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dimanche 7 mai 2017

Période de réserve bafouée: Libération appelle à voter Macron en Une

En pleine période de réserve, Libération appelle à voter Macron en Une  

De nombreux internautes ont conservé leur capacité d'indignation

Tandis que la presse s'abaisse à chaque instant,  
des citoyens vigilants ont exprimé leur stupéfaction à la vue de cette couverture partisane du journal Libération

La loi interdit en effet la "propagande électorale" aux media dès la veille du scrutin. La presse imprimée n'est, elle, pas concernée, mais Libération possède un site et,  a fait preuve de tout le respect de la déontologie dont il est capable... 
"Faites ce que vous voulez, mais votez Macron" : la Une (papier et électronique) du journal Libération du 6 et 7 mai a le mérite d'éclairer l'électeur sur son impartialité. 
Publiée le 6, à la veille du second tour de l'élection présidentielle, le 7 mai, la couverture a laissé plus d'un internaute incédule. En effet, comme le rappelait le même Libération le 5 mai,  à l'exception toutefois de "la presse imprimée", les media ont interdiction de diffuser de la "propagande électorale" dès la veille du scrutin à minuit. 

La loi s'applique seulement à l'opposition

"On nous parle de devoir de réserve sur le Macronleaks et la Une de Libération ce matin appelle clairement à voter Macron. Ubuesque !", gronde un internaute. "Quelle hypocrisie cette loi. C'est fou !", remarque un autre que la presse classera au nombre des fachos intolérants et virulents, accusant d'injustice les internautes (grossiers et illettrés 'sans-dents, peut-être aussi), tandis que les pros vertueux de l'information (bac + 5 et abattement fiscal de 8.760 euros) font un métier difficile et s'évertuent à traiter chacun équitablement par le flou, voire l'anonymat, la manipulation, voire le mensonge, en vérité, le sondage et le mépris des "gens": respecter les temps de paroles, la belle affaire, au vu du choeur des opinions de parti-pris déversés sur les antennes et l'audiovisuel, contrôlé dit-on, par le CSA, présidé par Schrameck, un nom bientôt prononcé comme une insulte...

De honte, les membres de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale (CNCCEP) se sont-ils fait hara-kiri ?

Ou, parce qu'ils ont un sens particulier de l'honneur, se félicitent-ils déjà de la bonne tenue de la campagne 2017 ?
Ses cinq juges (Conseil d’État, Cour de cassation, Cour des comptes et deux membres en activité ou honoraires du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, désignés par les trois premiers membres de droit) veillent à ce que tous les candidats bénéficient de la part de l’État des mêmes facilités pour la campagne en vue de l’élection présidentielle." Leurs identités ne sont pas accessibles aux "gens" !
"C'est donc ça le devoir de réserve ?", a ironisé un autre twitto innocent, probablement évoquant le "temps de réserve". 

Le quotidien de Patrick Drahi (comme BFMTV) dérive et récidive impunément

Le 22 avril, à la veille du premier tour de la présidentielle, le quotidien dirigé par Laurent Joffrin, la crème de l'éthique molle, avait déjà opté pour une première page "engagée", sur laquelle on voyait une image de Marine Le Pen et François Fillon, accompagnée du commentaire "Tout sauf eux"

La presse écrite n'est pas concernée par la "période de réserve" !
Comme le stipule l'article 49 du code électoral, le jour et la veille du scrutin, il est formellement "interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale"
Il fallait qu'en France la loi rappelât un minimum d'éthique à cette presse exemplaire, tant elle est incapable de s'auto-réguler: impuissante à se respecter, elle ne pouvait respecter ses lecteurs. 
Alors, l'unanimisme des media aura convaincu l'électeur que la vérité est du côté du pouvoir, car, on le sait et ça ne se discute pas, le socialiste est, par essence, un humaniste et un démocrate. C'est acquis ! 

Un rappel magistral en pure perte 

La presse imprimée n'est donc pas concernée par cette protection démocratique  de l'électeur. Mais Libération n'est en rien exempté du respect de la réglementation et de ses concitoyens. Le quotidien se soucie comme d'une guigne des rigueurs de la commission électorale, puisque le journal donneur de leçons possède un site qui lui permet de contourner la réglementation par le biais de  sa version électronique du quotidien, accessible à tout un chacun ? Et de biaiser les cinq juges consentants.
La question devra être tirée au clair dans les jours qui viennent. Sauf si l'électeur aime qu'on le lui mette par derrière.


lundi 13 mars 2017

Comment, dans la crise entre Turquie et Pays-Bas, Hollande ternit un peu plus l'image de la France

Aucun pays de l'UE n'autorise la propagande turque hormis la France, mais Challenges accuse Fillon d'exploiter le conflit

François Fillon déplore que François Hollande de "rompe la solidarité européenne"

Le raisonnement du journal du groupe L'Obs (anciennement Le Nouvel Observateur), propriété du groupe Perdriel (Sciences et Avenir, Historia et Le Magazine littéraire), mais acquis - avec Rue89- aux deux tiers en janvier 2014 par les hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, déjà détenteurs du groupe Le Monde est plus que tiré par les cheveux.

François Fillon reproche à François Hollande d'accueillir à Metz le ministre turc des Affaires étrangères, alors qu'il a été refoulé des Pays-Bas pour propagande pro-Erdogan. Challenges s'en prend alors à Fillon lui reprochant de "consolider la confiance auprès des anti-étrangers"... 
En cette période de campagne que le Parquet a fait verser dans le caniveau de la presse du même nom, "les occasions pour François Fillon de s'exprimer sur d'autres sujets que les accusations contre sa personne sont précieuses," estime l'hebdomadaire socialiste -avec l'AFP- que le programme, même économique, de la droite républicaine semble intéresser moins que la polémique. 

Ainsi, l'ancien Premier Ministre s'est exprimé à propos de la crise diplomatique qui oppose la Turquie et les Pays-Bas. Challenges et l'AFP accusent : "Il [le candidat] en profite pour expliciter sa position sur les questions internationales. Un moyen de conforter son électorat anti-étranger, sous couvert de l'argument de la solidarité européenne."

François Fillon a en effet désapprouvé le laisser-faire de François Hollande sur le territoire français, membre de l'Union européenne comme les Pays-Bas. Le candidat reproche au président de rompre "de manière flagrante la solidarité européenne" en autorisant la tenue dimanche à Metz d'un meeting électoral en présence du ministre turc des Affaires étrangères. "Il est évident qu'une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting", écrit le candidat de la droite à la présidentielle dans un communiqué.

Le gouvernement néerlandais a refusé samedi l'entrée sur son territoire au ministre turc des Affaires Etrangères

Mevlut Cavusoglu entendait y tenir une réunion politique en vue du référendum constitutionnel voulu par Erdogan. L'agence de presse et, dans son sillage, le groupe de  presse soutiennent la position gouvernementale et l'initiative de la Turquie contre nos alliés européens

"Le ministre turc était aussitôt accueilli en France avec empressement par le gouvernement de François Hollande", écrit François Fillon pour qui "cette affaire a été mal gérée de bout en bout. 

De plus, deux de nos plus proches alliés, l'Allemagne et les Pays-Bas, ont été publiquement insultés de façon inqualifiable par les dirigeants turcs", poursuit le candidat de la droite. Dimanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé un comportement rappelant "le nazisme et le fascisme" après le refoulement de l'émissaire turque par les Pays-Bas, menaçant ce pays qui"paiera le prix". 

Une semaine plus tôt, il avait assimilé à des "pratiques nazies" l'annulation de meetings de ses soutiens en Allemagne. Or, Metz, ville gérée par un socialiste, est située à 68 km de Sarrebrück (soit 52 mn par le train), dès 5 euros par bus depuis Metz...

En France, les étrangers peuvent faire ce que bon leur semble. 
La dérive autoritaire du président turc ne sort pas le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, de son coma politique. En 2016, Erdogan a renforcé sa position à la faveur d'une tentative de coup d'État dirigé contre son régime et il s'est livré à de nombreuses arrestations dont des députés de l'opposition, au licenciement d'employés du secteur public et à la mise en place de réformes sécuritaires, mais personne n'habite au Quai Branly. 
La presse turque est muselée, mais l'AFP, et les millionnaires Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse ne sont pas des patrons de presse solidaires : ce sont des militants attachés au maintien de l'emprise socialiste et opposés à l'alternance préjudiciable à leurs affaires.

La Turquie peut postuler à l'entrée dans l'Union européenne : elle dispose de soutien des socialistes français et de sa presse... 

jeudi 19 avril 2012

Moody's tacle Hollande sur la notation de la France

L'agence de notation dément l'affirmation du candidat socialiste

Malfaisant, F. Hollande anticipe abusivement

Dans un communiqué, l'agence déclare que sa décision d'assortir la note de la France d'une perspective négative, annoncée le 13 février, " ne signale pas un changement imminent de la notation mais constitue une indication de l'évolution probable dans les 12 à 18 mois ".

François Hollande, professeur d'économie à ses heures, avait trouvé plus facile de se référer à "certaines informations récemment diffusées dans la presse" (le Journal du dimanche, JDD), plutôt que de se fier à sa compétence personnelle, et avait à son tour fixé la date du 12 mai pour cette "décision" supposée de l'agence financière. 

L'équipe Hollande ne craint pas de nuire à la France

Les socialistes avaient paresseusement tiré des plans sur la comète

Moody's avait modifié le 13 février la perspective associée à la note de la France, actuellement "AAA", la passant de "stable" à "négative", mais l'agence de notation ne s'était pas fixée d'échéance claire quant à une éventuelle évolution de la note elle-même. C'est là la principale différence entre les notions de perspective et de surveillance, que semble avoir confondu le socialiste professeur à l'IEP de Paris....

En cas de placement sous surveillance négative, l'agence se donne trois mois par défaut ou fixe une échéance précise qui correspondra à l'annonce d'une décision concernant la note. Elle décidera de maintenir la note ou de l'abaisser, dans le cas d'une surveillance négative.

Les malveillants stratèges avaient simplement fait de la désinformation

"Cette agence de notation, Moody's, a annoncé il y a déjà plusieurs semaines qu'elle donnerait une confirmation de sa note au lendemain de l'élection présidentielle, non pas parce que ce serait après l'élection présidentielle, mais parce que c'est dans son propre calendrier", a piteusement raconté après coup le candidat socialiste malfaisant,  lundi sur RFI. 
"Donc imaginez: si nous étions victorieux au lendemain du 6 mai, il pourrait y avoir en cas de note négative une forme de confusion.[sic !] J'ai voulu l'écarter, et la prévenir: la note qui sera accordée à la France sera la note accordée à la gestion de Nicolas Sarkozy ", a insisté la bonne âme, s'enfonçant dans l'agit-prop.

Ce candidat-là ne reconnaît jamais ses torts.
Et vous lui feriez confiance ?


samedi 21 janvier 2012

Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ?

Après Gandrange avec Aubry, Vilvorde avec Jospin ?


L'indécence de Martine Aubry, ex-ministre du Travail de Jospin,
radieuse au côté de Hollande pour un premier déplacement commun,
à ...Gandrange pour "célébrer" la fin de notre sidérurgie

Dans une Lorraine sinistrée par la désindustrialisation, les deux branquignols sont allés faire un petit tour en Moselle pour tenter de banaliser la perte par le socialiste Jospin de 3.000 emplois Renault en Belgique en 1997.
"Je ne suis pas venu ici pour laisser croire que dès l'élection présidentielle, tout sera possible, mais pour dire que tout sera engagé pour que nous ayons (...) la mobilisation des moyens", a lancé le candidat socialiste.
Le candidat socialiste a eu le front de dénoncer à plusieurs reprises l'action de son rival dans la bataille élyséenne. Il a ainsi regretté que sous le quinquennat, Gandrange soit "devenu le symbole de l'abandon de l'emploi comme priorité, de l'absence d'une politique industrielle, des manquements à la parole donnée".

En février 1997, Renault annonça la fermeture de Renault Vilvoorde
pour rationaliser sa production en Europe.


La Belgique fut stupéfaite et en colère
, car la réputation de l’usine était excellente: la décision paraissait donc injuste. A la demande du conseil d’administration de Renault, une experte, Danielle Kaisergruber, fut nommée pour étudier les solutions alternatives à la fermeture de Vilvoorde (Vilvorde, en français) proposées par le comité de groupe européen, fondées sur la réduction du temps de travail sur l’ensemble des sites.
La dissolution de l’Assemblée nationale en France ayant conduit à une alternance politique imprévue, on pouvait s’attendre à une pression politique sur la direction du groupe ; mais les Belges, très pragmatiques et très méfiants à l’égard des histoires françaises, ont préféré poursuivre la négociation du plan social.
Jospin, le menteur de Vilvorde, avait pris des engagements


VOIR et ENTENDRE Martine Aubry se défausser sur l'entreprise industrielle et Lionel Jospin avouer son impuissance:

Hormis Hollande et l'équipe Brochen-Aubry, personne n'a oublié qu’en 1997 Jospin avait promis que l’usine Renault-Vilvorde ne serait pas fermée si on votait pour lui. Aujourd'hui, les socialistes se transportent en grande pompe médiatique à Gandrange et aucun analyste ou décrypteur distingué n'évoque la tragédie belge.
Un rideau de fumée socialiste
Les travailleurs de Renault n'a pourtant pas oublié que quinze jours seulement après son élection au poste de Premier Ministre, Jospin fermait Renault-Vilvorde ! Si, selon la gauche, les promesses faites aux riches sont souvent tenues, celles faites aux pauvres par les socialistes et les syndicats dominants, ne le sont visiblement pas davantage !
A 18 h 30, le 03/04/1997, la chaîne s’arrêta.

Jospin n'a pas de "solution industrielle" pour Vilvorde (Libération - 7 juin 1997 )

"En aparté de la réunion des socialistes européens à Malmö
, Lionel Jospin a laissé poindre son embarras sur l'affaire Renault-Vilvorde. "J'ai demandé à mon cabinet de regarder ce problème", a-t-il glissé.
Rappelant qu'il avait reçu une délégation des ouvriers de Vilvorde, le Premier ministre a indiqué: "C'est une question dont je suis amené à me saisir. J'ai une sensibilité et une opinion en temps que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."

Les électeurs de 2012 sont prévenus.

dimanche 14 mars 2010

Régionales: deux poids, deux mesures, en faveur du PS ?

Le PS s'oppose à la diffusion d'Ushuaïa, samedi
La majorité laisse diffuser un documentaire à la gloire de Léon Blum, dimanche


La gauche politico-médiatique avait polémiqué sur l'activité du Chef de l'Etat, président de tous les Français, aux "bras ballants", lorsqu'il était allé rendre visite dans le Doubs aux élus UMP de Pontarlier et Morteau: le PS avait sans doute craint une contamination de son électorat... Lire PaSiDupes
La chaîne parlementaire est-elle impartiale ou partisane ?
LCP diffuse un documentaire consacré à Léon Blum

Le service public de télévisions travailla pour le PS le dimanche 14 mars, jour même du 1er tour,
pendant une heure de 19h00 à 20h30, une rediffusion du même programme que le 6 mars, pendant une autre heure. Un tel programme n'est évidemment pas de nature à influer sur le scrutin en cours le 14 et le service public nous le proposera encore le mardi 16, entre les deux tours... C'est ainsi que la chaîne publique se désintéresse de la Guerre du Vietnam programmée la semaine prochaine et que Michel Debré faisait l'affaire, mais la semaine dernière... Le sujet consacré à Léon Blum, homme d'Etat socialiste, était donc incontournable au 1er tour. Lire PaSiDupes

LCP n'est visiblement pas une chaîne sarkozyste

C'est une chaîne française de télévision de service public, comme tant d'autres, créée par l'Assemblée nationale française et le Sénat, et présidée depuis juin 2009 par Gilles Leclerc , diplômé de l'École Française des Attachés de Presse, ancien de RTL en 1980, sous la direction de Michèle Cotta, une intime de Mitterrand-le-tonton et issu de France 2 (Antenne 2) et France 3.

Ce débat est présenté ad nauseam par Jean-Pierre Gratien (3 heures enregistrées pour le prix d'une), depuis 2008 rédacteur en chef de LCP-AN, le 8e depuis 2000, à la tête d'un pôle de quatre responsables éditoriaux, et auteur de ...Pour En Finir Avec Le Senat ! Enquête Sur Une Anomalie !
C'est également par hasard que Jean-Pierre Gratien a déjà évoqué pendant 90 mn le parcours politique de Pierre Mendès France, un autre figure mythique de l'histoire de la gauche française.
Les invités ne sont pas non plus anodins, ne serait-ce que parce qu'ils partagent des jugements très consensuels: Serge Bernstein (1934, historien de la IIIe République, membre -avec Pierre Milza- du conseil scientifique de l'Institut François-Mitterrand), Pascal Perrineau (directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po et participant à un documentaire intitulé Histoire d'une droite extrême, avec ... Pierre Milza) On est donc entre soi !

Ushuaïa Nature menacée par la censure socialiste

Samedi soir, TF1 et Nicolas Hulot "invitaient les téléspectateurs à découvrir l'Islande", au travers Ushuaïa Nature.

Mais c'était sans compter avec les mauvais joueurs du Parti socialiste qui contestèrent cette programmation la veille des élections régionales:

=> "Comme par hasard, TF1 -chaîne proche du pouvoir- programme un numéro spécial de Ushuaïa Nature à la veille du premier tour", avait insinué Julien Dray, l'un des hégémoniques intolérants et complexés et peu naturellement enclin à la présomption d'innocence.
"Pour faire voter écolo, il n'y a pas mieux. C'est le même coup qu'avec le film Home, diffusé avant les européennes", craignait Julien Dray, candidat en Ile-de-France, pourtant prêt à croquer les Verts d'ici mardi, date limite de dépôt des listes fondues.
=> Jean-Jack Queyranne, président sortant PS de la région Rhône-Alpes, avait même saisi le CSA pour différer la diffusion de l'émission à la veille du premier tour des élections, fit savoir Le Parisien.

Aucun des mauvais coucheurs socialistes, polémistes aigris, n'a jugé malvenue la diffusion en boucle du documentaire consacré à Léon Blum.
Ils avaient en revanche soupçonné le film Home de Yann Arthus-Bertrand, diffusé deux jours avant le scrutin européen et vu par près de 10 millions de Français, d'avoir fait le jeu des Verts d'Europe Ecologie.

Les jérémiades socialistes n'impressionnent pas à tous coups

Jeudi, le CSA a décidé de ne pas se déconsidérer en se soumettant et en donnant satisfaction au PS. Le magazine a bien été diffusé samedi soir et le PS n'aura pas réussi à instrumentaliser le CSA en imposant sa censure.
"Il n'apparaît pas au Conseil supérieur de l'audiovisuel que la diffusion d'une nouvelle émission qui doit présenter les contrastes géographiques de l'Islande puisse avoir un impact sur les résultats du premier tour de l'élection des conseillers régionaux".
Le CSA estime que "cette programmation ne remet pas en cause le principe du pluralisme."

Tous les moyens ne sont pas bons au PS ?

lundi 8 mars 2010

Régionale: l'archaïsme de la campagne video socialiste

Douze ans après, le PS promet des projets en 2010

Une mise en scène de la France de 1998

Martine Aubry ne peut être taxée de jeunisme...
Il est vrai que nul ne sait où en est la rénovation annoncée du parti: son principal artisan, Nono Montebourde, est occupé à roucouler avec Audrey Pulvar et les socialistes peuvent attendre. Comme ils attendent en région depuis 1998...

L'archaïque Martine Aubry s'est tournée sans mal vers les seniors, mais non sans douleurs cervicales...
La brave électrice socialiste a dû connaître Guy Mollet et en a conservé le téléphone de l'époque: malgré la croissance économique internationnale, Lionel Jospin n'a pas réussi à équiper sa région ? Sans doute a-t-il mis tous les sous sur la prévention des violences des jeunes des quartiers !...

La désertification des campagnes, c'est l'insuffisance des transports régionaux,
et les transports régionaux sont de la compétence des régions


Le PS pousse le bouchon un peu loin

Le Parti socialiste mène une campagne vidéo axée sur les questions sociales et dresse les garde-fous des Régions contre la politique du gouvernement. Classique, mais bien peu respectueux des électeurs !

VOIR et ENTENDRE : la bande velpeau, LA solution socialiste à la crise

En mêlant transports publics, formation professionnelle et logement aux griefs habituels, la Ch'tite Aubry méprise les électeurs en misant sur leur méconnaissance des compétences des CR. Car l'humour et la caricature ne résistent pas un instant à l'analyse du passif socialiste sur ces sujets.

Cette retraitée ne peut se rendre au cabinet médical le plus proche, non pas parce que la France serait devenue un vaste désert médical sous l'effet de la tornade Roselyne ou des attaques de Sarko à la couche d'ozone, mais parce que les présidents socialistes de région consacrent trop d'argent à leur train de vie mais pas assez aux trains régionaux et trop à leur propagande mais pas assez aux emplois de proximité.

Les efforts socialistes pour monter leur connaissance des petits tracas de la vie quotidienne des Français manquent leur cible. Car le PS ne cherche visiblement qu'à améliorer son image en transmettant l'illusion de sa proximité, après douze à la tête des régions.
Or, au bout du compte, le grand dénuement de cette personne âgée ne réussit qu'à nous faire sourire là où nous aimerions nous émouvoir. Le tête à tête entre une bande velpeau et un téléphone obsolète nous ramène à la campagne 1998: le téléphone à cornet nous a été épargné, mais le téléphone de l'héroïne date du milieu des années 90...
La bande Velpeau a-t-elle été détournée des dons aux sinistrés d'Haïti ou aux victimes de la tempête Xanthia ? Est-ce à la Région qu'elle doit ce serveur vocal ?


Comment les régions peuvent-elles se déclarer pour rien dans la situation des jeunes mal logés ? Le militant qu'elle met en scène se livre à un happening en campant quelques instants sur un toit devant des caméras, pour alerter sur l'accès au logement des jeunes adultes. Mais que ne l'a-t-il fait en 1998 ? Jospin ne fut-il pas chef de gouvernement de 1997 à 2002 ?

Le message est clair mais la propagande grossière laisse de marbre sur un sujet sensible.



Un déficit d'âme au PS, sans doute !

Régionales: la video du MoDem s'en prend au PS

Bientôt un calendrier des candidats nus du MoDem

Ni Kiabi, ni Vetiland pour le MoDem

Ca va mal au centre, ou ce qui en reste

Musique funèbre, regard perdu et corps à nu dans le métro parisien.
Les jeunes du MoDem d'Ile-de-France présentent Thomas, 23 ans, bac+5 et smicard, «laissé à poil par sa région».
Ca ne fait pas rire Huchon-ronron

Combien le président socialiste a-t-il mis de côté?
600 euros de loyer mensuel pour 22 m² (cadeau de Bébert Delanoë), 74 euros pour son pass Navigo (cadet de la région), 150 euros pour le téléphone et l'accès Internet (cadeau de Bayrou), l'assurance et la santé (cadeau de sa grand-mère)… Et en plus, il mange grâce à la solidarité nationale: il suffit d'être inscrit à n'importe quoi pour toucher ses tickets du CROUS.

Attention, assisté

Le Français ne doit jamais rien payer.

«Ces principales dépenses mensuelles pourraient être de la compétence de la région, assure une voix off, un brin provocatrice. Au lieu de ça, cette région de l'aide pas. Si Huchon-ronron ne se décarcasse ni pour les bac+5, ni pour les lycéens de Villiers-le-Bel, c'est bien qu'il a de gros besoins de bouche, pour sa propagande de campagne et pour se consacrer à l'entretien de sa femme quand elle n'est pas au tribunal. Il faut se faire une raison, "la région le laisse à poil."

Pas plus compliqué

De la bouche du métro jaillit alors une musique entraînante, un tract à l'effigie d'Alain Dolium, et le visage abattu de cette jeunesse conquérante retrouve le sourire. C'est très frais, très gai...

Tartignolle, peut-être ? Ben, non; c'est le centre !

VOIR et ENTENDRE la funèbre video du MoDem à l'adresse du PS sortant

A la télévision, resteront les petits costumes ceintrés du Benoît chéri d'Aubry.

mardi 16 février 2010

Vitry-sur-Seine: le lycéen, victime de chicaneries entre élus PS et PC

Valérie Pécresse pointe la « passivité » de Huchon en matière de sécurité

Candidat à un troisième mandat, le président socialiste de la région Ile-de-France et candidat pour un troisième mandat, Jean-Paul Huchon n'admet pourtant pas sa mise en cause par Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, pour qui les collectivités locales se sont «renvoyé la balle» et n'ont pas pris en compte «les attentes des enseignants». Résultats: une agression d'un élève de 14 ans poignardé dans l'établissement, le lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), montée aux créneaux des professeurs FSU, soutenus par les parents d'élèves de la FCPE: le schéma habituel des alliances et des fuites des responsabilités.

Le débat s'est radicalisé

Les accusations de l'opposition sur les réductions de postes ont poussé le gouvernement à mettre sur la place publique la fin de non recevoir des collectivités locales opposées à la demande -de mai 2009- du ministère d'une sécurisation du parc départemental sur lequel les bâtiments du lycée polyvalent de Vitry-sur-Seine sont implantés. Depuis l'agression d'un jeune par des éléments extérieurs au lycée, le Conseil Général présidé par Christian Favier (PCF), propriétaire du terrain, et le Conseil Régional présidé par Jean-Paul Huchon (PS), et tutelle administrative des lycées de la région, ont promis tardivement de sanctuariser l'établissement. Trop tard.

La rappel de la répartition des responsabilités de la gauche par Luc Chatel sur RTL a suscité la réponse immédiate de Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France depuis douze années.
Accusant d'une part Luc Chatel de «malveillance» du seul fait qu'il dégage les responsabilités, Jean-Paul Huchon a d'autre part, regretté que le ministre fasse «la campagne de (sa) concurrente», Valérie Pécresse. Le coup de poignard a en effet été porté pendant une période sensible de campagne des régionales et les ministres -ni la victime- n'en peuvent mais !

La ministre de l'Enseignement supérieur a dénoncé «la passivité» de la région


Jean-Paul Huchon assure que le diagnostic de sécurité sur cet établissement, posé en mai 2009 par le rectorat, ne lui serait «jamais parvenu». Or, le recteur de l'académie de Créteil, William Marois, précise que le conseil d'administration du lycée de Vitry-sur-Seine a soulevé, en mai, la question «des problèmes d'insécurité sur le campus».

=> Un Conseil d'administration (CA) existe dans chaque EPLE (établissement public local d'enseignement) pour gérer l'établissement. Le contenu de ces CA est préparé par l'administration de l'EPLE et discuté au préalable au sein d'un comité restreint appelé commission permanente. Au CA sont, en autres, nommés
- un représentant de la collectivité territoriale de rattachement : le Conseil Régional;
- deux ou trois représentants de la commune (Alain Audoubert, maire PCF de Vitry);
- un éventuel représentant du groupement de communes. Vitry-sur-Seine fait membre de la communauté d'agglomération Plaine Commune, présidée par Patrick Braouezec, ancien maire de Saint-Denis et actuel député de Seine-Saint-Denis (PCF).
L'information circule mal entre les 3 élus communistes et le président PS de région...

  • Luttes d'influence autour d'un parc scolaire ouvert

    Vice-présidente de la région en charge des lycées, la socialiste Élisabeth Gourévitch, était physiquement présente au CA.
    Elle confirme les tensions entre le Conseil général du Val-de-Marne, présidé par Christian Favier (PC), et la région (PS). Le parc dans lequel est établi le campus, et donc le lycée, appartient en effet au département. Or, pour établir un périmètre clos de sécurité, il faut rétrocéder une partie du terrain à la région, propriétaire de l'établissement scolaire… «Au cours de nos discussions, explique Élisabeth Gourévitch, j'étais intraitable sur le périmètre nécessaire aux élèves que je souhaitais le plus large possible… » Des discussions difficiles donc, «compte tenu du prix du terrain». Au bout du compte, l'élue socialiste «regrette la nécessité de devoir clôturer» mais promet que les travaux «seront lancés dès cet été».

  • Le Conseil général admet qu'il y a eu «des discussions»

    Mais Michel Coronas, chef de cabinet de Christian Favier, affirme subjectivement (par idéologie) que «la vidéosurveillance n'a pratiquement [nuance] aucun effet préventif» et « la résolution des problèmes ne passe pas par les murs». Il pointe surtout «la diminution des effectifs» et se défausse sur «la responsabilité de l'État» supposée.

    Maire Nouveau Centre (NC) de Vincennes et tête de liste dans le Val-de-Marne, Laurent Lafon, membre de la commission des lycées à la région, souligne «les récurrentes divisions au sein de l'exécutif de gauche, en particulier en matière de sécurité. Des divisions source d'inaction». Et de violences.

  • Marie-George Buffet prend la défense de ses élus

    Dans les cours de récréation, on dirait qu'elle se sent morveuse...
    Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du PCF, était la bienvenue ce matin sur le service public. France Info l'a accueillie en outre pour justifier les travailleurs qui ont investi les locaux de Total-Flandres à Dunkerque, et principalement pour soutenir ses élus irresponsables qui ont exposé des lycéens aux violences urbaines ordinaires dans le Val-de-Marne. Comme Christian Favier, elle a stigmatisé la cause unique de l'insécurité selon les communistes et la FSU, toutes tendances, «la diminution des effectifs». Elle a donc déploré le manque de surveillants qu'elle range au nombre des personnels « qualifiés » ! Sachant que ce sont de simples bacheliers, que plus de la moitié d'entre eux sont des femmes (certes modernes et fortes) et qu'ils sont généralement à mi-temps, ne connaissant donc pas chaque élève par son nom, comme elle croit, de qui se moque-t-on ? Certes des journalistes (compétents en tout, compétents en rien, et qui dissimulent finement leurs insuffisances derrière leur « impertinence »), mais surtout des parents, des professeurs et des élèves (et, aujourd'hui, des électeurs) manipulés par leurs élus politiques et syndicaux qui les enfument et les embrument.

    «On est toujours dans cette stratégie stérile du : c'est pas moi, c'est l'État», tonne Valérie Pécresse qui renvoie aux «3 800 médiateurs de la vie scolaire recrutés cette année par l'Éducation nationale».
    Elle demande d'utiliser «dès maintenant les crédits dédiés aux 5 000 emplois-tremplins promis en 2004 qui n'ont jamais été créés par Jean-Paul Huchon pour embaucher autant de surveillants-tuteurs».
    La candidate UMP note que «la sécurité des lycées ne supporte pas d'attendre, elle ne supporte pas les querelles de clochers».

    - Janvier 2009
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    Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, s'est attaqué à l'absentéisme scolaire et à l'errance d'éléments incontrôlés dans les villes, en recrutant 5.000 "médiateurs de réussite" (ex-médiateurs de la vie scolaire), une mesure aussitôt stigmatisée par les syndicats et jugée a priori "inadaptée".
    L'absentéisme (absences d'au moins quatre demi-journées dans le mois sans justification) touchait pourtant, selon le ministère, en 2007, 2,4% des collégiens, 4,6% des lycéens et jusqu'à 10,9% des élèves des lycées professionnels. Vitry-sur-Seine et Thiais ne seraient pas concernés...
    Aussi, dès mars 2009, 5.000 "médiateurs de réussite" étaient implantés dans les établissements de 215 quartiers déjà ciblés par la politique de la ville (332 collèges ou lycées). Ils prolongeront l'action des conseillers principaux d'orientation (CPE), en se déplaçant dans les familles dont l'enfant n'est pas assidu pour le faire revenir en cours. Verdict de l'opposition: inadapté !

    => Le ministre Darcos avait aussi entrepris de renforcer la lutte contre la violence scolaire, en introduisant notamment des travaux d'utilité collective (TUC) comme réponses disciplinaires. Encore faut-il que les conseils de disciplines ne soient pas noyautés par les « pédagogistes » et autres citoyens « vigilants ».

    => Pour les enseignants, un module de formation à l'autorité, actuellement expérimenté dans l'académie de Créteil, doit être évalué et généralisé.

    => Si la concertation sur la réforme du lycée se poursuit, elle est conduite par Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, qui se tient en retrait. Prière de ne pas déranger: il pense !

    - Les 5.000 médiateurs de réussite scolaire que la gauche déclare « précaires » (CDD) sont nommés pour quatre ans et s'ils ne sont « pas formés », s'ils le sont plus que les surveillants, puisqu'ils ont une expérience professionnelle.

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    Les médiateurs de réussite scolaire s'ajoutent aux surveillants
    - et aux AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire, qui s'occupent de l'accompagnement, de la socialisation, de la sécurité et de la scolarisation d'enfants en situation d'handicap ou un trouble de santé invalidant)
    - et aux EVS (Employés de Vie Scolaire)…

    Ces personnels sont-ils vraiment précaires et non qualifiés ?

  • Les AVS interviennent principalement
    - en CLIS (CLasse d'Inclusion Scolaire, avec un'enseignant référent qui assure la mise en place d'un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) avec l'aide de l'ensemble des intervenants (famille, social, médical, enseignant) en fonction de la situation et du handicap de l'enfant.( decret 2005-1752 du 30/12/2005)
    - et en UPI (unité pédagogique d'intégration) : les enfants en situation de handicap venant de CLIS sont encadrés par des instituteurs (ou professeurs des écoles, ou des professeurs des lycées et collèges) diplômés et titulaires.

    - Le 2 juillet 2009, l'Assemblée nationale, sur proposition du gouvernement, a proposé une solution de pérennisation des AVS-AED et EVS en mission d'AVS en fin de contrat.

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    Les EVS (emplois vie scolaire) sont des postes dans les écoles, les collèges et les lycées. Ils sont disponibles sous 2 contrats de travail : les contrat d'accompagnement dans l'emploi et les contrat d'avenir.
    Leurs tâches sont fonction des besoins des établissements, qui déterminent les priorités : aide aux élèves handicapés, assistance administrative (notamment aux directeurs d'école primaire), aide à l'utilisation des nouvelles technologies, à la documentation ou à l'animation des activités culturelles, artistiques ou sportives , et participation à l'encadrement des sorties scolaires, mais aussi aide à … l'accueil, la surveillance et l'encadrement des élèves , à condition d'en décider ainsi !


    L'encadrement scolaire est nettement plus lourd qu'il n'y paraît dans la propagande

    En vérité, les personnels adultes sont en nombre sensiblement plus important que celui pris en compte par la FSU et la FCPE, et par les journalistes, militants mais ignares, copieurs-colleurs et colporteurs de dépêches d'agences partisanes ?