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mercredi 25 décembre 2019

Retraites: réforme du siècle qui fait pschitt !

Réforme Macron des retraites, rien de plus que le passage de régimes spéciaux à des régimes spécifiques

La dette française vient de franchir la barre des 100% du PIB du pays



Arnaque au pneu crevé




Nicolas Beytout tire le signal d'alarme.
"Il n’y a "aucune chance" que la tendance s’inverse. Quant à la réforme des retraites et l'instauration d'un "âge pivot" - mieux nommé "âge d'équilibre" budgétaire, et d'ajustement des pensions de retraite en fonction de la dette -  "ce qu’on voit se dessiner aura plutôt pour effet d’alourdir l’addition". C’est notamment le cas à la SNCF et à la RATP.


La fixation d'un "âge d'équilibre" de départ à la retraite est clairement une mesure budgétaire

Edouard Philippe présente la mesure comme "un progrès social", alors que l’objectif affiché est clair : "diminuer le temps passé à la retraite" avec un âge de départ à taux plein qui ne cessera de s’allonger.

L’âge "d’équilibre" - le terme a d'ailleurs disparu des éléments de langage dispensés par la macronie - c’est le point de crispation entre gouvernement et syndicats, depuis qu'Edouard Philippe a soulevé un coin du voile sur le projet Macron des retraites dont il a été chargé de la présentation. Le premier ministre indiquait alors :"Nous devons inciter les Français à travailler plus longtemps. Le gouvernement compte donc […] instaurer, au-dessus de l’âge légal [maintenu à 62 ans], un “âge d’équilibre”, avec un système de bonus-malus." Un système "universel" par points sous-tendait qu'il serait équitable, mais il se révèle fallacieux désormais: il y aura des gagnants (déjà Macron a lâché du lest en faveur des militaires et policiers et Blanquer a pris des engagements auprès des enseignants°) et des perdants, tous les autres.
Concrètement, le gouvernement adjoint à la mise en place de son système de retraite universel - avec un régime par points et la suppression des régimes spéciaux - la création d’un âge "pivot" de 64 ans, qui détermine des montants de bonus, pour les uns, et de malus, pour les autres : un malus de -5 % par an (nommé 'décote' pour faire avaler la pilule) s’applique sur la pension pour tout départ anticipé, et une surcote de +5 % (bonus, récompense) pour ceux chaque année travaillée après, pour ceux qui ont les moyens physiques ou financiers de cotiser plus longtemps ou/et plus copieusement
Le gouvernement présente son projet discriminatoire comme "un progrès social" pour toutes les personnes aux "carrières heurtées" qui pourront partir dès 64 ans sans décote, même si elles n’ont pas acquis tous leurs trimestres de cotisation, mais sans surcote.

A l’inverse, quelqu’un qui aurait commencé à cotiser tôt se verrait tout de même appliquer une décote avant 64 ans, comme le dénonce Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans La Croix : un nombre minimum d'annuités serait requis ! "L’âge d’équilibre est totalement injuste, car il pénalise les gens qui ont commencé à travailler tôt." D'autant que commencer tôt ne signifie pas évolution harmonieuse de carrière : démarrer jeune dans la vie professionnelle signifie niveau bas de qualification et parcours non balisé, voire chaotique..

jeudi 19 décembre 2019

Retraites : le simulateur du gouvernement, un foutage de gueule

Le simulateur des pensions promis par Macron  est enfin sorti, mais ne répond pas aux besoins

Ce simulateur vanté par la clique au pouvoir n'est pas fiable


Le gouvernement a mis en ligne une première version du simulateur du calcul de la retraite, jeudi 19 décembre, mais l'annonce est une intox et le machin, une supercherie renvoyant aux micro-ordinateurs des années 80...

Sitôt nommé, sitôt déconsidéré ! Pour défendre le futur système universel, Pietraszewski est venu présenter ce nouvel outil miracle censé permettre aux Français de voir plus clair dans le flou du projet et surtout dans ce que pourrait être le montant de sa retraite. Par a+b, il allait les convaincre que ce projet allait les convaincre qu'ils seraient gagnants, comme promis par Macron, expert en carabistouilles

Sur son site internet, l'exécutif ne fait en vérité que proposer une trentaine de cas types. Or, pour Dominique Prévert, expert des retraites, ces exemples  - au nombre de 36, moins que les régimes spéciaux (42) - ne valent pas grand-chose, car un seul paramètre suffit pour changer la totalité d'un résultat.

Le gouvernement reconnaît des approximations...

Le gouvernement a mis en ligne, jeudi 19 décembre, un \"simulateur\" pour défendre sa réforme des retraites.Ces estimations officielles ne prennent pas en compte certains critères pourtant essentiels. Pourtant, Dominique Prévert, expert Optimaretraite, assure que ces cas ont été bien choisis par le gouvernement. 

L'exécutif promet que de nouveaux cas types seront publiés en janvier prochain. Mais, "en même temps", le gouvernement reconnaît que, pour l'heure, ces simulations sont une première approche : il s'entête ainsi à présenter des outils inutiles. "Un cas type, ça reste un profil; on ne compte pas toute la carrière", admet Laurent Pietraszewski, nouveau secrétaire d'Etat chargé des retraites.
Résultat de recherche d'images pour "simulateur de retraites"100 autres cas en ligne fin janvier : que faut-il en attendre ?
Élaborés dans l'urgence, 36 cas-types fournis et calculés par le gouvernement font apparaître que 26 cas seraient gagnants, six perdants et quatre situations ne changeraient pas. 
L'arnaque de cette opération de com', c'est que certains critères ne sont pas pris en compte, comme le nombre d'enfants, la pénibilité, les interruptions de carrière ou l'âge pivot à 64 ans
Une centaine d'autres cas types devraient être mis en ligne d'ici la fin du mois de janvier. Sachant qu'il est déjà compliqué de se situer parmi les 36 premiers cas, nous y retrouverons-nous mieux au milieu de 136 ?

La macronie, l'exécutif, ses députés et sa presse, avaient dénigré les simulateurs en ligne
 

Pouvait-on parler d'une plus grande infox des syndicats?
Alors que l'anxiété populaire monté face au projet de réforme des retraites du gouvernement, plusieurs simulateurs en ligne ont vu le jour à l’initiative notamment de l’Ugict-CGT et du SNES-FSU (syndicat national des enseignements de second degré). Aux salariés des secteurs concernés et dont ils connaissent bien les évolutions de carrières,  ils proposent de calculer par anticipation leurs futures pensions si le contenu du rapport Delevoye vient à passer. Sur la base de données gouvernementales floues, les résultats prêtaient le flanc à la critique - tout en donnant un aperçu de l'extrême incertitude de l'issue vers laquelle l'Elysée entraîne la populationLa bouteille à l'encre dans laquelle le petit génie de la rhétorique l'a plongée a évidemment suscité la peur du noir, mais aussi la colère à l'affichage de pensions de retraites en baisse, quand Macron les promettait plus belles et équitables. 

La réplique est d’abord venue dès le 1er juillet 2019 avec le lancement d’un calculateur en ligne disponible sur le site reforme-retraite.info par l’Ugict-CGT (représentant les cadres, ingénieurs et techniciens). Son ambition : proposer un comparatif aux salariés concernés entre les niveaux de salaire et de pension moyens d’aujourd’hui et ceux qui découleraient prochainement si la réforme Delevoye s’imposait comme le nouveau cadre de référence. Co-secrétaire du dit syndicat, Sophie Binet est claire, sans rhétorique, sur la démarche adoptée : "Pour nous, le débat aujourd’hui est occulté. Le gouvernement refuse de donner des éléments concrets sur la réforme. Comme il sait que le sujet est inflammable, il donne le moins d’informations possibles pour éviter toute mobilisation. Il refuse de répondre aux questions que se posent tous les salariés : à quel âge pourrai-je partir ? Avec quel niveau de pension ? Il martèle qu’un euro cotisé doit apporter les mêmes droits à la retraite mais encore faut-il savoir quels sont ces droits ! ".

On retrouve un son de cloche similaire chez les syndicalistes enseignants du SNES-FSU. En novembre, ces co-gestionnaires de l'Education nationale ont à leur tour mis en ligne un simulateur pour sensibiliser le corps enseignant sur les menaces sournoises dissimulées dans le rapport Delevoye. L’algorithme du site calcule ensuite ce qu'est la retraite dans le système actuel et ce qu’elle pourrait devenir si le système à points évoqué par le gouvernement est adopté. Le montant final est un cauchemar. Pour un professeur ayant débuté sa carrière en 1990 et qui effectuerait 42 ans de carrière, la pension serait de 2.677 euros avant la réforme, et de 1.831 euros ensuite, soit une perte mensuelle de 846 euros. L'info s’est viralisée sur les réseaux sociaux. Secrétaire général adjoint du syndicat, Xavier Marand le note : "Nos utilisateurs ont été abasourdis par la faiblesse des pensions".

Nul ne peut dire si Macron a délibérément mené une tactique de désinformation ou si l'apprenti-sorcier a voulu réformer coûte que coûte, sans considération des dégâts occasionnés, en agitant le leurre d'un régime universel qu'il a déjà consacré en cédant aux militaires et policiers, à charge pour ses successeurs de redresser la situation qu'il laissera.

Clique ta retraite et prend une claque ! 
Les élus d’opposition n'ont pas pris le danger à la légère. Le 3 décembre, le député de la France Insoumise, François Ruffin exhume avec à propos une déclaration de François Fillon en mars 2016: "Le système par point, en réalité, ça permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue. Ça permet de baisser chaque année le montant des points, la valeur des points, et donc de diminuer le niveau des pensions." Autant d’arguments qui s’échangent à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux et tendent à faire progressivement glisser l’opinion publique dans le rejet, particulièrement les indécis et/ou ceux qui ont du mal à comprendre la finalité exacte du projet ou qui se sentent déjà fragilisés.

Démasqué par ces comparateurs en ligne convergents, le gouvernement morigène. 
Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer s’indigne : "C’est totalement faux. Ces simulateurs n’ont aucun fondement: ils simulent des choses qui ne sont pas encore décidées" !. Du côté de Matignon, c’est le même embarras: "Ces simulateurs, c’est n’importe quoi, tous les paramètres ne sont pas connus. Or, il y a un engagement politique ferme. Il y aura des revalorisations de salaires. Nous devons combattre les 'fake news' ". Quand on est piégé, on lance des 'ce n'est pas le sujet', "vous ne savez pas de quoi vous parlez" ou des 'pas d'amalgames!'.  

Les simulateurs des syndicaux étaient taxés de partialité. Sophie Binet réplique: "Nous nous basons sur le simulateur du Conseil d’orientation des retraites qui est loin d’être une institution partisane. Et puis, si le gouvernement n’est pas d’accord avec nos simulations, qu’il nous propose les siennes. Nous n’attendons que cela ! En fait, aujourd’hui tout le monde reconnaît que sans financement supplémentaire, les pensions vont baisser. Simplement le gouvernement refuse d’en débattre". 

Thomas Piketty démonte le projet Macron, mais fait des propositions 
Cet économiste explique ainsi que le principe "un euro cotisé donne droit à un euro de retraite" n’est en rien équitable, et pointe le faible taux de cotisation des hauts salaires. "Ce sujet des retraites illustre le fait qu’il y a toujours des alternatives. Il y a en effet plein de façons de faire un régime universel, car une fois qu’on a dit qu’on veut faire les mêmes règles pour tout le monde, en fait on n’a rien dit. Quelles sont ces règles communes ? Au départ, le gouvernement actuel s’est abrité derrière un principe de justice qu’il voulait infaillible : c’était le "un euro cotisé donne droit à un euro de retraite", quel que soit le régime et quel que soit le niveau de salaire. Sauf que ce soi-disant principe de justice revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent dans la vie active et à les reproduire à l’identique pendant toute la période de retraite et jusqu’à l’âge de la grande dépendance, où chacun doit essayer de trouver une solution pour finir sa vie. 
Résultat de recherche d'images pour "simulateur de retraites""Si on appliquait de manière absolue ce "un euro de retraite pour un euro cotisé", quelles que soient les disparités salariales entre quelqu’un qui a une carrière émiettée et les rémunérations les plus hautes, ce serait vraiment marche ou crève à la retraite jusqu’à la mort. Le gouvernement prétend y rajouter de la solidarité en y consacrant un quart du budget, comme dans le régime précédent. Sauf que ce chiffre magique, comme tous les chiffres, est une construction qui, en l’occurrence, est particulièrement bancale. Ce chiffre ne prend pas en compte les inégalités sociales d’espérance de vie. C’est-à-dire que pour un salarié modeste qui ne pourra profiter que dix ans de sa retraite, une bonne part de ses cotisations vont servir à payer la super-retraite d’un cadre pendant vingt ans. Ce transfert de solidarité n’est pas comptabilisé comme tel. Alors oui, il y a des bonifications pour les interruptions de carrière et un petit geste sur la retraite minimale à 85 % du smic, mais ce n’est pas à la hauteur. 

"Dans cette réforme, on a par ailleurs très peu parlé du système de financement qui est derrière. Un truc énorme, c’est que le gouvernement propose un taux global de cotisation de 28 % jusqu’à 120.000 euros de salaire annuel, mais ensuite ça plonge d’un seul coup à 2,8 % ! Par rapport au système actuel, c’est une énorme baisse de cotisation pour les salaires entre 120.000 et 250.000 euros. C’est le nouveau "super Macron des riches". On en a très peu parlé pour l’instant mais je pense que lorsqu’on va entrer dans les détails de la réforme et que le truc va sortir, ça va être ingérable. Il faut vraiment que le gouvernement trouve quelque chose pour faire contribuer davantage les salaires les plus élevés.

"A mon sens, le débat public s’est pour l’instant trop focalisé sur : universel ou pas universel. Or, on voit bien que derrière, il y a de vrais sujets politiques à côté desquels il ne faut pas passer. Un système universel, pour des gens qui auront cotisé dans le privé, dans le public et comme auto-entrepreneur, en France et à l’étranger, c’est évidemment une bonne chose. Mais au-delà du slogan, ça mérite un grand débat citoyen. D’autant qu’on a un gouvernement qui a un sérieux problème avec les notions de justice sociale et de répartition, et qui a quand même un lourd passif en termes de fric dépensé en début de mandat pour servir les 1 % les plus riches. Entre la suppression de l’ISF et l’instauration de la flat tax sur les dividendes et les intérêts, ça fait quand même six milliards par an de perdus, trente milliards sur le quinquennat ! Difficile après d’être crédible quand on parle de justice sociale."


lundi 2 septembre 2019

Assurance scolaire - Attention, parents d'élèves, la MAE ne vous apporte pas forcément un plus

Le démarchage de la MAE à la télévision est une arnaque

Résultat de recherche d'images pour "MAE"
La première fois n'est
pas toujours
un succès
La MAE a déjà commencé sa campagne en direction des parents d'élèves, mais l'assurance scolaire que cette mutuelle propose au forcing en milieu scolaire
et spécialement auprès des nouveaux parents stressés à l'entrée de leurs jeunes enfants, n'apporte probablement aucune garantie supplémentaire. 
Ce serait une escroquerie de vous faire croire le contraire.

Les parents pensent que deux précautions valent mieux qu'une et pensent acheter leur tranquillité d'esprit en souscrivant cette assurance, en particulier
à l'instigation des enseignants du primaire, qui ont 'conscience' d'accomplir leur mission en faveur, non point des enfants, mais de...leur syndicat. Car tout est noyauté et militant !

Une assurance est certes exigible par le chef d'établissement pour les activités et sorties facultatives (ex: classe de neige), mais elle ne l'est déjà plus dès lors qu'il s'agit d'activités obligatoires à l'intérieur de l'école (ex: éducation physique) pour les dommages subis et causés par votre enfant.

Une assurance complémentaire -du type MAE- n'est pas indispensable, puisque vos enfants sont déjà couverts par vos contrats de parent(s) en dehors de l'établissement scolaire (ex: activité scolaire facultative hors de l'école ou trajet sur le chemin de l'école).

Dès l'instant que vous avez une assurance responsabilité civile familiale, sans doute incluse dans votre contrat multirisque habitation et d'une "individuelle accidents"pour votre enfant, voire la famille entière, les dommages causés à d'autres par votre enfant sont couverts par votre assurance familiale. Vérifiez simplement que cette assurance protège effectivement votre enfant au cas où il se blesse -ce qui est assez évident-, mais qu'elle complète aussi les remboursements versés par la Sécurité Sociale.

Une assurance scolaire MAE, par exemple, n'est pas chère, mais fait certainement double emploi. 
Vous ne serez pas mieux couvert, ni indemnisé mieux, si vous souscrivez deux fois pour le même risque.L'ARS ne prévoit d'ailleurs pas de financer la souscription à la MAE... Pas encore !
En période de dépenses scolaires lourdes, n'avez-vous pas un usage plus utile de vos deniers?

jeudi 7 février 2019

Le remboursement de 70 euros pour l'achat d'un appareil Samsung : promesse frauduleuse et arnaque ?

Le géant coréen est bon marketeur, mais mauvais payeur

Ce remboursement à l'achat se mérite...
Voici l'offre:
Résultat de recherche d'images pour "samsung 70 euros remboursés s9"
Arrivent aussitôt les difficultés.
Il faut d'abord décrypter les exigences du constructeur. Elles sont plurielles et rédigées en petits caractères... Il vous faudra commencer par agrandir le texte.

Ensuite, rassembler les documents peut prendre une demi-journée, car leur dénomination ne renvoie pas clairement à des pièces nommées à l'identique. Il vous faudra apprécier les synonymes et les équivalences et faire preuve d'un minimum de familiarité avec le langage utilisé.

Puis surgit le problème de la taille des pièces exigées. Un savoir-faire internet certain est nécessaire pour accéder aux mises à disposition parfois enfouies dans le site de l'hébergeur. Les documents fournis (et ils sont plusieurs) sortent à l'imprimante dans un format qu'il vous faudra retravailler. Savoir scanner est aussi un plus...

Plusieurs codes sont nécessaires. Chacun porte un nom ésotérique et comporte un nombre précis de chiffres. 
L'un d'eux est fixé à l'emballage et il vous faudra découper la belle boîte en carton épais, car l'étiquette ne se décolle pas facilement: elle est faite pour durer plus longtemps que l'appareil...
A noter que la photocopie est interdite et que votre boîte est détruite.

Enfin, vous constatez que
votre vendeur ne vous a pas remis toutes les pièces réclamées par Samsung. Il vous faut réclamer ce que le fournisseur d'accès a omis de vous livrer.

Une promesse de remboursement que Samsung ne tient pas

Vous avez toute chance d'échouer à l'une des épreuves.
Bien que les documents requis recoupent plusieurs fois les mêmes informations, telles que l'identité et l'adresse du vendeur (web ou commerçant), une seule information manque - ou ne provient pas du support exigé - et votre demande est rejetée.

Le parcours du combattant que Samsung vous impose tend à votre élimination.
Résultat de recherche d'images pour "samsung 70 euros remboursés s9"
Envolés, les 70 euros !
Le contrat a tout prévu pour que vous n'ayez aucun recours.

Vous êtes averti par texto du rejet de votre demande.
C'est une "circulaire" déshumanisée adressée à "Cher client, chère cliente", sans nom : votre personne n'existe déjà plus pour ce géant coréen...
Le texto vous est adressé à la date exacte de votre demande, 30 jours plus tôt, jour pour jour: c'était donc programmé ?

La mauvaise foi des motifs
Vous remarquerez que les motifs du rejet sont généraux, mais vous vérifierez néanmoins que votre double du dossier corrobore les reproches qui lui sont faits.
Surprise! Rien de tel... Les griefs énoncés peuvent s'appliquer à tous, mais ne peuvent être retenus contre vous en particulier. Bons codes (avec le bon nombre de chiffres, etc), pièces officielles du fournisseur, respect de la date limite de dépôt de la demande, etc

Le texto vous rappelle que vous avez signé un contrat en votre défaveur.
Il est stipulé que toute pièce manquante entraîne la perte de recevabilité de la demande de remboursement : aucune pièce ne peut être ajoutée au dossier, aucune réclamation n'est recevable.

Si le dossier est irréprochable mais rejeté, c'est de l'arnaque.
Il faut que ça se sache.
Je vous invite à laisser un commentaire, favorable ou non, indiquant quelle est votre expérience personnelle. Merci.



mercredi 24 octobre 2018

Hausse du carburant: Royal est "malhonnête", estime Le Maire

Royal est-elle amnésique ?

Ségolène Royal "est malhonnête" par rapport à ses engagements passés et face aux défis climatiques



Ségolène Royal est malhonnête par rapport aux défis climatiques, parce qu'elle sait - elle est l'une des mieux placées pour le savoir - que, aujourd'hui, il y a urgence (...) à aller vers une économie plus respectueuse de la planète", a riposté mercredi sur RTL le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, piqué au vif par les  critiques de l'ancienne ministre de l'Environnement sur la flambée des prix des carburants. 
Royal a dénoncé lundi la fiscalité sur le carburant, affirmant que Bruno Le Maire "cherche à justifier un matraquage fiscal par l'écologie", ce qui "n'est pas honnête".Elle a accusé Bruno Le Maire d'avoir "cassé tous les leviers positifs de l'écologie positive", citant les "10.000 euros pour l'achat de la voiture électrique" et "le crédit d'impôt transition énergétique".
Elle "a été malhonnête par rapport à ses engagements passés"

Résultat de recherche d'images pour "taxe carbone Royal""Et ça, pour un responsable politique, je trouve que c'est toujours dommage", a déclaré Le Maire, rappelant que, sous le quinquennat de François Hollande, sa ministre de l'Environnement avait également mis en place des taxes en faveur de la transition écologique.

"Elle devrait être fière d'avoir mis en place une taxe sur le carbone dont dépend l'avenir de notre planète", a ironisé le ministre.

Le porte-parole du gouvernement s'en était mêlé
Benjamin Griveaux avait rappelé mardi que la hausse du prix du gazole fait partie du programme de campagne d'Emmanuel Macron.

Le Maire s'est fait à son tour tacler par le PS

Le chef du PS Olivier Faure a aussi dénoncé "une arnaque", soulignant que "sur cinq ans, le gouvernement a prévu de prélever 55 milliards d'euros" dont "seulement 10 petits milliards" vont finalement financer la transition énergétique. 

mercredi 19 avril 2017

Le Guen avait dénoncé l'illusion Macron

La candidature de Macron est aussitôt apparue comme une imposture dans le milieu socialiste

La candidature d'Emmanuel Macron à la présidence de la République est "celle d'une illusion",

a estimé le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. 

Attendue début décembre, l'officialisation est arrivée prématurément : une "éjaculation précoce" d'un trentenaire impatient, dirait le petit candidat Cheminade. A la veille du dernier débat télévisé pour la primaire de la droite et du centre, l'ancien ministre de l'Économie Emmanuel Macron a ainsi présenté sa candidature à l'élection présidentielle. Et si le fondateur du mouvement En Marche ! a présenté sa décision comme "mûrement réfléchie" et "irrévocable", elle n'a visiblement pas fait l'unanimité dans la classe politique. 

Invité de RTL, jeudi 17 novembre 2017, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen s'est fait l'écho d'une réaction plutôt négative. Dans un français confus trahissant malaise et colère à la fois, Le Guen a exprimé l'avis général au Parti socialiste: "Je crois que sa candidature, là, est celle d'un moment, celle d'une illusion qui est qu'on peut faire le dépassement de la gauche et de la droite [...] en faisant abstraction de la gauche et de la droite. Je ne crois pas que ce soit possible". 

Dans cette candidature hors système, 
Le Guen entrevoyait la crainte du PS qu'"il y a toujours la tentation d'aller chercher ailleurs". "A chaque élection présidentielle [...] quand il n'y a pas encore l'offre politique de la droite, l'offre politique de la gauche et, ce qui est nouveau aujourd'hui, l'offre politique de l'extrême droite", a-t-il tenté de décrypter, malgré son désarroi face à une candidature alternative au vainqueur de la primaire socialiste. Et encore ne savait-il pas encore que ce serait le Don Quichotte Benoît Hamon chevauchant son "Revenu universel"...  

Macron, "c'est un peu California Dream" 

De par sa position de bébé Hollande, l'ancien ministre ne serait d'ailleurs pas le mieux placé pour agir, observait déjà Le Guen : "Je pense qu'il représente une identité de centre-gauche que je crois fertile quand elle est au service de la gauche toute entière," commentait ce membre des gouvernements Valls, puis Cazeneuve. 

"Quand elle se sépare de la gauche, elle est isolée, elle est marginale et elle n'est pas productive", assénait-il. 

Le secrétaire d'État ajouta enfin qu'à son sens, "Emmanuel Macron c'est un peu California Dream si vous voulez. C'est-à-dire, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. [...] Je crois que ça ne correspond en rien à la situation de notre pays".

Et Le Guen n'imaginait pas encore que ce choix de Hollande pour Bercy serait le favori des sondeurs qui se satisfont du
"flou" caractérisant son "programme". Du loup, Macron n'a que le flou. 

lundi 14 décembre 2015

Régionales: les triangulaires, voire les quadrangulaires, qui ont profité à la gauche

Des régions gagnées par la gauche avec des voix de droite

Des scrutins incertains ont eu lieu dimanche dans huit régions et en Outremer

La Gauche pouvait espérer conserver plusieurs régions non disputées, comme 
en Aquitaine/Limousin-Poitou-Charente.
Afficher l'image d'origine
Le socialiste Alain Rousset comptait paisiblement garder à gauche la région, malgré la forte poussée du Front national (23,2%). Arrivé en tête dans les 12 départements de la Grande Région ALPC et à... Bordeaux, le président sortant de l'Aquitaine a fusionné sa liste avec l'extrême gauche, celle d'EELV (5,6%), qui ne pouvait pas lui assurer un renfort consistant, et celles du Front de Gauche, qui a même manqué la barre des 5% au premier tour. Les apports de la gauche extrême n'étaient pas décisifs. En revanche, la complicité passive d'Alain Juppé (LR), maire de Bordeaux, et de François Bayrou (MoDem), maire de Pau, qui n'ont pas pesé, n'a laissé aucune chance à Virginie Calmels, 44 ans, sa première adjointe et candidate de l'Union de la droite et du centre: ancienne dirigeante d'Endemol ou de Numéricable et novice en politique, elle a obtenu 27,2% des voix au premier tour contre seulement 34,06% au second tour. Rousset est passé de 30% à 44,3%, grâce à l'extrême gauche et aux abstentionnistes ?
Et quand Bartolone se fait étendre, après avoir discriminé 
la "race blanche" et stigmatisé la "danse du ventre" des femmes,
qu'est-ce qu'on fait, on le garde ?
Une faible progression entre les deux tours qui interpelle, quand le socialiste fait 44,27%. Des voix de Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT ont-elles assuré la victoire de la gauche ? Isabelle Balkany pointe d'ailleurs Alain Juppé qu'elle associe à la défaite de sa protégée. Il dit d'ailleurs sont intention de récompenser sa candidate de son sacrifice. Pour donner le change elle a dénoncé la... "politique politicienne".
En Auvergne-Rhône-Alpes, le duel était serré entre Wauquiez (LR) et Queyranne (PS): un dernier sondage donnait une avance si légère au candidat de la droite, Laurent Wauquiez, sur son adversaire socialiste avec 38% et 37% d'intentions de vote qu'elle n'était pas significative, mais loin devant le candidat FN, Philippe Boudot, également présent au second tour, crédité d'environ 25%.
Arrivé largement en tête au premier tour, avec 31,7% des voix, Laurent Wauquiez (LR-UDI-MoDem) ne disposait pas d'une grande réserve de voix. Devancé dimanche 6 décembre, avec 23,9%, Jean-Jack Queyranne a rallié pour sa part les listes PCF (5,39%) et EELV-PG (6,9%) dans la semaine et lancé un appel aux électeurs centristes. Un scénario à l'identique de l'Aquitaine, mais une issue inverse le 13 décembre qui relance les soupçons.

En Centre-Val-de-Loire, le second tour était également ouvert entre les listes de droite et de gauche et celles du FN menée par Philippe Loiseau, sortie en tête avec 30,49% au 1er tour.
Arrivée en troisième position avec 24,31%, la liste PS-PRG était cependant arithmétiquement en position de l'emporter,
si  un bon report des électeurs qui ont porté leur voix sur les listes d'EELV-Nouvelle Donne (6,6%) et du Front de gauche (4,59%) avait suffi, après accord de la dernière heure entre ces trois formations.
Menée par Philippe Vigier (UDI) épaulé par Guillaume Peltier (LR), la liste de la droite et du centre (26,25% au premier tour) ne dispose pas des mêmes réserves de voix et devait compter sur un sursaut de participation pour espérer l'emporter.

Or, François Bonneau, PS-PRG, qui avait reçu le surnom de 'Monsieur 7 %' aux élections régionales de 2010 au vu de d'un sondage de notoriété, a pourtant réuni 35,43 % des voix avec sa liste d’union de gauche, dimanche 13 décembre.

Et miracle, le 'révérend Bonneau' devance d'un point la liste d’union de droite de Philippe Vigier (34,58 % des voix) et la liste FN de Philippe Loiseau (30 %), mais gagne . Les abstentionnistes repentis commence à avoir bon dos, car il prend plus de 9 points entre les deux tours, sans Michel Sapin, ancien député de l’Indre, président démissionnaire de la région qui l’a fait héritier en septembre 2007, sans Marisol Touraine, ancienne députée d’Indre-et-Loire, sans Manuel Valls, qui avait aussi été déclaré indésirable en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Le gouvernement peut se poser des questions sur la validité des sondages de popularité d'après attentats... Les Républicains, l’UDI et le Modem avaient rassemblé 26,25% des suffrages et ne gagnent qu'à peine plus de huit points, malgré le soutien de François Fillon, mercredi...

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
, le FN pose désormais problème.

Ex-secrétaire d'Etat de Manuel Valls, Carole Delga était donnée favorite dans ce territoire fusionné traditionnellement ancré à gauche, même si elle est arrivée deuxième au premier tour (24,41%) face au vice-président du FN? Louis Aliot (31,83%). Faute de réserve de voix, le Perpignanais semblait pas en capacité d' achever la bascule de cette nouvelle grande région qu'il se félicitait d'avoir fait "vaciller" au soir du premier tour. Or, le politologue Dominique Reynié, candidat de la droite qui s'est maintenu malgré sa troisième place (18,84%),  jugé hors course et abandonné de tous, les experts n'avaient pas envisagé que Delga puisse l'emporter en Midi-Pyrénées, mais subir la domination du FN en Languedoc-Roussillon. Lire PaSiDupes sur  le fracture de la super région.

La Normandie
: p'têtre ben qu'oui, 
p'têtre ben que non


Avec un score de 23,52% au premier tour, le président sortant de Haute-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol (PS), pouvait néanmoins compter l'emporter, bien qu'arrivé 3e, du fait du "front anti-FN", d'autant qu'il disposait d'une réserve de voix de 12% cumulées entre le Front de Gauche et EELV au premier tour, soit 35,5%.

Pour amplifier son léger avantage (27,91%) et sauver l'honneur des centristes, Hervé Morin espérait récupérer des voix des abstentionnistes, notamment dans les grandes villes, pour contrer la dynamique du FN.
Alors qu'une première estimation Ipsos-Steria donnait évidemment la gauche en tête en Normandie, c'est finalement Hervé Morin (député UDI) qui l'a méritée. Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur, l'ancien ministre de la Défense obtient 36,4% des voix au second tour des élections régionales, un gain de 6,5 points. Son rival socialiste et président sortant de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol échoue à 36,1%, soit un peu plus de 4.000 voix d'écart de moins d'un point (0,9%) sur l'apport escompté de l'extrême droite. Troisième, le candidat FN Nicolas Bay obtient 27,5% des suffrages.
"J'ai vécu une soirée électorale comme jamais j'en avais vécu", a reconnu l'ancien ministre de la Défense, 54 ans, sur France Bleu. "La mobilisation de l'entre deux tours a rebattu toutes les cartes", a souligné Pascal Buléon, politologue de l'université de Caen, sur France Bleu. "Personne ne triomphe car les deux grands blocs politiques sont rongés par une abstention qui reste forte (?) et par un FN qui reste haut", a ajouté l'universitaire. Sur l'ensemble de la nouvelle région, la participation est passée de 49,95% au premier tour à 59,08% au second (l'abstention nationale au 2e tour des élections régionales est estimée à 41,5%), alors que le bon score du FN au premier tour a surpris.

En Pays de la Loire
, le "Front commun" à gauche a fait face à la droite

Trois listes étaient admises au second tour : celles conduites par Bruno Retailleau (LR - UDI et MoDem), Christophe Clergeau (PS - EELV et Div gauche) et Pascal Gannat (FN). Bruno Retailleau devient le nouveau président de la région des Pays de la Loire avec 42,7% des suffrages exprimés.

Mais les candidats du PS et EELV (7,82%) ont fusionné leurs listes pour "faire front commun" tant face au FN qu'à la droite. Un accord conclu malgré les profondes divergences sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, voulu par le PS et notamment Jean-Marc Ayrault, l'ancien premier ministre, mais combattu par EELV. Ils devaient également rallier une partie des 3,33% de voix de la liste communiste du premier tour, malgré son hostilité nationale à Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie de Manuel Valls.
Au premier tour, la liste de la droite et du centre menée par Bruno Retailleau (LR) a largement devancé avec 33,49% des voix celles du PS et du PRG (25,75%) et du Front national menée par Pascal Gannat (21,35%).
Au final, malgré les compromissions des altermondialistes et des anti-libéraux, la droite a regagné la région: une claque pour Ayrault. Bruno Retailleau a rassemblé 42,70% des voix (+9,2) et 54 sièges, Christophe Clergeau 37,56% (soit +12 points) et 26 sièges, et Pascal Gannat 19,74% (en baisse de 1,6 points) et 13 sièges. Les voix perdues au second tour par le FN semblent bien s'être reportées sur la gauche...

Quatre régions outre-mer, dont deux deviennent des collectivités uniques

Martinique
La fusion de la liste indépendantiste du député Alfred Marie-Jeanne (MIM, 30,28% de voix) et de celle de droite menée par Yan Monplaisir (LR, 14,32%) pouvait désorienter les électeurs. La tête de liste était le député (GDR) Marie-Jeanne, et visait à déboulonner Serge Letchimy, président du Conseil régional sortant et député (apparenté PS), qui ambitionnait avec son statut de favori (38,96%) de prendre la tête de la nouvelle collectivité territoriale: S. Letchimy avait en effet battu A. Marie-Jeanne en 2010.
Alfred Marie-Jeanne a pris sa revanche, remportant sans conteste (54,1%) le second tour contre Serge Letchimy (45,8%).

Guadeloupe
L'ancien ministre Victorin Lurel (PS, soumis à l'impôt sur la fortune, ISF), président  sortant de région et candidat à un troisième mandat, a fait un petit premier tour prémonitoire en arrivant second (41,09%) derrière son rival Ary Chalus (DVG, 43,55%). Le député Chalus est à la tête d'une liste "anti-Lurel" d'ouverture qui compte en numéro 2 l'ancienne ministre UMP des outre-mer Marie-Luce Penchard. Sa liste a reçu le soutien de Laurent Bernier, le candidat LR qui n'avait pas passé la barre des 5%. Dans le camp Lurel, qui était distancé dans plusieurs villes au premier tour, on a "labouré le terrain" pour mobiliser les abstentionnistes (près de 53%).
La Guadeloupe échappe à l'ancien ministre de Hollande, Victorin Lurel, nettement battu par 42,48% de voix contre 57,52% pour son rival DVG Ary Chalus.

Guyane
La liste Guyane Rassemblement conduite par le président du Conseil régional sortant Rodolphe Alexandre, 62 ans, remporte largement (55%) l'élection à la collectivité territoriale de Guyane (CTG), l'assemblée unique qui va fusionner région et département. La liste conduite par son homologue du Conseil général, Alain Tien-Liong (DVG), a totalisé 45,49% des voix, dix points derrière.
Arrivé de peu en tête du premier tour, le centriste Hervé Morin (27,91%) a eu fort à faire pour conquérir une Normandie unifiée dans une triangulaire très incertaine, talonné par le secrétaire général du FN Nicolas Bay (27,71%) et un PS qui n'a pas dévissé (23,52%).
Le président sortant du Conseil régional, Rodolphe Alexandre (DVG), fort de ses 42,35% des voix un premier tour, partait favori pour l'élection de la nouvelle collectivité unique de Guyane qui fusionnera département et région.


Son rival et homologue du département, Alain Tien-Liong (DVG, 30,24%), entendait relever un défi difficile, avec des soutiens aussi divers que la maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth (DVG, ancienne proche d'Alexandre) ou le maire de Saint-Laurent du Maroni et ancien ministre UMP Léon Bertrand.

La Réunion
Les listes de la gauche et du centre (MoDem) se sont unies au terme de longues tractations pour tenter d'arracher la plus importante région ultramarine à Didier Robert, candidat (LR) à la tête d'une union de la droite et du centre (UDI), arrivé largement en tête avec 40,36% des voix au premier tour.
Personnalité préférée des Réunionnais, la députée Huguette Bello (DVG) a mené cette liste inédite, en tandem avec  le député-maire et hommes d'affaires Thierry Robert (MoDem) et des candidats issus de la liste du socialiste Patrick Lebreton, sans être assurée de convaincre les électeurs de cette alliance.
Au final, la liste du président sortant du Conseil régional de La Réunion Didier Robert (LR) remporte les élections régionales avec 52,69% des suffrages exprimés dimanche 13 décembre, devant la liste de la gauche et du MoDem de François Bayrou, 47,31%.