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dimanche 8 septembre 2019

Un rapport non identifié assure que la campagne 2007 de Sarkozy a été financée par Kadhafi

Un rapport sorti de nulle part "atteste" le financement de sa campagne de 2007 par Kadhafi

"
Sarkozy est loin d'avoir fini avec la justice pour envisager revenir sur la scène politique française," applaudit un journaliste ivoirien

Résultat de recherche d'images pour "ouattara le+drian+cote+d'ivoire"
Le président Ouattara et Jean-Yves Le Drian
C'est ainsi que se félicite Alain B. Zadi sur L'Infodrome, depuis la Côte-d'Ivoire, où se lit le tabloïd Soir.info, jugé "sobre et efficace" par courrierinternational.com, (groupe Le Monde, à 64% par Le Monde Libre, LML, tellement 'libre' qu'il est détenu par les hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse) ...

CFI, opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, trempe dans cette infox (appelée "fake news" par les journalistes décrypteurs prétentiards)
Accueil
"L'affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le défunt président de la Lybie Mohammad Kadhafi n'a pas encore terminé son lot de rebondissements, promet le journaliste ivoirien de Soir Info, journal privé engagé, qui indique sa source: cfi.fr 

Ce quotidien partisan cite aussi Mediapart. 
"Il vient de mettre au jour, ce vendredi 6 septembre 2019, un rapport qui met en doute la parole l'ancien président de la France," écrit-il, sans indication de l'auteur de ce "rapport"...

"250.000 euros, voici la somme qui a circulé dans les mains du personnel de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est ce qui dit un rapport d'expertise, à en croire le site français d'information." Un site révolutionnaire trotskiste.

Selon le site d'Edwy Plenel, "ce fond [fonds] a été caché aux autorités de contrôle", assure Soir-info qui a reçu l'onction du ministère des Affaires étrangères, par le biais du CFI, opérateur de l'Etat. Ainsi, l' "absence de sincérité des comptes de campagne" et l'"ampleur de la circulation d'espèces en marge de la campagne" qui avaient été avancés par les enquêteurs vient d'être confirmé" [par Mediapart et/ou un rapport anonyme !], affirme le diffuseur officiel de rumeurs qui agitent la communauté noire de France : lien PaSiDupes.

"Rappelons que ce nouveau rebondissement fait suite à la découverte de l'arrivée de fonds lybiens sur le compte des intermédiaires proches du futur président de la République, et l'aveu par Ziad Takieddine de leur remise en espèces." 

Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a engagé une réforme qui a permis de renforcer la lisibilité et l’efficacité de la diplomatie d’influence française

Les axes de ce processus de réforme ont été fixés dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et du livre blanc sur la politique extérieure de la France, publié en juillet 2008.
Le rôle de coordinateur et de stratège dévolu à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères a été confirmé en mars 2009 avec la création de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM), la mise en œuvre des politiques étant confiée à des opérateurs de l’Etat ?
Pour être reconnu "opérateur de l’Etat" quel que soit son statut juridique, une personnalité morale (tels l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger ou l'Institut français, mais aussi bien RFI que CFI, une filiale du groupe France Médias Monde qui milite pour favoriser le développement des media en Afrique, dans le monde arabe et en Asie du Sud Est) doit exercer une activité de service public - qui peut explicitement se rattacher à la mise en œuvre d’une politique définie par l’Etat -, être financée majoritairement par l’Etat et être contrôlée directement par l’Etat...

Soir.info ne fournit aucune source identifiable précise.
Virée nocturne de Lang et Le Guen
avec le président Laurent Gbagbo
en décembre 2014
"Dans l’affaire Sarkozy-Kadhafi, les pièces du puzzle semblent s’agencer une à une," suinte Mediapart, incertain, qui parle pourtant d'"argent noir". 
Il faut aussi de l'argent noir (et rouge) pour accéder aux révélations du site révolutionnaire : elles sont réservées aux nantis de la gauche extrême.
Les zélés 'fact-chekers" du Monde (Decodex), de Libération (Checknews) ou de France Info (le Vrai du Faux) mettront un point d'honneur à livrer les identités des auteurs du mystérieux "rapport d'experts"...

mercredi 17 juillet 2013

"Choc de simplification" du gouvernement, un flop médiatique

Des petits clics valent-ils mieux qu'un grand choc ?

L'Etat doit dévoiler ce mercredi une quarantaine de  mesures d'ampleur limitée supposées simplifier et moderniser la vie des entreprises et des particuliers 

Des propositions de nouvelles mesures ont été remises à Arnaud Montebourg, ministre de l'esbroufe improductiveallongement de la durée de validité des cartes d'identité ou encore dématérialisation des tickets restaurants, ambitionnent de réduire le déficit de 3 milliards d’euros  à elle seule l’année prochaine.

Jean-Marc Ayrault réunit mercredi après-midi à Matignon la plupart des ministres pour un troisième comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (Cimap) après ceux de fin 2012 et du printemps 2013.
Le premier objectif de ce Cimap est de proposer un volet de mesures qui tiendront compte des évaluations de politiques publiques conduites depuis l’an dernier visant à détricoter la révision générale des politiques publiques (RGPP) conduite durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Intégrées au futur projet de loi de finances 2014, ces mesures,  doivent permettre une réduction de 3 milliards d’euros du déficit de l’Etat l’an prochain

Elle repose pour moitié sur des réductions de dépenses et pour l’autre sur des ponctions fiscales supplémentaires via la révision de dispositifs jugés inefficaces. Parmi ces 3 milliards à économiser, 1,5 milliard concernera les aides aux entreprises, 1 milliard la politique familiale et environ 500 millions d’euros des dispositifs fiscaux existants comme sur le gazole première génération, au détriment du diesel.
"L’esprit est de dire : 'confortons les aides les plus efficaces aux entreprises' ", explique un conseiller du Premier ministre, pour qui priorité sera donnée aux "investissements, à l’industrie, à l’innovation et à l’international".

Un effort de 300 millions d’euros devrait ainsi être imposé aux réseaux consulaires (chambres des métiers, chambres de commerce). L’avantage fiscal (pas de taxation des bénéfices) dont bénéficient les sociétés immobilières d’investissement cotées (SIIC) sera aussi réduit, selon ce conseiller. Malgré la priorité donnée par le gouvernement à l’apprentissage, certaines primes de soutien, jugées peu efficaces, vont par ailleurs être supprimées.

L’autre grand chantier de ce Cimap est le "choc de simplification" 

François Hollande l'avait appelé de ses vœux en mars et les élus locaux seraient "demandeurs", selon Matignon. Plusieurs gouvernements ont déjà tenté depuis plusieurs années, notamment en 2007, de toiletter les centaines de milliers de normes qui existent en France.

201 mesurettes de simplification
Simple et clair
Gonflée en "révolution juridique" par un conseiller de Jean-Marc Ayrault, ces mesures  vont concerner à la fois les particuliers et les entreprises.  
Le silence valant accord tacite de l’administration est d’ores et déjà sur les rails avec son adoption mardi à l’unanimité par le Sénat.
Au total, "au 1er janvier 2014, ce sont 1,3 million d’entreprises qui bénéficieront de formalités allégées", promet un conseiller de Jean-Marc Ayrault.


Parmi les mesures symboliques figure notamment l’allongement de 10 à 15 ans la durée de validité des cartes d’identité. Cette mesure, qui devrait concerner les cartes déjà émises, vise à diminuer les délais d’attente dans les mairies et préfectures, explique un membre du cabinet du Premier ministre. C'est aussi un manque à gagner: le timbre fiscal est à 25 €.


Les tickets restaurants devraient pour leur part être dématérialisés, pour être progressivement remplacés par des cartes rechargeables ou des applications téléphoniques. La réglementation, qui exigeait jusqu’à présent des titres papiers et interdisait aux commerçants de rendre la monnaie, va être revue "d’ici la fin de l’année", promet-on à Matignon. Ce changement concernera les 120 000 entreprises qui distribuent des tickets, les 3,5 millions de salariés qui en bénéficient et les 160 000 restaurateurs qui les acceptent, selon l’entourage de Jean-Marc Ayrault. Les fonctionnaires ne sont pas concernés.

Autre innovation d'ampleur (!), les conducteurs auront aussi la possibilité de consulter en ligne le nombre de points de leur permis. 

Les demandes de logements sociaux feront désormais l’objet d’un dossier unique. Les entreprises bénéficieront elles aussi de ces simplifications. Le but, confie-t-on à Matignon, est d'"alléger leur paperasse". Le crédit impôt recherche, qui attire nombre d’entreprises, va ainsi être simplifié et les contrôles allégés. Les seuils au-delà desquels les entreprises ont besoin d’un commissaire aux comptes vont être revus.


mercredi 30 janvier 2013

Hollande installe un malaise chez les fonctionnaires

Une première journée d’action nationale du public, jeudi

Hollande a sacrifié 5 millions de fonctionnaires 


Ils ne veulent plus se laisser prendre 
par Hollande


Les serviteurs de l’Etat se rappelleront à son bon souvenir par des grèves et des manifestations lancées dans la fonction publique par la CGT, FSU et Solidaires. FO et la CFDT ne sont pas de la partie...

En mai, les deux tiers des salariés du public (ce qui inclut aussi les employés des entreprises publiques) ont voté pour le candidat de la gauche. Dans le déni de la crise et la haine du président sortant, Hollande promettait alors des " perspectives salariales " et la fin de la RGPP, cette fameuse révision générale des politiques publiques, synonyme sous Sarkozy du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Coup d'arrêt brutal des mesures démagogiques, passés la création symbolique d'un 1.000 de postes dans l’Education à la rentrée, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes et la suppression du licenciement pour cause de refus de mobilité quand le poste d’un agent est supprimé.

Du côté des effectifs, le compte n'y est pas

Après l'engagement de créer 65 000 postes durant le quinquennat, il y a les lendemains qui déchantent : les coupes drastiques programmées (Défense, malgré la guerre au Sahel, Finances, Ecologie…), quitte à proroger largement la règle du un sur deux tant fustigée ! Les socialistes critiques du quinquenat précédent tentent au pouvoir de tenir l’objectif d’une stabilisation du nombre de fonctionnaires. 

Les trois principaux points de friction opposant syndicats et gouvernement
François Hollande a promis des postes supplémentaires dans trois secteurs prioritaires : l’enseignement, la sécurité et la justice. Comment les irresponsables, prêts hier à tout pour tromper l'électorat, pourraient-ils maintenant financer ces embauches en période de réductions budgétaires obligées ? Toute création de poste est gagée par… la suppression d’un emploi dans d’autres administrations.

Lesquelles? Dans les ministères non prioritaires, telles la Défense ou les Finances. Au total, 12.298 postes vont disparaître cette année. 
Entre les créations et les suppressions de postes, il y aura donc 2317 fonctionnaires d’Etat en moins. La gauche poursuit la cure d’amaigrissement engagée par la droite. " Dans certains ministères, on ne remplace pas deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite. C’est plus que sous Sarkozy ! " s’agace Jean-Marc Canon, des fonctionnaires CGT.
Mais comment le candidat Hollande a-t-il osé faire miroiter des promesses qu'il savait impossibles à satisfaire ?


Les rémunérations 

Du côté des rémunérations, c’est toujours le gel polaire. Pour coller à l’évolution du SMIC (+ 0,3% en janvier), le gouvernement vient de remonter 4,60 € brut par mois le traitement minimum que touchent les agents les moins bien payés. Une aumône que les syndicats jugent humiliante. 

Car le point d’indice, lui, reste inchangéServant de base de calcul à la rémunération des agents, cet indicateur est inchangé depuis 2011. 
Une hausse de 1% se traduirait e effet par un coût de 700 M€ pour l’Etat… Impossible si le gouvernement veut maîtriser la masse salariale et réduire les déficits.
Les fonctionnaires réalisent que le candidat Hollande les a froidement trompés en toute connaissance de cause.

Les congés maladie 

Lorsqu’un fonctionnaire tombe malade, son premier jour de congé maladie n’est plus indemnisé. Voté sous Sarkozy sous la pression de la crise et entré en application le 1er janvier 2012, pour aligner le public sur le privé, ce jour de carence reste en travers de la gorge de nombre d’agents. " Les députés de gauche n’avaient pas de mots assez durs pour décrier la mesure. Aujourd’hui, on n’entend plus la gauche au pouvoir sur cette question ", gronde Jean-Marc Canon, de la CGT. 
La "gauche sociale" n'est pas à la hauteur des espoirs suscités
Le cégétiste n'est pas tendre qui insiste sur la déception: " Le jour de carence cristallise toute la déception des fonctionnaires par rapport à ce gouvernement de gauche. " 


A la CFDT, le politique prime sur le social:  Brigitte Jumel se place du côté du manche et justifie le retrait des promesses de l'exécutif: " Marylise Lebranchu tergiverse beaucoup sur ce sujet car cela coûterait 200 M€ et cela aurait des conséquences politiques importantes ". 

Contacté à plusieurs reprises afin de connaître les évolutions à attendre sur ce dossier, le ministère de la Fonction publique reste évasif, car " ces sujets font l’objet de réunions régulières dans le cadre de l’agenda social avec les organisations syndicales ".

A l'agenda, le rendez-vous  de demain est dans la rue.

jeudi 12 juillet 2012

Effectifs des ministères: Hollande "restructure" et élimine des fonctionnaires

Quatre faux-semblants de Hollande 



La vision d'avenir du président :
aussi claire que possible !


1) Hollande avait démenti la baisse d'effectifs. Elle est pourtant avérée
"Cela me paraît invraisemblable. Si cela était le cas, j'en aurais été informé, tout de même." Telle était la réponse de François Hollande, le 20 juin, aux affirmations du Figaro, qui expliquait que Matignon s'apprête à demander aux ministères une diminution de leurs effectifs de 2,5 % par an, à l'exception des trois missions prioritaires : éducation, justice, intérieur.
Neuf jours plus tard,
les ministères non prioritaires doivent bel et bien réduire de 2,5 % par an leurs effectifs. 

Le candidat Hollande avait stigmatisé le président sortant sur le sujet; aujourd'hui, il dément, puis confirme.

Or, ce chiffre représente, pour les ministères concernés, un objectif  probablement plus sévère encore que la révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en place par Nicolas Sarkozy et François Fillon entre 2007 et 2012, même si, on va le voir, il est difficile d'établir un taux précis.

2) Le calcul de "deux fonctionnaires sur trois non remplacés" est approximatif
Le Figaro avait évoqué deux départs sur trois non remplacés. Un calcul que le site Arrêt sur images avait décortiqué : on estime que le nombre de départs en retraite dans la fonction publique d'Etat est d'environ 60 000 chaque année. Le gouvernement veut embaucher 12 000 personnels dans l'Education nationale et un millier de policiers, soit 13 000 personnes. Les effectifs des ministères de l'éducation et de l'intérieur doivent augmenter d'autant.  S'il veut conserver un effectif de fonctionnaires stable, le gouvernement doit donc concentrer les non-remplacements de postes dans les autres ministères.
Or, le ministère de l'Education est numériquement le plus important : 50,6 % des effectifs de la fonction public d'Etat à lui seul (en comptant l'enseignement supérieur et la recherche). L'Intérieur, lui, emploie 8,9 % des effectifs de fonctionnaires d'Etat, et la justice 3,6 %. Au total, ces trois ministères représentent 62,7 % des effectifs. La baisse doit donc se concentrer sur les 37,3 % restants.
En faisant une moyenne, ces ministères vont connaître 22 000 départs en retraite l'an prochain (37,2 % des 60 000 départs prévus). Puisqu'il faut compenser 13 000 créations de poste, on parvient à un taux de non-remplacement de 13 000/22 000, soit 58 %. Donc plus que un sur deux, et pas vraiment deux sur trois.
Mais le calcul est grossier, et ne prend pas en compte d'autres déclarations survenues par la suite. Ainsi, Michel Sapin a indiqué vendredi 29 juin que les 45 422 agents de Pôle emploi seraient "explicitement exclus de l'effort d'effectifs".

3) Il est difficile d'établir à l'avance un taux de non-remplacement
L'estimation est approximative. D'une part on ne connaît pas à l'avance le nombre de départs en retraite dans la fonction publique d'Etat, qui dépend en partie du choix individuel des fonctionnaires. Nombre de rapports parlementaires ont montré que les prévisions s'étaient souvent montrées peu fidèles à la réalité. Or, le calcul varierait grandement si on tablait sur 40 000 et non 60 000 départs en retraite annuel dans la fonction publique d'Etat, ce que certaines prévisions évoquent pour l'après-2014 (ici par exemple).
Ensuite, il est réducteur de dire que les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de l'Education seront préservés à tout prix. Comme le notait Le Monde, Matignon a prévenu que les efforts seraient demandés "sur l'ensemble des ministères, y compris sur les ministères qui interviennent dans un domaine prioritaire pour leurs emplois situés en dehors de ce champ". En clair, pour le ministère de l'Intérieur, par exemple, si les recrutements prévus concerneront des agents sur le terrain, les préfectures pourront perdre des postes.

4) Il est faux de dire que le gouvernement Ayrault fait "pire" que les gouvernements Fillon
Quelles que soient les approximations évoquées, la gauche fait "pire" que la révision générale des politiques publiques mise en place entre 2007 et 2012 : l'idée centrale de la RGPP était le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Le résultat est là : entre 2007 et 2012, l'Etat a supprimé environ entre 20 000 et 30 000 postes de fonctionnaires chaque année, comme le montre ce graphique extrait du projet de loi de finances 2012.
Source: awesomescreenshot.com via Samuel on Pinterest


Le gouvernement Ayrault, lui, promet  - pour l'instant du moins - la stabilisation globale des effectifs de fonctionnaires ! Donc un maintien des effectifs à leur niveau de 2012, et non la suppression de "deux postes sur trois". Or, la Cour des Comptes le met en garde et conseille davantage de rigueur dans la réduction de la dette publique.


mercredi 13 juillet 2011

Libération labellise 'extrême droite' le saucisson et le vin rouge français


Défendons les produits du terroir ...



Jacques Chirac déguste du saucisson.

Conclusion:

c'est un président d'extrême droite ?


Les Verts d'Europe Ecologie sont-ils trop rouges ?


La Droite populaire pallie les manquements des écolos sectaires.

Mais, en toute objectivité politiquement correcte, Mediapart qualifie l'initiative de "très controversé «apéro saucisson pinard», organisé par des mouvances d'extrême droite".
Le journal Libération trouve à y redire:

La gauche bobo stigmatise en crescendo

"
Sur une table au fond de la salle, vin rouge et saucisson attendent l’heure de l’apéro. La Droite populaire sait recevoir. Sans doute l’aile droitière de la majorité se doutait-elle que ce goûter « saucisson-pinard », dans les locaux de l’Assemblée, assurerait à leur réunion une belle publicité. Une référence explicite aux apéros organisés il y a quelques mois par ces groupes d’extrême droite qui dénonçaient « l’islamisation de la France ».


Installés derrière leur table, les députés Luca, Myard, Garraut [Garraud], Meunier et quelques autres [44, tout de même] comptent avec délectations [pluriel ?] les journalistes présents:
«Nous ne sommes rien sans vous », s’exclame [non sans ironie] Lionnel Luca, tandis que Jacques Myard rappelle, rigolard ['réjoui' ne suffisait pas], que « la politique, c’est 20% de savoir-faire et 80% de faire-savoir ». [Voire encore 20% de savoir-vivre, ce qui manque cruellement à la tanante de la "politique du bien'être" dont Martine Aubry ne connaît pourtant pas les rudiments] Pas troublé pour un brin par deux fâcheux venus rappeler le principe de non-discrimination religieuse: « Faut vraiment être tordu pour y voir du mal, poursuit le député-maire de Maisons-Laffitte. Alors comme ça on ne pourrait plus prendre un coup de rouge et un morceau de camembert ? »

Libération libère ses mauvais instincts

« Anarchistes de droite »
Mais au menu, il y a d’abord la présentation d’un an d’action de la Droite populaire. Les 15 députés du 14 juillet 2010 sont désormais 44 à réclamer un retour aux fondamentaux du sarkozisme, oubliés en chemin, selon eux, au profit d’une insupportable centrisation de l’UMP.

Bilan de cette bande [un groupe serait trop sympathique aux lecteurs] « d’anarchistes de droite » [
lien Wikipedia], comme ils se définissent eux-mêmes: une foultitude d’amendement [la détestation nuit fortement à l'orthographe], tendance vraie droite, sur la sécurité, la nationalité, la défense des automobilistes, les symboles républicains ou encore la réforme de la garde à vue. [Des horreurs !] Beaucoup d’entre eux [il faudrait faire le détail] repoussés [en partie, pour être exact et juste] par le Sénat, le Conseil constitutionnel, ou retirés par le gouvernement lui-même.


Le rêve de la gauche d'une sécession à l'UMP

« Nous sommes écoutés, mais peut-être pas entendus, reconnaît [sic] Lionnel Luca [vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes]. Mais, si j’osais, je dirais qu’il faudrait que ça change. » La menace est à peine voilée: le soutien des 44 de la Droite populaire se monneyera cher[, selon le quotidien divisionniste,] à l’approche de la présidentielle. « Il va y avoir un débat budgétaire à la rentrée, nous entendons bien y peser, poursuit le député des Alpes-Maritimes. Il faut que la RGPP [révision générale des politiques publiques, ndlr] arrête d’être appliquée dans le domaine de la sécurité, au risque de démoraliser les personnels.»



François Hollande se régale de cochonnaille:

c'est sûr,

c'est un frontiste !


["Il ne faut pas prêter le flanc aux caricatures", souligna lundi au JDD.fr Thierry Mariani, ministre des transports et co-fondateur de la Droite populaire. Ce qui ne manqua pas d'inspirer au Monde le titre: ""Apéritif saucisson-vin rouge" : la Droite populaire se divise"...
Et le PS se précipita tête baissée dans l'amalgame politicien: " Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a notamment dénoncé dans un communiqué diffusé lundi " des pratiques attentatoires à la République (rien que ça) qui ne visent qu'à jeter l'opprobre sur les français de confession juive ou musulmane ", réunis pour l'occasion !
Le site torchon de Le Monde est clair et s'indigne de la dégustation de vin et de saucisson du terroir français: "Apéro Saucisson vin rouge, peut on encore laisser passer ça ?"
Lien PaSiDupes: Faut-il interdire le saucisson de Lyon en France ?]



Même le porc ?

Si c'est Marianne qui le dit !...




Le dialogue à l'UMP dérange le tabloïd "libéral-libertaire"

Illustration de l’influence du collectif, le même Lionnel Luca [député des Alpes-Maritimes] a obtenu de Jean-François Copé, menace de démission à l’appui, l’organisation à l’automne d’une convention sur l’appartenance à la nation. On y discutera binationalité, assure (1)-t-il, même si le ministre de l’Intérieur Claude Guéant à d’ores et déjà refusé de toucher à ce statut. Tant pis, « on fera de la pédagogie », assure (2) Luca.

Autre projet, la création d’un service civique obligatoire pour la jeunesse, « qui aujourd’hui ne se retrouve plus que dans les stades, les concerts et les supermarchés ». Il ne s’agit pas, bien sûr, de courir après le Front National [insinue le quotidien]: « On est qui on est, on existait avant, s’exclame-t-on à l’unisson. On veut être libres ! » Saucisson, caméras et rebel attitude: la Droite populaire a peut-être trouvé la clef du succès.
[un encouragement à la radicalisation que Libération appelle de ses voeux.

Mais le journal de Serge July, castriste, et de Joffrin-Mouchard, proche de la famille Le Pen (lien PaSiDupes) n'est pas sûr qu'il soit opportun de rappeler cette citation de Lionnel Luca qui reçoit un écho favorable dans la France silencieuse: " ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs."]

Lionnel Luca est né en 1954 de parents ouvriers roumains.
Son père fut interné en janvier 1941 par le régime d'Ion Antonescu, militaire d'extrême droite devenu chef du gouvernement et chef de l'État roumain qui engagea son pays, au côté de l'Allemagne nazie
et fut condamné à mort pour crimes de guerre et exécuté en 1946.
Le père de Lionnel Luca revint en France en 1946, pour échapper au régime communiste.
Il s'engagea alors dans la Légion étrangère et servit en Indochine, malgré l'action à l'extrême gauche de Jean-Paul Sartre, co-fondateur anti-militariste de Libération.
Il fut naturalisé en 1958 et devint un grand admirateur du général De Gaulle.

"On ne va pas s'interdire de parler saucisson et vin rouge"

Au lendemain de l'événement, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a cautionné l'initiative
décriée par la gauche, ajoutant: " Ca ne me pose aucun problème qu'on fasse une conférence de presse autour de produits régionaux. On a le droit de parler de nos produits régionaux, on ne va pas s'excuser."
Lien Nouvel Observateur

"Ca fait 25 siècles qu'il y a du vin en France! On ne va pas empêcher les gens de boire un coup de rouge, c'est aberrant, c'est du terrorisme intellectuel ! ", s'est exclamé Jacques Myard.

mardi 2 mars 2010

Chaleureux accueil de Laon à Nicolas Sarkozy

Pédagogie et encouragements à une population ouverte et dynamique

Les videos de l'accueil de la population font raes...
VOIR et ENTENDRE
(merci à Françoise, l'expéditrice)

La presse serait-elle complètement acquise à l'opposition ? Sur France 3 Régions, la question ne se pose pas, puisque le service publique est dévoué à Vauzelle, le baron socialiste local.

Le chef de l'Etat s'est rendu dans l'Aisne pour évoquer l'avenir de la fonction publique

Pour croire à l'enthousiasme populaire, malgré la propagande médiatique d'opposition, il faut sinon se satisfaire de photos essentiellement !

Au cours de son déplacement ,
le Président Sarkozy s'est offert un bain de foule d'une demi-heure mardi 2 mars à Laon
, ville de gauche, où le dispositif policier avait pu être allégé.

Après avoir passé une heure avec les fonctionnaires de la Direction départementale de la cohésion sociale de l'Aisne, N. Sarkozy s'est rendu à pied à la mairie de la ville. Tout au long des quelque 300 à 400 mètres du parcours, la foule, nombreuse et sympathique, se pressait à sa rencontre. Pas de barrières de sécurité, peu de policiers, quelques gardes du corps n'empêchant pas les passants d'approcher : un « remake » des scènes de liesse de 2007 sur les Champs-Elysées.

Hommes, femmes, jeunes et vieux se pressaient pour prendre la photo historique - "celle-là, je vais l'encadrer et la mettre dans le salon", promet une dame – et les plus chanceux parviennent à écarter un peu la foule pour se faire photographier avec lui. On l'interpelle, on lui demande un autographe. Une jeune femme, peut-être émue, lui lance même à deux reprises "s'il-vous-plait, Monsieur le président, un orthographe". La France profonde des gens simples plutôt que l'image des nantis que l'opposition attache aux guêtres du président...
"On a séché les cours pour venir vous voir", lui assure un lycéen au nom de ses camarades. Ca fait rire le président. Ni la FIDL, ni l'UNL n'a réussi à alpaguer ces jeunes, mais les professeurs FSU réussiront-ils à surmonter leur intolérance ?

"Pensez à nos retraites", lui lancent des personnes âgées à plusieurs reprises. Il redevient grave. "J'y pense", assure-t-il, hochant la tête.

Le message politique: fonctionnaires, soyez fiers !

A la sortie de la mairie où il a lancé aux personnels "Soyez fiers d'être fonctionnaires", Nicolas Sarkozy replonge dans la foule. A grand peine, il se fraye un chemin jusqu'à sa voiture. Direction, le gymnase de la ville, où il doit animer une table ronde sur l'avenir de la fonction publique.

Alors que les réformes de modernisation du pays rendent les fonctionnaires inquiets face au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la poursuite de la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec la fusion de certains services (Pôle Emploi, etc), la réforme de la mobilité ou celle de la retraite, le chef de l’Etat était venu leur donner ses encouragements .
«J’ai bien conscience de tous les changements qu’on vous impose. C’est normal que cela crée du stress et de l’inquiétude», a-t-il déclaré.«Soyez fiers d’être fonctionnaires», a dit Nicolas Sarkozy aux personnels de la mairie de Laon, où il est venu visiter le service des passeports biométriques.
Selon lui, «on ne parle pas bien des fonctionnaires. On ne respecte pas assez vos compétences. On ignore les difficultés qui sont les vôtres», a-t-il affirmé.
«Hier (lundi), j’étais dans deux départements martyrisés par la tempête. Je peux vous dire qu’en Vendée et en Charente-Maritime, ils comprennent ce que ça veut dire, des services publics disponibles quand il y a un problème», a-t-il déclaré, leur rendant hommage.

Les compensations aux restructurations

Les syndicats de fonctionnaires distillent la peur
Ils contestent par principe un projet de décret sur la «réorientation professionnelle» et instillent le soupçon de ce qu'ils appellent «une machine à licencier».

VOIR et ENTENDRE la video de la table ronde de près de deux heures (extrait)

Nicolas Sarkozy apporte du réconfort
Pour faire face au «malaise» des fonctionnaires, il a réaffirmé ses ambitions:

=> «revaloriser» leur travail,
rendre moins difficiles les concours dans la fonction publique,
revoir le système de notation qui est «un peu humiliant et totalement dépassé».
«Je souhaite qu’il y ait davantage d’entretiens personnalisés», a-t-il expliqué.

=> sur la question de la mobilité, le président a estimé que « la polémique qu’il y a eu (sur cette question) est effrayante de mauvaise foi ».
«Aujourd’hui, quelqu’un dont le poste est supprimé n’a aucune protection. Ce que nous avons mis en place, c’est un système où il y aura trois propositions qui tiennent compte de votre famille, de l’endroit où vous habitez, de vos compétences. C’est beaucoup plus protecteur. Moi, je souhaite davantage de mobilité», a-t-il conclu.
Alors qu'il quitte Laon, une dame embrasse Nicolas Sarkozy, pour la route.

lundi 14 avril 2008

Réforme de l’Etat : logement, ambassades, armée, dans l’œil du cyclone

La gauche s’est gardée d’approuver bruyamment...
Le Président est à l’écoute et fait ce qu’il a promis. Ce qui s’applique aux postes d’enseignants -et de personnels non enseignants- de l’Education Nationale est également valable dans d’autres ministères.
Pour évaluer plus justement la propagande de la gauche relayée par ses journalistes militants dans toutes les rédactions de la presse écrite et radio-télévisuelle, il convient de mettre en valeur ce que les partisans évacuent, au profit de tous les sujets compassionnels touchants les plus défavorisés, les femmes et les enfants. Tandis que les vieillards sont tombés dans l’oubli depuis la canicule, les scolaires sont en revanche au centre de toutes les attentions et manipulations : le joli mois de Mai oblige !

Logement : les aides ciblées
Telle que la presse transmet l’information, la communication du gouvernement n’est pas très satisfaisante, lorsque les Français apprennent que les plafonds de ressources pour l'accès au logement social vont être abaissés de 10 % et les «surloyers» relevés. Ici ‘abaisser’ veut en effet dire que les possibilités d’accession vont donc 'augmenter'.
C’était une priorité des Français, qui y ont consacré un quart de leurs revenus l'an passé. Pas question, indique le cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement, de remettre en cause les objectifs affichés depuis un an, à savoir la construction de 500 000 logements, dont 120 000 sociaux, l'accession populaire à la propriété et l'application du droit au logement.
Quatre axes de travail devraient être avancés.
1- Le premier concerne les aides au logement (allocation logement, APL). Conçues comme un coup de pouce à la location, elles ont donné lieu à des abus. L'Élysée pourrait proposer une remise à plat du système, et notamment un encadrement plus strict des publics visés. Huit millions de personnes perçoivent l'APL.
2- Les dispositifs d'investissement locatif défiscalisés (Robien, Borloo, etc.), qui ont soutenu la construction de neuf pendant plusieurs années, devraient aussi subir un aménagement. Les professionnels anticipent la suppression de la zone C (zones rurales et communes de moins de 50 000 habitants) où se sont concentrées les tensions locatives. D'autre part, le mécanisme de défiscalisation dans les DOM-TOM (Girardin) pourrait être suspendu le temps que le marché immobilier locatif se détende dans ces zones-là.
3- Également dans la ligne de mire, la gouvernance du 1 % logement organisme de collecte auprès de 217 000 entreprises qui gère plus de 3,5 milliards d'euros, permettant notamment de financer la rénovation urbaine et le logement social. Les comptes du «1 %» ont été pointés du doigt par le rapport Attali et par la Cour des comptes. «Entre le montant de la collecte et celui qui est injecté dans le secteur du logement, l'écart s'est creusé», constate un observateur. Bercy n'exclut pas de récupérer tout ou partie de la collecte. Christine Boutin a souhaité à plusieurs reprises «plus de transparence» et, pourquoi pas, «l'instauration d'un contrôle parlementaire».
4- Enfin, ce sont les plafonds de ressources d'accès au logement social qui devraient baisser de 10 %. Les organismes HLM craignent une déconnexion de ces plafonds du pouvoir d'achat des ménages. Cette mesure aurait pour effet mécanique de diminuer la file d'attente. Les surloyers payés par les ménages dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans le parc social devraient par ailleurs être revus à la hausse. Objectif : éviter de transformer les HLM en «ghettos» de pauvres, selon un expert.

Affaires Étrangères : des ambassades communes
Le ministère des Affaires étrangères n'est pas épargné. On y prévoit 900 départs à la retraite dans les trois ans à venir sur un effectif total de 16 000 personnes (dont 4 000 en France et 12 000 à l'étranger), sachant que seul un emploi sur deux (comme dans toute la fonction publique) sera remplacé.
Un plan de départ très spécifique concerne actuellement les ambassadeurs, trop nombreux pour le nombre de postes. Il s'achève en juin et le ministère aimerait bien le voir suivi d'un autre, ce qui permettrait de faire partir plus de monde, le problème du Quai d'Orsay étant sa pyramide des âges. Le ministère a mis en route des chantiers de grande envergure, en l'occurrence la création des ambassades communes avec d'autres pays. Le Mozambique (avec sa capitale Maputo) et le Bangladesh vont voir rapidement l'ouverture d'ambassades communes à la France et à l'Allemagne. Des discussions sont en cours avec l'Espagne et l'Italie pour mettre en commun des locaux et du personnel. Afin de mieux identifier les missions culturelles de la France, qui varient souvent d'un pays à l'autre (à la différence de l'Allemagne qui dispose d'un Institut Goethe un peu partout), le ministère entend créer une seule et unique entité clairement identifiée.
Enfin, deux pays vont servir de galop d'essai à des ambassades tests. Il s'agit du Sénégal (avec Dakar) et de l'Allemagne (avec Berlin). L'objectif affiché est de voir comment il est possible de s'organiser pour être plus productif.

Armée : des réductions de postes à double détente
Les armées ne sont pas porteuses et qui sont les Françaisqui savent qu’elles font également l’objet de restructurations ?
La réforme des armées est une fusée à deux étages.
Il y a d'abord les réductions d'effectifs qui découlent de la révision générale des politiques publiques. Rien n'est encore totalement bouclé mais le chiffre retenu actuellement est celui de 48 000 suppressions de postes, dont 15 000 externalisations. Et ce, essentiellement sur la prochaine loi de programmation militaire (LPM), entre 2008 et 2014. Ces coupes dans les rangs ne doivent concerner que le «soutien», les grandes infrastructures de la défense, ce qu'Hervé Morin appelle le «back-office».
Mais il va falloir compter aussi avec les conclusions du livre blanc commandé par Nicolas Sarkozy, qui devrait être bouclé fin avril. Deux scénarios sont actuellement à l'étude, selon le «contrat opérationnel» retenu.
- Si ce contrat est de pouvoir projeter 30 000 hommes en opérations extérieures, seuls 2 500 postes seraient supprimés.
- Si le contrat tombe à 20 000 hommes, grâce à l'amplification des réorganisations que cela permettrait, ce sont pas moins de... 22 000 postes qui pourraient être supprimés, et qui s'ajouteraient aux 48 000 de la RGPP. Un scénario intermédiaire est actuellement à l'étude.
Dire que le gouvernement Fillon ne fait rien pour les Français, n'est-ce pas injuste ?

jeudi 10 avril 2008

L’Etat devrait-il continuer à financer la carte SNCF des familles nombreuses…

… si la SNCF fait des bénéfices ?
Le Parti socialiste n’en manque pas une !
Nostalgique, le PS ne réussit pas à se rénover
, mais pas même à se tourner simplement vers l’avenir et se résout pas à vivre avec son temps. Pour son information, la SNCF est devenue un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Son statut d’entreprise commerciale lui permet un bilan financier actuellement positif : elle fait des bénéfices. Elle détient de surcroît des participations majoritaires ou totales dans des sociétés de droit privé regroupées dans le groupe SNCF, ce qui lui permet également de générer des profits.
Or, non sans malignité, les socialistes ont saisi avec la SNCF une occasion de manipuler l’opinion. Bien qu’elle soit excédentaire, le PS a de nouveau sorti le violon pour dénoncer vivement mercredi la décision du gouvernement de ne plus verser d'aide à la société de chemins de fer, au titre des tarifs dits sociaux. Ainsi, que la SNCF fasse des profits arrange tout le monde, sauf le PS. Il estime juste qu’une entreprise qui fait des profits reçoive une aide de l’Etat -et donc des contribuables- pour payer les 70 millions d'euros par an, qui profitaient aux familles nombreuses et aux salariés pour les congés annuels.
Bien que le ministre de tutelle des Transports, Jean-Louis Borloo, ait en outre affirmé jeudi qu'"en aucun cas les avantages des familles nombreuses ne seront réduits" à la SNCF, le PS persiste à prétendre que ce transfert de financement "aboutira in fine à une hausse des tarifs qui pénalisera davantage les ménages modestes, ceux-là même qui ne pourraient partir en vacances sans ces aides". Il oublie les femmes et les enfants (les vieux, il ne connaït pas ! En fait, quelle que soit la partition des violons du PS, peu importe aux ‘ménages modestes’ en question que la prise en charge soit assurée par l’une ou l’autre…
Le secrétariat national du PS tient néanmoins à enfourcher son cheval de la démagogie, non pas évidemment pour défendre les intérêts des plus défavorisés, mais pour dénoncer le "double langage du gouvernement", qui selon lui "prétend favoriser le transport ferroviaire, mais réduit son aide à la SNCF en direction des voyageurs aux revenus modestes", quand en fait il rationalise. Retour des violons ! Le PS ne réussit donc pas à intégrer l’idée qu’il serait injuste que la majorité des Français paie pour une minorité : si la SNCF fait des bénéfices, elle a les moyens de prendre elle-même en charge les tarifs sociaux.
Face à cette adaptation vendredi dernier dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la SNCF a d’ailleurs indiqué mercredi qu'elle prévoyait de "construire une nouvelle offre pour prendre le relais de ces tarifs dès 2009", tout en précisant bien que ceux pour 2008 restent tous applicables.
La direction de la compagnie ferroviaire précise à ce sujet que son président, Guillaume Pepy, "réunira la semaine prochaine le comité consultatif des consommateurs, instance de concertation de la SNCF avec les associations de consommateurs, pour convenir des modalités de travail". Dans ce cadre, la SNCF proposera de mettre en place un groupe de travail "présidé par une personnalité indépendante".
Considérant la situation financière favorable de la SNCF, il conviendrait en outre et accessoirement de reconsidérer le privilège de la gratuité pour les familles SNCF sur le réseau ferré national…