antiterroriste de l’Élysée et ancien chef du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

> soutint qu'il n'a jamais commis ce forfait, face à des journalistes de la TV belge (des vrais) ...
Video de F. Mitterrand en flagrant délit de mensonge


> laissa gonfler la dette de la France de plus de 250 % durant son "règne"...

> abandonna au suicide son ex-premier ministre, Pierre Bérégovoy, un dimanche après midi... (marqué d'une croix sur la photo ci-dessous)

Les votants des primaires savent-ils de quoi leurs dirigeants sont capables ?

Après tout ça, l'Histoire présentera-t-elle François Mitterrand comme un modèle de vertu socialiste ?
Avec le soutien des commentateurs, analystes et décrypteurs distingués auto-proclamés.
Sans oublier, dans leur dos, les sondeurs fureteurs...

Vraiment le PS prend ses électeurs pour des cons !

samedi 13 août 2011

Société générale: un titre trompeur de France Info


Alarmer le public est-il la fonction du service public d'information ?

France Info participe à la désinformation


La rumeur spéculative

En une après-midi, Frédéric Oudéa a vu sa banque [sic] perdre jusqu’à un quart de sa valeur à la Bourse de Paris. L’action a finalement clôturé en net recul de 14,74%. En cause : des spéculations sur la note souveraine de la France mais surtout des rumeurs de marché liées à la solidité financière de l’établissement mais aussi à un plan de sauvegarde du système bancaire français qui serait actuellement en discussion.
Pas de quoi mobiliser la presse solidairement.

France Info est-elle plus respectable que la presse à sensation
?
"A l’origine, notamment, de ces rumeurs : The Daily Mail.
[Il faut noter que, pour la circonstance, ce quotidien populiste n'est pas stigmatisé...] Trois jours après avoir décrit la Société générale comme étant "au bord du désastre", le tabloïd s’est finalement excusé. Mais le mal est fait [sic]. Le patron de la Société générale tente [sic, selon France Info] donc de rassurer les investisseurs sur France Info." Mais c'est sans compter sur la perversité du journaliste invitant et le titre affiché sur la page internet de la chaîne.

"Le patron de la Société générale l’assure : ce n’est pas le moment de vendre. Reste que depuis le 22 juillet, son titre a perdu plus de 41%. Et les autres banques françaises liées au plan de sauvetage de la Grèce ne sont pas en reste : Crédit agricole perd -35,63% et la BNP Paribas chute de 27,05%." Cette formulation de France Info suggère que les assurances du PDG invité ne sont pas fiables.

"La Société générale dans le rouge : Frédéric Oudéa appelle au calme"
Tel est le titre de la chaîne de radio en continu. Toutes les 7 minutes, elle aura martelé cette information mensongère.

L'information en France se fait, pourquoi pas, sur la base de rumeurs.
France Info avait invité Frédéric Oudéa qui comptait sur la loyauté de la chaîne publique et croyait y dénoncer " les rumeurs qui ont provoqué la chute du titre de près de 15% ce mercredi à la Bourse de Paris." Pourquoi France Info n'a-t-elle pas privilégié la parole du PDG de la Société générale, Frédéric Oudéa, contre les rumeurs dont il assure sur France Info qu'elles sont "complètement infondées ?" Malgré ce titre, non pas racoleur mais trompeur et dangereux pour l'économie nationale, la chaîne n'accorde guère de crédit à la parole de Frédéric Oudéa.

Exploitation tendancieuse de la déclaration du PDG

L'article contredit le PDG et accrédite ainsi la tendance dans un climat financier pourtant reconnu délétère et spéculatif.

" Le patron de la Société générale l’assure ['certifie' ou 'donne à croire' ?] : ce n’est pas le moment de vendre. Reste que [formule qui annonce des réserves] depuis le 22 juillet, son titre a perdu plus de 41%. Et les autres banques françaises liées au plan de sauvetage de la Grèce ne sont pas en reste : Crédit agricole perd -35,63% et la BNP Paribas chute de 27,05%.

Absence de commentaires quand il faudrait
Le PDG annonce qu'il réclame une enquête auprès de l’Autorité des marchés financiers. Pour en savoir plus, il faut ouvrir le podcast. (0'50")

Le journaliste ne se donne pas davantage la peine de décrypter les assurances du PDG
Pourtant, " la Société générale a les reins solides", assure Frédéric Oudéa . Mais pour apprécier son argumentaire, il faut prendre la peine d'ouvrir le second podcast de 1'19".

Et pourquoi le sensationnalisme du Daily Mail n'est-il pas villipendé ?

Frédéric Oudéa a pris la succession de Daniel Bouton en mai 2009, suite à l'affaire Kerviel et il ne faut pas remuer le passé du PS.

L'affaire de la Société générale
Devenu Premier ministre (1992-1993), le socialiste Pierre Bérégovoy fut confronté à la persistance des difficultés économiques des gouvernements socialistes et au mécontentement de la gauche, qui voyait en lui le symbole du ralliement des socialistes au libéralisme économique. Outre les incitations fiscales au développement des stock options, et la privatisation sous la présidence de François Mitterrand (mai 1981-mai 1995) de TF1 en 1987 et la création de Canal+ (chaîne cryptée et ... payante) et de M6 (chaîne privée), la Société Générale est en effet l'une des trois banques privatisées en 1987 (avec la BNP et le Crédit commercial de France, CCF).
C'est au gouvernement socialiste de Jospin (juin 1997-mai 2002) que nous devrons ensuite la privatisation partielle de France Télécom (octobre 1997), du CIC (avril 1998), les privatisations totales de Thomson CSF et de Thomson Multimédia, et d'Aérospatiale, ainsi que la cession du GAN et du CIC, de l’UIC (1998), de la CNP "assurances", d'Air France (1999), et du Crédit Lyonnais(6/1999).

Bérégovoy se fit en outre le chantre socialiste de la lutte contre la corruption affairiste et politique.
=> Mais fut au coeur de l'un des plus grands scandales politico-financiers des années Mitterrand.

Ce sont les grands noms de la finance française et ceux de plusieurs hommes politiques du Parti socialiste, dont celui de Pierre Bérégovoy, alors ministre des Finances de François Mitterrand qui étaient cités.

=> Dans le même temps, éclate l'affaire du prêt Pelat , du nom de Roger-Patrice, un ami personnel de Mitterrand, en février 1993.
Il s'agit d'une affaire de délit d'initié dans l'affaire Pechiney-Triangle qui implique son directeur de cabinet, Alain Boublil.En 1986, Pierre Bérégovoy avait reçu un prêt d’un million de francs, sans intérêt, de Roger-Patrice Pelat, un richissime ami intime de Mitterrand, pour l’achat d'un appartement dans le ...16e arrondissement, à Paris. Le juge Thierry Jean-Pierre, qui instruisit cette affaire complexe, découvrit non seulement le prêt Pelat, mais aussi les nombreuses libéralités accordées à la famille Bérégovoy : ainsi la prise en charge financière par Roger-Patrice Pelat de vacances du couple Bérégovoy, entre 1982 et 1989 ; les versements d’argent effectués à Lise Bérégovoy, l’une des filles du Premier ministre, pour qui Pelat se portait également caution auprès des banques pour des emprunts répétés ou encore des billets d’avion gracieusement offerts à la jeune femme. Le juge Jean-Pierre met également en lumière la persistance de découverts bancaires jugés « faramineux» accordés par la SDBO, la filiale du Crédit Lyonnais, aux membres de la famille Bérégovoy. Apparaît ainsi un découvert de 199.737,20 F au mois d’avril 1993. Puis, de nouveau, on trouve la trace de prêts d’argent aux membres de la famille Bérégovoy, notamment à sa fille Lise, de cadeaux à son épouse Gilberte, ainsi que des aides ponctuelles consenties à Pierre Bérégovoy entre 1986 et 1988.
Un mois après avoir quitté Matignon, Pierre Bérégovoy se suicide près de Nevers, le 1er mai 1993.

La vertu socialiste ne serait-elle pas un mythe ?

mardi 8 février 2011

Inébranlable Georges Marchais

Quand la presse ne pipait mot

Les grands de ce monde ont parfois la tête ailleurs

MAM subit les attaques de l'opposition pour avoir partagé le jet privé d'un ami tunisien. Un moment de relâchement, plaide la vacancière. Mais, l'erreur n'est jamais humaine qu'à gauche.
Lien PaSiDupes

On se souvient pourtant de quelques égarements qui n'ont rien de commun avec les agressions verbales des Stéphane Guillon, Didier Porte eou Nicolas Bedos.

Ainsi Pierre Bérégovoy annonça-t-il en 1992 une "baise" de l'impôt sur les sociétés ou de Lionel Jospin lançant un "Monsieur" à l'intention de Roselyne Bachelot en 2000.

Le 28 décembre 1989, à la question d'Hervé Claude d'Antenne 2 (France 2) de savoir s'il n'est pas ébranlé dans ses convictions communistes par l'effondrement du rideau de fer, le patron du PCF répond sans sourciller que cela "ne le branle pas"...
Sans aucun doute eux-mêmes rendus sourds par la pratique évoquée, ses interlocuteurs .
VOIR et ENTENDRE
A la Mutualité, ce soir de mars 1989, Georges Marchais avait-il encore forcé sur le rouge, celui qui tache ? Il semble bien qu'il était fort détendu, mais pas tout à fait à jeûn.
VOIR et ENTENDRE

Le meilleur pour la bonne bouche la fin

Autres temps, autres moeurs. De plus récents lapsus ont fait buzzer la toile au-delà de toute bienséance. Il fut un temps lointain où le 'sexuellement correct' prévalait en effet. Aujourd'hui les media en font des gorges chaudes.

Le 17 octobre, sur RTL, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux aussi en a fait un beau, en mélangeant fichier des empreintes digitales et fichier "des empreintes génitales".

En septembre 2010, l'opposition n'aurait pas craint de se ridiculiser en réclamant la démission de Rachida Dati, si par chance elle avait été au gouvernement. Elle fit en effet une fâcheuse confusion sur deux mots tabous: elle parla de "fellation" pour "inflation". Chacun y alla de son commentaire humoristique, de son analyse pseudo-freudienne, mais personne n'évoqua les célèbres précédents.

De tous les lapsus sexuellement connotés, le plus célèbre restera sans doute celui du député Robert-André Vivien, qui invita ses collègues à "durcir leur sexe", pluôt que leur texte, à propos d'une loi sur la pornographie.
Mais de tous les lapsus politiques, le plus célèbre restera sans doute celui du député Robert-André Vivien, qui invitait ses collègues à "durcir leur sexe", au lieu de leur texte, à propos d'une loi sur la pornographie.

mercredi 1 décembre 2010

Denis Olivennes passe du Nouvel Observateur à Europe 1

Olivennes quitte la direction de l'hebdomadaire, où il était directeur général délégué, pour devenir PDG d'Europe 1

Il prend en charge la direction opérationnelle du nouveau pôle d'information de Lagardère, marquant ainsi une volonté de réorganisation de ce secteur, et sera directement rattaché à Arnaud Lagardère.

Denis Olivennes, 50 ans , sera directeur opérationnel de Paris Match, du Journal du Dimanche et de Newsweb, pôle internet de Lagardère, a annoncé mardi soir Lagardère. En revanche, Lagardère Active, la branche media du groupe, reste actuellement dirigée par Didier Quillot.
Lien PaSiDupes: Olivennes et Hadopi

Jeu de chaises musicales

A la tête d'Europe 1, Denis Olivennes remplacera Alexandre Bompard, lui-même partant pour la direction de la FNAC (PPR), d'où est venu Olivennes.
"Denis Olivennes va nous quitter. Je le regrette, mais je comprends son départ", a déclaré dans un communiqué Claude Perdriel, président du conseil de surveillance de l'hebdomadaire. En deux ans et demi, avec courage et talent, il a réussi à redresser les comptes de l'Observateur et à dynamiser notre hebdomadaire. Nous lui devons beaucoup et je lui en suis très reconnaissant". "Il avait préparé une relance du journal que nous allons mener à bien", a ajouté Claude Perdriel.

Le parcours de Denis Olivennes

LCR un jour, trotskiste toujours
Proche de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire, depuis maquillée en NPA), selon Henri Weber (eurodéputé PS, mais ancien membre de l'Union des étudiants communistes et du PCF et co-fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire), et neveu de Claude Olievenstein, psychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie, Denis Olivennes, 50 ans, est diplômé de l'IEP de Paris et ancien élève de l'ENA (promotion Michel de Montaigne). Il sera auditeur à la Cour des Comptes, puis directeur général adjoint d'Air France en 1993.
En 1992, il est le conseiller du ministre de l'économie et des finances, puis du Premier ministre, Pierre Bérégovoy.
Président de Canal+ France en juin 2000, puis patron de la FNAC en 2003, il arriva à la tête du Nouvel Observateur en 2008.

Avec Inès de la Fressange (40 ans), Denis ­Olivennes forme une famille recomposée. Il a trois fils de 12 à 19 ans et Inès de la Fressange deux filles de 10 et 15 ans. Ils font cause commune et appartement à part.

D. Olivennes avait quitté la direction de la FNAC pour prendre la tête de l'hebdomadaire socialiste en mars 2008.

Considéré comme un manager et non comme un journaliste
par la rédaction, son arrivée n'avait pas été vue d'un bon oeil. Son éditorial hebdomadaire était régulièrement décrié en interne. "Il a mené une politique de réduction des coûts et de restructuration indispensable", selon un de ses proches.

  • Il n'avait toutefois pas les coudées franches, le véritable patron étant Claude Perdriel, fondateur du groupe, avec lequel il était en désaccord, a-t-on appris auprès de la rédaction. "Il avait été présenté il y a deux ans, comme l'héritier de Claude Perdriel (...) Son départ est exceptionnel, car il était promis à un bel avenir", a commenté le président de la société des rédacteurs (SDR) Sylvain Courage, ajoutant que la rédaction voyait "partir son directeur au quotidien et aussi la solution devant incarner son avenir pour les 25 futures années".
    Lien PaSiDupes: Perdriel, le bonze qui fige le Nouvel Obs dans le bronze
  • Pour sa part, l'autre figure emblématique du journal, Jean Daniel, a déclaré que le départ de Denis Olivennes "s'était fait avec sa bénédiction"...
    "Denis Olivennes n'était pas seulement patron de la rédaction du Nouvel Obs, président du directoire de la société qui édite le Nouvel Obs mais aussi l'associé de Claude Perdriel dans la société d'assainissement SFA", a précisé Sylvain Courage.

    Pour le président de la SDR, Denis Olivennes "a été efficace sur le plan managérial, avec des départs bien gérés en 2009, qui ont permis de faire baisser la masse salariale". L'hebdomadaire compte actuellement 160 journalistes.

    Le gestionnaire devient manager

    Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du groupe Lagardère (presse, audiovisuel, livre, distribution, publicité, multimédia, sport) s'est établi à 5,8 milliards d'euros, sans changement sur celui de l'année précédente. Il a notamment progressé de 5,1% dans la presse magazine et la radio et de 5,5% dans la distribution.

    En arrivant à Europe 1, Denis Olivennes va trouver une radio aux audiences stables, aux recettes publicitaires en hausse. Il devra poursuivre les chantiers de la diversifications des recettes et celui du numérique, mis en route par son prédécesseur Alexandre Bompard.
  • dimanche 18 juillet 2010

    Kofi Yamgnane: 50 ans d'indépendance africaine pour rien

    Décolonisation: le ministre socialiste de Mitterrand témoigne


    "C'était mieux du temps des blancs"

    VOIR et ENTENDRE la réponse de l'ex-secrétaire d'État chargé de l'intégration auprès du ministre des affaires sociales et de l'intégration de 1991 à 1993 (Edith Cresson et Pierre Bérégovoy, premiers ministres) et député socialiste du Finistère lors de la XIe législature de 1997 à 2002 à la question de LCP :
    "Qu'a fait l'Afrique de sa liberté ?"


    mercredi 7 juillet 2010

    Plenel: la liberté de la presse aurait la primauté sur la personne

    Les journalistes « indépendants » de France 2 prennent parti

    Voici l'article publié le 07/07/2010 à 17h00 par des journalistes du SNJ-CGT de France 2
    Titre:
    « Médiapart contre l'UMP »

    L'agresseur se dit agressé

    Bien que l'une des assertions d'Edwy Plenel publiées sur son site estime qu'il est victime d' «une attaque concertée, non pas de la majorité (...) mais de la garde rapprochée du président", France 2 commence ainsi:

    « Le fondateur de Médiapart, Edwy Plenel, va porter plainte pour diffamation contre Xavier Bertrand. Lien PaSiDupes
    Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait accusé mardi le site d'information, qui a publié les enregistrements de l'affaire Bettencourt, d'user de "méthodes fascistes".
    Les propos de Xavier Bertrand ont été approuvés par plusieurs ministres.

    La réaction de Médiapart

    Edwy Plenel
    , ancien directeur de la rédaction du Monde [est-ce un titre de gloire considérant pourquoi et comment il en est parti ?], voit dans [le marc de café] ces déclarations une "attaque concertée, non pas de la majorité (...) mais de la garde rapprochée du président" [tout au plus une contre-attaque]. "Cette garde rapprochée, au bout de trois semaines de révélations [ce ne sont que des allégations quand il ne s'agit que de supputations "plausibles"], manifeste un mépris profond de la démocratie et de la justice dans sa mauvaise foi", a affirmé le journaliste [se livrant à la manière de Plenel - cf. l'article précédent de PaSiDupes - à un élargissement à l'ensemble de la profession, incitation sournoise à la mobilisation]. "Je trouve que François Fillon a été beaucoup plus modéré à l'Assemblée", a-t-il estimé.

    [Ensuite -conséquence d'habitudes de paresse et des 35h dans le service public ! - France 2 recopie presque mot pour mot le texte de son confrère Mediapart]
    "Eric Woerth est mis par ses amis dans la pire situation parce qu'Eric Woerth sert de bouclier au président de la République. Tout cela est assez indigne, on devrait laisser la justice travailler", a-t-il dit [ou commenté ?]

    "Il y a eu une décision de justice qui a été rendue il y a une semaine, par une vice-présidente du tribunal de Paris qui dit que les informations de Mediapart sont légitimes et d'intérêt public, que nous avons fait notre travail de manière rigoureuse. Elle déboute Mme Bettencourt et son chargé d'affaires, qui voulaient que nous enlevions nos informations", a-t-il ajouté. [Pour moins de désinformation, lire l'article précédent de PaSiDupes pour savoir ce qu'il faut penser de ces interprétations d'une saisine reportée sine die. ]

    Les attaques de[s] ministres

    [Xavier Bertrand]: "Quand certains médias notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales (...) mais dans quel monde on est, dans quel monde on est !", s'est exclamé
    [c'était de l'indignation] le secrétaire général du parti majoritaire, mardi soir, au Raincy (Seine-Saint-Denis). [Il aurait pu tout aussi bien évoquer les écoutes téléphoniques d'Edwy Plenel ordonnées par le Président Mitterrand - cf. PaSiDupes] "Ah, parce que c'est plausible, on se permet de mettre en accusation un ministre de la République et le président de la République", a-t-il ajouté.

    Le ministre de l'Industrie
    "Christian Estrosi
    a comparé ce site internet à "une certaine presse des années 30". "Qui a apporté une preuve ?" contre Eric Woerth, s'est-il insurgé, visant Médiapart dont, selon lui,
    "l'un de ses responsables, Fabrice Lhomme (ndlr: a dit): 'Nous n'avons aucune preuve mais ça paraît plausible'". "J'ai en mémoire Clémenceau [NDLR: qui s'était retiré de la politique dans les années 20], Salengro, plus proche de nous Bérégovoy [NDLR: qui se sont suicidés]. Est-ce qu'on peut continuer à accepter ce type de pratiques et on salit un homme de cette manière?", a-t-il encore ajouté.

    De son côté, la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a durci ses attaques qualifié contre le rôle de la presse. Elle dénonce des "méthodes fascistes de sites internet" et une "collusion politico-médiatico-trotskyste". Quant au PS, "avant il était inutile, maintenant il devient nuisible. Quand on utilise ces méthodes de chasse à l'homme on n'est pas digne d'être un parti de gouvernement", a-t-elle ajouté. La ministre avait déjà qualifié Médiapart de
    "site de ragots, de déclarations anonymes".

    Quant au ministre de la Défense, Hervé Morin (Nouveau centre), il a dénoncé "une compétition effrénée entre la presse médiatique classique et internet" où "plus rien n'est contrôlé", "où on ne prend plus le temps, un seul instant, de vérifier simplement l'information qui vous est donnée". "Où est l'Etat de droit, la présomption d'innocence, ou est le contradictoire, le droit de la défense ?", a-t-il lancé. [Alors que ces mêmes sites Internet, de plus en plus payants et chargés de publicité commerciale, viennent tout juste de mener une campagne stigmatisant les blogueurs anonymes. D'ailleurs, les journalistes de la presse écrite, tel le Canard Enchaîné signent-ils tous leurs articles. Et Marianne ?]

    Lors d'un entretien sur RFI mardi matin, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, s'est interrogé sur la méthode du "goutte-à-goutte" [ou supplice chinois ] de Mediapart [qui est par ailleurs contre la torture] dans l'affaire Woerth/Bettencourt. "Si Mediapart a tout le dossier, pourquoi il ne le met pas clairement et complètement sur la place ? Qu'est-ce que c'est que cette façon d'égrainer ?", a-t-il demandé. [Comme à Paris Match - mais en plus propre, évidemment - , ça fait vendre depuis 3 semaines !]

    L'ancien cadre du PS évoque ensuite une probable entente [plausible ?] entre la rédaction d'Edwy Plenel et la rue de Solférino. "Je suis quand même frappé par la façon dont les choses sont distillées et effectivement parfaitement reprises le jour-même par le Parti Socialiste. Ca donne, de l'extérieur, l'idée d'une très grande concertation mais je n'ai pas les preuves." [Eric B. a peut-être des informations de première main, du temps où il fréquentait les cafards de la Rue de Solférino ?]

    Une "véritable attaque en règle contre la profession"

    Pour le syndicat CGT des journalistes [lequel a un nom (SNJ) et ne représente pas toute la profession...] les propos de Mme Morano sont une "véritable attaque en règle contre la profession". [Reprenant à leur compte le procédé de Plenel consistant à impliquer la profession, les syndiqués CGT du service public ajoutent:] "Au-delà de sa haine pour les journalistes faisant leur métier d'investigation et ne se contentant pas de relayer la communication gouvernementale ou sarkoziste [mais ils font le copié-collé des agences R****** ou de l'A*P], comment une ministre peut-elle mentir à ce point ?", s'interroge le syndicat dans un communiqué [n'hésitant pas à diffamer].

    [Même pas "plausible]

    "Oui Mediapart est un site d'information [le partage avec la désinformation est parfois incertain] ; oui ses journalistes sont titulaires de la carte d'identité des journalistes professionnels [sont-ils issus d'une école de journalisme digne de ce nom ? La fac de Montpellier où enseigne Plenel, par exemple?]; oui ils ont vérifié leurs sources, recoupé les propos tenus par l'ex-comptable de Lilianne Bettencourt [affirmation 'plausible' qui demande donc à être vérifiée]", poursuit le syndicat." [qui prend des risques, puisqu'on dit que Claire T., la comptable, a disparu: la pression médiatique aurait-elle été trop forte ? Des menaces peut-être ?]

    [Au total, trois fois NON ! Lien PaSiDupes: ceux qui devront rendre compte]

    L'article est 'signé' par FTV (avec A*P): encore un floutage de France Télévisions.

    jeudi 24 juin 2010

    Retraites - Michel Rocard juge sévèrement le PS: archaïsme et imbécilité

    Le PS "se trompe de combat", estime Rocard

    Un entretien à France Soir (Dominique de Montvalon et Christine Ollivier), le 24/06/10


    Ancien Premier ministre de François Mitterrand, Michel Rocard dit et répète à l’envi qu’il est socialiste – ou plutôt social-démocrate. Il est aussi Rocard, et entend le rester : un homme à part.
    Qu’on se le dise : c’est son credo, son destin, son statut. Mais le social-démocrate Rocard ne change pas avec l’âge : au-dessus de tout, il place la pensée libre, fût-elle dérangeante. Traduction : quand il félicite Eric Woerth pour son « courage » (dans l’affaire des retraites) ou quand il reproche à Martine Aubry de s’enfermer, sur la question des 60 ans, dans une posture archéo, cela ne veut nullement dire qu’il change de camp, qu’il passerait de gauche à droite.

    France-Soir. Il y a vingt ans exactement, vous commandiez le premier Livre blanc sur les retraites. Qu’est-ce qui vous poussait, dès cette année-là, à entamer cette démarche ?
    Michel Rocard. Je suis alors Premier ministre et je m’aperçois, s’agissant des retraites, que les enjeux sont terrifiants. Il était déjà évident que le coût du système était en augmentation vertigineuse et qu’on ne pouvait pas en rester là. Mais je pense depuis cette époque qu’aucun gouvernement n’a une légitimité suffisante pour décider en la matière tout seul. Le bon moyen de s’en sortir – le seul moyen –, c’est la négociation de contrats qui doivent associer l’Etat, les employeurs et les salariés.

    F.-S. Comment vous y prenez-vous ?
    M. R. J’appelle le patronat, la CFDT et Force ouvrière pour leur demander s’ils seraient d’accord pour établir un diagnostic commun, complété d’une boîte à outils. Ils répondent positivement. Quand l’INSEE achève le Livre blanc, en 1990, je leur envoie donc le travail, et j’obtiens leur accord sur le diagnostic et sur la boîte à outils. La deuxième étape a été le lancement d’une mission de dialogue sur les retraites, confiée au secrétaire général des cadres de Force ouvrière, Robert Cottave, flanqué de trois hauts fonctionnaires. Leur mission : organiser partout en France des débats sur l’avenir du système de retraite. Je leur ai dit : « Je vous donne deux ans pour qu’il n’y ait plus en France un seul syndicaliste qui ose nier les chiffres. ». J’avais en même temps annoncé que la troisième étape serait l’ouverture des négociations entre le patronat, les syndicats et l’Etat, et que la quatrième serait la ratification de cette négociation par la loi.

    F.-S. Alors, qu’est-ce qui a coincé ?
    M. R. La mission a admirablement travaillé. Mais j’ai dû démissionner le 15 mai 1991. J’ai alors été remplacé par Mme Cresson, dont le principe était simple : « Rocard a mal gouverné, donc il faut faire le contraire de ce qu’il a fait. » Elle a donc mis fin au travail de la mission, puis n’a plus rien fait sur le sujet.

    F.-S. Pierre Bérégovoy lui a assez vite succédé…
    M. R. Mon ami Bérégovoy pas eu le temps de faire quoi que ce soit, puis nous avons perdu les élections de 1993. Balladur, devenu Premier ministre, note que la progression lente du déficit du régime des retraites se fait sentir. Il s’aperçoit aussi que l’opinion a bien changé, grâce à mon boulot. Il prend fin juillet – par décret et par la loi – des mesures de rééquilibrage. Il traite ainsi le problème du déséquilibre comptable pour dix à quinze ans. Mais il a brisé en même temps tout goût pour la négociation chez les partenaires sociaux. Car la décision de « boucler » le problème par la loi et le décret sans autre consultation a cassé ma démarche, a déconsidéré les responsables syndicaux et a encouragé les positions jusqu’au-boutistes.

    F.-S. A la lumière de votre expérience, comment jugez-vous la réforme d’Eric Woerth ?
    M. R. C’est une réforme non négligeable et courageuse. Le gouvernement a eu raison de la faire. Je suis socialiste, je le reste, mais je le dis : Eric Woerth est un type bien, qu’il faut défendre. En tant que social-démocrate, je regrette, en revanche, que le gouvernement n’ait pas suivi la voie de la négociation. Il est quand même passé en force, même s’il bénéficie du fait que l’opinion est devenue plus sérieuse, plus responsable, un peu mieux informée. Reste que beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés. Pour commencer, les régimes spéciaux ne sont pas touchés. Or c’est un morceau énorme.

    F.-S. Vous a-t-on demandé vos conseils ?
    M. R. Oui. Les deux ministres du Travail successifs, Xavier Darcos puis Eric Woerth, m’ont convié à venir leur parler. Comme je suis démocrate, j’accepte les invitations. J’ai insisté auprès d’Eric Woerth : « Il faut négocier. » Sa réponse a été : « Mais ils ne veulent pas négocier ! » Je crains qu’il ait raison, à cause du piège que Fillon et Raffarin ont tendu à la CFDT il y a cinq ans. Cela se paie aujourd’hui.

    F.-S. Quand François Mitterrand a décidé d’abaisser l’âge légal de la retraite de 65 à 60 ans, en 1981, vous étiez présent lors de ce fameux Conseil des ministres…
    M. R. Oui. Et, autour de la table, tous les ministres en charge de l’économie – même Fabius et surtout Delors – étaient effondrés, décomposés. Moi aussi. Mais il s’agissait de faire plaisir au Parti communiste et de magnifier le caractère social du gouvernement ! Le résultat a été la sacralisation de ce chiffre de 60 ans. Depuis, nous sommes encombrés d’un symbole alors que ce chiffre est, au fond, le moins significatif de tous les paramètres, même si c’est le plus visible.
    Lire PaSiDupes sur Hollande, accroché au symbole

    F.-S. Pour vous, il aurait donc mieux valu ne pas s’en prendre aujourd’hui à ce « symbole » ?
    M. R. Eh ! Pourquoi agiter un drapeau rouge devant le taureau au lieu de contourner le problème ? C’était d’ailleurs une des conditions posées par la CFDT pour négocier : ne touchez pas à l’âge légal, et on se débrouillera avec le reste. Mais cela avait un inconvénient pour le gouvernement : ôter de la visibilité au résultat final. Pourtant le fond de l’affaire est connu : il faudra un jour arriver à une retraite à la carte, avec une cessation progressive d’activité.

    F.-S. Le bilan de la réforme Woerth, c’est tout de même, pour vous, positif ?
    M. R. Au total, avec cette réforme, nous allons gagner un répit de dix ans sur le plan comptable. Ce n’est pas rien dans cette période d’inflation énorme, de déficits et de dette. Mais la contrepartie, c’est que la négociation n’est décidément plus un instrument de travail dans le dialogue social. Je trouve cela terrible.

    F.-S. Le PS s’oppose à la remise en question des 60 ans et affirme qu’il reviendra dessus en cas de victoire en 2012…
    M. R. Le PS a du mal à devenir ce qu’il devrait être profondément : un parti social-démocrate. C’est un peu le parti faible dans l’Internationale sociale-démocrate. En faisant de l’âge légal un symbole, le PS est encore en train de se tromper de combat. Pour moi, c’est une des premières fautes de Martine Aubry qui, par ailleurs, fait du bon boulot. Pour ce qu’elle fait, je la défends plutôt. Mais là, elle a commis une erreur. Elle a été trop sensible au poids d’un symbole. Or on ne négocie pas sur les symboles, on les abandonne. Je crois que le PS se bloque sur une carte perdante. Quant à faire reposer les retraites sur la fiscalité, c’est absurde et « dangerosissime ». Je parlerai même d’imbécillité. Il faut absolument que le régime des retraites s’auto-équilibre. Il n’y a pas d’autre solution.

    F.-S. Faudra-t-il une nouvelle réforme des retraites dans dix ans ?
    M. R. Dans dix ans, ou peut-être avant, je ne sais pas. Une certitude : le problème des retraites reste devant nous. D’autant que nous ne sommes pas sortis de la grande crise. Nous n’en avons traité qu’une petite partie, et mal : les banques reconquièrent leur pouvoir. Rien sur les paradis fiscaux, rien sur les produits dérivés. C’est effrayant. Nous allons donc vers des coups durs économiques fréquents dans un contexte de croissance lente. Dans ces conditions, le poids des régimes de retraite va devenir assez vite intolérable, une fois absorbé l’allégement temporaire signé Woerth-Sarkozy-Fillon.

    vendredi 26 février 2010

    Peillon défend Soumaré mais attaque Madelin et Devedjian

    Madelin et Devedjian, nouvelles victimes de Vincent-la-honte

    Le poseur de lapin a manqué sa vocation théâtrale


    Coup de théâtre du deuxième acte

    L'affaire Ali Soumaré inspire Peillon-la-honte
    : il vient de faire entrer en scène deux mineurs d'alors, Patrick Devedjian (20 ans) et Alain Madelin (19 ans).

    Vincent Peillon a produit jeudi sur LCI une coupure de presse datant de ...1965. Le socialiste avait cinq ans !
    Cet article relate un fait divers qui avait valu à Alain Madelin et Patrick Devedjian une condamnation en correctionnelle. Sur le plateau de Politiquement show, émission de LCI, le socialiste Vincent Peillon a exhumé un fait divers impliquant les deux élus. Il a sorti de sa poche une copie d'un article en disant: "Je vous ai amené un document très intéressant qui est l'édition du Petit varois du 11 novembre 1965. Le titre 'en correctionnelle, deux jeunes dévoyés en vacances à La Croix Valmer avaient essoufflé la police'". Peillon-la-honte ne révèle pas l'identité de l'archiviste du PS qui fiche les Français. Lire PaSiDupes

    La synthèse Peillon: "la fin nous apprend que ces deux jeunes avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateaux, avaient des papiers d'identité faux, des plaques d'immatriculation fausses, avaient avec eux un pistolet 6,35 et avaient fait courir la police", a poursuivi l'ex-lieutenant de Sa Cynique Majesté Royal.
    Il ménage ses effets. "J'ai cherché les noms et c'est finalement une jolie anecdote, on a deux noms : MM. Alain Madelin, Patrick Devedjian (ci-contre)."
    Vincent Peillon ironise pour conclure: "Je souhaite véritablement qu'Ali Soumaré fasse une aussi belle carrière."

    Une bataille de plaintes pour diffamation

    Dans le même temps, Michèle Sabban-Allali (Rassemblement de la gauche et des Verts), née en Tunisie, vice-présidente socialiste sortante du Conseil Régional d'Ile-de-France et tête de liste PS dans le Val-de-Marne, le 9 mars, assignera pour diffamation Axel Poniatowski son rival, tête de liste UMP dans le Val d'Oise, qui avait évoqué les poursuites judiciaires contre la tête de liste PS, "pour emplois fictifs". Or, d'une part, elle avait été relaxée dans cette affaire par un jugement du 2 juin 2003, et, d'autre part, elle est -de surcroît- la présidente de l'assemblée des régions d'Europe (ARE) , autant dire intouchable.
    Son parcours ?
    A la municipale de mars 2008, la strauss-kahnienne Michèle Sabban-Allali, attachée parlementaire devenue secrétaire fédérale du PS et candidate à Boissy, avait été combattue par Désirdavenir Royal: elle arriva donc en troisième position (26,2%) derrière Régis Charbonnier (PS diss, 29,5 %) et Daniel Urbain (UMP, 31,9 %).

    => Quant à Ali Soumaré, candidat socialiste vertueux, il tenait son premier meeting depuis les révélations sur son passé judiciaire vendredi 19 février (lien PaSiDupes). Présent à son côté, Laurent Fabius l'a assuré de son total soutien, de quoi convenir à Georges Frêche, puisque l'exemplaire tête de liste du PS n'est pas joueur de football.

    Jean-Paul Huchon
    n'a pas manqué d'éreinter l'équipe adverse en prétendant supporter le « multirécidiviste »: "Je veux avoir un mot pour Ali. Je sais combien c'est dur pour lui, pour les siens, pour sa famille. Je sais combien il est difficile de voir son honneur livré aux chiens".
    Le président de la région Ile-de-France paraphrasait ainsi François Mitterrand, qui s'était indigné en mai 1993 aux obsèques de Pierre Bérégovoy "que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme". Espérons que Huchon ne veut que du bien à Soumaré, si on songe à la fin brutale et mystérieuse de Bérégovoy.

    Autre strauss-kahnien et donc en concertation, Huchon-Ronron n'a en revanche fait aucune allusion à l'assignation d'Axel Poniatowski par la cumularde Sabban-Allali, accusée d'emploi fictif. Le Huchon sait nager: ce n'est pas seulement le président sortant du Conseil Régional d'Ile-de-France; c'est aussi un poisson d'eau douce. Alors Huchon -déjà connu pour son incurie dans la gestion des lycées de la région- n'a pas réactivé une comparaison qui lui serait défavorable:
    => En novembre 2004, suite à la dénonciation par lettre anonyme de l'existence d'emplois fictifs au sein du Conseil Régional d'Ile de France, le président socialiste fut jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts lors de marchés publics, passés en 2002 et 2003, entre le Conseil Régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant Dominique Le Texier. Condamné à 6 mois de prison avec sursis -et non pas relaxé-, 60 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis la peine d'inéligibilité...

    A la municipale de mars 2008, la strauss-kahnienne Michèle Sabban-Allali, attachée parlementaire devenue secrétaire fédérale du PS et candidate à Boissy, avait été combattue par Désirdavenir Royal: elle arriva donc en troisième position (26,2%) derrière Régis Charbonnier (PS diss, 29,5 %) et Daniel Urbain (UMP, 31,9 %).

    Arlette Chabot encaisse; les élus UMP poursuivent

    Rappel du coup de pute de Vincent-la-honte à Arlette Chabot sur France 2

    =>
    L'entourage de Patrick Devedjian a annoncé qu'une plainte pour diffamation serait déposée contre Vincent Peillon.

    => L'ex-ministre Alain Madelin (ci-contre), désormais retiré de la vie politique, conteste fermement la condamnation en correctionnelle que lui a attribuée jeudi soir Vincent Peillon, et va assigner en diffamation l'eurodéputé socialiste, a indiqué vendredi son avocat, Me Jean-Marc Fedida.

    N.B.

  • Si Patrick Devedjian est ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du plan de relance, Peillon consacre son énergie à une relance fort "nauséabonde" qui n'apporte rien à la lutte contre la crise et au bien-être des Français les plus défavorisés. Alain Madelin est quant à lui rangé des voitures ministérielles...


  • C'est dire que, dans l'affaire des affaires judiciaires d'Ali Soumaré, tête de liste de la diversité PS aux Régionales, l'attaque de l'ex-proche de Sa Cynique Majesté Royal, le teigneux du congrès de Reims, ne vise pas des têtes de listes UMP: la contribution du pollueur non payeur Peillon à la campagne est donc plus que malsaine, vile.

  • samedi 24 octobre 2009

    EPAD: la liberté de parole d'Isabelle Balkany

    Quand Isabelle Balkany ne fait qu'une bouchée d'Eric Naulleau

    Isabelle Balkany (1947) est 1er adjoint au maire de Levallois et vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine. "Accueillie" Attendue comme au coin d'un bois sur le service public, l'épouse de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, a cloué le bec de deux des sadiques du PAF, ce soir sur France 2, au cours de l'émission On n'est pas couché.

    Attention toute particulière des media pour les Hauts-de-Seine

    Le 13 avril 2009, attendue comme souvent par la presse lors d'un épisode de la vie départementale,
    Isabelle Balkani donnait déjà un aperçu de sa forte personnalité.

    VOIR et ENTENDRE



    Le 24-10-09, Ruquier avait invité Isabelle Balkany à un affrontement -d'égal à égal- avec Eric Zemmour et Eric Naulleau dans son émission On n'est pas couché
    Seule contre tous dans une émission typique des media qui font du lynchage télévisuel un spectacle, Isabelle Balkany tenta, mais en vain, de faire comprendre aux bénévoles de gauche que le président de l'EPAD est des leurs: le président de l'EPD est élu à une fonction de représentation et de promotion du centre des affaires de la Défense. Bien qu'il ne soit qu'un ambassadeur du département et que la direction effective soit assumée par son Directeur général, la candidature avait pourtant provoqué le déchaînement hystérique des pseudo-démocrates dont nous découvriront les limites de la vertu.

    VOIR et ENTENDRE une partie de la riposte d'Isabelle Balkany aux aboiements de faiseurs d'opinion:



    Balkany vs Zemmour & Naulleau 1 clash [ITV] Onpc 241009
    envoyé par peanutsie

    VOIR et ENTENDRE
    Isabelle Balkany au coeur du débat politique de l'émission On n'est pas couché ce samedi:

    Zemmour et Naulleau VS Isabelle Balkany
    envoyé par cfun

    Naulleau montre les crocs

    Le chien de garde de l'émission défend les parchemins universitaires, mais en revanche ne conteste pas la légitimité de Pierre Bérégovoy, premier ministre de Mitterrand-l'Ancien, qui n'avait pas son bac, certes à l'époque où 85% des candidats ne le recevaient pas encore en certificat de fin d'études secondaires. Un CAP pouvait suffire alors pour faire le Premier ministre de François Mitterrand sans que ce dernier soit pour autant soupçonné d'exercer un pouvoir personnel.

    A gauche, l'ascenseur social fonctionne parfaitement

    Les trois enfants de cet Ukrainien immigré en France n'ont pas souffert de la carrière politique de leur papa au sommet...

  • L'aînée, Catherine Bérégovoy-Cottineau, s'est faite élire, sur la liste socialiste, conseillère municipale de Clichy où elle ne fut évidemment pas parachutée, bien que son père fût né en Seine-Maritime et député de la Nièvre.
  • Son fils Pierre a accédé au poste de Directeur Général de la BNP Paribas du Mali, sur son seul mérite.
  • Son frère, Michel Bérégovoy, est un ancien député socialiste de Seine-Maritime devenu Vice-président du Conseil général de Seine-Maritime, dont le président est un ancien trotskiste et ancient suppléant de Laurent Fabius.

    De quel diplôme Naulleau peut-il se prévaloir pour le brandir avec toute la pudeur dont il est capable?

    Il est en effet éditeur (Balland), traducteur (né à Baden-Baden, d'un père militaire ?, son épouse bulgare maîtrise en effet la langue), écrivain, critique littéraire, avec pour tout diplôme, ce fameux DEA que possède tout bon militant socialiste, tel Bruno Julliard qui a pourtant passé beaucoup de temps dans la rue, hormis Benoît Hamon, pourtant professeur d'université, comme Julien Dray est professeur-chercheur !)...

  • Bien que conscience sociale de ce siècle, Naulleau est un cumulard.

    Il prive de salaire cinq chercheurs d'emploi qui se contenteraient d'un seul des postes occupés par le vertueux pamphlétaire français:
  • On n'est pas couché de Laurent Ruquier (France 2, service public dévoué à la majorité présidentielle) ;
  • Ça balance à Paris sur Paris Première (groupe M6, à Neuilly-sur-Seine);
  • J'ai mes sources sur France Inter (service public dévoué à la majorité présidentielle);
  • Dans le texte sur le site d'Arrêt sur images (France 5, et dont le créateur , sur le service public dévoué à la majorité présidentielle, est Daniel Schneidermann);
  • Starmag sur TPS Star (groupe CANAL+)Il est aussi chroniqueur pour le quotidien Aujourd'hui sport, mais défend toutefois les 35 heures.

    Naulleau s'est fait une spécialité de l'agressionElle lui a valu une notoriété dont se passerait toute personne morale: 'clashs' prémédités avec Bernard-Henri Levy, les chanteurs Cali ou Francis Lalanne, le parrain financier de Sa Cynique Majesté Royal, Pierre Bergé, l'avocat Karim Achoui, ou encore la cinéaste Catherine Breillat, sont devenues célèbres grâce notamment à Internet (voir les sites communautaires de vidéos).
  • Naulleau, la « chèvre mal baisée » qui bêle sur France 2 Isabelle Balkany espère aussi qu'elle n'appelle pas le bouc, quand il assure qu'il est capable de prendre la température du peuple et d'évaluer l'opinion publique. Or, il se trouve qu'hier soir, Isabelle Balkany, qui ne pouvait le battre sur le terrain du sadisme médiatique, l'a initié au masochisme BCBG estampillé par le CSA, faisant entrevoir au bientôt quinquagénaire de la génération Montebourg, ce qu'il advient du sadique lorsque sa victime prend le contrôle.
    Sans doute fait-il référence à la méthode Ogino qu'il s'applique au sein du microcosme parisien en chaleur, celui qui fabrique les rumeurs et monte les polémiques, mais peut-être aussi -plus étrangement- celle qui prévaut dans la France profonde, le vrai peuple qu'il a l'audace de prétendre représenter dans une émission de divertissement télévisuel du samedi soir, à l'heure du film classé X sur Canal+. Erreur de casting ? La parodie de l'amour a muté sur France 2 où les pratiques SM virtuelles.

    Passé par Sciences Po pour arriver au Figaro, Eric Zemmour, l'autre tireur embusqué mais aux critiques moins épidermiques et davantage étayées, s'est entendu qualifié par Mme Balkany de « Coin-Coin-le-Canard ».

    L'Internet amplifie les rumeurs

    A défaut d'analyse et de jugement personnels, le copié-collé des idées toutes faites est une facilité très répandue dans un monde moutonnier où tout va si vite et où les cloneurs ont l'illusion de l'originalité et le confort du hurlement en meute: l'appropriation des idées des autres ne tient pourtant pas lieu de validation et encore moins de vérité.
    Regrettons enfin cette débauche stérile d'énergie par le PS en période de rénovation laborieuse et d'efforts de la majorité dans la crise économique internationale, la menace du chômage et de la perte de pouvoir d'achat.
  • mardi 6 octobre 2009

    France Télécom: les suicides mobilisent davantage les media que les salariés

    15% de grévistes, selon la direction

    Les six organisations syndicales de France Télécom ont appelé à deux journées de mobilisation les mardi 6 et mercredi 7 octobre, pour dénoncer le mal-être au travail et les 24 suicides qui ont endeuillés le groupe depuis plus de dix-huit mois. Les obsèques du salarié de 51 ans qui a mis fin à ses jours lundi ont eu lieu jeudi après-midi.
    Les syndicats exigent l'arrêt des délocalisations, ainsi que la négociation et la mise en oeuvre d'un "vrai projet industriel".

    Or, mardi à la mi-journée, le mouvement de grève à l'appel des syndicats de France Télécom était suivi par 15% des personnels, selon la direction, désavouant ainsi les syndicats sévèrement.

    Si dramatiques que soient les 24 suicides en 18 mois dans l’entreprise, leur instrumentalisation par l’opposition et les media n’a donc pas eu l’impact escompté sur les salariés.

    Les mesures annoncées ne satisfont pas les meneurs syndicaux

  • Au lendemain du 24e suicide, le PDG, Didier Lombard, a annoncé que l'entreprise met fin "au niveau national au principe de mobilité des cadres systématique tous les trois ans".
    Malgré cette décision majeure, les syndicats ont maintenu leur mot d’ordre, pour rouvrir les hostilités au moment de la fin des négociations sur les conditions de travail engagées entre la direction et les organisations syndicales.
  • La ministre de l'Economie Christine Lagarde a renouvelé jeudi à Didier Lombard "sa pleine et entière confiance pour faire traverser à l'entreprise cette période difficile et douloureuse". En revanche, France Télécom a annoncé le remplacement du numéro deux, Louis-Pierre Wenes, par Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

    Le suicide en France

    Chaque année, plus de 10000 personnes se suicident en France
    ; ce qui représente un suicide toutes les 50 minutes. Encore ces chiffres sont-ils sous-estimés d'environ 20% selon un rapport du Haut Comité de la Santé Publique.
    Le nombre de décès par suicide est sous-estimé du fait d'un défaut de déclaration ou de l'existence de suicides "cachés", inscrits dans d'autres rubriques de décès comme les intoxications ou les accidents.
    Le nombre de tentatives de suicide est lui aussi sous-estimé dans la mesure où la comptabilisation se fait par l'activité des urgences hospitalières et que toutes les tentatives ne font pas l'objet d'une hospitalisation.
    Il existe enfin peu d'enquêtes d'opinion de la population française sur le suicide hormis le baromètre "santé-jeunes" du CFES (Centre Français d'Education pour la Santé) et les enquêtes de l'UNPS (Union Nationale pour la Prévention du Suicide) effectuées par la SOFRES (2000 : "Les Français et le suicide" ; 2001 : " Les élus et le suicide"). L’INSERM produit et publie la statistique des causes de décès en France. Les dernières données analysées sont celles de l’année 2002.

    Les explications possibles
    Les raisons d'un suicide restent mystérieuses, mais il semble étroitement corrélé au chômage, à la précarité, à la pression professionnelle, mais aussi (et surtout ?) au relâchement des liens familiaux et sociaux.
    (source
    ).

    Le milieu professionnel n'est d’ailleurs qu'un critère parmi d'autres, qui sont aussi prégnants.
    Exemple, le nombre de diplômes et le niveau de revenus: moins on en a, plus on se donne des moyens radicaux pour réussir sa sortie (pendaison, arme à feu); plus on en a, moins on cède à la tentation de disparaître.
    Pourtant, Nicolas Bourgoin relève au moins trois milieux professionnels qui semblent s'écarter de cette règle générale. Les cadres qui, soumis au stress et au chômage, se suicident «plus que ne le voudrait leur niveau de revenus»: 13 pour 100 000 chez les 25-59 ans. Les enseignants, en particulier les instituteurs, paraissent «fragilisés par de mauvaises conditions de travail et des relations conflictuelles avec les publics qu'ils rencontrent, malgré un niveau de diplômes élevé»: 39 pour 100 000. Enfin, plus souvent célibataires que la moyenne des Français, les salariés agricoles paient sans doute leur insatisfaction affective: 62 pour 100 000. Quant aux policiers et aux militaires, leur propension à se suicider reste égale à leur «taux théorique», affirme l'auteur de l'étude, qui entend mettre un point final aux «développements journalistiques» sur ce thème.

    Les suicides à France Télécom occultent ceux de policiers ou d’enseignants

  • Tandis que les petites frappes des lycées et collèges sont classées dans la catégorie des « élèves en difficulté », les professeurs attaqués ne sont pas protégés par leur administration comme l’exige la loi du 13 juillet 1983 qui organise leur statut. Depuis la loi du 12 avril 2000 adopté par le gouvernement Jospin-Chirac, la victime ne peut même plus obtenir copie de la lettre de dénonciation qui la met en cause. Or, de l’aveu même d’un inspecteur d’académie du Gard, en novembre 2000, il arrivait déjà dans son service une cinquantaine de lettres de dénonciation par semaine ! Une cause de suicide parmi tant d’autres.
  • Dans la police, la fréquence du suicide a augmenté significativement au cours d'une période récente et dépasse celle de la population générale.
    En février dernier à Dunkerque, un gardien de la paix était retrouvé mort par arme à feu dans sa voiture. Suicide. Le lendemain, à Lens, un policier succombait à ses blessures: il avait tenté de mettre fin à ses jours le 21 janvier. Quelques jours plus tôt, à Aix-en-Provence, une jeune brigadière a tenté de se donner la mort en ingurgitant des médicaments sur son lieu de travail. Le 27 janvier, une adjointe de sécurité de 23 ans avait sauté du 10e étage, à Aubervilliers, son enfant de deux ans serré dans les bras. Mais il y a aussi eu Tours, Orléans, Paris... En cinq semaines, neuf policiers se sont suicidés, contre cinq à la même époque l'an dernier. Au moins une dizaine d'autres auraient essayé. Agent administratifs, commandant, gardien de la paix ou brigadier... peu importe le grade ou la fonction. En 2007 et 2006, la police a déploré près d'un suicide par semaine. Sont-ils instrumentalisés ?

    Pour autant, les dirigeants de syndicat connaissent-ils les rigueurs du travail qu’ils dénoncent.

    Dès le lycée, les meneurs syndicaux sont bichonnés par les partis de gauche qui les casent dans leurs organisations et associations. Les permanents se voient ensuite offrir des postes dans les cabinets ministériels. L’un d’eux, secrétaire général de la FEN (SNI aujourd'hui SNU-ipp, membree de la FSU) , André Henry, est même devenu « Ministre du Temps libre » de Mitterrand dans le gouvernement Mauroy ; un autre, secrétaire national de la CFDT, François Chérèque (père de François !), ministre délégué à l’Aménagement du territoire dans le gouvernement Rocard. Jean Kaspar, successeur d’Edmond Maire à la tête de la CFDT, a été envoyé comme ministre plénipotentiaire à l’ambassade de France à Washington. Monique Vuaillat qui a quitté très tôt sa classe pour devenir permanente inamovible à partir de 1971 jusqu’à devenir secrétaire générale du SNES, a reçu la légion d’honneur le 11 décembre 2001 des mains de Jack Lang. Récemment encore, Bruno Julliard qui prétendait ne recevoir ses ordres d’aucun parti lorsqu’il était président de l’UNEF, est devenu responsable de l’Education au PS.

    Les impudiques journalistes qui amplifient le phénomène connaissent-ils le problème du suicide pour y être exposés ?

    Devoir de mémoire - les suicidés de l'entourage de François Mitterrand:
  • 1er mai 1993 : Pierre Bérégovoy, ancien premier ministre;
  • 7 avril 1994: François de Grossouvre, conseiller à l'Elysée.
  • mardi 28 juillet 2009

    Baisse du chômage: Moscovici refuse de "créditer" le gouvernement !

    La droite n'est responsable que des augmentations du chômage...

    Ce 'besoin de gauche'-là fait-il envie ?

    Ce post-strauss-kahnien n'a pas un mot sur la consommation des Français: inutile de dire qu'elle est donc en hausse ! (LIRE un prochain article de PaSiDupes)
    Le député PS du Doubs Pierre Moscovici a en reavanche beaucoup à (re)dire sur le chômage.<br>Mosco n'a pourtant pas pris beaucoup de risque en affirmant mardi 27 qu'il y aurait une "alternative" à la politique du gouvernement face à la crise. Il n'assure pourtant pas que le PS incarnerait cette alternative supposée. et qu'il ne fallait "pas la créditer particulièrement" de la baisse du chômage en juin, annoncée lundi. Le gouvernement n'est certes pas le seul acteur, mais qu'un responsable socialiste ne lui reconnaisse qu'un rôle secondaire, voire mineure, relève de la malveillance et du cynisme. Cet énarque estime-t-il en effet que les gouvernements n'ont de prise sur rien ?
    "Je pense qu'il y a une alternative" à la politique du gouvernement face à la crise, a indiqué P. Moscovici interrogé sur ...France 2. Il oppose toujours les mêmes arguments en toutes circonstances: "Je pense que c'est une politique de relance extrêmement faible, une politique de traitement du chômage assez ponctuelle, et qu'il n'y a pas du tout une vigueur dans la relance de l'activité économique, ni par l'investissement (...) ni par la consommation", a-t-il ajouté en fin connaisseur de l'économie. Mieux que ses autres camarades socialistes, tel Bruno Julliard qui passa plus de temps en manifs qu'en amphi, il cumule avec aisance plusieurs DEA, aussi bien en sciences économiques qu'en philosophie !

    En 1991, le sympathique socialiste dénigra déjà, mais c'était alors un camarade socialiste
    , dans un réquisitoire contre la politique économique de Pierre Bérégovoy. Il est permis de s'étonner que Lionel Jospin n'ait pas fait de cet expert son ministre de l'Economie de 1997 à 2002. Encore ne l'a-t-il fait ministre délégué aux affaires européennes que par protection trotskiste.

    Les dépréciations de Moscovici sont-elles honorables ?

    Pour l'intarrissable Moscovici, "c'est une politique extrêmement injuste qui s'accroche à des acquis fiscaux qui sont ceux de l'été 2007, qui étaient tout à fait négatifs". Remonter à 2007, alors que la crise économique internationale ne sévissait pas encore, ne serait-il pas également malhonnête ?
    Mosco est un mécréant chronique.
    Il minimise éhontément en doutant "qu'il faille créditer [la politique gouvernementale] particulièrement de cette baisse du chômage, même si, ici où là, il y a peut être quelques mesures de relance ciblée de la consommation qui aient pu produire un effet temporaire". Ca sent la mauvaise foi à plein nez !.
    Pour lui, il y a en revanche "un essor de l'auto-entreprise qui joue", dans cette "petite embellie". Vive les (petits) patrons ! Et tant pis pour les syndicats... C'est pour la bonne cause ?

    Mosco est-il un vicieux ?

    Après ce déni de la réalité et bien qu'il 's'accroche' à 2007, Moscovici s'évite toutefois le ridicule d'une énième mention du ...'bouclier fiscal' qui a déjà beaucoup servi.
    Mais le malfaisant député ne peut se tenir. Il assure d'abord qu'il se réjouit de cette amélioration du taux de chômage qui ne doit pas plus à ses vertueux efforts langagiers qu'à l'action gouvernementale. Mais ensuite, attention la rhétorique basique, le socialiste reste sombre et communique sa saine angoisse, dans la droite ligne de la campagne de peur de Marianne : "même s'il faut craindre une rentrée sociale très difficile", ajoute-t-il, non sans malice primaire!

    Temps des cerises ...sur le gâteau: dès juillet, Mosco a un fort désir de rentrée sociale !
    "Je suis élu dans le pays de Montbéliard et je connais trois/quatre entreprises industrielles qui ont des warnings allumés de manière assez sévère ». Et bien que le phénomène soit annuel et l'argument éculé, il annonce qu' « il y a aussi l'arrivée sur le marché d'une génération qui sort de l'université". Impressionnante perspicacité de bon aloi...

    Voilà donc de quoi mobiliser 24h/24h cet élu socialiste d'envergure nationale. Rêvant de pagaille noire, Pierrot Mosco préfère pourtant pagailler à contre courant dans les media en mal de copie en cette période estivale, plutôt que de soutenir les efforts des responsables de la majorité.
    C'est le choix responsable de l'élu, quelque part en région Franche-Comté, au fin fond du département du Doubs, exactement à la Communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard, représentant quelque 124 000 habitants. Peugeot et ses sous-traitants qui rapportent beaucoup au Pays de Montbéliard -lequel a basculé à gauche en 2008 pour le meilleur et pour le pire- ne devront compter que sur eux-mêmes et le gouvernement...

    Rappel à la précarité des emplois électifs

    Le 17 juin 2007, Pierre Moscovici a été réélu député avec 50,93% des suffrages, contre Irène Tharin, 49,07 %: l'UMP n'a pas alors été mauvais joueur, à la différence de la coalition PS avec l'alliance contre-nature des Verts de Dany-le-Rouge et du MoDem de Zizou-Bayrou (lire PaSiDupes), vaincus tous ensemble par Maryse Joissans à Aix-en-Provence.