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mercredi 10 octobre 2018

La crise gouvernementale révèle la "solitude de Macron"

Le remaniement est encore reporté à ...vendredi soir

Le principal parti d'opposition, LR, à pointé un exécutif hors-sol

Plusieurs figures de la droite se sont inquiétées mercredi matin des difficultés de l'exécutif â se reconstituer, notamment lors d'un vif échange, la veille à l'Assemblée nationale, entre Christian Jacob, président du groupe LR, et le premier ministre Edouard Philippe qui niait les problèmes de la macronie.
"Jusqu'à quand cette mascarade va-t-elle continuer?", a interrogé le député de Seine-et-Marne. Le chef du gouvernement lui a répondu en démentant la "fébrilité" de l'exécutif tandis que, dans l'hémicycle, des députés d'opposition lançaient des appels à la "démission" en faisant remarquer l'absence de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, donné partant du gouvernement.

La fièvre à encore monte mercredi matin dans les matinales des radios. Brice Hortefeux, député européen et ancien ministre de l'Intérieur a dénoncé sur Europe 1 "un désordre institutionnel et une pagaille politique".
Pointant le caractère inédit d'un remaniement qui se fait attendre, il a souligné que "jamais sous la Ve République" sept ministres n'avaient démissionné en quinze mois. "Si le président voulait entrer dans le livre des records, c'est fait, mais pas de la manière la plus glorieuse," a encore commenté B. Hortefeux.
Il a également jugé qu'avec cet affolement des horloges, le président Macron démontre "son total isolement et sa solitude", puisqu'il ne parvient pas à trouver un ministre de l'Intérieur et serait "obligé de puiser en permanence au-delà de ses amis".

Sur France 2, Guillaume Peltier, n° 3 des Républicains, a lui aussi dénoncé la "mascarade" du remaniement. "Tout ça symbolise une immense fébrilité au sommet de l'Etat, avec une succession de couacs et une incapacité à tracer un cap. On se demande si la France a toujours un capitaine".
Dans un contexte de menace terroriste, "ça devient extrêmement long et la situation de la France commande un ministre de l'Intérieur à temps plein maintenant", s'est inquiété le député du Loir-et-Cher. "Imaginons une seule seconde qu'il y ait un attentat sur notre sol en cette période de troubles, d'entre-deux, où le président de la République, des jours durant, est incapable de désigner un ministre de l'Intérieur", s'est-il interrogé.

"Il ne faut pas chercher la bidouille," estime Ferrand, triporteur immobilier.
Peu avant sur France Inter, le président de l'Assemblée nationale et inconditionnel du chef de l'Etat, Richard Ferrand, avait un peu de mal à défendre l'idée d'un "second souffle", puisqu'il était bien obligé d'admettre que le remaniement d'ampleur, évoqué un temps, n'était manifestement pas été voulu par le chef de l'Etat. "Il ne faut pas chercher de la bidouille," estime Ferrand, triporteur immobilier

Un large remaniement dans la douleur, mais pour rien

"Le cap ne change pas. Le président de la République et son équipage tiennent la marée", s'est défendu l'ex-président du groupe LREM à l'Assemblée.

Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, invité de BFMTV, était sur la même ligne que Brice Hortefeux. "C'est inédit, c'est incroyable", s'est-il inquiété en pointant un "imbroglio". "On est dans cette situation de paralysie, de blocage. On ne sait pas si les ministres le sont encore", a-t-il déploré. S'il juge que les Français ne sont pas forcément passionnés par le remaniement, il estime au contraire que "ça doit les inquiéter. Il y a un problème de gouvernance, de pilotage", a-t-il mis en garde. "Ce pouvoir a abandonné l'action. L'incapacité à trouver des ministres traduit cette difficulté", a-t-il encore dénoncé, avant de blâmer "le pouvoir très personnel d'Emmanuel Macron" et "la dégradation très accélérée de ce pouvoir".

"Une sorte de gouvernement fantôme," a renchéri le député LR de l'Yonne, Guillaume Larrivé, sur France Info.

Une autre analyse a été entendue sur RTL.
"Prendre son temps, ce n'est pas toujours une erreur...[mais] l'hésitation ce n'est pas très bien," a louvoyé Jean-Pierre Raffarin. Macronien bienveillant, l'ancien premier ministre de centre droit a également donné son avis sur le remaniement. Il a également formulé des conseils stratégiques à l'attention du président de la République.

"Macron a un leadership en Europe. Il faut pouvoir l'aider," a-t-il estimé. Il appelle à la constitution d'une "coalition européenne". Au lieu d'un "replâtrage" gouvernemental, Jean-Pierre Raffarin invite l'exécutif à donner du "sens" à ses tergiversations. Et selon le ravi, les élections européennes doivent être "l'objectif" à fixer rapidement (!) pour montrer dans quelle direction veut aller le pouvoir [ce qui ne semble pas clair]. Que le gouvernement décide de remanier maintenant ou plus tard, après "presque deux ans" de quinquennat, il croit à l'utilité d'un discours de politique générale comme à celle d'une explication des "grandes orientations".

Le remaniement n'aura pas lieu avant vendredi soir, au plus tôt, après quinze jours.

samedi 10 juin 2017

Une candidate du mouvement de Macron poursuivie pour prise illégale d’intérêt

Les cas de candidats aventuriers se multiplient à En marche !

La deuxième adjointe au maire de Montpellier, visée par ...deux affaires

Une seule aurait suffi à un honnête citoyen pour renoncer mais cette aventurière a confirmé qu’elle maintient sa candidature aux législatives, puisque le tribunal peut attendre pour statuer sur son cas. 
La candidate de La République en marche dans la deuxième circonscription de l’Hérault pour les législatives, Stéphanie Jannin, adjointe à la mairie de Montpellier, sera jugée par le tribunal correctionnel pour "prise illégale d’intérêt » le 18 septembre. Le traitement judiciaire réservé à Richard Ferrand semble faire école... Le tribunal des urnes devient la règle et, vu le taux d'abstention annoncé, la candidate du "renouveau de la vie publique" est sereine...

Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, a indiqué avoir délivré vendredi une convocation à Mme Jannin et son compagnon, confirmant une information du quotidien Midi libre.
"Au terme de l'enquête, nous avons décidé de faire délivrer une convocation à Mme Jannin pour comparaître pour prise illégale d'intérêt, et à son compagnon pour recel de prise illégale d'intérêt. Ils ont tous les deux reçu aujourd'hui une convocation pour l'audience du tribunal correctionnel du 18 septembre".
Contactée par Midi libre, l'adjointe à l'urbanisme de Philippe Saurel a confirmé avoir reçu cette convocation à comparaître, mais semble être également en délicatesse avec la transparence. "Je n’ai qu’une chose à dire dans ce contexte : rien n’oblige le procureur à parler à la presse à quelques heures de la fin de la campagne électorale, pour un jugement qui va avoir lieu le 18 septembre. Bien évidemment, je maintiens ma candidature." 
Il faut dire qu'elle cumule allègrement les postes, puisqu'elle est aussi présidente de la Commission Aménagement et Urbanisme en tant que vice-présidente de Montpellier Agglomération. 
 
Cinq ans d’emprisonnement

Les faits concernent "plusieurs délibérations" qu’elle a votées, dont une portant sur "un marché de maîtrise d’œuvre de l’ordre de 70.000 euros et qui concernait une société dont Mme Jannin était salariée et avait encore un lien juridique au moment où cet avenant a été voté", a précisé le procureur.
Midi libre rapporte que les subventions votées lors des conseils municipaux des 7 mai 2015 et 25 février 2016 par l’adjointe à l’urbanisme et à l’aménagement durable, architecte de formation, s’élevaient à 20 000 euros.

L’enquête porte aussi sur des subventions accordées à une association présidée par son compagnon poursuivi pour "recel de prise illégale d’intérêt", selon M. Barret. 

Encore une enquête ouverte "il y a plusieurs mois", mais dont la Commission nationale d'investiture du mouvement présidentiel, n'aurait pas eu vent ? 

Chargée de déterminer les candidats à présenter lors des prochaines législatives,  on y trouve un ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin et des élus du Parti socialiste. La tâche de cet organisme était d'examiner les propositions de candidatures, puis de choisir les représentants d' "En marche!" pour les législatives.suppléants. Elle est présidée par Jean-Paul Delevoye, ministre de la Fonction publique de Jean-Pierre Raffarin, puis président du Conseil économique et social. Mais on trouve surtout des personnalités issues de la société civile...et des élus socialistes. 
Ainsi, Anne Emery-Dumas, sénatrice (PS) de la Nièvre est du nombre. Jean Launay, député élu dans le Lot, est lui aussi encarté au Parti socialiste. François Patriat, sénateur élu dans la Côte-d'Or, est aussi membre de la principal composante de l'actuelle majorité. Il fait partie des suppléants désignés auprès de la commission. Sont-ils des incapables, à l'instar des candidats qui trouvent grâce à leurs yeux ?
La prise illégale d’intérêt (artice 432-12 du code pénal) concerne "le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ou par une personne investie d’un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement". Cette infraction est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.
Alors, votez Jannin !

dimanche 12 février 2017

Avec Fillon, la presse anti-républicaine tombe sur un bec

La presse militante prend Fillon pour cible mais prend des airs de vierge effarouchée

Les journalistes s'en prennent sous tous les prétextes au candidat de la droite et du centre

Puis ils se plaignent d'être "régulièrement visés" dans les meetings du candidat.
Tous milliardaires, souvent subventionnés, sauf
France Télévisions qui creuse la dette publique
Cette presse manipulatrice découvre-t-elle que la base est moins masochiste que les élus et joue-t-elle le larmoiement pour faire du tort à ses contestataires auprès des ménagères de plus de cinquante ans ? Les acteurs politiques nationaux participent bravement à des pugilats, seuls contre tous - à quatre contre un - pour faire avancer leurs idées, et prennent des coups interdits sur tout autre ring que médiatique. Des moqueries d'Aphatie qui prépare ses coups sous la ceinture avec les Dupont-Dupond Bronstein et Birenbaum, escortés de Sintes, éternelle allumée égarée, au divertissement politique de 'On n'est pas couché', les débats à armes inégales ont fini par éveiller les soupçons d'un auditoire la tête dans le guidon, au point de provoquer un rejet. Opposer l'éthique aux faiseurs supposerait en effet que les diseurs soient eux-mêmes respectables.

Des journalistes n'hésitent même pas à risquer l'accusation de 'conflit d'intérêts' en réquisitionnant leur outil de travail pour se plaindre des réactions de leurs victimes : 

L'opinion réclame de cette pseudo "élite" le respect 
Agacé par une question sur les difficultés de son début de campagne dans le Puy-de-Dôme, l'ancien premier ministre, Manuel Valls, n'a pas caché son irritation, lors d'un déplacement :
"Je ne répondrai plus à ces questions ! Respectez les Français.Vous posez toujours les mêmes questions.Les Français ne veulent pas se laisser imposer un choix.
Vous vous êtes trompés, pas que vous d'ailleurs, sur tous les pronostics passés, sur tous les scrutins qui ont eu lieu un peu partout dans le monde et en Europe (...) et en France aussi.Je n'aurai pas la cruauté de vous ressortir vos analyses et la Une d'un certain nombre de vos journaux concernant la primaire de la droite. [...] Et il n'y a qu'un juge de paix. Ce n'est pas vous, ce n'est pas moi, ce sont les Français"
François Fillon n'a jamais été aussi long et virulent que Valls.
Ce qui n'empêche nullement cette presse agressive de traquer Fillon

Valls éliminé, elle se consacre à peu près exclusivement au candidat de la droite et du centre. Alors, dans les meetings de François Fillon, la colère du public contre les représentants des media n'a cessé de monter depuis plusieurs semaines, singulièrement depuis que l'hebdomadaire anarchiste Le Canard enchaîné a ouvert les hostilités avec des accusations qui ne doivent rien à une investigation de la presse, mais plutôt à un fuitage d'informations qui mettent en cause les milieux de l'enquête policière et le Parquet qui a ordonné l'enquête par le Parquet National Financier sur de présumés emplois fictifs de l'entourage du candidat favori à la présidentielle.

Sans attendre que soient établies les conditions d'emploi de Penelope Fillon ou de deux de leurs enfants en tant qu'assistants parlementaires, la presse anarcho-révolutionnaire a jeté le trouble, dans la précipitation et l'approximation. Les premières données issues de l'enquête se sont révélées inexactes mais ont gonflé à mesure que cette enquête progressait. Le principe de présomption d'innocence et le secret de l'instruction sont bafoués, sans que la presse s'en indigne et mette en garde l'opinion et les électeurs.

L'électorat ne peut donc compter que sur lui-même pour rappeler cette presse à l'ordre démocratique

Des militants expriment quasi-systématiquement leurs reproches aux journalistes qui rendent compte de manière partisane des réunions publiques du candidat de la droite républicaine à la présidentielle. Depuis  la campagne de la primaire, les candidats ont à se plaindre des mauvais traitements de la presse soumise aux annonceurs et aux grands patrons de presse qui tous se sont marqués à gauche :

Pierre Bergé, qui assimile les électeurs de François Fillon à la "France pétainiste" (L'Express du 24/11/2016), Xavier Niel et Matthieu Pigasse possèdent tout ou partie du groupe Le Monde (Courrier international, Télérama…) soumis aux puissances de l'argent ;
L'Obs, détenu à 66 % par la triade de milliardaires Bergé-Niel-Pigasse, reçoit pourtant des subventions de l'État, c'est-à-dire le contribuable ;

Alain Weill, propriétaire des chaînes de radios RMC et BFM Business, de la chaîne de télévision BFM TV, ainsi que le quotidien économique La Tribune;

Patrick Drahi, qui par le biais de sa filiale SFR Presse, détient le groupe L'Express ( L'Express, L'Expansion, L'Entreprise, etc), ainsi que 50 % du quotidien Libération, avant de s'allier à Alain Weill avec pour objectif de racheter le groupe NextRadioTV (radio RMC, la chaîne d’info en continu BFM TV, ainsi que les chaînes RMC Découverte et BFM Business) et SFR Sport.

Après Valls (ci-dessus) François Fillon dénonce la maltraitance de l'opinion par "le système médiatique" principalement détenu par cinq personnes. 

"Vous êtes des milliers à venir m'écouter tous les soirs, des milliers à vouloir faire mentir le scénario que les media veulent écrire à votre place", avait-il pris l'habitude de dénoncer avant sa victoire le 27 novembre. Toujours avec le soutien de ses sympathisants. 

A Poitiers, jeudi, le traitement de l'affaire Penelope déclenchée par Le Canard enchaîné et Mediapart a donné une image plus controversée des journalistes. Trois semaines après la parution des premières accusations, la tension était palpable au palais des Congrès du Futuroscope et, ce,  avant même que les orateurs ne prennent la parole.
La droite n'entend pas se laisser voler la victoire
Les militants, qui n'ont pas quant à eux la frilosité des candidats aux législatives, venus parfois de Bordeaux, de Vendée ou même d'Ile-de-France, ont profondément ressenti les attaques des activistes amassés à l'extérieur et ont, pour la plupart, soigneusement évité de riposter à la trentaine de provocateurs de la gauche radicale qui les attendaient en criant "Remboursez le million!". 

Dans l'amphithéâtre, en revanche, les remarques acerbes fusaient à l'encontre des journalistes. "Pourquoi on leur garde des sièges à ces salauds?", a lancé une femme devant la rangée de sièges étiquetés 'réservé presse' qui entretient le sentiment méprisant d'appartenir à l'élite. "On n'a qu'à les foutre dehors tous ces cons, on n'a pas besoin d'eux", a suggéré sa voisine, lasse aussi d'être "les gens" à qui on croit pouvoir laver les cerveaux par des "décryptages"  et des débats alignant des participants du même bord et dont il faut dissimuler l'appartenance politique. 

La solidarité corporative de la presse irrite encore davantage

Il suffit de voir Le Figaro, TF1 et LCI ou i-télé, villipendés semaine après semaine par ses collègues, prendre néanmoins le parti du harcèlement orchestré par la gauche. Ceux des politiques qui n'aiment pas les coups n'hésitent plus à dénoncer le travail de sape des journalistes militants ou les commentateurs sournois, qui telle Neïla Latrous ce matin, n'hésitent pas à jouer la compassion sur le sort du candidat lapidé comme une femme musulmane. Sur France Info, cette journaliste ironisa sur l'absence de propositions nouvelles dans les discours de François Fillon à La Réunion, alors qu'à Paris la presse organise une nouvelle phase de déstabilisation du scrutin de la présidentielle. 

Dans ce climat délétère installé par les media, les électeurs menacés de détournement de démocratie par la calomnie déployée par la gauche exemplaire s'enflamment comme l'amadou. La seule évocation de la presse suffit souvent à embraser une salle bruissante de ressentiments. 

La presse n'en est pas à son coup d'essai
L'électorat qui s'est fait voler son vote en 2012 par les affaires visant Nicolas Sarkozy, avec le soutien de la presse, n'est pas près à se laisser à nouveau détrousser. Durant la campagne de 2012, mais aussi pendant celle de la présidence de l'UMP en 2014 et celle de la primaire en 2016, les candidats maltraités, alors que le bipartisme les épargnait jusqu'ici, ont pris à témoins des salles entières et ont régulièrement exprimé leur amertume par de petites piques aux media. Forts de leur capacité de nuisance, renforcée par les entreprises commerciales de sondages qu'ils font vivre de leur commandes d' enquêtes sur-mesures et à chaud, avaient le cuir dur. 

La lucidité des Français s'est affûtée
L'information  - à charge - en continu a éveillé des soupçons de manipulation. La presse s'est trahie par ses excès de désinformation et de mépris. Son agression permanente de l'intelligence des Français a développé un effet de saturation et de rejet des violeurs de l'esprit. Un expert, qui est de plus en plus souvent multi-cartes et improvisé ou dont l'appartenance à une chapelle éclate au grand jour, est à jamais grillé; un décrypteur, ré-éduqué en école de journalisme et porteur de la pensée unique, finit par éveiller le doute, et un journaliste d'investigation, qui diffuse les éléments de langage de l'Elysée ou les dépêches de l'AFF - dupliquées d'un organe de presse à l'autre ,- est rapidement démonétisé, alors que son patron prétend faire payer chaque connexion d'internaute au site....   


Tant et si bien que, dans les meetings de l'ancien président, les organisateurs avaient pris l'habitude de réserver aux journalistes des espaces distincts, parfois encadrés de barrières et contrôlés par des personnels de sécurité. Pour les mettre à l'abri des sympathisants trompés, intoxiqués, vindicatifs. Lien PaSiDupes : "Les Français jugent leurs journalistes insupportables"

Des reporters des chaînes d'information en continu, aux faces peu appréciées du public et arrogants, gros micros siglés, leurs caméras, leurs projecteurs, qui se croient prioritaires sur tous, élus et citoyens, conservent le souvenir de canettes et de bouteilles bien appliquées durant les  meetings des uns et des autres. 
Même la première concubine de France, Valérie Trierweiler, les trouvait intrusifs.
La journaliste s'en est prise à un cameraman lors d'un week-end, à Tulle, en avril 2013. Alors qu’elle accom­pa­gnait son concubin de président, Valoche a rappelé à sa condition sociale l'intrus qui se trouvait sur sa trajectoire pour retrouver sa place au côté de François Hollande. Ne conte­nant pas sa rage, elle en est venue aux mains, au risque de perturber le travailleur en action. Sur l’en­re­gis­tre­ment, on voit la compagne du chef d’Etat tirer violem­ment sur la capuche d’un camé­ra­man par derrière.
VOIR la scène filmée sur le vif par les camé­ras du Petit Jour­nal de Canal Plus.

Patrice Bian­cone, le chef de cabi­net de Valé­rie Trier­wei­ler payé par le contribuable,  a répondu aux réactions sur Twit­ter en accusant le camé­ra­man de l’avoir le premier bous­cu­lé... "Le travail n'exclut pas la cour­toi­sie. #Tulle"a assuré Patrice Bian­cone, dont l'emploi fictif n'est pas avéré, mais dont le poste est en revanche contestable. 
Lien PaSiDupes : "Valérie Trierweiler contribue-t-elle à la réduction de la dette publique ?"

Le boomerang revient à la face de la presse 

Jeudi soir, quand l'ancien premier ministre monte à la tribune pour une introduction au discours de François Fillon, Jean-Pierre Raffarin a déjà pris le pouls de la salle et sait comment chauffer les salles avant de passer le micro à un orateur. Et c'est donc un sourire en coin  qu'il lance: "Un petit mot tout particulier pour dire merci aux nombreux journalistes..." Une profonde clameur monte alors de la salle qui finit par gronder du premier au dernier rang. Les plus jeunes sifflent, les plus vieux huent. "Vous devriez avoir honte!", crie un homme en pointant du doigt la presse qui s'ingère dans la campagne après que le candidat de la droite républicaine est désigné par la primaire. Un beau coup, bien préparé, comme lorsque les députés PS s'étaient cachés derrière un rideau pour faire croire qu'une loi ne risquait pas de passer au vote. 

Le sénateur de la Vienne était sûr de son affaire : l'auditoire remonté comme une horloge a réagi au quart de tour. La droite a trop longtemps souffert des bassesses de journalistes sans foi ni loi, pourtant entretenus par les subventions des contribuables entre les mains de la gauche, comme c'est le cas de l'hebdomadaire Le Point qui aimerait appliquer la double peine aux internautes en comptabilisant les pages ouvertes de leur site pour les taxer. 

Quelques minutes plus tard, François Fillon n'a aucun mal à entraîner derrière lui la foule quand il se flatte d'être l'homme à abattre, la "cible d'une attaque impitoyable, partiale, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre", lancée par les anarchistes du Canard enchaîné, en connivence avec les révolutionnaires trotskistes de Mediapart, suivis des organes de presse qui ne font pas recette et sautent sur toutes les mauvaises causes qui se présentent. 

"Est-ce juste? Est-ce équitable? C'est à vous de répondre et non au tribunal médiatique, exhortait-il, pointant les hyènes de la gauche politico-médiatique. On scrute ma vie au laser, cherchant la moindre erreur, la moindre faille, le moindre scoop. On voudrait dans les media que je sois un saint," ironise-t-il, par dérision des contrôleurs vertueux de bidets. 

Les proches de Jean-Pierre Raffarin et de François Fillon ne font que rebondir sur le "ressentiment envers les media". "C'était du second degré, de l'humour. Raffarin a remercié la presse d'être venue au Futuroscope", explique-t-on du côté du Poitevin. Un filloniste retourne l'arrière pensée : "vous pensez que la presse est exempte de toute critique ?" 

La presse a tendance à occulter les agressions venues de la gauche

Le journaliste Hugo Clément ('Quotidien' de TMC) s'est fait bousculer pendant le meeting de Valls. 
En plein duplex depuis le meeting de Manuel Valls à Audincourt (Doubs), le 7 décembre 2016, le reporter a essuyé les insultes d’un homme qui lui reprochait de parler pendant le discours de l’ex-Premier ministre Le militant l’a bousculé "sans ménagement" (ce qui est généralement le cas dans une bousculade!) et lui a fait tomber son micro des mains. "Vous êtes des tarés ! (…) Tu éteins cette caméra ! (…) On est en train d’écouter. C’est n’importe quoi !", s’est insurgé "l’individu qui a rapidement été maîtrisé par le service de sécurité".


Selon 20Minutes, quelques instants plus tard, l’individu est revenu à la charge. "Même pendant l’hymne national, il continue sa merde ! Pauvre type ! Enculé !", a-t-il lâché avant de s'extraire.

Mélenchon est le champion toutes catégories du rejet de la presse


Et voici le top du top !


vendredi 2 septembre 2016

Présidentielle 2017 : Valérie Trierweiler n'a pas choisi Hollande

Valoche prend le parti de Macron

Feu de paille, cet engouement médiatique pour Emmanuel Macron?
Un soutien dont Macron
se serait visiblement passé
Les soutiens au démissionnaire se multiplient: un désaveu évident à Hollande et Valls. Le trentenaire avait travaillé à l'Elysée comme secrétaire général-adjoint dès 2012 - bien que banquier et que Hollande ait assuré ne pas aimer les riches. 
A la fin août 2014, il avait ensuite accepté une tentative de cohabitation avec Valls au gouvernement, jusqu'à la... fin août 2016. Macron ne peut-il rester en place plus de deux années ? Un mandat présidentiel, c'est cinq ans... 

A peine a-t-il démissionné, que la maîtresse répudiée, Valérie Trierweiler, 51 ans, manifeste déjà auprès de Brigitte Macron, 63 ans, son envie de voir l'ancien ministre de l'Économie, 38 ans, se présenter en 2017.
Comme tout un chacun - à commencer par l'intéressé lui-même qui n'a pas encore toutes les données en mains -  l'ex-première concubine ignore pourtant toujours si le tout récent déserteur du gouvernement se présentera à l'élection présidentielle de 2017. 

Manu Macron affirme vouloir se consacrer pleinement à son mouvement politique En marche !.
Mais d'autres, comme Gérard Collomb, maire de Lyon,  voient en lui le candidat idéal. Ce serait notamment le cas de Valérie Trierweiler, à en croire un bouquin qui va sortir à point nommé, "Le Premier secrétaire de la République." Son auteur, le journaliste Cyril Graziani, rapporte une rencontre entre l'ancienne première dame et Brigitte Macron. Les deux femmes se seraient croisées dans un restaurant chic de Saint-Germain-des-Prés. "En ce début du mois de mai 2016, une table devise. Brigitte Macron déjeune avec un ami. En plein milieu de leur tête-à-tête surgit, telle la foudre, celle qui a fait trembler la République. Valérie Trierweiler", raconte le  grand reporter au service politique de France Inter, dans son bouquin. 


L'ex-compagne du président aurait manifesté son soutien enthousiaste à une éventuelle candidature de Macron

"Il faut absolument qu'Emmanuel y aille," rapporte le narrateur de cette histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Et  les deux femmes, à l'évidence, partagent le même avis ! "Oui, il faut absolument qu'il y aille, c'est maintenant", lui aurait répondu Brigitte Macron. D'après l'auteur du livre, la scène ne serait pas passée inaperçue. "Les deux femmes concluent leur échange en faisant un selfie devant des clients éberlués," raconte Cyril Graziani pour conclure l'anecdote. 

Nombreux seraient ceux dans l'opposition à lui tendre la main.
C'est ce que Matignon tente de donner à penser par la presse. 

Si l'opposition lui tend la main, ce n'est pas Sarkozy
"Si j'ai bien compris, ça fait quatre ans qu'on n'a pas de politique économique et dans quatre minutes on n'aura plus de ministre de l'économie : c'est logique", a ironisé Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Châlons-en-Champagne.
Et Guillaume Larrivé, porte-parole du parti Les Républicains, souligne quant à lui sur Twitter que "le macronisme" n'a été que du "fiscalisme, comme conseiller à l'Elysée" et "de l'illusionnisme, comme ministre".

Côté Juppé, Raffarin a dit sa déception. 
"Quand on est jeune et qu'on a eu la chance de se voir confier des responsabilités majeures en matière économique, se dire 'je ne peux pas agir, je rentre à la maison', c'est quelque part désespérant". "C'est désespérant et si c'est une manœuvre politique, elle est extrêmement risquée", a-t-il ajouté.
Selon Jean-Pierre Raffarin encore, l'ex-ministre de l'Economie "affaiblit la base politique du président de la République et un président de la République sortant ne peut pas se retrouver dans les sondages préélectoraux à des niveaux ridicules".
"Je pense qu'il faut un certain seuil pour être candidat", a-t-il jugé. "En-deçà de 15% on frôle le ridicule, et le président, qui a de la culture politique, ne s'engagera pas dans un combat à l'évidence perdu", a-t-il pronostiqué. La cote de popularité de François Hollande est repartie à la baisse, à 14% d'opinions favorables, selon un sondage YouGov publié mercredi 31 août.

Si des ralliements au "fils spirituel" de Hollande doivent se faire, ce serait au centre-droit, selon Gérard Collomb. Le maire PS de Lyon a confirmé que le leader d'En Marche! serait bien candidat si François Hollande était empêché. Et d'assurer qu'il y aurait des ralliements. S'il a été incapable de lâcher le premier nom, il a prédit au "centre-droit, qui font partie de l'équipe restreinte de campagne". On pense à des membres de l'UDI, notamment Jean-Christophe Lagarde.

Valls et bien d'autres considèrent son départ du gouvernement comme une "désertion", y compris à droite.
Que dit le premier ministre Manuel Valls, refouloir de la gauche ?
"Moi, j’ai un principe, c’est la loyauté à l’égard du président de la République, bien sûr, mais aussi la loyauté vis-à-vis des Français (…) Dans ces moments-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter", quand bien même ça irait mieux..., a lâché le premier ministre pour sa première réaction après la démission du petit Manu.

VOIR et ENTENDRE l'accueil - chaleureux et rétrospectivement savoureux- que les membres du gouvernement avaient réservé au banquier d'affaires de Rothschild:

L'intéressé laisse planer le doute sur sa candidature à l'élection présidentielle, considérant pour le moment qu'il est "plus utile à (son) pays en construisant le projet dont il a besoin". "C'est cela le véritable engagement, la véritable loyauté à l'égard des Français" et non du président, a déclaré l'ancien ministre dans les colonnes de Ouest-France ce jeudi. 
Quant à l'ex-squatteuse de l'Elysée, elle apparaît plus que jamais guidée par la rancœur et l'idée de vengeance envers le Président de la République. La faiblesse et la solitude de Flanby, président d'opérette sud-américaine en fin de mandat, ne l'engage pas à enterrer la hache de guerre, bien au contraire.

Si Macron n'attire que les cougars, son image va souffrir: il n'y a qu'un pas de 'bogoss' à 'boloss'...
L'appétence de l'opposition pour Macron se limite à Raffarin, ancien premier ministre, qui juge son départ "désespérant". Il avait pourtant cité Emmanuel Macron comme possible premier ministre d'Alain Juppé en 2017, si ce dernier était élu. Un attrait passager de septuagénaires pour la jeunesse: l'image de Macron y survivra-t-elle ?

mardi 17 mai 2016

"Le Président crée un désordre politique", souligne Raffarin

Raffarin descend Hollande sur BFMTV en ce 17 mai, jour de grève

Hollande n'est "jamais rentré dans le costume de Président"

Jean-Pierre Raffarin a réagi au "ça va mieux" de François Hollande, qui était accueilli un peu plus tôt sur Europe 1, ce mardi. "Il fait un peu de gymnastique, le matin, avec les mots. C'est un discours électoral", analyse l'ancien premier ministre, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC
"Au fond, le Président crée un désordre politique, sa fragilité est en lui-même, parce qu'il n'est jamais entré dans le costume de Président, il s'enferme dans celui de candidat", a estimé le sénateur LR.

VOIR et ENTENDRE
la charge de cet éléphant Les Républicains et soutien d'Alain Juppé: 


jeudi 7 avril 2016

Présidentielle 2017: Macron se met "en marche" et Raffarin lui emboîte le pas...

Macron, rabatteur de Hollande ou de Juppé ?

Le ministre de l'Économie a annoncé à Amiens la création d'un mouvement politique et citoyen, tout en refusant d'aborder clairement 2017.

Macron n'a pas remis l'économie en état de marche, mais il se met en mouvement
Ce mot 'mouvement' était partout dans les propos de Hollande, ces derniers jours. Macron est-il son jocker? 

Hier, c'était l'heure d'ouverture d'un site internet, d'un compte Twitter, d'une page Facebook et d'un compte Instagram: les réseaux sociaux, ça fait jeune et moderne, même s'ils sont hantés par les trolls altermondialistes, anarchistes et révolutionnaires. Il fallait donc aussi un clip de lancement, pour les plus mûrs, et il l'a. Le tout dévoilé peu après 20 heures sur les écrans géants du centre expo MégaCité d'Amiens. Emmanuel Macron se met "en marche !" a-t-il dévoilé lors d'une "rencontre citoyenne" à huis clos - mais retransmise sur Dailymotion. 
Il lui manque juste une Jackie Kennedy, mais sa cougar est en séances de remodelage intensif... 

Cette mise en branle se veut interactive, participative et transpartisane. Le ministre de l'Économie, comme à son habitude debout sur scène, micro en main, reprenant les codes du stand-up à l'américaine, a d'abord prononcé le discours qu'on lui connaît sur la nécessité de savoir reprendre des risques dans un pays qui rêve de "changement". Service après-vente de la loi El Khomri pour réformer le code du travail, importance du lien franco-allemand, capacité à "regarder le monde tel qu'il est"... Tout y est passé, sauf le pouvoir d'achat ou l'emploi...

C'est en conclusion de cette séance de questions-réponses, à 20 heures pétantes, qu'Emmanuel Macron, 38 ans, a posé la première pierre du reste de sa vie politique. "Je voulais le faire à Amiens, ce n'est pas innocent: c'est là que je suis né..." a-t-il démarré, avant d'annoncer la création de ce "mouvement politique et citoyen" : "En marche !" – initiative dont il aurait informé François Hollande. Malgré un nom qui laisse ouverts tous les possibles pour 2017, mais qui ramène à sa frêle petite personne en reprenant ses propres initialesMacron évacue toute question sur une éventuelle candidature, sur l'air de "les idées d'abord". En réalité, si ambitieux soit-il, il veut rester loyal et assure qu'il ne s'autorisera pas à trahir le chef de l'État, à qui il doit tant. Il se prépare en revanche au cas où ce dernier serait empêché.

Macron sera-t-il en revanche tenté de laisser aller les courbes de la dette publique et du chômage pour s'ouvrir la voie de la présidentielle, fusse au détriment de l'intérêt général ?  Pour justifier son engagement, le ministre de l'Économie a d'ailleurs dressé un "constat" désolant sur "le mal-être terrible" d'un pays qui a "envie de changement".

"Refonder par le bas"
"Il faudrait que ça bouge; essayer d'aller plus loin, oser en finir avec l'immobilisme. Ça ne date pas d'hier, c'est le mal français." Il faut faire un effort pour se souvenir que celui qui parle est arrivé à l'Élysée dans les bagages de François Hollande en mai 2012, qu'il fut son secrétaire général adjoint à l'Élysée pendant deux ans, et qu'il est depuis août 2014 ministre de l'Économie.

Cela veut dire en réalité que le patron de Bercy souhaite aller plus loin que le couple exécutif dans le déverrouillage de la société : "Je veux refonder par le bas, de manière sincère, authentique, en vrai", dit-il. Emmanuel Macron est allé plusieurs fois à l'encontre de l'orthodoxie socialiste, que ce soit en critiquant les 35 heures, le statut d'élu, en incitant les jeunes à vouloir devenir milliardaires ou en voulant remettre en cause le statut privilégié de la fonction publique.

Il a annoncé logiquement que son mouvement ne sera "ni de droite ni de gauche", que les militants PS comme Les Républicains seraient les bienvenus. Alors racoleur, Macron ? Un timing parfait, alors que, ce mercredi 6 avril précisément, le Parlement a voté la pénalisation des clients de prostituées...
Raffarin ne voit pas d'incompatibilité avec Juppé en 2017
Pour qui Emmanuel Macron roule-t-il ? 

Le ministre de l'Économie est contesté au sein même du PS où il n'est pas encarté et dont il n'a jamais porté les couleurs dans aucun scrutin. Ce banquier est donc vu comme un électron libre, un iconoclaste et cette dernière initiative d'Amiens - tristement célèbre depuis 2007 pour son conflit social Goodyear -  n'est pas faite pour lever les soupçons. 
Or, il a lancé son mouvement politique 'En marche' et Jean-Pierre Raffarin (LR) a l'air séduit par l'opération, l'imaginant avec Juppé pour 2017.

Cela ressemble à un appel du pied. 
Avec quelques réserves, certes, mais Jean-Pierre Raffarin le dit haut et fort : il est séduit par Emmanuel Macron. D'autant plus que ce dernier vient de lancer son mouvement politique En marche. Chez Les Républicains, certains veulent déjà le récupérer, comme le maire Nouveau Centre (NC) de Deauville, Philippe Augier.
Mais celui qui est pêt à craquer sur Emmanuel Macron, c'est bien Jean-Pierre Raffarin. "Je ne vois aucune incompatibilité entre Alain Juppé et Emmanuel Macron", a déclaré ce Giscardien, ce matin sur France 2, estimant que ce nouveau mouvement aura de quoi renouveler "le vieux socialisme", réveiller le centrisme, et pourquoi pas suivre Alain Juppé dans l'aventure de la présidentielle. 
Macron, pour un ticket avec Juppé en 2017 ? "Je ne peux pas parler, mais il y a quelque chose à creuser dans cette direction », répond l'ancien premier ministre de Jacques Chirac. Bayrou, "has been"?

"D'accord avec lui à 99,9 %"
"Oui, Macron aurait pu être mon ministre," avait déjà lancé Jean-Pierre Raffarin en novembre 2015,  en recherche d'une tête de gondole.  Le sénateur LR de la Vienne avait encore tâté Macron à l'encolure en mars dernier, dans l'émission Face aux chrétiens en partenariat avec La Croix et KTO, se disant "d'accord avec [Macron] à 99,9 %". Aujourd'hui, le poulain caracole en liberté, certes encore un peu seul dans son vert patûrage.

Raffarin émet désormais quelques réserves. A-t-il simplement cherché à le compromettre auprès des électeurs réformistes du PS ? Toujours est-il qu'il s'interroge maintenant sur la place d'Emmanuel Macron dans le gouvernement. "Pour le moment, Macron est un peu virtuel : il est en marge de l'action et il lui manque des libertés pour agir. Il n'en est qu'à ses débuts, il faut qu'il fasse ses preuves, mais il va dans la bonne direction", a jugé Jean-Pierre Raffarin, ajoutant : "Emmanuel Macron est une promesse politique."

Si nous pouvons attendre 2022, Macron ne le peut pas. 
Moscovici se voit déjà en possible candidat de la gauche en 2022. Hidalgo aussi. Et un autre fidèle, Valls !...