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samedi 7 septembre 2019

Wargon, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, flashée à 150 au lieu de 110 km/h

La collaboratrice d'Elisabeth Borne  néglige son empreinte carbone: 
responsable et respectueux?

En plein pic de pollution, son excès de vitesse passe mal

Les limitations de vitesse en France
Fixée à 130,
la vitesse sur l'autoroute était limitée à 110 km/h, suite à un pic de pollution, pour réduire les émissions ce CO2 et de particules fines, ce qui n'a pas empêché Emmanuelle Wargon, de rouler à quelque 150 km/h en février dernier sur l'autoroute A1, appelée "autoroute du Nord" ou "autoroute Paris-Lille". Mais la secrétaire d'Etat à la Transition écologique - ex-conseillère technique auprès de Bernard Kouchner, ministre délégué à la Santé en 2001 - , n'a que faire de la réglementation faite pour les chiens et "les gens qui ne sont rien": cynique et méprisant ! La secrétaire d'Etat rentrait d'un déplacement à Cambrai, dans le Nord, par l'A1, alors limitée à 110 km/h par la préfecture.

Quand les Français ont un rendez-vous urgent, ils partent plus tôt...
Limitation de vitesse lors d’un pic de pollution de l’air à Lille, en décembre 2016.
Les chauffeurs de ministres ne lisent pas les avertissements lumineux 
Emmanuelle Wargon a une bonne excuse ou deux : elle n'était pas elle-même au volant et c'est pour respecter son agenda que le chauffeur a dépassé la limite autorisée. Le cabinet de la sous-ministre justifie ce dépassement : "Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant [au ministère de l'Ecologie, cette ex-directrice de la communication et des affaires publiques" chez Danone  - dont le slogan (mensonger ?) est 'Danone, One Planet, One Health' - n'était pas au courant !]. C'est une erreur de notre part [...] Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda, mais ce n'est de toute façon pas une excuse [...] elle redoublerait de vigilance pour que cela ne se reproduise plus".

Excès de vitesse, amende et tarifFille de Lionel Stoléru, secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés (1978-1981), sous la présidence Giscard d'Estaing, le cabinet de l'auxiliaire de Macron - qui est allé la chercher chez Danone - a certifié que l'amende dont Emmanuelle Wargon a écopée sera réglée dans les plus brefs délais.  
Sur les frais généraux du ministère de la transition écologique et... solidaire? Une double peine pour le contribuable, clairement plus  "solidaire" que la sous-fifre au ministère du même nom...
L'entourage de l'adjointe à E. Borne ne mentionne aucun retrait de points (4) et ne précise pas le montant de l'amende (AF : 135€ - AMin : 90€ - AMaj : 375€ - AMax : 750€)... 
Les Français doivent-ils s'ouvrir une cagnotte en ligne ?

mercredi 24 juillet 2019

Schiappa n'est pas Rugy : elle marche "à la nouille instantanée" !

La "mère la vertu" raconte qu'elle mange des "nouilles instantanées" en "dîner de travail"

La France est pliée en deux, mais les producteurs de pâtes menacent de porter plainte contre Schiappa !

Soi-disant blanchi, mais en interne, par le gouvernement et les députés de la majorité, puisque le Paquet laisse filer les affaires,
Rugy dénonce le pluralisme de la presse. 
Le n°2 déchu du gouvernement  pointe en effet le "journalisme de diffamation" pratiqué par Mediapart, mais l'ex-collègue du ministre d'Etat démissionné par l'Elysée juge qu’ "on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre".

Dans les deux camps, l’heure est à la contre-attaque. 
Politiquement blanchi par ses semblables - l'Assemblée qu'il a présidée et le gouvernement auquel il a appartenu - le ministre poussé à la démission  tente désormais de blanchir son honneur souillé et se dit déterminé à prendre sa revanche sur ceux qui ont précipité sa chute. 

Rugy ne considère-t-il donc pas que les conclusions des deux enquêtes portant sur "les affaires Rugy" sont crédibles?   
Accueilli dès mardi sur le service public au 20h00 de France 2, l’écologiste déchu s'en est violemment pris (pléonasme usuel dans les media) au "journalisme de diffamation", soutenant qu' "il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire Rugy. Et aujourd’hui, en revanche, c’est sûr, il y aura une affaire Mediapart". 

Mais tous les membres du gouvernement ne partagent pas ce satisfecit de leur ancien collègue.
Il ne suffisait pas que Rugy assurât qu'il est allergique aux crustacés, cas unique sur la planète entière, il a éprouvé le besoin d'ajouter qu'il "déteste le caviar" : parce que russe ?
VOIR et ENTENDRE Rugy sur BFMTV vendredi 12 juillet niant son train de vie fastueux dénoncé par l'opinion. "Je déteste le caviar" :  Rugy aux abois se défend comme il peut  (pub imposéee !):

Celle qui arbore au gouvernement des anneaux en soutien à la "romanichelle de l'ENA", Nathalie Loiseau, s'est démarquée de l'aristocratie au pouvoir.

Mercredi, au micro de RTL, Marlène Schiappa s’est désolidarisée de l’ex-ministre. "Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition", a commenté la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les genres en tous genres. "Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle insisté.

Sur la question de la transparence, la commère du gouvernement qui se prend pour son porte-parole a eu le sentiment que la vie des membres du gouvernement "fait l’objet de beaucoup de mythes". Mais elle ne pensait pas à leur compétence proportionnelle à leur aplomb. 

Elle a tenu à s'épancher, se confiant sur son propre mode de vie, pensant que sa parole peut éloigner les clichés véhiculés par ces affaires. "La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché." 
Dommage que la star du parler sans réfléchir fasse la contre-publicité du commerce de proximité...

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Caméra cachée au sous-ministère des genres
Et la blogueuse de poursuivre sur sa vie personnelle, bien qu'elle n'intéresse que les lectrices de Gala et Voici des salles d'attentes de dentistes. "Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€ [aimable allusion à la dépense de 17.000 euros d'argent public consacrée au dressing de la paire Rugy-Servat à l'Assemblée], que j’ai payé moi-même"... 
Image illustrative de l’article Nouilles instantanées
Autre maladresse de Madame Bonino: ce mobilier est fabriqué par une entreprise suédoise qui ne fait pas partie de la zone euro et dont le siège social se trouve aux Pays-Bas, royaume de l’optimisation fiscale...

Affirmant "en même temps" qu’elle ne porte "aucun jugement" sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: "Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser". 
Que ceux et celles qui veulent ouvrir une "cagnotte" de soutien à Schiappa lèvent la main...

VOIR et ENTENDRE
une séance de travail au sous-secrétariat de Miss Marlène Noodles :


 

samedi 15 juin 2019

Discours de politique générale : les Français ne marchent pas...

L’exécutif peine à se rendre crédible

Les Français ne sont pas convaincus d'un possible changement de style et de méthode 

Résultat de recherche d'images pour "fusible Matignon"
Suite au discours de politique générale de Philippe devant l’Assemblée Nationale, le 12 juin, et aux récentes interventions de Macron, 80% estiment qu'ils ne sont pas capables d'un changement de style et de méthode pour l'Acte 2 du quinquennat en cours (+4 par rapport au 26 avril, au lendemain de l’intervention télévisée du président), selon l'enquête Elabe du 14 juin. A l’inverse, seuls 19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode. Par rapport au 14 janvier 2019, après l’annonce du "grand" débat national, ce taux est même inférieur de ...13 points.

D’un point de vue politique, ce changement de politique et de style annoncé par l’exécutif ne convainc qu’une minorité auprès de l’ensemble des électorats, y compris auprès des électeurs de Macron : seuls 41% croient en un changement de style.

La crédibilité des baisses d’impôts progresse, mais reste minoritaire

Alors que, mercredi dernier, le premier Ministre a annoncé sa volonté de baisser le taux d’imposition des deux premières tranches, 58% des Français jugent que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, 42% estiment qu’elle l'est.
A noter que la crédibilité d’une baisse d’impôt, bien que minoritaire dans l’opinion publique, serait en hausse progressive depuis plusieurs mois : 26% jugeaient crédible la baisse d’impôts de 6 milliards annoncée par Macron fin septembre 2018, 29% l’annonce par Edouard Philippe de baisse d’impôts à la restitution du grand débat national, et 37% lors de l’intervention d’Emmanuel Macron fin avril 2019.

A cette date, l’annonce de la baisse d’impôt sur le revenu apparaît crédible à 73% des électeurs LREM et 52% des LR. 
En revanche, 73% des électeurs de Marine Le Pen et 68% de ceux de Jean-Luc Mélenchon affirment ne pas y croire.

Le tournant écologique : les Français ne le jugent pas crédible.

Après que le premier Ministre a annoncé que "les douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique", 70% des Français estiment que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, seuls 29% estiment qu’elle l’est.

Cette annonce n’apparaît pas crédible auprès d’une majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (84%), de Marine Le Pen (84%) et de LR (61%). Si une majorité apparaît convaincue auprès des électeurs de Macron au 1er tour de l’élection présidentielle, ce taux n’est que de 58%.

Politique de l’exécutif : si près d’un Français sur deux estime que les promesses de campagne sont tenues, l’efficacité de la politique du gouvernement reste jugée très négativement

46% des Français estiment que la politique menée depuis le début du quinquennat est conforme aux engagements de campagne, un chiffre en nette hausse (+8) par rapport à début mai.

En revanche, elle est jugée inefficace pour réduire les inégalités entre territoires (79%), pour réduire le déficit public (78%), injuste (78%, +5) et inefficace pour améliorer le pouvoir d’achat (77%).

71% (stable) estiment également qu’elle ne permet pas d’améliorer la situation du pays et 66% (-1) qu’elle est inefficace pour relancer l’économie.
La hausse du jugement concernant les promesses de campagne est attribuée une progression de 19 points auprès des électeurs de LR, à 65%.

Si l’électorat macronien dresse un bilan plus positif, il reste néanmoins en majorité négatif sur les sujets essentiels
de justice fiscale (52% de 'non'), 
de réduction du déficit public (54% de 'non'), 
de réduction des inégalités entre territoires (60%) 
et est divisé sur l’amélioration du pouvoir d’achat (51% de 'non', 48% de 'oui').
Ne parlons donc pas de croissance...

PMA : une majorité de Français favorable à son élargissement aux femmes seules et aux couples de femmes

Suite à l’intervention de l’Edouard annonçant l’examen à l’Assemblée Nationale en septembre de l’élargissement de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, 53% des Français affirment y être favorables, dont 23% très favorable. A l’inverse, 30% y sont opposés, dont 15% très opposés. 17% déclarent y être ni favorable ni opposé.

Logiquement, les femmes apparaissent nettement plus favorables que les hommes (58% pour les femmes contre 47% pour les hommes) à sa mise en place. D’un point de vue de l’âge, le taux d’approbation est relativement homogène, l’unique différence se situant dans une plus grande indifférence ou indécision chez les plus jeunes (environ 20%), alors que les plus âgés s’y opposent légèrement plus (environ 30%).

D’un point de vue politique, environ deux tiers des électeurs de gauche Jean-Luc Mélenchon (62%), de Benoît Hamon (73%) et d’Emmanuel Macron (63%) y sont favorables. En revanche, auprès des électeurs de LR, l’élargissement de la PMA à toutes les femmes recueille une opposition majoritaire (50%, contre 37% favorables).

Les électeurs de Marine le Pen sont plutôt favorables mais assez divisés : 45% y sont favorables, 32% opposés et 23% ni favorables, ni opposés.

Répartition des rôles au sein de l’exécutif

Un Français sur deux estiment que la répartition actuelle est bonne, mais seulement 32% (+10) souhaiteraient qu’Edouard Philippe ait un rôle plus important.

Invités à se prononcer sur la répartition des rôles entre l'Elysée et Matignon, une majorité relative (48%, -13 par rapport à janvier 2018) estime que la répartition actuelle des rôles est la bonne.

En revanche, 32% (+10) pensent que Philippe devrait avoir un rôle plus important, ce qui interroge sur la cohérence de cette opinion au regard de ce l'image qu'il donne de lui, ci-dessous, et que Macron devrait être plus en retrait, un niveau en nette hausse par rapport à janvier 2018. Enfin, seulement 18% (+3) jugent que Macron devrait avoir un rôle plus important.

Si 61% des électeurs de Macron au 1er tour jugent que la répartition actuelle est la bonne, ce taux est en baisse de 22 points, au détriment d’un souhait croissant que l’Edouard ait un rôle plus important (28%, +22).
Les autres principaux électorats sont plus nuancés, même si une majorité relative fait le constat d’une bonne répartition. Cependant, le souhait d’un rôle plus important de Matignon progresse auprès de tous les électorats.

Edouard Philippe : une image qui s’est durcie et dégradée en un an et demi

Par rapport à la mesure réalisée les 23 et 24 janvier 2018, l’image du Premier Ministre s’est nettement dégradée.
Alors que le dynamisme et la volonté de vraiment changer les choses étaient les qualificatifs les plus attribués il y a un an et demi, ils le sont aujourd’hui nettement moins : -13 points pour le dynamisme (46%) et -10 points pour la volonté de vraiment changer les choses (46%).

Edouard Philippe est aujourd’hui d’abord jugé autoritaire [borné?] par 56% des Français (+2) et inquiète un Français sur deux (50%, +4). 50% lui accordent un certain courage.

Il n’est jugé honnête et sympathique plus que par 42% (-12) et 39% (-13) des Français.

Sa capacité à réformer le pays est en nette baisse aux yeux des Français (-12) à 36%, alors que moins d’un tiers (31%) estiment qu’il obtient des résultats.

Enfin, seuls 26% lui attribuent une certaine proximité, en baisse de 9 points en un an et demi.

En comparaison avec Emmanuel Macron (mesure du 30 janvier 2019), Philippe possède quelque avantages comparatifs, notamment sur ses qualités humaines : il est jugé nettement moins autoritaire (56% contre 78%), plus honnête (42% contre 35%), sympathique (39% contre 35%) et proche (26% contre 19%).
En revanche, il est jugé nettement moins dynamique que le Président de la République (46% contre 70%) et légèrement moins en capacité de réformer le pays (36% contre 43%).

En un an et demi, son image politique s'est dégradée très nettement auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen (15 à 20 points de moins selon les qualificatifs).
Auprès des électeurs de Les Républicains, l’image du locataire de Matignon est en baisse d’une dizaine de points mais reste assez positive (scores supérieurs à 50%), hormis sur sa proximité et sa capacité à obtenir des résultats.
Auprès des électeurs de Macron, son image reste bonne et est relativement stable, hormis une baisse d’une dizaine de points sur son dynamisme et sa capacité à réformer le pays. Il est également jugé légèrement moins proche et sympathique auprès de cet électorat.

mardi 11 juin 2019

Le Gendre (61 ans, LREM) moque "l'écologie à la papa" de Jadot (51 ans, EELV)

"L'accélération de la transition écologique" est "quelque chose de fondamental" - mais tardif - pour la majorité, selon Le Gendre (LREM)

Yannick Jadot avait raillé l'intérêt soudain de la majorité pour l'écologie

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Les projets de Macron, plus verts que vert 
La tête de liste EELV pour les européennes a jugé jeudi "pas sérieux" le positionnement de la liste LREM et d'Emmanuel Macron sur l'écologie, évoquant les  oublis" en permanence" du sujet, lors des "conférences de presse" du chef de l'Etat, mais ses récentes "promesses" pour ce scrutin du 26 mai.

La liste des euro-députés macroniens diffusée mercredi place la transition écologique en première position de ses propositions, en particulier investir "au moins 1.000 milliards dans la transition écologique" et créer une Banque du climat pour orienter l'épargne européenne vers la croissance verte.

Interrogé sur France Bleu Nord pour savoir si la liste EELV pouvait dire mieux, Y. Jadot a répliqué qu'"il ne s'agit pas d'une compétition de promesses". "Ce qui est toujours un peu désagréable avec le président Macron et la majorité quand il s'agit d'écologie, c'est que, dans ses conférences de presse, il oublie en permanence l'écologie, mais dès qu'il s'agit de faire campagne, de promettre, là, il veut en mettre plein les murs", a-t-il observé.
"C'est pas sérieux (...), c'est pas responsable et c'est même coupable, alors que l'urgence écologique est aussi importante, que le potentiel de relocalisation de l'économie, de création d'emplois de qualité, sur nos territoires, est aussi immense", a-t-il ajouté.

"Les promesses de Macron (...) c'est de la supercherie ! 
Ils se réclament de l'écologie mais font exactement l'inverse", a aussi répliqué jeudi soir l'eurodéputé et maire de Grande-Synthe Damien Carême, lors d'un point presse en marge d'un meeting à Lille. "Pourquoi sortir du glyphosate en 2022, alors qu'on pourrait prendre une décision nationale tout de suite ? Pourquoi supprimer des trains de fret et remettre 25.000 camions sur les routes, alors qu'on souffre de la pollution ?" a-t-il interrogé, estimant faire partie de la "seule liste vraiment cohérente".

"Les programmes, notamment celui de LREM, (...) c'est une espèce de copier-coller un peu aérien et sans précisions de ce que nous on propose. Mais notre écologie, elle veut mettre fin au système consumériste, productiviste, quand les autres restent dans un débat politique qui est celui de l'ancien système. Ils font de l'écologie un argument de vente" comme "les grandes entreprises qui polluent et font du greenwashing", a aussi tancé la nouvelle eurodéputée Marie Toussaint, juriste trentenaire, cofondatrice de l'association Notre affaire à tous (qui vise à utiliser le droit contre le changement climatique) et à l'origine de la campagne l'Affaire du siècle (une campagne de justice climatique initiée par quatre associations - Fondation pour la nature et l'homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France - le 17 décembre 2018 pour la poursuite en justice de l'Etat accusé d'inaction en matière de lutte contre le réchauffement climatique) .

"On ne peut pas diluer l'écologie dans le modèle en place à l'heure actuelle et ils sont en train de diluer l'écologie, d'y mettre une touche verte, un camaïeu de vert", alors que "nous voulons mettre l'écologie au centre", a fait écho la députée européenne Michèle Rivasi, numéro deux de la liste EELV.

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"Je ne peux pas laisser Yannick Jadot dire ça, s'étrangle l'arrogant patron des députés LREM

"Ca c'est l'écologie à la papa, c'est l'écologie qui recherche avant tout les trophées et les symboles", a réagi le député de Paris dans l'émission "Questions politiques" de France inter/France Télévisions/Le Monde.

Il s'emportait à la suite des propos du dirigeant d'EELV dans le Parisien dimanche affirmant qu'Emmanuel Macron "protège le lobby pétrolier, le nucléaire, les pesticides, les chasseurs...". "Quand on a son âge, qu'on est si jeune, je ne comprends pas que l'on n'arrive pas à s'extraire du vieux monde", avait lancé le leader du parti écologiste, exalté par la troisième place de sa liste à l'élection européenne du 26 mai, avec 13,5% des voix.

"Nous avons une vision très différente de l'écologie, a estimé le sexagénaire. Nous considérons qu'elle doit entraîner une transformation complète du modèle économique, politique et social du pays. C'est une approche globale", a répondu Le Gendre, en termes généraux et flous.
"Les écologistes d'avant ne regardent que le mot écologique. Nous voulons absolument regarder le mot transition, a-t-il poursuivi, sans plus de précisions, faire en sorte que cette transformation se fasse. Ce n'est pas tout tout de suite, mais c'est très vite, très profond et surtout très complet", a-t-il promis avec une belle assurance qui n'engage à rien.

Reconnaissant que la majorité s'est "trompée" sur la hausse de la taxe carbone, un des détonateurs de la crise des "gilets jaunes", Le Gendre a vanté les primes à la conversion mises en place pour acquérir des véhicules plus propres, mais qui ne rencontre pas le succès escompté, notamment du fait des restrictions d'éligibilité et des retards de paiement en série.

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"On fait exploser les compteurs en ce moment, raconte l'ex-journaliste, et contrairement à ce qu'on dit ce ne sont pas les classes aisées qui achètent. C'est à 75% des personnes qui ont à des revenus très modestes. Donc, ce n'est pas une prime pour les riches", a-t-il insisté sur un point qui n'est pas contesté : ce qui l'est c'est le montant insuffisant de la prime et Jadot en demande le doublement.

lundi 11 mars 2019

Grand débat : 4 thèmes n'ont pu être évacués

Le pouvoir macronien devra faire avec, admet Lecornu sur RTL

Le ministre chargé des Collectivités territoriales a eu un premier aperçu des contributions des Français lors du grand débat.

De nouveaux thèmes ont émergé que Macron avait tenté d'écarter.
Le grand débat tire à sa fin, le 15 mars, théoriquement, car Macron veut jouer les prolongations. Ce qui, en même temps, donne un supplément de temps pour traiter les contributions des Français. Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a déjà eu un aperçu des demandes des citoyens. 

D'autorité, l'exécutif avait fixé 4 grands thèmes : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'Etat et des services publics. 

"Quatre autres thèmes ont fait leur apparition", selon Sébastien Lecornu 

Ces thèmes, que Macron avait mis à la porte, sont entrés par la fenêtre et se sont invités, comme Lecornu à RTL. 
"Evidemment, l'emploi et l'économie. C'était assez logique", concède rétrospectivement le ministre. 
"Les questions d'immigration, entendue au sens de l'intégration", a-t-il interprété, renonçant à l'assimilation.
"Le pouvoir d'achat", dont l'affaiblissement, notamment du fait de la taxe gouvernementale sur les carburants, a jeté dans la rue les Gilets jaunes pendant déjà 17 samedi, sans compter quelques dimanches.
Enfin "les questions liées à l'éducation" sont très plébiscitées : "la revalorisation du métier d'enseignant - à la veille de deux scrutins -, la place de l'école, l'accès à l'école dans les milieux ruraux", énumère en termes généraux le visiteur de RTL. 

Malgré l'absence de chiffres précis sur les résultats du grand débat, Sébastien Lecornu arrive néanmoins à dégager de l'écheveau un fil conducteur: "l'accès aux soins", qui s'est imposé en ligne, dans les cahiers de doléances, lors des réunions et des débats entre citoyens et avec les maires.

Lecornu s'est vu imposer ces quatre thèmes dont ne comprend pas qu'ils aient pu être ignorés jusqu'ici. Ce recul de Lecornu et de ses maîtres montre à quel point les maîtres du jeu sont impréparés.   

Le trentenaire n'avait-il pas déjà fait montre d'incompétence et d'un manque grave de discernement
en favorisant l'ancrage de Benalla dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie en 2009 ?

mardi 18 décembre 2018

Ignorant l'entourloupe sur le SMIC, Orphelin (LREM) dénonce les renoncements du gouvernement sur l'écologie

Ce député de la majorité ne mâche pas ses mots contre l'absence de convictions du gouvernement

Matignon annule des mesures censées accompagner la Transition écologique
et pourtant annoncées au début de la crise sociale incarnée par les gilets jaunes
Orphelin de Nicolas Hulot

Le député Matthieu Orphelin a beau faire partie de la majorité, sa parole est libre. A la différence des godillots, il n'hésite pas à critiquer publiquement les choix du gouvernement quand ils desservent la transition écologique. Or, ce proche de Nicolas Hulot n'a visiblement pas apprécié l'abandon des mesures promises par le premier ministre au tout début de la crise sociale incarnée par les gilets jaunes.
Les mesures annoncées en novembre par le gouvernement, dans une première réponse aux gilets jaunes, et auxquelles Matignon avait dit mardi après-midi renoncer en partie, sont finalement toutes maintenues, a annoncé l'entourage du locataire de Matignon, Edouard Philippe.
"Après discussion avec les parlementaires de la majorité [qui ont exprimé leur saturation des incessants changements de position de l'exécutif qui les mettent en porte-à-faux face à leurs électeurs], le gouvernement maintient l'ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre en novembre. L'accompagnement de la transition écologique sera l'un des enjeux clefs du futur grand débat national", a même indiqué cette source.
Interrogé par la presse après le revirement de Matignon, Matthieu Orphelin a salué "une excellente nouvelle, car ce sont des mesures très adaptées pour accompagner les ménages dans la transition énergétique". Et d'ajouter: "C'est très bien que le dialogue entre le gouvernement et les parlementaires de la majorité soit fructueux"...
"Renoncer à des mesures pour accompagner la Transition énergétique, comme la super-prime pour les gros rouleurs, est à mon sens une VRAIE ERREUR". 

"Et inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle. Sans parler de la forme", s'est-il désolé, ce mardi 18 décembre, quelques minutes après l'annonce de l'abandon de ces mesures.


Matignon a en effet annoncé renoncer à une partie des mesures promises par Edouard Philippe mi-novembre au motif que certaines d'entre elles ne s'imposent plus, notamment en raison de l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant.

130 millions d'euros économisés

Dans le budget 2019 en cours d'adoption à l'Assemblée nationale, l'exécutif compte notamment renoncer à l'extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires. 

Autres mesures abandonnées: "Le relèvement du barème kilométrique et le doublement de la prime à la conversion" pour les gros rouleurs, confirme l'entourage du Premier ministre.

Même chose pour l'extension du chèque énergie à 2 millions de nouveaux bénéficiaires qui est annulée. Autant de mesures qui avaient été saluées par plusieurs élus à tendance "écolo", membre de la majorité ou non.

En revanche, la hausse de 50 euros en moyenne du chèque énergie au 1er janvier pour les bénéficiaires actuels ainsi que la "surprime" à la conversion des voitures pour les foyers modestes sont maintenues.

Au final, ces renoncements vont permettre d'économiser 130 des 500 millions d'euros que devaient coûter ces premières mesures au total. Depuis l'exécutif a annoncé diverses mesures de pouvoir d'achat pour plus de 10 milliards d'euros.

"Nous avons sûrement fait une erreur sur le séquençage et la lisibilité des mesures", selon Orphelin : le moins que l'on puisse dire !

Supercherie sur le SMIC

La hausse du SMIC de 1,5 % au 1er janvier prochain, adoptée par décret en conseil des ministres, ce mercredi, n'est pas un coup de pouce, mais une hausse mécanique calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier et employé.... Si le gouvernement a annoncé une augmentation du salaire minimum de 100 euros net, il devrait à l'honnêteté de dire que l’objectif sera atteint grâce à la revalorisation de la prime d’activité, mais sans "coup de pouce " notable.
Le SMIC horaire est porté de 9,88 à 10,03 euros, et le Smic mensuel de 1.498 à 1.521 euros sur la base de 35 heures hebdomadaires, soit 16 euros à 1.204 euros net.
Le petit bricolage du gouvernement autour de la hausse du SMIC.
Il ne s'agit plus de valse-hésitation ou de reculade, mais d'entourloupette. La carbistouille de Macron consista à affirmer que le Smic allait augmenter de 100 euros par mois en 2019: puisque la majeure partie de cette hausse est en réalité liée à la prime d’activité, une prestation sociale, ce qu'il ne peut ignorer, il a essayer de faire passer des vessies pour des lanternes. Mais s'il n'entend pas les Français, eux l'ont décrypté: ils ont compris que l'augmentation du revenu des travailleurs au Smic ne sera donc pas automatique.

Et Macron a une telle estime de ses contemporains qu'il a continué dans sa tentative pour les rouler dans la farine.
"Le salaire d’un travailleur au Smic augmentera [...] sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur" ? La petite phrase d’Emmanuel Macron prononcée lundi soir 10 décembre a aussitôt été reprise, tête baissée par les ministres et les députés LREM pour montrer avec satisfaction et enthousiasme qu’avec cette hausse significative, le gouvernement avait entendu cette doléance des "gilets jaunes".
Preuve que les prétentieux législateurs de la majorité présidentielle n'y comprennent goutte, autant qu'ils sont, l'imbécile heureux Benjamin Griveaux a twitté plus vite que son cerveau :

On dit Macron intelligent, mais ce ne serait au final qu'enflure gazeuse.
Si la bande à Gilles Le Gendre est "trop intelligente et subtile", alors le Français moyen est un génie. Car, à y regarder de plus près, la phrase d’Emmanuel Macron comporte une contradiction, une ambiguïté, voire une erreur. Le président évoque en même temps une hausse du "salaire" (le Smic), et l’absence de conséquences financières pour l’entreprise. Pourtant, en théorie, toute augmentation de salaire se traduit par une augmentation du coût supporté par l’employeur (hors mesures d’allègements de charges).

L'ancien conseiller de Hollande croit-il qu'une augmentation du "revenu" est une hausse du "salaire"?
L’exécutif a réalisé un tour de passe-passe tordu pour gonfler sa mesure. Il suffit d’écouter l'illustre Benjamin Griveaux, ce mardi 11: "le décompte des 100 [euros], c’est 20 euros de baisse de charges [réalisées en 2018 pour tous les salariés] et 80 euros de prime d’activité," a détaillé le porte-parole du gouvernement sur RMC. 
Autrement dit, 80 % de la "hausse" du Smic provient d’une prestation sociale (la prime d’activité)… qui n’est pas un salaire. Pour rappel à l'ex-patron de Bercy, et à Benjamin-le-Turlupin.

Le pouvoir annule, puis rétablit, ses propres mesures sociales déjà annoncées

Ce pouvoir qui se croit "trop intelligent" et "trop subtil" se révèle "trop nul"

Alors qu'il avait annoncé le contraire quelques heures auparavant, l'exécutif a annoncé qu'il appliquera bien toutes les mesures annoncées en novembre 

Résultat de recherche d'images pour "girouette"en réponse à la crise sociale incarnée par les "gilets jaunes" restés mobilisés après quatre semaines de lutte pour le pouvoir d'achat des Français.

Contre-ordres et rétropédalages en série 

En fin d'après-midi du mardi 18 décembre, le gouvernement a fait savoir à l’Agence France-presse (AFP), puis confirmé au Monde, que plusieurs mesures annoncées en novembre seront abandonnées, annulées, oubliées, première réponse aux 'gilets jaunes'.Parmi les dispositions annulées, puis maintenues : l’extension du chèque énergie, le relèvement du barème kilométrique et le doublement de la prime à la conversion (ou à la casse) pour les gros rouleurs.

Rétropédalage quelques heures plus tard : elles sont finalement toutes maintenues,  fait savoir  Edouard Philippe. Matignon venait tout juste d'assurer qu’elles ne s’imposaient plus en raison de l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant. L’explication a fait long feu.

Interrogé par Le Monde, l’entourage du chef du gouvernement "assume"  - une fois de plus - d’avoir changé d’avis en moins de deux heures, parlant d’un "choix politique" préféré à un "choix budgétaire":
"Il nous apparaissait normal de supprimer les compensations à la hausse de la taxe carbone à partir du moment où cette hausse était elle-même supprimée. Mais au vu de l’incompréhension suscitée par cette annonce, le premier ministre a préféré revenir aux mesures initiales"... L'intelligence limitée des Français a eu du bon...
Pris pour des girouettes, les députés godillots de la majorité se sont rebiffés

"Après discussion avec les parlementaires de la majorité, le gouvernement maintient l'ensemble des mesures annoncées par le premier ministre en novembre", explique une source ministérielle qui préfère garder l'anonymat.


Des tâtonnements qui signalent l'amateurisme de l'exécutif et le décrédibilisent 

130 millions d'euros en jeu.
Dans un premier temps, l'exécutif justifiait ce rétropédalage par les décisions prises en décembre, telles que le gel des taxes sur les carburants et la hausse de la prime d'activité. 
Au total, ces mesures de pouvoir d'achat devraient coûter plus de 10 milliards d'euros. Pour le gouvernement, il s'agissait alors d'équilibrer au mieux les comptes pour le budget 2019 en cours d'adoption à l'Assemblée nationale, fût-ce en détournant une large part de la taxe carbone vers le budget général de l'Etat, en catimini. 
"Ces dernières semaines nous ont appris à ne surtout pas laisser s’installer les incompréhensions une fois qu’elles sont décelées", plaide une source, laquelle n'envisage pas un instant que les vire-voltes du pouvoir soient tout bêtement incompréhensibles.

Ainsi, l'annulation d'une partie des premières mesures permettait de réaliser une économie de 130 millions d'euros sur les 500 millions prévus initialement.
"Il faudra les trouver ailleurs", reconnaît rétrospectivement Matignon, contraint d'admettre que la population comprend beaucoup plus que n'imagine la clique d'énarques. 
"On a eu le sentiment de prendre le risque de ne pas être compris", continuait-on d'expliquer au gouvernement en début de soirée, puisqu'ils persistent à se prendre plus intelligents et subtils qu'ils ne sont, alors que l’ensemble des mesures sera bien soumis à la discussion l'approbation des députés et intégré au projet de loi de finances (PLF) en débat mardi soir.

A noter que la hausse de 50 euros en moyenne du chèque énergie au 1er janvier pour les bénéficiaires actuels (environ 3,6 millions de foyers) et la "surprime" à la conversion des voitures pour les foyers modestes n'étaient pas concernés par le projet initial d'abandon d'une partie des mesures.

Vote du gel des taxes sur les carburants 
En parallèle, l'Assemblée nationale a acté le gel des taxes sur les carburants jusqu'en 2022, dans le cadre du projet de budget pour 2019. Cela revient à supprimer la hausse en 2019 de 3 centimes sur l'essence et 6 centimes sur le gazole, et au total, d'ici à 2022, de 10 centimes sur l'essence et 19 centimes sur le gazole. Le gel concerne la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, qui profite à l'Etat), la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) et la taxe intérieure sur la consommation de charbon (TICC).

Le gouvernement avait d'abord annoncé une suspension pour six mois de la hausse des taxes, avant d'opter finalement pour un gel, au minimum, pour l'année prochaine. Les députés ont donné leur feu vert quasiment sans débat : les députés LREM votent tout et son contraire comme un seul homme...

"Renoncer à des mesures pour accompagner la transition énergétique (…) est une VRAIE ERREUR. Et inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle ", avait notamment écrit sur Twitter le député (La République en marche) du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin. 

"Je donne, je reprends, et elle est où "l’écologie populaire" quand on revient sur l’élargissement du chèque énergie et les primes à la conversion ! ? ", avait raillé de son côté le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, tandis que le porte-parole du Parti communiste, Ian Brossat, dénonçait "une honte".

Ironie de l’histoire, dans la matinée de ce mardi de valse-hésitation, le premier ministre et des membres du gouvernement rencontraient les députés de la majorité pour discuter des mesures à intégrer dans le PLF. Rien, alors, ni le recul sur certaines propositions ni leur maintien, n’avait été annoncé.