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dimanche 5 janvier 2020

Irak: Macron émet des voeux pieux avec importance, faisant comme si il avait la moindre influence

Macron se fait-il des illusions en croyant peser sur les parties au Moyen-Orient?

L'Elysée fait savoir qu'il s'est entretenu avec le président irakien




En pleine mobilisation populaire contre son projet de réforme des retraites, Macron s'agite sur la scène internationale. Cherchant des compensations au désaveu de sa politique par la rue en France, le président français aurait également contacté  le prince héritier d’Abou Dhabi par téléphone pour évoquer la crise libyenne. Se croit-il incontournable au Proche-Orient ?

Le président Macron s’est entretenu samedi matin avec le président irakien Barham Saleh, après l'exécution dans un raid américain en Irak du puissant général iranien Qassem Soleimani, a tenu à faire savoir l’Elysée. 
Macron a donc "rappelé son attachement à la sécurité et à la souveraineté de l’Irak", indique un communiqué, comme si Macron avait le moindre poids dans la zone, lui qui s'enlise au Mali. "Les deux présidents sont convenus de rester en contact étroit pour éviter une aggravation supplémentaire des tensions et agir pour la stabilité de l’Irak et de la région dans son ensemble", a-t-on poursuivi de même source, sans crainte de prêter à sourire.

Pendant qu'il y était, Macron est également entré en contact téléphonique samedi avec le prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed, dirigeant de fait des Emirats arabes unis avec qui ils "sont convenus d’agir ensemble auprès de toutes les parties prenantes pour éviter une escalade dangereuse des tensions dans la région".

Le Français a évoqué avec Mohammed ben Zayed "les derniers développements de la crise libyenne"

Résultat de recherche d'images pour "grenouille aussi gros que le boeuf"
Les deux dirigeants ont "exprimé leur détermination à agir", deux jours après l’autorisation donnée par le parlement turc d’un déploiement de l’armée turque en Libye, a souligné l’Elysée. Ils sont notamment convenus de plaider pour qu’un "cessez-le-feu soit établi" et que "les négociations inter-libyennes reprennent dans les meilleurs délais". Des voeux pieux...

Or, plus tard dans la journée de samedi, au moins 28 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un raid aérien contre une école militaire dans un quartier résidentiel de Tripoli sous contrôle du Gouvernement d’union nationale (GNA). 
Sur Facebook, le GNA a accusé les partisans du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, d’avoir mené cette frappe, publiant des photos des blessés et des victimes. 
La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. En février 2011, Mouammar Kadhafi était l'homme fort de la région et la Libye, un verrou face à la poussée migratoire. Mais, quand la Libye fut à son tour touchée par le Printemps arabe, Kadhafi dut faire face à une révolte populaire et la France le combattit, au prétexte idéologique que le peuple ne peut avoir tort, fût-il agité par les rebelles islamistes. L'intervention internationale empêche les forces de Kadhafi de reprendre Benghazi et se poursuit durant les mois suivants par des raids aériens de l'OTAN en soutien aux rebelles. Le 17 mars 2011, le Conseil de sécurité de l'ONU vote la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre les troupes gouvernementales libyennes pour protéger les populations. La résolution est présentée par la France, le Liban, et le Royaume-Uni, sans l'Allemagne. Elle fut votée par l'Afrique du Sud, la Bosnie-Herzégovine, la Colombie, les Etats-Unis, le Gabon, le Liban, le Nigeria, le Portugal, le Royaume-Uni et la France.
Le 20 octobre 2011, alors que Mouammar Kadhafi quitte Syrte, dernier bastion tenu par ses partisans, son convoi est obligé de changer de route par un tir des avions de l'OTAN, puis se retrouve piégé dans une embuscade orchestrée par la rébellion. Il est capturé vivant. Les corps de Mouammar Kadhafi et de son fils Moatassem, lynchés par la populace le 20 octobre à Syrte, furent exposés le 21 octobre à Misrata et, dans son ensemble, la communauté internationale salua la mort du "dictateur"

lundi 19 août 2019

Traversée de l'Atlantique : l'opération médiatique de Greta Grunberg laissera une empreinte écologique déplorable

La pseudo-écologiste Greta Thunberg n'hésite pas à polluer pour faire sa campagne

Une défense incohérente et irresponsable de la planète

La traversée de l'Atlantique par l'activiste Greta Thunberg,
une fumisterie

Cet épisode illustre les dégâts de l'arrogance et de la vertu écologiste. Des membres de l'équipage qui l'accompagneront vont voyager jusqu'à New York, faisant grimper l'empreinte écologique de l'opération, explique 'Die Tageszeitung'.

L'esbroufe continue : faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"Dans l'esprit de ses très médiatisées prises de parole, Greta Thunberg, adolescente suédoise de 16 ans, a entamé, mercredi 14 août, une traversée de l'Atlantique en voilier zéro carbone pour New York, en près de deux semaines, pour assister au sommet mondial de l'ONU au mois de septembre. Puisqu'elle refuse de voyager en avion, jugé trop polluant, cette opération est destinée à promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann Greta Thunberg"
Or, cette opération est une farce tragique
Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"car l'impact écologique serait plus grave qu'il n'est apparu à sa bande d'experts donneurs de leçons. En effet, comme l'a expliqué au journal allemand Die Tageszeitung, le porte-parole du skipper, Boris Herrmann, cinq membres d'équipage du Malizia II vont voyager jusqu'à New York... en avion pour ramener le navire !

Gerhard Senft a passé trois jours et trois nuits dans le golfe de Gascogne.  Cela fait de lui l'un des rares à pouvoir vraiment évaluer ce qui se passe sur Greta Thunberg.
Ce qui n'est pas précisé - et qu'il ne convient pas de révéler -, c'est que le bâteau est monégasque et qu'il est la propriété du "prince" Pierre Casiraghi. Mais France Inter l'a fait. Alors, suivant la technique des "fact-checkers" officiels, plutôt que de prouver que l'information est fausse sur le fond, les détenteurs de toute vérité officielle objectent que le Pierrot n'est pas prince, ce qui suggérerait que, du même coup, son implication serait une "fake news". 
Il reste que notre Pierrot est le fils de la princesse Caroline de Monaco, princesse de Hanovre (en Allemagne) et qu'il a mis gracieusement à sa disposition à la fois son temps précieux et un bateau de compétition de 60 pieds (18 m), le Malizia II - qui termina 5e au classement Imoca dans la Route du Rhum 2018 - qu’il skippe avec l’Allemand Boris Herrmann (photos ci-dessus, ainsi que ci-dessous à la gauche du skipper en titre). “Je suis honoré que Greta ait accepté notre invitation”, a déclaré le skipper allemand.
Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"
L'armateur fut d'abord le couple Ariane et Benjamin Rothschild qui a cédé le navire à l'homme d'affaires Gerhard Senft qui a fait fortune dans l'immobilier, comme le papa du "prince" sans titre, dans l'immobilier et la construction navale.

Un retour par porte-conteneurs...


Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann Greta Thunberg"Le Frankfurter Allgemeine écrit, le 11 août 2019, que les joyeux drilles navigueront "sur un voilier de course en haute mer pour participer au sommet des Nations Unies sur le climat à New York sans aucun voyage aérien, sans émissions de carbone". 
Le Parisien précise par ailleurs que si la jeune activiste  et son père avaient rallié New York en avion, la pollution émise par leur voyage aurait été moindre. Cela n'aurait en effet nécessité que deux billets d'avion, contre six au final, puisque le skipper de l'embarcation reviendra des Etats-Unis par les airs, lui aussi. 
Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann"A la vérité, ils sont deux skippers : le Frankfurter Allgemeine "la militante pour le climat est amenée de l'autre côté de l'Atlantique par les marins professionnels Boris Herrmann et Pierre Casiraghi." 
Pour ce qui est du retour, l'adolescente et son père rentreront probablement en Europe sur un bateau porte-conteneurs, ce qui n'engendrera pas, ou presque, de pollution supplémentaire.
Le Malizia II a quitté Plymouth, au Royaume-Uni, mercredi, pour une traversée de deux semaines. Il doit rallier New York pour permettre à Greta Thunberg d'assister au sommet mondial de l'ONU, qui doit commencer en septembre.

mercredi 17 juillet 2013

"Choc de simplification" du gouvernement, un flop médiatique

Des petits clics valent-ils mieux qu'un grand choc ?

L'Etat doit dévoiler ce mercredi une quarantaine de  mesures d'ampleur limitée supposées simplifier et moderniser la vie des entreprises et des particuliers 

Des propositions de nouvelles mesures ont été remises à Arnaud Montebourg, ministre de l'esbroufe improductiveallongement de la durée de validité des cartes d'identité ou encore dématérialisation des tickets restaurants, ambitionnent de réduire le déficit de 3 milliards d’euros  à elle seule l’année prochaine.

Jean-Marc Ayrault réunit mercredi après-midi à Matignon la plupart des ministres pour un troisième comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (Cimap) après ceux de fin 2012 et du printemps 2013.
Le premier objectif de ce Cimap est de proposer un volet de mesures qui tiendront compte des évaluations de politiques publiques conduites depuis l’an dernier visant à détricoter la révision générale des politiques publiques (RGPP) conduite durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Intégrées au futur projet de loi de finances 2014, ces mesures,  doivent permettre une réduction de 3 milliards d’euros du déficit de l’Etat l’an prochain

Elle repose pour moitié sur des réductions de dépenses et pour l’autre sur des ponctions fiscales supplémentaires via la révision de dispositifs jugés inefficaces. Parmi ces 3 milliards à économiser, 1,5 milliard concernera les aides aux entreprises, 1 milliard la politique familiale et environ 500 millions d’euros des dispositifs fiscaux existants comme sur le gazole première génération, au détriment du diesel.
"L’esprit est de dire : 'confortons les aides les plus efficaces aux entreprises' ", explique un conseiller du Premier ministre, pour qui priorité sera donnée aux "investissements, à l’industrie, à l’innovation et à l’international".

Un effort de 300 millions d’euros devrait ainsi être imposé aux réseaux consulaires (chambres des métiers, chambres de commerce). L’avantage fiscal (pas de taxation des bénéfices) dont bénéficient les sociétés immobilières d’investissement cotées (SIIC) sera aussi réduit, selon ce conseiller. Malgré la priorité donnée par le gouvernement à l’apprentissage, certaines primes de soutien, jugées peu efficaces, vont par ailleurs être supprimées.

L’autre grand chantier de ce Cimap est le "choc de simplification" 

François Hollande l'avait appelé de ses vœux en mars et les élus locaux seraient "demandeurs", selon Matignon. Plusieurs gouvernements ont déjà tenté depuis plusieurs années, notamment en 2007, de toiletter les centaines de milliers de normes qui existent en France.

201 mesurettes de simplification
Simple et clair
Gonflée en "révolution juridique" par un conseiller de Jean-Marc Ayrault, ces mesures  vont concerner à la fois les particuliers et les entreprises.  
Le silence valant accord tacite de l’administration est d’ores et déjà sur les rails avec son adoption mardi à l’unanimité par le Sénat.
Au total, "au 1er janvier 2014, ce sont 1,3 million d’entreprises qui bénéficieront de formalités allégées", promet un conseiller de Jean-Marc Ayrault.


Parmi les mesures symboliques figure notamment l’allongement de 10 à 15 ans la durée de validité des cartes d’identité. Cette mesure, qui devrait concerner les cartes déjà émises, vise à diminuer les délais d’attente dans les mairies et préfectures, explique un membre du cabinet du Premier ministre. C'est aussi un manque à gagner: le timbre fiscal est à 25 €.


Les tickets restaurants devraient pour leur part être dématérialisés, pour être progressivement remplacés par des cartes rechargeables ou des applications téléphoniques. La réglementation, qui exigeait jusqu’à présent des titres papiers et interdisait aux commerçants de rendre la monnaie, va être revue "d’ici la fin de l’année", promet-on à Matignon. Ce changement concernera les 120 000 entreprises qui distribuent des tickets, les 3,5 millions de salariés qui en bénéficient et les 160 000 restaurateurs qui les acceptent, selon l’entourage de Jean-Marc Ayrault. Les fonctionnaires ne sont pas concernés.

Autre innovation d'ampleur (!), les conducteurs auront aussi la possibilité de consulter en ligne le nombre de points de leur permis. 

Les demandes de logements sociaux feront désormais l’objet d’un dossier unique. Les entreprises bénéficieront elles aussi de ces simplifications. Le but, confie-t-on à Matignon, est d'"alléger leur paperasse". Le crédit impôt recherche, qui attire nombre d’entreprises, va ainsi être simplifié et les contrôles allégés. Les seuils au-delà desquels les entreprises ont besoin d’un commissaire aux comptes vont être revus.


mercredi 3 juillet 2013

Montebourg ironise sur le "très beau travail" de Batho

Montebourg rend "hommage" Batho: ça ne mange pas de croissants !

Au bal des hypocrites, Montebourg n'est pas à l'orchestre

Najat Vallaud-Belkacem a accablé Delphine Batho, ministre de l'Environnement renvoyée comme une malpropre pour avoir amèrement regretté l'amputation du budget de l'écologie. Elle a pris en revanche la défense d'Arnaud Montebourg, l'employeur de son mari, Boris Vallaud, bien qu'il s'en soit pris à tout le monde, entrepreneurs et jusqu'à son premier ministre, qu'il a injurié devant témoins sur sa gestion de la France. La porte-parole du gouvernement a néanmoins eu le front d'assurer que le ministre du Redressement productif "n’a jamais contesté publiquement un arbitrage rendu par le Premier ministre".
Hollande et Ayrault auraient été les seuls à ne pas savoir apprécier l'excellence du travail de la bannie.

Le ministre de l'esbrouffe improductive a encore fait du zèle en flattant la ministre tombée en disgrâce. Se démarquant du Premier ministre et donc du chef de l'Etat, il a en effet adresse un "message de courage et d'affection" (sic) à son ex-collègue, évincée du gouvernement mardi.
Montebourg n'a pas manqué d'audace devant les caméras mercredi, à l’issue du Conseil des ministres:
il ne manquait que les fleurs. Toujours ministre malgré ses désaccords publics avec Jean-Marc Ayrault fin 2012 au sujet de Florange, il a été le seul à voir en Delphine Batho une "excellente collègue", qui a "fait un très beau travail". "C’est une amie par ailleurs. Je veux lui adresser un message de courage et d’affection". Le couple exécutif aura apprécié cet accès isolé de complaisance.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a d'ailleurs justifié l'éviction de la ministre. 
François Hollande "a dit (...) qu’il y a une règle, et les règles elles s’appliquent" à tous les membres du gouvernement, qui ne doivent pas critiquer la ligne politique budgétaire choisie, a-t-il souligné devant la presse à l’issue du Conseil. Cette règle est "celle, dans un gouvernement, du respect des engagements autour du Budget, qui est un acte essentiel", a-t-il insisté. L’ambiance a néanmoins été "tout à fait studieuse," a-t-il encore ajouté en langue de bois: cette éjection est un non-événement ! 

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon enfourche le thème de l'hégémonie socialiste.
Côté cour, l'élu d'extrême gauche a estimé mercredi que le président François Hollande "aux abois" a montré "un visage autoritaire, machiste et violent" en l'encontre de Dephine Batho, une jeune ministre exposée, car sans réseau. Et d'espérer que cette décision accélèrera "l’indispensable recomposition politique (...) dont le peuple a besoin".
"François Hollande avait déjà divisé la gauche politique, puis les syndicats. Il divise à présent son gouvernement. Et du même coup son parti, comme il va le voir bientôt. Il s’en mordra les doigts", commente Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué au lendemain du limogeage de la socialiste. "Il croyait faire un exemple sans frais. Mais Madame Batho n’est pas la faible femme qu’il croit", prétend-il et "son expulsion correspond à un moment politique qui lui donne un sens très large", estime l’Eurodéputé, pour qui "les socialistes et les Verts savent dorénavant qu’ils n’ont d’autre espace que celui de la soumission aveugle et silencieuse au dogme de l’austérité" et que "toutes leurs convictions y seront sacrifiées".

"
Seuls Hollande et sa cour de technocrates peuvent croire que les préoccupations de carrière sont les seules motivations du grand nombre des socialistes et des écologistes. Cela ne passera pas", martèle l’ancien candidat à la présidentielle, pour qui "François Hollande, aux abois, montre un visage autoritaire, machiste et violent". "Sa décision va révulser. Puisse-t-elle accélérer l’indispensable recomposition politique sur des bases saines et honnêtes dont le peuple a besoin", se réjouit l’ancien sénateur de l’Essonne.Côté jardin des Verts radicaux, mardi soir, le député-maire de Bègles, Noël Mamère, proposait sur RTL une "réunion de crise" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) après l'"éviction" de la socialiste. "Il faut que notre parti avec les ministres organise au plus vite une réunion de crise pour savoir si nous devons rester dans ce gouvernement", a-t-il estimé. 
A l'inverse, Pascal Canfin, l’un des deux ministres écologistes qui, avec Cécile Duflot, campent au gouvernement, annonçait sur Europe 1 qu’ils feraient mardi soir avec Pascal Durand, numéro un d’EELV, "l’analyse politique de la situation".
Mais
Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a confirmé mardi soir à la presse que "les Verts ne quitt(ent) pas le gouvernement", malgré l'amputation du budget de l'environnement et l'éviction de sa ministre. En quittant la réunion en cours des dirigeants EELV au ministère du Logement dirigée par l’écologiste Cécile Duflot, Barbara Pompili a ajouté dans une formule malencontreuse que "la question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite". "On attend notamment de rencontrer Jean-Marc Ayrault. J’espère qu’on va le rencontrer assez vite. On a besoin d’avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l’écologie", a-t-elle prétendu.Pascal Durand, secrétaire national de EELV, a déploré qu'avec le débarquement de Batho l’écologie serve "encore de variable d’ajustement". "A partir du moment où elle exprime un désaccord, je regrette que l’on mette fin à ses fonctions immédiatement, et qu’on ne laisse pas l’espace à un débat", a-t-il déclaré sur BFM Business. "On va arriver au troisième ministre de l’écologie en une année. C’est le seul ministère qui a tourné de cette manière, le seul ministère qui manifestement sert de variable d’ajustement". Il a demandé au président François Hollande et au Premier ministre "des engagement clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014", a-t-il précisé à l’issue d’une réunion des ténors du part.

"Deux poids, deux mesures"

Le co-président des députés écologistes, François de Rugy, a évidemment déversé son lisier, estimant que "sanctionner les bons élèves quand certains cancres n’ont jamais de sanction", comme Arnaud Montebourg, par exemple, "c’est quand même assez fort de café" équitable. "Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures, quand on parle d’écologie et d’autre chose", a-t-il commenté. 

Interrogé sur le successeur de D. Batho, Philippe Martin
, qui avait été mandaté il y a quelques mois pour faire le lien avec les écologistes, il a déclaré : "On le connaît bien, mais la question c’est : quelle sera sa marge de manoeuvre". "Il faut qu’il ait une parole forte". Rugy n'attend donc pas des actes.
Le député EELV
Sergio Coronado a fustigé "la violence de la décision" et "un fonctionnement de caserne". "Je ne crois pas qu’on ait besoin de cela en ce moment", a-t-il observé. 
Pour la co-présidente du groupe écologiste Barbara Pompili, qui ne semble pas revendiquer un ministre écolo à l'environnement, ce qui importe "ce n’est pas le casting, mais l’orientation écologiste du gouvernement". "On disait à Delphine Batho qu’il fallait qu’elle s’engage plus, qu’elle 'l’ouvre plus', malheureusement elle l’a ouvert, un peu trop tard. La vie politique est injuste mais nous, ce qui nous importe ce n’est pas le casting mais l’orientation écologiste de ce gouvernement", a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée, sans regrets pour Batho.

L'opposition tacle

L’ancien ministre de l’Écologie
Jean-Louis Borloo a dénoncé la politique du gouvernement qui consiste à " faire porter la responsabilité au ministre" qui "défend sa mission. "La méthode qui consiste à amputer aussi violemment cette politique avec plus de 7% de baisse de son budget faisant porter la responsabilité au ministre en charge qui défend sa mission relève plus de la faiblesse et de l’inélégance que de la fermeté", souligne le président de l’UDI dans un communiqué. "Depuis la composition de ce gouvernement, j’ai dénoncé le démantèlement du grand ministère de l’Écologie, ministère d’État, avec l’amputation des transports, du logement et de l’urbanisme, c’est-à-dire les trois quarts des sujets environnementaux notamment en matière d’émission de CO2", rappelle le député du Nord.
En conséquence, dit-il, "ce ministère affaibli n’a pas pu défendre les économies d’énergie dans les bâtiments, les transports doux comme le Canal Seine-Nord, les autoroutes ferroviaires et a constaté impuissant la mise en berne des énergies renouvelables comme si la présence d’écologistes au gouvernement était une caution qui autorisait l’abandon de ces politiques".

François Fillon, ancien Premier ministre, a dénoncé le "deux poids deux mesures" de ce limogeage de Delphine Batho, alors que le président François Hollande laisse "divaguer sur la place publique" d’autres ministres comme Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot. Le renvoi de Mme Batho du gouvernement est "un épisode désolant. Manifestement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont plus prompts à sanctionner leur ministre de l’environnement que M. Montebourg ou Duflot", a affirmé F. Fillon
lors d’un meeting à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) . Selon lui, " il y a les membres de la majorité que le président et le Premier ministre craignent. "Celui qui divague le plus, c’est Montebourg qui a réussi l’exploit de nous fâcher avec tout le monde: les industriels, les investisseurs étrangers, les chefs d’entreprises français, la Commission européenne, l’Allemagne de Mme (Angela) Merkel. Lui, il peut continuer, il restera à son poste car il doit peser sans doute dans la majorité,"  a-t-il ajouté. "La pauvre Mme Batho a sûrement eu tort de dire que son budget était mauvais mais je remarque ce deux poids deux mesures", a-t-il fait valoir.

L'épisode Batho devrait être
l'occasion d'une évaluation de ce que Montebourg a fait de ses 17% et ce qu'est devenu son poids politique réel.

dimanche 19 mai 2013

L'infaillible Ségolène Royal se mélange dans les Roosevelt

Ségolène Royal cite Roosevelt, mais pas le bon...

On la pensait éradiquée par les urnes !


Las ! Mais elle confirme que l'ENA ne fait pas des lumières.  

Dans son dernier essai et ses entretiens, l’ancienne candidate à la présidentielle s'est mélangée les crayons: parce qu'elle est instruite, diplômée et ancien bras cassé du ministre Claude Allègre à l'Education, elle cite fréquemment une formule de Franklin D. Roosevelt (ci-contre), le président US (1932-1944) et père du New Deal. 

Manque de chance - ou complot ourdi contre son intelligence-, la citation est en réalité imputable à Théodore, un prédécesseur et homonyme, celui du Teddy Bear.


En attendant le prochain remaniement ?
Cette semaine, Ségolène Royal avait laissé son Conseil régional tourner seul au profit de son grand tour médiatique pour la promotion de son dernier opus, censé être une collection de portraits illustres, mais galerie de faire-valoir illustres consacrant en fait ses hauts faits plutôt que les méfaits de sa personne dans l'environnement politique.  Interrogée par le quotidien du soir préféré du PS sur son désir de faire partie du gouvernement, l’ancienne victime de Nicolas Sarkozy à la présidentielle a affirmé qu’elle se concentre sur sa région Poitou-Charentes, citant pour preuve une formule attribuée à Franklin D. Roosevelt :
Ce n’est pas d’actualité. Comme dit Roosevelt : faire ce que l’on a à faire, là où l’on est, avec les moyens que l’on a.”
Les lectrices de Elle et de Femme Actuelle n'ont rien remarqué, mais Claire Chazal n'a pas fait mieux.
La photo officielle de la Conférence de Yalta (1945) présente F.D. Roosevelt entre Churchill et Staline, à sa gauche. 
Pas de quoi frapper certains esprits...

Problème: ses moyens sont plus limités que son aplomb 

Memorial du Mount Rushmore:
Theodore Roosevelt, au centre droit
La postulante au Goncourt s'est prise les pieds dans le tapis, car les Roosevelt célèbres sont deux, et le père de cette formule, c'est l'autre ! Non pas Franklin D. Roosevelt mais le républicain des deux..., son prédécesseur et lointain parent; le président Théodore Roosevelt (1901-1909). Ce n'est pas à elle que nous apprendrons pourtant que Franklin épousa une nièce de Theodore, Eleanor. 
Courage, Ségolène... d'autant que sa référence, en bon eugéniste du début du siècle précédent, déclara : "Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les mauvaises personnes de se reproduire, et quand la nature malfaisante de ces gens est suffisamment manifeste, des mesures devraient être prises en ce sens. Les criminels devraient être stérilisés et il devrait être interdit aux personnes faibles d’esprit d'avoir des descendants." 
Ségolène a bien fait de ne pas naître trop tôt.

Vraiment, il faut être mal intentionné pour chipoter Désirdavenir Royal:
on n'est pas à une génération près !
Les entrepreneurs, qui attendent après la BPI, non plus ?

samedi 31 mars 2012

Présidentielle: la morale politique n'est pas au programme de la gauche


L'intox des candidats de la gauche est un manque de respect du peuple

Les mensonges des équipes  Hollande et Mélenchon pervertissent le débat

L'accélération de la campagne à gauche, c'est le passage du culot au mépris

La violence peut être intellectuelle et la campagne présidentielle, qui a déjà dérapé dans les insultes de hall d'immeuble, passe à la délinquance en col blanc, voire rose ou rouge.

Dans l'opposition, le débat vire en effet au pugilat de chiffres erronnés. Jean-Luc Mélenchon affirme que François Hollande et Eva Joly sont d’accord pour maintenir tous les réacteurs nucléaires, sauf un. Pierre Moscovici déclare que le taux de chômage des jeunes en France est de 25%, le plus haut d’Europe.

Approximations ou contre-vérités ? Réponses:
L’accord entre les Verts et le PS sur le nucléaire

Avec une forte progression dans les sondages et des meetings à succès, Jean-Luc Mélenchon mord en ce moment sur plusieurs électorats, dont celui du PS et des Verts.
Interrogé jeudi matin sur France Info, il affirme : "Pour un écologiste, il est plus facile de voter pour moi que pour François Hollande ou Eva Joly parce que, eux, sont déjà d’accord pour maintenir tous les réacteurs nucléaires sauf un".

Faux !

L’accord signé entre Europe Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste en novembre dernier prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% actuellement à 50% en 2025, ce qui comprend la fermeture d’ici cette date de 24 réacteurs nucléaires, à commencer par l’arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim.
En fait, le machiavélique candidat des communistes du Front de gauche joue sur les mots. Pour lui, comme les 24 réacteurs fermeront de manière étalée dans le temps, il dit que François Hollande et Eva Joly sont "d'accord pour tous (les) maintenir". Et comme PS et Verts prévoient de fermer immédiatement une seule centrale (Fessenheim), il dit "sauf un". A ce sujet d’ailleurs, Jean-Luc Mélenchon devrait dire "sauf deux" car il y a deux réacteurs nucléaires dans la centrale de Fessenheim...

  2. Chômage des jeunes

Alors que le chômage a augmenté de 0,2% en février, le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, attaque le gouvernement sur le chômage des jeunes. "Nous avons retrouvé le taux de chômage des jeunes le plus élevé depuis 1997 : 25%". Avant d'assurer avec aplomb que la France a le taux de chômage des jeunes le plus élevé en Europe.

Faux, vrai et faux

Faux pour 25%. Ce chiffre est exagéré.
Le dernier chiffre disponible sur le chômage des 16-24 ans est celui de l’INSEE pour le 4eme trimestre 2011 : il est de 22,4%.
Vrai pour le niveau comparable à celui de 1997. Cette année là, le taux de chômage des jeunes était au mieux de 22,4%, au pire de 23,3%.

Enfin, faux pour le chômage français le plus élevé de l’Union Européenne.
Pierre Moscovici "oublie" que les taux les plus élevés sont en Grèce (49,9%), en Espagne (48,6%) ou au Portugal (35,4%), d’après les statistiques Eurostat du 4eme trimestre 2011.
L’Allemagne était elle à 9,1% au 3eme trimestre 2011, mais le mode de calcul doit être précisé.
La moyenne européenne était à 21,2%.

Ré-ECOUTER pour l'explication sur la nécessaire distinction entre la notion de taux de chômage qui a peu de sens et la réalité de la part des jeunes au chômage:







Le trotskiste Moscovici noie le poisson et occulte donc que le chômage réél des jeunes Français s'élève en fait à 8,3% contre 9,3% en moyenne européenne, et 4,8% en Allemagne, mais 19,7% en Espagne.
Soit ils ne connaissent pas leurs dossiers, soit ils mentent au peuple dont ils se réclament et disent proches et respectueux, mais si la vérité de leur parti-pris ne trompe personne, celle de leur esbroufe, de leurs estimations à la louche et de leur intox est moins apparente.

Le mérite de France Info aura été de rétablir la vérité et de mettre au jour leurs escroqueries sur personnes en situation de faiblesse.
Mélenchon et Moscovici pratiquent le vol de votes à l'arraché.