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samedi 19 septembre 2015

France: Moody's abaisse encore la note de la dette publique

Moody's a abaissé de nouveau la note de la dette publique

Depuis 2012, la note de la France n'avait plus été abaissée par l'agence de notation Moody's.

La dette de la France passe de AA1 à AA2 en raison de la faible croissance de l'économie.
Moody's veut bien encore croire en la capacité de la France à rembourser ses dettes, mais l'agence américaine de notation lance une alerte sur la faiblesse de la croissance française, qui devrait durer jusqu'en 2020

Une reprise plus lente en France qu'ailleurs, souligne Moody's, en raison d'une perte de compétitivité des entreprises, d'un chômage élevé et de la difficulté à faire avancer les réformes que Moody's appelle de ses vœux. La politique économique de Hollande hypothèque les chances de la France d'alléger le fardeau de la dette actuellement de plus de 97% du PIB.

Menace d'une nouvelle dégradation de la note à prévoir avant 2017 ?

L'agence de notation mise sur les potentialités de la France, pour peu qu'elles soient exploitées, comme une production diversifiée, une démographie favorable et la possibilité d'emprunter à moindres frais, grâce à la confiance des investisseurs qui concèdent  des taux historiquement bas aux grandes nations. L'agence assortit donc encore sa note de la mention stable et n'envisage pas de nouvelle dégradation à moyen terme.

Par... communiqué, le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé pour la énième fois que "le gouvernement demeure fermement engagé à poursuivre et amplifier sa politique de réformes visant à soutenir le potentiel de croissance et d'emploi de l'économie française".

La France est rétrogradée au 6e rang dans la zone euro

Elle se situe derrière l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays Bas.

jeudi 26 février 2015

L'agence chinoise de notation dégrade la dette française


Dagong abaisse la note de la France à A+ à A 

La France dégradée par une agence de notation semblable aux trois grandes occidentales (Moody's, Standard & Poor's et Fitch)

L'agence chinoise Dagong a justifié sa décision par "la faiblesse de la croissance économique [qui] a retardé le processus de consolidation budgétaire"Même si les investisseurs chinois ne sont pas les plus gros acheteurs de dette française, la nouvelle tombe mal quelques jours après le succès du premier emprunt émis en yuans par la Cades. 

Elle s'interroge aussi sur les capacités du gouvernement français à rembourser la dette. 
Avant ce nouveau conseil de méfiance, la signature française bénéficiait encore de la confiance. L'Agence France Trésor a emprunté 6,785 milliards d'euros lundi à court terme et à des taux d'intérêt toujours négatifs. A un an, la France a notamment levé 1,3 milliard à - 0,121 % contre - 0,117 % une semaine plus tôt. Ce qui ne signifie pas que la France se désendette et que sa jeunesse -priorité de Hollande - n'aura pas la facture socialiste à payer.

La redoutable agence précise de surcroît que la faible croissance économique française a par ailleurs repoussé le processus de consolidation fiscale.

Les Echos laisse transparaître un mépris certain pour cette agence

Agence émergente, Dagong avait fait parler d'elle durant l'été 2011 en dégradant les USA de "A+" à "A", évoquant des menaces de faillites. Cette dégradation coïncidait en effet avec le timing de celle de l'agence Standard & Poor's concernant les Etats-Unis. Dagong avait  encore dégradé les USA fin 2013, à "A-".

Les Echos décrit "une agence chinoise qui essaie de se faire une place au soleil". Le point de vue de Dagong ne mérite pourtant pas tant de condescendance. Il est en effet étayé par de solides arguments en termes de niveau et d'évolution de la dette et de croissance potentielle, comme le souligne Patrick Artus. Mais aussi parce que la Chine est un des principaux créanciers de la planète.

Et les investissements chinois en France décollent.

Le montant total des investissements directs a bondi de 250 millions d'euros en 2005 à 3,5 milliards en 2012 (4,2 milliards en incluant Hongkong), soit 0,8 % du total des investissements étrangers dans l'Hexagone à cette date. 
Ce bond découle pour l'essentiel de la prise de participation du fonds souverain CIC dans la filiale d'exploration-production de GDF Suez fin 2011. La prise de participation de Dongfeng dans PSA Peugeot Citroën va avoir le même effet.

Dans leur arrogance, les décrypteurs des Echos n'ignorent pas qu'en janvier 2015 le propriétaire du plus grand conglomérat privé de Chine continentale, Fosun International, a pris possession du Club Med, déboursant près d’un milliard d’euros,  pour tenter de redresser une marque en difficulté, à l'issue d'une bataille boursière historique, la plus disputée qu'ait connue la place de Paris, et qu'en décembre 2014 Sapin, Valls et Hollande ont cédé 49,9% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à deux investisseurs chinois. Il faut que, si perchés qu'ils soient, ils atterrissent...


mercredi 7 janvier 2015

"Avancée" socialiste: la France recule au rang de 6e puissance économique mondiale

Hollande tire la France vers le bas

L’Hexagone sera bientôt la 6e économie mondiale, dépassée par le Royaume-Uni

Le président est-il le dernier informé? Dans ses voeux, Hollande se targuait encore d'une 5e place dans le monde... La France aurait pourtant reculé, selon une analyse d'un document de la Commission européenne. En 2014, le PIB français aurait été dépassé par celui du Royaume-Uni de quelque 98 milliards d'euros, à 2134 milliards d'euros contre 2232 milliards, dépassant la France de 98 milliards d'euros. Une mauvaise nouvelle pour François Hollande qui en ce début d'année s'est appuyé à plusieurs reprises sur cette 5e place pour tenter de gagner en crédibilité. "La France, c’est un grand pays: elle est la cinquième puissance économique du monde. Nous avons donc toutes les raisons d’avoir confiance en nous", déclarait François Hollande, le 31 décembre dernier.
Mais depuis, les derniers chiffres de la a Commission européenne placent désormais la France au sixième rang mondial, derrière le Royaume-Uni.

Trois facteurs permettent d'expliquer cette situation, selon Le Figaro: la croissance économique et l'inflation sont bien plus fortes outre-Manche, sous la houlette du conservateur Cameron. En outre, la livre sterling a été revalorisée et s'établit à 5,4% face à l'euro.

Querelle de chiffres?... Les chiffres du FMI détaillés par Les Echos viennent contredire ceux de la Commission européenne. Le PIB de la France s'établirait à 2902,3 milliards de dollars contre 2847,6 milliards pour le Royaume-Uni.
Or, désormais, Londres intègre dans son PIB l’estimation des gains générés par la prostitution et le trafic de drogue, alors que la France a refusé de comptabiliser la "richesse" créée par le commerce du sexe pour se limiter à celle générée par l'économie souterraine des stupéfiants, se privant ainsi de près de deux milliards d’euros. Mais, même en intégrant cette filière, la France ne repasserait pas devant son voisin britannique.

Ce recul de l’économie française sur celle du Royaume-Uni s’explique en partie par l’évolution des taux de change:  tout ce qu’on produit vaut mécaniquement moins cher et produit donc statistiquement moins de richesse. Le cours de la monnaie a donc joué un grand rôle, mais il est exagéré de parler "d’illusion".

Le décrochage de la France s'opère petit à petit
La preuve en est que l'Hexagone n’est plus que le dixième pays industriel au monde.  Cette perte de compétitivité de la France est la faute à une économie moins adaptée et réactive au monde tel qu'il est et à des réformes plus lentes, moins ambitieuses et plus idéologiques que chez nos voisins. Elles ne correspondent pas propos positivistes et volontaristes de l'exécutif ou des Bruno Le Roux. 
Pour mémoire, voici le classement des six premières puissances économiques :
- 1er : Etats-Unis
- 2ème : Chine
- 3ème : Japon
- 4ème : Allemagne
- 5ème : Royaume-Uni
- 6ème : France

Les agences de notation seraient-elles partisanes ?

Hollande travaille (visiblement) dur...
Il sera bientôt officialisé que la France est désormais la sixième économie mondiale.
C'était un secret de polichinelle, malgré la surprise affichée par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, interrogé à  Las Vegas, où il visitait le CES, le plus grand salon d'électronique grand public où il essaie de valoriser les performances française. Mais dans l’entourage de Michel Sapin, on reconnait qu’une telle évolution était attendue. Avant de souligner qu’il s’agit d’une "illusion monétaire".

Les agences de notation sont-elles fiables ?
A elles seules, les trois agences de notation que sont Standard & Poor's, Moody's et Fitch font trembler les États. Pour informer les investisseurs du risque qu'ils courent s'ils prêtent à telle société ou à tel Etat, elles ont chacune une échelle de note, allant de AAA (triple A) à CCC. Cette note, reflet du risque de faillite d'une entreprise ou d'un État, a pris toutefois une très grande importance pour les entités notées et les investisseurs. Pour les Etats comme pour les entreprises, une note dégradée se traduit par une hausse des taux d'intérêt. Donc, quand ils veulent emprunter, cela coûte plus cher.

Qui les paie ? Comment décident-elles d'une note ? 
"Typiquement, une agence de notation se fait rémunérer par les entités qui veulent recevoir une note ou celles qui utilisent la note", sous forme d'abonnement, explique Standard & Poor's. Selon le barème 2009 de cette dernière pour les Etats-Unis, une grande entreprise doit verser au minimum 70.000 dollars au début du processus de notation, puis un abonnement de "surveillance" s'élevant à environ la moitié de la somme initiale. A chaque fois qu'elle émettra de la dette sur les marchés, elle s'acquittera en plus d'une commission de 0,045% de la transaction. Les montants sont du même ordre en Europe. Aujourd'hui, environ 90% du chiffre d'affaires des agences de notation provient des entités notées, relève Norbert Gaillard, dans son ouvrage 'Les agences de notation' paru à La Découverte.

Ce modèle économique assure une très haute rentabilité aux agences.
Moody's table sur une marge opérationnelle (résultat opérationnel rapporté au chiffre d'affaires) comprise entre 38% et 40% en 2011. Standard & Poor's de 43% sur le seul premier trimestre 2011 et Fitch de 58% sur l'exercice décalé 2010/2011.

Fitch a dégradé la note de la France
En octobre dernier, l'agence de notation avait annoncé le placement de la note de la dette de la France sous surveillance négative. Elle pourrait être abaissée d'un cran le 12 décembre. Et, à la date annoncée, la France a effectivement subi une nouvelle dégradation de sa note souveraine par l'agence de notation Fitch Ratings. 
Fitch a motivé sa décision d'abaisser à "AA" contre "AA+" la note de Paris, assortie d'une perspective stable, par le dérapage budgétaire de la France et les "faibles" perspectives qu'offre l'économie française. Hollande a pris acte de cette décision, mais Bercy assure que sa politique de relance commence "à porter ses fruits"...

jeudi 16 octobre 2014

La France placée sous surveillance négative par les principales agences de notation

Après Standard and Poor's,  Fitch envisage d'abaisser la note de la France

Fitch commence par placer la note "AA+" de la France sous surveillance négative 

Mardi soir 14 octobre, l'agence de notation a placé la note "AA+" de la France sous surveillance négative a annoncé Fitch qui estime que les perspectives de l'économie française se sont détériorées, ce qui pèse sur les objectifs de consolidation budgétaire et de stabilisation du ratio de dette publique.

L'agence de notation juge toutefois que le risque de financement de la France est faible, compte tenu d'une maturité moyenne de sa dette de sept ans, de la faiblesse des coûts d'emprunt et de la flexibilité financière dont elle dispose.

Fitch a revu en baisse ses prévisions à court terme de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France 

à seulement 0,4% pour 2014 et 0,8% pour 2015 dans sa dernière étude contre, respectivement, 0,7% et 1,2% auparavant.

Fitch estime que le ratio de dette publique brute sur le PIB va atteindre un pic deux années plus tard que prévu auparavant, à un niveau plus élevé de 99,7% en 2017, avec une retombée plus lente à 94,9% d'ici la fin de la décennie.

Vendredi 10, Standard and Poor's (SP) avait 
ouvert la voie à un nouvel abaissement éventuel

L'agence de notation américaine a 
confirmé la note de la France à seulement AA mais en modifiant la perspective à négative, au motif que la situation budgétaire du pays se "détériore au regard des perspectives de croissance économique".

Cela signifie que la France risque donc fort de voir sa note, la troisième meilleure possible, baisser au cours des 24 prochains mois. La note française avait été dégradée pour la dernière fois en novembre 2013, de AA+ à AA, en lui associant une perspective stable. SP avait confirmé la note et la perspective en avril dernier. La baisse des charges des entreprises contenue dans le Pacte de stabilité est "un facteur positif", s'était alors réjoui Standard and Poor's au printemps dernier. 
Mais l'agence juge toujours le gouvernement trop optimiste sur la réduction du chômage mais aussi du déficit. 
La révision de la perspective s'explique par le fait que
la solidité de la reprise de l'économie française n'est pas garantie et que les finances publiques pourraient se détériorer au-delà de 2014. 
D'autre part, l'analyste a jugé qu'il y a  un "risque concernant la mise en œuvre des réformes structurelles annoncées" par le gouvernement, censées relancer la croissance et assainir les finances publiques. "On manque d'antécédents solides en termes de mise en place de réformes en France", a-t-elle souligné, évoquant aussi de possibles résistances sociales.

jeudi 18 septembre 2014

Moody's s'apprête à dégrader la note de la France

Bercy nie la dégradation de la note de la France par Moody's

Le journal "L'Opinion" révèle que  Moody's va abaisser la note de la France de Aa1 à Aa2
Le gouvernement assure n'avoir "reçu aucune information de l'agence de notation" prévue dans sa prochaine actualisation vendredi soir. Et la presse assure que le sort s'acharne sur Hollande qui ne fait pourtant que récolter les fruits de sa politique.

L'annonce est tombée au moment où François Hollande raconte que tout lui est est rendu "difficile", mais qu'il fait tout pour donner un second souffle à son mandat, et cela, à défaut d'une mobilisation de son énergie molle à la relance économique qu'il consacre à celle, verbeuse, de sa popularité.  

Le journal L'Opinion affirme sur son site internet que Moody's, dont la publication officielle est attendue en fin de semaine, après clôture de la Bourse, soit après 17h35 heure de Paris, a déjà fait savoir à l'exécutif que la note de la qualité de dette à long terme de la France avait été baissée d'un cran, à Aa2. Les analystes de la Royal Bank of Scotland jugeaient dès mercredi une baisse de la note française par Moody's "très probable", et estimaient que l'agence pourrait de plus "assortir la note d'une perspective négative", en d'autres termes menacer Paris de continuer sur cette lancée. L'agence la plus connue, Standard and Poor's, a déjà baissé sa note sur la dette française, au troisième échelon de son tableau, soit "AA".

Le gouvernement "n'a reçu aucune information de Moody's à ce stade", a aussitôt assuré le ministère des Finances qui pourtant "dément l'information donnée par L'Opinion".  L'agence de notation a quant à elle rappelé  qu'elle ne faisait pas de commentaires sur ses éventuelles décisions en matière de notation.

L'agence patientait depuis plusieurs mois

Dès août, Moody's avait affirmé que la France manquerait ses objectifs budgétaires pour 2014 et 2015, ce que le gouvernement vient d'ailleurs de confirmer, et émis des doutes sur la capacité de l'exécutif à mettre en oeuvre les réformes promises. Loin de ramener le déficit public sous la barre de 3% du Produit intérieur brut comme promis aux partenaires européens,le gouvernement le regardera dépasser 4% cette année comme l'an prochain.

Mais le message ne passe pas auprès de Hollande. 
"Je ne sais pas ce que fera l'agence Moody's", a assuré le président François Hollande lors de sa 4e conférence de presse semestrielle, cet après midi.  Et de conclure: "ce n'est pas l'agence de notation qui m'inquiète."

La note Aa2 est la troisième meilleure possible dans l'échelle de Moody's, et désigne encore un émetteur "de haute qualité". 

L'agence la plus connue, Standard and Poor's, avait elle baissé en avril sa note sur la dette française, au troisième échelon de son tableau, soit "AA", avec une perspective stable, le 8 novembre 2013. Cela correspondait déjà à la note "Aa2" dans le système de notation de Moody's. Jusqu'ici ces baisses, au fort retentissement politique, n'ont pas eu d'impact concret pour la dette française. Le pays continue à emprunter à des taux historiquement bas.

L'annonce de Moody's sera donc dans tous les cas très suivie, alors que
la France est considérée par son propre ministre de l'Economie Emmanuel Macron comme "malade".

vendredi 25 avril 2014

Déficits publics: avertissement de S&P contre l'optimisme de la France

Avec des réserves, S&P confirme la note AA de la France
L'agence de notation Standard & Poor's n'a toujours pas relevé la note de la France
Vendredi 25 avril, l'agence n'a fait que confirmer la note de crédit long terme de la France à AA, avec une perspective qui reste stable, et la note à court terme à A-1+.


S&P veut même croire en une 
perspective "stable"
de cette notation pour les DEUX années à venir...

Selon S&P, le gouvernement "se démarque clairement" par ses efforts de réduction des dépenses, tandis qu'il "semble progresser dans la voie de réformes structurelles afin d'améliorer l'environnement des affaires"

Volontariste, l'agence se satisfait d'un engagement du gouvernement français à réduire le coût du travail et de la fiscalité des entreprises dans le but d'améliorer la compétitivité de l'économie.
S&P minimise donc la fronde d'une partie des députés à l'annonce, la semaine dernière, du Premier ministre Manuel Valls que la France réaliserait 50 milliards d'euros d'économies entre 2015 et 2017. Les frondeurs s'opposent à la perspective d'austérité consécutive au gel des prestations sociales mais sans renoncer aux recrutements de fonctionnaires promis par François Hollande. En ne prenant pas en compte le critère de cohérence, l'agence de notation suscite une interrogation sur son objectivité. 


Mais l'agence de notation juge toutefois que la France est trop optimiste sur la réduction du déficit.

La dette publique devrait en effet rester élevée au regard du PIB et continuer à croître jusqu'en 2017. "Nous prévoyons que le déficit public atteindra 3,8 % du PIB en 2014 et déclinera à 2,7 % en 2017."

Il est étrange que S&P croie les prévisions du gouvernement, selon lequel, le déficit devrait être de 3,8 % en 2014, 3 % en 2015, pour atteindre 1,3 % en 2017.

Le même jour, Fitch relève la perspective de l'Italie à stable
Plus optimiste sur la situation de os voisins transalpins, Fitch Ratings a relevé la perspective attachée à sa note de la dette souveraine de l'Italie de "négative" à "stable".
L'agence de notation ajoute que la note du pays est confirmée à "BBB+".
Fitch justifie sa décision en évoquant plusieurs facteurs, dont le fait qu'au second semestre 2013 l'Italie est sortie de sa plus longue récession depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale ou encore l'amélioration des conditions de financement dont jouit le pays depuis la mi-2012.

Contre la Russie, S&P confirme ses ingérences politiques

Dans le même temps, Standard & Poor's a en revanche sanctionné la Russie.
L'agence d'évaluation a en effet abaissé la note de solvabilité de la Russie de "BBB" à "BBB-"

Mieux, elle a maintenu sa perspective à "négative", en raison des tensions grandissantes entre la Russie et l'Ukraine.
"La situation géopolitique tendue entre la Russie et l'Ukraine pourrait voir des sorties supplémentaires significatives de capitaux étrangers comme nationaux de l'économie russe, et pourrait du coup fragiliser les perspectives déjà faibles de croissance", a estimé l'agence dans un communiqué.

S&P serait-elle partisane ?

samedi 25 janvier 2014

Moody's maintient une perspective "négative", n'excluant donc pas d'abaisser encore sa note à moyen terme.

Moscovici dit "savourer" le scepticisme de Moody's sur les réformes de Hollande...

L'AFP semble pavoiser en titre: "Moody's maintient sa notation de la France" !

Or, l"agence Moody's a décidé vendredi de ne rien changer à sa notation de la France, s'affichant sceptique sur le succès des réformes annoncées par François Hollande. La note sur la qualité de la dette à long terme française reste en effet fixée à "Aa1". L'Agence de presse est clairement française, voire officielle, quand elle fait valoir que c'est "le deuxième meilleur grade dans l'échelle de l'agence américaine." L'AFP doit toutefois concéder que cette "note est toujours assortie d'une perspective 'négative' ", ce qui implique que Moody's n'exclut pas de l'abaisser à moyen terme.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se moque des Français
"Je ne peux que me réjouir" de l'annonce de Moody's, a ironisé le ministre en conférence de presse en marge du Forum économique mondial de Davos (Suisse), estimant que la "France continue de bénéficier d'une note très élevée" auprès des agences de notation. La France est notée "AA" par Standard and Poor's, deux crans en dessous du "triple A" tant convoité de la plus connue des agences, et "AA+" par Fitch.

L'annonce par Hollande de nouvelles réformes ne convainc pas

Dans ce premier verdict d'agence de notation depuis la volte-face libérale du président, Moody's écrit:
"Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures" économiques, "la réalisation et l'efficacité de ces initiatives se heurte à la persistance de rigidités" notamment sur le marché du travail, et à des "tensions politiques et sociales".

"Nous prenons acte" des annonces, mais "il nous manque un grand nombre de détails" sur ces mesures, a indiqué le responsable de cette notation chez Moody's, Dietmar Hornung, rappelant la nécessité pour le gouvernement de "chercher un large consensus". D'où le risque, souligne Moody's, de voir les réformes "ralenties ou diluées".

"De plus, la marge de manoeuvre budgétaire de la France est limitée ce qui, en plus des défis politiques mentionnés ci-dessus, présente un risque persistant de rater les objectifs" de discipline budgétaire, a souligné l'agence.
Le chef de l'Etat s'est mis à promettre des allègements de charges à hauteur de 30 milliards d'euros à destination des entreprises dans le cadre d'un "pacte de responsabilité" qu'il espère voir déboucher sur des embauches. Il s'est à nouveau engagé à réduirela dépense publique, cette fois de 50 milliards d'euros d'ici 2017.

Moody's a justifié le maintien de la perspective "négative" sur la note française 

Elle a souligné "le recul continu de la compétitivité de l'économie française" et "le risque d'une dégradation accrue de la solidité financière du pays" dont la dette, laquelle pourrait peser en fin d'année plus de 95% du Produit intérieur brut.

L'évolution de la note est liée au succès des réformes promises
Cette perspective et la note française elle-même pourraient toutefois être améliorées si les réformes annoncées étaient "mises en oeuvre de manière à renforcer les perspectives de croissance ainsi que la situation financière du gouvernement".

L'agence a aussi souligné les points forts de la France, une "grande économie diversifiée", une "épargne privée relativement abondante" et une "richesse significative en termes de Produit intérieur brut par habitant".

Les décisions de notation gardent un impact politique interne, mais n'ont plus d'effet important sur le taux auquel s'endette la France, ou auquel s'échange sa dette, du fait de ces forces énoncées par Mody's, pour autant qu'elles ne sont pas mises à mal.
Vendredi avant le communiqué de Moody's le taux français à 10 ans, le plus important, tournait autour de 2,4%, contre plus de 3% début 2012, malgré plusieurs dégradations intervenues entre-temps, mais en fonction du redressement de l'Espagne et de l'Irlande.
Or, le taux de la France est à la hausse depuis quelques semaines, parce que les investisseurs, pris d'un regain d'enthousiasme pour les pays de la périphérie européenne, s'en détournent un peu.
Le taux français à 10 ans "a déjà effectué deux poussées de fièvre au-dessus de 2,50% en 2013. Un retour au-dessus de cette zone pourrait marquer le début d'une nouvelle phase de hausse avec comme niveau suivant la zone des 3%", notait cette semaine Alexandre Baradez, un analyste d'IG France.

Le phénomène épargne jusqu'ici l'Allemagne, qui a encore bénéficié vendredi d'un maintien de sa note AAA par la troisième grande agence, Fitch, et dont le taux à 10 ans évoluait vendredi autour de 1,6%. 
Un taux que la chanceière Merkel "savoure", à juste titre.

vendredi 20 décembre 2013

Standard & Poor's abaisse la note de l'Union européenne

L'agence de notation ramène la note de l'UE de AAA à AA+ 

Standard and Poor's se justifie par une montée des tensions dans les négociations budgétaires de l'Union européenne

L'Union européenne perd son triple A. 
Cette dégradation intervient au lendemain d'un accord majeur des ministres des Finances européens sur l'union bancaire, un projet complexe destiné à éviter de faire peser sur les Etats et les contribuables les faillites d'établissements bancaires.

La cohésion entre les 28 se fait plus virtuelle

"A notre avis, la qualité de la signature d'ensemble des 28 membres de l'UE a baissé", explique S&P. "Les négociations budgétaires de l'UE sont devenues plus tendues, attestant, de notre point de vue, d'une montée des risques concernant le soutien à l'UE de la part de certains Etats membres".
Cette rétrogradation fait également
suite aux abaissements de notes de certains Etats membres intervenus ces derniers mois. L'agence de notation estime que la cohésion parmi les 28 est moins solide et que certains Etats membres risquent de rechigner à financer le budget de l'UE au prorata.

Six Etats encore notés AAA


S&P émettait une perspective négative pour l'UE depuis janvier 2012
, et a depuis lors effectivement réduit ses notes sur la France, l'Italie, l'Espagne, Malte, la Slovénie, Chypre et les Pays-Bas. L'agence ajoute que le déclassement des Pays-Bas, intervenu le mois dernier, fait que l'UE compte à présent six Etats encore notés AAA. Depuis 2007, la contribution des Etats notés AAA au budget de l'UE a pratiquement diminué de moitié, à 31,6%, dit-elle encore.

Les Echos fournit la liste des bons élèves, alors que France Télévisions y répugne, soutenant ainsi le gouvernement dans son nivellement par le bas. 
En juillet, Standard & Poor’s avait en revanche relevé à "positive" la perspective de la note de l'Irlande
Dans le même temps, Standard and Poor’s a confirmé la note AAA de la Grande-Bretagne, qui "continue de bénéficier de son exceptionnelle flexibilité monétaire" à l'extérieur de la "zone euro". L’agence américaine maintient encore la perspective de Londres à 'négative', malgré  la"solide reprise" de son économie, dont la croissance est estimée à plus de 2 % par an entre 2013 et 2016 et la promesse d’un excédent budgétaire en 2018.
Cette embellie du paysage européen des notations était pourtant entachée par ldégradation de la note souveraine de la France par l’agence S&P  de AA+ à AA, le 8 novembre 2013, note assortie d’une perspective 'stable'. Le gouvernement socialo-écolo avait aussitôt déploré cette décision motivée selon l'agence américaine par sa perte d'une partie de sa marge de manœuvre financière. "Notamment, souligne Standard & Poor's, il nous semble que les pouvoirs publics disposent désormais d'une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes", et donc réduire l'endettement du pays.

vendredi 8 novembre 2013

Standard and Poor's sanctionne la politique économique de Hollande

Un réquisitoire justifie la dégradation par l'agence de notation  

L’agence s’interroge en clair sur la capacité des socialos-écolos
L’agence de notation a décidé d’abaisser la note souveraine accordée à la France. Elle passe de « AA+ » à « AA ». - AFP
à mener des nouvelles réformes et à réduire les dépenses publiques.

En dégradant la France pour la deuxième fois en moins de deux ans,
à AA , Standard & Poor’s porte un coup dur au gouvernement. D’autant que, loin de critiquer les fondamentaux de l’économie, l’agence de notation met en cause directement à sa politique économique et s’interroge ouvertement sur la capacité de l’exécutif à réformer le pays.
"Cet abaissement traduit notre opinion selon laquelle il est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaire et structurelle dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ", explique Standard & Poor’s dans son communiqué . Après une croissance nulle cette année, elle anticipe une hausse du PIB de 0,7 % l’an prochain et de 1,4 % en 2015, inférieure aux prévisions de Bercy (+0,9 % en 2014, + 1,7 % en 2015).

Marge de manoeuvre réduite

S&P prend note des mesures prises depuis un an (notamment le crédit d’impôt compétitivité et emploi, ou encore l’accord sur l’emploi conclu par les partenaires sociaux traduit dans la loi cet été) mais estime qu’elles sont "probablement insuffisantes " pour débloquer le potentiel de croissance et n’ont "pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016".

Ce contexte réduit la marge de manoeuvre du gouvernement, selon Standard & Poor’s. "Le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ", souligne l’agence. 
La fronde bretonne sur l’écotaxe, impôt maudit en France, et, plus globalement le débat sur le "ras-le-bol fiscal" ne sont également pas passés inaperçus. Le "mécontentement grandissant" des Français face "au poids croissant de la fiscalité" et les " revirements" du gouvernement en la matière (écotaxe, épargne..) "les pouvoirs publics disposent désormais d’une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes", met en garde S&P.

"Incapacité à réduire significativement les dépenses"

L'agence pointe l'"incapacité du gouvernement à réduire les dépenses de l’Etat de manière significative". Comme ne cesse de le répéter l'opposition, "nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques pour dégager un potentiel de croissance", a précisé Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de S&P. Impossibilité d’augmenter davantage les impôts, difficultés à baisser les dépenses, "la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors que nous la considérions auparavant comme élevée au regard des pays comparables", poursuit l’agence. 
S&P annonce un déficit de public de 4,1 % cette année, conforme à la prévision du gouvernement, mais supérieur aux 3,5 % attendus par S&P il y a un an quand elle avait confirmé la note de la France. Elle estime désormais que la dette publique de la France culminera à 93,2 % du PIB en 2015 (hors soutiens aux fonds européens).

Difficile pour le gouvernement d'avoir raison contre tous

Hollande avait fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice,
depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique. Mais il a aussi créé des postes de fonctionnaires et engagé des dépenses inconsidérées, tels les 3 milliards promis encore aujourd'hui par Ayrault pour le désenclavement des quartiers populaires de Marseille nord.
Le gouvernement a mal pris la condamnation de sa politique. 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille pour la municipale 2014, a soutenu sur France Bleu Provence que l’agence n’aurait "pas pris en compte toutes les réformes" menées depuis l’an dernier, notamment le projet concernant les retraites, en dépit de l'opposition de TOUS les sénateurs, toutes tendances confondues, un fait sans précédent. 
De son côté, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a dénoncé les " jugements critiques et inexacts" de l’agence de notation.


Depuis mai 2012,
chacun redoutait d'avoir à payer d'un lourd tribut l'inexpérience du président et l'amateurisme de l'exécutif. 
Les Français affligés ont dû faire avec l'injustice sociale et la totale inconscience d'un pouvoir d'idéologues donneurs de leçons inappropriées et incapables d'adaptation à la situation. Non seulement ils prennent leur entêtement pour une "détermination" que les résultats ne justifient en rien, mais ils nient avec entêtement les évidences, les conseils et les mises en garde, d'où qu'ils viennent.

Les Bonnets rouges ont compris qu'il n'y a rien à attendre de bon de ces bras cassés-là.

Pourvu qu'ils n'aient pas donné en Bretagne le signal de la révolte partout en France.