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samedi 2 mai 2020

Déconfinement: des "brigades" contre le coronavirus

Macron accorde une confiance limitée au Français: sa réplique à la défiance qu'il inspire !

Le chef de guerre nous envoie ses "brigades" départementales...

https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2020/03/EUEgPv_WsAABXyx.jpeg

Edouard Philippe tente de dissiper ce nouveau flou, cette fois sur les "brigades sanitaires" annoncées.
Le dispositif de traçage de contacts visant à casser la chaîne de contamination du Covid-19 n'a pas fait long feu : en effet, attaché à la protection des libertés individuelles par ses produits, Apple ne fait pas confiance au régime autoritaire français et l'application StopCovid du sous-ministre Cédric O, jusqu'ici classé "savant" en matière numérique, a du plomb dans l'aile.
Annoncé mardi par Edouard Philippe, le projet de "brigades" sera piloté par les préfets et l'assurance maladie en lien avec les collectivités territoriales.

Le gouvernement, qui a besoin d'être pris au sérieux, aime filer les métaphores guerrières.  Un aspect du macronisme qui peut inquiéter et se retourner contre lui...
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Ces "brigades" dont Edouard Philippe a révélé mardi le déploiement à partir du 11 mai, sont d'autant plus martiales que le dispositif est nébuleux. En vidéoconférence mercredi matin, l'Edouard en était encore à réunir des représentants des collectivités territoriales et les préfets pour recueillir les idées des uns et des autres.

Depuis, à moins de dix jours de l'échéance du déconfinement, chacun attend de savoir quel rôle lui sera assigné. 
Censées constituer les piliers locaux pour ce programme, les préfectures contactées renvoient aux agences régionales de santé (ARS), chefs de guerre régionaux agressifs qui renvoient elles-mêmes aux ministères, qui eux-mêmes ne se disent pas prêts à communiquer sur le sujet. 
La macronie se repasse la patate chaude en se mordant la queue. Une feuille de route serait en cours d'élaboration par... Christophe Castaner  - lequel ne voit plus les éclats ni du jour, ni des boules à facettes  (au point que le bruit circule que le noctambule se serait confiné en boîte de nuit) - Place Beauvau, qui la transmettra ensuite aux préfets, puis aux collectivités en début de semaine prochaine. Un circuit aller et retour qui peut prendre un temps certain...

L'Assurance maladie assure, quant à elle, avoir une idée plus précise de l'organisation de ces brigades. 
"A compter du 11 mai, il sera demandé à chaque médecin généraliste ayant pris en charge un malade du Covid-19 de recenser, avec le patient, l’ensemble des personnes avec qui il a été en contact et d’évaluer avec lui, selon des recommandations précises (?] établies par les autorités sanitaires (?], si - oui ou non - la nature du contact est telle que l’on peut considérer que la personne contact est susceptible d’avoir contracté le virus, détaille [?)  l'organisme à Libération, journal venu de l'extrême gauche pour finir au service de Macron... Dans ce cas, un système d’information dédié et créé à cette occasion par l’assurance Maladie et accessible dans [la plateforme] Amelipro, recueillera les informations saisies par le médecin généraliste,  le nom et les coordonnées – quand il le peut (!) – des personnes concernées."

Confinement et test de dépistage

https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/336x135/public/images/74708.HR.jpg?itok=9TzooxJ6
Des agents de l’assurance maladie entreraient alors en scène pour "compléter ce recensement des contacts du patient Covid+, si le médecin s’est concentré sur le foyer du patient malade et n’a pas réalisé de recensement exhaustif des contacts". Dans les vingt-quatre heures, les agents devraient contacter toutes ces personnes pour les informer de leur possible exposition au virus. Leur sera alors proposé un confinement de quatorze jours, ainsi qu'un test de dépistage "pris en charge à 100%" par l’assurance maladie, qui pourra aussi, si nécessaire, délivrer un arrêt maladie.
"Notre rôle sera de faire un travail systématique de recensement pour chaque cas positif ou soupçonné de l'être, de toutes les personnes avec lesquelles il a pu être en contact récemment et donc qu'il aurait pu contaminer, explique Michel Davila, directeur de la CPAM de Haute-Garonne. C'est un travail que nous mènerons de front avec l'aide des médecins généralistes notamment. Par exemple : lorsqu'un patient sera estimé potentiellement atteint du Covid par son généraliste, ce dernier aura pour instruction de rentrer le nom du patient dans une base de données commune que nous partageons avec tous les généralistes, ainsi que les laboratoires".
Qui effectuera ces contrôles et signalements?
"Ce sont des employés de chaque CPAM qui vont former ces brigades. Il peut s'agir de ceux qui travaillent aujourd'hui comme téléconseillers, mais d'autres viendront de différents services, nous avons par exemple en Haute-Garonne beaucoup de bonne volonté dans nos équipes, y compris dans l'encadrement, pour venir compléter le dispositif. Il pourra y avoir aussi des médecins-conseils."
Un tel dispositif, inédit en France, est gourmand en effectifs. Tout d’abord, "près de 5.000 collaborateurs" de l’assurance maladie, "et davantage, si la situation épidémiologique devait l’exiger". Si on en trouve: en réquisitionnant les retraités?

L'AP-HP lance COVISAN : un dispositif de suivi renforcé des ..."Les généralistes auront les moyens de gérer la grande majorité de ces enquêtes de traçage de contacts et de suivi des patients", assure déjà Jean-Louis Bensoussan, médecin et porte-parole de l’association 'Collège de la médecine générale' créée à l'initiative des syndicats représentatifs de médecine générale (UNOF-CSMF, SML, MG France, Union généraliste-FMF), et des sociétés scientifiques de médecine générale (CNGE, SFMG, SFTG, SFDRMG) et qui regroupe l’ensemble des organisations qui œuvrent pour la discipline "médecine générale", dans les champs professionnel, scientifique et universitaire. "Nous sommes 52.000 en France, alors que les modèles épidémiologiques prévoient, à partir du 11 mai, 1 .000 à 3.000 nouveaux cas par jour. Cela m’étonnerait qu’on ait besoin de personnel non médical dans ces brigades."

Peut-on encore parler de patientèle, plutôt que de clientèle ?
Les médecins généralistes recevront 2 euros par nom communiqué et 2 autres euros pour chaque numéro de téléphone signalé... Oui, ça fait 4 !

Mardi, le premier ministre a pourtant évoqué la possibilité de mobiliser "des personnels des centres communaux d’action sociale, des mairies, des départements, ou [des personnes] mises à disposition par les grandes associations, par exemple la Croix-Rouge".

"Nous attendons le mode d'emploi"

Dépistage des maladies : définition - docteurclic.com
A l'ARS d'Ile-de-France, on s'émerveille de "travailler jour et nuit" pour établir... un plan (des directives, des protocoles et des formulaires?) qui comportera, entre autres, le déploiement [un mot à toutes les sauces] d'équipes [mot galvaudé] mobiles [en plein confinement] volontaires [réquisitionnés].
 
Santé publique France, avec les ARS, sera aussi en charge d'analyser toutes les données - établir des statistiques et des cartes multicolores - pour identifier l'émergence de foyers de contamination. Une "usine à gaz" de plus...

A la Croix rouge française, ils se disent "prêts à mettre en place des équipes de mobiles qui pourront effectuer des tests virologiques, le suivi sanitaire des personnes malades isolées, ainsi que participer aux enquêtes épidémiologiques [avec des courbes et des camemberts ?], détaille Marc Zyltman, administrateur national de l’organisation. Pour cela, nos équipes sont en train d’être formées [déjà ??] auprès de la Direction générale de la santé" : en français, "la Direction générale de la santé est en train de former des équipes. Le nombre de personnes déployées dépendra des territoires. La Croix Rouge forme déjà des équipe, mais sans savoir combien de territoires sont demandeurs, ni  le nombre d'équipes à former...

Les collectivités locales sont visiblement plus proches des réalités du terrain.
"Nous attendons le mode d’emploi, lâche le directeur de l’Assemblée des départements, Pierre Monzani, 61 ans, préfet de l'Allier, directeur général de l'ADF présidée par Dominique Bussereau, un Juppéiste, conseiller spécial à Libres!, mouvement de Valérie Pécresse. Nous pouvons imaginer que les agents de la route [ceux qui assurent l’entretien, l’exploitation et la viabilité du réseau routier, la planification, la gestion du domaine public, la remontée des informations terrain à la Direction Interdépartementale des Routes, DIR…], les sapeurs-pompiers ou encore le personnel d’action sociale puissent contribuer à établir ces chaînes de transmission et prévenir les gens, au cours de leurs nombreux déplacements dans les territoires".

Pour lui, il est clair que ces "brigades" sous la coupe des préfets devront faire appel à des volontaires pour renforcer leurs effectifs. L’idée de mobiliser la "réserve citoyenne" constituée au début du confinement a finalement été écartée, a-t-on appris de source ministérielle. "Les enquêteurs auront accès aux données Ameli des personnes concernées; il fallait une assermentation que nous ne pouvions pas leur donner", explique-t-on de même source. 
La "réserve citoyenne" sera en revanche affectée au portage des repas aux personnes malades isolées dans une chambre d’hôtel ou à la logistique des futurs tests de dépistage.
"La taille de la brigade dépendra de la taille de chaque département, selon des critères établis et communiqués par la CNAM. A Toulouse [et pour l'ensemble du département] par exemple, elle comptera initialement une soixantaine de membres. Un nombre qui pourrait monter jusqu'à plus de 90 membres en cas de circulation importante du virus. Tous ceux qui feront partie de cette brigade vont être formés à partir de la semaine prochaine, pour une mise en route prévue le lundi 11 mai, jour du début du déconfinement. Notre service restera ouvert et opérationnel 7 jours / 7."
Projet de loi présenté samedi

Rien de nouveau sous le ciel du chef de guerre 
Cette assermentation nécessaire pour la manipulation des données des patients devra-t-elle être généralisée à tout le personnel non médical de ces «brigades» ? "Il conviendra de légiférer", a tranché Edouard Philippe. C’est un des enjeux du projet de loi qui sera présenté samedi au Conseil des ministres, puis, la semaine prochaine, au Sénat et à l’Assemblée nationale. 

L’assurance maladie assure, elle, que "les agents qui seront mobilisés sur les plateformes d’appel, personnel médical ou administratif, sont des agents déjà largement formés et expérimentés. Ils seront spécifiquement formés, dans les jours qui viennent, par les autorités sanitaires et les équipes des ARS, aux modalités spécifiques de contact tracing, sur la base de recommandations établies par les autorités sanitaires en cours de finalisation".
L’organisme admet tout de même que "des organisations territoriales de santé ou d’autres partenaires institutionnels" pourraient se voir confier - "par délégation" - les processus d’identification et d’appel des personnes contact.

Un projet pilote de ces équipes, appelé Covisan, est déjà testé par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis le 15 avril, avec la vocation d'être répliqué dans le pays.   

mardi 7 avril 2020

Coronavirus : l'INSERM et l'EFS misent sur un essai clinique avec du plasma de patients guéris

AP-HP, l'EFS et l'INSERM lancent la recherche

Ils mettent leurs espoirs dans le plasma des patients guéris du Covid-19
https://s.france24.com/media/display/746d5e96-75bd-11ea-9208-005056bff430/w:1240/p:16x9/plasma.webp

Il contient en effet des anticorps qui pourraient aider les patients en phase aiguë de la maladie à lutter contre le virus
, espèrent l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l'Etablissement français du sang (EFS) et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement contre le coronavirus, alors que l'épidémie est encore "en phase d'aggravation" en France, a rappelé le ministre de la Santé Olivier Véran, mardi matin sur BFMTV. 
Dans l'attente de la validation du traitement proposé par le professeur Didier Raoult et plébiscité par la population de Marseille et alentoursau vu des résultats, plusieurs traitements sont testés par ailleurs. L'essai clinique consistant à transfuser du plasma sanguin estlancé, ce mardi 7 avril, notamment  en France. 

Quand grouille le panier à crabes des chercheurs
La professeure Karine Lacombe et le professeur Pierre Tiberghien ont été chargés de cet essai clinique, dénommé Coviplasm.
Or, Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, qui s’est opposée à une distribution déclarée "non-encadrée" de l'hydroxychloroquine en France - en association avec un antibiotique et sur prescription médicale -, est suspectée de conflits d'intérêts avec des laboratoires concurrents. "Très hostile au Professeur Raoult et à l'hydroxychloroquine, le Dr Karine Lacombe est financièrement liée au laboratoire Gilead", révèlent "des internautes" (dans ce qui semble être une citation - entre guillemets - mais sans indication de source : celle-ci est difficilement traçable si elle est la synthèse éditoriale "des internautes"...).

La chercheuse a bien perçu des indemnisations des laboratoires pharmaceutiques américains Gilead et AbbVie
, à l'occasion de travaux sur l'hépatite C et le VIH. 
Et la suppression du compte Wikipedia de la chercheuse interpelle. Selon certains, Karine Lacombe aurait effacé elle-même sa biographie mais d'autres envisagent un coup de la Banque mondiale, pour dissimuler ses liens avec des laboratoires. L’article créé le 28 mars 2020 à 19h01 n’est plus consultable par les internautes, mais les administrateurs bénévoles de Wikipédia peuvent en revanche le consulter.


Faut-il s'inquiéter pour l'indépendance des experts-médecins des conseils scientifiques chargés d'éclairer Macron pendant la crise du coronavirus? Ils ont touché 450.000 euros des firmes pharmaceutiques ces cinq dernières années. 

60 patients concernés

L'essai sera fait sur 60 patients des hôpitaux parisiens, dont "la moitié bénéficiera de l'apport en plasma-convalescent", partie liquide du sang qui concentre les anticorps après une maladie. re moitié ne bénéficiera donc d'aucun traitement et sera laissée seule face au Covid19... 
Si aucun effet indésirable n'est constaté après 24 heures, les équipes médicales procéderont à deux nouvelles transfusions. Les premiers résultats seront connus d'ici deux à trois semaines. 

L'ESF va ainsi prélever dès mardi 600 ml de plasma sur 200 patients guéris depuis au moins deux semaines et issus de l'Ile-de-France, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.
L'EFS va par ailleurs chercher la présence d'anticorps contre le coronavirus "dans un échantillon représentatif des donneurs de sang venant faire un don pendant une période précise", pour "obtenir une image de la propagation du virus en France".
Le plasma de convalescents, s'est déjà avéré efficace, dans des études à petite échelle, contre d'autres maladies infectieuses comme Ebola ou le Sras, au même titre que la chloroquine, en prévention et en traitement du paludisme, depuis plusieurs générations.

D'autres pistes de recherches et tests

L'agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration, a donné son feu vert pour tester de tels traitements face au coronavirus. Des tests sont également menés en Chine.

Beaucoup d'espoir est placé sur l'essai européen "Discovery" qui teste quatre traitements, dont l'hydroxycholoroquine - mais seule, sans l'antibiotique recommandé par le professeur Raoult ! - , dont l'usage contre le coronavirus provoque de vives rivalités entre les mandarins de Paris et le chercheur indépendant de Marseille. Il a débuté fin mars sur 3.200 malades hospitalisés aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en France. 
En France, les 800 participants éligibles à l'essai sont uniquement des patients hospitalisés dans les services de maladies infectieuses et de réanimation, en phase critique. 

En France, un essai clinique basé sur une solution à base de sang du ver marin l'arénicole, aux propriétés oxygénantes, va également être lancé sur 10 patients prochainement.

jeudi 9 mai 2019

Grève des fonctionnaires contre la loi fonction publique: Laurent Berger, CFDT, n'est plus réformiste ?

Les neuf syndicats de la fonction publique, dont la CFDT et l'UNSA, appellent à faire grève et à manifester, ce jeudi 

"Il faut qu’on soigne mieux les agents des fonctions publiques", selon Laurent Berger 

Résultat de recherche d'images pour "Matignon laurent Berger et EDOUARD Philippe"Le gouvernement doit faire des annonces pour préserver leurs missions et revaloriser les salaires, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, syndicat réformiste "macron-compatible" jusqu'ici et jusqu'à la prochaine, si elle ne frappe pas sa clientèle électorale. 
Les neuf syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU,Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) lancent un appel unitaire à se dresser contre le projet de loi censé "moderniser" le statut des fonctionnaires"Depuis de nombreuses années, les fonctionnaires ont le sentiment d'être considérés comme des coûts et pas comme des professionnels qui apportent un service à la population", explique Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui participera à la manifestation parisienne.
"Les fonctionnaires ont un sentiment de mépris qui traîne depuis longtemps" (Laurent Berger, sur franceinfo)
"Nous avons déposé une trentaine d'amendements qui ont été retenus" sur le projet de loi qui sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du lundi 13 mai "mais il y a encore beaucoup de désaccords".
"Quand on est contractuel en contrat court dans la fonction publique, on est moins bien traité que dans le privé," explique Laurent Berger sur franceinfo
"Dans le privé, il y a la possibilité d'avoir une prime de précarité à la fin du contrat. Ce n'est pas ce qui est prévu dans le projet de loi", fait observer le responsable syndical. Le texte envisage un contrat de six ans maximum dans la fonction publique : "Cela existe dans le privé, ce sont des contrats de chantier, mais on ne peut pas y mettre fin du jour au lendemain sans motivation alors que c'est ce qui est prévu dans le projet de loi." La CFDT se bat pour que les contractuels "soient traités à égalité avec ce qui se passe dans le privé".

Négociations avec le gouvernement

"Travailler ensemble avec le gouvernement" sur un certain nombre de sujets, "moi, je dis chiche", lance pourtant Berger, le secrétaire général de la CFDT. Edouard Philippe a reçu ce lundi à Matignon les syndicats, le patronat et les associations d'élus pour lancer sa "mobilisation générale" pour l'emploi et l'écologie. 

La réforme des retraites

Le projet de réforme des retraites doit être présenté au début de l'été. La concertation menée par Jean-Paul Delevoye planche sur plusieurs possibilités, mais Macron a rappelé le 25 avril que les Français devraient travailler davantage. 
L. Berger rejette la piste de l'allongement de la durée de cotisation, évoquée par le chef de l'Etat. "On n'a pas besoin d'un nouvel allongement d'une durée de cotisation", argumente le patron de la CFDT.
"Il faut arrêter de jouer les hypocrites sur l'âge de départ à la retraite," Laurent Berger à franceinfo
"Le patronat n’est pas sérieux, assure le macron-compatible. Quand je l’entends dire ‘il faut partir à 64 ans' et qu’il vire des salariés à partir de 55 ans pour des motifs tous plus contestables les uns que les autres, il n’est pas cohérent", développe Laurent Berger.
"Ce qui pèse sur nos systèmes sociaux, sur l'ambiance de la société et sur les situations d'exclusion, c'est la persistance d'un chômage de masse et de longue durée", souligne Laurent Berger. "C'est d'abord là-dessus qu'il faut agir", continue-t-il.

Des "gilets jaunes" fichés à l'AP-HP

Suite aux révélations du Canard enchaîné, une mission d'enquête a été déclenchée le 24 avril sur des soupçons de fichage de "gilets jaunes" par l'AP-HP. "Si c’est une réalité, c’est scandaleux", doute encore le secrétaire général de la CFDT sur franceinfo. "Si les choses se confirmaient, il faudrait mettre fin à ses pratiques mais aussi savoir comment et pourquoi elles ont été développées."

jeudi 2 mai 2019

1er mai à la Pitié-Salpêtrière : les mensonges des autorités confirmés par une nouvelle vidéo

La version officielle est une dramatisation politicienne malsaine
"A la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital," avait grondé Castaner

Image associéeLe ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est désormais accusé de "mensonge", un an après l'affaire Benalla, ancrant dans les esprits la notion de mensonge permanent au sommet de l'Etat

Dans les deux cas, des documents et des témoignages contredisent en effet les allégations macroniennes qui désignent à la vindicte populaire les deux bêtes noires du gouvernement, gilets jaunes et black bloc.
"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République", a ainsi tweeté le premier flic de France. "Nos forces de l'ordre sont intervenues pour sauver le service de réanimation", a même insisté le ministre devant la presse.
Or, tous les éléments réunis dès le lendemain des faits indiquent que l'intrusion n'a rien de commun avec l'ampleur décrite par les histrions au pouvoir. Les infirmiers et urgentistes de La Pitié-Salpêtrière tentent d'empêcher l'accès à des manifestants à leur service
Si un petit groupe de manifestants a effectivement pénétré dans l'hôpital, il n'est pas entré dans le service de réanimation de public, les vidéos et témoignages rassemblés, ainsi que le bilan des dégâts, en font fois et contredisent la version d'un raid.

Dans la chaîne officielle des accusateurs,
citons un médecin, le professeur Mathieu Raux, qui accuse les "réfugiés" d'un vol de "l'ensemble du matériel informatique du service":

Résumons : le professeur Mathieu Raux de la Pitié-Salpêtrière atteste que l'ensemble du système informatique d'un service a été vandalisé, mais ce serait tout de même une fake news de dire que des manifestants s'en sont pris à cet hôpital ? Ce pays va mal.https://t.co/rZIqOEd5yr
on trouve aussi la directrice de l'hôpital, Marie-Anne Ruder, qui n'a pas mieux à faire que de formuler son faux-témoignage à l'antenne de RTL:
Puis Martin Hirsch, patron de l'AP-HP : 

Et d'ajouter :

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été plus circonspecte.

L'AFP transforme des tentatives en actes délictueux. 
"Plusieurs personnes ont tenté de pénétrer, via une passerelle, au sein du service de réanimation chirurgicale. Une cinquantaine d'entre elles étaient montée sur cette passerelle, selon des témoins [qui ne sont pas identifiés !]. Le secret des sources autorisent aux journalistes toutes les manipulations...

Un interne de l'hôpital infirme les accusations d'attaque, selon Castaner :

L'AFP colle toujours à la thèse officielle, évoquant "la confusion [qui] règne toujours au lendemain de l'intrusion d'individus dans l'enceinte de l'hôpital parisien. Edouard Philippe s'est élevé contre un acte "totalement irresponsable", et l'agence de presse n'hésite pas à dénoncer "des membres de l'opposition [qui] accusent le gouvernement d'instrumentaliser l'incident".

Pour quelles raisons des individus ont-ils pénétré dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière? 
L'enquête déterminera s'il y a eu volonté d'envahissement d'un hôpital ou nécessité pour des manifestants "nassés" de chercher refuge contre les forces de l'ordre et leurs grenades lacrymogènes. 
Ce qui est avéré par l'AP-HP, c'est que l'accusation de vols d'ordinateurs à l'intérieur de l'hôpital est pure diabolisation visant à donner des manifestants l'image de délinquants. Or, "à ce stade aucun lien ne peut être fait" avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er mai, a commenté la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dirigée par Martin Hirsch.
Suite à la dénonciation par Castaner d'une "attaque" de l'hôpital, Jean-Luc Mélenchon accuse le ministre de l'Intérieur de "mensonge". 

Une nouvelle vidéo, filmée depuis l'intérieur du service, a depuis été publiée jeudi 2 mai dans l'après-midi.
Résultat de recherche d'images pour "1er mai pitié salpetriere"
Les "attaquants" ne sont visiblement pas agressifs
La vidéo montre des manifestants fuir soudainement vers des soignants, installés sur la passerelle, alors que des policiers entrent sur le site. Le personnel de l'hôpital se replie en quelques secondes dans le bâtiment et s'emploient à plusieurs pour bloquer la porte d'accès à leur service. Les premiers manifestants, sur une vingtaine au total (entre dix et cinquante, selon d'autres versions), arrivent déjà sur la passerelle et tirent sur la poignée pour entrer. Parmi eux, quelques Gilets jaunes, certains âgés, mais aucun personne encagoulée, ni masquée. Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.

"Monsieur Castaner doit démissionner", estime Adrien Quatennens
Jeudi soir sur Europe 1, le député La France insoumise du Nord a demandé à Christophe Castaner de "partir sans délai".

Des mauvais traitements, voire des brutalités policières, et l'urgence de se protéger ?






lundi 15 avril 2019

Les Gilets jaunes blessés sont-ils fichés aux urgences des hôpitaux publics ?

Buzyn couvre-t-elle le fichage par Castaner des Gilets jaunes soignés en hôpital public ?

Au moins un hôpital public parisien fiche les Gilets jaunes accueillis aux urgences, révèle  Priscillia Ludosky, figure des Gilets jaunes.

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C'est un de ses posts sur Facebook qui a donné l'alerte. Sur la photo du registre d'un service d'urgences, on peut lire la mention "manif" dans une colonne.

Priscillia Ludosky met ainsi en garde les manifestants du risque de fichage politique des personnes venant se faire soigner en hôpital public, lors d'une mobilisation des Gilets jaunes. "Hôpital parisien demande à son personnel de signifier sur les fiches de renseignement si la personne arrivée aux urgences vient suite à une manif", a-t-elle posté.

Dailymotion oppose des interdictions troublantes "rappelant les périodes les plus sombres de notre Histoire": 

Voici toutefois le document soumis à une "restriction d'âge" par Dailymotion...


20 Minutes a alors mis en doute l'affirmation de la responsable Gilet jaune, alors que 
Priscillia Ludosky a informé les militants à visage découvert et, qui plus est, en fournissant mieux que l'origine, la preuve de ce qu'elle avance, ce dont se garde la presse, au nom du "secret des sources", dont elle bénéficie sans raison républicaine. 
De son côté, un médecin urgentiste anonymé (à la différence de la lanceuse d'alerte) a expliqué la procédure en cours dans les hôpitaux. Il faut savoir que, dans le régime policier actuel, "quand une personne arrive aux urgences, on crée un dossier administratif, qui comporte notamment les motifs de son arrivée, comme un accident par exemple (...) Il n'y a pas de fichage", assure-t-il néanmoins.

Les inquiétudes partagées par les soignants sur la confidentialité

Néanmoins, le médecin urgentiste masqué note "une forte suspicion que le ministère de l'Intérieur veuille récupérer l'identité des manifestants". 
Une inquiétude partagée par les manifestants et le personnel soignant. Il confie ainsi que lors des manifestations du 8 décembre, SIVIC avait été activé. "C'est une procédure prévue en cas d'attentat ou d'événement grave comme un accident d'avion, qui permet de répondre aux proches demandant des nouvelles des victimes", éclaire-t-il. 
Cette base partagée et sécurisée, Voozanoo, a été développée par Epiconcept en 2002. Voozanoo est un socle applicatif web, sécurisé et Open Source qui permet de créer des bases de données multi-centriques sécurisées dans le domaine de la santé publique et de la recherche. Epiconcept et les applications développées sur la base de Voozanoo sont agréés par le Ministère de la Santé au titre “d’hébergeur de données de santé à caractère personnel” depuis 2012, quand la ministre était socialiste et nommée Marisol Touraine.
Par délibération n°2016-208 du 7 juillet 2016, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) autorise le ministère des affaires sociales et de la santé à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalité l’établissement d’une liste unique des victimes d’attentats pour l’information de leurs proches par la cellule interministérielle d’aide aux victimes, intitulé 'SIVIC'. Or, ces données sont alors accessibles au ministère de l'Intérieur.
Troublé par la possibilité de dérive, le milieu urgentiste avait obtenu de la Direction de la santé un recul concernant l'activation du SIVIC. 
"Depuis, il n'a plus été utilisé", assure-t-il désormais, en dépit de cet exemple, dont rien n'indique qu'il est isolé. 

Les urgentistes soulignent donc une "suspicion forte sur le partage de ces informations, comme sur la porosité forte entre certaines directions hospitalières et le ministère de l'Intérieur en la matière".

Martin Hirsch
qui est directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris depuis 2013 et que le médecin urgentiste Patrick Pelloux trouve vertueux a-t-il communiqué sur le sujet ?

dimanche 20 décembre 2015

Le secteur public ne connaît pas la crise et l'austérité

Enquête sur un mal très français, le train de vie du secteur public

Un article de Philippe Eliakim dans capital.fr du 18 décembre 2015

Nos finances ont beau être à l’agonie, beaucoup d’élus et de [hauts] fonctionnaires continuent de mener grand train avec l’argent public. 

Tout le monde au sol !
Le bouton va péter...
[L'alternance socialiste n'y a-t-elle rien fait ? A-t-elle même enkysté plus profond les vilaines habitudes ?]

Les naïfs convaincus que nos élus et nos [hauts] fonctionnaires sont devenus économes avec les deniers publics feraient bien d'aller flâner un peu dans les sous-sols de Paris. Pas dans les égouts ni les catacombes, rassurons-les, juste sous l'esplanade des Invalides [lieu de compassion de l'Etat-PS], dans le très chic quartier des ministères et de l'Assemblée nationale.
Là, en contrebas du gazon (la terrasse est quand même à l'air libre !), ils tomberont sur le fameux restaurant Chez Françoise (ci-contre) cantine attitrée de nos hommes politiques et de leurs conseillers de cabinet.  [Outre Chez Laurent (lien PaSiDupes) ou aussi La Maison de l'Amérique latine (lien PaSiDupes) ]. Comme eux, ils pourront y déguster une Poêlée de cèpes à la pointe d'ail (22 euros), suivie d'une Sole meunière entière (45 euros) 
accompagnée d'un Rully Clos de Bellecroix (40 euros) [désolé pour les "sans dents" du si 'compassionnel' Hollande]. Mais eux devront régler avec leur propre argent, pas avec celui des ministères, ni avec l'indemnité de 2.500 euros que l'Assemblée accorde tous les mois à chaque député pour ses menues dépenses [et plaisirs].

Après quoi, nos enquêteurs seront en forme pour rejoindre la station Total, enterrée elle aussi sous l'esplanade à une petite centaine de mètres de là. On leur conseille de s'y boucher le nez et les oreilles, car le ballet des grosses berlines officielles qui viennent y faire le plein au tarif fort (1,485 euro le litre de SP 98 à la mi-septembre) ne cesse pas de la journée. Et les chauffeurs font volontiers tourner l'appareil de lavage, pour tromper l'ennui en attendant leur directeur de cabinet ou leur député... On pourra toujours objecter que les tarifs de "Françoise" sont relativement raisonnables (le quartier abrite des tables nettement plus onéreuses), qu'il faut bien mettre de l'essence dans les voitures et que, de toute façon, les choses se sont toujours passées comme ça aux abords de l'Assemblée. Peut-être. Mais c'est justement cela le problème.

[A 'bling bling', bling bling et demi]  

Lorsque les finances de la République se portaient à peu près bien, on pouvait à la rigueur [?] accepter [ou tolérer] que nos élus, nos hauts fonctionnaires et pas mal d'autres agents publics prennent leurs aises avec l'argent du contribuable. Mais maintenant que le pays croule sous les déficits, que les impôts battent des records et qu'une bonne partie de la population peine à boucler ses fins de mois, leurs frasques deviennent difficiles à supporter. 

La lecture de ces lignes fera sans doute bondir plus d'un fonctionnaire. Entre le gel de l'indice, imposé depuis quatre ans par les gouvernements successifs, la réduction généralisée des crédits et les coupes claires dans les effectifs des ministères non prioritaires (2.500 postes ont encore été supprimés à la direction des impôts l'an dernier), beaucoup d'entre eux subissent la rigueur de plein fouet. Et travaillent dans des conditions qui frôlent la misère. Les policiers condamnés à officier [disons même à "s'éclater' ?] dans des commissariats aux murs lézardés avec des voitures de service hors d'âge en savent quelque chose. Les enseignants des maternelles, qui doivent faire des pieds et des mains pour obtenir un simple lot de crayons de couleur, aussi [mais c'est une affaire entre le SNUipp -étrangement patient- et les communes, tandis que les lycées, sous le joug de Najat Vallaud-Belkacem, n'ont guère d'autre priorité que la causette à bas coût (compassionnelle mais aussi idéologique), à hauteur des crédits réellement palpables sur le terrain, avec la diversité -réduite à telle ou telle communauté, notamment homosexuelle- en passant par le néo-colonialisme ou l'anti-libéralisme et l'anti-mondialisation, sans oublier le manque de considération -voire de respect- dus par les adultes aux jeunes].   

Mais à côté de ça, quels gâchis ! 
Et quelle désinvolture dans l'utilisation des fonds publics ! Un exemple entre mille. Il y a quelques mois, deux élus de Saint-Laurent-du-Maroni, un minuscule port de Guyane [chérie de Christiane Taubira], se sont offert un voyage de 16.500 kilomètres jusqu'à Durban, en Afrique du Sud, avec l'argent de leurs électeurs. [Bon, peut-être ne devons-nous pas être si mesquins: ils suent sang et eau pour nous servir...] Officiellement, il s'agissait d'assister au congrès de l'Association internationale des villes portuaires, mais nos deux amis ont dû se sentir bien petits aux côtés des représentants d'Anvers, de Buenos Aires ou de Rotterdam ! Et bien seuls aussi, car le délégué aux affaires portuaires de Saint-Laurent-du-Maroni n'était pas du voyage... Le plus inquiétant, c'est que cette affaire, révélée par le site Guyaweb, n'a donné lieu à aucun scandale [dans Le Monde ou Libération], à aucune sanction [du très sourcilleux Manu Valls], ni à aucune reprise, même dans la presse locale [BFMTV a tant à faire pour lutter pour le muticulturalisme et contre le pluralisme de l'information]. Trop banal, sans doute. Comme le dit le député apparenté PS René Dosière, "la France n'a pas rompu avec la culture de la dépense"[Son patron, Bartolone, n'est pourtant pas tendre avec certains, s'ils ne sont pas des siens]. 

[La presse détourne son regard impitoyable sur le gaspillage alimentaire et tacle la grande distribution ]

Notre enquête ne fait que le confirmer. Entre les logements de complaisance distribués à la pelle [S'ils étaient de droite, on saurait que des élus, recteurs d'académie ou diplomates, plusieurs milliers de personnes -y compris des gendarmes, militaires ou des directeurs d'école communale- habitent toujours dans des appartements de prestige aux frais des contribuables], les flottes de voitures de fonction un peu trop généreuses et les incroyables privilèges de certains systèmes de retraite, plusieurs milliards d'euros s'envolent chaque année [Rendant évidemment la suppression des taux réduits de TVA inéluctables]. 
Havre de paix de style Renaissance
pour ronds de cuir bien-pensants
[L'AP-HP, qui met gratuitement plus de 1.100 logements à disposition de ses employés -dont certains ne travaillent plus dans l'institution-, et loge une demi-douzaine de hauts cadres dans le prestigieux hôtel Scipion, à Paris [sis au 13, rue Scipion dans le 5e arrondissement de Paris [quartier Sorbonne et Panthéon], qui n'héberge donc pas seulement l'administration de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis 1983, au temps du président Mitterrand, icône socialiste].

Dans ce concert de gaspis, l'Elysée fait figure d'exception. Compressé comme jamais sous les ordres de François Hollande, son budget est repassé l'an dernier sous la barre des 100 millions d'euros. Comme quoi on peut laisser dériver un pays et s'appliquer à soi-même une discipline de fer. 
[Un arbre de vertu (médiatique) peut cacher une forêt de turpitudes]