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dimanche 9 octobre 2016

Assez d'avantages fiscaux pour les journalistes partisans et donneurs de leçons d'exemplarité

Mettons fin aux privilèges fiscaux des journalistes
     
TOUS LES FRANÇAIS SONT CENSÉS ÊTRE "ÉGAUX" DEVANT L’IMPÔT. L’ARTICLE 13 DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN RAPPELLE QUE LES IMPÔTS "DOIVENT ÊTRE ÉGALEMENT RÉPARTIS ENTRE TOUS LES CITOYENS EN RAISON DE LEURS FACULTÉS". VOILÀ, LE PRINCIPE INSCRIT DANS NOTRE CONSTITUTION, MAIS EN RÉALITÉ, CERTAINS BÉNÉFICIENT DE PASSE-DROITS TRÈS AVANTAGEUX. C’EST LE CAS DES JOURNALISTES, LESQUELS BÉNÉFICIENT ENCORE AUJOURD’HUI D’UNE "NICHE FISCALE" CRÉÉE EN 1934.
Une déduction d’impôt corporatiste coûteuse pour les contribuables !

Inscrite à l’article 81 du code général des impôts, cette disposition permet aux journalistes de déduire directement 7.650 euros de leur revenu imposable pour "les frais inhérents à leur fonction": un flou peu artistique cachant un gros méchant loup goulu. Peu importe que l’activité de journaliste soit exercée à temps plein ou à temps partiel ! Peu importe que le journaliste soit détenteur d’une carte de presse ou non, contrairement à ce qui est communément véhiculé.

Concrètement, si un journaliste gagne 3.000 euros par mois, il verra, grâce à ce dispositif, le montant de ses impôts divisé par près de deux. Il ne paiera que 2125 € d’impôts par an, alors qu’avec les mêmes revenus que lui un autre contribuable sera imposé à hauteur de 4 153 euros. Le manque à gagner pour l’Etat est, dans cet exemple, de 2028 € par journaliste.

Un privilège que rien ne justifie

A l’origine, cette mesure pouvait s'expliquer en raison de l’impossibilité pour la plupart des journaux français d’après guerre de disposer des ressources financières suffisantes pour rembourser l’intégralité des frais professionnels. Dans ce contexte, l’Etat a accepté d’assumer ces défraiements. Et ça dure ! On comprend ainsi pourquoi cette presse claironne que nous sommes en guerre contre l'Etat islamique...

Cependant, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les conditions salariales des journalistes ont évolué. Désormais, les frais professionnels de la plupart d’entre-eux sont pris en charge par leurs journaux et la publicité (que les organes de presse nous forcent à payer pour eux, péage obligé pour avoir accès à leurs sites). Les journalistes peuvent donc cumuler les remboursements effectués par leur entreprise et celui de l’Etat ! Sans compter que cette presse est mal gérée, avec pléthore de journalistes pour que chacun gagne plus en travaillant moins.

Une garantie anti-contrôle fiscal

Ce double remboursement est d’autant plus scandaleux que l’article 81 du Code général des impôts précise que les frais professionnels des journalistes "sont toujours réputés utilisés conformément à leur objet et ne peuvent donner lieu à aucune vérification de la part de l’administration". Bercy ne demande aucun justificatif... Cela veut donc dire que les défraiements de journalistes ne peuvent faire l’objet d’aucun contrôle fiscal !
"Les gens" qui choisissent l''option déduction des frais réels sont, comme les journalistes, des salariés. Mais s'ils peuvent déduire le montant exact de leurs dépenses professionnelles plutôt que la déduction forfaitaire de 10% (déplacements, repas, double résidence, formation, matériels professionnels...) tous les frais inhérents à l'emploi sont déductibles, les salariés doivent fournir les justificatifs. Or, les journalistes ne subissent pas cette contrainte.
Et les journalistes en veulent plus : -40% d’impôts pour usage de... mascara !
Ruth Elkrief, femme libre,
entretenue par le fisc
Dernièrement, les journalistes de l’audiovisuel ont réclamé le droit à un abattement fiscal de 40 % de leur revenu, dont 10% au titre du remboursement des "frais esthétique". Pour reprendre l'exemple d’un journaliste gagnant 3.000 euros par mois, si cette mesure était appliquée, il ne paierait plus que 1.180 euros d’impôts soit 2.973 euros de moins qu’un autre contribuable disposant des mêmes revenus... 

Les stars du JT apprécieront cette attention. 
Les mieux payés de nos "stars du petit écran" profiteront d’un cadeau fiscal pouvant atteindre 80.000 euros.

Signez la pétition !

Recevant des représentants syndicaux de journalistes durant sa campagne présidentielle, le candidat Hollande n’a écarté aucune de leurs revendications. Cela explique sans doute la bienveillante présentation de sa campagne par une grande partie des media.

Le gouvernement Valls prévoit des cadeaux fiscaux à l'approche des élections présidentielle et législative de 2017, après que Hollande et Ayrault ont matraqué les travailleurs et a aussi supprimé de nombreuses "niches fiscales" dont certaines bénéficient aux familles, nous exigeons de Michel Sapin, le nouveau patron de Bercy, Economie, Finances et Commerce extérieur, qu’il mette fin aux privilèges exorbitants et archaïques bénéficiant aux seuls journalistes.

Si vous pensez donc qu’en période de crise il est anormal que les membres d’une corporation hautaine et donneuse de leçons en matière d'exemplarité et de solidarité bénéficient d’une niche fiscale aussi avantageuse qu'injuste, votez contre les candidats dont le programme n'y met pas le holà.

samedi 7 avril 2012

Introspection de Libération sur ses turpitudes internes




L'analyse
  Le décryptage que la presse a peur de faire d'elle-même

Le sursaut de certains à 'Libération'

Communiqué de l'équipe de Libération


L
undi 2 avril, l'assemblée générale convoquée par la SCPL [Société civile des personnels de Libération] s'est réunie dans la salle du hublot. Une large majorité des personnels de Libération y a participé dans une ambiance calme et résolue. 

Au cours de cette assemblée, s'est exprimé un grand malaise, qui tient d'abord au sentiment d'être dépossédé du journal. Bien souvent, nous ne nous y reconnaissons plus. 

La direction semble ne pas avoir de politique relative à chaque domaine du journal, du sport à l'économie, de la politique à la société, du web à la culture. Elle ne tient aucun compte de ce que les rédacteurs, eux, peuvent en savoir selon leurs compétences et leur aptitude à travailler ensemble. 

De là, le sentiment général d'être l'objet d'un mépris, encore accentué par l'attitude autoritaire et arrogante de la direction. Et ce, dix mois après que l'équipe a voté à une large majorité une motion de défiance.
Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris.


La liste des griefs est longue : 

- Des Unes racoleuses qui tantôt défigurent Libération, tantôt vont à l'encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes.

- De pseudos événements basés sur des interviews et non sur des reportages et enquêtes [ce que - précisément -  PaSiDupes dénonce depuis ses origines: des témoignages anonymes ou de personnes et organisations (associations, partis et syndicats) impliqués et donc partisans, sans écoute des organismes minoritaires]

- Un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS [sic ! PaSiDupes s'en indigne régulièrement, et aussi du niveau déplorable des attaques du niveau commentaire de blog: lien PaSiDupes: "Libération met le journalisme en danger " ] 

- La mise à l'écart de continents entiers du journal, comme le social, l'environnement, l'immigration. 

- Des embauches de cadres répondant à une logique discrétionnaire, sur fond de précarisation croissante des pigistes [des CDD dans ce journal hollandien ?]. 

- Des divergences évidentes au sein de l'équipe de direction qui conduisent à la confusion tant rédactionnelle qu'organisationnelle. 


- Des opérations publicitaires contestables lancées sans consultation de la SCPL, en dépit des engagements pris par la direction. 



Le sentiment prévalent est que l'équipe de direction s'est surtout souciée d'asseoir son pouvoir [stalinisme vertueux ?]plutôt que de se mettre au service du journal.


Libération ne se fera pas sans son équipe

L'équipe demande à entendre la direction sur l'ensemble de ces points, et se déterminera en conséquence.

L'équipe réunie en AG

A noter que Libération a accueilli des immigrés (légaux), les membres de Charlie Hebdo.



vendredi 28 octobre 2011

Le juge manque d'éléments pour poursuivre le patron de la police

Frédéric Péchenard n'a fait que son devoir

Le directeur général de la police nationale française n'est pas coupable

Les deux juges d'instruction - dont Sylvie Zimmermann - qui ont auditionné vendredi le directeur de la DGPN pendant quatre heures dans l'affaire d'écoutes de journalistes du Monde n'engagent pas de poursuites.

Le plus haut policier de France aura le statut de "témoin assisté" dans cette instruction au sein de laquelle son subordonné Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), est mis en examen depuis le 17 octobre, notamment pour " atteinte au secret des correspondances ", a dit l'avocat de Frédéric Péchenard, Me Hervé Lehman.

Cette affaire n'est pas seulement montée en épingle
A six mois de la présidentielle, elle est aussi le prétexte à un affrontement politique entre d'une part la majorité et le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, qui soutiennent les deux hommes, et l'opposition d'autre part qui demande leur démission évoquant un scandale politique.
" M. Péchenard n'a pas été mis en examen, c'est-à-dire que les juges estiment qu'il n'y a pas de charges qui pèsent contre lui", a expliqué Me Lehman aux journalistes.

L'opposition détourne des fuites en polémique

Un article de presse met en évidence une trahison de haut fonctionnaire

L'enquête vise l'obtention par la police des factures détaillées de téléphone, ou "fadettes", d'un reporter du quotidien Le Monde, Gérard Davet (ci-contre) qui mène une enquête parallèle à celle de la police.

Cet article jetait sur la place publique une déposition confidentielle de l'enquête judiciaire visant l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal Liliane Bettencourt.

Frédéric Péchenard a déclaré aux deux juges d'instruction avoir donné l'ordre à Bernard Squarcini d'identifier la personne ayant commis une violation du secret professionnel en informant Gérard Davet, mais assure ne pas lui avoir dit d'obtenir les "fadettes" du journaliste auprès d'un opérateur téléphonique et sous contrainte légale, à l'été 2010.

Le plus haut policier de France, que Nicolas Sarkozy nomma en 2007 à ce poste, a par ailleurs déclaré avoir agi de sa propre initiative, soulignant qu'il effectue sa mission sans injonction supérieure.
" Personne ne lui a demandé de faire quelque enquête que ce soit. Il a agi de son propre chef ", a souligné l'avocat.
Lien PaSiDupes: Réclamer les "fadettes" de journalistes du Monde
était "justifié"; les journalistes ne peuvent tout de même pas tout se permettre


Le secret des sources encourage les abus de la presse d'investigation

L'article de Gérard Davet faisait état d'une déposition confidentielle de Patrice de Maistre auprès du juge d'instruction.
Ce gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt aurait affirmé qu'Eric Woerth, ministre UMP du Budget puis du Travail, lui avait suggéré d'embaucher son épouse, ce qu'il a fait.

L'opposition socialiste en campagne voit donc un abus de pouvoir dans l'enquête de police sur cet article exploitant des fuites. Les services de renseignement ont été, prétend-elle, utilisés à des fins politiques, pour protéger la majorité et tarir les sources de la presse, plutôt que de protection de l'intruction.

Le gouvernement conteste cette interprétation et assure qu'il s'agissait de mettre un terme à une violation du secret professionnel par le magistrat fuiteur qui a livré une copie du procès-verbal d'audition de Patrice de Maistre au journal Le Monde, protégé dans cette violation du secret de l'instruction par la loi inique assurant le secret des sources de la presse. Les media sont dans la configuration d'une relation protégée de drogué à trafiquant ou de client à prostituée.

La source du journaliste: une taupe du ministère, le magistrat David Sénat

Les antécédents de ce haut fonctionnaire espion

En 2003, David Sénat fut nommé conseiller pour les affaires juridiques et la gendarmerie auprès du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. En juillet 2007, il suivit Mme Alliot-Marie, au ministère de l'Intérieur, puis, en juillet 2009, au ministère de la Justice où il fut conseiller politique pénale, action publique et coordination législative jusqu'au 01/09/10, date à laquelle il fut identifié et démis de ses fonctions.
Les bureaux de David Sénat furent en outre perquisitionnés par les deux juges chargés de l’affaire Clearstream 2, alors qu'il était responsable de la cellule enquêtant sur cette affaire. Mediapart a donc pu avoir déjà eu recours à ses "bons et loyaux" services...

David Sénat alimente de ses fuites supposées le livre "Sarko m’a tuer" de Fabrice Lhomme (ci-contre, à gauche), journaliste au pool " enquêtes " du site internet d'information Mediapart d'Edwy Plenel depuis le 1er janvier 2008, et Gérard Davet.
La juge Isabelle Prévost-Desprez, une militante syndicale (ci-contre, à droite), a également apporté sa contribution à ce livre et à la machination politicienne de l'opposition.

Alors en poste au ministère de la Justice, le haut-fonctionnaire fuiteur identifié par la DCRI dans l'affaire des journalistes du Monde a été limogé et chargé d'une mission sur la Guyane.

Nicolas Sarkozy conserve sa confiance aux victimes de la presse d'opposition
Jeudi soir lors d'une intervention télévisée, le chef de l'Etat a maintenu que Frédéric Péchenard et Bernard Squarcini resteraient en poste, en invoquant la présomption d'innocence.

A l'évocation d'une éventuelle suspension, le Chef de l'Etat a ironisé sur la polémique : " Bien sûr ! Comme ça on vous sanctionne momentanément en respectant la présomption d'innocence, ça s'appelle la présomption de culpabilité ".

La gauche persiste à accorder tous les droits à la presse
Le PS trouve son intérêt politicien à une permissivité extrême en matière de protection des sources journalistiques, fusse au détriment de la déontologie professionnelle et du respect de l'institution judiciaire. Elle interprète à son avantage les déclarations de la Cour européenne des droits de l'homme et manipule l'opinion à des fins électoralistes.

Des amalgames avec d'autres scandales distincts

La presse militante manifeste son engagement politique en mettant en lumière les accusations portées à Lyon contre le n°2 de la PJ Michel Neyret, écroué pour trafic de drogue. Il a été suspendu, mais son appartenance politique et syndicale n'est pas précisée.

Les mêmes media partisans évoquent l'affaire du Carlton de Lille, dont Martine Brochen-Aubry est le maire et où les deux plus hauts responsables de la sûreté mis en cause dans une affaire de proxénétisme ont été suspendus. Mais, ces media occultent l'implication présumée de l'ex-candidat potentiel du PS, Dominique Strauss-Kahn.
Lien Paris Match: "Affaire du Carlton de Lille. Et on reparle de DSK"
Lien Le Point:DSK-Diallo : le Carlton s'invite dans l'affaire du Sofitel

vendredi 9 mai 2008

Les battus tapent sur le Président !

Le Président n'a-t-il que le droit d'encaisser les coups bas ?
Se faire vilipender et fustiger sans broncher ? Mais quelle idée du respect la gauche a-t-elle donc, et des hommes et de la fonction présidentielle? Le Président de la République se doit d’être le président de tous les Français, de même que les Français doivent le reconnaître comme leur président élu démocratiquement, mais l’opposition et la presse engagée entendent faire exception.

Il suffit à titre d’exemple actuel d’observer le traitement de faveur dont bénéficie la candidate de la gauche à la présidentielle. Condamnée -à plusieurs reprises- par les tribunaux pour ‘licenciement abusif’, les journalistes partisans n’ont pourtant pas ébruité l’affaire du non-paiement des salaires de deux collaboratrices de Sa Cynique Majesté Royal.
Le pouvoir d’achat des deux ‘femmes’ (selon LePost) peut bien s’en trouver réduit, que LePost s’étonne: comment, ces travailleuses ne sont pas ‘satisfaites’?…
Un commentateur anonyme de PaSiDupes condamne même l’une de ces ‘femmes’ pour être allée depuis chercher à s’employer de l’autre côté. Pourtant, les efforts du gouvernement pour remettre les chercheurs d’emploi dans le monde du travail suscitent l’étonnement de cette opposition sociale qu’un chômeur puisse ne pas être automatiquement ré-employé dans sa spécialité. Que ne se félicite-t-elle donc pas que la licenciée de la pourtant socialiste Désirdavenir Royal ait retrouvé un emploi d’attaché parlementaire, son métier d’origine ?
Les Français n’ont pas été informés comme la presse aurait dû des agissements de la socialiste aux prétentions élyséennes. Il aura fallu que la majorité s’indigne à haute voix pour que la presse s’intéresse au sujet. Elle a aussitôt contesté à un ancien Premier ministre de la République, Jean-Pierre Raffarin et à un haut responsable de l’UMP, Patrick Devedjian, le droit à la parole. Le socialiste Le Foll n’a pas tant de problèmes pour trouver des micros et se répandre en mauvais sentiments.
La presse d’information de gauche avait paradoxalement tenté de taire l’information de la condamnation de la p’tite présidente de Poitou-Charentes. Bien qu’elle n’ait aucune considération pour ses lecteurs ou ses déontologie professionnelle et qu’elle n’ait aucun sens moral et social concernant le patron-voyou socialiste, cette presse vertueuse-là voudrait maintenant porter des jugements sur les interventions de représentants de la majorité !

Le président de la République est donc justifié à motiver sa majorité en réunion privée ainsi qu’à fustiger à son tour devant eux la presse qui traite Marie-sEGOlène Royal différemment.
Nicolas Sarkozy exprime un avis personnel en leur disant qu’il "ne comprend pas que Ségolène Royal, qui passe son temps à donner des leçons de morale à la terre entière, quand elle est condamnée, on n'en parle pas plus".
D’autant qu’avec François Bayrou et Marianne, elle a fait campagne sur la dépendance de la presse à son adversaire. On voit mieux aujourd’hui à quel point cette accusation était malveillante.
Dans sa critique d’une certaine presse, que fustige (!) PaSiDupes depuis ses débuts, Nicolas Sarkozy a cité successivement La Parisien, Marianne, l'Express, le Journal du Dimanche et une agence de presse française qui interdit d’ailleurs qu’on la cite ….
On dit –mais ne dit-on pas aussi tellement de sottises- que le chef de l'Etat aurait eu l’outrecuidance de commenter pour des députés que: "Dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition."

La noblesse de la presse pourrait se résumer dans la formule des trois "L" qui assure que « la presse lèche, lâche et lynche... », selon Arlette Chabot, lors de l'émission A Vous de Juger du jeudi 14 février sur France 2. Dans l’ordre ? De quoi rester admiratif de la presse et de ses journalistes hautains! Or, il apparaît que ceux d'entre eux qui sont encore à l’unisson avec Sa Cynique Majesté Royal ont des œillères idéologiques du siècle passé et en sont toujours à la phase 1. Ne serait-ce que pour leurs lecteurs, il conviendrait qu’elle ait de l’ambition et se montre moins veule et servile mais plus lucide et objective. Certes, l’objectivité est une discipline moins jouissive et plus difficile que le militantisme et le fantasme.

La majorité silencieuse exhorte les élus de la majorité occupent le terrain et ‘claquent le baigneur’ de l’opposition : elle ne connaît pas ses dossiers et ne réussit à opposer la polémique que parce qu’elle a le champ libre. Elle fabrique l’opinion parce qu’elle n’a pas d’opposants. Il faut cesser de participer à des débats radio-télévisés où les représentants de la majorité sont opposés à un front lourdement majoritaire de journalistes et de membres de l’opposition. Assez d’illusions et de masochisme, mesdames et messieurs de la majorité : faites-vous entendre et dans des conditions d’équité. L’insolence ou l’impertinence des journalistes engagés n’est qu’un prétexte pour accabler les acteurs de la majorité de droite : qu’il leur suffise d’observer que ce prétexte ne se pratique qu’à sens unique.
Les membres de la majorité doivent faire œuvre d’opposants à l’opposition. S’il n’est pas facile de contenir les effets du désordre international, il n’est en revanche pas sorcier de démonter les contrevérités, de vidanger les déclarations socialistes et de combler le vide de l’opposition. Les battus de 2002 et 2007 n’ont aucune raison de donner des leçons et de condamner prématurément l’action du gouvernement : leurs exploits aux affaires ne leur confèrent pas ce droit.

Le rôle de la majorité ne se limite pas au champ des réformes, si vaste soit-il. Il s’étend à la communication et à l’information que la presse muselle et censure au profit de celle qui, grâce aux journalistes syndiqués qui noyautent les salles de rédaction, continue de passer trop souvent pour une oie blanche et un redresseur de torts.
La majorité ne peut laisser les oppositions nuire au pays en faisant obstacle aux efforts du gouvernement pour rénover le pays. Seule la critique constructive –pourtant promise- est recevable, à l’heure où le baril de pétrole atteint les 120$, où le dollar s’affaiblit et où les prix des matières premières agricoles flambent. L’instrumentalisation du problème de pouvoir d’achat est malsaine et il est nécessaire d’expliquer les causes plutôt que de participer à la démoralisation du pays en anticipant les problèmes et en les gonflant.
Face à l’irresponsabilité destructrice de l’opposition, le devoir de la majorité est de se mobiliser et de farouchement s’opposer à l’opposition, qu’elle soit politique ou syndicale et qu’elle s’exprime dans les tribunaux ou les salles de rédaction.

samedi 12 mai 2007

Le parti pris de la presse n’a-t-il pas nui à Royal ?

La presse partisane n'est pas moins à gauche !
Sa Cynique Majesté Royal est certes responsable de sa défaite. Elle a accumulé les erreurs. Ainsi, a-t-elle cru pouvoir privilégier la forme (l’apparence des sourires et des mises en scènes ne pouvait masquer l’incompétence et le vide sur le fond), l’arrogant cavalier seul (avec quelques pingouins arrivistes ou socialistes sur le retour, Français ou étrangers de l’internationale socialiste) ne pouvait se substituer l’appareil du PS (qu’il aille à vau-l’eau avec Flamby1er, ou non) et la méthode agressive qui consistait à mettre en effervescence les associations, collectifs et réseaux divers et variés dont la principale raison d’être est effectivement apparue comme le soutien aveugle et donc servile à la candidate malgré ses insuffisances, ses attaques excessives et ses odieux procès d’intention sur le thème de la brutalité, qui sont ceux des faibles et de ceux qui se savent battus d’avance, mais préfèrent nuire plutôt que de combattre à la loyale.

Parmi les autres injustices et procès d’intentions dont les électeurs n’ont pas été dupes, il faut aussi citer le rôle méprisable de la presse, par ailleurs donneuse de leçons d'"ordre juste", d’explications non sollicitées et d’endoctrinement anti-démocratique, au nom de la ‘république du respect’ annoncée. La plupart des agences de presse, dont Reuters en particulier, et Yahoo ! Actualités n’ont pas brillé par leur impartialité et ont souvent écoeuré leurs lecteurs par leurs abus de pouvoir. Rappelons que cette presse ne respecte pas ses lecteurs, ni la démocratie, en prenant parti pour les candidats qui osent précisément s’en plaindre!

Bayrou était ouvertement soutenu par Marianne. Est-ce une raison suffisante pour que son directeur,Jean-François Kahn, se déchaîne de la façon la plus brutale qui soit en lançant des attaques au vitriol contre le concurrent de sa favorite: injures et a-priori lui ont permis de doubler les ventes selon les méthodes éprouvées de la presse caniveau mais au risque de se disqualifier en même temps que son hebdo, par ailleurs déjà méprisé par le reste de la profession…. Peut-être qu'ils se croient plus vertueux que les autres, comme la couverture l'indique! Et si ses électeurs l’abandonnent, qu’il n’accuse pas le nouveau pouvoir !

Le Nouvel Observateur a fait campagne pour Sa Cynique Majesté Royal et, Jean Daniel, son co-fondateur et directeur, n’a pas hésité à annoncer en première page pour qui il votait…
Jean Daniel : il explique dans son éditorial pourquoi il votera Ségolène Royal.
"Pourquoi nous voterons Ségolène"
NOUVELOBS.COM 23.04.2007 09:00


Mais Jacques Julliard (voir libellé PaSiDupes) -également caché derrière sa main, de penseur? ou d'hypocrite?-avait déjà exprimé la préférence, au nom du pluralisme rédactionnel? Or, ni lui, ni Jean Daniel, désavoués, ne seront poussés vers la sortie: les rédactions sont donc massivement soumises et les sanctions plus rudes qui s'abattent sur les femmes politiques...

Journal d’opinion –engagé- comme les autres, Le Monde n’a jamais été impartial, ni dans cette campagne, ni jamais. Sa réputation de neutralité n’est qu’un vieil article de foi en cours dans les chapelles fermées et peu confidentielles de la rive gauche de Paris. La foi est en perte de vitesse et nous savons donc pourquoi. Cette fois le canard innove et annonce :
« Un sondage interne aux salariés du journal Le Monde donne 70% à Ségolène Royal. »
La préférence politique exprimée par Jean-Marie Colombani, président du directoire du Monde, dans les colonnes de son journal –si au moins il allait s’exprimer chez un confrère accueillant- et au moment ultime de la campagne électorale, peut légitimement scandaliser tous ceux qui sont attachés à une presse d'information et d'analyse. En cherchant délibérément à influencer le vote de ses lecteurs, Jean-Marie Colombani transforme un journal d'information en journal d'opinion. Bizarrement, Alain Duhamel, dont l'engagement de campagne pour François Bayrou fut relayé à son insu, fut cloué au pilori par Libération. Quelle a donc été le cri d’indignation de Libération qui n’est pas parvenu jusqu’à nous ?

Les Drücker (gauche) et Béatrice Schönberg (droite) ont été écartées des journaux télévisés pour moins que celà! Mais si c'est sous la pression des syndicats peu favorables aux pluralisme démocratique, c'est tellement plus respectable que par les puissances d'argent... Dame Christine Ockrent, l'épouse Bernard Kouchner, va-t-elle subir la même chasse aux sorcières?

Libération, maintenant ? Laurent Joffrin dans son éditorial paru la veille du 2° tour, le samedi 21 avril 2007, écrit librement: « Qu'est-ce au fond qu'être présidentiable ? C'est très simple : avoir du caractère. La France est sans doute le seul pays au monde où l'on attend du président ou de la présidente une sorte d'omniscience technocratique alliée à un charisme oratoire. Alors que c'est l'esprit de décision et la sensibilité au pays qui comptent. Sur ces deux chapitres, Ségolène Royal a montré qu'elle égalait sans peine ses adversaires. Cette femme saura décider. Que demande le peuple de gauche ? »

Le Monde, Libération, le Nouvel Obs ou Marianne, pour ne citer qu'eux, selon les paranos Bayrou-Royal, sont-ils les meilleurs soutiens de Sarkozy ? S’ils le disent, peut-on les croire ? Maffia de la presse, tu mérites tellement notre respect et celui de la Cynique susnommée, que la gauche a été battue pour la troisième fois. Va-t-elle se moraliser, ou est-elle pourrie à cœur ?

C’est peu dire également que cette presse militante nous indispose par ses contre-vérités. Ainsi, l’éternel poncif qui consiste à affirmer que les puissances d’argent sont au service du candidat de droite commence sérieusement à dater : ça sent le faisandé ! David Rothschild, le très libéral ami supposé de Sarkozy, doit être masochiste. Il a sauvé Libération d’une mort annoncée grâce à des fonds capitalistiques et permet à Laurent Joffrin de lancer à la télé qu’il n’a rien à f**tre des actionnaires ! Merveilleux de sottise arrogante… C’est dire aussi que les capitalistes entravent la presse de gauche qui soutient Royal : c’est en tout cas ce que l’idée saugrenue que les mauvais joueurs battus ont essayé de développer.
Le Français et les Françaises ont désavoué Royal et ses soutiens.