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lundi 19 novembre 2018

Gilets jaunes : Ségolène Royal riposte à Edouard Philippe

Ségolène Royal est colère, mais est-elle sincère?

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En faisant démonter 173 portiques, S. Royal déboursait entre 7 et 13 millions d'euros:
ils sont toujours là, neutralisés, inutiles
Suite à un week-end de manifestations spontanées à l'initiative des gilets jaunes partout sur le territoire, Edouard Philippe s'est invité sur le service public, au JT de 20h de France 2, dimanche pour commenter le mouvement de révolte et les revendications des mécontents. Dans son argumentaire, le premier ministre a tenté de s'exonérer de toute responsabilité, égratignant, et pourquoi ne pas le faire, l'ancienne ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal qui n'a pas la même lecture de son action de 2014 à 2017, relève Le Huffington Post.
En 2007, l'écotaxe prévoyait de taxer les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, sur certains tronçons du réseau routier français. Elle devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014, mais elle a été suspendue en novembre 2016."Je rappelle que l'écotaxe avait été votée, donc il était normal de l'appliquer," avait fait valoir l'ancien ministre des Transports, Thierry Mariani.
Face à la révolte populaire, Edouard Philippe se devait de répondre.
En l'absence de Macron qui n'a pas annulé pour autant sa visite à la Belgique, les gilets jaunes ont manifesté pendant tout le week-end et sur l'ensemble du territoire, établissant des barrages filtrants et affichant leur colère, bon-enfant jusqu'à l'entretien de l'Edouard avec le bellâtre du JT, et l'Edouard a dû monter au créneau, tandis que Jupiter se tenait en retrait. Certains se sont demandés où il était passé, samedi, et pensaient qu'il été claquemuré à l'Elysée, quand il était allé se relaxer à La Lanterne. A Versailles, les Gilets jaunes n'ont pas réussi à engager le débat à l'heure de la brioche : la résidence était bunkerisée par un service de sécurité hors normes.

Le premier ministre a continué à seriner qu'il entend la grogne populaire, bien qu'il ne l'ait visiblement pas  écoutée. Mais Philou a aussi polémiqué : alors qu'il se targuait de lancer "un nouveau plan", Edouard Philippe a fait une petite référence au passé et notamment à Ségolène Royal, a relevé le Huffington Post.
"J'ai vu, dans le passé, un nombre considérable de responsables politiques venir changer des plans qu'ils avaient formulés pour un nouveau plan...". En ajoutant. "Souvenez-vous des bonnets rouges : aujourd'hui, si on a un problème de financement des infrastructures, c'est probablement parce qu'à l'époque des bonnets rouges, le gouvernement - parce qu'il a été impressionné - a changé de plan."


Une déclaration qui a ébranlé la ministre de l'Ecologie de l'époque, Ségolène Royal.
Pour compenser l’abandon de l’écotaxe, Ségolène Royal avait choisi d’augmenter de deux centimes le prix du litre de gazole. Un choix qui n’était pas juste selon la Cour des comptes : "L'écotaxe devait peser sur les poids lourds étrangers circulant en France à hauteur de 31%", explique le rapport. "La compensation de son abandon par un relèvement de la taxe par le diesel ramène cette contribution à 2% et fait donc supporter cet abandon par les poids lourds français et les automobilistes à hauteur de 98% ?"
Royal explique-t-elle dans son bouquin que "l'écotaxe devait aussi servir à renflouer les caisses de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) qui supervise et finance les grands projets routiers ou ferroviaires dans notre pays. Or, la nouvelle taxe sur le diesel, qui devait rapporter un peu plus d’un milliard par an, n'allait déjà pas en totalité dans ses caisses, contrairement à ce qui était prévu avec l’impôt sur les poids lourds.


Concrètement, la décision de Ségolène Royal, motivée par la peur d'une paralysie du pays par les transporteurs routiers français et la ré-orientation des étrangers vers les ports de la concurrence, a affecté le développement du transport ferroviaire, comme le décrit l’ancien ministre Dominique Bussereau : "On va mettre en service la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. C’est un coût de 8 milliards d’euros. Figurez-vous que l’AFITF ne peut pas payer la part de l’Etat ! Et donc SNCF Réseaux emprunte pour payer la part de l’Etat. L’AFITF est obligée de faire emprunter des opérateurs publics pour payer sa part."

Autre avatar, sur l'avenir de certaines routes nationales et départementales qui ont besoin d'être rénovées, Philippe Duron, membre du Parti socialiste, n'était pas très optimiste : "Il y a une dégradation des chaussées et des ouvrages d’art. L’État ne met plus assez d’argent. Il faudrait au moins 500 millions d’euros par an pour rénover nos routes. Or, l’État n’en met que 350."  D'où la décision de l'Edouard en faveur d'une réduction de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires...

Ces deux députés imputent la faute à l’abandon de l’écotaxe sur les poids lourds par l'amère Royal. Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes chiffrait alors le manque à gagner à environ dix milliards d'euros en 2026, date à laquelle le contrat avec Ecomouv devait prendre fin.

La gauche se repasse la patate chaude

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Sur Twitter, l'ancienne ministre de François Hollande s'est justifiée avec sa véhémence coutumière. "Non ! Je n'ai pas été impressionnée, j'ai écouté, travaillé et découvert un projet injuste et aberrant signé par F. Fillon et aux financements étranges (...) Quand une réforme est mauvaise, humilité de la changer." Marie-Ségolène est humble, il fallait oser !

Dans son tweet, l'ancienne candidate à la présidentielle fait également la promotion de son 'opus', où elle donne sa vérité sur le sujet, preuve qu'elle a besoin de se justifier. 
Depuis plusieurs semaines, elle raconte que l'abandon de l'écotaxe était "un cadeau empoisonné" de la part de François Fillon. Elle dénonce même "un montage financier absurde", raison pour laquelle elle a préféré abandonner le projet, le 9 octobre 2014, soit un manque à gagner de 450 millions d'euros par an le démontage des 176 portiques aurait coûté plus de 75.000 € chacun. Il en reste 142... Et qu'a-t-elle fait des portiques inutiles dès lors qu'elle renonçait à cette taxe juste sur les pollueurs-payeurs.
L'ensemble des installations de portiques a eu un coût : les quelque 170 portiques, 230 bornes de contrôles pour les routes secondaires, 720.000 boîtiers qui devaient équiper les camions, sans compter un centre informatique dernier cri, ont coûté 652 millions d'euros, selon la Cour des comptes. Difficile d'avouer aux contribuables, notamment les Gilets jaunes, que tout a été jeté à la poubelle. Macron fait-il maintenant de la récup dans les poches des particuliers ? 
Sur France 2, Edouard Philippe, lui, défend l'écologie punitive de Rugy. 
"J'entends ce que disent les Français. Je vois le cap, je n'en change pas et j'essaye de trouver les bonnes solutions pour intégrer ce que les Français me disent."
Le fusible de Rugy sauterait que personne ne s'en plaindrait, mais cela suffirait-il ?

mardi 28 mars 2017

France Télévisions, bateau-ivre d'Ernotte et autres Lucet

Besoin de "cabinet noir", en plus d'une presse hystérisée, manipulatrice de la justice ? 

"Angot, dérive de l'émission politique : l'étrange silence du CSA"

"Cellule de l'ombre" à l'Elysée hollandifié
et huit personnes que la Haute Autorité pour la transparence de la Vie Publique devrait interroger, incessamment, ainsi que Stéphane Le Foll
L'émission politique a transformé la politique en spectacle, souligne Gilles-William Goldnadel.  Dans sa chronique du Figaro, cet avocat et écrivain s'étonne du deux poids, deux mesures du CSA. 

"Dans l'espace médiatique, il n'est pas bon de geindre quand on n'a pas la bonne tête d'une victime à plaindre. "Conspirationniste". François Fillon serait conspirationniste. Entendez paranoïaque ou simulateur. Or la conspiration n'a, pour l'heure, pas bonne presse à gauche. Un parano de droite pourrait même se demander s'il n'existerait pas quelque complot ourdi contre le conspirationnisme.

Il faut pourtant constater que la gauche n'a pas toujours détesté spéculer gratuitement sur quelque ténébreuse conspiration. Toute la culture libérale hollywoodienne est basée sur les complots ourdis par la CIA. L'empreinte de l'Agence est partout. Quand ce ne sont pas l'United Fruit en Afrique, ITT au Chili ou Monsanto dans les campagnes canadiennes. En France, la presse ou le cinéma progressistes ne détestaient pas prendre les gaullistes la main dans le SAC. Personne, à Paris comme à New York, ne menace de la camisole ceux qui pensent que le président américain aurait pu être porté au pouvoir avec l'appui du nouveau KGB. Mais il serait interdit, sous peine d'échafaud, d'échafauder à droite. Celui qui signe n'a pas un goût très prononcé pour les explications trop sophistiquées. Mais il sait que la Cagoule [groupe d'extrême droite des années 1930 en France] n'était pas une créature chimérique.

Même les paranoïaques sont parfois victimes de complots.
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Il sait également que le spéculateur Georges Soros - qualifié aimablement la semaine dernière de «philanthrope» par Bernard Guetta [demi-frère de David Guetta, disc-jockey, et journaliste] sur France Inter dans une émission toute entière dévouée à la haine de Trump -  arrose de dollars des centaines d'organisations d'extrême gauche dans le monde pour faire tomber les gouvernements occidentaux qu'il croit devoir détester. La vie est compliquée. Et même les paranoïaques sont parfois victimes de complots.

Ainsi donc le conspirationniste Fillon a prétendu sans preuves qu'il existerait «un cabinet noir» à l'Élysée. La belle affaire.
Au-delà de la métaphore littéraire sombrement colorée, utilisée depuis des mois et de manière circonstanciée par Valeurs Actuelles, le candidat promis à la casserole n'a fait effectivement que reprendre les bonnes feuilles d'un livre à paraître et qui affirme lui aussi de manière documentée l'existence au sein de la présidence de la république, selon ses auteurs, d'une «structure clandestine» «instrumentalisant la police à des fins politiques». L'évocation par Fillon d'un cabinet occulte autant qu'opaque n'est donc pas mal trouvée.

Celui-ci s'en étant emparé pour réclamer opportunément des investigations, voilà que nos auteurs, dont deux aux quatre pieds palmés, cancanent bruyamment [dans le Canard enchaîné, hebdo anarchiste], considérant sans doute qu'eux seuls seraient habilités à s'en émouvoir et le candidat de droite, indigne de s'en plaindre.
Quand l'existence secrète d'un cabinet noir était une réalité, selon Guy Birenbaum, phare falot de France Info, passé ricaneur matinal 
Dans l'ombre, il [Yves Bertrand] alimentait les médias [d'investigation !] en «scoops». A la tête d'une administration de trois mille cinq cents policiers, il lançait la rumeur.
J'ai gardé des traces, retrouvé des lettres, exhumé des documents. Moi aussi, j'ai pris des notes. Comme éditeur, j'ai souvent croisé le cabinet noir : la traque du juge Halphen, les sales coups contre Lionel Jospin et Nicolas Sarkozy, les barbouzeries de l'Angolagate, l'affaire Cécilia, la protection de Claude Chirac, le faux assassinat de Pierre Bérégovoy, la «reddition» d'Yvan Colonna, l'espionnage de Bruno Gaccio, l'affaire Clearstream...
J'ai été une cible, puis un pion. Je ne cache rien, y compris mes rencontres avec Yves Bertrand, Nicolas Sarkozy et leurs entourages. Le récit n'est pas toujours à mon avantage, mais la vérité est souvent grise.» (Guy Birenbaum)«La publication des carnets d'Yves Bertrand a levé le voile sur les coulisses de la politique et des médias. Patron des Renseignements généraux (pendant douze ans...), Bertrand ne se contentait pas seulement de noter les rumeurs, tel un scribe.
A celui qui s'essaie à demeurer crédible et objectif, deux remarques s'imposent cependant:
1- François Hollande n'est certainement pas le premier président de la cinquième République à avoir utilisé les moyens d'État à sa disposition pour arranger ses amis ou nuire à ses adversaires [ou ses propres coucheries pour tenir secrète l'existence d'une fille adultérine].

Ce qui choque davantage, c'est lorsque la gauche morale se drape, selon son habitude vestimentaire habituelle, dans la vertu offensée pour le contester. Un peu comme cette ministre de la justice iconique 
Taubira, preuves accablantes en mains
[Taubira, la garde des Sceaux avec preuves de ses mensonges au poing] qui jurait qu'elle ignorait ces écoutes téléphoniques entre un ancien président et son avocat, qu'elle tenait, comme l'innocent du proverbe, à pleines mains.

2- François Fillon n'a pas trouvé dans un cabinet noir ces trois complets gris dont il n'est pas interdit de penser qu'ils ne sont pas bien séants.
Une fois donc qu'il est écrit que la thèse d'une officine n'a rien a priori de fantasmagorique, et qu'elle semble accréditée par certains éléments, il convient surtout d'écrire qu'un pouvoir de gauche duplice voit sa force décuplée, non par une machination, mais par des outils aux rouages purement mécaniques.
Il ne suffit pas en effet de vouloir instrumentaliser la justice ou les médias, encore faut-il le pouvoir utilement.

Depuis que Mme Taubira a placé sans protestations à la chancellerie, dans certaines juridictions, au Parquet National Financier des magistrats souvent issus d'un syndicat idéologiquement conforme, la chose est plus facile. Nul besoin d'une machination, l'intervention réflexe est machinale [parmi les juges militants]. Automatique et expéditive.

Depuis que le service public est aux mains de l'idéologie gauchisante, nul besoin pour un cabinet noir d'avoir à insister [auprès des militants de l'Etat-PS] pour répandre quelques informations désagréables pour l'adversaire. L'assistance sera empressée autant que mécanique. 

Ainsi on peut s'étonner que David Pujadas, ordinairement mieux inspiré, ne se soit soucié que de faire taire le public mais jamais d'installer un dialogue entre Christine Angot [invitée surprise et incongrue de la politique spectacle] et François Fillon. 

La sexualité de groupe
n'adouicit pas les moeurs
Madame Angot refusant explicitement de débattre et installant une atmosphère de tribunal révolutionnaire devant des téléspectateurs [et redevables de la taxe audiovisuelle] encore sidérés de tant de violence et de parti pris [sur le service public].

Ayant écrit cela, celui qui exhorte depuis toujours les adversaires de l'idéologie sommaire à mener le combat culturel, en veut moins à la gauche d'avoir utilisé les rouages du pouvoir intellectuel, médiatique et judiciaire qu'à la droite de s'en être souverainement désintéressé.
Lorsque la gauche l'a fait, elle l'a fait aussi par conviction. Lorsque la droite ne l'a pas fait, elle ne l'a pas fait en raison d'un individualisme bien proche de l'égoïsme.

Rien qu'un exemple, parmi des milliers. Touchant au CSA qui est devenu une machine à censurer sélectivement.
 
Hier, c'est lui qui avait sonné la charge contre Georges Bensoussan, reprise par les organisations antiracistes dévoyées. Depuis, on le sait heureusement relaxé.
Aujourd'hui, voilà le tranquille Jean-Pierre Pernaut de TF1, morigéné pour avoir, entre un sujet sur les SDF et un autre sur les migrants osé lancer: «Voilà, plus de places pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France».
On avait connu pire insanité nullement sanctionnée. L'appel de Ruquier à assassiner un président américain. Ou ces phrases dénoncées au CSA par l'un de mes correspondants qui m'a demandé de m'en saisir.

Nous sommes le 24 novembre. Mon correspondant, fondateur d'un des plus importants instituts de sondages, est dans sa voiture à écouter France Inter. Il est 11h30. Parmi quelques saillies, à propos des candidats Fillon et Poisson: «pour prouver lequel des deux est le plus catholique, ils vont se faire sucer par des gosses»
Et encore: «… C'est comme le ver solitaire, quand on a fait le con pendant cinq ans, il part du Fillon quand tu arrives à chier». ["En passant pécho", de Julien Hollande, est plus édifiant...]

Angot, fan de Hollande
Le citoyen-auditeur-contribuable de cette radio de service public a recommandé son courrier au président du CSA qui ne lui en a pas encore accusé réception après quatre mois. Sans doute considère-t-il qu'à 11heures et 30 minutes du matin il était impossible qu'un enfant écoute la première antenne radiophonique nationale.
Mais ce citoyen a également adressé copie de sa missive indignée à la présidente de la Haute Autorité de la primaire de la droite.
Qui a traité l'avertissement avec la même indifférence.

Il est terrible de vivre dans un cabinet noir ."
Gilles William Goldnadel

L'Ifop-Fiducial prend ses désirs de Macron pour des réalités

Quand les marges d'erreurs peuvent inverser le problème, le sondeur donne Macron en tête  

Emmanuel Macron, crédité de 25,5% des intentions de vote, devancerait toujours Marine Le Pen (25%) au premier tour

Une affirmation hasardeuse qui n'a rien de scientifique.

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Ils font confiance aux entreprises IFOP et Fiducial
pour soutenir leur candidat banquier
Rappelons à ce pseudo-"institut" français d'opinion publique" (IFOP) que cette nouvelle embrouille sondagière, publiée lundi avec le concours de Fiducial, Paris Match, Cnews et Sud Radio en vue de fausser le vote démocratique du premier tour de l'élection présidentielle, comporte un risque d'erreur d'au moins 3%, appelée "marge d'erreur" convenue et accordée aux auteurs des estimations politiques (politiciennes?) orientées en fonction des commanditaires de l'enquête d'opinion. 
Rappelons aussi aux lecteurs que 
Fiducial est une entreprise privée spécialisée dans les services aux entreprises et la gestion de patrimoine,Paris Match appartient au groupe également détenteur de Elle ou Télé 7 Jours dans la presse, et RFM, Virgin radio et Europe1 en radio, CNews, c'est Canal+, avec ses chaînes C8 (anciennement D8) et CStar (anciennement D17),et que Sud Radio est une radio privée (en rivalité avec RMC Découverte du groupe de Patrick Drahi, propriétaire de BFMTV, 6Ter du groupe M6 et HD1 du groupe TF1), propriété de Fiducial Medias...Autant de groupes, parmi d'autres, dont BFM TV,  dévoués au candidat Macron.
L'écart se resserre légèrement entre l'ex-ministre de l'Economie, qui perd un demi-point par rapport à vendredi, et la présidente du Front national, dont la courbe est stable, à moins d'un mois de l'échéance.

François Fillon passe de son plancher de 13% à 17,5%

Ils en sont pour leurs frais, ces media engagés

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qui, avec chacun de leurs invités successifs aux débats, ramènent sans cesse ses concurrents aux soupçons de la presse et de ses suiveurs de la justice. 

La ficelle à gauche est un peu grosse, si tant il était vrai que plus elle est grosse mieux elle passerait. Alors que Hamon, candidat officiel trahi par le Parti socialiste qui l'a porté, ne décolle pas dans les sondages, les entreprises commerciales de sondages font la promotion de Jean-Luc Mélenchon  - candidat révolutionnaire de "La France insoumise" derrière laquelle se dissimule le Parti communiste français - pour l'opposer à Fillon - tout en laissant Marine Le Pen prospérer -  donnant à croire que ses insultes tous azimuts lui feraient rencontrer un nombre grandissant d'électeurs.
 
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Ces commerçants-là ont une bien piètre opinion des Français. Ils ne lui accordent d'ailleurs qu'un seul point, à 14% des intentions de vote, et achèvent ainsi d'écraser Benoît Hamon (58% des votes) et ses sympathisants de ce qui fut la primaire de la "Belle Alliance Populaire": son concurrent socialiste et ancien favori de l'Elysée, n'est plus crédité que de 10,5%. 
Hamon n'a d'autre soutien au gouvernement que Najat Vallaud-Belkacem, tandis que Jean-Marc Ayrault s'est replongé dans un sommeil profond... 
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Sondage sur mesures 
pour les besoins de la cause de Macron
Le président Hollande a, quant à lui, préféré féliciter l'équipe de France de handball qui a gagné la finale du championnat du monde face à la Norvège. Alors, dans trois semaines, le prédécesseur éphémère de la binationale à l'Education nationale sera-t-il encore remboursé de ses frais de campagne ?

Dans l'hypothèse d'un second tour Macron-Le Pen,
l'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée (depuis 2012), puis ministre de l'Economie en faillite (depuis 2014) - responsable de la politique économique et financière calamiteuse du quinquennat - l'emporterait avec 60,5%.

Si les électeurs actuellement indécis (1 sur 3) et les autres se rebellent contre leur matraquage par la presse mercantile et les sondeurs réunis sous la caution fallacieuse de l'IFOP, les marges d'erreurs pourraient de surcroît rebattre les cartes de ce combat douteux et donner tort à la bande IFOP, Fiducial, Paris Match, Cnews et Sud Radio.
Macron atteindrait 22,5%, Marine Le Pen 22%, Fillon 20,5%Mélenchon 17,5% et Hamon 13,5% ! Les trois dernières semaines sont décisives.

Ce sondage manipulateur a été réalisé en ligne du 23 au 27 mars auprès d'un échantillon de 2.235 personnes inscrites sur les listes électorales. Dont l'écrivaine hystérique et bobo Christine Angot, comme Julien Hollande est réalisateur ?...

mardi 21 mars 2017

Fillon maltraité par les media, selon une nette majorité de Français

57% des Français constatent que Fillon est la cible du parti-pris des media 

Une majorité de Français estime que François Fillon et Marine Le Pen subissent un parti-pris plutôt négatif de la part des media
,
confirme une enquête Harris Interactive pour la Fondapol (Fondation pour l’Innovation Politique) consacrée à la perception de la place et du rôle des media dans la campagne présidentielle, publiée ce lundi 21

Pour 46% des Français, Emmanuel Macron bénéficie d’un parti-pris plutôt positif de la presse. Elle est en effet aux mains d'hommes d'affaires notoirement de gauche et essentiellement socialistes.
A l'inverse, ils sont 15% à le penser pour Marine Le Pen et 11% pour François Fillon. 

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Une majorité de Français estime que François Fillon et Marine Le Pen subissent un parti-pris plutôt négatif de la part des groupes de presse. 

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On remarque A. Genton et JJ. Bertolus
Pour 57% des sondés, le candidat de la droite et du centre a été maltraité par la presse à la faveur du 'Penelope Gate' provoqué par le Canard enchaîné, journal anarchiste. 

Image associéeLes personnes interrogées sont très sévères estimant que la campagne présidentielle est d’ores et déjà " ratée" (82%). 

Pour 78% des Français, du fait de l'ingérence des juges, la campagne "ne permet pas de débattre des solutions aux problèmes rencontrés par la France".

Alors que plus des deux tiers des Français indiquent s’intéresser à la campagne présidentielle, ils pensent que la campagne n’est pas intéressante, la faute en incomberait davantage aux candidats (52%) qu’aux media (29%).
Pourtant, 24% des Français déclarent à ce stade que la campagne présidentielle a fait évoluer leur choix initial (du vote vers le non-vote, du non-vote vers le vote, ou bien du choix d’un candidat vers celui d’un autre candidat).

Mais, pour 72% de la population, la campagne ne fait pas évoluer pour le moment les choix initiaux. Ainsi, 38% des Français déclarent qu’ils avaient pris leur décision avant la campagne et que celle-ci ne l’a pas fait évoluer.

De l’autre côté, 34% des individus demeurent indécis, et la campagne ne les a pas aidés, pour le moment à faire un choix : 23% estiment qu’ils vont probablement voter, mais ne savent pas pour quel candidat, et 11% disent ne pas savoir s’ils vont voter ou s’abstenir.

L’enquête a été confiée à l’institut Harris Interactive. Le questionnaire a été administré en ligne du 16 au 17 mars 2017, auprès d’un échantillon de 1.766 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e). 

lundi 13 mars 2017

Comment, dans la crise entre Turquie et Pays-Bas, Hollande ternit un peu plus l'image de la France

Aucun pays de l'UE n'autorise la propagande turque hormis la France, mais Challenges accuse Fillon d'exploiter le conflit

François Fillon déplore que François Hollande de "rompe la solidarité européenne"

Le raisonnement du journal du groupe L'Obs (anciennement Le Nouvel Observateur), propriété du groupe Perdriel (Sciences et Avenir, Historia et Le Magazine littéraire), mais acquis - avec Rue89- aux deux tiers en janvier 2014 par les hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, déjà détenteurs du groupe Le Monde est plus que tiré par les cheveux.

François Fillon reproche à François Hollande d'accueillir à Metz le ministre turc des Affaires étrangères, alors qu'il a été refoulé des Pays-Bas pour propagande pro-Erdogan. Challenges s'en prend alors à Fillon lui reprochant de "consolider la confiance auprès des anti-étrangers"... 
En cette période de campagne que le Parquet a fait verser dans le caniveau de la presse du même nom, "les occasions pour François Fillon de s'exprimer sur d'autres sujets que les accusations contre sa personne sont précieuses," estime l'hebdomadaire socialiste -avec l'AFP- que le programme, même économique, de la droite républicaine semble intéresser moins que la polémique. 

Ainsi, l'ancien Premier Ministre s'est exprimé à propos de la crise diplomatique qui oppose la Turquie et les Pays-Bas. Challenges et l'AFP accusent : "Il [le candidat] en profite pour expliciter sa position sur les questions internationales. Un moyen de conforter son électorat anti-étranger, sous couvert de l'argument de la solidarité européenne."

François Fillon a en effet désapprouvé le laisser-faire de François Hollande sur le territoire français, membre de l'Union européenne comme les Pays-Bas. Le candidat reproche au président de rompre "de manière flagrante la solidarité européenne" en autorisant la tenue dimanche à Metz d'un meeting électoral en présence du ministre turc des Affaires étrangères. "Il est évident qu'une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting", écrit le candidat de la droite à la présidentielle dans un communiqué.

Le gouvernement néerlandais a refusé samedi l'entrée sur son territoire au ministre turc des Affaires Etrangères

Mevlut Cavusoglu entendait y tenir une réunion politique en vue du référendum constitutionnel voulu par Erdogan. L'agence de presse et, dans son sillage, le groupe de  presse soutiennent la position gouvernementale et l'initiative de la Turquie contre nos alliés européens

"Le ministre turc était aussitôt accueilli en France avec empressement par le gouvernement de François Hollande", écrit François Fillon pour qui "cette affaire a été mal gérée de bout en bout. 

De plus, deux de nos plus proches alliés, l'Allemagne et les Pays-Bas, ont été publiquement insultés de façon inqualifiable par les dirigeants turcs", poursuit le candidat de la droite. Dimanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé un comportement rappelant "le nazisme et le fascisme" après le refoulement de l'émissaire turque par les Pays-Bas, menaçant ce pays qui"paiera le prix". 

Une semaine plus tôt, il avait assimilé à des "pratiques nazies" l'annulation de meetings de ses soutiens en Allemagne. Or, Metz, ville gérée par un socialiste, est située à 68 km de Sarrebrück (soit 52 mn par le train), dès 5 euros par bus depuis Metz...

En France, les étrangers peuvent faire ce que bon leur semble. 
La dérive autoritaire du président turc ne sort pas le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, de son coma politique. En 2016, Erdogan a renforcé sa position à la faveur d'une tentative de coup d'État dirigé contre son régime et il s'est livré à de nombreuses arrestations dont des députés de l'opposition, au licenciement d'employés du secteur public et à la mise en place de réformes sécuritaires, mais personne n'habite au Quai Branly. 
La presse turque est muselée, mais l'AFP, et les millionnaires Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse ne sont pas des patrons de presse solidaires : ce sont des militants attachés au maintien de l'emprise socialiste et opposés à l'alternance préjudiciable à leurs affaires.

La Turquie peut postuler à l'entrée dans l'Union européenne : elle dispose de soutien des socialistes français et de sa presse...