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jeudi 13 novembre 2014

Policiers dans la rue contre leurs conditions de travail

Des milliers de fonctionnaires de police à Paris contre la montée des violences  à leur encontre

Venus de toute la France, il se sont rassemblés place de la Bastille
à l'appel du syndicat Alliance, un an après leur précédente manifestation devant l'Assemblée nationale.

Ils dénonçaient leurs conditions de travail
,
notamment la vétusté de leurs équipements et locaux, des plans de carrière bloqués pour nombre d'entre eux ou la faiblesse des embauches: "si on peut engager 60.000 professeurs, pour quoi ne pas embaucher 30.000 policiers", demande Frédéric Lagache, secrétaire adjoint du syndicat.  .
Ils dénoncent aussi le manque de considération du gouvernement pour cette profession. En 2013, les policiers ont été la cible de 41.000 faits de violence physiques ou verbales, selon les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. 

Les fonctionnaires de police pointent aussi l'augmentation du nombre de suicides, un taux plus élevé que la moyenne dans les autres corps de métiers de la fonction publique.
Ils rappelaient à Hollande ses engagements de campagne sur la sécurité.

A propos de considération, leur ministre de tutelle, le sombre Bernard
Cazeneuve, 
ministre de l'Intérieur, a choisi ce jour de colère de ses services pour annoncer l'interdiction des grenades offensives, les désarmant ainsi face aux guet-apens, caillassages  et ...kalachnikov.

 

mardi 7 octobre 2014

François Hollande, à l'endroit et (surtout) à l'envers

De l'anaphore au palindrome

C'est l'histoire de l'enfariné enfarineur

Les électeurs ne peuvent pas toujours avoir accès à la personnalité profonde de ceux à qui ils ont affaire. Les filtres de la presse militante leur masquent la vue sur ceux qui leur demandent de leur accorder leur confiance, les yeux fermés. D'autant que la presse et la politique spectacle, de JJ. Bourdin à Laurent Ruquier, en passant par Yannick Noah, "déçu et abattu", comme 80% des Français. A y bien regarder, le discernement est incompatible avec l'activité de décrypteur, puisque cette vertu autoproclamée par le milieu s'entretient chaque jour à la brosse à reluire l'a priori et la mauvaise foi, quand ne s'y mêle la malveillance. Les  influenceurs dont la mission consiste à fixer - à partir des éléments de langage du pouvoir - ce qu'il faut penser pour penser bien, sont d'ailleurs les premiers à qui manque la lucidité qu'ils promettent sur leur CV. Plaire pour durer égare le jugement et convaincre le lecteur qu'il ne peut rien comprendre sans intercesseur assure la pérennité du job, comme du système, celui du mâle dominant. 

Toutefois, de la "gauche molle", magistralement incarnée par François Hollande, ils ont forcément fait 
rapidement le tour. Trop tard !
Au moins savent-ils donc désormais à quoi s'en tenir et quel profil il fallait à tout prix éviter. Or, les bifides ont maintenu leur emprise et distillent leur venin à chaque article, chronique ou débat. L'électeur, privé d'emploi et de pouvoir d'achat, tondu et déçu, cherche à quel vertueux se vouer. Et surgissent les témoignages anonymes, les citations tronquées, les déclarations prêtées aux uns ou les propos attribués aux autres, lesquels conduisent à regretter les injures frontales déplorées en 2006-2007 et 2011-2012 mais qui révèlent et déconsidèrent les haineux, violents parce que démunis. Les reptiles à sang froid se glissent et occupent la place, les décrypteurs inoculent le poison à petites doses journalières, endormant la vigilance de l'électeur. Une fois sous influence, il est incapable de se défendre et de démonter les constructions élaborées par les services de communication, ces odieux mercenaires de la manipulation prêts à fourguer leur cam au plus offrant.

Tentons ici de nous ressaisir 

Voici un palindrome qui nous éclaire sur le travail de libération à faire sur soi.
Si l'anaphore remise en usage par le candidat Hollande, le fameux rhétoricien, était en l'occurrence incantatoire, voire orgueilleuse jusqu'à l'obsession ("Moi, président"...), le palindrome, est subtil, quand pratiqué par Charles de Gaulle, lors de la libération de Paris ("Paris ! Paris outragée ! Paris brisée ! Paris martyrisée ! Mais Paris, libérée !" (extrait du discours du 25 août 1944).

C'est un mot (radar ou Laval), une expression telle que "élu par cette crapule" (Marcel Duchamp), une date (21 février 2012) ou un poème qui peut être lu à l'endroit ou à l'envers, de haut en bas ou de bas en haut. 
Mais alors....ils en dissimulent plus qu'il n'y paraît, comme celui-ci consacré au "président" Hollande ("Et dans l'eau", bien sûr). 
Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que
Nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain chez nous:
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrerons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement, comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que 
l'on puisse continuer à gouverner avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que 
soit mis fin aux situations privilégiées et aux trafics d'influence 

Nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim.

Nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement.
Nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous ayez compris qu'à partir de maintenant,
nous sommes avec François Hollande.


Lire maintenant de bas en haut, en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu'au début... 
C'est surprenant mais, tout compte fait, pas tant que ça !

samedi 13 septembre 2014

Petits retraités: Hollande s'en prend aux plus faibles

Hollande sacrifie les petites retraites en dépit des promesses de Valls 

Finie la revalorisation des petites retraites au 1er octobre


C'étaient des promesses électorales du Premier ministre
Manuel Valls disait vouloir adoucir les mesures d'économies frappant les "petites retraites", inférieures à 1.200 euros, toutes pensions confondues. Après les déculottées de la majorité présidentielle aux municipales des 23 et 30 mars 2014, le gouvernement avait annoncé un geste pour reprendre la main ! C'était aussi avant les élections européennes de 2014 du 22 au 25 mai 2014...

Vendredi 12 septembre, le gouvernement a avoué avoir fait des promesses en l'air sur une revalorisation des petites retraites. Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, observe maintenant que "la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduit à une stabilité des pensions". 

Hollande gèle d'abord les pensions… sauf les plus petites

Le 8 avril, le "pacte de responsabilité" du gouvernement Valls prévoit 50 milliards d'euros d'économies dégageant notamment 30 milliards en faveur de la reprise économique, sur le dos des retraités. Ce plan d'économies prévoit le gel, pendant un an, des pensions du régime de retraite de base et des retraites complémentaires.
Sous la pression de l'opposition, le gouvernement décide alors "d'épargner les petites pensions de retraite jusqu'à 1 200 euros" (toutes pensions cumulées). Un ex-salarié touchant 1.100 euros, dont 850 euros de pension de base et le reste en complémentaire, devait ainsi voir sa pension augmenter de 5,10 euros mensuels au moment de la revalorisation. Du coup, les européennes auraient pu être moins défavorables à la majorité.

Les branquignols du gouvernement ont des défaillances techniques

Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros devaient être réévaluées au 1er octobre. Mais, les européennes passées, Le Figaro révèle dès le 18 juin que le budget rectificatif 2014 de la Sécurité sociale ne prévoit plus cette revalorisation, pour des "raisons techniques" liées à l'identification des assurés concernés. Le ministère de Marisol Touraine assure cependant que "tout retard sera compensé". 

Le 4 septembre, les Pieds Nickelés font savoir que les 8 millions de personnes concernées par ce contre-temps n'ont décidément pas de chance: cette mesure a rencontré un problème informatique indépendant de leur volonté... Les petites retraites reçoivent toutefois la garantie que "tout retard sera compensé". 

Il faudra attendre le 25 septembre pour que le montant de la revalorisation soit connu de la commission des comptes de la Sécurité sociale. Il sera d'environ 11 euros par mois.

Le gouvernement ne peut plus venir en aide aux petites retraites

Promesses d'ivrogne
Les retraités sont menés en pédalo pendant six mois, avant que le vendredi 12 septembre, Marisol Touraine fasse dire par ses services que les petites pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de la faible hausse des prix.
"Les règles de revalorisation, du fait de la très faible inflation prévue pour 2014 [0,5%], conduisent à une stabilité des pensions", explique le ministère.

La déflation frappe les plus faibles et les moins revendicatifs
En raison de l'application mécanique des règles de calcul (qui tiennent compte notamment de la revalorisation et de l'inflation appliquées en 2013),
Petits retraités en grève de la faim,
2 juillet à Avenières en Isère
les retraités aux pensions les plus modestes n'auront donc aucun euro de plus chaque mois, se retrouvant ainsi logés à la même enseigne que les autres retraités. Seuls les retraités au minimum vieillesse bénéficieront, "comme le gouvernement s'y était engagé, d'un coup de pouce en octobre prochain", promet le ministère, tout en restant dans le flou sur le montant de cette revalorisation, si aucune contrainte technique ne frappe les plus vulnérables.

Comme l'avait souhaité initialement le gouvernement Valls en avril, la revalorisation des petites retraites sera donc bien gelée jusqu'à octobre 2015, soit pendant dix-huit mois, puisqu'après avoir été décalée d'avril à octobre, elle est remise (au mieux) à octobre 2015.

samedi 7 septembre 2013

La "stèle de la trahison" de Hollande à Florange a trouvé acquéreur

La stèle des promesses non tenues de Hollande vendue 3.000 euros 

La stèle dénonçant la "trahison" du président François Hollande vaut 3.000 euros sur internet 
La stèle aux promesses non tenues de François Hollande 
aux ouvriers de Florange (Moselle)
Photo prise le 24 avril 2013

Le nom de l'acquéreur anonyme sera révélé mi-septembre.
"L'important, ce n'est pas l'argent. Ce que nous voulions, c'est que cette plaque aille dans les mains de quelqu'un pour qui elle aura un sens", a expliqué le représentant syndical FO Walter Broccoli. 
Le nouvel acquéreur de la stèle des "Florange" a pour l'instant souhaité garder l'anonymat. "Tout ce qu'on peut dire pour l'heure, c'est qu'il s'agit d'un entrepreneur mosellan", a confié Walter Broccoli.
Son identité sera dévoilée lors de la remise de l'objet prévue le 16 septembre au local syndical du site ArcelorMittal de Florange. L'entrepreneur lorrain expliquera également ce jour-là ce qui a motivé son achat, selon FO.

Lors d'une première mise en vente sur internet en août, les enchères étaient montées à 5.100 euros avant que le site ultra-libéral eBay ne décide par erreur de retirer la stèle de la vente. Regrettant une "erreur humaine", le site avait alors proposé une nouvelle mise aux enchères de la plaque, s'engageant à faire une dotation aux Restos du Coeur, à qui les syndicalistes FO avaient décidé de verser la moitié du montant de la vente.

Mais le syndicat a préféré contacter directement les enchérisseurs pour conclure la vente, plutôt que de la remettre en vente sur eBay. "Quand eBay a retiré l'annonce, on a eu une dizaine de contacts dont trois sérieux", a précisé Frédéric Weber, l'un des responsables du syndicat.
"Deux personnes voulaient l'acheter 3.000 euros, l'une qui voulait l'utiliser à des fins politiques et un chef d'entreprise lorrain qui voudrait la faire vivre dans un autre combat", a-t-il ajouté.

jeudi 5 septembre 2013

Niche fiscale: les parents d'étudiants se font sucrer leur réduction d'impôt

Toute réduction d'impôt supprimée est une augmentation

Les niches que Hollande dénigrait et que les Français vont regretter

Pas plus tard que septembre 2011, appelés sur France 2 à parler sur l'euro et la crise de la dette, François Hollande avait dénoncé "la richesse insolente" et Martine Aubry prônait la suppression de niches fiscales jugées inutiles lors d'un débat télévisé largement consacré aux questions économiques. Le député député de Corrèze avait expliqué qu'il veut à la fois incarner une politique rigoureuse et "une grande espérance" pour la jeunesse. Quant à la maire de Lille, elle avait invité à s'attaquer aux "50 milliards de niches fiscales économiquement inefficaces". Les Français avaient alors applaudi des deux mains!

Deux ans plus tard, "Les Echos" annonce que le gouvernement compte supprimer une niche fiscale particulièrement "inutile" selon la Ch'tite Aubry, celle qui aide à entretenir les étudiants.
2014 devait être l'année de la pause fiscale. 
Fin mars 2013, Hollande avait annoncé qu'il n'y aurait pas de nouveaux impôts. Depuis le mois d'août, les responsables économiques et politiques s'inquiètent pourtant: un "ras-le-bol" fiscal  certain se développe chez les Français. 84 impôts nouveaux ont été créés.
Dans les faits, pourtant, de nombreux contribuables vont devoir payer plus.
Mais le gouvernement s'apprête pourtant à supprimer du budget de l'année prochaine une niche fiscale pour les parents d'enfants scolarisés dans le supérieur, affirment Les Echos sur leur site mercredi 4 septembre. Les parents d'étudiants bénéficiaient d'une réduction d'impôt sur le revenu de 183 euros par enfant. Un coup bas à l'heure de la rentrée, alors que la reculade du gouvernement sur la modulation des allocations familiales des classes moyennes ne suscite que scepticisme.

En juin, l'exécutif avait prévenu de son intention de faire des économies sur les élèves scolarisés dans le secondaire, soit 61 euros par enfant au collège, et 153 euros par enfant au lycée. Les familles perdent 235 millions d'euros d'aide sociale en faveur de la jeunesse et de l'école. Avec la suppression de la niche fiscale dans le supérieur, le gain pour le gouvernement monte à 445 millions d'euros

La mesure se traduira donc par une hausse d'impôts pour les foyers concernés

Les parents ne rigolent plus !
2,2 millions de ménages qui bénéficient de la niche fiscale pour leurs enfants scolarisés au collège et au lycée paieront 12 euros de plus en moyenne, affirme le quotidien. Sachant que l'ARS 2013 pour un enfant passe à 360,47 € pour un enfant âgé de 6 à 10 ans, au lieu de 356,20 € en 2012,  le compte n'est pas bon pour les familles modestes bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire (ARS):  6 euros.
Et la ponction des 1,15 million sur les parents d'étudiants bénéficiaires n'est pas précisée.

Nanard Cazeneuve: du pas d'impôt supplémentaire aux "hausses d'impôts beaucoup moins élevées que prévu" !...

Fin mai 2013, seuls 34 % des Français jugeaient  "juste" la politique de Hollande et 19 % l'estimaient "efficace".  
Où en sera-t-il au prochaine enquête d'opinion ?

L’opposition vent debout

"ll s’agit d’une nouvelle fiscalisation de la famille après la double remise en cause du quotient familial, déplore dans un communiqué le député Philippe Vigier, porte-parole de l’UDI. En taxant les familles, ce gouvernement taxe également l’accès à l’éducation et au savoir des enfants. L’UDI s’oppose fermement à cette dérive du gouvernement qui transforme les familles en variable d’ajustement budgétaire".
Le vice-président de l’UMP, Laurent Wauquiez, a qualifié de "tartufferie" la pause fiscale, promise par François Hollande.
"Supprimer cette niche, c’est une augmentation d’impôts, toujours pour les mêmes, les classes moyennes. Et l’année prochaine, il y a une augmentation de la TVA de 6 milliards. Si la pause fiscale n’est pas une tartufferie que va-t-on avoir en face comme baisse d’impôts ?" a-t-il fait valoir sur i-télé.

samedi 27 juillet 2013

Hollande, un chef de parti à l'Elysée: dîner de cons et reniements

Séance de calinothérapie à l'Elysée: 
 au menu, pigeon, câlins et renoncement

Pour ne rien changer, le président Hollande se comporte en chef de parti
 


Les godillots crottés se pressent
sur la moquette de Valoche à l'Elysée


François Hollande avait promis durant la campagne présidentielle


"Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité,

Or, il a reçu lundi les parlementaires de sa majorité, qui sont sortis plutôt satisfaits, le ventre plein.

Le repas

"Je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée"
avait promis le candidat socialiste

Comme d'autres avant, cette promesse a fait long feu. 

Lui "président de la République" a bien reçu, lundi soir à l'Elysée, les chefs des partis de gauche, pour tenter de ressouder sa majorité. 
Le premier secrétaire désigné du PS, Harlem Désir, le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts, Pascal Durand, l'ex-PCF et président du Mouvement progressiste, Robert Hue, le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, et le président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Luc Laurent, tous se sont pressés à la table du président hégémonique pour engloutir les mets populaires à base de ris de veau, comme l'a indiqué Robert Hue au micro d'Europe1.
La presse consensuelle omet de noter l'absence de Jean-Luc Mélenchon...

Ce raout valait-il le coup de trahir une promesse de campagne ? 
Réactions des convives de Marianne.

"Utile et unitaire" 
Les participants repus au sortir du banquet ont affiché leur satisfaction envers leur hôte. 
Des sujets qui n'ont pas réussi à couper les appétits
"Le président a directement placé le débat sur les enjeux qui vont se poser à la rentrée : transition énergétique bidon, budget en profond déséquilibre, fiscalité confiscatoire, retraites à la tête du client. On a fait des tours de table (comme les plats). C'est indispensable pour la cohésion de la majorité", se réjouit, pour sa part, Pascal Durand au micro d'Europe 1.
C'était vraiment utile, au point que François Hollande a proposé que nous nous retrouvions avant la fin de l'année. (Jamais rassasiés quand les Français serrent la ceinture?) Aucune question n'a été écartée. Aucun parti n'a compté plus qu'un autre. Nous étions à l'image de notre diversité", s'est également félicité Robert Hue. Et de conclure : "en deux mots, c'était une réunion utile et unitaire". Les digestifs produisent leur effet avant le retour à la sièste.

"Calinothérapie"
Calinothérapie entre hommes...
En off, certains autres participants étaient un peu moins enthousisates. L'entourage de l'un de ces anonymes qu'une grande bouffe de plus ne met pas en joie évoque simplement "une séance de 'calinothérapie' " présidentielle, à quelques semaines d'une rentrée risquée, notamment sur le front des retraites, et à huit mois des élections municipales. Et le même ingrat prévient, toujours peu confiant en sa liberté d'expression : "Ce n'est pas parce qu'on a appelé à voter pour François Hollande l'an dernier qu'on doit voter aveuglément au Parlement !" "François Hollande sait parfaitement là où ça coince dans une majorité qui s'est sentie un peu malmenée, parfois méprisée", a toutefois ajouté ce fuiteur.

Une majorité en péril 

Les calins gratuits pour les élus,
payants pour les contribuables
L'objectif de cette réception était bien de colmater les brèches dans une majorité fissurée. 
Alors que la gauche a perdu huit scrutins électoraux d'affilée, François Hollande a voulu ressouder les rangs.
Ces derniers mois, toute une série de dossiers lui a valu
des reproches venant de toutes parts. Les plus dossiers les plus sensibles ont été ceux du nucléaire, de la transition énergétique et du budget du ministère de l'Ecologie - marqué par l'éjection 
 Delphine Batho du gouvernement - qui ont conduits les Verts au bord du clash, mais aussi bien, ce sont en tout des marginaux
"Si la majorité n'arrive pas à se parler, elle n'arrive pas à définir des objectifs forts et communs. Et si elle n'y arrive pas, on n'arrivera pas à convaincre les Française et les Français", a prévenu Pascal Durand, cofondateur d'Europe Ecologie et secrétaire national d'EELV, à la suite de Cécile Duflot accrochée à son maroquin contre vents et marées, comme une moule à son rocher.

Les Radicaux de gauche
ont, eux, également refusé de voter la transparence ou le non-cumul des mandats

D'autres partenaires autour de B. Hamon considèrent que le capitaine de pédalo ne tient pas la barre assez à gauche.



vendredi 3 mai 2013

"Moi président": qu'en reste-il, un an après ?

Le bilan n'est pas encourageant

La confiance est au plus bas depuis 30 ans


VOIR et ENTENDRE un bilan modéré du journal Le Figaro


Le ressenti est moins favorable, quand l'analyse est libre

VOIR et ENTENDRE
l'ampleur de l'arnaque des promesses de campagne:


 



vendredi 26 avril 2013

Hollande, un an après: du ni fait, ni à faire

Est-il allé à l'essentiel ? Ou non !
Des réformes, des chantiers, des promesses non tenuespromesses 
François Hollande a lancé depuis son arrivée à l'Elysée plusieurs réformes, dont certaines sont achevées ou en passe de l'être, mais a aussi dû renoncer ou repousser des promesses de campagne.

Réformes réalisées
- Mariage pour tous les homosexuels : adopté dans la précipitation le 23 avril par un vote bâclé de l'Assemblée nationale et au mépris de la forte mobilisation des opposants dans la rue. L'opposition UMP et centriste a saisi le Conseil constitutionnel qui doit se prononcer dans un délai d'un mois.
- Augmentation des impôts pour tous: alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, création d'une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu à 45%, relèvement de l'impôt de solidarité sur la fortune et de la fiscalité sur les grosses successions.
- Création de la Banque publique d'investissement pour les PME.À peine cette "banque" politique est-elle mise en place, que les désaccords entre Nicolas Dufourcq, directeur général exécutif, Ségolène Royal, porte parole et vice-présidente du Conseil d’administration de la BPI, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, s’étalent sur la place publique.
- Détricotage de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et notamment du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, à laquelle a été substitué un processus semblable pour réduire les dépenses (la "modernisation de l'action publique").
- "Pacte de croissance" ajouté au traité budgétaire européen, qui lui-même n'a pas été à proprement parler renégocié, contrairement à la promesse du candidat Hollande.
- "Pacte de compétitivité", avec notamment un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour les entreprises qui ne faisaient pas partie du programme, financé en partie par des hausses de TVA et donc par les plus défavorisés, alors que les socialistes ont fait campagne contre la TVA sociale.
- Promis à tous, le départ à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt rétabli dès 2012, mais suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires.
Les deux dispositifs d'embauche des jeunes ne satisfont pas les espoirs placés en eux: le "contrat de génération" depuis mars, les emplois d'avenir, contrats aidés pour les jeunes peu ou pas qualifiés. Ces derniers ne s'avèrent pas assez attractifs car les conditions sont trop restrictives: environ 20.000 fin avril sur un objectif de 100.000 d'ici la fin de l'année.
- Elargissement des tarifs sociaux de l'électricité et du gaz.
Pour faire face à l'extension des tarifs sociaux de l'énergie, les tarifs de l’électricité sont  en hausse de 2,5% depuis décembre, soit environ 15 euros par an et par ménage.
Le gaz, lui, augmente de
2,4%. "Il faut exploiter les gaz de schiste. On voit qu’aux Etats-Unis, les prix ont été divisés par deux ou trois, c’est considérable", estime Rémy Prud’Homme.
- TVA ramenée à 5,5% pour le livre (contre 7%). Comment la perte de recettes de l'Etat est-elle financée  ?
- Suppression de la franchise médicale de 30 euros imposée aux sans papiers, des clandestins, bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat (AME). Qui finance: les riches ou les classes moyennes ?
- Abrogation de la circulaire dite Guéant qui compliquait la situation des étudiants étrangers.
- Des critères présentés comme objectifs pour la régularisation au cas par cas des sans-papiers.
En somme, essentiellement des textes et des suppressions d'un trait de plume, avec le souci d'une montée en flèche de la fiscalité supportée par seulement un Français sur deux.

Chantiers en cours
- Un des plus emblématiques de la campagne: la taxe à 75% au-delà d'un million d'euros de revenus, retoquée par le Conseil constitutionnel, va désormais s'appliquer aux entreprises qui versent de telles rémunérations à leurs cadres. La nouvelle version devrait s'intégrer dans un texte plus large sur la gouvernance des entreprises et la rémunération des patrons, attendu fin mai.
- Lutte contre la fraude fiscale - depuis l'affaire Cahuzac (blanchiment de fraude fiscale) - grâce à des moyens et effectifs renforcés et des sanctions durcies.
- Le Parlement a voté une augmentation du taux normal et intermédiaire de la TVA (20% et 10%) frappant jusqu'aux plus précaires et une baisse du taux minimal (5%) mais des modifications sont en discussion. La TVA sur le logement social sera abaissée à 5%.
- Réforme de l'épargne longue pour mieux financer les entreprises.
- Livret A: le plafond a été relevé de 50% pour une période d'essai mais pourrait être doublé, comme promis pendant la campagne, d'ici quatre ans.
- Séparation des activités bancaires: pas de séparation de la banque de détail et des activités de marché mais les opérations menées par les banques pour leur propre compte devront être cantonnées dans une filiale ad hoc. Interdiction de certains types d'opération comme le trading à haute fréquence (ordre boursiers passés en rafale par des machines). Les banques devront aussi faire connaître leurs activités pays par pays
Le projet de loi doit passer en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.
- Retraites : mise en place d'une ...commission d'experts (!) chargée de proposer des pistes de réforme d'ici juin. Une concertation avec les partenaires sociaux suivra et des mesures pourraient être prises en 2013.
- Réforme de l'emploi : issu de l'accord du 11 janvier signé par le patronat et seulement trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) contre l'avis de la CGT et FO, ce projet de loi sur la flexisécurité pourrait être adopté définitivement le 14 mai, malgré l'opposition de la gauche, de l'aile radicale du PS au Front de gauche de Mélenchon et des communistes. Il ouvre la voie à une surcotisation des contrats précaires et un éventuel renchérissement des licenciements pour les entreprises en très bonne santé, mais des facilités d'embauche en CDD et de licenciement. Une réforme de la formation concentrée sur les moins formés et les chômeurs est annoncée pour 2013.
- Loi sur la refondation de l'école, qui prévoit notamment 60.000 créations de postes dans l'Education (enseignants, encadrement et agents des collectivités locales). Adopté en mars par les députés, le texte doit être débattu à partir du 21 mai au Sénat.
- Amélioration de l'accueil des étrangers en préfecture: des audits sont en cours et des propositions concrètes attendues "prochainement".
- Réduction de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité, actuellement discutée dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, au détriment de la recherche et de l'exploitation du gaz de schiste (et donc des factures d'énergie).
- Réforme de la décentralisation: contestée au sein de la majorité, elle a été présentée sous forme de trois projets de loi, le 10 avril en Conseil des ministres, et sera débattue à partir de fin mai, d'abord au Sénat.
- Réforme constitutionnelle: le premier texte, sur le Conseil supérieur de la magistrature sera examiné (alors que la partialité des juges du Syndicat de la Magistrature s'est étalée sur leur "Mur des cons" désignés à leur vindicte judiciaire), en vue d'une adoption, par le Parlement réuni en Congrès le 22 juillet. Trois autres projets concernent la démocratie sociale, la responsabilité civile du président (François Hollande avait promis durant la campagne de modifier le statut pénal) et des ministres devant la Justice, et la suppression du statut de membre de droit du Conseil constitutionnel des anciens chefs de l'Etat. Ils n'ont pas encore été inscrits à l'ordre du jour du Parlement.
- Non cumul des mandats: engagement du candidat Hollande très contesté au sein même du parti présidentiel, bien que (comme le mariage pour tous !) les parlementaires aient eu connaissance du projet du candidat Hollande, il s'est traduit en projet de loi, présenté début avril en Conseil des ministres. Même si la réforme était adoptée en 2013, l'application n'est prévue qu'à compter de 2017.

Promesses non tenues
- Réduction du déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2013. Le gouvernement a reconnu qu'il serait de 3,7% en 2013 mais continue de le promettre à 2,9% - contre l'avis de tous les "experts" - en 2014.
- Remboursement des aides publiques reçues par les entreprises qui délocalisent, alors que les entreprises étrangères bénéficient d'incitations et d'exonérations.
- Taux d'imposition discriminatoires selon les sociétés (TPE 15%, PME 30%, grandes entreprises 35%).
- Fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG.
- Suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu. Hollande a maintenu ce gel tout en épargnant les plus modestes.
- Droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, pour commencer (de même que le PACS devait éviter de passer au "mariage" homo !) : cette réforme constitutionnelle bute sur l'absence de majorité qualifiée au Parlement et le recours à un référendum est exclu par le président Hollande.
- Lutte contre le contrôle au faciès: le gouvernement a abandonné l'idée d'instaurer des récépissés (raison invoquée: le récépissé n'était pas prévu dans le programme de Hollande!...) contre les contrôles d'identité abusifs, réclamés par les lobbies associatifs radicaux, mais compte en revanche réformer le code de déontologie des forces de l'ordre et réinstaller le matricule sur les uniformes: promesse du candidat ?
- Instauration d'une "contribution énergie-climat" aux frontières de l'Europe: cette mesure n'a plus été évoquée depuis la campagne, malgré la promesse du candidat...
- Blocage des prix des carburants. Le gouvernement y a finalement renoncé, préférant mettre en place à la rentrée 2012 des mesures temporaires contre la flambée des carburants, dont une baisse de taxe de 3 centimes par litre. La réflexion s'achemine en revanche vers une hausse de la taxation du diesel, soudainement stigmatisé pour la mauvaise qualité de l'air dans les villes, après avoir fait l'objet d'une promotion pour sa qualité.
- Loi de l'audiovisuel: attendu à la mi-mai en Conseil des ministres, le projet doit mettre fin au mode de nomination des patrons de l'audiovisuel public par le président de la République, instauré par Nicolas Sarkozy. C'est le CSA qui procédera à nouveau aux nominations. Mais la suppression de la pub en soirée seramaintenue, malgré les promesses, alors que les députés ont voté en décembre une augmentation de 6 euros de la redevance télévision en 2013, sur proposition du gouvernement Ayrault.

A noter qu'il est de plus en plus fortement question d'un remaniement ministériel dans les prochaines semaines.