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mardi 21 janvier 2014

Popularité: Valls cède du terrain face à ses têtes de turc

Manuel Valls s'effondre (-6 points) au profit d'Alain Juppé qui lui ravit la première place  

L'exécutif a tout faux

Le tournant "libéral" du Président profite au centre. 
Borloo et Bayrou font s'envoler la popularité de leurs partis aux troisième et cinquièmece mois-ciSégolène Royal réapparaît dans le top-10 à la faveur du GayetGate. 

La cote de popularité de l'ex-premier s'effondre à force d'acharnement sur certaines cibles. Son sectarisme sociétal avait d'abord surpris les Français lors de son acharnement contre les opposants au mariage pour tous. Puis il a récidivé, commettant une lourde erreur en s'en prenant à la liberté d'expression. 
(Pseudonyme
d'auteur menacé, 2013)
Sans compter que l'islamisme se développe sur le territoire, au point que 200 jeunes hommes ont rejoint les djihadistes, notamment en Syrie, et que l'insécurité ne recule pas. En assumant totalement la politique pénale de sa collègue Taubira qui peut se résumer en un message d’impunité lancé aux délinquants, il s'est condamné à l’échec. Taubira est prisonnière d’un dogmatisme selon lequel la sanction serait par nature suspecte: de crainte que les jurés populaires prennent des sanctions sévères, elle a supprimé les jurys populaires. Et Valls croit que c'est en dressant des murs de CRS entre les Français et le pouvoir qu’on règle les problèmes à Marseille et ailleurs. La population rom est partout en recrudescence: il n’y a plus aucune expulsion ou action de démantèlement de camps.
Eric Ciotti avait déjà noté qu'en matière de sécurité Manuel Valls est "définitivement meilleur à l’oral qu’à l’écrit. Il mène cette guerre avec un sabre de bois." Un ministre tout en com' finirait-il par décevoir ?

Son bras de fer 
du mois dernier avec l'humoriste Dieudonné est apparu comme un nouvel acte intolérant et disproportionné. 
Valls a donc logiquement perdu 6 points d'influence, car son combat a été largement décodé comme le coup médiatique d'un ministre matamore, sourcil froncé, menton tendu et regard dur à la commande. Comble du contre-productif, Valls a en outre fait, de l'avis général, la publicité du polémiste. 

Pour la première fois, le vent tourne pour Valls
Le ministre de l'Intérieur abandonne la première place à Alain Juppé. Chacun comprend touteois que la promotion de l'ancien premier ministre par BVA vise à dresser une personnalité de droite face à Nicolas Sarkozy, dont le retour se murmure avec une insistance grandissante.

L'affaire des galipettes du président profiterait-elle à Ségolène Royal ?

Comme un malheur ne vient jamais seul, l'ex-concubine du chef de l'Etat gagne 2 points et se hisse pour la première fois depuis longtemps au top-10 du palmarès BVA. 
La sémantique de l'entreprise de sondages laisse rêveur... "L'affaire Gayet ne pénalise pas le Président qui, après sa conférence de presse gagne 4 points mais reste en retrait de 2 points par rapport au baromètre de mi-décembre."  Et, jusqu'à preuve du contraire, une "impopularité supérieure", c'est une baisse de popularité et davantage de mauvaises opinions.
En clair, la trêve des confiseurs n'a pas profité au président dilettante et BVA l'admet finalement : "Avec 68% de mauvaises opinions contre seulement 31% de bonnes, l'impopularité du Président reste très importante en ce début janvier. Elle est même de 2 points supérieure à celle que nous enregistrions il y a un mois." En vérité, depuis son affaire de galipettes, Hollande n'est plus un président ni normal", ni "ordinaire", mais "léger".

Alors que le pouvoir fait pression sur les couples pour que les pères partagent les congés parentaux,
les champions des sympathisants de gauche sont justement trois femmes : Aubry, première avec 66% ; Taubira , deuxième avec 65% et Vallaud-Belkacem, porteuse du projet de coercition sur les papas,  troisième avec 58%. 

Les champions de la droite se nomment Sarkozy (73%), Juppé (68%) et NKM (60%). 
Juppé 1er   Baroin 5e ex-aequo et Raffarin +10 points, plus forte hausse à droite, amorcent l'année en grande forme. François Fillon ?
Mais les principaux bénéficiaires du "pacte de responsabilité" du président socialiste sont aussi les architectes de la recomposition du paysage politique au centre. Borloo et Bayrou se classent troisième et cinquième du palmarès à la faveur aussi du recentrage "libéral" du président socialistela semaine dernière, alors que. D'ailleurs, les deux partis qui enregistrent la plus forte progression en ce mois de janvier sont l'UDI (1er avec 47% de bonnes opinions, en hausse de 4 points) et le MoDem (2e avec 44%, +5 points). 
A l'inverse, l'UMP et le PS stagnent (35% et 32%) à près de 10 points des deux petits partis centristes. 
Le FN et le Front de gauche ne semblent pas retenir l'attention de Orange- BVA-L'Express... 

Sondage réalisé par l'Institut BVA par Internet les 16 et 17 janvier 2014 auprès d'un échantillon de 990 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé et du chef de famille) après stratification par région et catégorie d'agglomération.

samedi 16 novembre 2013

Racisme: des dérapages politiques souvent montés en épingle pour des raisons politiciennes

Libération occulte la chasse communiste aux immigrés
Bien avant le retour de la droite au pouvoir, la banalisation de la parole xénophobe s'est matérialisée chez les responsables politiques  et continue depuis Hollande.

Depuis l'effacement de la notion de "race", on assiste à une recrudescence du racisme: en étiquettant tout raciste, la parole raciste devient normal sous le président "normal". C'est ainsi que le quotidien Libération exploite l'émotion soulevée (puis entretenue) par la Une d'un hebdomadaire satirique qui évoque la ministre guyanaise Taubira avec un humour décapant qu'avant mai 2012 on aurait jugé simplement insolent. Le buzz a motivé le lancement, par Libération, d'une page Facebook pour dire "Assez" à ces discours de haine. Une tendance alimentée par les dérapages récurrents des responsables politiques, de droite comme de gauche, et depuis plus de sept ans... Jeanne Moreau et plusieurs personnalités ont signé une tribune "Nous sommes tous des singes français".


Il est pourtant réducteur de rendre responsables du racisme ambiant les seuls acteurs politiques, mais c'est le parti-pris du journal socialiste qui, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, fait notamment l'impasse sur la presse anarcho-révolutionnaireCharb, qui dirige Charlie Hebdo et soutient le PCF, et le Front de gauche, ou la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo, l’Humanité, Barricade, etc) peuvent sévir au nom de la liberté d'expression bien qu'à la différence des politiciens incriminés, ils n'aient reçu aucun mandat du peuple.

L'angle d'attaque de la gauche aux abois
Au risque de se brûler les ailes, le journal socialiste excite encore cette semaine la fibre raciste avec un retour sur certaines des déclarations "au mieux douteuses, au pire xénophobes". Ses difficultés financières peuvent expliquer ce choix hasardeux, mais l'opération "au mieux douteuse, au pire mercantile" en valait peut-être la chandelle, puisque les victimes du racisme croiront évidemment y voir de bons sentiments. Plusieurs personnalités n'ont-ils pas signé une tribune "Nous sommes tous des singes français" ? Puisse donc Jeanne Moreau retrouver la banane...
 
Pour les amis de Taubira
les Français sont des racistes et donc des rats...

Novembre 2006. Georges Frêche, président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, dénonce la préférence raciale en faveur des Noirs dans l'équipe de France de football: "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks." Il faudra de longs mois avant que Hollande autorise l'exclusion du baron régional du Parti socialiste.

11 févirer 2006. Georges Frêche récidive et traite les Harkis de "sous-hommes", mais Libération fait l'impasse
A l'occasion d'un dépôt de gerbe, l'élu socialiste s'en prend à des harkis: "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ["Unter-Menschen"...]! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres !  [ceux que le FLN égorgeait pour leur fidélité à la France] Voilà, voilà… Allez, dégagez!"

26 juillet 2007En déplacement à Dakar, Nicolas Sarkozy déplore une insuffisance: "le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire" et la gauche interprète ce regret en attaque. 

15 janvier 2009. Nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux souligne que Fadela Amara, sa collègue chargée de la politique de la Ville, est sa "compatriote". Il ajoute : "Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise." L’intéressée confirmera qu'Hortefeux parlait de leur origine auvergnate commune: d'origine Kabyle, elle est née à Clermont-Ferrand.

8 juin 2009.
Devant une caméra de Direct 8, le maire d’Evry, Manuel Valls, dit à un collaborateur, dans les allées d’une brocante : "Tu me mets quelques Blancs, quelques whites, quelques blancos."

9 septembre 2009.
"Humour auvergnat", épisode 2. Brice Hortefeux, à propos d’un militant UMP de père algérien, ironise : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes."
14 décembre 2009. Les débats sur l'identité nationale battent leur plein. Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, est dans son rôle quand elle explique que ce qu’elle attend "du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers". L'observation n'est pas sans fondement et le conseil bienveillant.
A partir de 8'.

Janvier 2010. 
Libération s'en prend à Francis Delattre, maire UMP de Franconville, à qui le journal reproche de ne pas apprécier le candidat du PS, Ali Soumaré, d’origine malienne, tête de liste dans le Val-d’Oise pour les régionales : "Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!" admet-il. Mais le PS demande des "excuses" à Valérie Pécresse (UMP) pour des propos jugés "méprisants à connotation raciste" tenus lors d’un meeting des régionales.
A partir de 1 minute 40 secondes
Lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Belil s'impose comme porte-parole des familles de deux jeunes décédés à la suite d'une collision de leur véhicule avec celui d'une patrouille de police. Alors qu'il est impliqué dans le Mouvement des jeunes socialistes dès 2000, il organise trois marches pacifiques et assure la charge de médiateur et de porte-parole des familles et des quartiers auprès de la presse internationale et des pouvoirs publics. Candidat aux élections régionales de 2010, Soumaré se retrouvera courant mars 2010 au centre d'une vive polémique  comme "délinquant multirécidiviste". Le 28 février 2011, la cour d’appel de Versailles le relaxe, il devient porte-parole du candidat Valls lors de la primaire socialiste en 2011 et reste membre de son entourage, sans état d'âme pour les Rom chassés de France par le ministre de l'Intérieur.

9 mars 2010. Le sénateur UMP Gérard Longuet ose faire savoir son opposition à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde : "C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel," explique-t-il, du fait que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est compétente pour se saisir "de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie". Le simple fait qu'il ait alors été sans emploi jusqu'en mai 2012 justifiait-il en effet pas qu'il soit casé à la tête de cette institution?
30 juillet 2010. A Grenoble, Nicolas Sarkozy prononce un discours très ferme pour la protection des personnels de l'Etat, mais le journal socialiste trouve extraordinaire que  "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."

Mars 2011. Nouveau ministre de l'Intérieur, Claude Guéant se fait l'écho de l'effarement des Français. "Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux (...) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", lâche-t-il sur Europe 1.

Septembre 2011. Le député UMP Alain Marleix se voit reprocher une synthèse du parcours d'assimilation de l'écologiste Jean-Vincent Placé recueilli en Corée: "Dans l’Essonne, [...] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes." 

Quelques semaines plus tôt, le Premier ministre François Fillon avait été critiqué pour avoir réagi à la promesse de la binationale Eva Joly de supprimer le 14 juillet comme fête nationale, soulignant le fait que "cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française".
4 février 2012. Claude Guéant exprime une évidence: "Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."


8 mars 2012. La députée UMP Chantal Brunel suggère de "remettre dans les bateaux" les "populations qui viennent de la Méditerranée". Il s'agit des clandestins Tunisiens qui fuient le chaos provoqué par les islamistes.



Octobre 2012. En pleine course pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé évoque une scène ordinaire de la vie des maires qui reçoivent les plaintes de ses administrés : "Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, père ou mère de famille, rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan." Ca existe, et pas seulement pour des viennoiseries, mais il n'est pas "politiquement correct" de le dire.



22 juillet 2013. Le maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, dit des gens du voyage que "Hitler n’en a peut-être pas tué assez". Il aurait pu en dire autant de Staline.

17 septembre 2013. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, déclare sur France Inter que les Rom "ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie" et juge leur mode de vie "en confrontation" avec "les nôtres". La gauche s'est indignée et a catalogué Valls à  droite, mais Libération évite certains commentaires. Il est tabou de mentionner le rôle ambigü du ministre de l'Intérieur que Hollande envoie chasser sur les terres du FN.


17 octobre 2013. Une candidate FN aux municipales, Anne-Sophie Leclere, compare la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un singe et affirme qu’elle "préfère la voir dans un arbre […] qu’au gouvernement".


25 octobre. La garde des Sceaux, la très controversée Taubira, blessante et arrogante, est accueillie à Angers par "des enfants" aux cris de "la guenon, mange ta banane". Du cas isolé d'une enfant et d'une banane, Libération fait une masse hostile à l'ex-indépendantiste. 
Libération a sauté plusieurs plusieurs épisodes de son feuilleton

Le journal socialiste épargne les communistes
Le 24 décembre 1980 à Vitry-sur-Seine, la municipalité communiste a fait détruire au bulldozer un foyer de travailleurs immigrés abritant 300 travailleurs maliens. Le maire Paul Mercieca est soutenu parGeorges Marchais puis par une résolution du Comité Central du Parti.  Lien PaSiDupes
Autre lien PaSiDupes: La CNT n'a pas oublié les bulldozers communistes contre des immigrés
Et une video pour voir et entendre Georges Marchais justifier le racisme, la lutte contre l'immigration et la laïcité. Lien video

Aujourd'hui, pour Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement est aussi responsable de la situation de racisme
Invité de l'émission C Politique sur France 5, Jean-Luc Mélenchon est revenu dimanche 17 novembre sur les raisons de sa "marche pour la révolution fiscale" et sur le meeting "contre les extrémismes" organisé à Paris le 27 novembre par le PSles bonnets rouges mais aussi les attaques contre la garde des Sceaux, Jean-Luc Mélenchon a renvoyé en partie de la responsabilité des montées des discriminations au gouvernement :
"Je leur dirais qu'il ne fallait pas ouvrir les digues (avec le traitement actuel des étrangers) [...]. Et quand elle se fait agresser, il leur faut dix jours pour s'en rendre compte"
La xénophobie de Christiane Taubira
Lorsqu'en 1999 elle assumait son désir d'indépendance pour la Guyane, Christiane Taubira revendiquait : "la Guyane aux Guyanais".

Ce dessin de #Taubira est-il raciste ? Pourquoi personne ne se lève contre Charlie Hebdo ? pic.twitter.com/SdL194R8CB

— Stéphane J. (@sjournot) November 17, 2013

"Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre", ajoutait Christiane Taubira, député et membre du Parti radical de gauche.

Leur radicalité, toutes préférences politiques confondues, éclata à nouveau au grand jour en novembre 2007, quand les élus de Guyane et les maires de Guyane, de Guadeloupe et de Mayotte se réunirent en congrès pour réclamer un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine et "éviter qu’un jour la situation ne devienne incontrôlable et que des violences contre les étrangers ne dégénèrent".
"Les enfants comoriens susceptibles d’acquérir la nationalité française par le droit du sol seront bientôt plus nombreux que les Mahorais", s’alarmait Ali Souf (président de l’association des maires de Mayotte).

A force de projets de lois qui ne tiennent pas compte de l'état de la société (réforme pénale) et de textes qui mettent la nation en danger (mariage entre personnes du même sexe et GPA), elle s'est aliénée une immense majorité des Français, au point que ses provocations ont provoqué la riposte.

La ministre n'assume pas son racisme



VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira soutenir la thèse de "race" quand il s'agit de vanter les créoles.

La ministre n'assume pas son racisme anti-Blancs
Mais elle se découvre à l'occasion:

vendredi 4 mai 2012

Sarkozy avec le centriste J. Arthuis aux Sables d'Olonne

Nicolas Sarkozy, offensif et confiant

Nicolas Sarkozy  combatif jusqu'à "la dernière minute du dernier jour"

Le candidat de la droite s'est montré offensif et confiant en Vendée lors de son meeting de clôture de campagne, à 48 heures du second tour de présidentielle.

Devant 2.500 personnes environ , rassemblées dans la chaleur moite du palais des congrès des Sables d'Olonne, sous-préfecture en Poitou, dont le maire est président de l'UMP de Vendée, N. Sarkozy a utilisé tour à tour l'indignation, pour dénoncer "la calomnie", "les injures" et "les torrents d'outrances" que ses adversaires, estiment-il, ont déversés sur lui, l'ironie, pour moquer le milieu "médiatico-politique" de gauche, ce "monde égocentrique qui se regarde le nombril", ou la persuasion, dramatisant le "choix historique" auquel font face les Français dimanche.
"Dimanche, vous n'imaginez pas à quel point les choses vont se jouer sur le fil du rasoir", a-t-il réaffirmé, faisant fi des sondages qui depuis bien avant le premier tour le donnaient battu par son adversaire socialiste, et qui continuent à manipuler les électeurs en dépit d'un resserrement des courbes depuis le débat d'entre-deux-tours de mercredi soir.
De meeting en meeting, affichant une détermination sans faille et une confiance à toute épreuve, il a une certitude: il voit grossir "la mobilisation" des Français en sa faveur.
"Vous ne devez pas accepter la main mise de la pensée unique du système politico-médiatique pour choisir la direction de la France des cinq années à venir", a-t-il déclaré, après avoir également ironisé sur "les six mois de bourrage de crâne" pendant l'interminable primaire socialiste qui a monopolisé les media dès l'automne dernier, en toute inéquité.

VOIR et ENTENDRE ce discours de Vendée/
Nicolas Sarkozy a exhorté son auditoire

Dans son discours d'une heure sans notes, le président-candidat a encouragé les Français
"Dimanche, chacun d'entre vous a l'avenir du pays entre ses mains, pas une voix ne pèse plus que l'autre, chaque voix va compter".
"Il ne s'agit pas de choisir un camp contre un autre, un candidat contre un autre, mais l'orientation de la France" car "c'est de la France qu'il s'agit, pas de M. Hollande ou de moi", a-t-il répété.

Le président sortant sait qu'il lui faut non seulement faire le plein des voix de droite, mais aussi convaincre le plus de centristes possible - malgré le basculement de François Bayrou vers son adversaire - aussitôt marqué par l'avis de décès du centre publié par Mélenchon, ancien trotskiste mais candidat des communistes - et surtout la plupart des 6,4 millions d'électeurs de Marine Le Pen (FN).

Symbole de cette alliance jugée a priori délicate, la présence dans l'auditoire du sénateur centriste Jean Arthuis, ancien ministre de l'Économie et des Finances de Jacques Chirac et soutien de François Bayrou au premier tour, et de Patrick Buisson, conseiller officieux de N. Sarkozy, ancien journaliste d'extrême droite, comme d'autres sont des trotskistes repentis (?) ou en activité subversive, mais  néanmoins candidats à la présidentielle.

Nicolas Sarkozy a pointé ceux, à gauche, qui veulent l'"empêcher" de parler aux électeurs de Mme Le Pen 
"Qui sont-ils, quels sont leurs titres de gloire ?", a-t-il lancé. "Je ne l'accepte pas, ce n'est rien d'autre qu'une forme de racisme et d'intolérance", a-t-il ajouté, en dénonçant ceux "qui font en permanence le procès de la majorité silencieuse". "La majorité silencieuse n'a pas à supporter l'injure, ça vaut pour les minorités, mais ça vaut aussi pour les majorités", a-t-il insisté, villipendant la "république exemplaire" de son adversaire qui divise les Français en ostracisant ceux qui ne lui conviennent pas.
Il a une nouvelle fois terminé son meeting en citant la célèbre phrase de Jean Paul II: "n"ayez pas peur", ajoutant: "ayez confiance en vous, si vous mobilisez, si vous amenez tous ceux qui peuvent venir, le 6 mai, ce sera votre victoire".

Victoire sur les media soi-disant "indépendants", mais en vérité ostensiblement soumis au PS.

lundi 25 octobre 2010

PS - Les petites phrases d'un tueur: Georges Frêche

Florilège des phrases assassines de Georges Frêche

Les thuriféraires socialistes sont débarrassés de tyran régional



Mais il est désormais

de bon ton,

'politiquement correct',

de louer le

...'bâtisseur'

et 'visionnaire',

selon la malade de la cornée !


Stalinien ?



Mort, la gauche louange le grand homme, pour ceci
:

Janvier 2010
: "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique", a-t-il dit à l'adresse de Laurent Fabius, d'origine juive.

Est-ce une manif contre G. Frêche (PS),
devant le CR de Languedoc-Roussillon ?

Aujourd'hui, l'affaire orchestrée par le couple Pulvar-Montebourg contre la petite phrase de Jean-Paul Guerlain, paraît fort politicienne. L'ancien "nez" du parfumeur français a en effet été accusé de racisme pour s'être vanté d'avoir bossé "comme un nègre" dans sa vie. Or, l'hommage au travail et aux Noirs est insultant, même si Aimé Césaire ("le nègre vous emmerde") et Léopold Sédar Senghor ont revendiqué leur "négritude". Mais, au nom du "politiquement correct", un collectif lambda a organisé une manif d'une centaine de personnes, samedi 23 octobre après-midi à Paris, devant la boutique Guerlain des Champs-Elysées.

Novembre 2006 : "Dans cette équipe (les Bleus de football), il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre (...). S'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls (...). Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".
Racisme anti-noirs ou contre les "sous-chiens" ? Lien PaSiDupes

Juin 2006 : il compare sa ville de Montpellier à un "poste avancé de Tsahal", l'armée israélienne (en référence à la présence d'artistes de ce pays au festival Montpellier Danse).

Février 2006 : "Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes ! (...) Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur ! " (s'en prenant aux harkis). A cette occasion, Georges Frêche a été condamné à 15.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montpellier et a fait appel. En 2009, la Cour de cassation a confirmé la relaxe de la cour d'appel de Montpellier.

Novembre 2005 : Il qualifie de "gugusses" les parlementaires socialistes ayant proposé l'abrogation de l'article de loi sur les rapatriés et les harkis. En plein conseil régional, il entonne le chant colonial: "c'est nous les Africains qui revenons de loin".

Novembre 2005 : "Je me demande si ce ne sont pas les flics qui, comme en mai 1968, mettent le feu aux bagnoles". Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, porte plainte et saisit le ministre de la Justice afin qu'il déclenche des poursuites. La condamnation de Georges Frêche a été annulée en cassation en 2008.

Avril 2005 : "J'espère qu'il sera meilleur que l'autre abruti (Jean Paul II). Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et la capote" (après l'élection du nouveau pape Benoît XVI).

Février 2005 : il qualifie Nicolas Sarkozy de "mamamouchi aux talons compensés".

Juin 2000 : "Ne vous inquiétez pas pour la dame, elle n'a que les oreillons et on lui tient les oreilles au chaud» (à propos d'une femme en tchador, lors de l'inauguration du tramway de Montpellier). «Ici, c'est le tunnel le plus long du monde: vous entrez en France et vous sortez à Ouarzazate" (beaucoup de maghrébins résidant dans la zone du terminus du tram).

Pas assez pour manifester à ses obsèques ?...

Combien de collectifs se manifesteront-ils enfin ?

vendredi 17 septembre 2010

Présidentielle 2012: gag du tutoiement Villepin-Sarkozy

Un sondage CSA met Villepin et Sarkozy à égalité
Villepin, talon d'Achille de Sarkozy

Selon l'enquête exclusive CSA, Nicolas Sarkozy et son rival Dominique de Villepin sont les deux candidats préférés des Français, à parité, pour représenter la droite en 2012. Ce sondage et ses analyses ont paru mardi 14 septembre dans Le Parisien et Aujourd'hui en France, mais il a été réalisé les 8 et 9 septembre, au lendemain de la journée d'action syndicale du 7...
Un candidat sans assise électorale

Jusqu'ici figé dans une posture hautaine au-dessus de la mêlée, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac n'a jamais brigué le moindre suffrage populaire et n'a reçu aucun mandat électoral. Lire l'article que PaSiDupes consacre à l'hôtel particulier que Villepin guigne: l'hôtel du comte d'Evreux, autrement connu sous le nom de l'Elysée ?
S'il n'a probablement pas encore décidé de se lancer pour de bon dans la course à l'Elysée en 2012, il travaille néanmoins à étoffer ses réseaux et prend des contacts avec d'improbables renforts. Alors que Villepin veut faire figure d'opposant à Nicolas Sarkozy, des pourparlers ont commencé avec Bayrou et Dupont-Aignan et d'autres s'engagent maintenant avec Nicolas Perruchot du Nouveau Centre, dans l'espoir de la création d'un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. Lire PaSiDupes
Et voici un sondage qui renforce l'illusion de la réalisation de ses ambitions.

Les données du sondage CSA

L'enquête téléphonique accorde autant de Français (15 %) qui le préféreraient comme candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle que de Français préférant Nicolas Sarkozy. Les deux hommes qui se haïssent cordialement rivaliseraient.


=> Mais Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA, ne dissimule pas que Villepin doit sa percée notamment aux sympathisants de gauche. Les sondés de l'oppostition montrent comment les sondages peuvent être faussés. En effet, 20 % d'entre eux ont soit émis le souhait sincère de le voir représenter la droite, soit fait l'habile calcul de manipuler l'opinion et le candidat, alors que la famille UMP, relativement soudée derrière Sarkozy, ne lui accorde que 5 %.

Ce score de Dominique de Villepin participe de l'intox générale

La presse engagée s'emploie à convaincre la population de l'isolement de Sarkozy. Ainsi affirme-t-elle que le président est montré du doigt par l'Europe entière sur le sujet des Rom, alors qu'en vérité nos alliés s'irritent depuis toujours de notre laïcité et de notre droit qui ignore les minorités ethniques au profit des personnes.
Dommages collatéraux du sondage
Autre effet pervers de cette promotion de Villepin, c'est la rejet artificiel de François Fillon en troisième position à droite.
Les autres possibles postulants à droite peinent visiblement. Alain Juppé — disponible si Sarkozy n'y va pas — paie (7%) son éloignement à Bordeaux. Jean-François Copé (5%), qui jure viser 2017 et non 2012, n'est pas encore installé aux yeux des Français dans la peau d'un candidat alternatif à Sarkozy. Quant aux derniers de notre « classement », ils ne sont tout simplement pas dans l'écran-radar des Français.

A gauche, Martine Aubry profite du silence de Dominique Strauss-Kahn
Alors que la patronne du PS serait à l'évidence largement distancée par Dominique Strauss-Kahn dès l'annonce de sa candidature à la course présidentielle, le sondage assure que les Français la verraient mieux présidente de la République que n'importe lequel des champions de droite. L'offensive démagogique de l'opposition sur le maintien de la retraite à 60 ans ne doit pas être pour rien dans ce regain de forme. Il est pourtant assez peu concevable que les Français coupent dans les bobards du PS, d'une part, de son retour à la retraite à 60 ans en cas de retour au pouvoir et, d'autre part, de sa capacité à maintenir le niveau des pensions. Qui sont donc les électeurs qui accepteraient de cumuler les handicaps d'un retour des actifs aux 35 heures et d'une baisse du pouvoir d'achat des retraités.

Il reste encore vingt mois avant l’élection présidentielle

Or, depuis 1974 et Valéry Giscard d'Estaing, tous les présidents sortants après un premier mandat ont été candidats. Or, en mai 2010, Désirdavenir Royal devançait encore la Ch'tite Aubry dans la perspective de la présidentielle 2012 (23% contre 19% chez les sympathisants socialistes). Le vent (de révolte) a tourné: l'amère de Melle est désormais à 17%...

dimanche 29 août 2010

Rom: deux Français sur trois désapprouvent la gauche et les évêques

Les Français condamnent les campagnes de presse de la gauche

L'opposition n'inspire pas confiance sur la sécurité

Un sondage OpinionWay pour Le Figaro révèle que Nicolas Sarkozy arrive en tête des personnalités à qui les Français font confiance sur la sécurité.
En France, face au choix socialiste de la police de proximité, Nicolas Sarkozy reste le meilleur pour lutter contre l'insécurité.

Depuis les élections régionales, les media ont fait le mauvais choix de travailler l'opinion dans le sens de l'opposition
, mais pour autant le chef de l'État n'accumule pas tous les déboires depuis la crise et maintient plusieurs longueurs d'avance sur la gauche en matière de sécurité.
Voilà qui conforte le président de la République et ses ministres les moins démagogues au moment où les socialistes Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry le débordent à deux ans de la présidentielle.


La campagne de la gauche pour les Rom n'a pas convaincu

69%
des personnes interrogées approuvent le démantèlement des camps illégaux de Rom et 65 % se déclarent favorables à leur expulsion vers la Roumanie. Des résultats qui confirment d'autres sondages réalisés la semaine dernière.
Lire PaSiDupes: la gauche ne ferait pas mieux, selon un sondage ViaVoice
Dans le détail, 92% des adhérents UMP adhérent à la politique d'expulsion des Rom en situation irrégulière, ainsi que 74% des électeurs de François Bayrou. Ce qui place, une fois de plus, le leader du MoDem en porte-à-faux avec le PS.

Le quasi-plébiscite à l'UMP marque le succès des efforts de désintoxication de l'opinion par Eric Besson
. La controverse des derniers jours alimentée par d'anciens premiers ministres chiraquiens, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin, ont manqué leur objectif.
Sur le sujet des Rom clandestins, les évêques de France n'ont pas été de bon conseil auprès du Saint Siège et la prise de position du Vatican a en définitive été mal reçue.

Un retour du boomerang qui remet les idées en place

Cette belle unité de circonstance des laïcs et des catholiques de gauche n'a pas eu l'impact escompté. Le caractère politicien de ces initiatives humanistes ou charitables n'a trompé personne.

L'opération renforce le gouvernement jusque dans les rangs de la gauche.
40% des électeurs du PS et des Verts ne sont pas opposés au démantèlement des campements illégaux.

Ces agressions médiatiques blessent les Français

Le PS « abîme et salit » les institutions
Selon Bruno Jeanbart, directeur des études pour OpinionWay, les Français «jugent les politiques de plus en plus impuissants» dans le domaine de la sécurité. «Un peu comme pour la lutte contre le chômage, les gens semblent désabusés», analyse le sondeur.
Ministre de l'Intérieur pendant presque quatre ans, Nicolas Sarkozy reste pour les Français le mieux placé pour assurer l'ordre public. Il recueille 28% et devance de près de dix points les présidentiables du PS (DSK et Martine Aubry).

Le sale petit jeu du PS profite au FN

La fille du leader du FN prend la 2e position et devance la Ch'tite Aubry!
Elle recueille en effet l'adhésion de près d'un sympathisant UMP sur quatre, tandis que Sarkozy n'obtient que 15% des suffrages au FN. «Incontestablement, Marine Le Pen ne crée pas l'effet repoussoir que pouvait susciter son père», estime Bruno Jeanbart.

Le PS se tire dans le pied en visant Sarkozy

Ils font tout pour arriver 3e en 2012.
La grande perdante de palmarès est Ségol'haine Royal, qui figure à l'avant-dernière place. L'ancienne candidate à la présidentielle avait pourtant choisi de faire sa rentrée politique en recommandant à ses amis du PS de ne pas adopter une ligne laxiste.
Laxiste? Qui a dit laxiste ?

dimanche 31 janvier 2010

Clearstream: MAM soutient le procureur face à Villepin

Une leçon de loyauté professionnelle, à contre coeur

Rappel à la vertu politique d'une Chiraquienne à la gauche vertueuse

Dénonçant le goût de certains pour la "théorie du complot" (et ses travaux pratiques: lire PaSiDupes), la ministre de la Justice a appelé l'ancien Premier ministre à faire passer "l'intérêt général" de la majorité devant les considérations "politiciennes".
Dominique de Villepin, qui se pose en "alternative" à Nicolas Sarkozy à droite, "est un homme politique qui doit exprimer ses idées" mais "j'espère que ses idées ne se limitent pas à des attaques contre le président de la République", a déclaré l'ancienne présidente du RPR sur Europe 1. Elle en a probablement autant pour le PS, mais la polémique n'est pas le fort de ce serviteur discret de l'Etat.
"L'intérêt général, j'y suis particulièrement attachée", a-t-elle souligné, et le gaullisme, dont se réclame Dominique de Villepin, "cela correspond à certaines idées, convictions,
comportements".

L'ancien Premier ministre, qui comparaissait pour complicité de dénonciation calomnieuse, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris jeudi matin. Mais le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a annoncé qu'il faisait appel de cette décision vendredi. Cet appel n'ouvre pas -comme l'affirme la presse d'opposition- la voie à un nouveau procès, courant 2011: il s'ajoute à la décision antérieure des deux condamnés, à 15 mois ferme pour Gergorin et Lahoud.

Dominique de Villepin, qui se dit victime de "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy, affirme que la décision de faire appel a été prise lors d'une réunion à l'Elysée jeudi après-midi -- une "allégation mensongère" selon l'entourage du chef de l'Etat. Le procès devait être ouvert en tout état de cause, du seul fait de la volonté des condamnés en première instance. Le reste est amertume et polémique politicienne qui, ajoutée au coup médiatique de Vincent Peillon-la-honte à l'endroit (mais surtout à l'envers) du service public de télévision, risque fort de démobiliser l'électorat aux régionales de mars prochain.

Michèle Alliot-Marie, ministre de devoir

La Garde des Sceaux a confirmé dimanche 31 que le procureur a pris sa décision seul et "en pleine cohérence" avec ses réquisitions - LIRE PaSiDupes . Il avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende.
"Il l'a dit lui-même et c'est la vérité: le procureur a pris sa décision sans qu'il y ait ni instruction ni incitation de quelque nature que ce soit", a déclaré Michèle Alliot-Marie sur Europe 1. "Je ne laisserai pas faire des choses contraires aux règles et attaquer un magistrat", a-t-elle souligné.

Michèle Alliot-Marie dément formellement la rumeur
A la question: "Nicolas Sarkozy a-t-il donné instruction de faire appel?", Michèle Alliot-Marie -chiraquienne- a été affirmative : "Non, je le dis très clairement."
Elle a en outre précisé qu'elle avait été informée de l'intention de Jean-Claude Marin de faire appel jeudi soir "par les services de la chancellerie".
"Je n'accepte pas qu'on instrumentalise à des fins politiciennes ou des revendications à des fins syndicales la décision du procureur", a insisté Michèle Alliot-Marie.

La compétition Villepin-Sarkozy, que les proches exacerbent par media interposés à quelques semaines d'élections régionales et dans la perspective de la présidentielle, est suicidaire.

Baroin demande à Sarkozy d'interférer dans l'exercice de la justice !

Le député UMP de l'Aube, François Baroin, proche de Dominique de Villepin, a dit espérer un geste d'apaisement et de rassemblement de Nicolas Sarkozy. "Il est inenvisageable que cette situation perdure", a-t-il dit sur Canal+.
"Il faut que le président tourne la page sans attendre (le procès en appel)", a-t-il suggéré, considérant implicitement que le procureur ne serait pas apte à décider seul et en conscience. Persistant dans cette optique insultante, il conseille benoîtement "qu'ils se voient, qu'ils se parlent. C'est au président de la République de faire ce geste de rassemblement. On ne peut pas arriver in fine six mois avant la présidentielle avec un sujet de cette importance qui ne soit pas purgé", a-t-il estimé, appelant la majorité à "faire revenir dans le jeu" Dominique de Villepin. Drôle de jeu !
  • Sur Radio J, le maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a en revanche dénoncé la "mauvaise manière" faite par Dominique de Villepin à l'UMP et lui a lui prédit un échec face à Nicolas Sarkozy.
    "Toutes les divisions à droite de tous temps ont toujours été rejetées. A droite, tous ceux qui ont voulu se présenter contre le leader naturel ont été punis par l'électorat", a rappelé le député UMP des Hauts-de-Seine
    .

    Il est plus que jamais nécessaire que le nouveau procès détermine clairement les responsabilités. Puisque l'opposition a intérêt à dresser les deux rivaux l'un contre l'autre, attendons-nous à ce qu'elle tire le meilleur parti possible de cet affrontement, quitte à ce que la recherche de la vérité en soit perturbée et qu'elle perde un peu de ce qui reste de son crédit-vertu.