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mardi 12 décembre 2017

France Télévisions : motion de défiance des journalistes contre la présidente

PDG de France Télévisions nommée par Hollande via le CSA, Delphine Ernotte, sur un siège éjectable

Seules les féministes regretteront peut-être Ernotte-Cunci, première femme à diriger France Télévisions, sa principale caractéristique 

La perspective de nouvelles suppressions de postes dans le secteur de l'information en 2018 a mis le feu aux poudres. Les journalistes des rédactions nationales devaient procéder au vote d'une motion de défiance, ce mardi 12 décembre.  

Cinquante millions d'euros, c'est le montant des économies imposées par l'Etat service public de France Télévisions en 2018. La société des journalistes (SDJ) de France 2 n'apprécie guère la gestion de la crise par la direction et organise donc ce vote de défiance. 

Cette motion a été soumise mardi à l'ensemble des rédactions du groupe (France 2 et 3, franceinfo, franceinfo.fr et le service des sports), avec l'appui de leurs SDJ respectives. Le vote est organisé de 9h à 19h et son résultat devrait être connu en début de soirée.

Une seconde motion de défiance contre la direction de l'information a été repoussée. 
En revanche, une seconde motion de défiance contre la direction de l'information du groupe (pilotée par le successeur de Michel Field à la direction de l'info, Yannick Letranchant, dont il faut savoir que la potiche Sophie Le Saint est l'épouse, pour le cas où vous vous ne parveniez pas à comprendre comment elle peut aujourd'hui être présentatrice inamovible des journaux de "Télématin" sur France 2) a été repoussé lors de l'AG par une large majorité, selon la même source.

La direction du groupe est aussi engagée dans un plan de suppression de 500 postes d'ici à 2020. 
Pour y arriver, le choix de la direction de France Télévisions s'est tout d'abord porté sur les moyens des magazines d'investigation 'Complément d'enquête' et 'Envoyé spécial' présenté par Élise Lucetjugés radicaux à la suite de plusieurs polémiques, sans compter 'Cash investigation', présenté par la cumularde Élise Lucet, pourtant également controversé.
Une décision de fusion a fait bondir les journalistes, obligeant la direction à faire machine arrière. Mais les démentis n'ont pas suffi. 

Environ 250 journalistes de France Télévisions ont validé ce lundi, en assemblée générale, la mise au vote mardi d'une motion de défiance intitulée : "Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l'information à France Télévisions ?", à l'encontre de la présidente du groupe. 

L'extrême gauche durcit le conflit : grève, mercredi 

Trois importants syndicats du groupe, le SNJ-CGT (extrême gauche), FO et le SNJ (Syndicat national des journalistes, fondateur de l'Union syndicale Solidaires, trotskistes de SUD), ont lancé un appel à lune grève de 24 heures mercredi 13. 

Déjà affaiblie en interne, la PDGère du groupe doit aussi faire face au lâchage du président de la République. "L'audiovisuel public est la honte de la république", aurait lancé Emmanuel Macron devant des députés. Sans qu'on sache, à vrai dire, qui, de  la patronne  ou des journalistes politisés, étaient visés. 
Ces propos prêtés au président sont rapportés par l'hebdomadaire L'Express, mais démentis par l'Elysée. 

Une chose est sûre néanmoins, le président veut transformer radicalement et rapidement le paysage audiovisuel public françaisalors que le milliardaire Patrick Drahi est en situation de grande faiblesse le propriétaire franco-israélien du groupe L'Express, qui détient également Libération ou i24news - avec des visées sur le groupe NextRadioTV (la radio RMC et la chaîne d’info en continu BFM TV) -, outre Numéricable et SFR, ne parvient plus à financer sa dette.

Féministe, Delphine Ernotte est engagée pour l'égalité professionnelle homme-femme. 
Dans un entretien de 2012, elle déclara "Les femmes se demandent toujours si elles sont capables, il faut que ça change". Elle fait actuellement l'expérience qu'il ne suffit pas d'être une femme pour être capable.

lundi 13 juin 2016

Motion de défiance des journalistes engagés de i-télé contre la direction

Drames professionnels réels ou cabale politique? 

Aux réductions d'effectifs dues à l'état financier de la chaîne
 

"Fusils retournés"
d'information en continu du groupe Canal+, les journalistes - fortement marqués à gauche - ajoutent un sentiment d'inquiétude face aux nouvelles "méthodes éditoriales" de la nouvelle direction.
Notoirement socialistes, les journalistes de la chaîne d'info i-télé ont donc voté massivement (89,5%) en faveur d'une motion de défiance contre leur direction, a indiqué vendredi la Société des journalistes, après l'annonce par la direction d'importantes réductions d'effectifs et de projets de publi-reportages.

A la question : "faites-vous confiance à la direction d'i-télé pour maintenir le cap sur la voie d'une information de qualité et indépendante" [sic] la réponse a été non à 89,5%, sur 88% de participants (191 votes exprimés sur 215 inscrits), a précisé la SDJ de la filiale de Canal+.
Un a priori justifié dans le service public, pourtant soumis à l'alternance politique, mais nettement plus sujet à caution quand on a été sous la tutelle de Canal+  fondé par un proche du socialiste François Mitterrand.
Cette décision intervient après l'annonce d'importantes réductions d'effectifs. Nommé la semaine dernière par Vincent Bolloré pour redresser les comptes de la chaîne, très déficitaire, le directeur de la chaîne Serge Nedjar avait annoncé que les quelque 50 CDD et contrat à durée déterminée d'usage (CDDU) - un quart de la rédaction - ne seraient pas renouvelés. Lors d'une rencontre avec des représentants de la SDJ mercredi, qui s'est déroulée dans un climat tendu, il a aussi donné quelques éléments sur la nouvelle grille, qui pourrait comporter moins de tranches d'info et plus de sport, mais aussi des publi-reportages pour faire revenir les annonceurs.

Leurs confrères de Libération ne se sont-ils pas, eux, finalement bien accommodés de leur rachat par Patrick Drahi, multi-propriétaire capitaliste d'organes de presse?

samedi 7 avril 2012

Introspection de Libération sur ses turpitudes internes




L'analyse
  Le décryptage que la presse a peur de faire d'elle-même

Le sursaut de certains à 'Libération'

Communiqué de l'équipe de Libération


L
undi 2 avril, l'assemblée générale convoquée par la SCPL [Société civile des personnels de Libération] s'est réunie dans la salle du hublot. Une large majorité des personnels de Libération y a participé dans une ambiance calme et résolue. 

Au cours de cette assemblée, s'est exprimé un grand malaise, qui tient d'abord au sentiment d'être dépossédé du journal. Bien souvent, nous ne nous y reconnaissons plus. 

La direction semble ne pas avoir de politique relative à chaque domaine du journal, du sport à l'économie, de la politique à la société, du web à la culture. Elle ne tient aucun compte de ce que les rédacteurs, eux, peuvent en savoir selon leurs compétences et leur aptitude à travailler ensemble. 

De là, le sentiment général d'être l'objet d'un mépris, encore accentué par l'attitude autoritaire et arrogante de la direction. Et ce, dix mois après que l'équipe a voté à une large majorité une motion de défiance.
Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris.


La liste des griefs est longue : 

- Des Unes racoleuses qui tantôt défigurent Libération, tantôt vont à l'encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes.

- De pseudos événements basés sur des interviews et non sur des reportages et enquêtes [ce que - précisément -  PaSiDupes dénonce depuis ses origines: des témoignages anonymes ou de personnes et organisations (associations, partis et syndicats) impliqués et donc partisans, sans écoute des organismes minoritaires]

- Un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS [sic ! PaSiDupes s'en indigne régulièrement, et aussi du niveau déplorable des attaques du niveau commentaire de blog: lien PaSiDupes: "Libération met le journalisme en danger " ] 

- La mise à l'écart de continents entiers du journal, comme le social, l'environnement, l'immigration. 

- Des embauches de cadres répondant à une logique discrétionnaire, sur fond de précarisation croissante des pigistes [des CDD dans ce journal hollandien ?]. 

- Des divergences évidentes au sein de l'équipe de direction qui conduisent à la confusion tant rédactionnelle qu'organisationnelle. 


- Des opérations publicitaires contestables lancées sans consultation de la SCPL, en dépit des engagements pris par la direction. 



Le sentiment prévalent est que l'équipe de direction s'est surtout souciée d'asseoir son pouvoir [stalinisme vertueux ?]plutôt que de se mettre au service du journal.


Libération ne se fera pas sans son équipe

L'équipe demande à entendre la direction sur l'ensemble de ces points, et se déterminera en conséquence.

L'équipe réunie en AG

A noter que Libération a accueilli des immigrés (légaux), les membres de Charlie Hebdo.