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dimanche 7 juillet 2013

Affaire Snowden: le Président de la République se rend-il coupable de haute trahison ?

Espionnage: appel à tous les magistrats

Prism : les dirigeants européens "savaient depuis longtemps"
"Dans le cadre de l'affaire Snowden où Le Point a révélé que l'ambassade de France à Washington, ainsi que la mission diplomatique Française à l'O.N.U, ont été la cible d'écoutes de la part des Etats-Unis d'Amérique, cela dans le cadre des opérations dites "Wabash" et "Blackfoot" à travers le programme " US-984XN"aussi intitulé "Prism" de la N.S.A (national security agency), Agoravox estime que François Hollande, actuel Président de la République viole ou laisse violer les articles de loi suivants :

ARTICLE 5 de la Constitution de la Vème République du 4 octobre 1958
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. 

Article 411-4 du CODE PÉNAL
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France.

Article 411-5 DU CODE PÉNAL
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende.

Article 411-6 DU CODE PÉNAL
Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l'exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende.

Article 226-15 DU CODE PÉNAL
Le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l'installation d'appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.

Loi n° 91-646 du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques.
Le secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques est garanti par la loi.
Il ne peut être porté atteinte à ce secret que par l'autorité publique, dans les seuls cas de nécessité d'intérêt public prévus par la loi et dans les limites fixées par celle-ci.

Deux preuves manifestes de la violation de la loi par le Président de la République peuvent être mises en évidence

La première étant qu'en vertu de l'article 5 de la Constitution, le Président de la République se doit d'être le garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, de la continuité de l'État ainsi que de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire.

Or, en ne prenant pas au moins la mesure de nécessité visant à interrompre définitivement
les négociations actuelles d'accord de libre échange avec une puissance étrangère pratiquant un espionnage caractérisé des institutions Françaises, le Président de la République assume donc la légitimité de la violation des correspondances de simples citoyens et de nos diplomates par les U.S.A, et prouve par là, son intelligence avec une puissance étrangère manifestement hostile à la France.

De la même façon, une agression caractérisée, et quand bien même non armée, appelle logiquement à une réponse réelle du Président de la République, chef des armées, comme le Code de la Défense le précise :

Article L1111-1 DU CODE DE LA DÉFENSE
La stratégie de sécurité nationale a pour objet d'identifier l'ensemble des menaces et des risques susceptibles d'affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter. 

L'ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale.
La politique de défense a pour objet d'assurer l'intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Elle contribue à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune.

Article L1111-2 DU CODE DE LA DEFENSE
Le pouvoir exécutif, dans l'exercice de ses attributions constitutionnelles, prend les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs définis à l'article L. 1111-1. 
En cas de menace, ces mesures peuvent être soit la mobilisation générale, soit la mise en garde définie à l'article L. 2141-1, soit des dispositions particulières prévues à l'alinéa suivant. 
En cas de menace portant notamment sur une partie du territoire, sur un secteur de la vie nationale ou sur une fraction de la population, des décrets pris en conseil des ministres peuvent ouvrir au Gouvernement tout ou partie des droits définis à l'article L. 2141-3.

Cela du fait même que la sécurité nationale est fragilisée par l'espionnage d'une puissance étrangère, si l'on considère que le secret des correspondances diplomatiques et sous forme numérique, relève bien de l'article 413-9 du Code Pénal.

Article 413-9 DU CODE PENAL
Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers intéressant la défense nationale qui ont fait l'objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. 

Peuvent faire l'objet de telles mesures les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers dont la divulgation ou auxquels l'accès est de nature à nuire à la défense nationale ou pourrait conduire à la découverte d'un secret de la défense nationale.

Les niveaux de classification des procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers présentant un caractère de secret de la défense nationale et les autorités chargées de définir les modalités selon lesquelles est organisée leur protection sont déterminés par décret en Conseil d'Etat.

La seconde preuve manifeste d'intelligence avec une puissance étrangère, est l'entrave faite à Edward Snowden, - ressortissant américain ayant permis au Peuple Français d'apprendre que les États-Unis d'Amérique ont une démarche hostile vis à vis de leurs institutions - de pouvoir être protégé par la Nation par le biais d'un asile politique accordé à ce dernier, et être entendu par nos services. Cela afin de connaître très précisément l'ensemble des écoutes et autres atteintes hostiles à la France de cette puissance étrangère, en vue de décider de sanctions diplomatiques et commerciales à minima, et rétablir toutes les garanties nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le secret des correspondances.

Ainsi, le Président de la République a empêché l'avion du Président de la République bolivien Evo Morales, de retour de Moscou vers son pays, de pénétrer l'espace aérien Français, ce qui outre une crise diplomatique grave avec ce pays, était manifestement une tentative désespérée d'un Président de la République Française actuellement aux ordres d'une puissance étrangère hostile, de contraindre la fuite de Edward Snowden dans un pays susceptible de lui offrir l'asile politique. Ce qui aurait permis que toute lumière soit faite sur ces ingérences des États-Unis d'Amérique sur un grand nombre de pays du Monde, y compris la France.

Pour toutes ces raisons, et outre les sanctions édictées par les articles de loi présentées plus haut, nous pensons que M. Hollande viole expressément ses devoirs, et doit répondre de l'article 68 de la Constitution qui précise :

ARTICLE 68 de la Constitution de la Vème République du 4 Octobre 1958 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article. 
Notifiant à l'ensemble des magistrats et institutions que l'assemblée nationale est elle-même constituée de nombreux députés ayant des intérêts bien compris au maintien en poste du Président de la République", explique le site communautaire Agoravox. Le site participatif anti-libéral met également en cause "des députés de la dite "opposition" comme Messieurs Jean-François Coppé (sic), Eric Woerth ou encore Frédéric Lefèbvre ont signifié par voie de presse leur hostilité à ce que la France offre l'asile politique à M. Snowden, et puisse être donc entendu par nos services. 

Il est donc évident qu'aucune impartialité ne peut être attendue de la Haute Cour de Justice.
Considérant que la défense des intérêts nationaux prévaut sur toutes influences politiques ou pressions américaines, qui manifestement polluent l'esprit de nombre de nos dirigeants, nous en appelons à ce qu'une enquête impartiale soit ouverte à l'encontre du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre des Affaires étrangères, et de tous les responsables diplomatiques ou politiques enfreignant gravement l'ensemble des textes édictés par leurs actions, propos publics ou par leur inaction.

Nous en appelons en outre à ce que nos généraux et amiraux, retirent le Commandement de l'Autorité Légitime à un Président se rendant actuellement coupable de haute trahison de la Nation.

Fait pour ce que valoir de DROIT !

Le Peuple Français."

PaSiDupes qui, à la différence de Malthus ("farouche opposant aux traités européens et à notre soumission à l'OTAN") ne prétend pas s'exprimer au nom du "peuple français", dégage toute responsabilité dans ces allégations: il ne fait que son travail d'information. 
Que reste-t-il de l'effet Obama ?

jeudi 28 juin 2012

Parité socialiste: le compte n'y est pas aux présidences de commissions de l'Assemblée nationale

Présidences de commissions à l'Assemblée: 3 femmes et 5 hommes, dont un UMP

Les huit commissions permanentes de l'Assemblée se sont réunies jeudi pour élire leur président, sans surprise par rapport aux accords intervenus en début de semaine: trois femmes, cinq hommes, aucun écologiste, et Gilles Carrez (UMP) à la tête de la commission des Finances.

Les commissions de l'Assemblée ont un pouvoir prépondérant, puisque c'est le texte du gouvernement ou député tel qu'elles le modifient qui est ensuite examiné en séance publique, à l'exception des textes budgétaires.

Trois femmes ont été désignées

Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) a obtenu un lot de consolation: elle présidera la commission des Affaires Etrangères, 
Patricia Adam (PS, Brest, Finistère) celle de la Défense, 
Catherine Lemorton celle des Affaires sociales.

Des hommes aussi, encore

Patrick Bloche (PS, Paris) prend la tête de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation,
François Brottes (PS, Isère) celle des Affaires économiques,
Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), celle des Lois, alors qu'on le donnait au ministère de la Justice,
et Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre) celle du développement durable.

Le groupe écologiste avait fortement protesté mardi après s'être vu refuser par le PS la présidence de la commission du développement durable.

L'ancien rapporteur général du Budget, 10 ans aux manettes, Gilles Carrez (UMP), devient président de la commission des Finances, seule commission dont la présidence est réservée à l'opposition, depuis que le président Sarkozy l'a décidé.
Christian Eckert (PS, Moselle) a été désigné rapporteur général du Budget. 
La nouvelle députée écologiste Eva Sas (Essonne) a été élue vice-présidente de la commission des Finances.

Les membres de commissions

Les anciens ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Eric Woerth, Christian Estrosi siègent à la commission des Finances, souvent considérée comme la plus prestigieuse.

L'ancien Premier ministre François Fillon est annoncé à la commission des Affaires étrangères.

Le nouveau député Gilbert Collard, élu avec le soutien du Front National et avocat de profession, siègera à la commission des Lois.
Marion Maréchal-Le Pen siègera aux Affaires culturelles.

Olivier Falorni, tombeur de Désirdavenir Royal à la Rochelle, siègera à la commission du développement durable.

lundi 12 septembre 2011

Isabelle Prévost-Desprez, juge engagée, se fait pincer et dessaisir du dossier Médiator

La magistrate militante est allée trop loin


Son sourire et son look BCBG
ne trompent pas le milieu judiciaire,
qui l'a surnommée "le bulldozer"



La magistrate doit s'effacer

Contre sa volonté, la juge Isabelle Prévost-Desprez a accepté de se retirer provisoirement du dossier sensible du Mediator, avant son audition prévue à Nanterre mercredi par les juges bordelais chargés du dossier Bettencourt sur ses allégations visant Nicolas Sarkozy, dans un thriller politique, "Sarko m'a tuer", écrit par des journalistes d'opposition.
Isabelle Prévost-Desprez, qui s'est exposée à des sanctions disciplinaires, a pris du "recul" sur le dossier Mediator à la demande de sa hiérarchie.

Selon Le Monde, la juge, au coeur d'une deuxième affaire, sera entendue à Bordeaux le même jour que Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, témoin du dossier instruit par le site trotskiste Mediapart, et dont les déclarations avaient mis en cause l'ex-ministre du Travail Eric Woerth, trésorier de l'UMP.
Claire Thibout devra s'expliquer sur ses accusations de trafic d'influence et de financement illicite de parti politique de l'affaire Bettencourt, a précisé son avocat Me Antoine Gillot.

Dans le livre de journalistes de gauche au Monde et au Nouvel Observateur, "Sarko m'a tuer", la juge Isabelle Prévost-Desprez parle pour l'ex-infirmière de Liliane Bettencourt, Henriette Youpatchou, qui aurait, selon elle, fait des confidences après son audition à sa subordonnée, une greffière, qui lui aurait déclaré: " J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal ". Une révélation du journal socialiste Libération (lien).

Des 'révélations' démenties depuis par les sources inventées de la juge
Des éditorialistes de la presse régionale avaient aussitôt relayé la juge et les journalistes du Monde et du Nouvel Observateur et dénoncé le "climat de peur" entourant l'affaire Bettencourt après la mise en cause de Nicolas Sarkozy par une magistrate. Une véritable "bombe" pour le chef de l'Etat à huit mois de la présidentielle, assuraient-ils. Mais la bombe a fait pschitttt! et cette presse grégaire est restée sans voix...

La magistrate éreinte également le procureur Philippe Courroye, son ennemi juré au tribunal de Nanterre.

La juge accepte de ralentir ses activités

Pour apaiser les "tensions" au tribunal de Nanterre
, la juge Prévost-Desprez a accepté, à la demande du président du tribunal Jean-Michel Hayat, de ne pas présider les audiences de procédure les 26 et 27 septembre sur le dossier du Mediator, selon ce dernier. Des voix s'étaient en effet élevées pour demander des sanctions disciplinaires contre la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre.
Le président du TGI a pourtant tenu à préciser qu'il ne s'agissait ni d'une "sanction" ni d'un "dessaisissement". Ce retrait provisoire vise à "préserver les justiciables des antagonismes récurrents au tribunal de Nanterre", a-t-il expliqué.
" Jean-Michel Hayat lui a bien dit les yeux dans les yeux qu'il ne la déchargeait pas du dossier Mediator, ni de la présidence de la 15ème chambre ", a rapporté Christophe Régnard, présent lors de cet entretien en tant que président de l'Union syndicale des magistrats (USM), et représentant syndical de la magistrate indélicate.

L'USM, un syndicat 'apolitique' pratiquant l'intimidation
Quitte à être " grillée " pour de bon ou à s’expliquer devant les instances disciplinaires", la militante assume ses propos ", confirmait le 31 août Christophe Regnard.
" Elle dira bien d’autres choses " si l’inspection générale des services judiciaires venait à interroger la juge, menace le syndicaliste. Il suffit qu'elle dise la vérité et cesse de En résumant la personnalité d’Isabelle Prévost-Desprez à " un camion de nitroglycérine ", un magistrat de Nanterre se demande " quels comptes elle a à régler ".
Et si ses attaques étaient tout simplement politiques ? Car, même si elle le nie, c’est bien avec le pouvoir, Nicolas Sarkozy et le procureur Courroye qu’Isabelle Prévost-Desprez règle ses comptes. " Dans cette affaire, le pouvoir a voulu d’emblée la faire taire ", estime Virginie Duval, de l’USM encore. Elle met en garde à son tour: une comparution d’Isabelle Prévost-Desprez devant le CSM, dont les audiences sont publiques — " et où on peut dire beaucoup de choses " — ne servirait pas l’intérêt de l’exécutif, insinue-t-elle, selon des méthodes qui honorent la profession.
I. Prévost-Desprez revendique néanmoins son " intégrité ".

La magistrate, " l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme …" (V. Pécresse)
" Quand on a des accusations à porter, on ne les porte pas dans un livre ou dans la presse, on les porte devant la justice ", observe Valérie Pécresse. " Si jamais il y a des accusations à porter, on doit les porter devant la justice, c'est la justice qui dit la vérité dans ce pays et la méthode utilisée est pour le moins particulière. Isabelle Prévost-Desprez devra rendre des comptes."

Elle pourrait se voir reprocher un manquement au devoir de réserve des magistrats, voire une violation du secret professionnel, et encourir devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) des sanctions allant théoriquement de l'avertissement à la radiation.
Le déclenchement d'une telle procédure revient à la Chancellerie ou au premier président de la Cour d'Appel de Versailles.
Or, le premier président de la Cour d'Appel n'a pas souhaité s'exprimer. Le ministre de la Justice, Michel Mercier, avait d'ailleurs dit qu'il n'avait "pas l'intention d'être à l'origine" d'une éventuelle procédure...

La 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre est saisie de plusieurs citations directes pour des faits de tromperie aggravée.
Selon des avocats du dossier, le retrait provisoire de la juge Prévost-Desprez est sans incidence sur les audiences de procédure visant le groupe Servier, ainsi que la société Biopharma. La date du procès n'a pas été fixée.

lundi 11 juillet 2011

Le PS lance la rumeur d'une UMP auteur de rumeurs


Les socialistes se décrédibilisent




Poules sur leur tas
de fumier...


Rumeurs: Aubry menace d'attaquer en justice;
l'UMP dénonce une "entourloupe"

La menace de Martine Aubry de porter plainte après des rumeurs sur sa santé et son mari qu'elle attribue à la droite, a été accueillie dimanche à l'UMP comme une "nouvelle entourloupe" socialiste, à neuf mois de la présidentielle.
Dans l'un et l'autre camp, chacun a affirmé sa volonté d'éviter une campagne caniveau et les "boules puantes".
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, lance un défi à la gauche
"La campagne qui s'ouvrira pour la présidentielle devra être une campagne d'un bon niveau", a-t-il dit dimanche, en conseillant à Mme Aubry, en congé de son poste de premier secrétaire du PS pour cause de candidature à la primaire pour 2012, de "rester sur le terrain juridique".

X. Bertrand a aussitôt demandé aux socialistes de balayer devant leur porte.
"Je veux bien tout ce que l'on veut mais pas de recevoir des leçons. Quand Mme Aubry, dans un discours, comparaît le président de la République à M. Madoff, c'était d'une indécence sans pareil. Quand il y a eu des attaques sans précédent contre la personne d'Eric Woerth, c'était pareil", a-t-il tempêté.
Lien PaSiDupes 1 : couple Sarkozy
Lien PaSiDupes 2: le lynchage d'Eric Eric Woerth
Lien PaSiDupes 3 : des rumeurs visant Jacques Chirac
Lien PaSiDupes 4: Madoff, DSK, Sarkozy, cherchez l'intrus

Le secrétaire général de l'UMP s'est fait cinglant
Il a dénoncé "une nouvelle entourloupe des socialistes pour gagner du temps" , après les accusations de "complot" contre Dominique Strauss-Kahn, soi-disant organisé par l'UMP et lancées par plusieurs socialistes.

Jean-François Copé a également pris la peine de réfuter catégoriquement que le parti présidentiel ait pu avoir une quelconque responsabilité dans les rumeurs circulant sur internet contre Mme Aubry.
Depuis l'Italie, en visite à Turin vendredi, celle-ci avait en effet porté de graves accusations, en prétendant avoir des noms et des preuves qu'elles se garde bien de révéler. Elle a ainsi instrumentalisé la presse depuis l'étranger sur de vieilles rumeurs rancies qui circulent depuis 2008 et concernent son alcoolisme présumé et les sympathies islamistes de son mari, en secondes noces, l'avocat Jean-Louis Brochen, dont elle ne porte pas le nom, sans qu'on sache si elle est ou non dans la légalité, pour en avoir demandé l'autorisation expresse.

Les révélations ont fait mouche

Aubry a menacé de porter plainte si les sites concernés ne retiraient pas ces 'allégations'. Or, la presse papier d'investigation est à l'origine des révélations. Mais une seule chose est sûre, les fuiteurs ne sont ni Libération, ni même Mediapart ou Rue 89 !

Sans jamais citer les noms des auteurs de ces rumeurs, la candidate en perte de vitesse dans la primaire socialiste a cru bon de se victimiser dans l'opinion, désignant tout le monde, la droite et l'extrême droite à la fois, avant de menacer: "Comme j'ai des témoignages, je peux porter plainte contre ceux qui ont diffusé les rumeurs".

Dans son amalgame, la Ch'tite Aubry a également visé le chef de l'Etat, objet de tous ses fantasmes.
Ainsi a-t-elle fait allusion à un écho paru dans L'Express début 2010, relatant des propos qu'il aurait tenus: "Vous connaissez bien Carla et Nicolas, vous ne connaissez pas Martin et Martine". Or, a-t-elle explicité, pour tous ceux, nombreux, qui n'auraient pas pris garde, "Martin et Martine, c'est une légende dans le Nord: Martin et Martine sont des géants d'Arras, et Martin est un musulman intégré, celui-là, qui s'appelle en fait Hakim et qui doit se marier avec Martine".
Lien PaSiDupes

Son amie et conseillère, Marylise Lebranchu, a insinué dans le même registre
Bien que née en 1947, à 64 ans, Lebranchu n'a toujours pas pris sa retraite à 60 ans...
Battue par Bernard Accoyer à la présidence de l'Assemblée nationale, la députée a également perdu le 16 mars 2008, son fief morlaisien contre Michel Le Goff (PS) aux municipales et aux cantonales. Le 1er avril 2008 (!), elle avança l'idée qu'elle pourrait être candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS.

Sur RTL, elle a mis en garde "en toute sympathie [sic !] le ministre de l'Intérieur", Claude Guéant, contre ceux qui dans son ministère pourraient "se faire l'écho" des rumeurs. Les sexagénaires surmenées sont en pleine esbroufe !
On constate aussi qu'en mettant tout le monde en cause les paranos démontrent qu'ils accusent à tort et à travers.


"L'UMP a bon dos pour tout, ce sont des méthodes absurdes et ridicules", a d'ailleurs fait observer Jean-François Copé.

La majorité a d'autres chats à fouetter



Fumier de fientes de poules



La présidence a déclaré qu'il n'y aurait "aucun commentaire sur ces sujets", que ce soit sur Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn, en expliquant ne "pas vouloir alimenter les rumeurs quelles qu'elles soient" .

Gérard Longuet (Défense) a jugé "très curieuse" l'"attitude défensive" de Mme Aubry.

Nadine Morano (Formation) a rappelé que l'UMP se distingue clairement du PS: "L'UMP ne salit pas", a-t-elle fait observer, en rappelant à la geignarde et à ses adeptes qu'"un torrent de saloperies est déversé depuis le début du quinquennat sur Nicolas Sarkozy".
Lien PaSiDupes : extrait des oeuvres de la gauche vertueuse
Pour elle, Mme Aubry est entrée "dans une stratégie de victimisation".


lundi 27 décembre 2010

Le bêtisier politique 2010

La fonction politique crée l'organe...

Lefigaro.fr a sélectionné les meilleurs lapsus politiques de l'année

Ainsi, la «fellation» de Rachida Dati a laissé des «empreintes génitales» sur Brice Hortefeux.

Eric Woerth assure qu'il a « couvert la fraude fiscale », tandis que Christine Lagarde promet une sortie de crise " quand l'économie française recommencera à créer des impôts " plutôt que des emplois.
Luc Chatel s'octroie une petite gâterie promotion et Christian Estrosi en accorde une au PS. Le 'politiquement correct' est résolument 'castrateur': Hervé Morin s'interdit à la tribune de juger ses concitoyens.
D'autres ont un problème identitaire d'identité, tel Marc Laffineur (UMP) qui ne fait pas la différence entre Martine Aubry et Martine Aurillac (UMP) ou Lionel Jospin, selon qui DSK est au FN ...

VOIR et ENTENDRE les acteurs politiques à la tâche peine:

Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d'erreurs, dit-on. Et pourtant, au ministère de la parole, certains ne sont pas seulement portés sur la question, telles Cécile Duflot qui émoustille Dany-le-rouge (alors que Roselyne Bachelot joint le geste à la parole et nous garantit avoir de la cuisse). Quant à Jean-Luc Mélenchon, il n'a visiblement pas fait que s'enfiler les culs de bouteilles de Jean-Louis Borloo. Ensuite, d'autres perdent simplement leurs mots.
VOIR et ENTENDRE la sélection de l'A*P:

Une autre version comporte des dérapages: une année politique condensée en 6 minutes d'images, sous un angle insolite et inattendu.
VOIR et ENTENDRE des casseroles de Mélenchon ou Besancenot, Balkany ou Sarkozy, Rama Yade ou Bernard Tapie. Pas seulement des redites... Ils ont vraiment donné le meilleur d'eux-mêmes en 2010:


les vidéos politiques de l'année envoyé par lezappingduweb.


Et puis quelques bons clients dans leurs oeuvres

Noël Mamère s'oublie:

Il est fin prêt pour la maison de retraite et les couches culottes.



Et enfin, le devoir de mémoire

Le porte-parole que le PS a longtemps cherché ! L'inimitable Benoît Hamon, ici dans le Petit Journal sur Canal+ (doc 2008): "à la fin de la chronique, mi-amusé / mi-agacé, Benoît fait un gentil doigt d'honneur à Yann Barthès qui ne peut pas s'empêcher de lui dire : "Qu’est ce que j’ai vu ? (…) Y’avait pas tous les doigts", rapporte le Nouvel Observateur. Tandis que la dinde, Mme Brochen-Aubry ne sait plus où mettre ses mains.
VOIR et ENTENDRE:


jeudi 16 décembre 2010

Eva Joly diffame Florence Woerth: elle est mise en examen

Florence Woerth contre-attaque

Eva Joly est deuxième sur la liste des mis en examen

Florence Woerth, la femme de l'ancien ministre Eric Woerth, poursuit Joly Eva (ci-contre, regard fuyant)l'eurodéputée d'Europe Ecologie-Les Verts pour diffamation.
Lien PaSiDupes

L'ancienne magistrate anti-corruption s'est présentée devant un juge du tribunal de Paris dans l'après-midi, a déclaré l'entourage d'Eva Joly, soulignant que cette "procédure est totalement mécanique", selon Europe 1.

Arnaud Montebourg a eu la primauté des mises en examen

Le député socialiste de Saône-et-Loire a également été accusé de diffamation dans la même affaire, le 7 décembre dernier.
Lien PaSiDupes

Arnaud Montebourg avait accusé Mme Woerth de conflit d'intérêts entre ses fonctions comme gérante de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt et celles de son mari, ex-ministre du Budget.
L'IGF a lavé Eric Woerth de tout soupçon: lien PaSiDupes

Ces accusations avaient été reprises par Eva Joly, le 7 décembre dernier dans un entretien accordé à Mediapart, dirigé par Edwy Plenel (ci-contre, yeux clignés, sans doute atteints à la cornée comme ceux de Mme Brochen-Aubry, maire de Lille?).
Lien PaSiDupes: Montebourg, Joly et Edwy Plenel devront rendre des comptes

mercredi 17 novembre 2010

Le Président Sarkozy explique la continuité gouvernementale et la suite des réformes

Le remaniement et les réformes de la fiscalité et baisse du chômage

Nicolas Sarkozy a justifié mardi le maintien à Matignon de François Fillon, "le meilleur Premier ministre pour la France", quarante-huit heures après un remaniement mal vécu par certains centristes et critiqué par la gauche.
Pour la première fois en six mois, le chef de l'Etat répondait aux questions de la presse télévisée, représentée Claire Chazal (TF1), David Pujadas (France 2) et Michel Denizot (Canal+) et a justifié sa décision de reconduire François Fillon, précisant que, "sauf imprévu", il resterait en fonction jusqu'à la présidentielle de 2012.
Au terme de nombreuses questions sur sa personne, sa gouvernance et les polémiques suscitées par les media, il a enfin indiqué qu'il prendrait la décision de se représenter, ou non, à l'Elysée "quelque part à l'automne 2011".

Hommage au gouvernement sortant

Le Premier ministre
"Si j'ai demandé à François Fillon de continuer, c'est parce que j'ai une grande confiance en lui, parce qu'il est très compétent, parce que nous travaillons ensemble sans aucun nuage depuis des années", a dit M. Sarkozy en affirmant avoir fait ce choix "avec conviction".

Alors que la crise et les réformes ont conduit le Premier ministre et le chef de l'Etat à débattre de problèmes difficiles et que la présidence du G20 par la France lui imposera un surcroît de responsabilités internationales, le président a assuré avoir discuté avec son Premier ministre pour voir comment ils pourraient "mieux se répartir les rôles" au sein de l'exécutif.

Le président a décerné trois mentions spéciales à Jean-Louis Borloo, Éric Woerth et Bernard Kouchner.
Il a ainsi salué l'action de Jean-Louis Borloo, qui a quitté le gouvernement après avoir espéré Matignon, précisant qu'il avait "réfléchi" avant de reconduire Fillon, "parce qu'il y avait d'autres possibilités". Le chef de l'État a tenu à faire savoir qu'il avait pour l'ex-ministre de l'Environnement "de l'amitié et beaucoup d'estime". Il a encore fait observer qu' "un homme comme Jean-Louis Borloo est un homme de très grande qualité ", qui "a très bien géré toutes les crises", de la tempête Xynthia à la crise des carburants. "Il a été à la hauteur de la situation et, un jour, Jean-Louis Borloo rendra d'autres services à la France", a-t-il même annoncé.

Il a aussi justifié le départ d'Eric Woerth (ministre du Travail). Après avoir rendu justice à , le chef de l'Etat a expliqué que "c'était mieux" de ne pas avoir aussi "à gérer les rendez-vous judiciaires inévitables" dans sa situation. Le chef de l'Etat a même eu beaucoup d'égards pour son ex-ministre du Travail. Son départ du gouvernement est "l'une des décisions les plus difficiles que nous ayons dû prendre avec François Fillon, parce qu'elle touchait à l'humanité de quelqu'un", a-t-il dit. "J'ai une grande confiance en Éric Woerth qui est un homme parfaitement honnête, qui a été un formidable ministre du Travail et qui a suscité mon admiration pour son courage et sa dignité lors de la réforme des retraites." Nicolas Sarkozy compte lui renouveler sa confiance "quand il sera sorti de ses ennuis".

Le président Sarkozy a félicité Bernard Kouchner, son ex-ministre des Affaires étrangères.
Symbole des symboles de l'ouverture, ce socialiste inemployé par le PS a passé la main mardi à Michèle Alliot-Marie au Quai d'Orsay. N. Sarkozy l'a particulièrement félicité pour son action dans la libération des journalistes de France 3 détenus en Afghanistan. "Je veux rendre hommage à Bernard Kouchner, dont le dernier voyage était d'aller parler avec le président Karzai (le président afghan) de cette situation".

Les effets du remaniement

Le chef de l'Etat a ensuite répondu aux
critiques de mise sur pied d'un gouvernement de combat en vue de la présidentielle de 2012
, et d'enterrement de l'ouverture. "Je reste convaincu qu'il faut s'ouvrir, ce n'est pas un gouvernement partisan, c'est un gouvernement resserré", a-t-il dit.
En réponse aux amertumes des centristes, grands perdants du resserrement, le président Sarkozy a cité la nomination d'un ancien proche de François Bayrou, le centriste Michel Mercier au poste prestigieux de Garde des Sceaux. Et sur l'ouverture à gauche, il a rappelé la présence confirmée au gouvernement d'Eric Besson, un déçu du PS aujourd'hui vice-président de l'UMP. Cet ancien membre du bureau national du PS, ex-secrétaire national chargé de l'économie, de l'emploi et des entreprises, est désormais chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique dans le gouvernement Fillon III. Il a également dû rappeler à la presse partisane, comme à ses trois interlocuteurs, qu'il a lui-même nommé le socialiste Didier Migaud à la tête de la Cour des comptes (en remplacement de l'UMP Philippe Séguin) en février 2010.
Nicolas Sarkozy a également rafraîchi certaines mémoires sélectives en évoquant sa promesse tenue d'un rééquilibrage des pouvoirs. Si le socialiste Jérôme Cahuzac, bien que fort peu diplomate, a pu être élu à la présidence de la Commission des Finances (de l'économie générale et du contrôle budgétaire), c'est en effet en vertu du nouveau règlement de l'Assemblée nationale qui veut, depuis février 2010, que la présidence de la commission des finances ne puisse être désormais attribuée qu'à un député de l'opposition. Or, cette décision a été adoptée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, après la révision constitutionnelle de juillet 2008 et par un vote favorable de sa majorité présidentielle.

Autre marque de l'ouverture d'esprit du président de la République, la suppression du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale tient compte des "malentendus" suscités par le débat sur ce thème. Avec pragmatisme, il a estimé que "seul le ministre de l'Intérieur a les moyens de réguler les flux migratoires".

Nicolas Sarkozy a aussi fixé la feuille de route du Premier ministre

Le président ne craint décidément pas d'affronter l'impopularité
Comme prévu, il a fixé les grandes priorités du gouvernement jusqu'en 2012. Il a ainsi promis pour 2011 l'ouverture de nouveaux chantiers redoutables: la mise en place d'un système d'assurance-dépendance pour les personnes âgées, une réforme de la fiscalité et la baisse du chômage.

Première d'entre elles, la réforme de la dépendance, avec le lancement d'une "grande consultation" de six mois et des "décisions à l'été 2011".

En matière de fiscalité, il a répété qu'il n'y aurait pas d'augmentation des prélèvements mais s'est prononcé pour la création l'an prochain d'un "nouvel impôt sur le patrimoine", à la place du très contesté bouclier fiscal et de l'ISF dont il a implicitement confirmé les suppressions.

Il s'est en outre engagé à poursuivre sa lutte en faveur de l'emploi. "Le chômage reculera l'année prochaine" et, pour cela, il a annoncé d'une part la généralisation du contrat de transition professionnelle pour les licenciés économiques et d'autre part le "doublement" du nombre de jeunes en alternance.

Enfin, il a souhaité la présence de "citoyens" aux côtés de juges professionnels pour les décisions de mise en liberté conditionnelle.

Les réactions attendues n'ont pas manqué

Visiblement surmenée et grognon, la patronne du PS, Martine Aubry, a vu - malgré une cornée 'abîmée', il est vrai - un Nicolas Sarkozy "hésitant et déboussolé", donnant "l'impression de ne pas savoir où il va" "extrêmement éloigné des difficultés des Français".
Dominique de Villepin (UMP) a lui aussi déploré que le chef de l'Etat soit "coupé des Français", Jean-Luc Mélenchon (PDG) a raillé son "long bavardage souvent confus" et la vice-présidente du Front national Marine Le Pen a proclamé la "mort" du sarkozysme.
Virulente et intarissable, Ségol'haine Royal s'est quant à elle ridiculisée.
La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes a vu de ses yeux un «président inconscient de la gravité de la crise économique et sociale et morale que subit le pays».
Et parce qu'elle a tout vu, tout fait, mais a échoué à rassembler une majorité de Français, la candidate malheureuse est péremptoire. "Nicolas Sarkozy a aussi proposé d’augmenter le nombre de jeunes en formation par alternance, mais il n’y a plus d’entreprises qui acceptent ces jeunes», a-t-elle notamment affirmé. Elle prône la contrainte et conditionnerait donc les aides et les exonérations aux entreprises à l’emploi de jeunes par alternance.
L’ex-candidate à la présidentielle a également critiqué les mesures de lutte contre le chômage annoncées hier par le chef de l’Etat. Selon elle, «il a fait deux annonces.[...] La sécurisation des parcours professionnels, c’est déjà fait. Les régions garantissent un accompagnement intelligent des PME pour conquérir des marchés sans licencier les salariés." Elle a décidément déjà tout fait, mais l'exemple d'Heuliez (Deux-Sèvres) n'est pourtant guère fameux, car, alors que la région apporte 5 millions et la société française BGI (Baelen de Gaillard Industries) 3 millions sous forme d'emprunt, l'entreprise Heuliez est détenue à 68% par la société allemande ConEnergy (associée au groupe pharmaceutique Kohn) avec 10 millions d'euros, plus 8 millions sous la forme d'un prêt bonifié accordé par l'Etat dans le cadre de son programme d'incitation à l'industrialisation de véhicules décarbonés. Or, "ces deux repreneurs industriels ne se sont pas associés, ils ont fait une offre conjointe." Le montage financier est-il viable, entre les offres de Renault et celles de PSA Peugeot Citroën ? Pour la conquête des marchés par Mia, la voiture électrique régionale, il faudra attendre: l'objectif pour 20100 est de 4000 véhicules.

François Fillon a en revanche salué la prestation d'un président "déterminé" et "totalement concentré".

mercredi 13 octobre 2010

Grève des transports: Royal sort des rails

L'appel de Ségol'haine Royal aux lycéens fait bondir la droite

Non, Sa Cynique Majesté Royal n'appelle pas les jeunes à descendre dans la rue !

Pas plus que les autres socialistes...

VOIR et ENTENDRE pourtant la prétendante à la présidence lancer son appel aux jeunes "pacifiques" de "15 ans" à descendre dans la rue.
C'était le 15 octobre sur TF1:

Avec Manuel Valls qui s'inquiéta d'une telle incitation (lire PaSiDupes), des élus de la majorité se sont élevés mercredi contre l'appel déguisé, jugé "irresponsable", de l'hypocrite Désirdavenir Royal invitant les jeunes à manifester contre la réforme des retraites, mais dans le plus grand "pacifisme" ?

Ministres et responsables de l'UMP ont donc tout naturellement fustigé la présidente de la région Poitou-Charentes
Mardi soir au JT de 20h00 de TF1, elle a incité les jeunes à "continuer à descendre dans la rue, mais de façon très pacifique" pour défendre les retraites, en prétendant que leur mobilisation est spontanée. N'ont-ils pas le droit de défendre leur avenir, lance-t-elle.
Or, les mettre en présence de militants anarcho-révolutionnaires de la CNT ou des trotskistes de SUD n'est pas une petite responsabilité. C'est de l'inconscience !
Pour maintenir le niveau de mobilisation et compenser ainsi la défection de la CFTC et de l'Unsa transports qui désapprouvent la grève reconductible, l'UNEF et l'UNL se sont exécutés et ont sorti les jeunes des facs et des lycées et collèges. Comme annoncé par les media à la suite des syndicats, des lycéens et étudiants auraient pris l'initiative de s'associer au combat mené par les salariés contre la réforme des retraites lors des manifestations de la journée d'action de mardi. Parce qu'ils sont 'grands' et responsables. Certainement pas pour sécher les cours !

Appel irresponsable: jeunes livrés à eux-mêmes

Mme Royal ne pouvait ignorer, quand elle a lancé son appel, que des incidents en marge des défilés avaient eu lieu dans plusieurs villes. D'autres n'ont pas manqué de se produire à la suite de son passage remarqué à la télévision, mercredi matin dans des lycées.

La gauche jure ses grands dieux: les jeunes se sont invités.
Elle ne va toutefois pas jusqu'à affirmer qu'elle les a refoulés le 12 octobre et d'ailleurs elle les appelle même à s'intéresser à l'avenir des retraites à nouveau le 16, ce qu'ils n'avaient pas fait avant l'été. Les casseurs vont-ils encore donner une leçon de démocratie aux élus du peuple ?

La majorité dénonce le double langage du PS

L'hypocrisie socialiste n'est plus à démontrer
Et du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, au Premier ministre François Fillon, en passant par le ministre du travail Eric Woerth et la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, les responsables de droite ont dénoncé l'appel de Ségolène Royal, considéré comme dangereux et irresponsable.

=> "Est-ce qu'elle se sent portée par les événements ou est-ce qu'elle a décidé de forcer le destin dans la compétition interne au PS ?", s'est demandé le ministre de l'Immigration, Eric Besson, sur Public Sénat.

=> "C'est vraiment pas bien", a dit Eric Woerth sur RTL.

=> Sur LCI, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a jugé "extrêmement choquant qu'une personnalité politique comme Madame Royal appelle (...) les lycéens à sécher les cours".

=> La garde des Sceaux a trouvé cela "profondément irresponsable". "Des manifestations dans la rue, cela présente toujours un certain risque", a dit Michèle Alliot-Marie sur RMC.

=> Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a demandé à son homologue socialiste, Jean-Marc Ayrault, de désavouer Ségol'haine Royal et de la remettre sur les rails.

Croix de bois, croix de fer, "le Parti socialiste n'instrumentalise personne, il respecte les organisations syndicales qui décident des manifestations", a répondu Jean-Marc Ayrault, invitant le gouvernement à répondre aux questions des jeunes sur "l'échec scolaire, l'échec universitaire, le chômage et la précarité".

François Fillon a noté pour sa part que la question d'inciter les jeunes à manifester "faisait débat dans (les) rangs" du Parti socialiste.
"C'est votre responsabilité, vous êtes face à l'Histoire et vous verrez que les Français feront le moment venu le jugement entre ceux qui ont assumé leurs responsabilités et ceux qui les ont fui en faisant preuve de démagogie", a dit le chef du gouvernement devant les députés.

=> Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en a appelé à la responsabilité des leaders d'opinion.
"A la réponse de la police et de la justice doit s'ajouter la responsabilité politique et j'invite chacun des responsables publics à ne pas mélanger les genres", a-t-il dit. "Nous ne tolérerons aucune violence, aucune agression et nous ne tolérerons aucune manipulation."

lundi 20 septembre 2010

Remaniement: Woerth mériterait bien de rester au gouvernement

On a assez de pleutres; gardons les braves !
Eric Woerth souhaite rester au gouvernement lors du remaniement prévu à l'automne.

Lors d'un entretien donné au Parisien/Aujourd'hui en France, le ministre du Travail a souligné que, concernant son avenir au gouvernement,
«la décision ne (lui) appartient pas».

Il avance «deux raisons» pour «souhaiter, bien sûr» rester au gouvernement

  • Pas «d'affaire Woerth»
    «La première est que je considère qu'il n'y a pas d'"affaire Woerth", a-t-il expliqué, faisant allusion aux développements de l'affaire Bettencourt. On a beau depuis quatre mois salir mon nom et celui de ma famille, j'ai ma conscience pour moi.»
    En plein débat parlementaire sur la réforme des retraites, Eric Woerth a assuré être prêt à rencontrer les syndicats. Selon lui, «dans cette affaire, ils ont été plus responsables que le monde politique».
  • «La seconde raison est que je bénéficie du soutien du président de la République», a-t-il ajouté.
  • samedi 18 septembre 2010

    Brice Hortefeux nous rendra-t-il la confiance en nos magistrats ?

    Les libres interprètes de la loi nous font peur

    Les syndicats de magistrats craignent pour leurs avantages acquis

    Une agence de presse prend parti contre les justiciables
    « Le ministre de l'Intérieur français Brice Hortefeux s'en prend aux magistrats dans un entretien au Figaro-magazine et propose plusieurs réformes judiciaires allant jusqu'au retrait d'une loi votée par l'actuel gouvernement », écrit Reuters.

    Et l'USM entend constinuer à exercer son contre-pouvoir
    L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) se dit consternée.
    "C'est tellement affligeant qu'on ne peut traiter ces déclarations que par le mépris", a déclaré son président Christophe Régnard, un soupçon expéditif.
    Quoique méprisant – et pas seulement du ministre, mais aussi des citoyens - demande toutefois à la ministre de la Justice d'intervenir pour rétablir la vérité sur les magistrats.
    Sa vérité n'est justement pas celle de la population, au nom de laquelle les magistrats sont sensés rendre la justice, équitablement, c'est-à-dire dans le respect de l'esprit du législateur et des victimes.


    Les Français réclament le respect de la loi

    Voyons donc précisément de quoi il est question, en allant aux sources, plutôt que d'en rester à l'interprétation partisane de la presse engagée et à la contestation systématique.
    Voici donc l'entretien que Brice Fortefeux, le ministre de l'Intérieur, a accordé au journal Le Figaro, le 17 septembre 2010:


    [Consterné] par les réponses apportées par certains magistrats aux récents faits divers, le ministre de l'Intérieur réclame que le peuple soit directement associé aux décisions de justice. Entretien exclusif.

    Le Figaro Magazine -Vous étiez lundi à l'enterrement de Natacha Mougel, cette femme violée et assassinée par un homme, récidiviste, sorti de prison après n'avoir exécuté que la moitié de sa peine. L'opinion a été profondément choquée. Quelle réponse apporter aux gens qui ont le sentiment qu'on remet en liberté des individus toujours dangereux ?

    Brice Hortefeux - Lundi dernier lorsque chaque membre de la famille de Natacha Mougel, avec sa petite bougie, a entouré son cercueil, ce fut un moment terriblement poignant. Le ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, le maire de Lille, Martine Aubry, et moi étions totalement à l'unisson de l'assistance. En quelques semaines, plusieurs faits, qui ne sont «divers» que pour ceux qui ne se sentent pas concernés, mais qui sont en réalité extrêmement choquants, montrent le décalage entre la souffrance des victimes et la réponse pénale apportée par une minorité de magistrats. Il ne s'agit aucunement pour moi de critiquer une profession dans son ensemble. Mais il faut le dire et le répéter: la justice est rendue au nom du peuple français. Les magistrats ne disent pas uniquement le droit. Ils remplissent aussi une fonction sociale indispensable à l'équilibre de notre société. Seul un traitement global de la délinquance, qui va de l'interpellation jusqu'à l'incarcération, nous permettra de mettre hors d'état de nuire les criminels. Police, justice, dans la chaîne pénale, chacun doit tenir son rôle.

    Comment se fait-il qu'un homme condamné à dix ans de prison soit sorti au bout d'à peine cinq ans ?

    Si ce criminel n'avait pas été libéré avant la fin de sa peine, la vie de Natacha Mougel aurait été épargnée. Je n'ai pas peur de le dire: cette affaire pose la question du rôle du juge de l'application des peines et de la responsabilité que lui confie la loi. Est-il normal aujourd'hui que des assassins ou des violeurs, condamnés par une cour d'assises, puissent sortir de prison avant la fin de leur peine parce que des magistrats professionnels l'ont décidé? Quelle que soit la déontologie des magistrats, que je ne mets aucunement en cause, je ne crois pas possible qu'ils puissent toujours se substituer à l'expression directe de la volonté populaire. Puisque c'est un jury populaire qui décide aux assises de condamner quelqu'un à la réclusion criminelle, je crois que le choix de le libérer avant qu'il ait purgé l'intégralité de sa peine doit aussi être fait par le peuple lui-même.

    Mais comment?

    La loi Perben de 2004 a déjà fait un pas dans cette direction en prévoyant qu'une décision du juge d'application des peines peut être contestée devant la chambre d'application des peines de la cour d'appel qui comprend, elle, trois magistrats professionnels et deux responsables associatifs représentant notamment les victimes. Ma conviction personnelle est qu'il faut aller plus loin, en appliquant un tel dispositif dès la première instance. Il ne serait pas anormal que pour les crimes et les délits les plus graves, le peuple soit directement associé à la sortie de prison du condamné.

    Pourquoi la rétention de sûreté, qui permet d'isoler un criminel dangereux après qu'il a purgé sa peine de prison, ne peut-elle pas s'appliquer dans des affaires aussi graves, où un criminel passe à nouveau à l'acte?

    Il y a deux obstacles. Le premier est que les parlementaires socialistes, en saisissant le Conseil constitutionnel et en suscitant ainsi une évolution de sa jurisprudence, ont empêché que la rétention, qui n'est pourtant pas une peine mais une mesure de sûreté, puisse s'appliquer à ceux qui ont déjà été condamnés. Le second obstacle est que la rétention ne peut s'appliquer qu'aux criminels condamnés à une peine de quinze ans. Faut-il aller plus loin et envisager de fixer à dix ans le seuil à partir duquel la rétention de sûreté peut être prononcée ? Pour ma part, j'y suis favorable.

    Il arrive que certains délinquants, condamnés, ne soient même pas placés en détention par les juges et se retrouvent en liberté, comme les deux personnes qui ont agressé à Corbeil des policiers cet été.

    Et le comble c'est qu'à leur sortie, ces deux individus ont osé crier: « Merci la France !» C'est intolérable ! Plus aucun délinquant ne doit pouvoir se permettre de narguer ainsi l'autorité publique sur le seuil même de la porte du juge. Que s'est-il passé le 12 août dernier aux Tarterêts? Des policiers ont été gravement blessés, certains à coups de marteau, dans un véritable guet-apens, avec la volonté de tuer. Les quatre suspects ont été immédiatement interpellés par la police qui, une nouvelle fois, a été très efficace. Les deux majeurs ont été jugés en comparution immédiate et ont écopé de condamnations sévères en apparence (douze mois dont cinq avec sursis pour l'auteur principal et trois mois ferme pour son complice). Mais n'ayant pas fait l'objet d'un mandat de dépôt à l'issue de l'audience, ils sont donc sortis libres du tribunal tandis que les policiers, blessés, n'ont pu reprendre leur mission.

    Vous comprenez leur indignation?

    C'est parce que je partage l'indignation des policiers que, à la demande du président de la République, j'ai fait adopter au Sénat une mesure prévoyant des peines incompressibles pour des actes criminels visant des policiers, des gendarmes, des pompiers et des magistrats. L'assassin d'une personne détentrice de l'autorité publique sera désormais assuré d'effectuer au minimum trente années de réclusion lorsque la cour d'assises le décidera. Et pour être encore plus clair, je demanderai à l'Assemblée nationale d'adopter des peines planchers pour tous les auteurs de violences aggravées, sans attendre la récidive.

    Il y a aussi pour les délits graves la loi de 2009 qui prévoit qu'un individu condamné à moins de deux ans de prison n'exécute pas sa peine!

    Je suis favorable à ce que l'on modifie, sur ce point précis, la loi pénitentiaire. Avoir quasiment l'assurance de ne pas effectuer sa peine de prison, quand on est condamné à moins de deux ans, est un dispositif parfaitement inadmissible pour les citoyens et totalement incompréhensible pour les policiers et les gendarmes. Comment les Français peuvent-ils admettre qu'ils soient sanctionnés dès qu'ils dépassent de deux kilomètres/heure la limite de vitesse autorisée, tandis qu'un délinquant condamné, lui, à 18 mois de prison pour vol avec violences, cambriolage ou trafic de stupéfiants, ne passera pas un seul jour en prison? On marche sur la tête ! Je propose donc que les aménagements de peines de prison ferme ne soient possibles que pour les peines les plus courtes, jusqu'à un an. C'est une position que j'ai exprimée sans ambiguïté au Sénat. Il appartient désormais à l'Assemblée nationale de s'en saisir.

    Dans l'affaire de Corbeil, il y avait aussi deux mineurs qui eux ont été immédiatement remis en liberté...

    Quand vous entendez à la radio le matin que les deux voyous, qui avaient arraché le casque d'un des policiers pour le frapper à la tête à coups de marteau, vont être présentés devant le juge pour enfants, les bras vous en tombent! Très honnêtement, j'ai du mal à qualifier d'enfants les auteurs de ce type d'acte.

    Faut-il faire passer la majorité pénale de 18 à 16 ans ?

    On me dit que la jurisprudence constitutionnelle, qui incorpore certains principes de l'ordonnance de 1945 au bloc de constitutionnalité, empêche de ramener la majorité pénale de 18 à 16 ans. Reste qu'il faudra bien punir les mineurs responsables de tels actes comme ils le méritent ! Les peines prévues pour les mineurs délinquants et les procédures de jugement ne sont pas gravées dans le marbre. L'ordonnance de 1945 n'est plus adaptée aux mineurs d'aujourd'hui. Il faut faire évoluer les règles de la justice des mineurs. Je sais que la garde des Sceaux y travaille.

    Ne faudrait-il pas étendre le système des jurys populaires qui existe aux Assises, aux tribunaux correctionnels?

    Le président de la République a lui-même ouvert le débat sur la composition des tribunaux correctionnels pour qu'ils ne soient plus exclusivement composés de magistrats professionnels. J'estime pour ma part que les tribunaux correctionnels pourraient fort bien être composés de jurys populaires tirés au sort ou par un système d'échevinage qui associe les jurés populaires à des magistrats professionnels.

    On va vous rétorquer que ça coûte cher!

    On trouve toujours de bonnes raisons pour ne rien changer. Mais je pose une autre question: pourquoi ne pas réfléchir à l'élection des juges de l'application des peines, voire à celle des présidents de tribunal correctionnel? Sous la Révolution française, pour rompre avec l'Ancien Régime, certains juges étaient élus. Les pères de la Déclaration des droits de l'homme ont inspiré la loi des 16-24 août 1790, qui instaura notamment un nouveau statut des magistrats, fondé sur le principe démocratique de l'élection des juges pour six ans. Je garde à l'esprit la phrase de Roederer, alors député à la Constituante: «Le pouvoir judiciaire, le pouvoir d'appliquer les lois est le plus voisin du pouvoir de les faire: il y touche de si près qu'il ne peut jamais être aliéné par le peuple.»

    Sur la détention provisoire, comment expliquer que d'un côté, à Grenoble, un des auteurs présumés du braquage du casino, arrêté par la police, a été immédiatement remis en liberté par le juge des libertés, quand, dans l'Hérault, un homme de plus de 70 ans était placé en garde à vue et écroué pour avoir tiré en pleine nuit sur deux cambrioleuses?

    Dans les deux cas, cela heurte le bon sens. Je vous le dis très directement: j'aurai toujours plus de respect pour le droit des victimes que pour celui des délinquants. Les policiers et les gendarmes effectuent un travail formidable, courageux, multipliant sans cesse les interpellations de délinquants et de criminels. Mais tout ne s'arrête pas avec l'interpellation. Encore faut-il que les délinquants et les criminels arrêtés et punis purgent leur peine jusqu'au bout. Or trop souvent la chaîne de sécurité s'interrompt brusquement après l'interpellation. Je le redis : il ne s'agit pas pour moi de mettre en cause l'institution judiciaire. Depuis, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a rendu sa décision. Mais quand même, à Grenoble, c'est un individu, mis en examen pour vol à main armée en récidive et tentative d'homicide volontaire, qui a été remis en liberté. Chacun voit bien le danger pour les citoyens et les risques de démobilisation des forces de police qui ont enquêté plus d'un mois pour l'arrêter.

    Quelle solution proposez-vous?

    Peut-être faudrait-il envisager que les décisions de mise en détention provisoire soient prises par un collège de magistrats, comme le propose le socialiste André Vallini ? La commission Outreau l'avait évoqué. Je me battrai sans relâche pour que les victimes ne soient jamais méprisées et que le travail de la police soit respecté.

    A Saint-Aignan, la mort d'une personne issue de la communauté des gens du voyage a provoqué les violences que l'on sait. Aujourd'hui, c'est le gendarme qui a fait feu sur le véhicule qui risque de se retrouver mis en examen!

    N'oublions pas le point de départ de cette affaire: un jeune homme qui allait tranquillement retirer de l'argent à un distributeur de billets a été agressé par deux individus. Ils ont foncé sur un premier barrage en renversant un gendarme, avant d'en forcer un second. On dira qu'une éventuelle mise en examen permettra à ce gendarme qui a tiré d'avoir accès au dossier. Mais moi je pense au courage et au dévouement des 96 000 gendarmes qui exercent leur compétence sur 90% de notre territoire. Il ne faudrait pas les oublier.

    Les effectifs de la police sont en diminution. Baisseront-ils encore en 2011?

    En réalité, il y a aujourd'hui plus de policiers sur le terrain que lorsque la gauche était au pouvoir. Un effort, c'est vrai, est demandé à toutes les administrations dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Mais nous ne pouvons pas continuer à recruter indéfiniment toujours plus de fonctionnaires! Un million de plus depuis 1992! Soit 30% d'augmentation. Ou alors il faut dire clairement que l'on veut augmenter les impôts pour ceux qui en payent et y soumettre aussi ceux qui n'en payent pas. J'ajoute que, malgré cet effort qui s'impose à tous, on maintiendra, en 2011, 99,5% des effectifs de la police et de la gendarmerie. Sur un total de 243.000, ce sont à peine 800 postes budgétaires de moins et même, en réalité, seulement 300 agents en moins sur le terrain. J'ajoute que les résultats des forces de sécurité ne sont pas liées exclusivement aux effectifs, même s'ils jouent un rôle essentiel. Il ne faut pas négliger l'évolution des moyens techniques, comme la vidéoprotection et la police scientifique. Tout ceci a abouti à un taux d'élucidation qui est passé de 25% en 2002 à près de 39% aujourd'hui. Soit une augmentation de 50%.

    Et pourtant les Français n'ont pas le sentiment que la sécurité s'améliore.

    Cessons de caricaturer. Les chiffres sont là et je veux rétablir la vérité. Même si tous les problèmes ne sont pas réglés, notre pays est l'un des plus sûrs du monde ! Nous avons renoué avec la baisse de la délinquance. C'est vrai dans quasiment tous les domaines, avec notamment la baisse régulière des atteintes aux biens qui ont diminué de 3,88% cette année. Quant aux violences aux personnes, qui constituent le point noir de toutes les sociétés développées, nous avons cassé la spirale infernale de la hausse. Leur augmentation n'est que de 1,2% sur les sept premiers mois de l'année et, pour la première fois en juillet, nous étions en baisse. Aujourd'hui, dans 93% des cas, les meurtriers sont identifiés, interpellés et incarcérés. Dans notre pays, un assassin n'a quasiment aucune chance de s'en sortir. On est bien loin de l'explosion des violences aux personnes de juin 1997 à mai 2002, quand la gauche était au pouvoir : + 60 % ! A l'occasion du débat sur la loi de sécurité intérieure au Sénat, j'ai pu mesurer que les socialistes n'avaient rien retenu, rien appris et rien compris.

    Ne regrettez-vous pas d'avoir laissé passer une circulaire qui laissait penser que vous stigmatisiez une catégorie de la population, les Roms?

    Il ne s'agissait évidemment pas de stigmatiser quiconque. Je ne vais quand même pas m'excuser de faire respecter un principe constitutionnel qui est celui du droit de propriété ! Dans notre pays, on n'occupe pas de manière illégale un terrain, une maison, un appartement. A la demande du président de la République et sous l'autorité du Premier ministre, je fais procéder, dans le cadre de décisions de justice, à l'évacuation de ces campements illégaux. Rien de plus, rien de moins. Je ne suis pas dans le déni de réalité. Lorsque la délinquance des personnes de nationalité roumaine augmente à Paris de 259 % entre janvier 2009 et juillet 2010, faudrait-il que je reste les bras ballants ? Quand, dans la capitale de la France, un vol sur cinq est commis par un Roumain et un vol de mineurs sur quatre l'est par un mineur roumain, mon devoir est d'agir ! Et c'est ce que je fais dans le respect des règles de droit et de la dignité de la personne. Quant à la fameuse circulaire, j'en ai signé personnellement une nouvelle dès lundi, pour lever tout malentendu.

    C'est donc un recul?

    Non, pas du tout. Les instructions que j'ai données aux préfets soulignent que l'évacuation des campements illicites doit être poursuivie. Et elle le sera. Depuis le 1er août, nous avons démantelé 441 campements. N'en déplaise aux bonnes consciences qui se sont réveillées en septembre au Café de Flore alors qu'en juillet elles dormaient tranquilles dans le Luberon ! Aujourd'hui, les décisions de justice sont appliquées et non pas oubliées !

    Cette affaire a créé des remous au sein du gouvernement.

    J'observe que les quelques membres du gouvernement qui s'interrogeaient ont été rassurés par nos explications. La meilleure preuve, c'est qu'ils sont toujours là...

    Sur la déchéance de la nationalité vous avez dû renoncer à y inclure la polygamie. Encore un recul?

    J'avais clairement indiqué que les fraudes aux prestations sociales liées à la polygamie de fait justifiaient à mes yeux la perte de la nationalité. Les règles constitutionnelles ne le permettant pas, nous avons prévu une autre solution: un renforcement des sanctions contre les fraudes sociales liées à la polygamie. Je n'accepte pas qu'ils narguent tous ceux qui travaillent ou recherchent activement du travail, tous ceux qui paient les cotisations sociales, tous ceux qui veulent s'intégrer.

    Plutôt que de déchoir de la nationalité française un certain nombre de personnes, ne vaudrait-il pas mieux revoir les conditions d'attribution de la nationalité ?

    Une mission d'expertise a été annoncée par le Président. Nous avons bon espoir que les règles d'acquisition de la nationalité, pour les mineurs délinquants condamnés à la prison, soient modifiées. Devenir français, ce sont des droits mais aussi des devoirs.

    Dans l'affaire Woerth, le journal «Le Monde» a accusé l'Elysée d'avoir violé la loi sur le secret des sources des journalistes. La responsabilité de vos services est mise en cause...

    Jamais l'Elysée n'a demandé quoi que ce soit. En aucun cas il n'a été procédé à une écoute téléphonique. Pour le reste, je rappelle que dans un Etat de droit il existe pour les fonctionnaires une obligation du respect du secret professionnel et du devoir de réserve. Dans cette affaire, les attaques dirigées contre les institutions de la République sont indignes. Elles ne nous détourneront pas de notre mission: protéger les Français, en faisant respecter les lois et en garantissant l'autorité de l'Etat.