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mercredi 25 décembre 2019

Elisabeth Borne, ministre de Macron qui va travailler au soleil du Maroc pour Noël

Sud Rail dénonce "un mauvais message" dans un contexte de "grève historique" et de chasse aux pollueurs

Le réchauffement climatique ne motive pas les macroniens pour leurs "vacances familiales" au soleil

Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, a réagi aux vacances d'Elisabeth Borne au Maroc, en pleine grève des cheminots. 

"On n'est pas surpris", a estimé Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail sur franceinfo mercredi 25 décembre, alors qu'en pleine grève, Elisabeth Borne a pris des vacances au Maroc. Ex-présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de (2015-2017), la ministre de la Transition écologique, dont dépendent les transports, reste joignable, assure son cabinet.
Eric Meyer dénonce la "stratégie du pourrissement" des négociations de la part du gouvernement.

franceinfo : Est-ce que vous êtes choqués ?

Eric Meyer : On n'est pas surpris. Depuis une semaine et les derniers rendez-vous à Matignon, on fait face à une stratégie du pourrissement, où il n'y a plus aucun contact entre le gouvernement et les organisations syndicales, où le gouvernement est en vacances et laisse la grève se maintenir jusqu'à la rentrée, jusqu'à on ne sait pas quand. Les Français jugeront.
On a fait face à toutes les stratégies depuis le début du conflit. On a eu la stratégie de la stigmatisation par rapport aux soi-disant avantages des cheminots, on a eu la stratégie de la culpabilisation avec la trêve de Noël, maintenant on a la stratégie du pourrissement et on voit bien que ça ne fonctionne pas toujours pas.

Selon vous, ces vacances, c'est la stratégie du pourrissement ?

Si aujourd'hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d'État des transports, face à la ministre de l'Écologie, mais on voit bien qu'aujourd'hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier. Quand vous avez une grève en cours, que vous renvoyez ça plus d'un mois après, moi je ne vois pas comment on peut nommer ça autrement qu'une stratégie du pourrissement du conflit.

Elle n'a pas le droit de se reposer, Elisabeth Borne ?

Elle a droit de se reposer, mais elle a les charges de son mandat à venir. Vous avez un conflit de grève historique dans les transports qui est en train de se dérouler, et c'est la ministre de tutelle, en charge. C'est elle qui est volontaire pour le mandat, à elle d'assumer son mandat. Je ne pense pas que ces vacances vont aider à calmer l'esprit des grévistes qui sont en grève depuis plus de 20 jours.
C'est un mauvais message. Quand vous êtes en responsabilité, vous faites en sorte de garder le contact et de voir ce qu'il est possible de faire pour donner satisfaction aux grévistes et arrêter le conflit. On voit bien qu'arrêter le conflit, faire circuler les trains, faire circuler les transports, ce n'est pas la priorité du gouvernement.

samedi 7 septembre 2019

Wargon, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, flashée à 150 au lieu de 110 km/h

La collaboratrice d'Elisabeth Borne  néglige son empreinte carbone: 
responsable et respectueux?

En plein pic de pollution, son excès de vitesse passe mal

Les limitations de vitesse en France
Fixée à 130,
la vitesse sur l'autoroute était limitée à 110 km/h, suite à un pic de pollution, pour réduire les émissions ce CO2 et de particules fines, ce qui n'a pas empêché Emmanuelle Wargon, de rouler à quelque 150 km/h en février dernier sur l'autoroute A1, appelée "autoroute du Nord" ou "autoroute Paris-Lille". Mais la secrétaire d'Etat à la Transition écologique - ex-conseillère technique auprès de Bernard Kouchner, ministre délégué à la Santé en 2001 - , n'a que faire de la réglementation faite pour les chiens et "les gens qui ne sont rien": cynique et méprisant ! La secrétaire d'Etat rentrait d'un déplacement à Cambrai, dans le Nord, par l'A1, alors limitée à 110 km/h par la préfecture.

Quand les Français ont un rendez-vous urgent, ils partent plus tôt...
Limitation de vitesse lors d’un pic de pollution de l’air à Lille, en décembre 2016.
Les chauffeurs de ministres ne lisent pas les avertissements lumineux 
Emmanuelle Wargon a une bonne excuse ou deux : elle n'était pas elle-même au volant et c'est pour respecter son agenda que le chauffeur a dépassé la limite autorisée. Le cabinet de la sous-ministre justifie ce dépassement : "Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant [au ministère de l'Ecologie, cette ex-directrice de la communication et des affaires publiques" chez Danone  - dont le slogan (mensonger ?) est 'Danone, One Planet, One Health' - n'était pas au courant !]. C'est une erreur de notre part [...] Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda, mais ce n'est de toute façon pas une excuse [...] elle redoublerait de vigilance pour que cela ne se reproduise plus".

Excès de vitesse, amende et tarifFille de Lionel Stoléru, secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés (1978-1981), sous la présidence Giscard d'Estaing, le cabinet de l'auxiliaire de Macron - qui est allé la chercher chez Danone - a certifié que l'amende dont Emmanuelle Wargon a écopée sera réglée dans les plus brefs délais.  
Sur les frais généraux du ministère de la transition écologique et... solidaire? Une double peine pour le contribuable, clairement plus  "solidaire" que la sous-fifre au ministère du même nom...
L'entourage de l'adjointe à E. Borne ne mentionne aucun retrait de points (4) et ne précise pas le montant de l'amende (AF : 135€ - AMin : 90€ - AMaj : 375€ - AMax : 750€)... 
Les Français doivent-ils s'ouvrir une cagnotte en ligne ?

mercredi 21 août 2019

L'imposture écolo de la traversée en voilier 'zéro carbone' de Greta Thunberg: info ou intox?

Le bien-fondé écologique de cette traversée "zéro carbone" à la voile est contesté

Comme les associations de passeurs de migrants vers l'UE, 
encore des "vertueux" irresponsables  qui se donnent en exemples



Le quotidien allemand Die Tageszeitung (TAZ) conteste la propagande écologiste associée à ce coup médiatique. Le Parisien a également publié un article pointant l'incohérence de ce voyage en voilier dont les émissions carbone générées sont plus élevées que si Greta Thunberg et son père qui l'accompagne avaient pris l'avion, à cause des trajets aériens des personnes chargées de ramener le voilier en Europe. Car deux billets de vol transatlantique auraient suffi, contre six au final, objectent ces deux journaux…
Alors que la pollution produite par le kérosène des avions ne cesse d'interpeller, le choix de l'adolescente en faveur d'un voilier semblait exemplaire. A ceci près que cinq membres d'équipage se rendront, eux, en avion à New York pour ramener le bateau, a expliqué le porte-parole de Boris Herrmann au journal allemand Die Tageszeitung. Ce skipper, lui aussi, rentrera en Europe… en avion, révéla en France Le Parisien.
Sur Twitter, des internautes crient à "l'opération de communication" et au "greenwashing" de l'activiste suédoise sous influence, âgée de 16 ans, devenue le visage emblématique de l'urgence climatique. Faisant beaucoup parler et douter, elle suscite la controverse et se met régulièrement en situation de recevoir les attaques mettant en cause sa légitimité dans le combat contre le réchauffement climatique.

Citée en 2019 pour le prix Nobel de la Paix - récompense de l'entre-soi gauchiste - , elle a commencé à lutter contre le réchauffement climatique le 20 août 2018, quand elle a entamé seule devant le Parlement suédois sa première "grève de l'école pour le climat", munie de son panneau éponyme qui ne la quittera plus. 
Elle est actuellement à bord du voilier Malizia II parti le 15 août rejoindre New York pour assister au sommet mondial sur le climat organisé par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, prévu le 23 septembre.

Combien de gaz carbonique la traversée de Greta Thunberg va-t-elle émettre ?

Le voilier au bord duquel Greta Thunberg voyage est équipé de panneaux solaires et de turbines sous-marines permettant de générer l'électricité qui alimente les instruments de navigation, le pilote automatique, les dessalinisateurs et un laboratoire pour tester le niveau de CO2 des eaux. Le seul consommateur d'énergie fossile à bord est un petit réchaud à gaz pour chauffer l'eau nécessaire à la nourriture vegan lyophilisée. 

Le 20 août 2019, juge et partie, Vincent Lauriot-Prevost, architecte naval à VPLP et concepteur du Malizia II, a confirmé à l'AFP que le voilier est un bateau "sans énergie fossile et sans émissions", mis à part le réchaud mentionné ci-dessus. 
"Consommer de l'énergie, ça pèse du poids, et le poids est l'ennemi de la performance", ajoute-t-il, d'où l'impératif de "réduire la consommation d'énergie au maximum pour faire le tour du monde", pour un bateau conçu originellement pour le Vendée Globe 2016-2017. 

"Le voyage de Greta ne produit aucune émission", renchérit la responsable de l'équipe du Malizia II Holly Cova, contactée le 20 août par l'AFP. "Le bateau ne produit pas de gaz carbonique et n'utilise pas d'énergies fossiles pour traverser l'océan Atlantique." 

Aucune des personnes présentes sur le bateau pour la traversée vers New York ne reprendra le voilier pour naviguer vers l'Europe, selon Holly Cova. Or, elles sont au mons quatre, dont le fils cadet de la princesse de Hanovre, Pierre Casiraghi. Selon la responsable de l'équipe du voilier, quatre personnes seront également à bord du voilier pour son retour vers l'Europe, une fois Greta Thunberg et son père arrivés à New York, outre deux personnes déjà sur place, et deux personnes qui prendront l'avion d'Europe pour rejoindre la métropole américaine.

Les chiffres subjectifs donnés par le porte-parole du skipper Boris Herrmann, Andreas Kling, et largement repris par les media européens, dont Die Tageszeitung, sont faux, assure la responsable. Il a été "mal informé". Par ailleurs, le skipper reviendra "probablement" en Europe par avion, selon elle, même si aucun vol n'a été pour l'heure réservé. 
Silence radio du côté du porte-parole de Boris Herrmann qui refuse de confirmer ou infirmer les modalités du retour du skipper en Europe.
Ce qui porterait le total d'allers-retours en avion nécessaires au retour du voilier en Europe à deux ou trois (si Boris Herrmann venait à confirmer son retour par avion), et non pas six. Le trafic aérien représentait 2,8% des émissions totales du secteur des transports en 2016 en France.

Un aller Paris-New York consomme au total 699,5 kg de CO2 par passager, selon le site de la Direction générale de l'aviation civile.
Trois vols de l'Europe à New York consommeraient donc un total de 2098,5 kilogrammes de CO2. Si Greta Thunberg et son père avaient fait l'aller-retour en avion, ils auraient environ émis le double (4 trajets), soit près de 3 tonnes de CO2, mais à eux seuls. Il n'est toutefois plus fait mention du retour du père et de sa fille en porte-conteneurs, pour accréditer l'idée que ce déplacement à bord d'un cargo n'entraînerait pas de pollution supplémentaire.
Les émissions de CO2 produites par les trajets d'une partie  - quel nombre ? - de l'équipage seront par ailleurs "compensés", tout comme l'intégralité de son empreinte carbone pour l'année 2018. 
"Le monde n'a pas encore trouvé le moyen de traverser un océan sans laisser d'empreinte carbone", a concédé la responsable de l'équipe du Malizia II, le 18 août 2019, en réponse aux accusations du quotidien allemand. "Nous pensons que compenser ses émissions, c'est mieux que de ne rien faire et espérons que ce voyage avec lequel nous accompagnons Greta permettra une prise de conscience sur cet important sujet"

Qu'entend-elle par compensations?... 
Château de Longchamp - Fondation GoodPlanet.jpg
Compenser ses émissions carbone, c'est "une façon de neutraliser les émissions de CO2 émises quelque part par des émissions évitées ailleurs", raconte le 19 août Matthieu Jousset, responsable du programme Action Carbone Solidaire pour la fondation Good Planet, créée en 2005 par le directeur de BNP Paribas et le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand (accusé de n'avoir jamais dénoncé les Etats pollueurs-voyous, les industriels naturicides ou les "agricultueurs" j'men-foutistes et de banaliser et "dépolitiser la question de l'écologie par une morale-des-petits-gestes compatible avec les objectifs d'une croissance sans limites"), située au Château de Longchamp à Paris XVIe, sans rien expliquer. "Imaginons, pour le voyage de Greta Thunberg, qu'ils émettent 10 tonnes de CO2, il faudrait trouver 10 tonnes de CO2 évitées ailleurs", c'est-à-dire "financer un projet vertueux dans un pays en développement", illustre-t-il. On est toujours dans le flou et le fantasme.
A noter que le Malizia II emprunté par la bande Thunberg est classé par l' IMOCA, association fondée  avec trois autres en 1991, par la navigatrice Isabelle Autissier, actuelle présidente du WWF-France, pour regrouper les skippers des monocoques de 60 pieds.
Ajoutons, pour être plus transparent et responsable, que la compensation d'émissions carbone est destinée aux émissions de CO2 "incompressibles", "qui ne peuvent pas être évitées".
L'entourage n'a pas les éléments pour réfuter les critiques et préfère polémiquer pour détourner l'attention. "Je trouve cette polémique dommageable, au sens où on attend le faux pas de cette adolescente pour taper dessus alors que c'est la démarche exemplaire autour qui est importante", a ajouté Matthieu Jousset.

A ce jour, le détail de la compensation carbone des émissions produites par le voyage des Thunberg n'a pas été dévoilé. 
Par ailleurs, le bilan de l'empreinte carbone de l'équipe du Malizia II est "en cours de vérification" et sera prochainement publié, selon la FAQ du site de l'équipage. "Compenser n'est certes pas la solution idéale, mais c'est mieux que de ne rien faire", notait la responsable de l'équipe du Malizia II, Holly Cova, le 20 août. 

Scolaire qui a pris une année sabbatique, Greta Thunberg participera à de nombreuses rencontres sur le climat. Après le sommet à New York, elle a également prévu d'effectuer de nombreux voyages pour se rendre notamment au Canada, au Mexique et au Chili pour une autre conférence de l'ONU en décembre.

Reste que la démarche de la Suédoise et de ses marionnettistes, qui voulaient marquer favorablement les esprits pour éviter le réchauffement de la planète, perd un peu de sa crédibilité.
"Je ne sais pas encore comment je vais rentrer à la maison", a-t-elle minaudé pour faire diversion. 

lundi 19 août 2019

Traversée de l'Atlantique : l'opération médiatique de Greta Grunberg laissera une empreinte écologique déplorable

La pseudo-écologiste Greta Thunberg n'hésite pas à polluer pour faire sa campagne

Une défense incohérente et irresponsable de la planète

La traversée de l'Atlantique par l'activiste Greta Thunberg,
une fumisterie

Cet épisode illustre les dégâts de l'arrogance et de la vertu écologiste. Des membres de l'équipage qui l'accompagneront vont voyager jusqu'à New York, faisant grimper l'empreinte écologique de l'opération, explique 'Die Tageszeitung'.

L'esbroufe continue : faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"Dans l'esprit de ses très médiatisées prises de parole, Greta Thunberg, adolescente suédoise de 16 ans, a entamé, mercredi 14 août, une traversée de l'Atlantique en voilier zéro carbone pour New York, en près de deux semaines, pour assister au sommet mondial de l'ONU au mois de septembre. Puisqu'elle refuse de voyager en avion, jugé trop polluant, cette opération est destinée à promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann Greta Thunberg"
Or, cette opération est une farce tragique
Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"car l'impact écologique serait plus grave qu'il n'est apparu à sa bande d'experts donneurs de leçons. En effet, comme l'a expliqué au journal allemand Die Tageszeitung, le porte-parole du skipper, Boris Herrmann, cinq membres d'équipage du Malizia II vont voyager jusqu'à New York... en avion pour ramener le navire !

Gerhard Senft a passé trois jours et trois nuits dans le golfe de Gascogne.  Cela fait de lui l'un des rares à pouvoir vraiment évaluer ce qui se passe sur Greta Thunberg.
Ce qui n'est pas précisé - et qu'il ne convient pas de révéler -, c'est que le bâteau est monégasque et qu'il est la propriété du "prince" Pierre Casiraghi. Mais France Inter l'a fait. Alors, suivant la technique des "fact-checkers" officiels, plutôt que de prouver que l'information est fausse sur le fond, les détenteurs de toute vérité officielle objectent que le Pierrot n'est pas prince, ce qui suggérerait que, du même coup, son implication serait une "fake news". 
Il reste que notre Pierrot est le fils de la princesse Caroline de Monaco, princesse de Hanovre (en Allemagne) et qu'il a mis gracieusement à sa disposition à la fois son temps précieux et un bateau de compétition de 60 pieds (18 m), le Malizia II - qui termina 5e au classement Imoca dans la Route du Rhum 2018 - qu’il skippe avec l’Allemand Boris Herrmann (photos ci-dessus, ainsi que ci-dessous à la gauche du skipper en titre). “Je suis honoré que Greta ait accepté notre invitation”, a déclaré le skipper allemand.
Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"
L'armateur fut d'abord le couple Ariane et Benjamin Rothschild qui a cédé le navire à l'homme d'affaires Gerhard Senft qui a fait fortune dans l'immobilier, comme le papa du "prince" sans titre, dans l'immobilier et la construction navale.

Un retour par porte-conteneurs...


Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann Greta Thunberg"Le Frankfurter Allgemeine écrit, le 11 août 2019, que les joyeux drilles navigueront "sur un voilier de course en haute mer pour participer au sommet des Nations Unies sur le climat à New York sans aucun voyage aérien, sans émissions de carbone". 
Le Parisien précise par ailleurs que si la jeune activiste  et son père avaient rallié New York en avion, la pollution émise par leur voyage aurait été moindre. Cela n'aurait en effet nécessité que deux billets d'avion, contre six au final, puisque le skipper de l'embarcation reviendra des Etats-Unis par les airs, lui aussi. 
Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann"A la vérité, ils sont deux skippers : le Frankfurter Allgemeine "la militante pour le climat est amenée de l'autre côté de l'Atlantique par les marins professionnels Boris Herrmann et Pierre Casiraghi." 
Pour ce qui est du retour, l'adolescente et son père rentreront probablement en Europe sur un bateau porte-conteneurs, ce qui n'engendrera pas, ou presque, de pollution supplémentaire.
Le Malizia II a quitté Plymouth, au Royaume-Uni, mercredi, pour une traversée de deux semaines. Il doit rallier New York pour permettre à Greta Thunberg d'assister au sommet mondial de l'ONU, qui doit commencer en septembre.

samedi 1 juin 2019

Les tarifs de l'électricité augmentent de 5,9% ce 1er juin

La presse justifie cette envolée, nous expliquant pourquoi...

La hausse de 5,9 % avait été proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en février

Après le nucléaire, l’Allemagne abandonne le charbon

Déjà deux informations partisanes dans ce court énoncé. 
1 - Le gouvernement n'est pas responsable, puisque c'est la recommandation d'une commission. Or, d'une part celle-ci est  une émanation de Bercy et, d'autre part, ses avis n'ont qu'une valeur consultative. Ensuite, la-dite recommandation date de février, ce qui suggère que l'ex-banquier de l'Elysée se ferait tirer l'oreille, pour des raisons de justice sociale... 
2 - "Mais le gouvernement a repoussé cette augmentation de trois mois, le délai maximum". L'AFP se garde bien de préciser le motif de cette procrastination, et se refuse, évidemment, à évoquer le scrutin des européennes. Mais, désormais, c'est devenu une obligation.

Les tarifs réglementés de l’électricité doivent augmenter de 5,9 % au 1er juin.
C'est un document du gouvernement, consulté ce mercredi par l’AFP, qui le dit.
Le gouvernement a soumis mardi au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) un projet de décision sur les tarifs réglementés de vente (TRV) vendus par EDF à environ 25 millions de foyers actuellement. Ils doivent augmenter "à compter du 1er juin 2019", indiquait le texte, "dévoilé" par la lettre spécialisée Enerpresse et dont l’AFP a obtenu copie, à charge de préparer les esprits. Cette date a aussi été confirmée jeudi par une source gouvernementale.
Le 1er juin correspond à "la date limite permise par la délibération de la CRE" pour son application, explique le document soumis au CSE. Obligation, date limite : le gouvernement n'avait pas le choix, tente-on de nous persuader, pas plus que pour la hausse des tarifs des carburants, tout aussi colossale?

Augmentation du prix des combustibles

"En 2018, les prix de gros de l’électricité ont notablement augmenté en France, comme dans toute l’Europe, du fait de l’augmentation des prix des combustibles et du carbone", fait valoir le gouvernement. Encore deux justifications : ce qui se fait à l'étranger contraint-il la France de s'aligner, en dépit de son réseau dense de centrales nucléaires ? 
Nos voisins ont une électricité plus chère, en très grande partie du fait de son choix d'une source d'énergie différente, plus coûteuse.  
Résultat de recherche d'images pour "2018 EVOLUTION prix de gros de l'électricité en UE"
Et d'ailleurs, les "prix de gros de l'électricité" ont-ils augmenté dans des proportions correspondantes ? Cela reste à prouver, au vu du graphique ci-dessous :
Evolution des prix de gros de l’électricitéau cours des 3 derniers mois (en €/MWh):
Evolution des prix de gros de l’électricité - Novembre 2018-Janvier 2019

Les concurrents d’EDF ont pour leur part accès à coût fixe à une partie de l’électricité nucléaire produite par EDF, mais seulement dans une certaine limite. Au-delà de ce quota, ils doivent aller se fournir sur les marchés, où les prix sont donc élevés. Les clients du fournisseur institutionnel ne devraient donc pas être affectés. Or, les TRV (tarifs réglementés de vente) sont aussi conçus pour permettre à ces fournisseurs alternatifs d’être compétitifs et de pouvoir proposer des tarifs inférieurs : c’est le principe de la "contestabilité". C'est donc là où l'ouverture à la concurrence, comme facteur de baisse des prix, est un leurre du libéralisme. 

Une augmentation repoussée de trois mois

"La hausse proposée par la CRE est du même ordre de grandeur que les hausses répercutées dans les autres pays : 8 % en Espagne et en Italie et hausse de 20 % du tarif social en Belgique", fait en outre valoir le gouvernement. 
Le pouvoir évite la comparaison avec l'Allemagne, par exemple, puisque la chancelière Angela Merkel se donne encore dix-neuf ans pour fermer toutes ses centrales électriques qui fonctionnent au charbon, au mépris de l'empreinte carbone. En 2018, 38 % de l’électricité du pays était toujours produite avec cette source d’énergie très polluante. Ce qui peut sembler long en comparaison de la France qui prévoit la fermeture de ses quatre centrales d’ici à 2022, du Royaume-Uni et de l’Italie qui tablent sur 2025 et des Pays-Bas qui visent 2030.

En pleine crise des Gilets jaunes, initialement alimentée par des revendications sur le pouvoir d’achat, singulièrement les prix à la hausse des carburants, le gouvernement avait préféré utiliser le délai légal de trois mois dont il dispose pour se prononcer sur la décision de la CRE. Ce faisant, il a retardé son application pendant la période la plus froide, où l’électricité est la plus utilisée par les particuliers, de crainte d'ajouter le chaos à la colère.

Les TRV sont proposés par EDF, l’acteur historique du secteur, ainsi que par les entreprises locales de distribution dans certaines régions. De nombreuses offres de fournisseurs alternatifs sont aussi indexées sur ces tarifs réglementés.
En somme, le principe d'équité dessert tout le monde et devient un argument en faveur des hausses de tarifs... Près de 6% de plus, dans la joie !
Et notre bonheur sera à son comble en août, quand EDF nous appliquera une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité...

dimanche 12 mai 2019

Européennes : "Macron propose l'Europe qui n'a pas marché", souligne Bellamy (LR)

La tête de liste LR pour les européennes a expliqué pourquoi le projet de LREM "ne fera pas bouger les lignes du tout"

"On a le sentiment que La République en marche fait de la politique avec du marketing,"
a-t-il observé. 



Et d'ajouter : La République en marche "essaie de cibler les publics auxquels on va raconter exactement ce qu'ils ont envie d'entendre"
, a déploré  François-Xavier Bellamy, jeudi sur Radio Classique.

"Mais je ne crois pas que promettre 1.000 milliards d'euros ou décider qu'on va interdire les voitures à essence dans des horizons qui sont si peu réalistes ait un quelconque sens", a-t-il expliqué, ajoutant que ces "1.000 milliards d'euros, on se sait pas exactement pourquoi, comment on les finance".
La stratégie de Macron en Europe comme en France est de faire travailler les autres et de leur demander de fournir les efforts, notamment financiers...

L'UE devra investir "au moins 1.000 milliards d'euros d'ici 2024" pour "la transition écologique et solidaire," considère LREM, la liste dont Macron s'est déclaré propriétaire et dont il a confié la conciergerie à Nathalie Loiseau. 

Parmi les autres propositions enfin révélées dans son projet publié mercrediLREM envisage  
la taxation des grandes entreprises du numérique, 
la mise en place d'un Smic adapté à chaque pays européen, 
ou encore la préparation de la "Renaissance de l'Europe", via une "Conférence pour l'Europe" qui réunira les dirigeants européens, 
des citoyens tirés au sort 
et des spécialistes de domaines clés.

"Toutes ces promesses, en réalité, sont la prolongation de ce qu'on a déjà vécu à l'occasion de l'élection présidentielle"a dénoncé FX. Bellamy. 
"Une manière de jouer un 'en même temps' artificiel qui ne recouvre aucune vision", a-t-il encore mis en garde  
Selon la tête de liste LR, "l'Europe que nous propose Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est l'Europe "des commissions, des comités, des conférences, des grands débats étendus au niveau européen," ce qui lui fait dire que cette Europe est "celle qui n'a pas marché".
 
"Remédier à la crise écologique, ça veut dire rééquilibrer la mondialisation," a-t-il encore affirmé, car "nous avons exporté notre industrie vers la Chine et nous avons ainsi augmenté notre empreinte carbone, alors même que nous étions en train de diminuer nos émissions de carbone". Il faut donc "faire en sorte que nous puissions retrouver de la compétitivité pour produire ce que nous consommons", a-t-il précisé.