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dimanche 21 juin 2020

Bar arabe "interdit aux femmes": quatre de France Télévisions mis en examen

David Pujadas et Delphine Ernotte mis en examen avec deux autres

Les femmes sont "indésirables" dans un bar de Sevran, commune de Seine-Saint-Denis 


Un reportage du journal de 20 heures de France 2 diffusé fin 2016 devait complaire aux féministes, mais il a outragé la communauté concernée de cette commune de Seine-Saint-Denis perfusée par les aides versées par le contribuable à l'appel de gouvernements  tombés dans le panneau d'une zone de non-droit qui leur fait payer la "paix sociale" à fonds perdus et un département tout sauf "abandonné de la République" et des travailleurs imposables.

David Pujadas sur le plateau du journal de 20 heures de France 2

"Des terrasses de café, des rues, elles ont un point commun: les femmes semblent effacées. Dans certains quartiers populaires, les hommes occupent les lieux et les femmes subissent." Trois ans après ce reportage féministe de soutien aux femmes soumises, décrites comme "indésirables" mais qui acceptent d'être exclues de tel ou tel, comme celui de Sevran, le patron du Jockey Club, Amar Salhi, a déposé une plainte pour diffamation en raison de la race et de l’origine.

Quatre Blancs ont été mis en examen et renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris
La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, le présentateur du journal du service public le plus suivi, David Pujadas, la journaliste auteurE du reportage Caroline Sinz, et la militante Nadia Remadna, qui avait filmé en caméra cachée des clients de son établissement. Une action qu'elle a menée en France, ce qu'elle ne pourrait s'autoriser dans un pays du Maghreb comme celui de ses origines, l'Algérie.

Cette militante sexagénaire franco-algérienneest travailleuse sociale et militante associative. Elle est la fondatrice en 2014 de La brigade des mères. Le Parisien a consacré un article entier à cette "mère qui fait trembler les maires de banlieue", car la peur s'est en effet abattue sur certaines quartiers "sensibles". Le service dit public de télévision a donc cédé à la peur de "la bête noire des élus de banlieue qu'elle accuse de faire le lit du terrorisme, pour préserver la paix sociale."
"Nous, les Français, on va devoir apprendre à vivre avec la peur, comme les Algériens au temps de la guerre civile, annonçait-elle le 2 avril, il y a quatre ans. Si on aime la France autant qu'on le dit, il faut qu'on se lève tous", lança cette grande femme de 52 ans aux longs cheveux noirs défaits. Ce jour-là, alors que la capitale belge est frappée au coeur par un double attentat, cette mère divorcée de quatre enfants était invitée par l'Observatoire de la laïcité de Saint-Denis pour parler de son livre;" Voilà pour la contextualisation...

Huit mois plus tard, le 7 décembre 2016, France 2 avait diffusé le reportage de deux militantes féministes de cette 'Brigade des mères'. Du travail tout fait, mais sur lequel la chaîne ne semble pas avoir eu la maîtrise d'oeuvre. Elles avaient pourtant eu droit au journal de 20 heures, Ernotte pensant satisfaire les Français secoués par les attentats islamistes et aussi les féministes, d'une pierre deux coups. 

Les deux partisanes avaient carte blanche pour s’infiltrer dans ce bar-PMU, espionnes avec au poing une "caméra cachée", appréciée des milieux activistes de tout poil, beaucoup moins des démocrates, pour dénoncer les lieux publics où les femmes seraient "indésirables", selon elles, comme les Blancs dans les réunions ouvertement "non-mixtes" d'indigénistes. 
"Dans ce café il n’y a pas de mixité", "on est à Sevran, on n’est pas à Paris (..). Ici, c’est une mentalité différente, c’est comme au bled", leur assènent des clients. 
"Aller dans un bar, ici, c’est braver un interdit pour une femme»", assène le commentaire en voix off.

Très vite, le sujet agite les réseaux sociaux squattés par les écolos et la diversité, avec le succès qu'on constate dans les rues des grandes villes sous la menace des ayatollahs verts aux municipales, tels Bordeaux ou Marseille, rues occupées par les enfants de réfugiés, du  "regroupement familial" et du "droit du sol".

Certains illégaux ou bi-nationaux érigent ce bar de Sevran en symbole de la mainmise supposée des islamistes sur les banlieues. Les caméras du monde entier se succèdent devant ce café français supposément "interdit" aux femmes, selon la thèse des féministes laïques. Dans les semaines qui suivent, plusieurs media organisent la contre-offensive, publiant aussitôt des contre-enquêtes montrant que les femmes ne sont pas plus bannies du Jockey Club que les jeux d’argent ou l’alcool. 

En février 2018, lors d’une audition devant la commission "image des quartiers" au Ministère de la Cohésion des Territoires, Hervé Brusini, directeur en charge du numérique et de la diversité à France Télévisions, a reconnu un "bug". "Un problème s’est manifestement posé avec ce reportage," raconte-t-il pour la galerie...  
Il a également évoqué une "erreur", soit une conjonction malheureuse de dysfonctionnements... Un an avant, la direction de la chaîne avait indiqué que les "règles déontologiques journalistiques [avaient] été respectées pour ce reportage". Saisi par les téléspectateurs et un sénateur, le CSA avait couvert, déclarant n’avoir "pas relevé de manquement de la chaîne". 

Le patron, Amar Salhi, qui a fini par fermer son établissement, espère pouvoir "retrouver son honneur"avec ce procès, dont la date n’a pas encore été fixée"Ça a été affreux. Ça a changé ma vie, j’ai perdu beaucoup de choses. Ils m’ont assassiné", a déclaré l’homme de 62 ans. 
Pour Me Farid Bouzidi, son avocat, ce reportage est "une supercherie", "un reportage en caméra caché pour dénoncer des faits que l’on savait faux". "La journaliste de France 2 n’est jamais allée sur place", a-t-il dénoncé. 
Le groupe France Télévisions a indiqué ne "pas faire de commentaires car la procédure est en cours".

dimanche 5 mai 2019

France 2: du sexe dans les loges avec des invités

Catherine Barma, productrice, en ignorait évidemment tout !

"Quand on est désinhibé, il n'y a rien de plus rigolo"

Qui était la 'Madame Claude' de France 2 ?
Les loges de l’émission 'Tout le monde en parle' étaient très prisées de certains invités pour se livrer à des activités sexuelles, révèle Philipe Corti, le DJ du talk-show, qui balance sur les coulisses hot du services public de France Télévisions, dont la taulière est Delphine Ernotte, depuis août 2015

Si l'émission présentée par Thierry Ardisson (ci-dessus) et produite par Catherine Barma (fille du réalisateur Claude Barma) est devenue mythique, ce n'est pas seulement parce qu'elle a duré huit ans, du 19 septembre 1998 au 8 juillet 2006, avant d'être  remplacée par un autre talk-show 'On n’est pas couché' animé par Laurent Ruquier, .et qu'il arrivait parfois que les choses dérapent sur le plateau de Tout le monde en parle.
Animateur sulfureux, Thierry Ardisson s’est souvenu, dans les colonnes du magazine Society, de la fois où il n’avait pas hésité à virer une actrice du plateau en plein tournage de l’émission. Dans son numéro d’août, titré "Tout le monde en reparle", le magazine interroge longuement l’animateur de 69 ans sur l’époque où il était le boute-feu de l'émission. 
Il raconte notamment le jour où il avait failli faire exploser les couples de Jean Dujardin et Alexandra Lamy, alors qu'à l’époque, le 13 octobre 2001, ils avaient fondé une famille chacun de leur côté… Ardisson avait lancé à l'actrice de "Un gars, une fille" : "Il paraît qu’il vous embrasse plus souvent que votre Jules," Thomas Jouannet, le père de sa fille Chloé, alors que Jean Dujardin venait d’avoir son deuxième enfant avec Gaëlle Demars.
Ou encore pourquoi, pendant longtemps, Johnny Hallyday n’avait jamais voulu venir dans Tout le monde en parle. La grande spécialité de l'indélicat Thierry Ardisson est en effet de mettre les pieds dans le plat et de poser des questions autant que possible dérangeante, histoire de faire le buzz, ce qui explique que certains aient pu rechigner à venir dans son émission.
Une autre anecdote montre le côté odieux du présentateur sans filtre. Une actrice invitée sur le plateau de l’émission de France en avait fait les frais. "J’ai viré Marie Gillain du plateau, une fois", se flatte l'individu dans les pages de Society, avant d’ajouter : "Elle est là pour un film et je commence l’interview en abordant son histoire d’amour du moment. Elle me dit qu’elle n’est pas venue pour parler de ça. J’insiste. Elle refuse. Je prends la mouche". En plein tournage de l'émission, Thierry Ardisson vire l'actrice. : " Puisque c’est comme ça, tu te casses !". Pour racoler, le service public n'a pas besoin de pub. 
Les débordements du talk-show diffusé le samedi et en deuxième partie de soirée n'étaient que les préliminaires à l’ "after" de l'émission
 
Seuls les initiés, sélectionnés par Catherine Barma (ci-contre, verre à la main, avec Ruquier) et son animateur principal, Thierry Ardisson - d'abord en solo, puis co-animé avec Laurent Ruquier en 1999, Linda Hardy de 1999 à 2000, puis l'humoriste Laurent Baffie, de l'an 2000 jusqu'à la fin de l'émission en 2006 - savaient qu'on n'y consommait pas seulement de la drogue et de l’alcool. Une ancienne figure de l’émission vient de révéler que les loges étaient parfois le théâtre de parties qu'on dit fines. 

Dans un documentaire diffusé sur C8, à l’occasion des vingt ans de l'émission-lupanar, Philippe Corti, l’ancien disc jockey de l’émission, a retrouvé la mémoire. Interviewé par Télé-Loisirs, il a raconté ce dont il a été témoin dans les coulisses. "Il y avait une atmosphère incroyable dans les coulisses !", déballe Philippe Corti. Lui qui a gardé de bonnes relations avec son ancien patron se rappelle des invités qui "avaient conscience qu'ils allaient passer sur le grill sur le plateau, avec les questions de Thierry. Ils étaient préparés psychologiquement et savaient où ils mettaient les pieds, même les vedettes internationales !"

Ces stars qui couchaient dans les loges de Tout le monde en parle.
Résultat de recherche d'images pour "Ardisson et sa femme"
Il valait donc mieux être aguerri pour participer à l’émission, avant, pendant et après. Le passage par les loges était à lui seul une épreuve où il fallait payer sa redevance audiovisuelle: "Après, c'est vrai qu'il y avait une atmosphère très rock'n roll. Il y avait de l'alcool, certains fumaient". Mais ce n’est pas tout, puisque Philippe Corti balance également sur des orgies auxquels participaient certaines stars : "Il y avait du sexe dans les loges… Parfois avec des invités, mais je ne peux pas vous dire les noms !" Un bon souvenir pour le DJ, qui conclut : "Quand on est désinhibé, il n'y a rien de plus rigolo que de faire l'amour dans une loge !" 
Imaginiez-vous sous cet angle Ardisson et sa femme depuis dix ans, Audrey Crespo-Mara ?

dimanche 13 janvier 2019

Violence de la censure : une journaliste coupée lors de violences sur des "gilets jaunes"

France 3 n’a pas censuré une journaliste en direct lors d’un blocage des "gilets jaunes", nie la chaîne publique 

Une journaliste en duplex d’une manifestation sur la rocade de Bordeaux a été interrompue par la présentatrice du JT du 17/11/2018


Capture d'écran de l'émission du journal télévisé de France 3 Aquitaine, le samedi 17 novembre 2018, durant le duplex de la journaliste Laurianne de Casanove. (France 3 Aquitaine)
Si la scène a malencontreusement échappé aux confrères solidaires, donneurs de leçons et adeptes de déontologie, les réseaux sociaux vigilants n'ont pas laissé passer cette atteinte à la liberté d'expression et à l'obligation d'informer qu'il est légitime de dénoncer comme un exemple de censure et une provocation à la violence des Gilets jaunes

Samedi 17 novembre, la chaîne France 3 Aquitaine diffuse, dans son journal télévisé du 12-13, le duplex d’une journaliste couvrant les blocages des gilets jaunes sur la rocade de Bordeaux. "Et, avant de refermer ce journal, on retourne sur la rocade de Bordeaux afin de faire un dernier point sur la situation", lance la présentatrice à la reporter, Laurianne de Casanove, brutalement interrompue, une "violente agression" !

En direct, celle-ci décrit une "situation qui se tend" : "
Les policiers ont menacé [les manifestants] de relever leurs plaques d'immatriculation pour leur mettre des amendes. 
Et puis derrière moi, les CRS sont arrivés avec leurs matraques..." 
Mais la journaliste est soudain coupée par la présentatrice : "Merci, merci beaucoup Laurianne, désolée :on est obligés de couper ce direct. Au revoir, à ce soir. On reviendra bien sûr sur ces informations."




La chaîne régionale a ensuite été accusée de "censure" et de "manipulation" sur les réseaux sociaux

Les téléspectateurs ne sont pas des imbéciles et, surpris de cette interruption plutôt brutale, se sont interrogés. Sur les réseaux sociaux, de nombreux posts sont relayés, accusant notamment le journal télévisé de France 3 Aquitaine de "censure" et de "manipulation". On va expliquer aux "gueux" qu'ils ne comprennent rien : comme Macron, le service public va faire de la ...pédagogie !

"Il n’y a évidemment aucune censure", répond Delphine Vialanet, déléguée au numérique de France 3 Aquitaine. Parce que les journaux régionaux de France 3 s’inscrivent dans un décrochage du programme national visiblement périlleux, "il s’agit simplement d’un duplex qui a débordé et qui a été coupé, car nous devions repasser l’antenne au national", assure-t-elle à franceinfo. "Une fois ce temps écoulé, l’émission bascule directement sur la régie nationale. Il faut donc couper nos duplex au bon moment, poursuit Delphine Vialanet. Les révélations de brutalités policières n'ont rien à y voir... Le maire de Bordeaux se verrait pareillement couper, si d'aventure il disait tout le bien qu'il pense des Gilets jaunes !

Pour Delphine Vialanet, cette polémique "n’a pas lieu d’être".
Les polémiques sont l'espace réservé des media buzzeurs. "Durant le JT de samedi midi, une large page d’information a été réservée aux 'gilets jaunes' et il restait une trentaine de secondes pour réaliser un duplex récapitulatif avec notre journaliste sur le terrain, explique-t-elle. Elle savait qu’elle avait peu de temps et a voulu intégrer cette information disant que des CRS étaient en train de charger. Elle n’a pas entendu, à l’oreillette, qu’on lui demandait de couper." La déléguée au numérique insiste : "Par ricochet, la présentatrice a dû, de manière urgente, couper l’intervention." La reporteure aurait terminé en affirmant que le mouvement s'essoufflait, aurait-elle été malmenée de la sorte ?

Non le chef d'édition n'a pas coupé le reportage; quant au rédacteur en chef, n'en parlons pas !

"Des posts injurieux sur les réseaux sociaux"

La jeune journaliste abonde la thèse officielle. "J’avais un temps imparti de 15 secondes, en fin de journal, et j’ai débordé", a confessé Laurianne de Casanove à CheckNews. "Je n’entends pas tout de suite dans mon oreillette et je dois rendre l’antenne car il y a un temps de latence, alors je continue, ce qui force ma collègue à me couper la parole", poursuit, bonne fille, la journaliste, librement : les pressions ne sont pas même envisageables.

Les professeurs ou les agents territoriaux se font insulter quotidiennement, mais les journalistes ne le supportent que pour les autres. Après ce duplex, Delphine Vialanet affirme que la rédaction de France 3 Aquitaine a reçu "de nombreux mails de personnes s’interrogeant sur cette scène", et déplore avoir lu "des posts nauséabonds et injurieux sur les réseaux sociaux". La déléguée au numérique condamne fermement les propos des internautes accusant la chaîne de censure : "On parle ici d’une propagande pure et simple de gens qui essaient de faire croire que les médias sont corrompus, commente-t-elle. Le problème, c’est qu’ils ont une force de frappe énorme." France 3 Aquitaine a ainsi tenté d'anesthésier leur détracteurs sur le sujet, en répondant à certains internautes.



Pourquoi ? Avez vous vu tout le journal ? Il était temps tout simplement de rendre l’antenne. Même les meilleurs journaux ont une fin...

Rien d'injurieux ...



📺 Le journal régional a une durée limitée, un temps à respecter, pour se raccrocher à l'antenne nationale.
À ce moment du JT, il reste quelques secondes. La présentatrice redonne la parole à la journaliste, sauf que le temps est compté et elle l'interrompt pour dire au revoir.
Une réponse simple pour un non événement. Merci à vous de nous aider à luttter contre cette désinformation de trop relayée
Cherchez l'injure...

Il faut que les internautes aient bien mis le doigt sur la plaie pour que la rédaction consacre tant d'énergie à sa défense. "On a juste fait notre job", insiste Delphine Vialanet. "La couverture éditoriale de toute la manifestation des gilets jaunes s'est faite sans l'ombre d'une censure, et ce sujet continuera à être traité en toute objectivité."
Leur notion d'objectivité est tellement obsolète dans la profession que Vialanet n'est pas crédible.

mardi 12 décembre 2017

France Télévisions : motion de défiance des journalistes contre la présidente

PDG de France Télévisions nommée par Hollande via le CSA, Delphine Ernotte, sur un siège éjectable

Seules les féministes regretteront peut-être Ernotte-Cunci, première femme à diriger France Télévisions, sa principale caractéristique 

La perspective de nouvelles suppressions de postes dans le secteur de l'information en 2018 a mis le feu aux poudres. Les journalistes des rédactions nationales devaient procéder au vote d'une motion de défiance, ce mardi 12 décembre.  

Cinquante millions d'euros, c'est le montant des économies imposées par l'Etat service public de France Télévisions en 2018. La société des journalistes (SDJ) de France 2 n'apprécie guère la gestion de la crise par la direction et organise donc ce vote de défiance. 

Cette motion a été soumise mardi à l'ensemble des rédactions du groupe (France 2 et 3, franceinfo, franceinfo.fr et le service des sports), avec l'appui de leurs SDJ respectives. Le vote est organisé de 9h à 19h et son résultat devrait être connu en début de soirée.

Une seconde motion de défiance contre la direction de l'information a été repoussée. 
En revanche, une seconde motion de défiance contre la direction de l'information du groupe (pilotée par le successeur de Michel Field à la direction de l'info, Yannick Letranchant, dont il faut savoir que la potiche Sophie Le Saint est l'épouse, pour le cas où vous vous ne parveniez pas à comprendre comment elle peut aujourd'hui être présentatrice inamovible des journaux de "Télématin" sur France 2) a été repoussé lors de l'AG par une large majorité, selon la même source.

La direction du groupe est aussi engagée dans un plan de suppression de 500 postes d'ici à 2020. 
Pour y arriver, le choix de la direction de France Télévisions s'est tout d'abord porté sur les moyens des magazines d'investigation 'Complément d'enquête' et 'Envoyé spécial' présenté par Élise Lucetjugés radicaux à la suite de plusieurs polémiques, sans compter 'Cash investigation', présenté par la cumularde Élise Lucet, pourtant également controversé.
Une décision de fusion a fait bondir les journalistes, obligeant la direction à faire machine arrière. Mais les démentis n'ont pas suffi. 

Environ 250 journalistes de France Télévisions ont validé ce lundi, en assemblée générale, la mise au vote mardi d'une motion de défiance intitulée : "Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l'information à France Télévisions ?", à l'encontre de la présidente du groupe. 

L'extrême gauche durcit le conflit : grève, mercredi 

Trois importants syndicats du groupe, le SNJ-CGT (extrême gauche), FO et le SNJ (Syndicat national des journalistes, fondateur de l'Union syndicale Solidaires, trotskistes de SUD), ont lancé un appel à lune grève de 24 heures mercredi 13. 

Déjà affaiblie en interne, la PDGère du groupe doit aussi faire face au lâchage du président de la République. "L'audiovisuel public est la honte de la république", aurait lancé Emmanuel Macron devant des députés. Sans qu'on sache, à vrai dire, qui, de  la patronne  ou des journalistes politisés, étaient visés. 
Ces propos prêtés au président sont rapportés par l'hebdomadaire L'Express, mais démentis par l'Elysée. 

Une chose est sûre néanmoins, le président veut transformer radicalement et rapidement le paysage audiovisuel public françaisalors que le milliardaire Patrick Drahi est en situation de grande faiblesse le propriétaire franco-israélien du groupe L'Express, qui détient également Libération ou i24news - avec des visées sur le groupe NextRadioTV (la radio RMC et la chaîne d’info en continu BFM TV) -, outre Numéricable et SFR, ne parvient plus à financer sa dette.

Féministe, Delphine Ernotte est engagée pour l'égalité professionnelle homme-femme. 
Dans un entretien de 2012, elle déclara "Les femmes se demandent toujours si elles sont capables, il faut que ça change". Elle fait actuellement l'expérience qu'il ne suffit pas d'être une femme pour être capable.

dimanche 26 novembre 2017

La patronne de France Télévisions ne maîtrise plus les journalistes radicaux de ses magazines d'information

Ernotte face à la colère des journalistes de 'Complément d’enquête' et d''Envoyé Spécial' 

France Télévisions envisage de supprimer les magazines d'information le jeudi soir en deuxième partie de soirée. 

Elise Lucet dans "cash investigation"Le projet de Delphine Ernotte de fondre les deux magazines d’information de la chaîne, 'Complément d’enquête' et 'Envoyé Spécial', en un seul numéro, 'Complément d’enquête', en prime-time dès la rentrée de janvier 2018, suscite une levée de boucliers dans les équipes des deux émissions d'investigation de la chaîne publique, dont les têtes de gondole sont la hargneuse Elise Lucet pour 'Envoyé Spécial', et l'aimable Thomas Sotto, depuis septembre 2017, pour 'Complément d'enquête'.
Cette décision actuellement dans les tuyaux viserait à réduire le nombre d'éditions des deux équipes et, avant qu'elle soit prise, son annonce a d’ores et déjà provoqué la fronde des journalistes de France 2. 

Cette décision supprimerait 33 CDD de reporters des magazines"Nous venons d’apprendre par accident que notre propre direction vous propose de supprimer jusqu’à 30 ETP (Equivalent Temps Plein) dans les magazines – dont les effectifs s’élèvent à moins de 100 personnes, hiérarchie et production comprises", expliquent les reporters des 2 émissions dans un courrier adressé à Delphine Ernotte. D'après cette lettre, la trentaine d'ETP concernée représente la "quasi-totalité des postes de fabricants" d'Envoyé spécial et de Complément d'enquête. "Autant le dire franchement, cela reviendrait à faire disparaître ces émissions", en concluent les reporters.

"Concrètement, sans CDD, sachez qu’il ne restera plus que deux reporters à ‘Complément d’enquête’, et cinq à ‘Envoyé Spécial’."

"Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" prennent de plein fouet les baisses de crédit imposées par l'Etat

Cette décision relève d'une forme de "censure en amont" exercée par le gouvernement,
qui préférerait couper les vivres à l'investigation plutôt que de l'interdire frontalement, estime le député d'extrême gauche, François Ruffin (La France Insoumise), un journaliste.

Il est toutefois révélateur que ce soit François Ruffin qui se soit insurgé contre ces projets, d'une part dans une intervention à l'Assemblée nationale, le 16 novembre, et d'autre part, dans son bulletin vidéo, ce vendredi 24 novembre. L'élu de l'extrême gauche perd de vue que France Télévisions est au service de la population et que ses journalistes doivent des comptes au redevable de la taxe audiovisuelle. 

Or, ses journalistes militants sont à l'origine d'une série de polémiques.
En janvier 2014, lorsque Envoyé spécial était présenté par Françoise Joly et Guilaine Chenu, l'émission de France 2 avait subi un rappel à l'ordre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour manquements déontologiques, pour un reportage diffusé en 2013 et intitulé "Villeneuve : le rêve brisé", portant sur ce quartier populaire de Grenoble. Le CSA insistait sur la nécessité d’assurer la diversité des points de vue sur un sujet prêtant à controverse. 
Présenté depuis 2016 par Elise Lucet, l'ex-compagne de Jean-Marie Cavada, l'émission continue de se distinguer par ses partis-pris et ses méthodes intrusives, voire agressives. Cumularde de plusieurs émissions de télévision ('Cash Investigation' sur France 2 depuis avril 2012 et de 'Pièces à Conviction', émission similaire sur France 3) toujours sur le service public, en plus de 'Envoyé spécial'), Cash Investigation" du mardi 26 septembre a pris le parti de se concentrer sur deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free, ironisant sur le "monde merveilleux du travail" et révélant l'envers du décor, la souffrance au travail et les licenciements avec des séquences parfois provocantes, selon de nombreux téléspectateurs. Une charge militante que ne renie pas le syndicat d'extrême gauche, SNJ-CGT.
Dans TPMP (Touche pas à mon poste), Pierre Ménès dira avoir "honte de faire le même métier qu’Elise Lucet". "Je la trouve d’une agressivité incroyable. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici : son Cash Investigation sur le foot était lamentable. La manière qu’elle a eue d’invectiver le Pape, j’ai trouvé ça très choquant. Le pipeau, c’est minable".

Mais le néo-député Ruffin va plus loin. Selon lui, les restrictions économiques sont une stratégie directement inspirée du gouvernement. "On voit comment la contrainte budgétaire se conjugue avec la censure politique", commente le député de la Somme. Il estime que les pouvoirs économiques et politiques "peuvent être gênés" par des émissions telles que Envoyé spécial et Complément d'enquête, car "ce sont ces magazines qui ont sorti Bygmalion, qui ont envoyé une équipe en Erythrée, qui ont sorti des trucs sur Penelope Fillon, la com' d'Emmanuel Macron..." Des émissions politiques partisanes déguisées.
Ruffin omet juste de signaler que l'équipe à la manoeuvre derrière Elise Lucet a participé au scandale des 'Paradise papers' qui a monté une opération de déballage des procédés de plusieurs entreprises et personnalités en matière d'optimisation fiscale à travers le monde, bien qu'elles n'aient rien d'illégal. Ainsi, le groupe Louis-Dreyfus, géant mondial des matières premières et ancien propriétaire de l'OM, à travers un holding, est lui aussi pointé du doigt par les équipes anti-libérales de France Télévisions.

Les journalistes disent devoir participer aux efforts financiers.
Tout en affirmant que la direction de France Télévisions a fait le choix de viser ces émissions d'investigation, ils disent aussi dans leur lettre que "la rédaction et les magazines doivent participer aux efforts d’économie. Nous avons beaucoup d’idées allant dans ce sens. Avant de faire votre choix, gardez à l’esprit que derrière cette décision comptable, c’est la survie des derniers magazines produits par le service public qui est en jeu", prétendent en conclusion les journalistes attachés à la co-gestion du service public par la gauche radicale. 

Ernotte assure vouloir préserver les deux marques "Envoyé Spécial" et "Complément d’Enquête" 
Contactée par le Figaro, la direction de France Télévisions confirme ce projet mais se veut rassurante sur la baisse des effectifs de la rédaction, évoquée par ailleurs: “Il y a une volonté de notre part de préserver les deux marques “Envoyé Spécial” et “Complément d’Enquête” et de conserver la place de l’investigation sur nos antennes. Effectivement, dans le cadre du plan d’économies qui est demandé à France Télévisions, de 50 millions d’euros, l’évolution de la programmation des deux magazines est l’une des pistes étudiées, mais rien n’est arbitré".

150 à 200 journalistes de France Télévisions  ont voté le principe d'une motion de défiance à l'encontre de la présidente du groupe, Delphine Ernotte, lors d'une assemblée générale, le jeudi 23 novembre. 
En cause, les conséquences du plan d'économies de 50 millions d'euros demandées par l'Etat à l'audiovisuel public en 2018. Le budget de l'émission Envoyé spécial s'élève à 150.000 € pour 1 h 30 de programme. Depuis 2001, quand le temps de l'émission est passé à 2 h, aucune donnée financière n’est plus disponible actuellement.