POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est fonction publique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fonction publique. Afficher tous les articles

mardi 14 janvier 2020

Macron sacrifie les fonctionnaires sur l'autel du système "universel" de retraites

Les fonctionnaires se laisseront-ils berner ?

Le système de retraite proposé par Macron se traduirait par une pénalisation des fonctionnaires de niveaux intermédiaire et supérieur,


par rapport aux salariés en CDI du privé, mettent en garde deux sociologues, Thomas Amossé, sociologue, administrateur de l’Insee au CNAM et Joanie Cayouette-Remblière, sociologue, chercheure de l’INED.
Les nombreuses critiques formulées avec justesse contre l' "avant"-projet de réforme Macron des retraites, sont loin de se limiter à la seule question de l’âge pivot. 

D’abord, sur l’incertitude qu’engendrerait un système de points par rapport à un système où des droits réels sont accumulés, avec ses conséquences prévisibles, comme le recours croissant aux assurances privées et autres fonds de pension (on pense à BlackRock, mais pas seulement) pour y faire face. 
Ensuite, sur les limites d’un projet qui fixe à 14% du PIB le montant total des pensions de retraite, alors que la démographie française, ainsi que le volume de richesse produite par actif, sont en permanente évolution et peut chuter comme en 2008. 
Enfin, sur le caractère artificiel du déficit annoncé des systèmes de retraite actuels, qui a bien été mis en évidence par un collectif d’économistes.

En tant que sociologues travaillant sur les inégalités sociales, nous souhaitons intervenir dans ce débat, écrivent les deux sociologues dans une tribune, en insistant sur le renforcement du système d’inégalités dont est porteur la dernière version de ce projet. Ces inégalités, nous avons pu les mettre en évidence grâce à une nomenclature d’emplois élaborée dans le cadre de la rénovation des PCS 2020 de l’Insee, qui permet pour la première fois de comparer les fonctionnaires aux salariés du CDI dans le privé à quatre niveaux de qualification distincts.

Certes, la communication gouvernementale laisse entendre que la réforme vise à combattre les inégalités de notre société : le système universel proposé serait équitable dans la mesure où il applique les mêmes règles à tous et toutes. Emmanuel Macron déclarait encore, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, qu’il devait faire cette réforme parce qu’"il s’agit d’un projet de justice et de progrès social". Mais, contrairement aux apparences, la même équation n’aura pas les mêmes conséquences sur toutes les carrières, et le projet de réforme tend en réalité à accentuer les inégalités par rapport au système actuel, en particulier au détriment des fonctionnaires. Le renoncement annoncé à un "âge pivot" de 64 ans ne change en rien cette détérioration annoncée de leur situation.

Rappelons un fait central : en France, les conditions de rémunération et de progression salariale entre le secteur public et le secteur privé diffèrent fortement, au détriment des fonctionnaires et ce sur l’ensemble des carrières.

Le mode de calcul actuel des retraites compense, en partie seulement, cette inégalité structurelle.

Quels sont donc ces "privilèges" des fonctionnaires qui n'attirent pas les candidats aux concours ?
Vous avez dit privilèges : gel du point d’indice, modification des règles d’avancement, retour du jour de carence, réduction du nombre de postes aux concours, etc...? : les décisions politiques des dernières années sont sévères pour l’emploi public, et particulièrement pénalisantes pour les fonctionnaires. Plusieurs de ces décisions, motivées par l’objectif de contenir les dépenses publiques, contribuent à accroître les écarts avec les salariés du privé. Paradoxalement, dans le cadre de la réforme des retraites, c’est l’argument d’une plus grande égalité de traitement entre secteur public et secteur privé qui est cette fois convoqué pour justifier la modification du mode de calcul des pensions des fonctionnaires : ces dernières ne sont calculées que sur les six derniers mois d’activité, contre les 25 meilleures années dans le secteur privé. Un système universel des retraites serait ainsi plus équitable. En réalité, il ne ferait que prolonger les inégalités de carrière entre fonctionnaires et salariés du privé, qui se sont fortement accentuées avec les politiques conduites depuis quinze ans.

Les fonctionnaires les plus qualifiés sont sous-payés et ont des progressions de carrière plus tardives.
Entre 2014 et 2017, les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau supérieur (dont font notamment partie les plus de 900.000 enseignants, mais aussi les médecins hospitaliers ou encore les hauts fonctionnaires) ont perçu en moyenne 2.668 euros net mensuels, primes comprises [quand elles existent] avant impôt, contre 3.508 pour les salariés du privé en CDI de même niveau de qualification (cadres et ingénieurs). Sur quarante ans de carrière, cette différence de 840 euros tous les mois équivaut à… 403 200 euros !

Mais de ces inégalités-là, pourtant bien connues du gouvernement après deux ans et demi de consultation des partenaires sociaux, on n’en parle pas. Ou alors on les renvoie à d’hypothétiques plans de revalorisation, souvent annoncés mais toujours repoussés [la tendance étant de promettre sans jamais signer], et dont les montants ne semblent pas du tout à même de compenser le décrochage salarial de ces fonctionnaires. [Blanquer annonce 500.000 millions pour les enseignants, mais en 2021 - avant les élections du printemps suivant - et sans préciser les modalités de répartition]  Au contraire, ce que le projet de réforme prévoit, c’est d’appliquer un même mode de calcul des droits à la retraite à des carrières inégales.

Or, les rémunérations ne sont pas seulement inégales en moyenne, elles le sont aussi en progression : les salaires des fonctionnaires de 50 à 59 ans (3.177 euros) correspondent au double de ceux de 20 à 29 ans (1.686 euros) ; rien de tel ne s’observe dans le privé où les salaires sont nettement plus élevés en début de carrière et augmentent moins ensuite. Si, jusqu’à présent, la faiblesse des rémunérations pendant une grande partie de la carrière avait des conséquences sur l’attractivité de l’emploi public, les démissions précoces et les conditions de vie des fonctionnaires, elle ne pesait au moins pas dans le calcul de leurs pensions. La prise en compte de l’ensemble de la carrière et non des six derniers mois changera la donne. Difficile pour le gouvernement de présenter comme équitable une réforme qui accroît les inégalités à l’âge de la retraite alors qu’elles sont déjà béantes en cours de vie active !

Au niveau intermédiaire, la pénibilité horaire des fonctionnaires qui ne serait plus compensée.
Aux autres niveaux de qualification, les écarts de salaire entre public et privé sont moins marqués. Si les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire (comme les infirmières ou les agents de police) gagnent moins que leurs homologues du privé en début de carrière (1.653 euros par mois, contre 1.750), ils tendent à les dépasser en fin de carrière (2.299 contre 2.216). Mais ce que gomme cette proximité, c’est l’écart des contraintes horaires que produisent les missions de service public : les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire sont davantage concernés par le travail le dimanche (33% travaillent au moins un dimanche par mois, contre 14% de leurs homologues du privé), le soir (34% contre 21%) et la nuit (20% contre 9%).

On peut supposer que ces pénibilités ont été prises en compte pour justifier le maintien d’un régime spécifique pour les agents de police. Pour les autres fonctionnaires, si le projet de réforme était adopté, le nouveau mode de calcul des droits à la retraite réduirait le léger avantage qu’ils peuvent tirer de leur progression salariale, pour situer leur pension au niveau de leurs homologues du privé, qui ont pourtant moins eu à affronter ces contraintes d’emploi du temps. Equitable, dites-vous ?

Un nivellement par le bas et des fonctionnaires sacrifiés au lieu d’une politique ambitieuse de service public.
En appliquant à tous et toutes le mode de calculs des retraites le moins avantageux, le projet de réforme joue la carte d’un nivellement par le bas. Les données statistiques montrent qu’il se traduirait de plus, et surtout, par une pénalisation des fonctionnaires de niveau intermédiaire et supérieur, par rapport aux salariés en CDI du privé
Non seulement ce projet est donc loin d’être égalitaire, mais il serait en outre dangereux pour l’avenir des services publics qui, de fait, parviendraient de moins en moins à susciter des vocations. A l’heure où le nombre de candidats au concours d’enseignement ne cesse de chuter, où les hôpitaux peinent à recruter et à fidéliser leurs personnels, la perspective de cette dégradation est susceptible de porter un nouveau coup – et cette fois vraiment majeur – à la qualité des services publics.

Tribune signée de Thomas Amossé sociologue, administrateur de l’Insee au Cnam , Joanie Cayouette-Remblière sociologue, chercheure de l’Ined

vendredi 27 décembre 2019

Régimes spéciaux : les contrôleurs aériens devraient conserver leurs privilèges

Macron se prépare à satisfaire les contrôleurs aériens, privilégiés notoires

La pénibilité de la profession justifie-t-elle l'ouverture à 52 ans de leurs droits à la retraite ?




Un cadeau de dix années qui ne justifient assurément pas.
Même s'ils sont théoriquement concernés par la future réforme des retraites comme l'ensemble de la fonction publique, les contrôleurs aériens conserveront certaines spécificités propres telles que l'ouverture des droits dès 52 ans ou un âge pivot fixé autour de 56 ans

Cherchez l'erreur dans l'attrape-nigaud de la justice sociale.
Macron, Philippe et Delevoye avaient promis un système nouveau de calcul des droits à la retraite, plus équitable pour tous!
Mais, après les militaires et les pilotes de lignes, ce sont les contrôleurs aériens devraient être épargnés par la réforme des retraites. En effet, alors que la grève se poursuit à la SNCF et la RATP ce mardi 24 décembre, 20e jour de mobilisation, et que l'exécutif reste droit dans ses bottes et sourd dans sa tête, les contrôleurs aériens devraient eux continuer à bénéficier de leurs avantages.
Faut-il modifier le législation européenne avant de réformer avant de prétendre instaurer un régime universel ?

Habitué aux défauts de méthode, Macron a clairement mis la charrue avant les boeufs... Pour ceux qui n'en croient pas leurs yeux, leur âge légal d'ouverture des droits à la retraite devrait être maintenu à 52 ans, on le répète: pincez-vous bien! Les Echos assure que le gouvernement n'a pas le choix, puisque la législation européenne impose aux aiguilleurs du ciel la détention d'une licence basée sur des critères médicaux qu'il est difficile de remplir après cet âge. Facile d'enseigner jusquà 64 ans à des collégiens sans aucun sens des obligations de la vie en société , mais trop difficile pour les aiguilleurs de plus de 52 ans de se concentrer pendant les quelques heures qu'ils assurent, soit en moyenne 32 heures par semaine. Ce qui dégage du temps pour le golf.



Autre avantage que Macron leur accorde dans un souci d'équité, l'âge pivot fixé autour de 56 ans, alors que le gouvernement souhaite qu'il soit établi à 64 ans pour tous dans le futur système de retraites à points. 
"Les négociations sont en cours, ce n'est pas encore fixé, mais il devrait a priori être d'un peu plus de 56 ans pour les fonctionnaires ayant des missions régaliennes", détaille auprès des Echos Guillaume Sintes, secrétaire national du SNCTA, le principal syndicat de la profession, et parent de Fabienne Sintès, journaliste quinqua de France Inter, bénéficiaire d'un abattement fiscal de 7.650 euros annuels. 

Un âge pivot dérogatoire pour les contrôleurs aériens qui sera qui plus est portable, c'est-à-dire acquis au bout d'un certain nombre d'années de travail et applicable même en cas de départ de la fonction publique.

La bonification du 1/5e supprimée et remplacée : améliorée ? 

Exception toutefois pour la bonification du 1/5e qui sera elle remplacée pour les contrôleurs aériens, car elle serait incompatible avec le nouveau système à points. Tout comme les policiers nationaux ou des militaires, les contrôleurs aériens verront donc leur bonification du 1/5e supprimée. Pour mémoire, cette disposition légale donne droit à une annuité "gratuite" toutes les cinq années de service
Elle sera remplacée par une sur-cotisation de leur employeur, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire, dont a la charge Elisabeth Borne, celle qui est aussi ministre des Transports, mais qui se rend à Marrakech, Maroc, en pleine grève des transports... De la graine de préfète hors classe...

Une grève massive des contrôleurs aériens n'est donc pas à l'ordre du jour

La CGT avait bien appelé à la grève les 5 et 17 décembre, provoquant l'annulation de 20% des vols, mais c'était essentiellement par solidarité avec les autres professions potentiellement impactées par la réforme. En effet, les discussions étaient entamées bien avant la publication du rapport Delevoye entre le Syndicat National du Transport Aérien (SNCTA) et le gouvernement.

Une partie des primes sera bien prise en compte...
Parmi les sujets de débat, la période de transition vers le régime universel et le maintien des niveaux de retraite. Le nouveau mode de calcul sera en effet défavorable aux contrôleurs dont la retraite est actuellement basée sur les six derniers mois. Selon le nouveau régime universel à points, il devra être calculé sur l'ensemble de leur carrière. Pour compenser la baisse des pensions, une partie des primes sera prise en compte. Chance inespérée pour cette profession défavorisée, elles constituent une large part de leur rémunération. 
Allez, je vous le dis: la rémunération mensuelle brute totale (c'est-à-dire incluant les primes) d'un contrôleur aérien débutant est en moyenne de 5 000 € par mois. Au bout d'une dizaine d'années, elle est de 8.000 €. Les primes représentent 20 à 45 % de l'ensemble.
Il ne faut pas croire pour autant que tous les fonctionnaires touchent des primes comme eux en rafale... Et à combien s'élèvent-elles ?

jeudi 9 mai 2019

Grève des fonctionnaires contre la loi fonction publique: Laurent Berger, CFDT, n'est plus réformiste ?

Les neuf syndicats de la fonction publique, dont la CFDT et l'UNSA, appellent à faire grève et à manifester, ce jeudi 

"Il faut qu’on soigne mieux les agents des fonctions publiques", selon Laurent Berger 

Résultat de recherche d'images pour "Matignon laurent Berger et EDOUARD Philippe"Le gouvernement doit faire des annonces pour préserver leurs missions et revaloriser les salaires, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, syndicat réformiste "macron-compatible" jusqu'ici et jusqu'à la prochaine, si elle ne frappe pas sa clientèle électorale. 
Les neuf syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU,Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) lancent un appel unitaire à se dresser contre le projet de loi censé "moderniser" le statut des fonctionnaires"Depuis de nombreuses années, les fonctionnaires ont le sentiment d'être considérés comme des coûts et pas comme des professionnels qui apportent un service à la population", explique Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui participera à la manifestation parisienne.
"Les fonctionnaires ont un sentiment de mépris qui traîne depuis longtemps" (Laurent Berger, sur franceinfo)
"Nous avons déposé une trentaine d'amendements qui ont été retenus" sur le projet de loi qui sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du lundi 13 mai "mais il y a encore beaucoup de désaccords".
"Quand on est contractuel en contrat court dans la fonction publique, on est moins bien traité que dans le privé," explique Laurent Berger sur franceinfo
"Dans le privé, il y a la possibilité d'avoir une prime de précarité à la fin du contrat. Ce n'est pas ce qui est prévu dans le projet de loi", fait observer le responsable syndical. Le texte envisage un contrat de six ans maximum dans la fonction publique : "Cela existe dans le privé, ce sont des contrats de chantier, mais on ne peut pas y mettre fin du jour au lendemain sans motivation alors que c'est ce qui est prévu dans le projet de loi." La CFDT se bat pour que les contractuels "soient traités à égalité avec ce qui se passe dans le privé".

Négociations avec le gouvernement

"Travailler ensemble avec le gouvernement" sur un certain nombre de sujets, "moi, je dis chiche", lance pourtant Berger, le secrétaire général de la CFDT. Edouard Philippe a reçu ce lundi à Matignon les syndicats, le patronat et les associations d'élus pour lancer sa "mobilisation générale" pour l'emploi et l'écologie. 

La réforme des retraites

Le projet de réforme des retraites doit être présenté au début de l'été. La concertation menée par Jean-Paul Delevoye planche sur plusieurs possibilités, mais Macron a rappelé le 25 avril que les Français devraient travailler davantage. 
L. Berger rejette la piste de l'allongement de la durée de cotisation, évoquée par le chef de l'Etat. "On n'a pas besoin d'un nouvel allongement d'une durée de cotisation", argumente le patron de la CFDT.
"Il faut arrêter de jouer les hypocrites sur l'âge de départ à la retraite," Laurent Berger à franceinfo
"Le patronat n’est pas sérieux, assure le macron-compatible. Quand je l’entends dire ‘il faut partir à 64 ans' et qu’il vire des salariés à partir de 55 ans pour des motifs tous plus contestables les uns que les autres, il n’est pas cohérent", développe Laurent Berger.
"Ce qui pèse sur nos systèmes sociaux, sur l'ambiance de la société et sur les situations d'exclusion, c'est la persistance d'un chômage de masse et de longue durée", souligne Laurent Berger. "C'est d'abord là-dessus qu'il faut agir", continue-t-il.

Des "gilets jaunes" fichés à l'AP-HP

Suite aux révélations du Canard enchaîné, une mission d'enquête a été déclenchée le 24 avril sur des soupçons de fichage de "gilets jaunes" par l'AP-HP. "Si c’est une réalité, c’est scandaleux", doute encore le secrétaire général de la CFDT sur franceinfo. "Si les choses se confirmaient, il faudrait mettre fin à ses pratiques mais aussi savoir comment et pourquoi elles ont été développées."

Grève nationale des fonctionnaires contre la privatisation des services publics

Fonctionnaires, vous ne travaillent pas assez? Vous serez bradés au privé !

Macron travaille-t-il assez ses projet de loi ?

Image associée
Le projet de loi fonction publique
est en réalité une boîte à outils 
portée par Darmanin. Le porteur de valise de Macron propose un nouveau contrat social avec les agents publics pour permettre les suppressions de postes et les transferts de missions vers des opérateurs privés.

La loi va en effet faciliter le recrutement de plus contractuels souvent en CDD mais sans les garanties du Privé. Par exemple, il n’y a pas d’indemnité de fin de contrat dans le public et le projet du gouvernement ne prévoit pas d’indemnité dans le public sur ce sujet.
 
En l'état du projet, la loi va affaiblir les dispositifs qui protègent les agents publics en supprimant les missions des instances de dialogue social. Elle introduit la rupture conventionnelle sans les protections des tribunaux prud’homaux. 

A tous ces motifs de grève, l’UNSA ajoute la nécessité d’une reconnaissance financière pour améliorer enfin le pouvoir d’achat des agents publics toujours exclus de la prime Macron
 
Le temps de travail des fonctionnaires pointé par un rapport de l'IGF
Lasserpe_FPT
310.000 agents de l'Etat travaillent moins que le seuil légal des 35 heures, selon ce document de l'Inspection générale des finances (IGF) remis à Gérald Darmanin. Il tombe à pic pour relancer l'éternel débat sur le temps de travail dans la fonction publique, mais ce n'est pas non plus une surprise, puisque l'IGF n'est pas un service d'inspection indépendant du pouvoir exécutif : son chef est nommé par le président de la République, sur proposition de son ministre des Finances. 
Sa patronne depuis 2012 est Marie-Christine Lepetit, une polytechnicienne qui a conseillé Alain Juppé à Matignon. En novembre 2017, elle a remis un rapport, certes passionnant, sur l'invention de la désormais fameuse taxe de 3% sur les revenus versés par les grandes entreprises, mais que le Conseil Constitutionnel a annulée, pour un coût pour l'Etat (et les classes moyennes constituant la masse essentielle des contribuables) de 10 milliards.
Quels sont les contours de ce rapport de l'IGF, remis en février dernier, au ministre en charge de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin ?
Ce document portant sur la très sensible question du temps de travail des agents de l'Etat offrit des arguments au gouvernement, lequel présenta mercredi 27 mars en Conseil des ministres son projet de réforme de la fonction publique, prévoyant -entre autres- une suppression du nombre de fonctionnaires.

Premier enseignement de ce rapport: 310.000 fonctionnaires sur les 1,1 million que compte la fonction publique (hors professeurs, militaires et magistrats) travaillent moins que le seuil légal de 35 heures. Pourtant, parmi ces 310.000 fonctionnaires, "190.000 n'ont pas à supporter de conditions de travail difficiles", juge Le Figaro, qui cite une remarque de l'IGF faite à ce propos: "les aligner sur le droit commun (1607 heures par an) permettrait de réduire les effectifs de l'Etat de 30.000 postes".

Quant au temps de travail des agents des collectivités locales - estimé à 1.578 heures par an en moyenne - il est également en dessous du seuil légal des 35 heures. Au delà de ce constat, l'IGF épingle également les avantages dont jouissent de nombreux fonctionnaires, selon les administrations.
Savoir si, parallèlement, la suppression de l'abattement fiscal des journalistes - d'un montant de 7.650 euros par tête -  permettrait d'économiser substantiellement l'aide de l'Etat à la presse subventionnée et de participer ainsi à l'effort collectif de maîtrise des dépenses publiques...
"Jours ministres"

"Le plus souvent, les agents bénéficiant de régimes dérogatoires travaillent aux côtés de collègues soumis à des contraintes particulières et bénéficient des mêmes avantages sans être soumis à la même pénibilité. Parmi ceux-ci, 149.000 fonctionnaires à l'Education nationale, 5.300 à la Justice et 800 électroniciens et techniciens à l'aviation civile", décrit Le Figaro, citant ce constat de l'IGF: "des dispositifs historiques injustifiés ont également été maintenus lors du passage aux 35 heures", mis en place par Martine Aubry, ministre PS des affaires sociales dans le gouvernement socialiste de Lionel Jospin à partir de l'année 2000 et rendu obligatoire en 2002.

Autres dispositifs dans le viseur de l'IGF, les "jours de fractionnement". 
En résumé, si un fonctionnaire pose cinq jours de vacances entre le 1er novembre et le 30 avril, il peut bénéficier d'un jour de congé supplémentaire.
Le code du travail impose que le congé principal du salarié (24 jours ouvrables maximum) soit pris entre le 1er mai et le 31 octobre. Autrement dit, le salarié a droit de prendre 24 jours ouvrables ou 20 jours ouvrés de congés d'affilée pendant cette période. Lorsque le congé payé ne dépasse pas 12 jours ouvrables il doit être continu.
A partir du moment où ce congé principal n'est pas pris dans sa totalité, le salarié peut obtenir des jours de congés supplémentaires appelés jours de fractionnement. La 5ème semaine de congés payés ne rentrant jamais dans le calcul du fractionnement.
"En supprimant ces jours 'de fractionnement' pour l'ensemble des fonctionnaires, comme le recommande le rapport, l'Etat économiserait 29,4 millions d'heures, soit 18.300 postes", note Le Figaro.

Même principe avec les "jours ministres".
Ce sont des congés supplémentaires dont bénéficient les agents travaillant dans divers ministères, comme l'Intérieur (la police que le mouvement des Gilets jaunes perturbe), la Culture ou les Affaires sociales. L'IGF préconise de supprimer purement et simplement ce dispositif qui peut représenter jusqu'à 9 jours de congés selon l'administration.

Trois ministères ont attiré l'attention de l'IGF car "particulièrement concernés par les dérives consistant à travailler moins que les 1.607 heures annuelles". Il s'agit de la Justice, de l'Education nationale (hors enseignants) et de l'Intérieur.

VOIR et ENTENDRE
la défense :

mercredi 8 mai 2019

Pouvoir d'achat: les mesures d'urgence de Macron creusent les disparités sociales

Tous les Français vont-ils vraiment gagner 850 € de plus par an, comme annoncé ?

Dès le 7 mai, Edouard Philippe assure que l
e "pouvoir d'achat moyen" par habitant a progressé de "plus de 2 %" en 2019...

Résultat de recherche d'images pour "pouvoir d'achat"
Tous les Français vont-ils pouvoir en bénéficier équitablement ?
Dressant le bilan des "mesures d'urgence" qu'Emmanuel Macron à l'issue du Conseil des ministres de ce mardi, Edouard Philippe a affirmé que "le pouvoir d'achat moyen" par habitant va augmenter de "plus de 2 %" en 2019 ce qui représente, selon le Premier ministre, la plus forte augmentation depuis 12 ans. "C'est un gain moyen de 850 € sur l'année par ménage", a précisé l'Edouard qui assure que "390 euros sur ces 850 euros découlent des mesures annoncées par le Président de la République", le 10 décembre en réponse au mouvement des Gilets jaunes.

Une promesse qui n'est qu'une moyenne, en fonction des revenus.
Pour autant, nous n'allons donc pas tous gagner 850 € de plus dans l'année... Il s'agit d'une moyenne entre des ménages aux faibles revenus et des ménages aux revenus élevés. Tous les Français ne seront pas logés à la même enseigne. Ce chiffre de 850 € avait déjà été annoncé en avril par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui évoquait une hausse du pouvoir d'achat de 2,5 % en 2019. 

Pour son étude, l'OFCE a anticipé les effets éventuels de la réduction de la taxe d'habitation, la baisse des cotisations salariales, la baisse de la CSG pour certains salariés, les mesures d'urgences du gouvernement ou encore la prime à la conversion pour un changement de véhicule.

Les chiffres fournis par le gouvernement sont-ils fiables ?
Voici les prévisions officielles, selon Bercy, des retombées présumées des mesures d'urgence, annoncées le 10 décembre dernier par Emmanuel Macron :

- Prime d'activité : plus de 4 millions de foyers perçoivent la prime d'activité. C'est 1,3 million de plus au
premier semestre 2019. Elle représente 3 milliards d'euros de pouvoir d'achat rendu aux actifs modestes seulement, en 2019.

- Prime exceptionnelle : 5,5 millions de salariés ont touché au total 2,2 milliards d'euros soit un montant moyen de 400 euros.
Seulement 20 % des entreprises privées ont versé cette prime à leurs salariés. Seront-ils plus nombreux en fin d'année ? Bercy devait visiblement faire vite pour communiquer ces chiffres avant qu'ils n'apparaissent dérisoires après un an....

-
Heures supplémentaires : 6,8 millions de salariés ont effectué des heures supplémentaires au premier trimestre? Soit 30 % des actifs. Le gain de pouvoir d'achat représente, selon les calculs du gouvernement, la somme de 670 millions d'euros (400 millions de cotisations sociales + 270 millions d'euros d'impôt sur le revenu). En ce qui concerne les fonctionnaires, le gain a été de 228 euros en moyenne au premier trimestre. Pour l'essentiel, les bénéficiaires sont d'ailleurs les seuls fonctionnaires... 
Il étaient 5,6 millions en 2014, 5,66 millions en 2017 et 5,480 millions dans les trois versants de la fonction publique, hors 189.000 bénéficiaires de contrats aidés (130.000 en 2019) - faites l'addition ! - , soit 19,9 % de l’emploi total. Or, Macron s'est engagé à réduire de 120.000 leurs effectifs d'ici 2022: 50.000 dans l’Etat, 70.000 dans les collectivités territoriales... 
Pourtant, la masse salariale de l'Etat sera une nouvelle fois en augmentation en 2019. Celle-ci atteindra 88,3 milliards d'euros, soit une augmentation de +1,6% par rapport à 2018 (supérieure à l'inflation prévue en 2019, à +1,4%).Car, si le gouvernement prévoit la suppression de 4.164 postes en 2019, on observe "en même temps" que les plafonds d'emplois des ministères et des opérateurs, enregistrent une augmentation du nombre d'agents publics  de près de 1.322 postes, entre 2018 et 2019.
- CSG pour certains retraités : La suppression de la hausse de la CSG pour 5 millions de retraités représente une augmentation de la dépense publique de 1,3 milliard d'euros en 2019. Le gain annuel sera de 450 € par foyer sur l'année et les retraités exclus des mesures Macron ne sont pas près de rattraper leur retard et de retrouver leur niveau de vie passé...

Au total, les coups de pouce vont toujours aux mêmes qui cumulent tous les avantages.
Savoir si, tous comptes faits, la précarité est tellement pénalisante...

Les mesures en faveur du pouvoir d'achat vont plomber les comptes de la Sécurité sociale

Avec les mesures censées mettre un peu de beurre dans le pouvoir d'achat, les comptes de la Sécurité sociale risquent d'en payer le prix fort. Alors que le Haut conseil du financement de la protection sociale prévoyait une centaine de millions d'euros d'excédent en 2019, on s'attend plutôt à un déficit de 3,6 milliards d'euros. Ce montant correspond au ralentissement de l'activité à hauteur de 1 milliard d'euros, 1,3 milliard pour les heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées et 1,4 milliard pour l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités. Et avec la réindexation des pensions les plus faibles prévue l'an prochain, la facture devrait encore s'alourdir. Cela va-t-il freiner le désendettement de la Sécu ? Comment l'Etat compte-t-il combler ce trou ?


VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel en débattre, le 08/05 :

Les Gilets jaunes ont fait plier Macron sur le sujet du pouvoir d'achat.
VOIR et ENTENDRE  l'analyse de Nicolas Doze, le 17 avril dernier :


mercredi 16 janvier 2019

La réforme de la fonction publique serait une "bêtise", lance Le Drian à Macron

Le ministre socialiste conseille de ne pas toucher au fonds électoral du parti socialiste

"Il ne fallait pas rajouter à la crise actuelle celle des fonctionnaires,"

Résultat de recherche d'images pour "Jouyet Le drian"a estimé le ministre des Affaires étrangères en plein séminaire gouvernemental, le 9 janvier dernier, révèle ce mercredi 16 janvier Europe 1.

Invité à présenter sa feuille de route, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin s'est fait rabrouer par son collègue Jean-Yves Le Drian, rapporte la radio du groupe Lagardère SCA. Alors que le locataire de Bercy détaillait la réforme de la fonction publique et de l'Etat, l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron, le ministre des Affaires étrangères se serait alors exprimé : "Il faut peut-être arrêter les bêtises," a lancé l'ancien ministre de la Défense du président Hollande. On a déjà une crise [des "gilets jaunes"], sur les bras, on ne va peut-être pas y rajouter les fonctionnaires !" 

"Les agents de l'Etat ne sont pas forcément des technocrates, ils sont aussi des aides-soignants, infirmières, douaniers, policiers, etc. Il ne faudrait pas aggraver la situation", aurait également mis en garde le ministre, soutenu par plusieurs de ses collègues issus de la gauche. 

Le ministre, ex-militant du PS, est attentif aux convulsions de son parti d'origine

Le mardi 15 janvier, jour du lancement du grand débat national, les syndicats des fonctionnaires ont appelé à la "suspension" du projet de loi relatif à la Fonction publique qui prévoit notamment un recours accru aux contrats à durée déterminée. Le gouvernement prévoit également 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires d'ici à 2022.

Le Drian se positionne en futur premier ministre. 
Cette prise de position conservatrice du septuagénaire signe-t-elle la mort de l'avènement du "monde nouveau" promis par le candidat Macron ? Avant cela, elle est le signe d'une future promotion, comme l'annoncent les sondages de commande qui placent en tête des ministres préférés des Français l'ancien maire socialiste de Lorient, Morbihan (1981-1998) et président du Conseil régional de Bretagne (2004-2012, puis 2015-2017, en cumul avec ses fonctions gouvernementales), bien qu'ils ne le connaissent pas dans ses oeuvres, notamment comme vendeur d'armes à l'étranger, favorisées par les opérations militaires qu'il entretient au Proche Orient, singulièrement au Mali, puis au Sahel et en Afrique (République Centrafricaine), ou son appartenance à la franc-maçonnerie (c'est un "fidèle" au Grand Orient de France).
De son fils Thomas, il a fait un chargé de mission auprès du président du directoire de la SNI, une filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et consignations (institution financière publique), à l'arrivée de son directeur (2012-2014), Jean-Pierre Jouyet, au poste de secrétaire général de la présidence de la République, en avril 2014.

Certaines personnalités font campagne pour qu'il soit nommé premier ministre, révèle Europe 1. L'ex-socialiste qui n'a quitté le PS qu'en 2018 assure néanmoins qu'il n'est pas intéressé. Selon la radio, en privé, il se montre très critique envers l'entourage d'Emmanuel Macron, jugé déconnecté, et estime que le balancier penche trop à droite. Est-il celui qui peut le ramener à gauche ?

vendredi 21 décembre 2018

Prime exceptionnelle : 1.000 euros qui passent sous le nez des fonctionnaires

Leur pouvoir d'achat a baissé de 16% en 8 ans, mais ils devront pourtant continuer à se serrer la ceinture
Les serviteurs de l'Etat sont les plus méprisés de leur patron.  

Un pays a les services publics
qu'il mérite
Ils n'ont pas non plus obtenu d'augmentation du point d'indice pourtant gelé depuis des années. Certains agents de la fonction publique bénéficieront toutefois du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires et de l'élargissement de la revalorisation de la prime d'activité.
En juillet 2018, l’inflation est nettement repartie à la hausse. Selon l’Insee, les prix ont augmenté de 2,3 %. Les salaires n’ont pas suivi. Or, certains font valoir que ce mode de calcul ne prendraient pas tout en compte: ils pensent aux évolutions de carrière, à l’ancienneté, en somme à tout ce qui fait que le fonctionnaire est encore en vie active. Mais, depuis 2000, le point d'indice a augmenté deux fois moins vite que l’inflation, la perte de pouvoir d’achat serait donc massive.
Ni prime exceptionnelle ni augmentation du point d'indice des fonctionnaires.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt, n'a pas entendu les appels des fonctionnaires qui espéraient être concernés par le versement d'une prime exceptionnelle. "Il nous paraît difficile au niveau de l'Etat d'imposer aux collectivités locales et aux hôpitaux le versement d'une prime aussi conséquente", a justifié l'ancien socialiste à l'issue d'une réunion avec les organisations syndicales de la fonction publique vendredi 21 décembre, charge que les petites et moyennes entreprises devront supporter, autant que faire se peut.
Et Dussopt d'ajouter que le "problème [de pouvoir d'achat des fonctionnaires] est purement budgétaire" et que "cela représenterait une dépense de plus de cinq milliards d'euros". L'Etat est mauvais payeur.

Cette prime que les entreprises auront la possibilité de verser, d'ici le 31 mars, à des salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros, fait partie des mesures d'urgence annoncées par le gouvernement : ce n'est encore pas l'Etat qui répond à la crise des "gilets jaunes", mais l'entreprise. Il faut donc s'attendre à une chute des vocations dans l'Education nationale et les armées. 

Les syndicats de fonctionnaires ne l'entendent pas de cette oreille

La CFDT, (2e syndicat dans la fonction publique), comme l'UNSA (4e) et la FSU (5e), avaient demandé à l'exécutif que les fonctionnaires et agents publics soient aussi concernés par cette prime exceptionnelle exemptée de cotisations et d'impôt jusqu'à 1.000 euros. "Le gouvernement n'a pas pris la mesure du malaise qui s'exprime dans la Fonction publique", ont fait savoir à l'issue de la réunion, les organisations syndicales de la fonction publique (CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA/FP, FO, FSU, Solidaires et Unsa) dans un communiqué. 


A suivre...

Des actions menées prochainement par les fonctionnaires ?
Revendication de longue date des organisations syndicales, le point d'indice des fonctionnaires n'augmentera pas en 2019, a confirmé Olivier Dussopt. Pourtant, les syndicats de fonctionnaires espéraient logiquement un dégel du point d'indice après la revalorisation salariale consentie par le gouvernement aux policiers. "Devant l'absence de réponse de sa part, (les fonctionnaires) décideront des moyens nécessaires pour peser afin d'être entendues", ajoute le communiqué.



La réunion avec les syndicats visait à présenter les mesures d'urgence les concernant. Les agents publics, comme les salariés du privé, pourront bénéficier du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires au 1er janvier 2019. "Cela représente un gain qui peut être non négligeable de plusieurs centaines d'euros par an en terme de pouvoir d'achat", a souligné Olivier Dussopt, qui estime que 1,5 million d'agents publics sont concernés. 

Le gouvernement vise l'élargissement de la revalorisation de la prime d'activité à 600.000 fonctionnaires (soit 12%) contre 400.000 actuellement (8%). 

En outre, les retraités du secteur public sont concernés par l'exemption de la hausse de la CSG, comme les retraités du secteur privé, si leur revenu est inférieur à 2.000 euros net par mois.