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samedi 12 janvier 2019

Macron, le président qui a une méchante opinion de ses concitoyens

"Les Français n'ont pas le sens de l'effort"..

Macron a déjà déclaré au monde entier qu'ils sont "illettrés" ou "cyniques"

Le fantôme de l'Elysée a encore frappé avant minuit
Et la majorité présidentielle approuve, puisqu'aucun député ne s'est indigné de ses propos. 
Seule l''opposition a dénoncé la nouvelle agression du chef de l'Etat, qui a estimé vendredi à l'occasion de la galette des rois de l'Elysée que "beaucoup trop" de Français n'ont le "sens de l'effort". Il s'agit d'une "boulette du roi", grince ainsi Alexis Corbière (LFI).
C'est une nouvelle petite phrase très commentée, constate benoîtement l'AFP. L'agence de presse française n'hésite d'ailleurs pas à affirmer qu' "Emmanuel Macron a loué vendredi 11 janvier 'le sens de l'effort' " des Français bien qu'il ait estimé que "les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir" quelque chose "sans que cet effort soit apporté".



Après cette sortie, l'opposition a en revanche accusé le chef de l'Etat de provocation  

A la veille de l' "acte 9", samedi 12 janvier, du mouvement social contre les atteintes au pouvoir d'achat, il a confirmé sa stratégie de diabolisation des "gilets jaunes" et d'exacerbation de la violence sous-jacente. "Il y a la galette des rois; là c'est la boulette du roi", a estimé le député de La France insoumise Alexis Corbière sur BFMTV, en estimant qu' E. Macron "sous-entend que les gens qui sont dans la rue, qui soutiennent les 'gilets jaunes', ne font pas assez d'efforts". Ceux-là mêmes qui sacrifient leur temps libre et familiale à la défense des intérêts de tous.  



"Défendre l'effort oui, défendre les forts non! #Présidentdesriches #méprisantdelaRépublique", a tweeté le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel.



"Au début on croit que c'est un fake, que non un président ne jette pas de l'huile sur le feu alors que le pays vit sous tension, et puis si...", a également commenté sur Twitter le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.



La droite républicaine a dénoncé ce comportement de pompier incendiaire. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron  sens de effort"
'Partager la galette 'est une réalité défendue par les 'Gilets jaunes',
mais confisquée au sommet de l'Etat
"En cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions", a déploré sur Twitter le président LR (Les Républicains) Laurent Wauquiez.



"Macron récidive dans l'insulte contre son peuple ! Pas le sens de l'effort, ces infirmières qui triment ? Ces chômeurs qui galèrent ? Ces mères de famille seules ? Ayons le sens de l'effort demain : Acte IX !", a de son côté exhorté sur le réseau social le patron de Les Patriotes, Florian Philippot.

"
Macron est dans une stratégie de provocation avec ses petites phrases pour humilier les Français. Les Gilets Jaunes sont des gens qui travaillent, qui ont le sens de l'effort mais qui ne peuvent pas en vivre," a souligné Damien Lempereur, 35 ans, porte-parole de Debout la France et de Nicolas Dupont-Aignan.

"Une honte, un discours de provocation," observe Jacobelli, délégué national du Rassemblement national : il s'agit d'une "énième provocation" de la part du président.

jeudi 11 octobre 2018

Election à la tête des Jeunes LR : le choix de Wauquiez pourrait être débordé sur sa droite

L'aile droite repousse le candidat de Laurent Wauquiez au centre droit

La campagne se complexifie pour le partisan de Laurent Wauquiez


Dans le cadre de l'élection du président des jeunes Républicains, 
le rival d’Aurane Reihanian, ci-contre, favori de Laurent Wauquiez, a engrangé le soutien de Sens commun, et pourrait aussi avoir celui des partisans d’Eric Tegnèr, 25 ans, artisan de "l’Union des droites", entre les Républicains et le Rassemblement national, malgré le refus constant de Laurent Wauquiez de toute alliance.

Alors que les jeunes Républicains doivent élire leur prochain président, par Internet samedi, la partie n'est pas encore gagnée pour le partisan de Laurent WauquiezLe scrutin doit départager Aurane Reihanian, doctorant et collaborateur de Wauquiez à la région Auvergne-Rhône-Alpes,
Résultat de recherche d'images pour "Charles-Henri Alloncle"
et son challenger, Charles-Henri Alloncle, ci-contre, ancien responsable des jeunes sarkozystes. Alors que les cadres LR défilent aux côtés d’Aurane Reihanian, son concurrent a engrangé des soutiens de dernière minute inattendus. 

Mercredi soir, Francisque Pays, président des jeunes de Sens commun, l’aile conservatrice de LR, s’est ainsi prononcé en sa faveur. Il l’a donc préféré à celui qui avait pourtant fait scandale en décembre dernier en expliquant dans Libération que les enfants nés de la PMA (procréation médicalement assistée) "ne devraient même pas exister". Aurane Reihanian a aussitôt été visé par une plainte pour "provocation à la haine et à la violence" (sic), déposée le 13 décembre, par l'association Mousse, qui "lutte contre toutes les formes de discriminations sociales, politiques ou économiques à l’encontre des lesbiennes, gays, bi et trans".
Ce n'est pas la première fois que l'association Mousse poursuit une personnalité politique, notamment Marcel Campion. "Je suis contre la PMA pour les couples de même sexe car elle entraînera de facto la GPA. En revanche, je suis évidemment pour la reconnaissance légitime des droits des enfants issus d'une PMA et GPA qui doivent vivre dignement", avait pourtant  tweeté Aurane Reihanian. "Cela veut donc dire qu'il vise les parents. C'est intéressant pour nous judiciairement", commenta alors Etienne Deshoulières.

🗞Ma position est tronquée par @libe : je suis contre la PMA pour les couples de mêmes sexes car elle entraînera de facto la GPA [1/2]


🗞En revanche suis évidement pour la reconnaissance légitime des droits des enfants issus d'une PMA et GPA qui doivent vivre dignement [2/2]

L'association Mousse est réprésentée par Me Caroline Mecary, 55 ans, orpheline à 13 ans de son père, Boulos El Mekari, un chrétien maronite naturalisé en 1968 (directeur commercial d’une société d'informatique), membre depuis 1993 du GISTI (groupe d'information et de soutien des immigrés : elle fut l'une des avocates des étrangers en situation irrégulière de l'Eglise Saint-Bernard en 1996), ex-présidente de la Fondation Copernic (cercle de réflexion de gauche, proche des trotskistes de Solidaires), membre d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) et conseillère de Paris, faite chevalière dans l'Ordre national du Mérite par décret du président de la République sur proposition du Garde des Sceaux, Christiane Taubira (14 novembre 2012). Selon Le Point, Caroline Mécary est pacsée depuis 2007 avec une scénographe, Mlle Fleur L'Ecuyer.

Baiser du diable ou renfort décisif ?

Charles-Henri Alloncle apparaît aussi comme le candidat préféré des partisans d’Erik Tegnér, ci-contre, avocat d’un rapprochement entre les Républicains et le Rassemblement national, qui n’a pas obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter. Si Tegnér, qui s’est lancé dans la création de son propre mouvement - 'Racines d’avenir '- au sein de LR, ne donne pas de consigne de vote - "aucun ne correspond à notre ligne" -, il lâche, quand on l’interroge sur le sujet : "La sincérité et l’esprit de groupe me semblent essentiels pour un leader politique. A partir de là, il est facile de savoir pour qui je voterai."

Le "tout sauf Wauquiez' s'imposera-t-il, comme dans la presse ?

L'entourage de Tegnèr ("l’Union des droites") ne cache pas sa préférence pour l’adversaire d’Aurane Reihanian. "Charles-Henri [Alloncle] n’est pas sur notre ligne mais lui, au moins, il est sincère. Il n’a pas un double discours en privé et en public", lâche un proche de Tegnér. L'ancien responsable des jeunes sarkozystes s’est en effet gardé de dénoncer publiquement le discours sur "l’union des droites" des partisans de Tegnér, contrairement à Aurane Reihanian, qui s’est dit "strictement opposé à toute alliance avec l’extrême droite", dans un tweet de début septembre.

Le vote électronique qui doit désigner le nouveau président des jeunes LR se tiendra entre vendredi 18h et samedi 18h, en parallèle de l’élection par leurs aînés de tous les présidents de fédération départementale du parti.

mercredi 21 novembre 2012

UMP : la Droite forte arrive largement en tête

Les miltants préfèrent  La Droite forte


Clin d'oeil au slogan de Nicolas Sarkozy, la "France Forte" 
Initié par des jeunes sarkozytes qui soutenaient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, ce mouvement est arrivé largement en tête (près de 28%) du vote, dimanche, des adhérents du parti. "C'est un séisme militant et la preuve d'un attachement au sarkozysme", a déclaré  Geoffroy Didier, l'un des trois chefs de file de la Droite forte avec Guillaume Peltier (passé un temps au FN, comme d'autres à l'extrême-gauche , elle, trotskiste révolutionnaire de la LCR) et Camille Bedin, eux aussi sarkozystes et pro-Copé.

Reconnaissance inédite des courants à l'UMP
C'est l'un des six "mouvements" de l'UMP qui présentaient une motion aux suffrages des adhérents du parti.
Selon les chiffres officiels de la commission interne (Cocoe) qui a validé mardi soir le résultat de ce scrutin -après celui du président de l'UMP, Jean-François Copé, lundi- la Droite forte a recueilli 27,8% des voix, devant la Droite sociale du filloniste Laurent Wauquiez (21,7%) et les Humanistes de Jean-Pierre Raffarin (18,1%). 

La Droite forte avait mené une campagne très active
 
La presse s'est plue à pointer les grands axes qui différencie la Droite forte:  interdiction du droit de grève pour les fonctionnaires enseignants,  "une grande fête de la droite" au Trocadéro, le 1er mai , création d'une "Charte républicaine des musulmans de France", etc...

Parrainés par Brice Hortefeux et soutenus par Jean Sarkozy,
le fils cadet de l'ex-président, ces trentenaires "fiers d'être Français, fiers d'être de droite et fiers d'être sarkozystes", ont été vilipendés par leurs concurrents pour avoir relevé l'héritage sarkozyste quand ils ont essayé, en vain, de s'adjoindre l'appellation "Génération Sarkozy" et de s'engager dans "une fuite en avant populiste, selon leurs adversaires".

La Droite sociale, emmenée par Laurent Wauquiez (ticket Fillon), et qui avait fait campagne en faveur des "classes moyennes", vaches à lait de la fiscalisation à outrance de François Hollande, et du "protectionnisme européen" et contre "l'assistanat", s'est classée deuxième (21,7%). "C'est une très belle surprise qui rend incontournables les idées qui sont les nôtres", s'est réjoui L. Wauquiez.

Vient ensuite "France moderne et humaniste" (18,1%) de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de Luc Chatel, numéro deux du ticket Copé, et du filloniste Jean Leonetti, regroupant des centristes, des libéraux et des gaullistes sociaux et qui promeut "un humanisme social, libéral et européen". Ils font un score inférieur à leurs attentes, alors qu'ils visaient la première ou la deuxième place. Les soutiens trans-courants étaient autorisés.

Ils devancent les Gaullistes (12,3%), réunion des différentes chapelles gaullistes.
Lire PaSiDupes : UMP: élection du président, motions et galaxie "

La Droite populaire (10,8%), emmenée par l'ex-ministre Thierry Mariani et représentant l'aile droite du parti, a subi un revers, dû notamment à la concurrence de la Droite forte, que la presse n'a stigmatisée que sur la fin. Elle s'était fait connaître dans la seconde moitié du quinquennat Sarkozy en réclamant un "retour aux fondamentaux" de la droite et des prises de position jugées "musclées" par ses détracteurs sur la sécurité et l'immigration.

Malgré des soutiens prestigieux (Alain Juppé, Edouard Balladur...), la "Boîte à idées", motion "anti-divisions" initiée par quatre trentenaires, et portée entre autres par Bruno Le Maire, Benoist Apparu, et Jean-François Mancel, n'a réalisé que 9,2% des voix, en dessous du seuil fatidique des 10% requis pour être reconnu officiellement, avec à la clef des moyens financiers et des postes dans les instances dirigeantes du parti. La plupart des soutiens sont toutefois signataires de motions voisines.

La reconnaissance des "mouvements"

L'élection de dimanche constitue à cet égard une autre pierre blanche dans l'Histoire de l'UMP, alors que les courants existent depuis longtemps au PS. 
Les adhérents étaient en effet invités à concrétiser leurs orientations préférées, une disposition inscrite dans les statuts fondateurs du parti, en 2002, mais restée non appliquée.
Les adhérents pouvaient choisir de cocher une case "Je ne me reconnais dans aucune des motions en particulier" mais seuls 4,5% ont, c'est une surprise, fait ce choix.

dimanche 4 novembre 2012

Mariage gay: Wauquiez presse Hollande de prendre le temps de réfléchir

Pourquoi cette précipitation soudaine de la "gauche molle" ?
Laurent Wauquiez soupçonne le gouvernement de vouloir "passer en force" sur cette promesse de campagne de François Hollande. 


Soutien de François Fillon, Laurent Wauquiez a appelé dimanche l'exécutif à prendre le temps de la concertation sur la question du mariage et de l'adoption par les couples homosexuels, faute de quoi il faudra "évidemment" que la droite supprime cette réforme une fois revenue au pouvoir. 


Interrogé lors de l'émission "12/13 Dimanche" sur France 3, l'ancien ministre, soutien de François Fillon pour la présidence de l'UMP, le député UMP a expliqué:
"On est en train sur ce sujet d'avoir une exacerbation des tensions (...) parce que le temps de la concertation n'a pas été pris par le gouvernement, parce que le gouvernement, sur ce projet de loi, veut passer à la hussarde, rapidement, sans avoir fait l'effort de mettre tout le monde autour de la table". 

Pour Laurent Wauquiez, le cardinal André Vingt-Trois est évidemment "dans son rôle" lorsqu'il appelle ses fidèles à s'opposer au mariage gay, que veut autoriser François Hollande. 

A la question de savoir si le cardinal André Vingt-Trois est dans son rôle en s'opposant au mariage homosexuel et en demandant aux chrétiens de protester auprès des élus, le député-maire de Haute-Loire  a répondu: "C'est évident qu'il est dans son rôle". Comme d'ailleurs tous les représentants des religions chrétienne, juive et musulmane qui se sont exprimés, a-t-il ajouté. 


"On a une réaction de l'ensemble des religions qui sont toutes opposées à ce projet et je le dis vraiment, avec un appel qui est même un peu solennel, François Hollande doit prendre le temps ! On ne peut pas comprendre que sur un sujet comme celui-là il ne cherche pas à créer le consensus". Lien PaSiDupes : " Le cardinal de Paris dénonce la "supercherie" du mariage "pour tous" "

Laurent Wauquiez a affirmé qu'en tant que député, il s'opposera au projet de loi, présenté mercredi en Conseil des ministres et qui doit être débattu à partir de mi-janvier au Parlement. Mais en tant que maire, il n'exercera "un droit de retrait" qu'à condition que cela soit permis par la loi. "Si la loi ne le prévoit pas, je considère qu'un élu de la République n'a pas à se mettre en violation avec les règles de la République". Wauquiez  ne refuserait pas de célébrer des mariages gay, si la loi l'y obligeait, mais il pourrait aussi déléguer à un élu d'opposition.

En visite à Rome pour la canonisation du P. Jacques Berthieu, le ministre de l’intérieur et des cultes,  Manuel Valls, a accrédité l'insuffisance de concertation, manifestant une volonté d’écouter les opposants au texte." Un débat aura lieu. Toutes les voix politiques, philosophiques, religieuses se feront entendre ",  a-t-il promis.

La société civile crie "halte au feu ! " 
Provocation à Pau (26 /10/2012)
Des psychanalystes, des politiques, des syndicalistes commencent à exprimer de vives réserves sur le projet gouvernemental d’ouvrir le mariage aux personnes de même sexe.
" Alliance Vita " appelait à manifester dans 75 villes de France, le lundi 22 octobre, contre l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles.

L'ex-député François Bayrou a même estimé  que le débat sur le mariage pour tous est en train de devenir "explosif ".  Il a recommandé une " solution de sagesse". Un peu jésuite sur les bords - et au-delà - le  président du MoDem  a proposé de jouer sur les mots en réservant le terme de " mariage " aux personnes de sexes différents et de créer une " union " de deuxième choix conférant les mêmes droits que le mariage aux personnes homosexuelles...  " Cette position intermédiaire,  objecte Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon, distingue mariage et union civile, mais elle ne change absolument rien à la principale préoccupation, celle concernant l’ouverture de l’adoption. "

Nécessité d'un débat ouvert

Comme le note la psychanalyste Sophie Marinopoulos, ce débat se déplace peu à peu du mariage à la filiation. Pour cette clinicienne, ce qui pose problème, c’est « la manière dont le respect de la filiation s’inscrit dans la différence des sexes ».  Selon elle, « la période de l’attaque personnelle »,  qui « revient à traiter toute personne critique d’homophobe ou de réac »,  est passée et les arguments des uns et des autres commencent à trouver un écho.Son confrère Pierre Lévy-Soussan fait le même constatPlus on en parlera et plus les Français prendront conscience des bouleversements introduits par cette réforme en matière de filiation ",  explique ce pédopsychiatre, spécialiste de l’adoption.

VOIR et ENTENDRE un reportage de Sud Ouest couvrant deux manifestations "pro et anti-mariage entre personnes du même sexe" à Pau, le 26 octobre2012:

Empathie populaire en baisse

Les derniers sondages donne  raison aux opposants. Une enquête menée par l’institut LH2 pour Le Nouvel Observateur , publiée à la mi-octobre 2012, montre que 58 % des Français sont favorables au mariage homosexuel et 48 % à l’adoption. Une baisse, comparée à de précédentes enquêtes : en août, 65 % des Français approuvaient encore l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles, selon un sondage IFOP.
La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a pour sa part rendu, jeudi dernier, un avis défavorable sur le projet de loi. L’instance a dénoncé " une remise en cause de la famille et de la société française ".  Nous avons eu un débat en profondeur et une prise de conscience des enjeux de ce texte ",  explique le président de cette institution, Jean-Louis Deroussen. Ont notamment été évoquées les conséquences financières d’un tel changement, notamment sur les congés de paternité ou sur les pensions de réversion, ainsi que les conséquences de la possible disparition des mots de " père " et " mère " dans le livret de famille.

Le Mans (23 /10/2012)
Reculade du gouvernement:  vote repoussé à janvier ou février 2013


La loi devra-t-elle être abrogée une fois la droite revenue au pouvoir, comme l'a dit Christian Jacob, chef de file des députés UMP ? 
"C'est ce que François Fillon a dit, si on a une loi qui passe en force, qui est faite sur une absence de concertation, qui bouleverse le cadre du mariage et de la filiation, évidemment il faudra revenir dessus", a répondu Laurent Wauquiez. 

Ce sujet du mariage "pour tous" continue d'embarrasser la gauche comme la  droite, soucieuses de résister, sans apparaître en rupture avec les évolutions de la société. 

Laurent Wauquiez semble avoir trouvé la parade: se plaindre de la méthode employée par le gouvernement pour ne pas cautionner ce projet de loi, alors que François Hollande prend la mesure de l'opposition de l'opinion à cette réforme. 

La preuve: l'examen parlementaire a été décalé de plusieurs semaines pour laisser le temps au Sénat et à l'Assemblée nationale de mener les concertations nécessaires. 


mercredi 12 septembre 2012

La condamnation de H. Désir, une épine dans le pied du PS

Même pas mal à la "morale laïque" ? 



Entre symbole ou morale,
ils ont préféré un
premier secrétaire noir




Condamné en 1998 pour emploi fictif, et alors ?

Déjà proclamé élu par Elise Lucet au  JT de 13h de France 2, le futur patron du Parti socialiste (53 ans et deux enfants avec Anna Angeli, ... journaliste et maire adjointe de la ville PS du Pré Saint Gervais, 93brave les critiques de l'opposition, puisque les vertueux du PS avalent la couleuvre en silence. La nouvelle opposition lui rafraîchit pourtant la mémoire, rappelant la promesse du candidat Hollande de ne pas s'entourer de personnes ayant eu des démêlés avec la justice.


Le Parti socialiste s'est-il tiré une balle dans le pied en plaçant Harlem Désir à sa tête? 
Outre qu'il est mauvais comme la gale, le choix de l'actuelle patronne du PS, Martine Aubry, en concertation avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, peut paraître incongru, maladroit, voire annonciateur de dérives multiples. Le parcours de cet eurodéputé, battu à chaque tentative d'élection sur son seul nom,  comporte en effet un volet judiciaire, qui suscite la levée de boucliers de l'opposition contre l'Etat-voyou.


Poursuivi pour avoir bénéficié d'un emploi fictif de 1986 à 1987, alors qu'il dirigeait SOS Racisme, la justice indépendante a mis dix ans, en décembre 1998, pour condamner ce Désir-là à dix-huit mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende (4.573 euros). Le moment choisi par la ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry et, à 65 ans, actuelle ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique de Hollande, était approprié, puisque l'attention resta alors braquée sur le quartier du Mirail en banlieue toulousaine pendant 10 nuits de graves violences urbaines... Le protégé de ces dames était accusé d'avoir perçu illégalement au cours de cette période 202.560 francs (30.880 euros) de salaires, de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants (ARFEM), basée à ...Lille, dont Pierre Mauroy était encore le maire ! Il est vrai que Gros Quinquin a été lui ausi condamné pour " abus de confiance " dans une affaire d'emploi fictif à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992en faveur de Lyne Cohen-Solal... 


Acculé par les critiques de la droite,
Harlem Désir s'est expliqué mardi sur ses démêlés avec la justice. 

Rien de nouveau sous le soleil noir du PS
" On ne découvre rien me concernant. Ces condamnations concernent des faits, il y a 25 ans, quand j'étais jeune militant. La justice a tranché et je n'ai pas de commentaire à faire", a-t-il éludé, dans une langue de bois qui annonce de beaux moments républicains. C'est tout juste s'il reconnaît "une erreur" de jeunesse qui souligne sa proximité avec Christiane Taubira...

Et de passer au blanchiment de conscience. 
"Mais jamais ma probité n'a été mise en cause. [Puisque le juge l'a condamné !] Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel", a certifié l'actuel numéro deux du PS, concédant toutefois que cet salissure judiciaire l'a  amené à s'interroger sur sa candidature.


Le PS, "parti de la morale" laïque...




Bachelay, à gauche, fait partie de la distribution:
Désir H. est sur le flanc gauche de la comploteuse du pacte de Marrakech


Une déclaration qui n'a pas apaisé l'opposition républicaine. 
"Comment le PS, parti démocratique, peut-il porter à sa tête un homme condamné pour de tels faits ? [ni Jean-Paul Huchon, ni Sylvie Andrieux  n'était donc disponible ?] François Hollande avait pris l'engagement de ne pas s'entourer de personnes jugées et condamnées. Qu'il demande à sa famille politique de revenir à la raison ", a réagi mercredi le député UMP de la Haute-Loire Laurent Wauquiez

Son collègue des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, connu pour son franc-parler, s'est quant à lui libéré par un tweet factuel: "18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour “recel d'abus de confiance”, c'est le CV du nouveau patron du PS, le parti de la morale."






L'élu UMP du Nord Gérald Darmanin a également estimé qu' " après le congrès de Reims, où de graves soupçons de fraudes sont venus ternir sa légitimité de première secrétaire, Martine Aubry vient, dans la pure tradition des républiques socialistes, de désigner Harlem Désir, condamné par la justice en 1998, comme son successeur .

Du côté du Front national, la réprobation aussi est unanime. 
Ses condamnations pour emplois fictifs rappellent la haute morale républicaine de SOS Racisme, association vivant de subventions publiques et pourtant souvent mise en cause pour sa gestion ", a grondé la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen

Le vice-président du parti Louis Aliot a pour sa part fait d'une pierre deux coups en critiquant Harlem Désir, mais aussi son rival malheureux, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.  "Les deux candidats potentiels étaient tous des ex-repris de justice et ex-membres fondateurs de SOS racisme ", a-t-il souligné.

N'y a-t-il donc personne de propre à la direction du PS ?

Etrange qu'un donneur de leçon aussi bien embouché que Jean-Luc Mélenchon ou un vigilant de la république bananière de l'envergure de Noël  Mamère ne se soit  répandu en postillons fétides sur cet abject sujet.