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mardi 17 février 2015

Valls brandit la menace de l'article 49-3 pour introduire la loi Macron en force

L'article 49-3, plug du gouvernement aux députés

Le gouvernement PS pourrait décider de recourir à l'article 49-3 
pour faire passer la loi Macronsans consentement

Manifestation anti-CPE de 2006
La décision appartient à un Conseil des ministres exceptionnel. Dominique de Villepin avait été le dernier à utiliser cette procédure, rare, pour le contrat première embauche (CPE) des moins de 26 ans, en 2006. Ce texte avait suscité une vive opposition parmi de nombreux étudiants de l'UNEF et lycéens manipulés par la FSU, avec les syndicats de salariés, puis les partis politiques de gauche, accusant tous ce contrat à durée déterminée de faciliter les licenciements abusifs et la précarité.

L'article 49-3, une arme lourde

La loi Macron "ne passe pas" à l'Assemblée nationale. Après avoir fait ce constat devant les députés socialistes à l'Assemblée nationale, Manuel Valls a réuni mardi un Conseil des ministres exceptionnel qui pourrait décider le recours à l'article 49-3 de la Constitution. Le gouvernement engage sa responsabilité sur le projet de loi en débat à l'Assemblée. Aussitôt, le texte est adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et adoptée par la majorité absolue des députés. Et, dans ce cas - qui reste peu plausible à ce jour -, le Premier ministre serait obligé de présenter la démission de son gouvernement.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008l’exécutif ne peut pas utiliser le 49-3 tous les jours. Ce levier peut être actionné pour les deux projets de budgets ainsi qu'un seul projet ou proposition de loi par session parlementaire.

Un article utilisé 82 fois depuis 1959

Michel Debré, tout Premier ministre de la Ve République, a eu recours à quatre reprises à l'article 49-3. C'est en 1960 qu'il a utilisé, pour la première fois, ce levier qu'il avait lui-même conçu en rédigeant la Constitution. Il s'agissait du projet de loi sur la force de dissuasion nucléaire que les députés socialistes et communistes risquaient de bloquer au Parlement. Depuis, le 49-3 a été utilisé 81 fois par les locataires successifs de Matignon.

Les raisons du recours au 49-3 sont diverses. 

Trois pratiques se dégagent :

- accélérer d'un débat parlementaire qui se prolonge trop. Jean-Pierre Raffarin, par exemple, a eu recours à cet article en février 2003 pour faire passer "le projet de loi relatif à l'élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen, ainsi qu'à l'aide publique aux partis politiques". Le Premier ministre craignait la multiplication d'amendements déposés par l'opposition qui aurait retardé tout l'agenda parlementaire.

- éviter une fronde d'une partie récalcitrante de sa majorité. Cela permet de mesurer réellement la fronde et de la mettre au pied du mur en l'obligeant à prendre ses responsabilités et à s'allier le cas échéant à l'opposition. Le centriste Raymond Barre utilisa cette procédure par huit fois (1976-1981) pour lutter contre le harcèlement permanent des députés RPR de Jacques Chirac, qui finalement n'étaient pas prêts à voter avec ceux de François Mitterrand.

- limiter les contraintes d'une majorité relative. Michel Rocard utilisa 28 fois la procédure de 49-3 pour faire passer ses textes, alors qu'il était constamment écartelé politiquement entre les communistes, les centristes de l'UDC (séparés de l'UDF) et l'hostilité sourde des députés mitterrandistes. 
Édith Cresson, qui lui succéda, l'utilisa aussi par 8 fois, bien qu'elle bénéficia dans son cas d'un plus grand soutien des socialistes.

Le risque d'une motion de censure

L'article 49-3, c'est un passage en force du gouvernement. Pour équilibrer la balance des pouvoirs, le Parlement dispose du droit de déposer une motion de censure contre le gouvernement. Cette procédure a été utilisée à 48 reprises (sur 82 utilisations du 49-3). Aucune motion de censure, déposée après l'utilisation du 49-3, n'a été adoptée. Mais le 27 mai 1992, tout a failli basculer. Le Parti communiste français, l'UDF et le RPR avaient voté pour une motion de censure et il n'avait manqué que trois voix pour renverser le gouvernement Bérégovoy.

jeudi 4 septembre 2014

Majorité et opposition sous la menace de recours aux ordonnances du gouvernement Valls

Valls passera en force contre sa majorité frondeuse et l'opposition méprisée 

Des élus de gauche critiquent cette procédure évacuant le débat parlementaire...
Vitupérations de Hollande   
à l'Assemblée nationale, le 30 novembre 2005
Légiférer "à la hussarde" est légal, mais est-ce juste et respectueux? Le gouvernement a indiqué vendredi qu’il va recourir à des ordonnances pour certains aspects du projet de loi sur la croissance. Un texte qui prévoit la déréglementation de certaines professions réglementées (notaires, huissiers, officines de pharmaciens…), et un assouplissement des conditions de travail le dimanche. L’objectif: restituer six milliards d’euros aux Français. 

Le fuitage en juillet de la détermination de l'exécutif d’un recours aux ordonnances a réveillé la fronde des parlementaires socialistes  et provoqué la colère des syndicats qui voient là un "déni de démocratie".

Qu’est ce qu’une ordonnance?

C’est une procédure qui permet au gouvernement de légiférer sans passer par les représentants du peuple, donc sans débattre du détail du texte, sans risques d'amendements et la pression d'un vote bloqué. "L’article 38 de la Constitution permet au gouvernement de légiférer par ordonnance, après l’accord du Parlement. Le Premier ministre doit préciser le domaine dans lequel il compte prendre des ordonnances, par exemple ici le droit du travail, et la durée de l’habilitation", précise le professeur en droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne, Dominique Rousseau. "A l’issue d’un vote dans les deux chambres, la loi d’habilitation entrera ou non en vigueur".

Une procédure souvent utilisée?
"Le gouvernement demande souvent à légiférer par ordonnance pour simplifier des textes. Lorsqu’il s’agit de réformer un régime juridique, c’est plus rare

Dernier exemple en date en 2005. Dominique de Villepin utilise la méthode pour son Contrat nouvelle embauche (CNE). A la tribune de l’Assemblée nationale, le député de Corrèze de l’époque, François Hollande, fustigea cette "méthode détestable", ce renoncement "à la confrontation démocratique et au débat serein"...

En 1967, Georges Pompidou
ne disposait que d’une majorité d’une ou deux voix. Le Premier ministre avait eu recours aux ordonnances pour modifier le régime de sécurité sociale. Quelques mois plus tard, il démissionnait après la crise de mai 1968", prévient Dominique Rousseau.
Pourquoi le gouvernement veut-il pourtant passer par cette méthode controversée?

Pourquoi le gouvernement veut-il avoir recours aux ordonnances?
Première raison invoquée par le Premier ministre, "aller plus vite". "Une fois habilité, le gouvernement peut prendre les ordonnances. Celles-ci sont arrêtées en conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat, et entrent en application immédiatement après leur publication." Un moyen d’éviter les va-et-vient d’un texte entre l’Assemblée et le Sénat, et de supprimer la phase de délibérations et d’amendements. "Une réforme peut alors être adoptée en un ou deux mois contre une bonne année par la voie traditionnelle", assure Dominique Rousseau. 
L'exécutif décide alors de réduire les pouvoirs du législatif.
Seule nécessité pour le gouvernement: déposer le projet de ratification dans le délai imparti par la loi d’habilitation. "Il n’a pas nécessité à être ensuite voté. Cela montre que l’ordonnance est un instrument dirigé contre le Parlement", ajoute-t-il.

La méthode permet également au gouvernement d’éviter une discussion difficile avec sa majorité. "Manuel Valls préfère visiblement avoir une discussion difficile un bon coup lors de la demande d’habilitation. Il s’évitera ainsi de devoir gérer la colère des frondeurs pendant un an", estime le professeur.

Quel risque pour le gouvernement?

Même s’il dispose d’une majorité dans les deux chambres, le gouvernement prend le risque de ne pas obtenir l’habilitation. "Auquel cas, le gouvernement pourra engager sa responsabilité sur ce texte de loi, c’est-à-dire poser la question de confiance de l’article 49.3. Le débat n’aurait plus pour objet le recours aux ordonnances mais la confiance au gouvernement. Valls forcerait les députés à faire un choix terrible. Cela reviendrait à dire: "Renversez-moi". Ce serait le signe que le gouvernement a perdu sa majorité parlementaire.

Travail dominical

Mardi, le ministre du Travail François
Rebsamen s'est déclaré favorable à des "exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical", tout en avouant qu'on ne connaissait pas "très bien le solde" des emplois créés et détruits par le travail dominical, assurant en outre que le débat aurait lieu et que le "véhicule législatif" n'avait pas été "arrêté". Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : "dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly".
Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze. "On va pas refaire un rapport" qui a été "approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer", a décidé Rebsamen. 

Vendredi, le gouvernement a précisé qu'il a choisi de recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. 

La procédure par ordonnances divise jusqu'à la gauche
Tandis que, sans surprise, le patron godillot des députés socialistes, Bruno Le Roux, accueille favorablement le muselage de ses camarades, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit sceptique sur cette méthode, dimanche sur BFM. "Je n'y suis pas tellement favorable", a-t-il lâché. "Parce qu'on n'y gagne pas tant que ça, et il vaut mieux un débat au Parlement (...). De toute façon, même avec les ordonnances, le débat sera au Parlement", a poursuivi le patron de Solférino. 
"Je dis que je n'y suis pas favorable, mais on va voir ce que va faire le premier ministre".

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont rappelé leur rejet de la procédure.

Les impuissants qui promettaient dialogue et concertation passent à l'épreuve de force.

vendredi 2 mars 2012

Sarkozy : "M. Hollande veut moins de riches, je veux moins de pauvres"

Le candidat répond aux questions quand le Président ne pouvait pas
Arcelor est né de la fusion d'Aceralia (Espagne), Arbed (Belgique-Luxembourg)
et Usinor (France), le 19 février 2001:
L. Fabius, ministre de l'Economie des Finances et de l'Emploi.
ArcelorMittal fut fondé en 2006 avec la fusion d’Arcelor et de Mittal Steel: premier ministre, D. de Villepin




Il met à bas la légende sur Gandrange développée par le PS

La gauche conteste les 571 salariés de Gandrange reclassés
Gandrange n'est pas Peugeot-Vilvorde de Jospin
Lien PaSiDupes : "Jospin ne pouvait rien pour Vilvorde, Hollande pourrait tout pour Florange "
Interrogé sur France Inter jeudi matin, Nicolas Sarkozy dément ne pas avoir tenu ses engagements sur Gandrange, cette aciérie de Moselle qui a dû fermer. "Il y avait 571 salariés concernés pas la fermeture des activités ; il y en a 571 qui ont été reclassés", déclare le président-candidat.
Vrai ou faux ? Vrai. Ils ont bien été reclassés. Reste qu’ils l’ont été sur des sites ArcelorMittal menacés de fermeture à leur tour, notamment 250 à Florange, et les autres au Luxembourg, à Schifflange et Rodange. Les actions syndicales qui refusent le dialogue y contribuent.
Il a consacré sur France Inter la quasi-totalité de la première partie de son intervention à la désinformation socialiste concernant la sidérurgie.
a aussi expliqué pourquoi il est opposé à la mesure - démagogique mais sans effet - improvisée par François Hollande, de créer un taux d’imposition " à 75% " pour les revenus " au-dessus de 1 M€ " par an. Pris de court et par surprise, Jérôme Cahuzac (PS) en est resté sans voix.

Avec une telle mesure, les riches n'auront "aucun intérêt à rester" en France, a fait valoir le président-candidat, qui a fustigé, ce jeudi matin, "une démagogie insensée". Pour sa démonstration, il s'est appuyé sur un chiffre : cette mesure amènerait en vérité à une imposition réélle de 83%, atteinte par addition des 8% de la CSGaux 75% de la nouvelle tranche imaginée par le candidat socialiste. Or, l'addition de ces deux prélèvements concernant les revenus salariés aurait des effets dramatiques.

"D'abord, c'est pas 75% puisque comme vous le savez, il y a 8% de CSG.
J'imagine que M. François Hollande dans sa générosité bien connue ne va pas exonérer de 8% de CSG. Donc sa proposition c'est 75 plus 8, c'est 83% ", objecte en préambule, Nicolas Sarkozy, ce jeudi matin, à l'adresse du meilleur économiste de France, selon une entreprise commerciale de sondages inféodée.

"La question que je pose, c'est : Y a-t-il un pays dans le monde où il existe une taxation à 83% ?" insiste-t-il. Selon le président-candidat, le contribuable qui gagne aujourd'hui un million d'euros est imposé à hauteur de 53%, CSG comprise. Quel entrepreneur accepterait de travailler demain plus de trois jours sur quatre pour le fisc.

Le journaliste acquis à Hollande souligne involontairement que la mesure de Hollande est populiste et bidon.
Patrick Cohen insiste en effet pour remarquer que les 83% de taxation que le président sortant fustige
correspondent à "une tranche marginale", qui ne s'appliquera que pour la part des revenus dépassant un million d'euros, Nicolas Sarkozy acquiesce à cette condamnation de l'initiative de Hollande et va plus loin : "Mais à 83%, vous convenez parfaitement bien qu'il n'y a aucun intérêt à rester."
VOIR et ENTENDRE le Président-candidat interrogé par Patrick Cohen sur France Inter:

Le Parisien appelle l'ultra minorité trotskiste de SUD pour apporter la contradiction
Un "fiscaliste" dénonce "des amalgames" dans les chiffres avancés par Sarkozy
"Il y a des amalgames qui sont faits. A défaut de clarification, très techniquement, des propositions des uns et des autres, on ne peut pas s'amuser à jeter comme ça ce type de réflexion à l'opinion publique", polémique Serge Colin, dont on n'attend pas qu'il soit d'accord puisqu'il est secrétaire national de Union SNUI-SUD Trésor solidaires et président de l'Union des personnels des finances en Europe. Dans le genre extrémiste de gauche peut-on faire plus révolutionnaire ?
Les contributions s'ajoutent, quelle que soit leur nature
Comme l'indique le site impots.gouv.fr, "la CSG déductible sur ces revenus, est déjà déduite du montant imposable figurant sur vos fiches de paie ou sur le récapitulatif des sommes à déclarer que votre employeur ou vos caisses de retraite, etc… vous adresse". "Aujourd'hui, ce sont deux impôts différents. La CSG n'est pas en tant que telle un impôt, c'est une contribution sociale. Elle a été mise en place avec une assiette plus large et indépendamment du barème de l'impôt sur le revenu", ergote Serge Colin, qui différencie, quand ça l'arrange, les retraits sur nos feuilles de salaires, bien que le résultat soit le même à l'arrivée.

François Hollande a-t-il réfléchi ?
Il est actuellement difficile de se lancer dans de tels calculs sans savoir précisément ce que François Hollande "met dans cette imposition". Le sait-il lui-même ?
"Puisque certains débats visent à dire, est-ce qu'on va fusionner demain l'impôt sur le revenu et la CSG, pour l'instant,donc , ils sont pas fusionnés. Ce n'est pas en tant que tel quelque chose qui peut être additionné", argumente Serge Colin, décidément très proche du PS.

Sarkozy : "M. Hollande veut moins de riches en France, moi je veux moins de pauvres"

"Qu'est-ce qui restera pour le Trésor français? La question que je me pose c'est : Est-ce qu'il vaut mieux que tous ces gens qui ont de l'argent paient 53% d'impôts et restent en France ou paient en théorie 83% et s'en aillent."
" M.Hollande veut moins de riches en France, moi je veux moins de pauvres ", a poursuivi Nicolas Sarkozy, sur France Inter.

Le président sortant dénonce le risque d'exil fiscal

"Si nous sommes les seuls en Europe avec une taxation à 83%
, tous ceux qui ont de l'argent, tous ceux qui ont des moyens ? Ils vont partir dans les pays européens où la vie n'est pas si désagréable et où par ailleurs ils paieront moins d'impôts. Qu'est-ce qu'il restera à la France ? " "En résumé, si vous avez beaucoup d'argent vous payez 83% d'impôts. Au revoir et merci. Qu'est-ce qui restera ? Qui paiera les cotisations ? Qui viendra payer des impôts au Trésor français ?" redit-il, puisque dans notre pays seulement un foyer fiscal sur deux est soumis à l'impôt.
<"Après tout, si demain on a en France un génie, Steve Jobs ou des gens comme ça, est-ce que vous croyez qu'on doit absolument les mettre dehors ? Leur dire de partir ? Ou est-ce qu'on doit au contraire les avoir", renchérit-il. "Si demain il y a un Bill Gates, est-ce que franchement on devrait dire à Bill Gates : Partez, on n'a pas besoin de vous pour l'économie française"


François Hollande et Martine Aubry ont instrumentalisé les ouvriers de Gandrange,
pour effectuer leur premier déplacement commun
sur fond d'affiches PS de la campagne des élections présidentielles


La presse partisane et inconsciente commente: "Et d'agiter le spectre du chômage" (sic)
"La France n'a pas assez de chômeurs, il faut qu'on en ait encore plus ? Il faut absolument faire la chasse à tout ce qui crée ? A tout ce qui innove ?"
Patrick Cohen n'a visiblement pas cette préoccupation.

vendredi 10 février 2012

Coup de bluff de Bayrou qui débaucherait de tous côtés

Le centriste floute l'identité des prétendus transfuges

Des noms ! Des noms !

D'ex-"gaullistes" créent un collectif de soutien à Bayrou
D'anciens membres du RPR, anciens compagnons de route de Philippe Séguin, ont annoncé vendredi la création du "Collectif d'opinions républicaines" (Coloré) pour soutenir la candidature de François Bayrou à l'Elysée, seul capable à leurs yeux, de battre François Hollande.

Dans un communiqué, Florent Longuépée (candidat Démocratie libérale, DL, parti disparu en 2002, dans le 1er arrondissement de Paris) et Xavier Jaglin (République Solidaire, RS, conseiller municipal d'Argentan, conseiller général de l'Orne) à l'origine de la création de ce collectif-bidon, appellent "les républicains à se rassembler derrière la candidature de François Bayrou".

Ils assurent avoir d'ores et déjà été rejoints par une centaine de personnes (des élu(e)s ?) "provenant pour l'essentiel de l'ex-RPR, de l'UMP et de République solidaire (le mouvement créé par Dominique de Villepin) ".

Ils expliquent poursuivre un "double objectif":
- "démontrer" que F. Bayrou, selon eux, "incarne aujourd'hui le mieux les valeurs gaullistes et républicaines (...) Par la qualité de son projet, sa posture d'homme libre et sa volonté de rassembler tous les Français, qu'il est le seul candidat crédible susceptible de porter ces valeurs jusqu'au sommet de l'Etat"
et "faire comprendre à tous" [merci] qu'il serait "le seul candidat à pouvoir l'emporter au second tour face à François Hollande".

Ils prennent leurs désirs pour des réalités
"Au delà des études d'opinion qui sont unanimes, qui peut nier le divorce entre l'actuel président de la République et le peuple français ? Ce divorce est aujourd'hui irréversible", écrivent les deux inconnus.

Ils s'en prennent aussi au candidat Hollande de la gauche molle et extrême
Ils considèrent en effet que "François Hollande, comme son projet, ne suscitent pas d'adhésion" et "ne font que profiter du rejet de Nicolas Sarkozy".
Lien PaSiDupes : "Campagne: le sondage qui pacse Bayrou et Hollande "

Ils poussent un ultime cri
"Les électeurs comme les élus de la droite républicaine doivent prendre leurs responsabilités: Soit ils qualifient François Bayrou pour le second tour (et) ses qualités de rassembleur lui permettront alors d?emporter le duel final face à F. Hollande, soit ils se portent au premier tour sur l?actuel président de la République et dans ce cas l'issue du duel est déjà écrite: F. Hollande l'emportera".


Mariage secret de la carpe et du lapin


Ils font en fait de la retape et râtissent large
, soulignant en effet que leur collectif est "ouvert à tous les républicains", "issus de la rive droite, et issus de la rive gauche", comme les chevènementistes.

Bayrou et la quadrature du cercle
Le troisième homme compte gouverner avec des européistes (façon Jules Romains?) et des souverainistes...

En juillet dernier, l'européiste béarnais défendit l'euro sur RFI, TV5 et Le Monde et réclama ensuite le "dialogue entre les grands argentiers" des pays-membres. Bayrou pourrait-il faire cohabiter les européistes avec les souverainistes incarnés à droite par Marine Le Pen, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, et à gauche par Jean-Pierre Chevènement et Max Gallo, ainsi que, dans une certaine mesure, Mélenchon et Montebourg ?
Ajoutez-y les mondialistes comme Gro-Eva Joly et c'est le chaos que ne renierait pas Cécile Duflot à Europe Ecologie-les Verts, pétaudière des grands spécialistes du n'importe-quoi avec aplomb.
Lien PaSiDupes : "L'ex-magistrate Joly met en examen Hollande et condamne Bayrou "
Pathétique !

lundi 25 avril 2011

PS: Terminator Cahuzac élimine la Ch'tite Aubry


Le président de la Commission des Finances ne s'en prend pas seulement aux jeunes

Le député PS Jérôme Cahuzac a tendance à se lâcher

Comme chacun sait, le maire socialiste frappe les jeunes

Lire PaSiDupes



On peut dès lors comprendre que Dominique Strauss-Kahn ne soit pas pressé de retrouver son 'gang des barbares'. Il aurait fort à faire pour le reprendre en main.

Rappelez-vous en effet
Christophe Cambadélis toujours prêt à faire le coup de poing, comme en plein hémicycle, au détriment de Dominique de Villepin. (photo-souvenir, ci-contre)
Devoir de mémoire: lire l'article de PaSiDupes (2006)

Mais sait-on qu'il s'en était déjà pris à l'amère de Lille ?

Un sondage publié par Le Parisien et donnant Marine Le Pen en tête au 1er tour en 2012, devant Martine Aubry et Nicolas Sarkozy, semble avoir tourné les têtes et délié les langues. Alors qu'à droite, on se prépare au rassemblement autour du chef de l'Etat, à gauche, on prend acte de la mauvaise performance du Premier secrétaire du PS dans l'enquête du Parisien.

Le député strauss-kahnien a eu des mots violents à l'encontre de Martine Brochen-Aubry début mars.
"Martine Aubry a du mal à passer au-delà d'une sorte de plafond de verre". "Non pas qu'elle ne fasse pas le travail de première secrétaire du Parti socialiste, il faut lui reconnaître d'avoir pacifié ce parti, d'avoir rassemblé des forces éparses (...), mais pour autant il y a une sorte de plafond de verre qu'elle n'arrive pas à franchir parce que les Français souhaitent un candidat qui manifestement n'est peut-être pas elle", a-t-il ajouté.

Invité du Grand jury, le député PS a déclaré dimanche 6 mars 2011 que le sondage plaçant Le Pen devant Aubry et Sarkozy n'était "pas bon pour la gauche" ni "pour Martine Aubry en particulier".
Il a par ailleurs milité pour une candidature de DSK.

VOIR et ENTENDRE le camarade Cahuzac faire la peau de son Premier secrétaire:

jeudi 18 novembre 2010

Azouz Begag veut infiltrer le Parlement avec des députés pro-algériens

« Pour voter des lois favorables à l’Algérie ! »

Le réquisitoire

  • Begag s'en prend au chef de l'Etat

    Le 30 octobre 2007, dans Ech-Chorouk, le quotidien arabophone et promoteur du racisme primaire anti-kabyle, Azouz Begag affirma que « Sarkozy a adopté le discours de l’extrême droite, s’est allié aux harki et autres mouvements sionistes, et a cautionné la loi du 23 Février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés et valorisant le colonialisme ».
  • Lien Le Matin (journalistes du PAGS, Parti de l'Avant-Garde Socialiste, issu d'une scission du quotidien Alger Républicain, marxiste)

    Et au passage stigmatise les harkis
    Puisque la gauche vertueuse ne s'indigne pas, l’association Harkis et Droits de l’Homme s’élève contre cette "brève de comptoir" teintée d’amalgame de beauf du CNRS (ou de l'EHESS, comme on voudra): les harkis seraient tous de droite, voire d’extrême droite. Pour le MRAP et la LDH, il est encore temps de s'indigner...


    Devant la presse algérienne, Begag s’est en outre flatté d’avoir été le premier Français d’origine algérienne à avoir mené les élections régionales en tant que tête de liste. Et malgré son échec, il affirme « avoir ouvert une porte pour marquer l’avenir. Elle ne se refermera plus. C’est une victoire, non pas une défaite ».

  • Begag a en effet bénéficié de l'ascenseur social

    La réussite de l'intégration ?
    En qualité de fils d'immigrés algériens (1949), né à Lyon en 1957, et devenu chargé de recherche du CNRS à l'université Paris-Sorbonne, Begag a été fait ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances (2005-2007)
    par Dominique de Villepin, mais il quitta l'UMP, afin de prendre une part active dans la campagne présidentielle de François Bayrou. Il perd encore à la fois les législatives de 2007 et les Régionales de 2010 en Rhône-Alpes. Nous développons en fin d'article.
    Avec Benoît Hamon (porte-parole du PS), ce nomade de la politique franco-algérienne partage aigreurs et refoulement à la frontière de la démocratie élective: aucun n'a reçu de mandat populaire qui légitimerait un tant soit peu sa prise de parole.

    Begag lance un appel



  • Le tee-shirt porté par l'épouse Ribéry,
    à son arrivée en Afrique du Sud
    - en jet privé à 240.000 €,
    pour soutenir l'équipe de France -
    était à l'effigie de ...l'Algérie !


    Le 31 octobre 2010, le journal El-Khabar l’ancien ministre de la République qui déclara que « la colonisation en Algérie comme toutes les colonisations, a été un viol à main armé. De la culture, de la civilisation, des richesses économiques » a invité « les Algériens à cesser de réclamer les excuses et la repentance de la France pour ses crimes ». Pour lui, « le meilleur moyen de servir les intérêts de l’Algérie
    est de former et soutenir une nouvelle génération d’hommes politiques issus de l’immigration algérienne en France, afin de les propulser à l’Assemblée nationale où ils pourront voter des lois favorables à l’Algérie».
    Lien Mediapart

    C'est le même qui lance un appel à la subversion

    « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix.(…) Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police Nationale. Partout de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière. »

    Bien que sociologue, son analyse de la société française est biaisée
    Begag n'a rien appris au cours de ses pérégrinations. Il occulte volontiers les rapports hommes-femmes dans les quartiers musulmans, où les filles sont contraintes à la pureté par le port du voile (ou seulement du pantalon) et aux yeux baissés, mais où les garçons satisfont leurs pulsions sexuelles auprès des 'sous-chiennes' européennes, seuls ou en bandes et parfois dans des tournantes. « À 16 ou 17 ans, j’ai cherché à entrer dans la société française – ce que je n’avais pas fait dans le bidonville, puisque c’était comme si j’avais été en Algérie – parce que j’ai commencé à chercher à draguer les filles. C’est là que je me suis heurté à cette société qui, justement, protège ses femmes contre l’invasion des étrangers. C’est toujours par la femme que la société se mélange. À l’âge de 16 ou 17 ans ont commencé les humiliations dans les discothèques où j’essayais d’aller avec les copains. Là, j’ai compris que c’était l’Afrique du Sud, l’apartheid, le handicap d’avoir une peau noire, une peau bronzée. » Begag demandera néanmoins la nationalité française en 1989, à l'âge de 32 ans.
    Outrancier, ce maître de recherche veut ignorer que si l'apartheid se traduit par une ségrégation ethnique ou raciale, elle est avant tout une politique institutionnalisée et le parallèle de ce membre du Conseil économique et social (nommé par Raffarin) est donc insultant pour son pays d'accueil.

    Loup blanc du paysage politique

    Azouz Begag a d'abord proposé au PS de figurer sur la liste pour les régionales de 1993, en Rhône-Alpes, mais sa candidature a été rejetée. En 1995, il a ensuite souhaité être tête de liste PS aux municipales dans le 1er arrondissement de Lyon, mais il s'est heurté à un refus du sénateur-maire socialiste Gérard Collomb.


    Begag annonce alors sa candidature comme « divers gauche » à la législative de 1997
    dans la 2e circonscription du Rhône, cette fois, mais la gauche locale se ferme et l'accuse d’être un « sous-marin de la droite ». Si Begag n'est "pas l'arbre qui cache la fôrêt", selon ses termes, récompensés par le Prix de l'humour politique (2006), il est sa propre victime.

    L'ouverture viendra de la droite qui le fait ministre délégué auprès du Premier ministre Dominique de Villepin, chargé de la Promotion de l'égalité des chances (2005-2007).
    Mais c'est alors qu'il déclara (nous répétons !), au gouvernement en 2005 : « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s'ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être comme une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police nationale … Partout de manière à ce qu’on ne puisse plus revenir en arrière ». Il mettait ainsi le pied de Houria Bouteldja à l'étrier. Porte-parole des Indigènes de la république, elle lança son manifeste en 2005.
    Lien PaSiDupes

    Il ne pouvait qu'entrer en conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy
    En octobre 2005, Azouz Begag réagit contre son emploi du terme « racaille ».
    Concernant l'élection présidentielle française, il déclara en novembre 2006 : « Je voterais Dominique de Villepin, même s'il ne se présentait pas ». Et peu après la présidentielle de 2007 et son entretien du 31 octobre 2007 au journal El-Khabar, mais à la veille de la visite du Président Sarkozy en Algérie, Mohamed Cherif Abbés, le ministre des Moudjahiddines (ceux qui livrent un combat - jihâd - au nom de leur religion), déclara que le lobby juif avait ouvert les portes de l’Elysée au président français.
    Lien Libération

    Caution espérée du PC en 1999, Begag refusa la proposition communiste d’être candidat en position non-éligible aux élections européennes. Il se présentera à la législative de 2007 sous l'étiquette MoDem, mais ni dans la 1e, ni dans la 2e, mais dans la 3e circonscription du Rhône, face à Jean-Louis Touraine (PS, élu), le papa de Marisol Touraine. Il sera encore candidat du MoDem aux élections Européennes de 2009, puis tête de liste en Rhône-Alpes aux régionales de 2010. Le quotidien El Watan (La Patrie), proche du pouvoir algérien, estimera alors que « Le Lyonnais apparaît ainsi comme le seul Franco-algérien à accéder à cette haute candidature, et le seul représentant de la "diversité" à ce niveau ».

    Aujourd'hui, Begag est passé au mouvement de Dominique de Villepin
    , République solidaire (juin 2010) qui accueille une taupe à la solde de l'étranger.

    vendredi 24 septembre 2010

    Des sondages pour manipuler l'opinion ?

    Apprenons à "décrypter" les sondages
    Les partis et la presse se réfèrent aux analyses, études et autres panels des instituts de sondage. Ils n'ont d'autre objectif que de nous en imposer par leur façade scientifique. Leurs directeurs vêtus de noir sont des individus compassés et franchement graves (autant dire sinistres) auxquels celui qui réussira à arracher l'esquisse d'un pâle sourire n'est pas né. Ils dirigent d'ailleurs des "instituts', terme impropre qui ne convient qu'à desorganisations universitaires, mais qui confère sans doute un vernis de respectabilité.

    Pourquoi tant de précautions si leurs opérations étaient aussi respectables qu'elles paraissent ? Pour nous aider à résister aux sondages, Valeurs Actuelles propose cet article, le jeudi 23/09/2010. Valeurs actuelles , si besoin, nous déniaise...

    Comment les sondages nous manipulent

    Un Français sur deux ne croit pas aux sondages ou s’en méfie. C’est pourtant en France qu’on en publie le plus. Sans compter les sondages internes commandés par les partis. Les plus secrets. Mais aussi ceux qui pèsent le plus sur la politique.
    C’est “le” sondage qui a fait l’événement la semaine dernière et induit l’opinion en erreur. « Présidentielle 2012 : Villepin crée la surprise », titrait le Parisien du 14 septembre. À la clé, les résultats d’une « enquête exclusive CSA » démontrant que Nicolas Sarkozy et l’ancien premier ministre « se retrouvent au coude à coude » dans l’optique de 2012 : 15 % chacun. Largement reprise dans les médias et commentée sur Internet, l’information, pour l’opinion, est devenue : “Sarkozy et Villepin à égalité pour la présidentielle”. Or, c’est exactement l’inverse que révèle ce sondage ! [Lire PaSiDupes]
    À la question : “Qui préféreriez-vous voir représenter la droite en 2012 ?”, le chef de l’État et le président de République solidaire obtiennent certes, tous deux, 15 %. Mais ce sont les Français, droite et gauche confondues, qui répondent. Futurs électeurs d’un côté, simples spectateurs de l’autre.
    Car, si les premiers s’apprêtent, effectivement, à voter pour l’un ou pour l’autre des candidats de leur camp (FN inclus), la “préférence” accordée par les seconds n’induit en rien un vote futur. Au premier tour de 2012, ils ne seront qu’une infime minorité (et encore !) à se mêler d’un éventuel match Sarkozy-Villepin. C’est exclusivement au sein des “sympathisants de droite” que les deux adversaires pêcheront leurs voix. Or, que répondent les “sympathisants de l’UMP”, “coeur de cible” de cet électorat ? 45 % d’entre eux choisissent Sarkozy, contre… 5 % Villepin. Inversement, celui-ci obtient la “préférence” de 23 % des sympathisants PS et PC contre respectivement 4 et… 0% pour Sarkozy. Mais à quoi sert d’être adoubé par des électeurs qui, sauf exceptions, voteront pour un autre ?

    Le Parisien et CSA ont-ils, pour autant, voulu “manipuler” l’opinion ? « Évidemment, non », se défend Jean-Daniel Lévy, le directeur de l’institut. Interrogé par le quotidien, celui-ci l’avait du reste souligné : « En explorant de manière plus précise [les] sympathisants de droite, et plus encore ceux de l’UMP, Nicolas Sarkozy tient la corde de manière très nette. […] Dominique de Villepin incarne pour l’heure davantage l’antisarkozysme que la construction d’un projet politique propre. » Ce que confirme un autre… sondage (Ifop-Paris Match), testant Villepin dans le cadre d’un premier tour (bien réel, celui-là) à la présidentielle : l’ancien premier ministre n’y est crédité que de 6 à 8% des voix, contre 25 à 28 % pour Sarkozy
    Selon Jean-Daniel Lévy, si l’enquête réalisée pour le Parisien a pu être mal interprétée par l’opinion [mais en fait surtout par les media d'opposition !], cela est dû, notamment, à « la nécessité, pour les médias, de faire une présentation simplifiée de leurs sondages, alors même que ceux-ci nécessitent, le plus souvent, une lecture plus affinée, donc plus complexe : dates du “terrain”, dont les résultats ne seront pas les mêmes selon que le sondage a été ou non réalisé “à chaud”, ventilation par catégories de sondés, solidité du choix… » Sont toujours disponibles, sur le site du Parisien (leparisien.fr) et du CSA (csa.eu), les… dix-neuf pages de “l’intégralité du sondage”, mais qui, hors quelques initiés , aura eu la curiosité (et la patience…) de les consulter [et de les traduire, puisque les "décripteurs" professionnels les ont exploités tout crus, aux fins douteuses qui les avaient motivés] ?

    Apparues dans les années 1930 aux États-Unis (lire l'article de Stéphane Denis dans "Valeurs actuelles"), c’est en France que les enquêtes d’opinion publiées sont les plus nombreuses : presque deux par jour en moyenne ! Et encore ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg, 90 % des sondages n’étant pas rendus publics. Malgré cette profusion ou à cause d’elle, un Français sur deux affirme ne pas y croire, ou s’en méfier, en raison, d’abord, de la méconnaissance des méthodes utilisées : échantillons, quotas, marges d’erreur, redressements… Objet de tous les soupçons de “tripatouillage”, ces méthodes répondent, en réalité, à une logique très codifiée : les intentions de vote “brutes” sont indexées sur les derniers scrutins (manière, notamment, de mieux mesurer le vote FN, souvent dissimulé par les sondés). Opacité ? Sans doute. Complexité ? Sûrement. Mais c’est ailleurs que se dégagent les vraies zones d’ombre. Ainsi des questions, jugées trop “provocatrices”, que les instituts refusent de poser. Ce qui a été récemment le cas pour le Cri du contribuable, souhaitant interroger les Français sur la suppression des avantages des fonctionnaires [et surtout l'ensemble du 'politiquement correct', dont les questions ethniques, tabous et protégées. Ainsi, aussi, des mystérieux liens d’intérêts noués, entre les instituts et leurs “clients”. Ancien de l’IFOP, puis cofondateur de BVA, Michel Brulé, l’un des ex-“papes” de la profession, le reconnaît : « C’est vrai que cela peut poser des questions de déontologie : peut-on, à la fois, conseiller un homme politique dans le privé et tester par la suite, en toute indépendance, sa popularité au travers de nos sondages publics ? Pour avoir pratiqué ce “mélange des genres” avec Raymond Barre, Pierre Mauroy et bien d’autres, je peux témoigner que cela n’a jamais influé sur mes travaux. Mais à l’heure où l’opinion réclame de plus en plus de transparence, je suis favorable à ce que les instituts de sondage rendent public le nom de tous leurs clients privés. »

    Une avancée cependant encore insuffisante pour “laver”, à elle seule, les sondeurs d’une autre accusation récurrente : « Lorsqu’un sondage est commandé par un journal de droite, il donne des résultats de droite ; lorsqu’il est commandé par un journal de gauche, il donne des résultats de gauche », résume un internaute sur forum.orange.fr consacré à la “fiabilité des sondages”. Cette “fiabilité”, il est vrai, a été l’objet d’une vive polémique – une de plus ! –, au cœur de l’été. À l’origine : un sondage Ifop-le Figaro en date du 6 août testant les propositions de Sarkozy lors de son discours de Grenoble : expulsion des Roms, déchéance de la nationalité, peines incompressibles… Le discours était approuvé par 70 à 89 % des Français. Ce “plébiscite” pour le chef de l’État est vanté en une du Figaro. Huit jours plus tard, une enquête CSA pour Marianne semble démontrer le contraire [c'était la résultante du précédent sondage] : 69 % des Français jugent “inefficace” la politique menée depuis huit ans par Sarkozy en matière de sécurité.
    En cause, selon la gauche : la formulation des questions du sondage Ifop-le Figaro, utilisant des termes “connotés” : “camps illégaux” plutôt que “camps non autorisés”, “délinquants multirécidivistes” plutôt que “personnes condamnées plusieurs fois”, “assassins”, plutôt qu’“auteurs d’homicide”, etc. Des « entorses […] aux règles élémentaires de la profession », accuse Libération. [une offensive du 'politiquement correct', plutôt qu'un alignement] « De l’art de façonner l’opinion publique », renchérit le Monde [incapable de ce genre de langage clair]. Directeur adjoint du département opinion de l’Ifop, et auteur de l’enquête controversée, Jérôme Fourquet se défend : «Concernant les différences entre notre sondage et celui de Marianne, c’est normal : le sujet n’était pas le même ! Nous avons interrogé notre échantillon sur des propositions concrètes, CSA sur le bilan de Nicolas Sarkozy. Concernant notre enquête elle-même, les questions utilisent les mots couramment employés. Nos partenaires sont libres de commenter nos chiffres comme ils l’entendent, mais ceux-ci sont incontestables [sans doute dérangent-ils ?]. La preuve : trois semaines après notre enquête, un autre sondage sur les Roms donnait 63 % d’approbation aux propositions du chef de l’État, contre 79 % dans le Figaro. Compte tenu de la violente polémique qui a suivi, des critiques du pape, de la gauche et d’une partie de la droite, c’est encore très élevé et témoigne de l’importance de l’approbation initiale. »

    L’intitulé réel de la question, au moins aussi important que la réponse ? «Disons plutôt que l’opinion se focalise presque entièrement sur la seconde, négligeant souvent, à tort, les nuances de la première, poursuit Jérôme Fourquet. Cela peut l’induire en erreur. » En témoigne… notre propre sondage Isama, publié cette semaine (lire page 22), selon lequel 63 % des Français estiment que le “démantèlement des campements illégaux de Roms en France est une question qui relève exclusivement de la souveraineté de l’État français”. Un résultat qui, à première vue, semble prendre le contre-pied de celui du CSA réalisé ce week-end pour le Parisien : 56 % des Français répondant que “l’Union européenne est dans son rôle en critiquant la politique du gouvernement français”… En réalité, la contradiction, là encore, n’est qu’apparente : farouchement attachés aux prérogatives de leur État, les Français n’en acceptent pas moins les critiques de l’Europe. Le dernier mot– indication phare de notre enquête – devant revenir à la France…
    1981 : un institut créé sur mesure pour Chirac
    Posons franchement la question : le fait que Valeurs Actuelles se positionne à droite peut-il avoir “orienté” le résultat ? Sous-entendu : nos partenaires réguliers (Ifop, CSA, Isama) orientent-ils eux-mêmes leurs sondages en fonction de la sensibilité de leurs clients ? « Nous travaillons avec des partis et des médias de gauche comme de droite, répond Jean-Daniel Lévy. « À travers nos études, c’est notre crédibilité professionnelle qui est en jeu, ajoute Jérôme Fouquet (Ifop). La concurrence entre les six principaux instituts est le garant de notre indépendance. Qu’un client doute de celle-ci, au regard d’un résultat sentant le “bidonnage”, et il part voir ailleurs… »

    Il n’empêche : les politiques, bien qu’ils s’en défendent, sont convaincus de l’influence positive, pour eux-mêmes, de sondages (publics) flatteurs. « Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle de 1965, se souvient Michel Brulé, alors à l’Ifop, nous avions réalisé un sondage pour France Soir annonçant de Gaulle en ballottage avec 43 % des voix. Il paraît dans la première édition. Aussitôt, Pierre Lazareff reçoit un coup de fil de Roger Frey, le ministre de l’Intérieur. “Vous vous êtes fait avoir, lui dit-il : nous disposons d’un sondage RG plaçant le Général à 54 %.” Lazareff décide alors de publier les deux enquêtes dans sa seconde édition. Quelque temps plus tard, de Gaulle ayant effectivement été mis en ballottage [44,6 % au premier tour], j’eus l’occasion de m’étonner de leur piètre performance auprès de sondeurs des RG. Qui se défendirent énergiquement en me rétorquant : “En fait, nous avions donné 46 % des intentions de vote à de Gaulle, mais le ministre a cru de son de voir de voler au secours du Général en difficulté.” Ce qui montre qu’il n’est pas si facile de manipuler l’opinion… »

    Tous les sondages prédisant la course en tête de Giscard face à Chirac pour la présidentielle de 1981, Charles Pasqua avait fait plus fort encore en lançant lui-même, en sous-main, l’institut Public SA – le seul, durant toute la campagne, à pronostiquer un second tour Chirac-Mitterrand ! Objectif : “booster” la candidature de son champion. Sans résultat, là encore…

    Interrogés en février 2007 par l’Ifop, les Français étaient certes 19 % à affirmer que les sondages auraient une “influence importante” sur leur choix à la présidentielle, mais dans quel sens ? Pour venir au secours d’un candidat décroché ou pour renforcer le poids grandissant d’un autre ? «Les deux cas de figure existent, répond Jérôme Fourquet, mais le second est plus fréquent. Ségolène Royal a sans nul doute bénéficié, lors de sa désignation par les militants du PS, de ses bons sondages présidentiels. De même, le score de François Bayrou en 2007 a-t-il assurément été amplifié par ses sondages, mais à la marge.

    En aucun cas, un bon sondage ne fait une élection
    Pas plus que le soutien quasi unanime des médias. En témoigne la dégringolade d’Édouard Balladur en 1995, dont l’élection paraissait pourtant «déjà jouée», comme l’annonçait alors Jérôme Jaffré, de la Sofres, dans un article du Monde demeuré célèbre. En témoigne aussi l’élimination de Jospin par Le Pen en 2002. En témoigne encore la victoire surprise du “non” lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005.

    Davantage que l’opinion, ce sont les politiques qu’influencent le plus les sondages. En 1999, ce sont deux études internes de la SOFRES qui décidèrent Pasqua et Villiers, jusque-là ennemis irréductibles, de faire liste commune aux européennes – où ils devancèrent le RPR. En 2007, c’est à sa “performance” d’avoir été l’un des – très – rares à avoir prévu le résultat du référendum de 2005, que Patrick Buisson doit d’avoir été recruté par Sarkozy pour sa campagne présidentielle, puis comme conseiller de l’Élysée chargé des…sondages. « Patrick, lancera-t-il lors de sa remise de la Légion d’honneur à l’Élysée, j’ai décidé de le décorer seul, car sans lui je ne serais pas là aujourd’hui… »
    Stratégie et thèmes de campagne, slogans, mais aussi sélection, en amont, des “candidats les mieux placés” aux élections locales : à l’exception du Front national (avec lequel aucun institut n’accepte de travailler, de crainte de perdre leurs autres clients…), c’est par le biais de ces enquêtes secrètes commandées par les partis que l’opinion, indirectement, se retrouve la plus “manipulée” par des sondages. Tout le monde se souvient du croisement des courbes de Chirac et Balladur en 1995. Mais qui sait que c’est une étude confidentielle, commandée à BVA en février, qui a convaincu Chirac, alors au plus bas, de maintenir sa candidature –pour finalement l’emporter ? Le sondage en question annonçant sa future remontée… dans les sondages !
    Arnaud Folch

    A lire également dans le magazine...
    Le roman des sondeurs, par Stéphane Denis.

    vendredi 17 septembre 2010

    Présidentielle 2012: gag du tutoiement Villepin-Sarkozy

    Un sondage CSA met Villepin et Sarkozy à égalité
    Villepin, talon d'Achille de Sarkozy

    Selon l'enquête exclusive CSA, Nicolas Sarkozy et son rival Dominique de Villepin sont les deux candidats préférés des Français, à parité, pour représenter la droite en 2012. Ce sondage et ses analyses ont paru mardi 14 septembre dans Le Parisien et Aujourd'hui en France, mais il a été réalisé les 8 et 9 septembre, au lendemain de la journée d'action syndicale du 7...
    Un candidat sans assise électorale

    Jusqu'ici figé dans une posture hautaine au-dessus de la mêlée, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac n'a jamais brigué le moindre suffrage populaire et n'a reçu aucun mandat électoral. Lire l'article que PaSiDupes consacre à l'hôtel particulier que Villepin guigne: l'hôtel du comte d'Evreux, autrement connu sous le nom de l'Elysée ?
    S'il n'a probablement pas encore décidé de se lancer pour de bon dans la course à l'Elysée en 2012, il travaille néanmoins à étoffer ses réseaux et prend des contacts avec d'improbables renforts. Alors que Villepin veut faire figure d'opposant à Nicolas Sarkozy, des pourparlers ont commencé avec Bayrou et Dupont-Aignan et d'autres s'engagent maintenant avec Nicolas Perruchot du Nouveau Centre, dans l'espoir de la création d'un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. Lire PaSiDupes
    Et voici un sondage qui renforce l'illusion de la réalisation de ses ambitions.

    Les données du sondage CSA

    L'enquête téléphonique accorde autant de Français (15 %) qui le préféreraient comme candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle que de Français préférant Nicolas Sarkozy. Les deux hommes qui se haïssent cordialement rivaliseraient.


    => Mais Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA, ne dissimule pas que Villepin doit sa percée notamment aux sympathisants de gauche. Les sondés de l'oppostition montrent comment les sondages peuvent être faussés. En effet, 20 % d'entre eux ont soit émis le souhait sincère de le voir représenter la droite, soit fait l'habile calcul de manipuler l'opinion et le candidat, alors que la famille UMP, relativement soudée derrière Sarkozy, ne lui accorde que 5 %.

    Ce score de Dominique de Villepin participe de l'intox générale

    La presse engagée s'emploie à convaincre la population de l'isolement de Sarkozy. Ainsi affirme-t-elle que le président est montré du doigt par l'Europe entière sur le sujet des Rom, alors qu'en vérité nos alliés s'irritent depuis toujours de notre laïcité et de notre droit qui ignore les minorités ethniques au profit des personnes.
    Dommages collatéraux du sondage
    Autre effet pervers de cette promotion de Villepin, c'est la rejet artificiel de François Fillon en troisième position à droite.
    Les autres possibles postulants à droite peinent visiblement. Alain Juppé — disponible si Sarkozy n'y va pas — paie (7%) son éloignement à Bordeaux. Jean-François Copé (5%), qui jure viser 2017 et non 2012, n'est pas encore installé aux yeux des Français dans la peau d'un candidat alternatif à Sarkozy. Quant aux derniers de notre « classement », ils ne sont tout simplement pas dans l'écran-radar des Français.

    A gauche, Martine Aubry profite du silence de Dominique Strauss-Kahn
    Alors que la patronne du PS serait à l'évidence largement distancée par Dominique Strauss-Kahn dès l'annonce de sa candidature à la course présidentielle, le sondage assure que les Français la verraient mieux présidente de la République que n'importe lequel des champions de droite. L'offensive démagogique de l'opposition sur le maintien de la retraite à 60 ans ne doit pas être pour rien dans ce regain de forme. Il est pourtant assez peu concevable que les Français coupent dans les bobards du PS, d'une part, de son retour à la retraite à 60 ans en cas de retour au pouvoir et, d'autre part, de sa capacité à maintenir le niveau des pensions. Qui sont donc les électeurs qui accepteraient de cumuler les handicaps d'un retour des actifs aux 35 heures et d'une baisse du pouvoir d'achat des retraités.

    Il reste encore vingt mois avant l’élection présidentielle

    Or, depuis 1974 et Valéry Giscard d'Estaing, tous les présidents sortants après un premier mandat ont été candidats. Or, en mai 2010, Désirdavenir Royal devançait encore la Ch'tite Aubry dans la perspective de la présidentielle 2012 (23% contre 19% chez les sympathisants socialistes). Le vent (de révolte) a tourné: l'amère de Melle est désormais à 17%...