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dimanche 20 décembre 2015

Le secteur public ne connaît pas la crise et l'austérité

Enquête sur un mal très français, le train de vie du secteur public

Un article de Philippe Eliakim dans capital.fr du 18 décembre 2015

Nos finances ont beau être à l’agonie, beaucoup d’élus et de [hauts] fonctionnaires continuent de mener grand train avec l’argent public. 

Tout le monde au sol !
Le bouton va péter...
[L'alternance socialiste n'y a-t-elle rien fait ? A-t-elle même enkysté plus profond les vilaines habitudes ?]

Les naïfs convaincus que nos élus et nos [hauts] fonctionnaires sont devenus économes avec les deniers publics feraient bien d'aller flâner un peu dans les sous-sols de Paris. Pas dans les égouts ni les catacombes, rassurons-les, juste sous l'esplanade des Invalides [lieu de compassion de l'Etat-PS], dans le très chic quartier des ministères et de l'Assemblée nationale.
Là, en contrebas du gazon (la terrasse est quand même à l'air libre !), ils tomberont sur le fameux restaurant Chez Françoise (ci-contre) cantine attitrée de nos hommes politiques et de leurs conseillers de cabinet.  [Outre Chez Laurent (lien PaSiDupes) ou aussi La Maison de l'Amérique latine (lien PaSiDupes) ]. Comme eux, ils pourront y déguster une Poêlée de cèpes à la pointe d'ail (22 euros), suivie d'une Sole meunière entière (45 euros) 
accompagnée d'un Rully Clos de Bellecroix (40 euros) [désolé pour les "sans dents" du si 'compassionnel' Hollande]. Mais eux devront régler avec leur propre argent, pas avec celui des ministères, ni avec l'indemnité de 2.500 euros que l'Assemblée accorde tous les mois à chaque député pour ses menues dépenses [et plaisirs].

Après quoi, nos enquêteurs seront en forme pour rejoindre la station Total, enterrée elle aussi sous l'esplanade à une petite centaine de mètres de là. On leur conseille de s'y boucher le nez et les oreilles, car le ballet des grosses berlines officielles qui viennent y faire le plein au tarif fort (1,485 euro le litre de SP 98 à la mi-septembre) ne cesse pas de la journée. Et les chauffeurs font volontiers tourner l'appareil de lavage, pour tromper l'ennui en attendant leur directeur de cabinet ou leur député... On pourra toujours objecter que les tarifs de "Françoise" sont relativement raisonnables (le quartier abrite des tables nettement plus onéreuses), qu'il faut bien mettre de l'essence dans les voitures et que, de toute façon, les choses se sont toujours passées comme ça aux abords de l'Assemblée. Peut-être. Mais c'est justement cela le problème.

[A 'bling bling', bling bling et demi]  

Lorsque les finances de la République se portaient à peu près bien, on pouvait à la rigueur [?] accepter [ou tolérer] que nos élus, nos hauts fonctionnaires et pas mal d'autres agents publics prennent leurs aises avec l'argent du contribuable. Mais maintenant que le pays croule sous les déficits, que les impôts battent des records et qu'une bonne partie de la population peine à boucler ses fins de mois, leurs frasques deviennent difficiles à supporter. 

La lecture de ces lignes fera sans doute bondir plus d'un fonctionnaire. Entre le gel de l'indice, imposé depuis quatre ans par les gouvernements successifs, la réduction généralisée des crédits et les coupes claires dans les effectifs des ministères non prioritaires (2.500 postes ont encore été supprimés à la direction des impôts l'an dernier), beaucoup d'entre eux subissent la rigueur de plein fouet. Et travaillent dans des conditions qui frôlent la misère. Les policiers condamnés à officier [disons même à "s'éclater' ?] dans des commissariats aux murs lézardés avec des voitures de service hors d'âge en savent quelque chose. Les enseignants des maternelles, qui doivent faire des pieds et des mains pour obtenir un simple lot de crayons de couleur, aussi [mais c'est une affaire entre le SNUipp -étrangement patient- et les communes, tandis que les lycées, sous le joug de Najat Vallaud-Belkacem, n'ont guère d'autre priorité que la causette à bas coût (compassionnelle mais aussi idéologique), à hauteur des crédits réellement palpables sur le terrain, avec la diversité -réduite à telle ou telle communauté, notamment homosexuelle- en passant par le néo-colonialisme ou l'anti-libéralisme et l'anti-mondialisation, sans oublier le manque de considération -voire de respect- dus par les adultes aux jeunes].   

Mais à côté de ça, quels gâchis ! 
Et quelle désinvolture dans l'utilisation des fonds publics ! Un exemple entre mille. Il y a quelques mois, deux élus de Saint-Laurent-du-Maroni, un minuscule port de Guyane [chérie de Christiane Taubira], se sont offert un voyage de 16.500 kilomètres jusqu'à Durban, en Afrique du Sud, avec l'argent de leurs électeurs. [Bon, peut-être ne devons-nous pas être si mesquins: ils suent sang et eau pour nous servir...] Officiellement, il s'agissait d'assister au congrès de l'Association internationale des villes portuaires, mais nos deux amis ont dû se sentir bien petits aux côtés des représentants d'Anvers, de Buenos Aires ou de Rotterdam ! Et bien seuls aussi, car le délégué aux affaires portuaires de Saint-Laurent-du-Maroni n'était pas du voyage... Le plus inquiétant, c'est que cette affaire, révélée par le site Guyaweb, n'a donné lieu à aucun scandale [dans Le Monde ou Libération], à aucune sanction [du très sourcilleux Manu Valls], ni à aucune reprise, même dans la presse locale [BFMTV a tant à faire pour lutter pour le muticulturalisme et contre le pluralisme de l'information]. Trop banal, sans doute. Comme le dit le député apparenté PS René Dosière, "la France n'a pas rompu avec la culture de la dépense"[Son patron, Bartolone, n'est pourtant pas tendre avec certains, s'ils ne sont pas des siens]. 

[La presse détourne son regard impitoyable sur le gaspillage alimentaire et tacle la grande distribution ]

Notre enquête ne fait que le confirmer. Entre les logements de complaisance distribués à la pelle [S'ils étaient de droite, on saurait que des élus, recteurs d'académie ou diplomates, plusieurs milliers de personnes -y compris des gendarmes, militaires ou des directeurs d'école communale- habitent toujours dans des appartements de prestige aux frais des contribuables], les flottes de voitures de fonction un peu trop généreuses et les incroyables privilèges de certains systèmes de retraite, plusieurs milliards d'euros s'envolent chaque année [Rendant évidemment la suppression des taux réduits de TVA inéluctables]. 
Havre de paix de style Renaissance
pour ronds de cuir bien-pensants
[L'AP-HP, qui met gratuitement plus de 1.100 logements à disposition de ses employés -dont certains ne travaillent plus dans l'institution-, et loge une demi-douzaine de hauts cadres dans le prestigieux hôtel Scipion, à Paris [sis au 13, rue Scipion dans le 5e arrondissement de Paris [quartier Sorbonne et Panthéon], qui n'héberge donc pas seulement l'administration de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis 1983, au temps du président Mitterrand, icône socialiste].

Dans ce concert de gaspis, l'Elysée fait figure d'exception. Compressé comme jamais sous les ordres de François Hollande, son budget est repassé l'an dernier sous la barre des 100 millions d'euros. Comme quoi on peut laisser dériver un pays et s'appliquer à soi-même une discipline de fer. 
[Un arbre de vertu (médiatique) peut cacher une forêt de turpitudes]

mardi 10 septembre 2013

Football: la taxe à 75% embourbe les crampons de Hollande

La taxe à 75% pourrait épargner en partie les défavorisés du football !

François Hollande s'était déjà planté. Le voilà qui rétropédale

Zlatan Ibrahimovic est le joueur de football le mieux payé en France, 
avec un salaire annuel de 15 millions d'euros 

En avril 2013, Matignon assurait que
toutes les entreprises versant des salaires supérieurs à un million d'euros seraient concernées par la taxe à 75 %. Mais le  changement est en route en faveur des privilégiés, au faciès: le ministre de l'Économie Pierre Moscovici n'exclut plus que les clubs de football puissent en être exemptés.
Les clubs de football pourraient faire l'objet d'une exception à l'obligation faite aux entreprises de verser une taxe à 75% sur les salaires dépassant le million d'euros. "Sur ce sujet, nous attendons les avis, mais c'est vrai que nous avons des clubs de football dont l'équilibre est fragile", a déclaré le ministre de l’Économie Pierre Moscovici  sur RMC et BFMTV.
Ne pas irriter le Qatar et le PSG 
"Ce sera forcément une mesure plus générale. Ce n'est pas possible de faire une mesure pour les clubs de football" uniquement, a-t-il précisé, en refusant de donner des précisions.L'AS Monaco ne sera pas exclu...  
Pierre Moscovici a confirmé qu'un texte est actuellement en cours d'examen au Conseil d'Etat.
La nouvelle mouture de la taxe à 75% sur les salaires dépassant un million d'euros, en cours de préparation, prévoit que
ce seront les entreprises versant ces salaires qui devront s'acquitter de l'impôt sur la partie dépassant cette somme. Selon le quotidien économique Les Echos de mardi, le gouvernement prévoit que cette taxe s'appliquera aux salaires versés en 2013 et 2014.
VOIR et ENTENDRE le décryptage d'une mascarade par  Alex de Tarlé sur Europe 1:


dimanche 14 octobre 2012

Retraités : Hollande jette les vieux dans la rue

Nos anciens manifestent partout en France pour protéger leur pouvoir d'achat
Double peine: imposés en activité et encore à la retraite, ils refusent d'être taxés ensuite


A Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, etc... les retraités se sont mobilisés jeudi 11 octobre. Ils réclament davantage d'aides et ne veulent pas être taxés. Mais le saviez-vous, puisque les organes de presse ont enfoui l'information que les moteurs de recherche n'exhument plus non plus. La presse militante ne conserve que la période 2010-2011, campagne présidentielle oblige.
En revanche, nous saurons tout sur le mécontentement à ...Monaco: le 19 sept. 2012, Le Monde titrait "Manifestation à Monaco pour la défense des retraites " et précisait qu'entre 300 et 600 personnes ont défilé pour protester contre une réforme du régime des retraites.

Le Point: "
", mais nous sommes en octobre 2010.
Les manifestations organisées ce mardi-là, en France, contre la réforme des retraites, pour la quatrième fois depuis la rentrée, ont rassemblé "près de 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux journées précédentes", a annoncé la CFDT qui en était alors ! Un chiffre similaire à celui avancé par la CGT, qui considère que la mobilisation a atteint un niveau "exceptionnel".

France Info dramatisait la même manifestation: " Retraites: les manifestations se radicalisent". "Manifestations, rassemblements, blocages de lycées. Les lycéens ont multiplié les actions aujourd'hui. Résultat, des milliers de jeunes dans les rues et des dérapages en marge des manifestations: voitures incendiées, jets de pierres sur les forces de l'ordre et dégradations."

2011 - Le Huffington Post ricanait quand il s'agissait des retraités: "Les retraités y vont de leur manifestation ! "

20 Minutes ? "Manifestations: Les retraités crient leur "misère" dans la rue ... "

Mais que reste-t-il  en 2012 de cette recherche de dignité dans le magazine de Perdriel ? Passée au sanibroyeur ! Il ne subsiste presque plus rien de la colère d'octobre 2012: ils étaient pourtant " Près de 4.000 personnes ont défilé dans la capitale..." (20 Minutes). PaSiDupes va donc rendre justice à ses seniors et compenser les manquements des media autrefois 'vigilants'...


2012 - 20 Minutes a changé de ton : "Les retraités clament qu'ils ne sont pas des privilégiés." De quoi jeter le doute, non ? 
Pourtant, l'évocation des frasques de la gauche aussi "sociale" que "normale", depuis les lunettes en écaille de tortue d'Audrey Pulvar, à plus de 12.000 euros (lien PaSiDupes :" Audrey Pulvar chausse des lunettes à au moins 12.000 euros ), ou le déplacement en Falcon de la sous-ministresse Yamina Benguigui, pour 140.000 euros (lien PaSiDupes : "Yamina Benguigui se déplace en Falcon aux frais du contribuable "), en passant par les vacances du couple de nantis Montebourg et Pulvar à l'Oustaou de Baumanière (lien PaSiDupes: " L'intouchable Audrey Pulvar nous "emmerde" ! "), a de quoi rendre les veuves et les retraités légitimement amers. 

La CGT fait de l'animation dans le 3e âge 

"Hollande, t'es foutu, les p'tits vieux sont dans la rue". 
Les slogans pleuvaient dans les manifestations de retraités jeudi. Déterminés mais avec "le sourire", de nombreuses personnes à la retraite battaient le pavé dans plusieurs villes de France. 4.000 retraités ont été dénombrés dans les rues de Paris par les syndicats. Le but de ce rassemblement : affirmer haut et fort qu'ils ne sont pas des "privilégiés".

La retraite active de l'extrême gauche



La 
CGT
, dont les calicots et les drapeaux rouges dominaient le cortège, avait déplacé son patron national, Bernard Thibault, attirant micros et caméras comme au moment des grandes manifestations de 2010 contre la réforme des retraites que la gauche s'était refusée d'engager à temps. La secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison a fait une courte apparition.

"Les retraités ne sont pas des privilégiés, ce sont les financiers qu'il faut taxer", scandaient les manifestants, allusion à la contribution prévue par le gouvernement de 0,15% sur les pensions des retraités soumis à la CSG (70% d'entre eux) pour résorber le déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV) en 2013 puis de 0,3% à partir de 2014 pour financer la prise en charge de la dépendance.

L'absence de la concertation promise fera des victimes
Interrogé sur la contribution de 0,15% sur les retraités, Bernard Thibault a estimé que "les retraités ont du mal à admettre qu'on puisse envisager un prélèvement supplémentaire alors que nous sommes là pour signaler ce que sont réellement le niveau de ressources des retraités". "Il y a des centaines de milliers de retraités qui ne peuvent pas joindre les deux bouts tout en ayant travaillé toute une carrière professionnelle", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le récit au début d'un JT:

Comme s'il s'agissait de folklore, 20 Minutes estime que "le slogan était plus imagé à Lyon: "On ne sera pas les dindons de la farce au pigeon", scandaient les manifestants, allusion au mécontentement de patrons qui, face à une plus forte pression fiscale sur les cessions, affirment ne pas vouloir être des "pigeons" de la gauche. 
Le message est plus direct chez Françoise, 80 ans, retraitée de la RATP, habitant le Val-de-Marne. "C'est l'assommoir sur les retraités (...)", a-t-elle estimé, cégétiste se complaisant dans le monde de Zola, et rappelant non pas que la crise est grave, mais assurant que le gouvernement précédent a déjà "supprimé la demi-part de veuvage", alors qu'elle a été réduite en 2008 (un à-peu-près qu'une certaine presse ne rectifie pas: lien Le Parisien), et appelant le gouvernement à "revoir" sa copie. 


A Bordeaux, Raymond, 77 ans, retraité de la SNCF, ne se plaint pas de sa pension (1.400 euros) mais dit venir manifester pour"maintenir les acquis" et garder la forme

La presse engagée se plaît à souligner qu'à Marseille, il n'y a eu que 250 manifestants (300 selon les organisateurs) et aucune manifestation à Toulouse. Mais Paris mis à part, il faut aussi admettre les plus gros défilés ont été enregistrés à Lyon (850 manifestants, selon la police), Perpignan (450), à Lorient (300), Quimper (200) et Saint-Brieuc (200) ou encore au Mans (300).



N'oublions pas non plus ces otages-là...