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dimanche 19 novembre 2017

Le groupe sidérurgique Ascometal (ex-Usinor), proche du dépôt de bilan

Le rafistolage franco-français d'Arnaud Montebourg n'a pas tenu
Le groupe sidérurgique français Ascometal, en grandes difficultés financières, devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine


Son placement en redressement judiciaire se précise, selon une information du Figaro, samedi. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait "se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours" auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise. Cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi, précise-t-il.

L’objectif est de trouver "un repreneur sérieux" pour Ascometal l’entreprise, 
Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Ascometal"a-t-il ajouté. Cette nouvelle a été annoncée par la direction vendredi en comité central d’entreprise (CCE). "Il y a encore des discussions" avec les partenaires, notamment "sur le calendrier". La direction d’Ascometal, entreprise détenue par un consortium d’investisseurs majoritairement français, et qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (anciennement Sollac, Moselle), Dunkerque (anciennement Usinor, Nord) et Fos-sur-Mer (anciennement Solmer, Bouches-du-Rhône), n’avait pas confirmé samedi midi. 

Le ministère de l’Economie a assuré "suivre le dossier de près". 
"On travaille avec l’entreprise pour trouver un repreneur", a ajouté Bercy. 

Le socialiste Montebourg n'a rien réussi de durable

Résultat de recherche d'images pour "CGT Ascometal"Ascometal, ancienne filiale d’Usinor, avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
L'offre franco-française avait le soutien de l'Etat et de la CGT, le premier syndicat de l'entreprise.
 
Résultat de recherche d'images pour "montebourg sauve Ascometal"
Le tribunal de commerce de Nanterre avait choisi l'offre de reprise française, portée par l'énarque Supplisson (actuellement adjoint aux sports à la mairie de Montargis) et l'industriel Guy Dollé (ex-directeur général d'Arcelor), pour le groupe sidérurgique Ascométal. Preuve qu'en toutes circonstances et dans tous les domaines, les juges sont compétents ?

Le sauveteur socialiste n’a toutefois pas permis à l’entreprise de rebondir. 
"Cela fait trois ans qu’on se contente de survivre", a souligné Cyril Brand. "On est très inquiet. Il faut qu’on trouve un repreneur sérieux et qu’on sorte de cette situation". 

Compte parmi ses clients Renault, Bosch, Fiat, Toyota, BMW ou la SNCF, le groupe a changé de patron fin 2016, deux ans et demi après avoir repris le poids lourd des aciers spéciaux avec la nomination d’Alex Nick, à la place de Frank Supplisson. A. Nick était auparavant directeur des produits longs d’ArcelorMittal North. 
Selon Le Figaro, le groupe a réalisé en 2016, 377 millions d’euros de chiffre d’affaires contre encore 500 millions d’euros en 2015, selon le site du groupe. 

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait évoqué la fragilité financière du groupe

En octobre, au cours d’un entretien, le ministre de Macron avait critiqué les choix effectués par Arnaud Montebourg en 2014. "Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides"

Mais le 'redresseur improductif' "a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard" et "qui menace désormais les salariés", avait-il accusé.

jeudi 20 octobre 2016

Montebourg redresse Hollande sur ses confidences dans "Un président ne devrait pas dire ça"

"Peut-être ne devrait-il même pas le penser," estime son ancien ministre improductif

Même le dernier carré des fidèles de François Hollande n’a pas de mots assez durs
A défaut des hauts-fourneaux,
Montebourg allume Hollande
Après plus de quatre années, les plus complaisants craquent et réagissent vivement à la publication d’Un Président ne devrait pas dire ça... Les éléphants barrissent désormais haut et fort. Un "suicide politique", a notamment commenté Manu Valls, quand Kostas Cambadélis se disait "étonné et déboussolé" et que Cloclo Bartolone faisait part de sa "stupéfaction". Jean-Marc Ayrault a quant à lui estimé que le chef de l’État n’aurait pas dû parler des assassinats ciblés de djihadistes. 

Plus qu'une bronca, une condamnation sans appel.
Si le dernier cercle de François Hollande regrette surtout que ses confidences soient rendues publiques sans discernement ni épuration, Arnaud Montebourg a pris l'objet du délit sous un autre angle. L’ancien ministre du Redressement productif, invité mardi 18 octobre du "Grand Oral" des étudiants de Sciences Po, a critiqué les propos du Président et estimé :
"Peut-être ne devrait-il même pas le penser..."
Le repreneur du "made in France", le "produisons français" recyclé des communistes, s’est démarqué de son futur éventuel adversaire à la primaire de la Belle alliance populaire sur le terrain de l’"amour des Français", du même tonneau de Beaujolais nouveau que l' "identité heureuse" du maire de Bordeaux, soulignant une caractéristique de Hollande, président sans cœur incapable de rassembler les Français. Une occasion de se poser dans cette campagne comme le véritable homme de gauche, proche de la "gauche de la gauche". Car la presse engagée fait glisser le parti communiste (PCF) de l'extrême gauche à la "gauche radicale" à la "gauche de la gauche". Il ne resterait donc plus d'autres extrémistes que de droite...

Selon Arnaud Montebourg, le problème, "ce n'est pas tant" que le chef de l'Etat dise ce qu'il dit, mais plutôt d'imaginer qu'il ait "un certain nombre de pensées qui tranchent avec ce qu'on attend de l'homme qui rassemble les Français [ou supposé tel !], qui cherche à traiter et solutionner de graves problèmes [...] et aussi défendre l'intérêt supérieur du pays". 
Il a poursuivi, faisant sans doute allusion aux commentaires prêtés au président sur les footballeurs de l'Équipe de France mais plus sûrement aux plus défavorisés qu'il moque en les traitant de "sans dents" :
Je crois qu'il a des mots assez méprisants pour certaines catégories de la société. Je crois que le président de la République doit aimer les Français.
Ce qui contredit totalement ce que raconte le menteur placé à la tête du PS, Jean-Christophe Cambadélis qui, quelques jours avant la sortie du livre de confidences, lâchait une contre-vérité notoire : "François Hollande, dans ce quinquennat, je l’ai vu tomber amoureux de la France et des Français." L'individu aura tout dit et son contraire.

Interrogé également sur les propos du chef de l'Etat sur la justice, que Hollande qualifie d'"institution de lâcheté", Arnaud Montebourg, ancien avocat, a jugé qu'ils étaient "embarrassants pour celui qui est chargé de protéger l'institution judiciaire"

dimanche 23 novembre 2014

François Hollande va chercher les coups, lundi à Florange

En mission reconquête, sans la CGT et FO qui boycotteront la visite

François Hollande repassera par la Lorraine 
lundi
Hollande devant les ouvriers d'ArcelorMittal 
escorté d'Edouard Martin (CFDT),
à Florange, le 26 septembre 2013
Il tentera de dépasser le drame économique et humain des hauts-fourneaux de Florange dont Montebourg n'a su empêcher la fermeture par ArcelorMittal. Hollande a choisi d'inaugurer deux sites d'avenir, une future plateforme publique de recherche et développement industriel et une nouvelle usine aéronautique.
Pour le chef de l'Etat, que 73% des sympathisants de gauche ne veulent pas voir se représenter en 2017, selon un récent sondage, il s'agit aussi de tenir une promesse de commémoration : celle faite l'an dernier à Florange d'y revenir "chaque année" sur ses pas durant son mandat "pour veiller aux engagements qui ont été pris".

Mémoire de la visite de campagne présidentielle 2012

Sa première visite à Florange  en 2012 avait suscité beaucoup d'espoir parmi les ouvriers sidérurgistes. Un an plus tard, nombre d'entre eux  considèrent la fermeture des hauts-fourneaux comme une "trahison" du chef de l'Etat.
Lundi, François Hollande sera notamment escorté du local mosellan Jean-Marc Todeschini, promu secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants après la démission vendredi de Kader Arif, cité dans une enquête pour favoritisme.
Présenté comme l'homme fort du PS mosellan et proche du président, Jean-Marc Todeschini avait été un acteur clé du dossier Florange. On lui attribue le ralliement au PS du virulent meneur syndical local, Edouard Martin: un tour de force, sachant qu'il militait à la CFDT, proche du Parti socialiste qui n'a donc eu qu'à traverser le couloir...
VOIR et ENTENDRE le numéro de Martin, la voix tremblante et l'oeil humide, le 6 décembre 2012: 
 

L'euro-député Edouard Martin osera-t-il revenir en tournée sur le lieu de ses exploits ?
Depuis, François Hollande est retourné à Florange, le 26 septembre 2013. Avec l'annonce d'un plan d'investissement de 300 millions d'euros pour des projets lorrains innovants. Une annonce qui contenta alors Edouard Martin, lequel incarne cette réflexion cégétiste : "Si le Pouvoir rétablissait l’esclavage, la CFDT se précipiterait pour négocier le poids des chaînes."

On pouvait donc tout demander en effet à celui qui, en septembre 2012, promettait pourtant à François Hollande : "Nous serons votre malheur !" et qui se laissa convertir sur le chemin de Bruxelles. 

Pendant qu'elle y était, p
uisqu'il prend bien la lumière et crève l'écran
la nébuleuse socialiste l'a récupéré même comme acteur politique. Le PS instrumentalisa son narcissime et réussit à faire de cet acteur syndical un acteur politique. Projeté tête de liste aux élections européennes sur la liste socialiste du Grand Est, il fit donc son show politique et fut élu: une mutation qui n'avait rien d'un rôle de composition.
Lors de la promotion de son livre "Ne lâchons rien", publié en avril, Edouard Martin avait laissé entendre qu'il pourrait s'engager en politique, par exemple à l'occasion des européennes. Il était cependant courtisé par d'autres mouvements, comme Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Quand le Net commença à bruire de la nouvelle, cette pensée de Coluche prit tout son sens: "Un chômeur qui va voter, ça me fait penser à un crocodile qui entre dans une maroquinerie." En l'occurrence, le crocodile ouvre carrément une enseigne de maroquinerie franchisée !
Sans états d'âme, Edouard Martin sauta le pas pour le PS et la députée européenne socialiste Catherine Trautmann dû s'écarter, toute ancienne ministre de Jospin et dix ans maire de Strasbourg qu'elle ait pu être, et fut numéro deux sur la liste PS. 

Nadine Morano, qui devait conduire la liste UMP dans la région du Grand Est, avait dénoncé "une récompense" au meneur syndical, soulignant que le syndicaliste a soutenu François Hollande pendant la campagne présidentielle. 
"C'est la récompense d'un syndicaliste qui ne menait pas un combat pour les salariés de Florange, mais un combat personnel."
Le syndicaliste affronta également Florian Philippot, le numéro deux du Front national, et Nadine Morano, UMP, ancien ministre: les trois furent élus, mais Trautmann resta sur le carreau.

Ecomouv' et agriculteurs en trouble-fête

Le président a prévu de rencontrer en matinée d'anciens salariés des hauts-fourneaux reclassés, des représentants du personnel et la direction du site d'ArcelorMittal.
Certains ont cependant décliné l'invitation du chef de l'Etat: la CGT a appelé les salariés à manifester lundi matin à Florange, dénonçant "une campagne de communication politique", tandis que FO a préféré "appeler à l'indifférence".

Sur les 629 salariés des hauts-fourneaux, environ 320 ont retrouvé un poste en interne sur les autres installations d'ArcelorMittal à Florange, 40 sont partis travailler sur d'autres sites du groupe et les autres sont partis en préretraite. Avec indemnités.

Martin cite …Coluche : "Comme pour les Restos du Cœur, j’aspire à ce qu’on n’ait plus besoin de moi ; ça voudra dire qu’on a gagné."
Hollande est-il si mal qu'il appelle demain Edouard Martin à son aide ?

vendredi 28 mars 2014

Municipales 2014: Florange élit l'UMP Michel Decker au premier tour , avec 57,63%

Florange bascule à droite pour la première fois depuis 1989. 

L'UMP l'emporte dès le premier tour
Face au maire sortant PS Philippe TarillonMichel Decker reçoit la mairie avec 57,63% des suffrages, dans la ville symbole de la désindustrialisation depuis la fermeture des Hauts Fourneaux d'ArcelorMittal.

Un ancien CGTiste passé au FN est en tête à Hayange, autre ville-martyre. 
À Hayange, on attendait le Front national : sans réelle surprise, le candidat frontiste, Fabien Engelmann, arrive en tête, avec 30,40% des voix. Avec un taux d'abstention de 50%, la surprise vient plutôt de la suite du peloton : Thierry Rohr (DvD) est le deuxième homme, avec 20,39% des voix. 
Edouard Martin (CFDT, à droite)
a trahi les sidérurgistes
En troisième place, le maire sortant, Philippe David, PS, proche de la CFDT, avec 19,20% des voix, suivi par Alain Leyder (Divers) 13,33%, qui se revendique représentant de la société civile, Isabelle Iorio (divers gauche) avec 13,28%, et par le Parti ouvrier indépendant (3,38%) des voix. 
Une situation qui ne surprend pas les habitants de ces communes.
"Quand un parti politique réussit à écœurer les gens, que font-ils ? Ils font ça par dégoût. Ils ne votent pas FN parce qu'ils sont racistes", analyse un riverain.

Hollande et Montebourg ont fait le lit du FN

A Florange, des syndicalistes de FO avec
la plaque denonçant la trahison de Hollande,
24 avril 2013
Les habitants de ces communes du nord-est évoquent un vote de "dégoût" et de "mécontentement"
 
"La ville s'est dégradée à vitesse grand V. En votant FN, les gens expriment leur mécontentement", estime un habitant de Hayange.

Malgré la promesse de François Hollande en campagne présidentielle, le site sidérurgique ArcelorMittal de la ville a fermé définitivement ses fourneaux en novembre 2012. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, considère Florange comme son "échec le plus cuisant".
Le président Hollande avait été accueilli par des sifflets lors de sa dernière visite en septembre 2013 dans cette commune lorraine de plus de 11.000 habitants. 

mercredi 24 avril 2013

Le mariage homosexuel s'ouvre, mais Florange et Aulnay ferment

Hollande, la parole sans les actes 


"Longue langue, courte main."


Un texte de la gauche autorise le mariage homosexuel en France

Le ministre des Relations avec le Parlement continue d'afficher l'arrogance du pouvoir
et clame que le gouvernement ne craint "pas du tout" une censure constitutionnelle de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, car le gouvernement "a pris toutes les précautions". 

Comme France Info lui demandait mercredi si le pouvoir socialo-écolo est inquiet de l'avis du Conseil constitutionnel, saisi par la droite, 
Alain Vidalies (PS), Alain Vidalies a répondu: "non, pas du tout. Le Conseil est souverain, naturellement" mais "le gouvernement est serein".
"Il y a déjà eu une décision sur le fond, rendue à l'occasion d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité, dans laquelle, au fond, le conseil disait que c'est évidemment au législateur et à lui seul de répondre sur le fond", a affirmé le responsable socialiste. "Après, il y a toujours des incertitudes...", néanmoins.
"On a pris toutes les précautions pour que le Conseil ne prenne aucune décision contre ce texte", a estimé l'élu landais, "y compris sur les questions d'adoption". 
Les sénateurs de l'opposition et les députés UMP ont saisi mardi le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur le mariage homosexuel, peu après son adoption définitive par l'Assemblée.
VOIR et ENTENDRE Alain Vidalies assurer qu'il n'est "pas du tout" inquiet d'une censure


Le pouvoir socialiste tourne la page de la sidérurgie lorraine
"Mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange, titre Le Monde.fr
Mercredi 24 avril 2013, Hollande tourne sournoisement une page de l'histoire industrielle française avec la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d'une stèle en mémoire des "promesses non tenues" de François Hollande. "Pendant [ce temps], derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail", a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange. 

Le gaz alimentant  les deux cathédrales d'acier du site d'ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d'une procédure qui durera 48 heures. "Ça veut dire qu'on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d'investir dans de nouvelles installations", analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l'usine à chaud, qui devrait être achevée d'ici à la fin de juin. Cette fermeture d'une partie de l'usine, qui conserve ses activités dites "à froid" (packaging et automobile), était prévue dans l'accord conclu à la fin de novembre entre Monteboug pour le gouvernement et Mittal, numéro un mondial de l'acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.

Le texte assurait également qu'il n'y aurait aucun licenciement sec
pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2 500 du site), 206 d'entre eux ayant atteint l'âge de la retraite depuis la signature de l'accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l'objet des prochaines négociations sociales.

Engagement de François Hollande
VOIR et ENTENDRE le candidat Hollande polémiquer, promettre et lier son sort à celui de Florange:

discours_hollande_florange par Lexpansion

L'accord prévoyait par ailleurs l'engagement d'ArcelorMittal d'investir 180 millions d'euros en cinq ans dans la filière à froid. "Ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", avait assuré Hollande en décembre. Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d'avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec. C'est ce qui a valu au premier ministre Jean-Marc Ayrault le titre de "traître" par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des "Florange".

Après l'abandon du projet Ulcos, ArcelorMittal a assuré qu'il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d'un nouveau projet baptisé Lis. Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d'euros supplémentaires d'investissements dans ce programme par le biais d'un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts-fourneaux.

Hollande sera-t-il encore là pour constater la validité de ses promesses ?

PSA pourrait fermer l'usine d'Aulnay dès 2013 au lieu de 2014, selon son directeur financier

Un employé en intérim à l'usine d'assemblage PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013. 
Un employé en intérim à l'usine d'assemblage
PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013
Une annonce qui anticipe une fermeture prévue pour 2014. 
Après celle de Renault-Vilvorde (Belgique) par L. Jospin, la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par F. Hollande pourrait intervenir dès 2013, selon le directeur financier du groupe automobile français. Quelques minutes plus tôt, le constructeur a annoncé un chiffre d'affaires en baisse de 6,5% au premier trimestre 2013, mercredi 24 avril. Il s'établit à 13,03 milliards d'euros. 
Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de PSA Peugeot Citroën, a mis en cause la grève qui paralyse le site d'Aulnay depuis l'annonce de sa fermeture, en juillet 2012. "Le fait qu'un petit nombre de personnes continuent à perturber notre usine pourrait nous obliger [à la fermer]", a-t-il averti. Et d'ajouter que le constructeur s'est déjà organisé pour produire la C3, normalement fabriquée à Aulnay, sur le site de Poissy, dans les Yvelines.

De mauvais chiffres au 1er trimestre 2013
En annonçant la baisse du chiffre d'affaires, PSA dit sa crainte que le marché européen puisse "être plus difficile qu'attendu", en 2014. Cela pourrait l'amener à "de nouvelles mesures opérationnelles", sous la forme d'un accord de compétitivité sur ses sites en France. PSA Peugeot Citroën vise un retour à l'équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.

La gauche est toujours plus active dans le sociétal et  le coulage de la famille et que dans le social et  le sauvetage des entreprises.

jeudi 28 mars 2013

La France est-elle gérée comme le conseil municipal de Nantes ?

C'est le reproche de Montebourg au Premier ministre de Hollande

La tension reste élevée entre le ministre du Redressement productif et le "sombre Ayrault"

C'est ce que confirme le livre Florange, la tragédie de la gauche (Valérie Astruc et Elsa Freyssenet, Plon), dont L'Express publie mercredi les bonnes feuilles. 
Divergences de points de vue, noms d'oiseau, attaques frontales, petites phrases assassines, depuis le délicat dossier Florange, rien ne va plus dans la "république du respect". Si Arnaud Montebourg a, en effet, défendu bec et ongles la nationalisation du site ArcelorMittal, le chef du gouvernement, lui, n'y était pas favorable. Etait-ce une raison suffisante pour justifier des propos aussi virulents ? 

Les journalistes Valérie Astruc et Elsa Freyssenet révèlent les coulisses des négociations avec ArcelorMittal et les échanges plus que tendus entre les deux ministres

"Tu as nommé un élu local à la tête du gouvernement ! [...] 
C'est l'aviation qui mitraille ses fantassins !" aurait lancé le grâcieux braillard, Arnaud Montebourg à François Hollande, le 1er décembre dernier. Il est vrai que Nono Montebourg apportait les croissants chauds aux militants CFDT qui campaient sous les fenêtres de son ministère ! 
Le même jour, au téléphone, le petit mitron accablait Jean-Marc Zayrault de reproches : "De quoi j'ai l'air après ce que tu as dit devant les Français alors que je me démène ! [...] T'es vraiment un chef de guerre, le raillait-il. 
Et après ça, tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout, éructait le monomaniaque égocentrique.
Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !"
 
Réponse laconique du Droopy de Matignon: 
"Tu ne m'impressionnes pas du tout... Je suis désolé, Arnaud, mais il n'a jamais été envisagé de nationaliser."

jeudi 7 février 2013

Manifestation désespérée de salariés de Florange devant le Parlement européen

Les ArcelorMittal réclament le soutien des députés européens à Strabourg

Des salariés des sites européens d'ArcelorMittal ont interpellé les élus européens mercredi 

La police a fait usage de tirs de flash-ball et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants; la CGT avait quant à elle ajouté ses fumigènes
Manuel Valls avait interdit les voies d'accès aux Parlement européen, mais des salariés en colère ont tenté de forcer le passage.  
Les abris en verre de plusieurs arrêts de tramway et de bus, ainsi que des panneaux de signalisation ont été dégradés. Trois manifestants ont été interpellés et deux ont été blessés lors des échauffourées de harcèlement qui ont émaillé la journée. 

"Douze gendarmes et policiers ont été blessés" par des projectiles, a déploré la préfecture du Bas-Rhin, évoquant "quelques éléments particulièrement violents et déterminés à blesser et à casser" lors de cette manifestation qui "n'avait pas été déclarée"

Les métallos avaient convergé depuis des sites d'ArcelorMittal de Florange et Gandrange (Moselle), Schifflange (Luxembourg) et Liège (est de la Belgique)

La préfecture a expliqué que 23 cars venant de Liège avaient été interceptés et fouillés sur le trajet, pour prévenir des risques de violences. Deux bonbonnes de gaz, une grenade artisanale à billes, de gros pétards ainsi que 40 kg de boulons et de ferraille coupante ont notamment été saisis, a-t-elle souligné. 

Casques sur la tête, les salariés de Florange arboraient une banderole portant l'inscription: "L'acier lorrain vivra", et des autocollants: "Touche pas à mon usine". 

Les conditions du dialogue ne sont pas remplies

"L'industrie sidérurgique est en train d'être massacrée par un prédateur, Mittal. 
La question que nous voulons poser aux députés européens, c'est: 'combien de dizaines de milliers d'emplois supprimés faudra-t-il encore avant que l'Europe bouge' ", a déclaré Edouard Martin, de la CFDT de Florange, avant de rencontrer des députés. 

Pour son collègue belge Jean-Luc Rader, secrétaire régional du syndicat belge FGTB Métal, les parlementaires doivent comprendre "qu'il y a un problème avec l'industrie en Europe".  
Il y a aussi un problème avec le raffinage et que ce soit les aciéries de Florange ou la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, les installations sont obsolètes et le marché difficile.

La délégation de salariés devait s'entretenir notamment avec le président de l'institution européenne Martin Schulz, mais elle a écourté leur rencontre pour rejoindre les manifestants, quand ils ont eu vent des affrontements à l'extérieur

"On ne peut pas admettre de parler avec les députés européens quand nos collègues se font tabasser dehors", a dit Walter Broccoli, délégué FO à Florange. "La réponse de l'Etat français, ce sont les matraques", a lancé de son côté Edouard Martin. 

Plusieurs députés extrémistes, dont des Français, les altermondialistes José Bové et Sandrine Bélier (EELV) et le communiste Jacky Hénin (PCF), sont venus apporter leur soutien aux manifestants et demander à la police de Manuel Valls d'alléger le dispositif de sécurité. La tension est retombée en fin d'après-midi, et les métallos ont commencé vers 17h00 à regagner leurs cars. 

Le géant mondial de l'acier annonce des pertes colossales

Cette manifestation à Strasbourg coïncidait avec la publication le même jour par le géant mondial de l'acier d'une perte nette de 3,73 milliards de dollars pour 2012, du fait notamment de la mauvaise santé de ses activités en Europe et du coût des restructurations. 

ArcelorMittal a annoncé une perte opérationnelle de 2,2 milliards d'euros au quatrième trimestre pour sa division d'aciers plats carbone Europe, qui inclut les sites de Florange et de Liège. 

Après les mesures drastiques de réduction de ses capacités de production en Europe, notamment la fermeture des hauts-fourneaux de Liège et Florange, et les turbulences politiques animées par Montebourg qui ont suivi, le directeur financier, Aditya Mittal, a laissé entendre que le groupe allait pouvoir s'en tenir là
"Les éléments essentiels de notre programme d'optimisation des actifs ont aujourd'hui été annoncés. Ce qui veut dire que fondamentalement, le niveau de restructuration que nous avons effectué est approprié", a estimé M. Mittal, fils du PDG, Lakshmi Mittal. 




dimanche 20 janvier 2013

F. Chérèque récupère le plan gouvernemental contre la pauvreté

François Chérèque, homme a tout faire de Hollande

L'ancien syndicaliste François Chérèque sera prochainement chargé de " surveiller les avancées " du plan de lutte contre la pauvreté présenté lundi par Jean-Marc Ayrault.

Une source gouvernementale ce jeudi, confirme l'information du journal "La Croix".


Chérèque est un cumulard socialiste
Lien PaSiDupes - François Chérèque cumule les sinécures socialistes : Deux 'contrats de génération', Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT "


Un poste clé au PS


A l'inverse de la CGT partisane de la lutte sociale, François Chérèqueavait fait du dialogue avec le pouvoir une marque forte de son mandat à la CFDT. 

Mais aujourd'hui, après avoir été nommé président du conseil d'administration de la fondation Terra Nova, considérée comme proche du PSl'ancien secrétaire général de la CFDT s'apprête à occuper un autre poste clé pour le PS, sans pour autant entrer au gouvernement. 


La gauche crée le mythe de la lutte contre la pauvreté chère au fils de Jacques Chérèque, lequel fut un ex-numéro deux de la CFDT et ministre de Michel Rocard. 

Mais la réalité est quelque peu différente:

- d'une part, François Chérèque ne connaît rien à la pauvreté:
 Lien PaSiDupes - " Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) : Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois. "


- d'autre part, l'octogénaire Jacques Chérèque (ci-contre) a laissé le souvenir d'un bradeur de la sidérurgie notamment lorraine.

Lien PaSiDupes -  " Terra Nova se prend François Chérèque à sa tête : Une élection sur le modèle de la désignation de Jean-Philippe Désir ?"

Hollande réduit le réseau de ses hommes liges du premier cercle

Au cours de la campagne des élections présidentielles, Chérèque fils avait demandé au PS l'organisation d'un « Grenelle » de la pauvreté.

VOIR et ENTENDRE Ayrault dévoiler son plan anti-pauvreté:


Avec sa nouvelle fonction, F. Chérèque devra dire "à travers des rapports réguliers, si chacun applique sa feuille de route : revalorisation du RSA "socle" de 10 % en 5 ans, élargissement de la complémentaire santé universelle (CMUc), création d’une "garantie jeune", réduction des pénalités bancaires pour les personnes fragiles, nouvelles solutions d’hébergement pour les sans-abri, etc. », note le journal "La Croix".

La CFDT reste-t-elle crédible ?


L’annonce officielle sera faite par Jean-Marc Ayrault lundi 21 janvier, à l’occasion d’un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (Cile), conclut "La Croix".

Nul besoin, en revanche, de proclamer que la CFDT est un syndicat indépendant du PS !...




dimanche 13 janvier 2013

Terra Nova se prend François Chérèque à sa tête

Une élection sur le modèle de la désignation de Jean-Philippe Désir ?

Le changement : du vieux à la place du neuf 

La nouvelle tête pensante du "think tank socialiste est un syndicaliste retraité
Pour remplacer Olivier Ferrand, décédé à 42 ans, un quasi sexagénaire 
François Chérèque (1956), l'ancien patron de la CFDT, a été élu au poste de président au côté de la socialiste Juliette Méadel, désignée directrice générale, annonce le think tank dans un communiqué ce samedi 12 janvier.

Son père Jacques Chérèque (né en 1928, ci-contre au côté d'Edmond Maire à sa droite), fut l'un des principaux responsables de la CFDT dès le début des années Mitterrand, avant de devenir ministre délégué à l’Aménagement du territoire et à la reconversion industrielle sous le deuxième gouvernement Rocard (1988-1991). 
C'est à ce titre qu'il accompagna la restructuration de la sidérurgie lorraine et fut l'un des artisans de la convention générale de protection sociale qui entérina la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français...

"Jacques Chérèque, visionnaire... ou social­-traître", s'interrogea le Républicain lorrain
Le papa se chargea en effet de la basse besogne socialiste
Abandonnant l'unité d'action avec la CGT de la métallurgie, il accepta les suppressions d'emplois dans la sidérurgie, si bien que les plans sociaux de la sidérurgie entraînèrent de nombreuses destructions d'emplois dans le Nord et en Lorraine. Il est pourtant l'auteur du célèbre: "Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains".

Avril 2012: Jacques Chérèque, âgé de 84 ans,
a assuré à ses camarades qu'il se tient à disposition pour une quelconque aide à apporter...

 Aurélie Filippetti, ex-élue locale, et Edouard Martin (leader CFDT à ArcelorMittal de Florange) qui se déclarait "trahi" par le gouvernement début décembre 2012, ils semblent tous avoir oublié, avec la complicité des media "indépendants"...

Le pouvoir récompense un loyal serviteur socialiste

"François Chérèque, ancien dirigeant syndical, est reconnu pour son indépendance d’esprit vis-à-vis des partis politiques et clairement réformiste de gauche", se justifie le club de réflexion, proche du PS. 
Et d'oser ajouter : "Cela doit confirmer Terra Nova dans un engagement non partisan, dont la vocation est de réaliser des analyses, d’interpeller le gouvernement et les partis politiques et de proposer les changements et réformes utiles pour une société plus efficace et plus juste."